Archive pour NSA GCHQ terrorisme d’état

Guerre cybernétique: La Corée du Nord en bouc émissaire pour la NSA et le GCHQ…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 4 janvier 2015 by Résistance 71

Oubliez la Corée du Nord la menace mondiale pour le cyberespace vient des Etats-Unis et du Royaume-Uni

 

John Naughton

 

2 janvier 2015

 

url de l’article:

http://www.mondialisation.ca/oubliez-la-coree-du-nord-la-menace-mondiale-pour-le-cyber-espace-vient-des-etats-unis-et-de-grande-bretagne/5422588

 

Si vous deviez mesurer l’importance d’un phénomène en termes de colonnes déversées dans la presse écrite, la cyber-attaque dont a été victime Sony aurait été l’affaire du mois.

Les cadres de l’entreprise ont dû poster des notes d’information à l’entrée des bureaux pour demander au personnel de ne pas se connecter sur le réseau une fois assis à leur poste de travail. L’ensemble du réseau de l’entreprise a dû être débranché alors qu’il devait faire face à une demande de rançon qui menaçait de rendre publics des documents confidentiels et des films pas encore sortis en salle, en échange de fortes sommes d’argent.

La grande question est : qui est responsable de l’attaque ? Les spéculations se sont déchaînées, conduisant certains à pointer du doigt la Corée du nord, sur la base que l’un de ses prochains films « The Interview » se moque du leader du pays, Kim Jong-un.

Cela semble fort improbable à ce chroniqueur que je suis : la Corée du nord peut manquer sérieusement d’humour au sujet de son leader chéri, mais en faire un sujet d’extraction de rançon serait bien maladroit, même pour cet étrange régime.

En fait, il ne semble pas y avoir eu de transfert d’argents : certains documents confidentiels, comme des tableaux Excel révélant les salaires des cadres de Sony les mieux payés, ont commencé à fleurir sur le net et les films secrets à se diffuser sur des sites pirates.

Excitant, non ? Mais la vraie grosse cyber histoire de ces dernières semaines est moins glamour mais bien plus inquiétante sur le long-terme. Elle concerne Regin, un malware qui vient tout juste de faire son apparition sur la scène publique, bien qu’il traînerait déjà depuis plusieurs années.

L’entreprise de sécurité Symantec le décrit comme « un malware complexe dont la structure montre un degré de compétence technique rarement vu. Personnalisable avec un degré extensible de potentialités qui dépend de la cible, il fournit à ceux qui le maîtrisent un outil puissant pour une surveillance de masse et il a été utilisé pour des opérations d’espionnage contre les organisations gouvernementales, les opérateurs d’infrastructure, les entreprises, les chercheurs et les particuliers ».

L’entreprise en va jusqu’à spéculer sur le fait que le développement de Regin a pris « des mois, si ce n’est des années » et il en conclut que « les moyens et le niveau de compétence mis en oeuvre derrière Regin indique que ce doit être un des principaux outils de cyber-espionnage utilisés par les Etats-nations ».

Ah, mais quels Etats-nations ? Faisons un pas en avant, et nous voyons la Grande-Bretagne, les Etats-unis et leurs agences de renseignement respectives, GCHQ (le Government communications Headquarters) et NSA.

Il y a quelques temps, Edward Snowden a révélé que les agences ont monté des attaques cyberpirates contre Belgacom, un fournisseur belge de services téléphoniques et internet, et contre des systèmes informatiques européens, mais il ne savait pas quels types de logiciels avaient été utilisés dans les attaques.

Maintenant nous savons : c’était Regin, un malware qui se présente sous la forme d’un logiciel Microsoft légitime et vole des données dans les systèmes infectés, ce qui en fait un outil inestimable pour les agences de renseignement qui désirent pénétrer les réseaux informatiques étrangers.

C’est vrai aussi, diriez-vous. Après tout, la raison pour laquelle nous avons GCHQ, c’est bien pour espionner ces vilains étrangers. L’agence était, ne l’oublions pas, à l’origine une branche de Bletchley Park, dont la mission était d’espionner les Allemands pendant la Seconde guerre mondiale.

Donc, peut-être que la nouvelle selon laquelle les Belges, en dépit des plus grands efforts déployés par les Monty Python, sont nos amis – ou que la Grande-Bretagne fait partie de l’UE – n’a pas encore été décodée par GCHQ ?

Espionner ses amis comme ses ennemis est un vieux principe de l’art de gouverner. On en usait habituellement pour des raisons de « sécurité nationale » ; maintenant c’est pour des raisons de « cybersécurité » et cela pose un nouveau problème. Qu’est-ce que la cybersécurité en fait ? Qu’est-ce que GCHQ et NSA essaient de garantir ? Est-ce la sécurité du cyberespace – c’est-à-dire Internet ? Ou une partie du réseau ? Et si oui, laquelle ?

Ici, certaines lignes apparemment sans conséquences d’un des documents Snowden prennent tout leur sens. « Les faits qui sont contenus dans ce programme », peut-on lire, « constituent une combinaison d’un grand nombre de faits, hautement sensibles, liés à la mission cryptologique générale de NSA. Leur révélation non-autorisée (…) causerait des dégâts exceptionnellement graves à la sécurité nationale américaine. La perte de ces informations pourrait gravement compromettre certaines relations cryptologiques hautement sensibles, américaines comme étrangères, des investissements de plusieurs années comme ceux futurs de la NSA, et sa capacité à exploiter le cyberespace étranger tout en protégeant le cyberespace américain ».

