Archive pour obama et nouvel ordre mondial

Crise économique planifiée et impérialisme: Obama l’homme de Goldman Sachs…

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Larry Summers: Goldman saqué (sacked)

 

Greg Palast

 

16 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.gregpalast.com/larry-summers-goldman-sacked/#more-8494

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Joseph Stiglitz ne pouvait pas en croire ses oreilles. Ils étaient à la Maison Blanche, le président Bill Clinton demandant des conseils aux patrons du trésor (finances) américain au sujet de la vie et de la mort de l’économie américaine, lorsque le vice-secrétaire aux finances d’alors Larry Summers se tourna vers son patron, le secrétaire, ministre des finances Robert Rubin et dit: “Qu’est-ce que Goldman (Sachs) penserait de cela ?”

Hein ?

Ensuite, à une autre réunion, Summers dit encore: Que penserait de cela Goldman ? Un Stiglitz choqué, alors chef des conseillers en économie du président Clinton, me dit qu’il se tourna vers Summers et demanda si Summers pensait que cela était approprié de décider de la politique économique américaine basé sur ce que “Goldman Sachs penserait”, au lieu de considérer les faits, ou du moins, les besoins des citoyens américains, Vous savez, ce genre de truc qu’on entend dire dans les réunions de cabinet de l’aile Ouest (de la Maison Blanche).

Summers regarda alors Stiglitz comme s’il était une espèce de demeuré qui avait trop lu de livres d’instruction civique.

Repose en paix Larry Summers

Dimanche après-midi, faisant face à une révolte des sénateurs de son propre parti, Obama largua Larry Summers comme remplacement possible de Ben Bernanke comme directeur du comité de la banque de la réserve fédérale.

Jusqu’à ce que la nouvelle se fisse jour que la torche Summers avait été étouffée, je devais écrire un autre article sur Larry, le Marie Typhoïde de l’économie. (mon premier article dans le Guardian il y a 15 ans prévenait que “Summers est en fait, une colonie d’extra terrestres, envoyés sur terre pour transformer les humains en une source bon marché de protéines” ~ NdT: à prendre au second degré… Palast a un très bon sens de l’humour…)

Mais le simple fait qu’Obama a essayé de nous gaver avec Summers, nous ainsi que la planète, nous en dit plus au sujet d’Obama qu’au sujet de Summers et pour qui Obama travaille. Indice: vous n’en faites pas partie.

Toutes ces discussions de cabinets ministériels dans les années 1990, demandant la bénédiction de Goldman Sachs tournaient autour de l’idée de mettre fin aux régulations du système bancaire américain. Pour libérer l’économie américaine, argumentait Summers, tout ce que vous aviez à faire était de permettre aux banques commerciales de parier des épargnes garanties par le gouvernement sur de “nouveaux produits dérivés”, de laisser les banques vendre des sécurités d’emprunts subprimes à haut risque et de diminuer leurs réserves contre les pertes.

Qu’est-ce qui pourrait arriver de mal?

Stiglitz, qui finira par obtenir le prix Nobel d’économie, essaya de leur dire exactement ce qui allait se passer de mal. Mais quand il essaya, il fut remplacé et exilé.

Summers fit plus que de demander à Rubin de mettre à l’ordre du jour l’esprit de Goldman Sachs: Summers appela et rencontra secrètement le PDG de Goldman Sachs d’alors, Jon Corzine, afin de planifier la dérégulation financière de la planète. Je ne fais pas ici de supposition: J’ai en ma possession le mémo personnel confidentiel de Summers lui rappelant d’appeler Corzine.

[ Pour l’histoire complète de ce memo et une copie de celui-ci veuillez lire « The Confidential Memo at the Heart of the Global Financial Crisis« .]

Summers, en tant qu’officiel des Finances, peut appeler n’importe quel banquier qu’il désire… Mais pas secrètement. Et certainement pas pour planifier les détails de politiques qui feraient  engranger à la banque des milliards et Goldman Sachs a gagné des milliards sur ces plans.

