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Média et manipulation: Cryptome sur Snowden et la NSA… Questions pour un espion…

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Critique aigüe de Snowden Inc. par l’équipe fondatrice de Cryptome

 

Tim Shorrock

 

13 février 2016

 

url de l’article original:

http://timshorrock.com/?p=2354

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Le modèle actuel de business médiatique corporatiste de célébrité comme producteur de revenus et de la célébrité comme un outil de spectacle titillant afin d’augmenter la valeur du contenu est ce que nous fuyons comme la peste. Il est profondément cynique de sensasionaliser cette transaction de confiance lorsque quelqu’un vient vers vous avec un document et vous l’offre.”

— Deborah Natsios, Cryptome —

Cette semaine, John Young et Deborah Natsios, les fondateurs de Cryptome, un des plus anciens et plus connus sites de publication de documents secrets fuités, ont discrètement posté un lien vers un entretien URL to an interview qu’ils ont eu le 6 février courant lors d’une conférence à Berlin en Allemagne.

Young et Natsios sont correctement présentés comme des “figures très connues au sein d’une plus grande communauté de personnes intéressées de rendre les gouvernements et leurs institutions responsables de leurs actes et d’utiliser des documents pour ce faire.” Mais ils offrent aussi une profonde vision sur les médias et comment ceux-ci ont géré les révélations au sujet du renseignement américain et de la National Security Agency (NSA). Leurs remarques, comme celle citée ci-dessus, ont souvent pris leur hôte au dépourvu.

A la 18ème minute de l’entretien, ils diffusent une critique des plus acerbes sur le journalisme de “célébrité” comme il est pratiqué, à leur avis, par The Intercept, la publication de First Look Media de Pierre Omidyar (NdT: créateur et patron de Paypal, autre jeune milliardaire du système…). L’entretien en anglais vaut la peine d’être écouté dans sa totalité et je conseille fortement quiconque a des questions et des préoccupations sur Edward Snowden et sa relation avec The Intercept et ses éditeurs Glenn Greenwald, Jeremy Scahill et Laura Poitras, d’écouter cet entretien et de bien considérer leurs arguments.

Pourquoi ? Parce que Cryptome pose de sérieuses questions dont personne ni dans les médias ni dans la “gauche” ne veut parler, incluant comment Omidyar a créé une affaire juteuse de la cache de Snowden ; que faisait exactement Snowden lorsqu’il travaillait pour la CIA avant de passer quelque temps à la NSA (et quoi d’autre faisait-il à la NSA elle-même ?) et pourquoi Snowden and The Intercept continue le prosélytisme pour Tor, l’outil d’anonymité ( Tor, the anonymization tool,), malgré son énorme financement par le gouvernement US, le Pentagone et l’état de sécurité national (NdT: Tor a été créé et est utilisé par l’équipe cybernétique de l’US Navy. Le Cyberwarfare Command du Pentagone échoit à… l’US Navy…)

Un des grands moments de l’entretien survient lorsque l’hôte, Pit Schultz, devient très nerveux au sujet du comment ses questions sont répondues. C’est une triste vision de voir comment la gauche libertarienne répond à toute critique de ses héros et de voir l’arrogance et le vitriol jetés aux gens qui osent poser des questions au sujet de Snowden, Tor ou Omidyar et ses opérations “médiatiques”. A son crédit, Schultz ne plie pas, mais seulement après que Natsios lui assure qu’un “robuste débat” est toujours crucial à la démocratie.

Comme exprimé dans l’entretien, la critique de Cryptome n’est pas nouvelle. Depuis que Greenwald a publié les premiers documents de Snowden dans le quotidien britannique du Guardian en 2013, l’organisation a fait un décompte attentif de la vitesse extrêmement lente à laquelle les documents sont publiés ainsi que de leur préoccupation sur le quasi contrôle par The Intercept de la cache électronique où ces documents sont entreposés. Le dernier décompte montre que 6 318 pages des 58 000 clâmées par le Guardian ont été diffusées.

Dès le départ, Young and Natsios ont été très clairs sur leur désaccord total sur le fait que cette cache n’ait pas été rendue publique et postée pour toutes et tous à lire et étudier, comme ils l’ont fait pour les dizaines de milliers de fichiers de renseignement qu’ils ont publiés depuis la fin des années 1990 et comme Daniel Ellsberg le fit pour les fameux “documents du Pentagone”. Regardez comment Gawker, une publication très sympathisante de The Intercept, fit un reportage sur Cryptome en Juin 2013:

Lorsque le Guardian et le Washington Post ont publié leurs incroyables rapports sur la NSA basés sur les fuites de documents d’Edward Snowden, les journalistes se sont agglutinés pour les féliciter sur ces scoops. Mais pas Cryptome. Au lieu de cela, le site tueur de secrets engueula le Guardian et le Post pour n’avoir publié que 4 des 41 diapositives que Snowden leur avait donné au sujet de PRISM, le système de surveillance internet utilisé par la NSA pour espionner dans le monde.

