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Pays du goulag levant (ex-USA): La NSA crée le super méga moteur de recherche ICREACH, le Google des barbouzes…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, presse et média, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 26 août 2014 by Résistance 71

Nous en profitons pour dire à la NSA, CIA, FBI, CSIS, DGSE, DCRI, MI5, MI6, Mossad, BND, tous les gouvernements, tonton Lulu et tata Ginette et que tous ceux qu’on oublie nous pardonnent… que nous les emmerdons à pied à cheval et en voiture !

— Résistance 71 —

 

Le moteur de recherche de la NSA permet aux services de renseignement de collecter des données sur les citoyens

 

RT

 

25 Août 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/usa/182724-icreach-nsa-snowden-search/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La NSA américaine a construit un énorme système de partage de l’information qui a pour but de permettre aux analystes des agences de renseignement (NdT: Il y en a 16 au pays du goulag levant !…) du pays, d’avoir accès à des centaines de milliards de fichiers et de données sur la vie des gens du monde entier.

Le moteur de recherche créé, ressemblant à “Google” (NdT: les ingénieurs de Google ont-ils participé à sa création ?… Bonne question…), d’après le journaliste Ryan Gallagher d’Intercept, a été développé par la NSA dès 2007, mais n’a été rendu public que lundi dernier, gràce aux documents classifiés fuités au site d’information par l’ancien contractant du renseignement Edward Snowden.

D’après les documents fuités et l’analyse de Gallagher, le moteur de recherche ICREACH créé par la NSA permet aux analystes de près de deux douzaines d’agences gouvernementales, incluant le FBI et la DEA (Drug Enforcement Administration, la Brigade des Stups fédérale), parmi d’autres, de partager un vaste domaine de détails sensibles collectés par la communauté du renseignement et ses partenaires ne concernant pas seulement des suspects de terrorisme, mais “des millions et des millions de données au sujet des citoyens américains, qui n’ont été accusés d’aucun crime ni délit”, écrit Gallagher.

“La NSA a reconnu qu’elle partage certaines de ses données avec des agences intra muros comme le FBI, mais les détails au sujet de la méthode et de l’ampleur de ce partage demeurent entourés de secret”, a ajouté Gallagher. Avec le dernier article en provenance de cœur des dossiers classifiés glânés par Snowden l’an dernier, des détails quoi qu’il en soit commencent à se faire jour au sujet de l’ampleur du partage de l’information stockée, ouvrant ainsi de nouvelles questions quant à ce qui apparaît la source illimitée d’information à la disposition de la communauté du renseignement au sujet des citoyens.

“ICREACH a été accessible à plus de 1000 analystes appartenant à 23 agences gouvernementales US qui travaillent dans le renseignement, d’après un mémo datant de 2010. Un document de planification datant de 2007, liste la DEA, le FBI, la CIA et la DIA (Renseignement militaire) comme des membres étant au cœur du partage de l’info. L’information partagée au travers d’ICREACH peut-être utilisée pour tracer des gens, reconstituer leur réseau de connaissances et d’association, aider à prédire des actions futures et potentiellement révéler les affiliations religieuses ou croyances politiques.” Écrit Gallagher. D’après un mémo confidentiel inclus dans les sources de Snowden, le moteur de recherche ICREACH est le tout premier système de partage de communications de méta-données au sein de la communauté du renseignement américaine”, en référence au terme utilisé pour décrire les détails bruts concernant les signaux de renseignement ou SIGINT, comme par exemple qui parle à qui et quand.

Depuis l’an dernier, les documents fuités par Snowden ont révélé et exposé l’ampleur de la portée que le renseignement américain et ses partenaires ont atteint afin de collecter et d’exploiter les meta-données personnelles afin de pouvoir tracer des personnes de leur intérêt. De manière routinière quoi qu’il en soit, des infornations concernant des citoyens américains lambdas sont injustement et illégalement collectées et néanmoins stockées dans les vastes bases de données gouvernementales, ce qui a levé certaines préoccupations au sujet de la vie privée et de ses avocats qui disent que le gouvernement va bien au delà de ses prérogatives en ce qui concerne la collecte et le stockage des données.

