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État policier: Bons baisers de la Stasi depuis Washington (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 24 juin 2013 by Résistance 71

La Stasi à la Maison Blanche

 

Dr. Paul Craig Roberts

 

21 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2013/06/21/stasi-in-the-white-house-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 19 Juin 2013, le président Obama, espérant s’élever au dessus des scandales montant concernant l’Agence de Sécurité Nationale (NSA) et de son programme d’espionnage global, a cherché à s’associer avec deux célèbres discours qui furent donnés à la porte de Brandebourg à Berlin.

Il y a 50 ans, le président JF Kennedy clâmait “Ich bin ein Berliner”. En 1987, le président Reagan défiait: “Mr Gorbatchev, détruisez ce mur”.

Le discours d’Obama fut donné devant une audience relativement petite, une audience d’invités spécialement sélectionnés et même de la sorte, Obama fit son discours de derrière une vitre pare-balles.

Son discours restera comme le discours le plus hypocrite de tous les temps. Pas étonnant que l’audience n’était que sur invitation seulement. Une véritable audience populaire aurait bouté Obama hors de Berlin.

Peut-être que le plus hypocrite de toutes les déclarations d’Obama fut sa proposition pour que les Etats-Unis et la Russie réduisent leur armement nucléaire d’un tiers. Le monde entier et sûrement les Russes, ont vu à travers ce stratagème. Les Etats-Unis encerclent en ce moment même la Russie avec des missiles balistiques et ce aux frontières mêmes de la Russie et ils espèrent faire levier avec cet avantage pour convaincre la Russie de réduire son armement, rendant ainsi la vie plus facile à Washington pour la cibler. La proposition d’Obama a été clairement faite pour affaiblir la dissuasion nucléaire russe et sa capacité à resister à l’hegémonie états-unienne.

Obama a sussuré de doux mots de paix dans son discours, tout en battant les tambours de la guerre avec la Syrie et l’Iran. Remarquez les politiques agressives d’Obama d’encerclement de la Russie avec des bases de missiles et l’établissement de nouvelles bases militaires dans le Pacifique ayant pour but la confrontation avec la Chine.

C’est le même Obama qui avait promis de fermer la prison de la torture de Guantanamo Bay mais ne le fit pas ; le même Obama qui nous fit la promesse de nous dire le but de la guerre de plus d’une décennie des Etats-Unis en Afghanistan, mais qui ne le fit pas ; le même Obama qui promît la fin des guerres, mais qui en commença d’autres ; le même Obama qui avait déclaré qu’il respectait la constitution de la nation, mais la déchira ; le même Obama qui refusa de tenir le régime Bush pour responsable de ses crimes contre la loi et l’humanité ; le même Obama qui lâcha des drones contre des populations civiles en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen ; la même Obama qui a saisi le pouvoir de faire assassiner des citoyens américains sans autre forme de procès et qui a continué les pratiques inconstitutionnelles du régime Bush en violant le Habeas Corpus et en faisant détenir des citoyens américians indéfiniment ; le même Obama qui avait promis la transparence mais qui gère le gouvernement le plus secret de l’histoire des Etats-Unis.

Le discours du tyran à l’hypocrisie spectaculaire ménagea des pauses pour solliciter les applaudissements de l’audience en 36 occasions. Comme beaucoup d’autres, les Allemands ont prouvé qu’ils étaient prêts à être utilisés pour les buts de la propagande de Washington.

C’était le véritable Obama, qui ment de manière consistante, parlant de la “vérité éternelle”.

Ce fut Obama, qui permit à Wall Street de voler les Américains et les Européens et qui détruisit les libertés civiles américaines et les vies d’un très grand nombre d’Irakiens, d’Afghans, de Yéménites, de Libyens, de Pakistanais, de Syriens et bien d’autres, en parlant de “désirs de justice”. Dans le langage d’Obama les demandes de justice sont égales au terrorisme.

Ce fut Obama, qui fit construire un réseau d’espionnage international et un état policier avéré, qui parla de “désirs de justice”.

Ce fut Obama, le président d’un pays qui initia des guerres ou des actions militaires contre 6 pays depuis 2001 et a encore trois autres pays musulmans dans son collimateur: La Syrie, le Liban et l’Iran et peut-être quelques-uns de plus en Afrique, qui parlait de “désirs de paix qui brûlent le cœur humain”, mais certainement pas le cœur d’Obama.

Obama a permis aux Etats-Unis de devenir un état policier qui a bien plus à voir avec la Stasi de l’Allemagne de l’Est qu’avec l’Amérique des époques de Kennedy ou de Reagan. Bizarre n’est-il pas que la liberté a été gagnée en Allemagne de l’Est et perdue en Amérique.

A la porte de Brandebourg, Obama a invoqué la promesse des nations à “une déclaration universelle des droits de l’Homme”, mais Obama continue de violer les droits de l’Homme à la fois domestiquement et à l’étranger.

Obama a mené l’hypocrisie dans une nouvelle dimension. Il a détruit les libertés civiles des Etats-Unis qui sont garanties par la constitution. A la place d’un gouvernement responsable devant la loi, il a retourné la loi comme une arme entre les mains du gouvernement. Il a intimidé la presse libre et persécute les lanceurs d’alerte qui révèlent les crimes de son gouvernement. Il ne fait aucune objection lorsque la police américaine brutalise des citoyens manifestant pacifiquement. Son gouvernement intercepte et stocke dans les ordinateurs de la NSA toutes les communications de chaque Américain ainsi que les communications privées des Européens et des Canadiens, incluant les membres des gouvernements afin de mieux pouvoir les faire chanter avec quelques secrets glânés.