“Mr Snowden, envoyez SVP vos 41 diapos sur PRISM et autre information à des entreprises commerciales moins facilement influençables et sur-protectrices que le Washington Post et le Guardian”, avait écrit Cryptome dans une brève du 10 juin 2013 intitulée: “Snowden censuré par des médias couards.”

Pour ceux qui suivent Cryptome depuis longtemps, cette réponse n’est pas surprenante. Avant Wikileaks, avant Snowden, il y avait Cryptome. Les architectes basés à Manhattan John Young and Deborah Natsios ont fondé Cryptome.org en 1996 comme un site de publication de documents que personne d’autre ne voulait publier, incluant des listes d’agents de la CIA, des schémas techniquement très détaillés d’installations ayant un caractère de sécurité nationale et des matériaux soumis aux droits d’auteurs. Comme le fuitage a créé un écosystème médiatique assez vibrant des dernières années, avec ses facilités en ligne, ses journalistes et ses sources, Cryptome s’est positionné comme un contrôleur grincheux, discrètement mais efficacement critiquant le blablatage de sa concurrence tout en se faisant l’avocat d’une forme de transparence radicale aussi directe que son site internet dépouillé sur cryptome.org

Quoi qu’il en soit, jusque maintenant, je n’ai jamais vu une analyse comme celle-là. Ce qui suit est ma transcription des points clefs de l’entretien.

L’hôte Schultz, commence avec une discussion impliquant Natsios, qui a grandi dans une “famille CIA”, au sujet de son art, et ensuite focalise sur les racines de Cryptome, la guerre froide et sa fondation en 1996 (Young fut aussi actif avec Julian Assange de Wikileaks au sein du mouvement des Cypherpunks au début des années 1990 ~ Note de Résistance 71: Assange étant bien plus jeune, il vint sur le tard, Young étant un “pilier” des Cypherpunks à cette époque… En 2010, nous avions publié ceci sur Wikileaks) Au travers de notre existence explique Young, “nous n’avons jamais recherché la célébrité. Nous avons pensé que nous devions faire du service public discrètement et sans ostentation. Nous n’aimons pas les activités à haut-profil parce que nous pensons que cela perturbe le processus.”

Ceci est déjà un énorme contraste avec l’approche prise par les fondateurs de The Intercept. Mais ce qui suit est impressionnant. Après que Natsios eut fait sa déclaration au sujet de “célébrité en tant que productrice de revenus”, Young ouvre le feu, d’abord sur l’ACLU (American Civil Liberties Union)

Young: Laissez-moi nommer quelques noms. L’ACLU, une des organisations les plus corrompues de la ville de New York et dans le monde. Nous détestons la façon dont ils gèrent Snowden. Ils l’utilisent à des fins de levée de fonds. Dans le même temps, ils refusent des gens qui en ont plus besoin simplement parce qu’ils ne sont pas matière à faire lever des fonds. Regardez les salaires de ces gens. Ils se paient des salaires faramineux. Des salaires faramineux sont payés aux gens de The Intercept. Ce sont ce genre d’organisations corrompues qui se paient grassement tandis que d’autres qui donnent l’info vont soit en prison ou ne reçoivent jamais rien. Je pense que ceci représente le schéma de base dans ce monde de sécurité nationale.

Maintenant je devrais dire que les archives de la sécurité nationale et la Federation of American Scientists ne font pas cela. Mais certains de ces nouveaux venus dans le domaine de la sécurité nationale le font. L’ACLU est une organisation ancienne. Mais nous connaissons des gens qui ont quitté l’ACLU à cause de cela, parce qu’ils sont devenus serviteurs du fric et non plus du public et ils ne veulent plus rien voir à faire avec l’ACLU, ce qui est bien dommage, c’est une tragédie parce qu’elle a eu une très belle histoire. Maintenant la question est: qui d’autre est sur la liste ? Il y en a plein d’autres qui sentent l’odeur du café faiseur de fric…

L’entretien glisse ensuite vers le journalisme bénévole, comme pratiqué par First Look.

Natsios: Comme vous le savez, le modèle économique néo-libéral inclut le monde du bénévolat, mais ce monde est maintenant dans une pensée de groupe en termes de ses pratiques opérationnelles.