Des détails au sujet de ICREACH montrent maintenant que la NSA a construit un moteur de recherche qui peut contenir jusqu’à 850 milliards de fichiers différents, de communications ou “d’évènements”, démontrant par là les intentions de l’agence en regard de ce que le général Keith Alexander, l’ancien patron de l’agence, avait pour habitude de résumer en ce motto de la NSA: “Collectons tout.” Avec ce système très spécifique, la NSA apparaît avoir créé un moteur de recherche suffisamment puissant pour que les agences gouvernementales puissent scanner l’équivalent de plus de 100 fichiers par personne habitant cette planète. Parce que les documents de Snowden sont déjà anciens, il est plus que probable que la NSA ait déjà avancé vers la possibilité plus accrue de stocker des informations encore plus sensibles.

Tandis que la NSA estimait initialement pouvoir maintenir des archives de plus de 850 milliards de dossiers sur ICREACH, les documents indiquent que l’objectif pourrait bien avoir été amplement dépassé et que le nombre de données personnelles stockées par le sytème puisse avoir augmenté depuis le rapport de 2010 faisant référence aux 1000 analystes. Le “budget noir” de la communauté du renseignement pour 2013, qui a aussi été obtenu par Snowden, montre que la NSA a récemment demandé plus de financement afin de mettre à jour son ICREACH pour “donner aux analystes de l’IC (Intelligence Community / Communauté du Renseignement) un accès à de plus amples données partageables,” a écrit Gallagher.

Média, propagande et surveillance de masse: Le message télédiffusé d’Edward Snowden (Channel 4)

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Edward Snowden délivre une annonce de Noël au sujet de l’espionnage du gouvernement: “Traqués où que vous alliez !”

 

RT

 

24 Décembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/snowden-christmas-alternative-tv-745/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden a délivré son “message de Noël alternatif” sur une chaîne de télévision britannique (NdT: Channel 4 qui depuis 1993 offre une “message de Noël alternatif” à celui de la reine…). Le lanceur d’alerte a appelé pour la fin de l’espionnage de masse entrepris par les gouvernements, expliquant qu’un enfant né aujourd’hui n’aura plus “aucune conception de ce qu’est la vie privée”. (NdT: Ce qui est le but ultime de l’oligarchie en place bien entendu)

Le message de Snowden a été diffusé sur la chaîne britannique Channel 4 et se présente comme un message de Noël alternatif à celui de la reine d’Angleterre et son discours traditionnell de Noël, qui est diffusé par les autres chaînes de télévision du pays.

Filmé en Russie, le message est la première apparition télévisée du lanceur d’alerte depuis son arrivée dans le pays où il a reçu l’asile politique temporaire au mois d’août dernier.

Le message commence avec Snowden appelant à toute famille, les mettant en garde de l’étendue de la surveillance gouvernementale qui a pris une telle proportion qu’un “enfant né aujourd’hui grandira sans aucune conception de ce qu’est la vie privée et tout ce qui y est rattachée.”

En tant qu’ancien employé de la CIA et contractant de la NSA et en tant que personne derrière la plus grosse fuite de documents secrets de l’histoire des Etats-Unis, Snowden donne son sentiment du modèle étatique orwellien classique comme “n’étant rien comparé aux méthodes de surveillance actuelles.”

Les types de collectes d’information du livre, les micros, et les caméras vidéos, les télés qui nous regardent, ne sont rien comparé à ce qu’il est possible de faire aujourd’hui. Nous avons des émetteurs dans nos poches, qui sont capables de nous tracer où que nous allions. Pensez à ce que cela représente pour la vie privée d’un citoyen lambda,” dit l’ancien contractant de la NSA.

Il ajoute: “Un enfant né aujourd’hui n’aura plus de conception de a vie privée en grandissant. Ils ne sauront jamais ce que veut dire d’avoir un moment privé à soi, une pensée non-enregistrée, non-analysée.”