Obama envoie des drones ou des assassins pour assassiner des gens dans des pays avec lesquels les Etats-Unis ne sont pas en guerre, et le plus souvent, ses victimes sont des femmes, des enfants, des fermiers et des anciens de village. Obama a maintenu le soldat Bradley Manning (NdT: Le lanceur d’alerte qui fuita des documents militaires à Wikileaks) en détention solitaire pendant près d’un an, attaquant ainsi sa dignité humaine dans un effort de le briser psychologiquement et d’obtenir une fausse confession. En défiance de la constitution de la nation, Obama a refusé à Manning un procès pendant trois ans. Sur les instructions d’Obama, Londres refuse un laisser-passer à Julian Assange après que celui-ci ait reçu l’asile politique de l’Équateur. Assange est devenu le Cardinal Mindszenty moderne. (Jozsef Mindszenty était le leader de l’église catholique hongroise qui trouva refuge dans l’ambassade US de Budapest contre l’oppression de l’URSS. Les Soviétiques lui refusèrent le passage à l’Ouest, le cardinal vécu 15 ans dans l’ambassade américaine de Budapest et devint un des symboles de l’oppression soviétique).

Ceci est Obama qui a demandé que soit organisé cet évènement orchestré de la porte de Brandebourg: “Vivrons-nous libres ou enchaînés ? Sous des gouvernements qui arborent les droits universels ou des régimes qui les suppriment ? Dans des sociétés ouvertes qui respectent le sacro-saint individu et notre libre arbitre, ou dans des sociétés fermés qui asphyxient les âmes ?”

Lorsque le mur de Berlin est tombé, l’état espion de la Stasi qui asphyxie les âmes s’est déplacé à Washington. La Stasi est bel et bien vivante et se porte très bien dans le régime Obama.

Politique et Nouvel Ordre Mondial: le passage des Etats-Unis au pays du goulag levant…

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Très bon résumé du passage  américain de la dictature douce à un autoritarisme et totalitarisme qui ne fait que croître depuis 2001. La combinaison du Patriot Act de Bush et du NDAA d’Obama sont les deux piliers du fascisme américain épaulant les charognards de Wall Street dans leur pillage du monde et de leur propre nation dont ils se foutent éperdument. Les mondialistes œuvrent pour la capitalisme monopoliste absolu qu’ils espèrent être le terreau propice et ultime pour leur Nouvel Ordre Mondial fasciste supranational.

— Résistance 71 —

 

De la dictature en Amérique

 

Pierre Hillard

 

Le 11 Novembre 2012

 

Url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/224153-de-la-dictature-en-amérique,-par-pierre-hillard,

 

La victoire de Barack Obama comble de joie les partisans d’un monde où la diversité et les droits de l’Homme sont défendus.

Pourtant, passés les flonflons et les grandes sorties dithyrambiques humanistes, le réel revient au galop. En effet, en observant l’évolution des structures politiques américaines, on remarque une mutation de «l’État profond» selon l’expression de Peter Dale Scott. Il n’est pas exagéré de parler d’une mise en forme de structures dictatoriales prêtes à fondre sur la population des États-Unis. Des signes avant-coureurs avaient été dénoncés par le Président Eisenhower, lors de son discours du 17 janvier 1961, évoquant «le complexe militaro-industriel» gangrénant l’Amérique.

Les événements du 11 septembre 2001 ont amplifié la menace dictatoriale.

Le lancement du «Patriot Act», dès octobre 2001, au nom de la lutte contre le terrorisme, a permis une surveillance généralisée de la population américaine avec violation de leur vie privée. Ce texte, renouvelé depuis par chaque administration, a été prolongé par le Président Obama jusqu’en 2015. Cette violation constante des droits des citoyens au nom de la sécurité interne du pays s’accompagne d’une série de textes annihilant l’équilibre des rapports entre l’État américain et les États fédérés. Sous l’impulsion de la Federalist Society (association de juristes), le principe de «l’exécutif unitaire», instaurant un exécutif omnipuissant, est singulièrement renforcé par la présence de ses partisans à la Cour suprême des États-Unis avec son président John Roberts et son bras droit Samuel Alito.

Cette évolution s’accompagne, depuis 2001, de toute une série de textes adoptés mais suspendus (pour le moment) donnant les pleins pouvoirs au président des États-Unis dans une situation d’urgence (économique, climatique, terroriste, violences urbaines, etc.) : le paragraphe 1076 du NDAA 07 (octobre 2006), les NSPD 51 et HSPD 20 (mai 2007).

Capable d’instaurer la loi martiale suite à un événement grave, le président des États-Unis aura tous les pouvoirs face aux citoyens et aux États fédérés dépouillés de leurs droits politiques. Qui plus est, le président Obama a signé, le 31 décembre 2011, le NDAA HR 1540 permettant, sous prétexte d’une menace, l’arrestation de tout citoyen américain et sa détention illimitée «sans procès» (without trial) selon le bon vouloir des autorités du pays (voir Sec. 1021 et 1022). C’est tout simplement la mise à mort du Bill of Rights.

Toutes ces mesures ressemblent furieusement à cet ouvrage d’anticipation Philip Dru, administrator, paru, en 1912, du très élitiste Colonel House et conseiller du président Wilson, racontant un coup d’État aux États-Unis avec abolition de la Constitution américaine, la mise sous tutelle du pays sous la férule d’un seul homme, la création d’un bloc Nord-américain unifié (chapitre 52) et l’instauration d’un socialisme de marché. Un siècle plus tard, les États-Unis n’en sont plus très loin.