Young: Vous n’ignorez pas que vous bénéficiez d’une bonne exonération d’impôts quand vous montez une organisation de journalisme a but-non lucratif parce que c’est considéré comme une “industrie dure”. N’est-ce pas complètement absurde ? Omidyar a économisé pas mal d’argent en créant First Look parce qu’il bénéficie d’une réduction d’impôts pour industrie difficile, comme si c’était quelque chose comme être fermier. Ainsi quand vous voyez le proprio d’Amazon Jeff Bezos et d’autres personnes investir, c’est pour une exonération d’impôts. Donc un paquet de gens dans les médias à but non-lucratif disent “Oh c’est le déclin du journalisme d’enquête, blablabla, et bien il s’agit de ce que c’est le résultat d’un lobbying extrême pour être déclaré “industrie difficile” et Bingo !…

La section suivante de l’entretien (pas transcrite ici) focalise sur le système d’anonymisation Tor, qui est lourdement promu par Snowden, Poitras et Greenwald et financé par le gouvernement des Etats-Unis, principalement par le Pentagone, et par Omidyar lui-même, un sujet sur lequel je parlerai plus longuement dans un prochain article. La discussion semble perturber l’interviewer.

Shultz: Nous sommes loyaux ici à cette communauté ; mais quelques critiques internes peuvent-être constructrices. Ces questions sont importantes. Je suppose que vous pouvez dire ce que vous dites. Nous avons la liberté de parole ici.

Natsios: Vous dites cela de manière très hésitante et avec précaution, vous devriez le dire de manière robuste, que ne pas être d’accord au sein de quelque organisation que ce soit est crucial dans un contexte démocratique. Ne vous excusez surtout pas pour cela.

Après cet échange, la conversation pivote sur une discussion au sujet de Snowden et de son rôle en tant qu’espion. Young mentione l’expérience de Snowden avant la NSA à Hawaii comme agent du contre-espionage pour la CIA.

Shultz: A la conférence il fut fait référence à Snowden en tant que héros des droits civils. Mais il ne fut pas mentionné qu’il était un espion. Comment pouvez-vous faire confiance à un espion ?

Young: Vous ne pouvez pas. Vous ne pouvez faire confiance à personne qui a une classification secret défense (NdT: nous avons adapté la traduction à la langue française, le texte anglais stipule “security clearance”, c’est du kif…).., Ces personnes doivent vous mentir. Ce n’est pas un rôle bien glorieux, c’est un sale rôle.

Young retourne ensuite à la relation entre The Intercept et Snowden. Il mentionne deux journalistes qui sont venus bien avant Greenwald & Co et qui ont très tôt exposé les opérations de la NSA outremer: Duncan Campbell et Nicky Hager.

Young: Je ne sais pas pourquoi Snowden ne les a pas contacté au lieu de ces trous du cul avec lesquels ils s’est acoquiné. Il y a une histoire là dessous qui n’a pas été dite. Pourquoi a t’il contacté ces gens électroniquement et technologiquement illettrés pour leur révéler ces choses ? Quelqu’un lui a raconté des sacs. Nous ne savons pas qui l’a introduit dans ce groupe.

Shultz: Vous êtes donc critiques du fait qu’il donne la bacquée aux médias de masse ?

Natsios: C’est un second régime secret qui a été imposé par les médias par procuration. La supposition serait qu’il y ait un passage, qu’il devrait y avoir un passage médiatique vers le public. Cela pourrait être une erreur.. Si nous devons en croire les médias par procuration de Snowden et son témoignage à travers eux, il a été très prudent et contrôle bien ses fuites d’info. Il veut aussi avoir sa part du gâteau. Il est très particulier au sujet de ce qu’il désire qui soit fuité et ce qu’il tient en réserve. C’est son choix. Mais tout ceci sont des documents payés par l’argent du contribuable et qui appartiennent au domaine public. Quelle autorité a t’il de contrôler l’ouverture du robinet de où il est maintenant et de maintenir une façon autoritaire et doctrinaire sur ce qui va arriver à son coffret doré, à sa cache ?…

Young: Snowden dit qu’il les a donné au public ; non, il ne l’a pas fait. Il les a donné à une clique de journalistes veules qui ont décidé de faire passer une certaine histoire avec, à savoir aussi d’expliquer aux gens. Et leur putain d’explication a vraiment un problème.

Natsios: C’est un sérieux conflit d’intérêts. Ils s’inscrivent eux-mêmes dans l’histoire en tant que héros, co-héros. Conflit d’intérêts. Ils n’ont pas de distance avec leur source. Ils se sont inscrits eux-mêms dans le narratif, et donc toutes les décisions prises ne peuvent être que très suspectes parce qu’ils profitent du résultat du narratif dans tous les sens du terme.