Ceci est un problème parce que la vie privée est très importante, la vie privée est ce qui nous permet de déterminer qui nous sommes et qui nous désirons être.” Ajoute Snowden.

Le lanceur d’alerte américain pointe également sur l’importance du débat déclanché par ses révélations. Snowden a divulgué des docuements top-secrets de la NSA, des documents sur la surveillance à très grande échelle des citoyens américains, britanniques et par d’autres gouvernements de leurs communications téléphoniques, internet. Ces révélations ont rendu le monde furieux, incluant bon nombre d’officiels gouvernementaux, comme le président brésilien Dilma Rousseff, qui fut espionné par l’agence du gouvernement américain.

La converstaion se déroulant aujourd’hui va déterminer le niveau de confiance que nous pouvons placer à la fois dans la technologie qui nous entoure et dans les gouvernements qui la régule. Ensemble nous pouvons trouver un meilleur équilibre, mettre fin à la surveillance de masse et rappeler au gouvernement que s’il veut vraiment savoir ce que nous pensons, nous demander est bien moins coûteux que d’espionner”, a dit Snowden.

Le message de Snowden à son audience britannique vient au milieu d’un débat de la nation au sujet du renforcement de la surveillance domestique ainsi qu’au niveau international.

Les dernières révélations des activités du renseignement de la NSA et des son alliée britannique de la General Communication HeadQuarters (GCHQ), ont suggéré vendredi dernier que les Etats-Unis et la GB espionnent aussi bien leurs ennemis que leurs amis, écoutant et enregistrant les communications d’officiels de gouvernements de l’UE, de l’ONU et d’Israël.

Snowden a dit dans une interview récente avec le Washington Post qu’il “a déjà gagné sa bataille”, car le public a déjà commencé à se dresser contre la surveillance du gouvernement. “Pour moi, en termes de satisfaction personnelle, c’est déjà mission accomplie”, a dit Snowden.

Le message de Noêl alternatif de Channel 4 au message royal a été diffusé depuis 1993, donnant la parole à des personnalités diverses, dont beaucoup sont vues comme étant controversives. Brigitte Bardot délivra un message en 1995, Marge et Lisa Simpson en 2004 et l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad en 2008.

NSA espionnage global: Le but de la NSA est « l’élimination totale de toute vie privée dans le monde »…

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A notre sens, témoigner devant une « commission européenne » n’est que pisser dans un violon, car il est évident depuis bien longtemps que l’UE fait partie intégrante du Nouvel Ordre Mondial. elle en est même un maillon essentiel de contrôle des populations. Il est impossible que la NSA ait pu faire ce qu’elle a fait sans qu’aucune agence de renseignement européenne ne soit au courant. La collusion est totale et les fournisseurs d7accès internet et les réseaux de téléphonie etc européens sont complices comme le sont les Google, Yahoo, Microsoft, Apple et les suspects habituels des turpitudes totalitaires.

Confiance zéro et tout cela n’est que poudre aux yeux et va se terminer sans suite, lavé plus blanc que blanc…

— Résistance 71 —

 

Le but ultime de la NSA est l’abolition totale de la vie privée dans le monde entier (Greenwald à l’UE)

 

RT

 

18 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/greenwald-eu-parliament-testimony-424/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

A lire 20 décembre: La NSA achète RSA et corrompt le protocle d’encryptage de données

La National Security Agency (NSA) a pour but avec son partenaire britannique du GCHQ d’éliminer complètement toute vie privée dans le monde entier a dit le journaliste Glenn Greenwald dans une enquête de l’Union Européenne.

Il a critiqué les gouvernements de l’UE et leur silence assourdissant lors des révélations de l’espionnage de masse commis par la NSA. Décrivant la réaction “apathique et indifférente” aux rapports que des citoyens lambda étaient espionnés, Greenwald a dit que les politiciens européens n’ont réagi et pris certaines actions que lorsqu’ils ont découvert qu’ils avaient eux-mêmes victimes du ciblage d’espionnage de la NSA.