Exemple: Goldman Sachs et ses clients ont empoché 4 milliards de dollars sur l’effondrement “de la dette des obligations synthétiques collatéralisées”, du pipeau vendu aux imbéciles et aux idiots patentés comme les banquiers de la RBS (Royal Bank of Scotland) – Voir Did Fabrice Tourre Really Create The Global Financial Crisis?

Goldman Sachs a aussi touché gros sur l’implosion de la dette grecque par des échanges dérivatifs secrets permis par Summers et sa décriminalisation de telles opérations internationales de casinos financiers.

L’effondrement de la zone-Euro et le marché des emprunts américains causé par les banquiers-qui-ont-pétés-un-plomb fut rendu exclusivement possible par la pression mise par le ministre des finances Summers sur la loi de la “modernisation des futures commodités”, qui interdit les régulateurs de contrôler l’augmentation de 100 000 % des biens dérivatifs, spécifiquement les “naked” credits default swaps super-risqués.

Le CMFA était l’équivalent financier des pompiers qui interdiraient les détecteurs de fumée.

Summers reprît les brides des finances de Rubin qui s’en alla devenir le directeur d’une étrange hydre financière: la fusion de Citibank avec une banque d’investissement, Travelers. La nouvelle banque monstrueuse fit faillite et demanda 50 milliards de dollars de finances de sauvetage. (Goldman Sachs n’eut pas besoin de ces fonds mais prît 10 milliards de dollars d’aide quand même…)

D’autres banques devenues des casinos suivirent Citi dans la faillite et l’insolvabilité. La vaste majorité furent sauvées et obtinrent Larry Summers, ou du moins ses “services de consulation” ou ses piges de discours plaqués-or.

Le trader en dérivatifs D.E Shaw a payé Summers 5 millions de dollars pour quelques années de boulot “à temps partiel”. Ceci ajouté aux paiements de Citigroup, Goldman et autres maisons financières, augmentant la valeur nette de cet ancien professeur dans la dèche à plus de 31 millions de dollars.

Les repossessions remplissent les sacs de Goldman

Quand Summers a quitté le ministère des finances en 2000, le New York Times rapporte qu’un Rubin plus que reconnaissant lui fît donner la présidence de l’université de Harvard, de laquelle Summers fut viré. Il paria plus d’un demi-milliard de dollars de fonds de l’université dans ces marchés dérivatifs fous qu’il avait légalisé. (étant donnée l’incapacité quasi pathologique de Summers à comprendre la finance, ce fut très bizarre que, alors qu’il était président de l’université, il suggéra que les humains dotés de vagins n’étaient pas très bons avec les chiffres…)

En 2009, Summers, la papa poule du désastre de la dérégulation, retourna au ministère triomphalement. Barack Obama le couronna “Tzar de l’économie”, ce qui permît à Summers de gérer les finances sans avoir à répondre au congrès dans une audition formelle de confirmation au poste.

Summers s’est-il racheté une conduite en tant que Tzar de l’économie durant le premier terme d’Obama ?

Aucune chance.

En 2008, à la fois la démocrate Hillary Clinton et le républicain John McCain demandèrent pour utiliser les 300 milliards de dollars restant du “package de sauvetage” des banques pour lancer un programme de blocage des repossessions identiques à un de ceux que F. D. Roosevelt avait utilisé pour sortir les Etats-Unis de la grande dépression. Mais le Tzar Larry ne voulut rien entendre, bien que les banques reçurent 400 milliards de dollards de ce même fond.

En fait, sur le conseil de Summers et de son petit assistant, le ministre des finances Tim Geithner, Obama ne dépensa que 7 milliards de dollars des 300 milliards disponibles pour sauver les petits propriétaires américains.

Que penserait Goldman Sachs ?

Comme noté plus haut, Goldman Sachs et ses clients ont engrangé des milliards en résultat de l’abandon par Obama des 3,9 millions de familles américaines dont les maisons furent repossédées pendant son premier mandat à la présidence. Pendant que les petits propriétaires américains se noyaient, le Tzar Summers torpilla leur radeau de survie: un plan de prévention des repossessions en forçant les banques à inscrire, de déduire leurs surcharges dans leurs emprunts subprimes prédateurs. De manière notable, l’action de Summers (et l’inaction d’Obama) ont fait économiser des milliards à la Citibank.