Young: Ils devraient consulter des gens qui peuvent lire ces documents, ne pas rapporter sur ceux-ci. Rapporter n’est pas honnête. C’est faire la manchette des journaux, c’est de l’hyperventilation et ils appellent cela du journalisme alors qu’en fait tout ceci est hautement sélectif. C’est une attitude criminelle. [note: dans ce contexte, il est assez incroyable de voir ce tweet de Snowden lui-même attaquant un journaliste de Washington pour être dirigé dans son écriture par un fonctionnaire de la Maison Blanche, ce qui est exactement ce que fit Snowden avec ses sténographes…]

Pour en avoir la saveur complète, j’encourage une fois de plus les lecteurs d’aller écouter l’entretien entièrement ( listen). Après l’avoir écouté, j’ai passé une partie de cette transcription à Bill Binney, le légendaire analyste de la NSA qui fut à une époque le directeur technique du directorat des opérations de la NSA. Il est très connu pour avoir lancé l’alerte sur la corruption corporatrice et la surveillance illégale de la NSA, une histoire que j’ai documenté dans The Nation en 2013 ( I documented in The Nation in 2013), avant l’apparition de Snowden sur la scène internationale dois-je préciser.

Binney, jamais avare de blagues, m’a rappelé une des célèbres déclarations de Sam Visner, un haut-fonctionnaire de la NSA, qui disait à un groupe de contractants après les attaques du 11 septembre 2001: “On va pouvoir traire cette vache jusqu’en 2015.” Dans le courriel de Binney qu’il m’a adressé au sujet des arguments de Young et Natsios, il y dit ceci: “Comme l’a si bien dit Sam, on va pouvoir traire cette vache pendant bien 15 ans, c’est juste du business…

Cryptome le dit de cette façon là: “A la vitesse actuelle de Snowden, cela prendra entre 20 et 60 ans pour obtenir tous les documents”. Si çà ce n’est pas non plus de la traite de vaches à long terme… Alors oui, “l’argent ne parle pas, il insulte.”

Pour une biographie complète de Young et Natsios, cliquez here.

Technologie et Nouvel Ordre Mondial: Intel et Via Technology compromettent la sécurité de leurs processeurs RNG au profit de l’espionnage de la NSA !!…

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Des ingénieurs informatiques abandonnent les puces à encryptage après les révélations de Snowden “On ne peut plus avoir confiance”

RT

 

10 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/usa/snowden-leak-rng-randomness-019/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les développeurs du système opératoire informatique FreeBSD disent qu’ils ne peuvent plus faire confiance à des puces de microprocesseurs fabriqués par deux des top entreprises du domaine et citent les fuites sur la NSA de Snowden comme raison du pourquoi de cette évaluation.

Le journaliste Richard Chirgwin du site internet d’informatique basé en Grande-Bretagne “the Register” a rapporté lundi que les développeurs de l’OS libre Unix et affilié ont abandonné leur confiance en deux fabricants majeurs de processeurs et leurs produits “RDRAND” d’Intel et “Padlock” de l‘entreprise taïwanaise Via Technology, à la suite des documents de la NSA fuités par Edward Snowden et qui suggèrent que le gouvernement des Etats-Unis et leurs alliés d’agences de renseignement ont sérieusement compromis la sécurité d’outils important de chiffrage et d’encryptage de données informatiques.

Chirgwin fut le premier journaliste à avoir eu vent de la nouvelle que FreeBSD avait décidé au cours d’une réunion des développeurs à Malte en septembre dernier, d’arrèter de faire confiance à ces entreprises de RNG (Random Number Generators) et les minutes de la réunion obtenues par Dan Goodwin sur le site web Ars Technica confirms que les programmeurs sont devenus suspicieux après la fuite de documents par Snowden qui accusaient la NSA d’avoir violé les protocoles d’encryptage les plus communément utilisés.

FreeBSD a utilisé jusque maintenant un cadre de “random generator” au sein de leur OS d’après les notes vues par Chirwin contenant trois RNG: RDRAND, Padlock et un autre appelé Yarrow, créé en 1999 par le magicien de la sécurité Bruce Schneier, entre autres. Individuellement et en tandem, ces générateurs utilisent une entropie numérique pour brouiller les sorties de données d’un ordinateur, masquant ainsi les opérations au travers de multiples couches d’encryptage dont on pensait auapravant qu’elles étaient impossible à craquer. Des documents récents fuités de la NSA ont néanmoins suggéré que ce n’était pas le cas.

L’OS est sur le point de sortir sa nouvelle version, le FreeBSD 10, mais tout utilisateur qui fera une mise à jour de cette édition ne sera plus capable de faire confiance seulement aux RNG Intel ou Via.

“Pour la version 10, nous allons faire machine arrière et enlever les backends de RDRAND et de Padlock et les mettre sur Yarrow au lieu de cela”, peut-on lire sur un extrait du “rapport spécial” de FreeBSD.