 “Je pense que les gouvernements ont inculqué aux gens d’accepter que la vie privée n’est pas de grande importance”, a dit Greenwald, ajoutant que c’était “pour former des populations accoutumées aux violations ininterrompues de leur vie privée.”

Greenwald, ancien journaliste du quotidien anglais The Guardian est connu pour avoir publié les fuites d’Edward Snowden sur l’espionnage de masse de la NSA ; il témoignait devant le comité européen des libertés civiles au parlement et communiquait via une connexion vidéo, contribuant ainsi à une enquête sur la surveillance globale de la NSA des citoyens européens.

 “La NSA n’a pas besoin de raisons spécifiques pour collecter les données des citoyens et leur communications” a dit le journaliste, rappelant au passage au panel du comité que le but ultime de l’agence d’espionnage est “d’éliminer toute vie privée individuelle dans le monde entier.”

Contredisant l’affirmation de Washington que l’agence ne s’engage pas dans de l’espionnage économique, Greenwald a dit que les activités de la NSA  et du GCHQ britannique sont dirigées vers “la manipulation diplomatique et l’accumulation de pouvoir”.

Greenwald a rejeté les accusations du gouvernement américain disant que Snowden et ses complices ont mis en danger le combat contre le terrorisme en divulgant et publiant des données classifiées top secrètes. Il a dit que la seule chose dans cette affaire qui a été endommagée est de fait “la perception d’honnêteté et de crédibilité” des gouvernements engagés dans l’espionnage.

L’enquête a été commanditée pour discuter de l’augmentation de la sécurité de l’internet et de la téléphonie et de leurs réseaux dans l’UE.

Le lanceur d’alerte Edward Snowden a révélé l’énorme volume du programme d’espionnage de la NSA en Europe plus tôt cette année. Il a disséminé des fichiers et documents classifiés aux médias internationaux. Documents qui montrèrent que la NSA espionnait un bon nombre de personalités politiques importantes incluant la chancelière allemande Angela Merkel. De plus, il fut révélé que l’organisation collecte et stocke des metadonnées de millions de coups de téléphone dans l’UE.

Snowden est aussi attendu pour témoigner devant le comité européen des libertés civiles en janvier 2014. Ceci fait partie de la procédure d’enquête.

Grille de contrôle totalitaire: L’Agence de la Sécurité Nationale (NSA) yankee dans la tourmente…

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Ne nous leurrons pas… Ceci n’est pas un problème exclusivement américain qui doit être résolu par les Américains. Ceci est un problème planétaire et implique l’ensemble des réseaux numériques. La grille de contrôle de chaque citoyen du monde se met en place; une fois vérouillée, la répression féroce de la dissidence s’effectuera.

Joseph Goebbels disait: « Vous n’avez rien à craindre si vous n’avez rien à vous reprocher… » Ben tiens !… Le problème avec le terrorisme d’État et des monopoles des cartels, est qu’à un moment où un autre… On a TOUTES et TOUS quelque chose à se reprocher… Toujours, car on est toujours le « terroriste » ou le « dissident » de quelqu’un.

Il faut donc agir et vite… Adopter l’attitude du « après moi le déluge » est une attitude à très haut risque.

« Vous voulez savoir à quoi ressemblera le futur ? Imaginez une botte écrasant un visage… pour toujours. » (George Orwell, « 1984 »)

— Résistance 71 —

 

Après Hillary Benghazi Clinton… Voici Barack Allo Obama !

 

Résistance Africaine

 

IRIB

 

9 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/item/260594-après-hillary-benghazi-clinton-voici-barack-allo-obama

 

 

« Ils peuvent presque vous observer formuler vos idées…. au fur et à mesure que vous les tapez sur votre clavier », a déclaré celui par qui tout est arrivé : un agent du renseignement américain anonyme, se disant « désenchanté », qui a décidé de livrer à la presse des secrets jusqu’ici bien gardés.