Notez bien cette dernière clause. « La cybersécurité » signifie deux choses en fait : premièrement, sécurité nationale, et deuxièmement, que le seul coin de cyberespace dont nous nous préoccupons est le nôtre. Nous pouvons exploiter le moindre centimètre dans le reste du monde virtuel à nos propres fins (nationales).

Cela donne carte blanche, par exemple, à la sape de la sécurité en-ligne de quiconque, en affaiblissant les cryptages utilisés pour des transactions commerciales ; le recours à des « exploits zéro-jour » acquis auprès de hackers qui puissent ensuite être utilisés contre les organisations ciblées ; et la diffusion de malware tels que Regin là où est notre bon plaisir.

Bienvenue dans notre monde connecté. 

= = =

Article connexe:

Virus “Regin”:

http://www.info-palestine.eu/spip.php?article15081

Publicités

Média, propagande et surveillance de masse: Le message télédiffusé d’Edward Snowden (Channel 4)

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , on 26 décembre 2013 by Résistance 71

Edward Snowden délivre une annonce de Noël au sujet de l’espionnage du gouvernement: “Traqués où que vous alliez !”

 

RT

 

24 Décembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/snowden-christmas-alternative-tv-745/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden a délivré son “message de Noël alternatif” sur une chaîne de télévision britannique (NdT: Channel 4 qui depuis 1993 offre une “message de Noël alternatif” à celui de la reine…). Le lanceur d’alerte a appelé pour la fin de l’espionnage de masse entrepris par les gouvernements, expliquant qu’un enfant né aujourd’hui n’aura plus “aucune conception de ce qu’est la vie privée”. (NdT: Ce qui est le but ultime de l’oligarchie en place bien entendu)

Le message de Snowden a été diffusé sur la chaîne britannique Channel 4 et se présente comme un message de Noël alternatif à celui de la reine d’Angleterre et son discours traditionnell de Noël, qui est diffusé par les autres chaînes de télévision du pays.

Filmé en Russie, le message est la première apparition télévisée du lanceur d’alerte depuis son arrivée dans le pays où il a reçu l’asile politique temporaire au mois d’août dernier.

Le message commence avec Snowden appelant à toute famille, les mettant en garde de l’étendue de la surveillance gouvernementale qui a pris une telle proportion qu’un “enfant né aujourd’hui grandira sans aucune conception de ce qu’est la vie privée et tout ce qui y est rattachée.”

En tant qu’ancien employé de la CIA et contractant de la NSA et en tant que personne derrière la plus grosse fuite de documents secrets de l’histoire des Etats-Unis, Snowden donne son sentiment du modèle étatique orwellien classique comme “n’étant rien comparé aux méthodes de surveillance actuelles.”

Les types de collectes d’information du livre, les micros, et les caméras vidéos, les télés qui nous regardent, ne sont rien comparé à ce qu’il est possible de faire aujourd’hui. Nous avons des émetteurs dans nos poches, qui sont capables de nous tracer où que nous allions. Pensez à ce que cela représente pour la vie privée d’un citoyen lambda,” dit l’ancien contractant de la NSA.

Il ajoute: “Un enfant né aujourd’hui n’aura plus de conception de a vie privée en grandissant. Ils ne sauront jamais ce que veut dire d’avoir un moment privé à soi, une pensée non-enregistrée, non-analysée.”

Ceci est un problème parce que la vie privée est très importante, la vie privée est ce qui nous permet de déterminer qui nous sommes et qui nous désirons être.” Ajoute Snowden.

Le lanceur d’alerte américain pointe également sur l’importance du débat déclanché par ses révélations. Snowden a divulgué des docuements top-secrets de la NSA, des documents sur la surveillance à très grande échelle des citoyens américains, britanniques et par d’autres gouvernements de leurs communications téléphoniques, internet. Ces révélations ont rendu le monde furieux, incluant bon nombre d’officiels gouvernementaux, comme le président brésilien Dilma Rousseff, qui fut espionné par l’agence du gouvernement américain.

La converstaion se déroulant aujourd’hui va déterminer le niveau de confiance que nous pouvons placer à la fois dans la technologie qui nous entoure et dans les gouvernements qui la régule. Ensemble nous pouvons trouver un meilleur équilibre, mettre fin à la surveillance de masse et rappeler au gouvernement que s’il veut vraiment savoir ce que nous pensons, nous demander est bien moins coûteux que d’espionner”, a dit Snowden.

Le message de Snowden à son audience britannique vient au milieu d’un débat de la nation au sujet du renforcement de la surveillance domestique ainsi qu’au niveau international.

Les dernières révélations des activités du renseignement de la NSA et des son alliée britannique de la General Communication HeadQuarters (GCHQ), ont suggéré vendredi dernier que les Etats-Unis et la GB espionnent aussi bien leurs ennemis que leurs amis, écoutant et enregistrant les communications d’officiels de gouvernements de l’UE, de l’ONU et d’Israël.

Snowden a dit dans une interview récente avec le Washington Post qu’il “a déjà gagné sa bataille”, car le public a déjà commencé à se dresser contre la surveillance du gouvernement. “Pour moi, en termes de satisfaction personnelle, c’est déjà mission accomplie”, a dit Snowden.

Le message de Noêl alternatif de Channel 4 au message royal a été diffusé depuis 1993, donnant la parole à des personnalités diverses, dont beaucoup sont vues comme étant controversives. Brigitte Bardot délivra un message en 1995, Marge et Lisa Simpson en 2004 et l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad en 2008.