Les développeurs reconnaissent qu’il sera toujours possible pour les utilisateurs de FreeBSD d’avoir accès aux hardwares RNG, RDRAND et Padlock en l’occurence, mais les programmeurs qui travaillent sur l’OS disent “Nous ne pouvons plus leur faire confiance”.

Dans les minutes du sommet des développeurs dévouvertes par Goodwin, FreeBSD offre une vision du pourquoi ils ont décidé d’abandonner deux processeurs d’encryptage très utilisés. Ils référencient Snowden et admettent que ses fuites suggèrent qu’il y a “une très, très haute probabilité de backdoors” dans certains des hardwares RNG et que ces générateurs ne peuvent simplement plus être considérés comme sûrs afin de donner “directement une bonne entropie”.

La réunion au sommet des développeurs de FeeeBSD cette année n’était que sur invitation et se tint environ 3 semaines après que des journalistes du New York Times, ProPublica et du Guardian de Londres, publièrent simultanément un rapport détaillant l’attaque de la NSA sur les méthodes d’encryptage de données, qui fut inspiré par des documents secrets jamais publiés auparavant fuités par Edward Snowden.

La NSA, rapportèrent les organes de presse le 5 septembre, “est en train de gagner sa longue guerre secrète contre l’encryptage, utilisant des super-ordinateurs, de la tricherie technologique, des décisions de justice et de la persuasion  forcée de derrière le rideau pour endommager les outils majeurs de protection de la vie privée des communications de la vie de tous les jours dans cet âge de l’internet.”

Ailleurs dans le rapport, les journalistes disent que la NSA a dépensé des milliards de dollars ces dernières années pour briser des algorithmes complexes d’encodage et d’encryptage et dans certains cas où les super-ordinateurs n’étaient pas suffisants, ils obligèrent les fabriquants de ces outils à installer des backdoors (portes arrières) utiles au gouvernement.

“Les capacités cryptanalytiques arrivent maintenant en ligne”, lit le memo de 2010 fournit aux reporters par Snowden. “Une somme énorme de données internet encodées qui avaient été jusqu’ici mise à l’écart, sont maintenant exploitables.”

Schneier, l’expert en codage / encryptage de données responsable de la création du RNG de Yarrow, a travaillé avec le quotidien du Guardian afin de disséminer les documents de Snowden avant leur publication et a décrit les révélations contenues comme “explosives” quand elle furent finalement publiées.

Fondamentalement, la NSA demande à des entreprises de subtilement changer leurs produits de manière indétectable: faisant le RNG moins “aléatoire”, fuitant les clefs d’une manière ou d’une autre, ajoutant un exponent commun à un protocole d’échange de clef publique etc…” a t’il écrit dans un essai pour le Guardian début Septembre. “Si le backdoor est découvert on l’explique comme étant une erreur et comme nous le savons maintenant, la NSA a eu bien des succès avec ce programme.

Les documents de la NSA n’ont pas mentionné de fabriquants spécifiques qui ont aidés les opérations de surveillance, mais les exerts en sécurité furent très rapides à exprimer leur suspicion et RSA, le fabriquant d’un des RNG les plus utilisés au monde a dit à ses clients qu’ils devraient s’abstenir d’utiliser certains de leurs produits après la fuite de documents de Snowden début Septembre.

La même semaine, Le développeur Linux et cryptographe diplômé du MIT Theodore Ts’o a déclaré publiquement qu’il était satisfait de sa décision de résister à des demandes antérieures d’ingénieurs d’Intel d’avoir ce système opératoire (Linux) seulement entièrement impliqué avec RDRAND pour l’encryptage.

Dépendre exclusivement d’un RNG qui utilise une puce scellée intégrée qu’il est impossible de vérifier et de contrôler est une très mauvaise idée,” a dit Ts’o. Juste trois mois plus tard, FreeBSD lâche les RNG d’Intel et de Via.

Lorsqu’une pétition a commencé à circuler à la mi-septembre, implorant Linux d’arrêter de faire confiance à RDRAND, un des chefs développeurs de l’OS, Linus Torvalds, avait qualifié ceux qui faisaeint cette requête “d’ignorants”.