Larry le prêteur usurier requin

La machine du désastre de la dérégulation ne se contente pas de massacrer, de mutiler la vie des Américains. Tandis que les unions de crédit à but non lucratif, les prêteurs de derniers recours pour la classe laborieuse et les pauvres aux Etats-Unis, ont été légalement attaqués, une nouvelle mouture d’opérations bancaires s’est faite jour tout droit sortie des cerveaux des escrocs cherchant une manière de rendre légal le prêt à taux usurier.

Une de ces nouvelles facilités par exemple, appelée “Lending Club” ou “Club de Prêt” a inventé une façon de collecter des dividendes en prêtant à des taux d’intérêt allant jusqu’à 29%. Le Lending Club clâme à qui veut l’entendre qu’il ne devrait pas et ne peut pas être régulé par la réserve fédérale ou toute autre police de la banque. Une nouvelle addition à son bureau diecteur: Larry Summers en personne…

Si vous voulez savoir pourquoi Obama choisirait un tel escroc et flambeur pour diriger la banque fédérale, vous devez demander ceci: Qui a choisi Obama ? Il y a 10 ans Barry Obama était Mr Personne, un obscur sénateur d’état du sud de Chicago.

Alors, il a eu du pot… Une banque locale, Superior, fut fermée par des régulateurs pour une escroquerie de prêts bidons à des noirs américains. La présidente de la banque, Penny Pritzker fut si en colère après ces régulateurs, qu’elle décida de les éliminer: et ceci demandait un nouveau président.

Les milliardaires ont connecté Obama avec Jamie Dimon de J.P Morgan, mais de manière plus importante avec Robert Rubin, ancien ministre des finances et encore plus important, l’ancien PDG de Goldman Sachs et mentor de Larry Summers. Sans la bénédiction de Rubin et sa puissance de levée de fonds époustoufflante, Obama serait encore en train de discuter au sujet du zonage de Halsted Street.

Rubin a choisi Obama et Obama choisit qui Rubin choisit pour lui.

Parce qu’au bout du compte, Obama sait qu’il doit choisir un patron de la Fed basé sur la réponse à une seule question pertinente: Qu’en penserait Goldman Sachs ?

 

État policier: Bons baisers de la Stasi depuis Washington (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 24 juin 2013 by Résistance 71

La Stasi à la Maison Blanche

 

Dr. Paul Craig Roberts

 

21 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2013/06/21/stasi-in-the-white-house-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 19 Juin 2013, le président Obama, espérant s’élever au dessus des scandales montant concernant l’Agence de Sécurité Nationale (NSA) et de son programme d’espionnage global, a cherché à s’associer avec deux célèbres discours qui furent donnés à la porte de Brandebourg à Berlin.

Il y a 50 ans, le président JF Kennedy clâmait “Ich bin ein Berliner”. En 1987, le président Reagan défiait: “Mr Gorbatchev, détruisez ce mur”.

Le discours d’Obama fut donné devant une audience relativement petite, une audience d’invités spécialement sélectionnés et même de la sorte, Obama fit son discours de derrière une vitre pare-balles.

Son discours restera comme le discours le plus hypocrite de tous les temps. Pas étonnant que l’audience n’était que sur invitation seulement. Une véritable audience populaire aurait bouté Obama hors de Berlin.

Peut-être que le plus hypocrite de toutes les déclarations d’Obama fut sa proposition pour que les Etats-Unis et la Russie réduisent leur armement nucléaire d’un tiers. Le monde entier et sûrement les Russes, ont vu à travers ce stratagème. Les Etats-Unis encerclent en ce moment même la Russie avec des missiles balistiques et ce aux frontières mêmes de la Russie et ils espèrent faire levier avec cet avantage pour convaincre la Russie de réduire son armement, rendant ainsi la vie plus facile à Washington pour la cibler. La proposition d’Obama a été clairement faite pour affaiblir la dissuasion nucléaire russe et sa capacité à resister à l’hegémonie états-unienne.