Jeudi, le quotidien américain The Washington Post et le journal britannique The Guardian révélaient l’existence d’un programme de surveillance dont le public n’avait jamais entendu parler : Prism. Ce programme permet à deux agences fédérales, la National Security Agency (NSA, l’Agence de sécurité nationale) et le FBI, de collecter secrètement des informations échangées par des utilisateurs du Web, en comptant sur la coopération de neuf sociétés internet, dont Microsoft, Google, Facebook, Apple, Skype ou Youtube (Twitter n’en fait pas partie).

Le programme aurait été lancé en 2007, à la toute fin du mandat de George W. Bush, au moment où les réseaux sociaux étaient en plein boom et la NSA soucieuse de ne pas en perdre une miette. Puis il fut conservé et développé sous l’administration Obama. L’argument ? La lutte anti-terroriste, Prism devant servir à détecter toute menace potentielle à la sécurité intérieure.

Obama a justifié vendredi l’existence de tels programmes.
L’État fédéral s’est donc mis en quête d’informations (lesquelles ? Ce n’est pas très clair) en épluchant les boîtes mails, les services de discussions en ligne (chat), les chaînes vidéos et les outils de transfert de dossiers… Il suffit de puiser dans les serveurs de sociétés internet, toutes basées dans la Silicon Valley en Californie, par lesquelles transitent des internautes du monde entier. Le renseignement américain ne nie absolument pas l’existence de ce programme. L’affaire prend d’ailleurs une nouvelle dimension puisque le journal britannique The Guardian a révélé vendredi que le Royaume-Uni avait bénéficié de ce programme : le GCHQ, l’agence officielle chargée des écoutes, pouvait accéder au programme Prism depuis au moins 2010.

Les autorités américaines, malgré l’ampleur des protestations, ont décidé d’assumer. Vendredi midi, lors d’une conférence de presse, Barack Obama a insisté sur le fait que les données ainsi collectées appartenaient « seulement à des étrangers, résidant hors des États-Unis », que le programme était efficace pour lutter contre le terrorisme et surtout « légal». Arguant qu’un « compromis » était nécessaire entre sécurité nationale et protection de la vie privée, le président américain a insisté : ces programmes « ne sont pas secrets dans le sens où, dans le cas des appels téléphoniques, tous les membres du Congrès ont été informés. Les commissions ad hoc du renseignement sont pleinement informées au sujet de ces programmes, qui ont été autorisés par de larges majorités couvrant les deux partis depuis 2006 ».

En effet, Prism semble être un pur produit du Patriot Act, ce paquet de lois visant à améliorer la sécurité du pays par tous les moyens, voté à la suite des attaques du 11 septembre 2001. Il a été mis en place grâce au « FISA Amendment Act », un amendement voté à plusieurs reprises par le Congrès, la dernière fois en 2012, complétant une loi de 1978 qui encadre le dispositif de surveillance américain à l’étranger. D’où son nom, FISA pour Foreign Intelligence Surveillance Act. Il permet aux agences fédérales d’obtenir du tribunal, dit FISA Court, une ordonnance leur donnant le droit de surveiller des étrangers, sans mandat, même si la communication ou l’email sont interceptés sur le sol américain.

Prism trouverait encore sa base légale dans la Section 215 du Patriot Act. Elle permet au gouvernement d’obtenir sur ordre secret d’un tribunal des documents appartenant à des entreprises, à partir du moment où ceux-ci s’avèrent « pertinents et utiles dans le cadre d’une enquête liée à la sécurité nationale ». C’est donc via cette Section 215 que les agences ont exigé de Microsoft, Google et consort que ces sociétés leur ouvrent leurs portes.

Depuis hier, ces dernières se fendent d’ailleurs de communiqués de presse expliquant qu’elles n’ont pas donné un accès illimité à leur serveur, mais seulement obéit à des « requêtes de la justice »… Apple souligne même n’avoir jamais entendu le nom Prism.