Média internet et espionnage: La saga Snowden / NSA…

Posted in actualité, média et propagande, militantisme alternatif, presse et média, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 6 octobre 2013 by Résistance 71

Le journal du Guardian va mettre 26 ans à publier les documents d’Edward Snowden

 

John Young

 

5 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://cryptome.org/2013/10/26-years-snowden.htm

 

= Traduit de l’anglais par Résistance 71 =

 

Des 15 000 pages rapportées, le quotidien The Guardian n’en a publié jusqu’ici que 192 en 14 numéros sur plus de quatre mois, ce qui représente une moyenn de 48 pages par mois ou 1,28% du total des documents  engrangés. A ce rythme (infernal… ), il faudra 26 ans pour tout publier !…

Edward Snowden aura  56 ans
Glen Greenwald le journaliste du Guardian qui publie en aura 72
Laura Poitras 75
Julian Assange en aura 68
Barack Obama 78
et l’auteur de ces lignes… 103

 

Number Date Title Pages  
  5 October 2013   192  
   
14 4 October 2013 Types of IAT Tor 9  
13 4 October 2013 Egotistical Giraffe 20  
12 4 October 2013 Tor Stinks 23  
11 5 September 2013 BULLRUN 6  
10 5 September 2013 SIGINT Enabling 3  
9 5 September 2013 NSA classification guide 3  
8 31 July 2013 XKeyscore 32  
7 27 June 2013 DoJ Memo on NSA 16  
6 27 June 2013 Stellar Wind 51  
5 20 June 2013 Minimization Exhibit A 9  
4 20 June 2013 Minimization Exhibit B 9  
3 8 June 2013 Boundless Informant 3  
2 8 June 2013 Boundless Informant 4  
1 5 June 2013 Verizon 4  
         
   
   

 

Saga NSA et Nouvel Ordre Mondial: il court il court le Snowden…

Posted in actualité, désinformation, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, presse et média, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 25 juin 2013 by Résistance 71

Comme çà, si Snowden arrive à « destination » en Équateur (rien n’est moins sûr que ce soit sa véritable destination finale, ni du reste qu’il soit à Moscou en ce moment car personne ne l’a vu en fait…), le pays pourra donner un passeport diplomatique à Assange pour qu’il ait l’immunité et puisse quitter l’ambassade de Londres.

C’est ce que le Costa Rica avait fait pour le premier ministre oligarque criminel Takhsin Shinawatra alors que la Thaïlande avait révoqué son passeport.

Pourquoi l’Équateur n’a t’il pas fait cela pour Assange depuis bien longtemps ? Qui cela arrange t’il vraiment qu’il reste confiné dans l’ambassade ?

— Résistance 71 —

 

Assange révèle des détails sur “l’opération Snowden” et fustige la “guerre des Etats-Unis contre les lanceurs d’alerte”

 

RT

 

24 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/assange-wikileaks-snowden-asylum-167/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Le fondateur de Wikileaks Julian Assange a dit que l’ancien employé sous-traitant de la NSA Edward Snowden était en sécurité et en bonne santé dans un endroit “sûr”. Il a aussi été révélé que l’Équateur a fourni à Snowden un document de passage pour réfugié.

“Le statut actuel de Mr Snowden et d’Harrison est qu’ils sont tous deux en bonne santé et en sécurité et qu’ils sont en contact avec leur équipe légale”, a dit le fondateur de Wikileaks durant une vidéo-conférence avec la chaîne RT. “Je ne peux pas donner de plus amples informations quant à l’endroit où ils se trouvent” a ajouté Assange.

Assange référait à Sarah Harrison, représentante de Wikileaks et qui accompagne Snowden dans son voyage.

Assange a de plus ajouté qu’Edward Snowden a quitté Hong-Kong le 23 Juin “pour l’Équateur via une route de passage sécure par la Russie et d’autres états”, décrivant l’itinéraire de Snowden comme étant “sécure”. Mais il n’a pas voulu donner plus de détails.

Assange a révélé que Snowden avait reçu un document de réfugié comme sauf-conduit du gouvernement équatorien.

L’Équateur a confirmé qu’Edward Snowden avait fait la demande d’asile politique et que son application serait considérée au vu de la loi internationale.

Néanmoins, Assange a fait remarquer que tandis que l’Équateur est obligé de considérer la demande d’asile de par la loi internationale, il n’est pas légalement obligé de l’accepter.

Le fondateur de Wikileaks parlait depuis l’ambassade d’équateur de Londres où il est en résidence forcée depuis plus d’un an.

Le porte-parole de l’organisation Wikileaks Kristinn Hrafnsson, qui prit aussi part à la conférence a dit que Wikileaks avait approché l’Islande et d’autres pays afin de faire une requête formelle d’asile politique pour Snowden.

“Il est déjà de notoriété publique que j’ai, en tant que journaliste islandaise, approché le gouvernement islandais avec une requête formelle en bonne et dûe forme de Mr Snowden pour son asile politique en Islande. Un processus similaire a été effectué dans d’autres endroits, “ a t’elle déclaré.