Obama a sussuré de doux mots de paix dans son discours, tout en battant les tambours de la guerre avec la Syrie et l’Iran. Remarquez les politiques agressives d’Obama d’encerclement de la Russie avec des bases de missiles et l’établissement de nouvelles bases militaires dans le Pacifique ayant pour but la confrontation avec la Chine.

C’est le même Obama qui avait promis de fermer la prison de la torture de Guantanamo Bay mais ne le fit pas ; le même Obama qui nous fit la promesse de nous dire le but de la guerre de plus d’une décennie des Etats-Unis en Afghanistan, mais qui ne le fit pas ; le même Obama qui promît la fin des guerres, mais qui en commença d’autres ; le même Obama qui avait déclaré qu’il respectait la constitution de la nation, mais la déchira ; le même Obama qui refusa de tenir le régime Bush pour responsable de ses crimes contre la loi et l’humanité ; le même Obama qui lâcha des drones contre des populations civiles en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen ; la même Obama qui a saisi le pouvoir de faire assassiner des citoyens américains sans autre forme de procès et qui a continué les pratiques inconstitutionnelles du régime Bush en violant le Habeas Corpus et en faisant détenir des citoyens américians indéfiniment ; le même Obama qui avait promis la transparence mais qui gère le gouvernement le plus secret de l’histoire des Etats-Unis.

Le discours du tyran à l’hypocrisie spectaculaire ménagea des pauses pour solliciter les applaudissements de l’audience en 36 occasions. Comme beaucoup d’autres, les Allemands ont prouvé qu’ils étaient prêts à être utilisés pour les buts de la propagande de Washington.

C’était le véritable Obama, qui ment de manière consistante, parlant de la “vérité éternelle”.

Ce fut Obama, qui permit à Wall Street de voler les Américains et les Européens et qui détruisit les libertés civiles américaines et les vies d’un très grand nombre d’Irakiens, d’Afghans, de Yéménites, de Libyens, de Pakistanais, de Syriens et bien d’autres, en parlant de “désirs de justice”. Dans le langage d’Obama les demandes de justice sont égales au terrorisme.

Ce fut Obama, qui fit construire un réseau d’espionnage international et un état policier avéré, qui parla de “désirs de justice”.

Ce fut Obama, le président d’un pays qui initia des guerres ou des actions militaires contre 6 pays depuis 2001 et a encore trois autres pays musulmans dans son collimateur: La Syrie, le Liban et l’Iran et peut-être quelques-uns de plus en Afrique, qui parlait de “désirs de paix qui brûlent le cœur humain”, mais certainement pas le cœur d’Obama.

Obama a permis aux Etats-Unis de devenir un état policier qui a bien plus à voir avec la Stasi de l’Allemagne de l’Est qu’avec l’Amérique des époques de Kennedy ou de Reagan. Bizarre n’est-il pas que la liberté a été gagnée en Allemagne de l’Est et perdue en Amérique.

A la porte de Brandebourg, Obama a invoqué la promesse des nations à “une déclaration universelle des droits de l’Homme”, mais Obama continue de violer les droits de l’Homme à la fois domestiquement et à l’étranger.

Obama a mené l’hypocrisie dans une nouvelle dimension. Il a détruit les libertés civiles des Etats-Unis qui sont garanties par la constitution. A la place d’un gouvernement responsable devant la loi, il a retourné la loi comme une arme entre les mains du gouvernement. Il a intimidé la presse libre et persécute les lanceurs d’alerte qui révèlent les crimes de son gouvernement. Il ne fait aucune objection lorsque la police américaine brutalise des citoyens manifestant pacifiquement. Son gouvernement intercepte et stocke dans les ordinateurs de la NSA toutes les communications de chaque Américain ainsi que les communications privées des Européens et des Canadiens, incluant les membres des gouvernements afin de mieux pouvoir les faire chanter avec quelques secrets glânés.