Assange a discuté longuement de la signification des révélations de Snowden sur le journalisme à travers le monde. Il a comparé le cas de Snowden et celui de Bradley Manning, qui est en ce moment même en train de faire face à une cour martiale aux Etats-Unis pour avoir fuité des câbles diplomatiques et d’autres informations sensibles à l’organisation Wikileaks.

“Snowden n’est pas un traître, ce n’est pas un espion, c’est un lanceur d’alerte qui a dit au public une vérité très importante, “ a dit Assange.

Il a ajouté que l’enquête sur Wikileaks est “ la plus grosse et la plus compliquée des enquêtes que les journalistes aint jamais vu,” et il a dit que “le gouvernement Obama tente de rendre les journalistes criminellement responsables de ce qu’ils rapportent.”

Assange a fait une référence particulière au journalisme touchant la sécurité nationale aux Etats-Unis et s’est inquiété que des sources et des lanceurs d’alerte lui avaient dit qu’ils ont maintenant trop peur pour parler.

Il a aussi critiqué le ministre des affaires étrangères américain John Kerry de jouer les petits caïds de cour de récréation avec ses déclarations contre la Russie et la Chine.

Assange a appelé ses commentaires “une tentative d’intimider des pays, ce qui supporte en fait la loi du droit d’asile”, et que ceci “ne devrait pas être toléré.”

Dimanche, les autorités de Hong-Kong ont annoncé que Snowden avait quitté le pays en partance pour Moscou, en route vers une troisième destination.

Edward Snowden est un ancien technicien de la CIA et il a aussi été employé en freelance par la NSA.

Les procureurs fédéraux américains ont inculpé Snowden d’espionnage, de vol et conversion de propriété gouvernementale dans une plainte criminelle après qu’il ait eu révélé au quotidien the Guardian de Londres l’étendue des programmes de surveilance électronique de la NSA, incluant le programme PRISM, qui peut enregistrer tout courriel et tout appel téléphonique de quiconque dans le monde et que des informations ont été partagées avec les services de renseignement britannique du Global Communications Headquarters ou GCHQ.

État policier global: Les révélations au grand jour de Snowden montre du doigt un nouveau fascisme (Pilger)

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 24 juin 2013 by Résistance 71

Comprendre les dernières fuites d’information c’est comprendre la montée d’un nouveau fascisme

 

John Pilger

 

20 Juin 2013

 

Url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/understanding-the-latest-leaks-is-understanding-the-rise-of-a-new-fascism

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans son livre “Propagande” publié en 1928, Edward Bernays écrivait: “La manipulation consciente et intelligente des habitudes d’organisation et des opinions des masses est un élément important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme invisible de la société constituent un gouvernement invisible qui est le véritable pouvoir gouvernant de notre pays.”

Le neveu américain de Sigmund Freud, Bernays, inventa le terme de “relations publiques” comme euphémisme de la propagande d’état. Il avertit qu’une menace persistante au gouvernement invisible était ceux qui disent la vérité et un public éveillé.

En 1971, le lanceur d’alerte Daniel Ellsberg fuita des fichiers gouvernementaux connus sous le vocable de “documents du pentagone”, révélant que l’invasion américaine du Vietnam était fondée sur le mensonge systématique.. Quatre années plus tard, Frank Church présidait les auditions sensationnelles du Sénat: une des dernières grande chose de la démocratie américaine. Ceci mit à nu les ramifications tentaculaires du gouvernement invisible: l’espionnage domestique et la subversion, l’attitude va t’en guerre des agences de renseignement et de la sécurité et le soutien qu’elles reçurent de grosses entreprises et des médias, tant du côté conservateur que libéral.

Parlant de la NSA, le sénateur Church avait dit: “Je sais quelle capacité il y a de construire la tyrannie en Amérique et nous devons veiller à ce que cette agence et de fait, toutes les agences qui possèdent cette technologie, fonctionnent dans le cadre de la loi… De telle façon que nous ne tombions jamais dans cet abysse. Ceci est un abysse duquel on ne revient pas.”

Le 11 Juin 2013, après les révélations au Guardian de Londres par un contractant de la NSA Edward Snowden, Daniel Ellsberg écrivit que maintenant les Etats-Unis étaient tombés “dans l’abysse”.

La révélation de Snowden que Washington a utilisé Google, Facebook, Apple et d’autres géants de la technologie de consommation pour espionner sur virtuellement tout le monde, est une preuve supplémentaire de la forme moderne du fascisme, qui est “l’abysse”. Après avoir créé et chouchouté les fascistes rétrogrades autour du monde, de l’Amérique Latine en Afrique en passant par l’Indonésie, le génie est sorti de la lampe à la maison. Comprendre cela est aussi important que de comprendre l’abus criminel de la technologie.

Fred Branfman qui a exposé la destruction “secrète” du petit pays du Laos par l’armée de l’air des Etats-Unis dans les années 1960-70, donne une réponse à ceux qui se demandent toujours comment un président libéral afro-américain, professeur de droit constitutionnel, peut commander d’une telle manière hors-la-loi. “Sous Mr Obama, aucun président n’a fait plus pour créer l’infrasructure pour un possible état policier futur.” Pourquoi ? Parce qu’Obama, tout comme Bush, comprend que son rôle n’est pas de satisfaire ceux qui ont votés pour lui, mais d’étendre “la plus puissante institution de l’histoire du monde, une qui a tuée, blessée ou rendue sans abris plus de 20 millions d’êtres humains, pour la plupart des civils, depuis 1962.”

Dans le nouveau pouvoir cybernétique américain, seules les portes tournantes ont changé. Le directeur de Google Ideas, Jared Cohen, était un conseiller de Condoleeza Rice, l’ancienne ministre des affaires étrangères du gouvernement Bush, qui a menti sur le comment Saddam Hussein aurait pu attaquer les Etats-Unis avec des armes nucléaires. Cohen et le président exécutif de Google, Eric Schmidt, qui se sont rencontrés dans l’Irak en ruines, ont écrit ensemble un livre, “Le Nouvel Age Numérique”, reconnu comme visionnaire par l’ancien directeur de la CIA Michael Hayden et les criminels de guerre Henry Kissinger et Tony Blair. Les auteurs ne firent aucune mention du programme d’espionnage PRISM révélé par Edward Snowden et qui donne accès à la NSA à tous ceux d’entre nous qui utilisent Google.

Le contrôle et la domination sont les deux mots qui donnent tout son sens à ceci. Ils sont exercés par construction politique, économique et militaire, pour qui la surveillance de masse est partie essentielle, mais aussi en insinuant de la propagande dans la conscience publique. Ceci était le point de vue de Bernays. Ses deux campagnes de relations publiques qui eurent le plus de succès, furent de convaincre les Américains qu’ils devaient entrer en guerre en 1917 et de persuader les femmes de fumer en public; les cigarettes furent alors présentées comme “des torches de la liberté” qui accélèreraient la libération de la femme.

C’est dans la culture populaire que l’”idéal” frauduleux d’une Amérique moralement supérieure, un “leader du monde libre”, a été le plus efficace. Pourtant, même durant les périodes les plus ferventes de patriotisme d’Hollywood, il y eut des films exceptionnels, comme ceux de l’exilé Stanley Kubrick et des films européens aventureux qui ont eus une distribution nationale américaine. De nos jours, il n’y a plus de Kubrick, de Dr Folamour et le marché américain est littéralement fermé aux films étrangers.

Quand j’ai montré mon propre film “La guerre à la démocratie” à un major de la distribution pourtant libéral, on m’a donné une liste équivalente à une liste de courses à faire sur les changements requis à effectuer, pour être sûr que “le film soit acceptable”. L’une mémorable était: “OK, peut-être qu’on pourrait vous mettre Sean Penn comme narrateur, cela vous satisferait-il ?” (NdT: Sea Penn est considéré à Hollywood comme le summum de la subversion..). Plus tard, les films “Zero Dark thrirty” de Kathreine Bigelow et “We steal secrets” d’Alex Gibney furent diffusés, l’un étant une apologie de la torture, l’autre un massacre cinématographique de la vie de Julian Assange. Ces films furent faits grâce au généreux soutien d’Universal Studios, dont la compagnie parente n’est autre que General Electrics (GE), fabriquant d’armes, de composants d’avions de combat et de technologie de pointe pour la surveillance. L’entreprise a aussi des intérêts lucratifs en “Irak libéré”.

Le pouvoir de ceux qui disent la vérité comme Bradley Manning, Julian Assange et Edward Snowden est qu’ils exposent toute une mythologie qui a été savamment construite par le cinéma, le monde académique et les médias corporatistes. Wikileaks est spécifiquement dangereux parce qu’il donne aux diseurs de vérités un moyen de sortir la vérité au grand jour. Ceci fut fait par cette vidéo “meurtres collatéraux” depuis le cockpit d’un hélicoptère de combat Apache, vidéo qui fut soi-disant fuité par Bradley Manning. L’impact qu’a eu cette vidéo demande une vengeance de l’état. Ici montrant des personnels de combat navigants assassinant des journalistes et estropiant des enfants dans les rues de Bagdhad tout en y clairement prenant plaisir, décrivant leur atrocité comme étant “jolie”. Pourtant, en un sens sans aucun doute vital, ils n’ont pas pu y échapper; nous sommes des témoins maintenant et le reste est notre décision.