Obama envoie des drones ou des assassins pour assassiner des gens dans des pays avec lesquels les Etats-Unis ne sont pas en guerre, et le plus souvent, ses victimes sont des femmes, des enfants, des fermiers et des anciens de village. Obama a maintenu le soldat Bradley Manning (NdT: Le lanceur d’alerte qui fuita des documents militaires à Wikileaks) en détention solitaire pendant près d’un an, attaquant ainsi sa dignité humaine dans un effort de le briser psychologiquement et d’obtenir une fausse confession. En défiance de la constitution de la nation, Obama a refusé à Manning un procès pendant trois ans. Sur les instructions d’Obama, Londres refuse un laisser-passer à Julian Assange après que celui-ci ait reçu l’asile politique de l’Équateur. Assange est devenu le Cardinal Mindszenty moderne. (Jozsef Mindszenty était le leader de l’église catholique hongroise qui trouva refuge dans l’ambassade US de Budapest contre l’oppression de l’URSS. Les Soviétiques lui refusèrent le passage à l’Ouest, le cardinal vécu 15 ans dans l’ambassade américaine de Budapest et devint un des symboles de l’oppression soviétique).

Ceci est Obama qui a demandé que soit organisé cet évènement orchestré de la porte de Brandebourg: “Vivrons-nous libres ou enchaînés ? Sous des gouvernements qui arborent les droits universels ou des régimes qui les suppriment ? Dans des sociétés ouvertes qui respectent le sacro-saint individu et notre libre arbitre, ou dans des sociétés fermés qui asphyxient les âmes ?”

Lorsque le mur de Berlin est tombé, l’état espion de la Stasi qui asphyxie les âmes s’est déplacé à Washington. La Stasi est bel et bien vivante et se porte très bien dans le régime Obama.

La chute d’Obama

Posted in actualité, économie, crise mondiale, politique et social with tags , , , , on 19 juillet 2010 by Résistance 71
La chute d’Obama

par Alexander Cockburn, traduit de l’anglais par Résistance 71

Url de l’article original:

http://www.counterpunch.org/cockburn07162010.html

L’homme qui s’est emparé de la maison blanche en fomentant une humeur d’espoir irrationnelle est maintenant confronté a une récompense amère assénée par la réalité. La réalité est qu’il ne peut pas y avoir de « bon » président américain. C’est une main impossible a jouer. Obama est très proche d’être fini.

Le premier président noir de la nation états-uniennes a promis du changement au moment précis ou personne, même investi de la puissance de communication d’un Franklin Roosevelt, la maîtrise politique d’un Lyndon Johnson ou l’agilité d’un Bill Clinton, n’aurait pu renverser la vapeur du désastre qui est celui de l’Amérique depuis 30 ans.

Cet été, beaucoup d’Américains ont peur. Plus de 100,000 citoyens se mettent en banqueroute chaque mois. 3 millions de propriétaires immobiliers devront faire face a la repossession et l’expulsion cette année. Ajouter a cela les 2,8 millions qui ont été dépossédés en 2009 durant la première année d’Obama au pouvoir. Pres de 7 millions sont sans travail depuis un an ou plus. En y ajoutant le nombre de personnes qui ont abandonnées la recherche d’un emploi et ceux qui travail a temps-partiel, le total est de pres de 20 millions.

Les gens qui ont peur deviennent irrationnels. Tout comme les racistes. Obama est la cible de choses éhontées. Un bon pourcentage du public américain pense qu’il est socialiste, chose aussi stupide que de dire que l’archevêque de Canterbury est un druide. Obama a une révération pour le système capitaliste. Il admire les prédateurs du sérail de wall street qui ont inondés sa campagne électorale avec des millions de dollars. La terrible catastrophe du golfe du Mexique provient directement du feu vert donné a BP par lui-même et son secrétaire a l’intérieur Ken Salazar.

Ce n’est pas la faute d’Obama si les Etats-Unis ont exporté de maniere permanente le travail vers le tiers monde ces 30 dernières années sus les administrations de Reagan, des Bush père et fils et de Clinton. Le travail que les Américains ont tant besoin aujourd’hui n’existe plus ici dans la patrie et n’y existera plus jamais. Le travail est maintenant en Chine, a Taiwan, au Vietnam, en Inde et en Indonésie.

Aucun programme de « stimulus », donnant des fonds a des sous-traitants du ciment pour boucher les nids de poule sur le réseau autoroutier fédéral, ne va ramener ce travail perdu a la maison mère. Les ouvriers hautement qualifiés, les aristocrates du secteur industriel font, au mieux, des hamburgers pour 7,50 US$ de l’heure parce que leurs entreprises ont envoyé leur travail a Guangzhou, avec la bénédiction des politiciens copieusement arrosés par le lobby du « libre échange »

Ce n’est pas la faute d’Obama si depuis 30 ans de plus en plus d’argent a été transféré en haut de la pyramide sociale, jusqu’à ce que les Etats-Unis redeviennent ce qu’ils étaient dans les années 1880: une nation de clochards et de millionnaires. Ce n’est pas de sa faute si chaque exemption fiscale, chaque nouvelle régulation, chaque décision de justice penchent vers le gros business et les riches. C’était l’Amérique néolibérale dans sa vitalité maligne des années 1970.

Mais c’est de la faute d’Obama de ne pas avoir compris que comme toujours, depuis le départ, il a flatté les américains avec leur gloire passée, sans les mettre en garde contre la corruption du système politique et industriel qui détruit ce pays et de la résistance a laquelle il ferait face s’il devait réellement lutter contre les arrangements primordiaux qui détruisent les Etats-Unis. Il leur a offert un espoir facile et gratuit vers un meilleur futur et maintenant ils se rendent compte que la promesse était vide.

C’est la faute d’Obama également qu’il soit incapable comme communicateur de rallier et d’inspirer la nation contre ses peurs. Depuis ses plus tendres années, il s’est ingénié a être discipliné, non excitable, de ne pas être le noir en colère qui alarmerait ses amis blancs de Harvard et plus tard ses commanditaires dans le business. Le self-contrôle a été son passeport pour rencontrer les gardiens du système, ceux qui étaient désespérés de trouver un leader symbolique pour restaurer la crédibilité de l’Amérique dans le monde apres les désastre de l’erre Bush. Il est trop cool.

Ainsi maintenant, un nombre de plus en plus important de citoyens états-uniens ont perdu leur confiance en lui. Pour la première fis dans les sondages, des résultats négatifs dominent les positifs. Il ne commande plus la confiance. Son support est a 40 pour-cent. La rhétorique qui lui permit de flatter les pontes de l’industrie comme les ouvriers semble n’être aujourd’hui qu’un trait d’opportunisme. La campagne pour l’élimination d’Al Qaida en Afghanistan est maintenant soldée dans une campagne désastreuse vue avec hostilité par une majorité de citoyens.

Les sondages montrent le désastre. Il apparait maintenant que les républicains vont probablement s’emparer non seulement de la chambre, mais aussi le plus vraisemblablement du sénat. L’humeur publique est telle, que même si les sondages montrent que les démocrates auraient toujours selon les opinions de meilleurs arguments pour lutter contre la crise économique que les républicains, ils voteront contre les démocrates au pouvoir dans les prochaines élections a l’automne. Le public veut juste virer les clowns.

Obama a demandé le conseil de Bill Clinton en cette heure désespérée. Si Clinton est honnête, il rappellera a Obama que ses espoirs pour un premier mandat progressiste ont été détruits par l’échec de sa réforme de la santé publique au printemps 1993. En août de cette année la, il importait un républicain, David Gergen, pour gérer la maison blanche.

Obama a eu sa fenêtre d’opportunité l’an dernier, quand il aurait pu faire de l’emploi et de la réforme financière ses objectifs principaux. C’est ce que les Américains espéraient. Au lieu de cela, hypnotisé par les conseillers financiers et économiques de son entourage, tous des créatures de la haute finance, il s’est immergé dans la Mer des Sargasses de la réforme de la santé, gâché la meilleure partie de l’année pour finir avec un projet qui ne satisfait personne.

Qu’est-ce qui peut sauver Obama maintenant? Il est très difficile d’entrevoir une brindille a laquelle il pourrait s’accrocher. Il est toujours bien tôt pour le dire, mais comme disait Marlene Dietrich a Orson Welles dans le film « Touch of Evil »: « Ton futur est au bout du rouleau ».