Le mode d’emploi de la NSA pour expliquer le programme Prism à ses agents.
Sauf que ces arguments risquent de ne pas suffire. D’abord, parce que les documents récupérés et publiés par le Washington Post (notamment cetincroyable Pdf de la NSA sur Prism, destiné à circuler en interne, aussi coloré qu’un livre pour enfant) indiquent que Prism permet aussi de collecter des données privées appartenant à des citoyens américains, sur le sol américain, à partir du moment où ceux-ci font partie du cercle élargi de relations d’étrangers étant surveillés. Autrement dit, les Américains comme les étrangers ont de quoi s’indigner.

Les révélations du Washington Post pourraient être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Elles surviennent après une série de scandales portant sur le fonctionnement opaque de l’administration Obama, particulièrement friande de surveillance. Les dernières en date sont une affaire de « fadettes » – mise sous surveillance téléphonique touchant des journalistes d’Associated Press, dévoilée le 13 mai (lire à ce sujet l’article de Thomas Cantaloube). Il y a eu ensuite la découverte d’un autre programme secret de surveillance à grande échelle de la NSA. Il concerne cette fois-ci des communications téléphoniques, et fut révélé par The Guardian mercredi.

De quoi faire chanceler l’administration Obama ?

Le journal anglais a publié un document secret datant d’avril 2012 : c’est un arrêt du fameux tribunal FISA évoqué plus haut, ordonnant à l’opérateur américain de téléphonie mobile Verizon de fournir quotidiennement à la NSA le relevés des appels de tous ses abonnés! À savoir, la liste des appels passés et reçus, la durée des appels et le lieu où se situent les interlocuteurs, tant aux États-Unis qu’à l’étranger. Sans que ceux-ci n’en soient bien sûr informés ().

Les autorités américaines ont confirmé que ce programme existait bel et bien, qu’il était renouvelé depuis sept ans, qu’il était tout aussi « légal » que Prism. James Clapper, le chef du renseignement américain, précise même qu’il est bien dommage que le secret ne soit pas mieux préservé pour assurer la sécurité de la nation…
Mais qui fait les frais de ces programmes et sur quels critères ? À quoi servent toutes ces données et combien de temps sont-elles conservées ? Combien coûtent-ils au contribuable américain, qui n’est pas tenu au courant ? Et quid des sociétés internet, ou de téléphonie dans le cas de Verizon, censées protéger un minimum la vie privée de leurs clients ? Autant de questions auxquelles Barack Obama ne répond pas et qui agitent désormais la presse américaine, surtout la presse d’opinion et de centre-gauche, ainsi que les associations de protection des libertés civiques.

« La NSA est-elle en train de conserver ces données en anticipant leur utilité dans le futur ? C’est ce qu’elle a l’air de faire », notait ainsi vendredi la journaliste Dina Temple-Raston, sur la radio publique américaine NPR. « Dans le cas Verizon, l’arrêt de la Cour soulève un certain nombre de questions. La plus prégnante étant de savoir si, juge ou pas juge, cela constitue une scandaleuse violation de la vie privée et des droits des Américains ? La réponse à cette question est oui », analysait Amy Davidson, ici dans le New Yorker.

Ces observateurs dénoncent aussi le grand écart de plus en plus visible, voire schizophrène, entre les propos et les actes de Barack Obama, qui, le 23 mai, déclarait encore que la guerre contre la terreur devait s’achever et que Guantanamo devait fermer… Comme il l’avait déjà fait à de nombreuses reprises depuis sa première campagne, en 2008. Le site The New Republic titre ainsi l’une de ses analyses sur le sujet : « Pire que Bush ? ».

Interrogé par Mediapart, l’ancien journaliste du New York Times Chris Hedges ne s’embarrasse même plus du point d’interrogation. « Oui, c’est pire que sous George W. Bush », résume-t-il. Selon cet intellectuel des plus critiques vis-à-vis du fonctionnement de l’État américain, qu’il a notamment décortiqué dans ses ouvrages, L’Empire de l’illusion ou La Mort de l’élite progressiste, la guerre contre la terreur a donné naissance à « une guerre contre les libertés civiques, et contre tous ceux qui pourraient éventuellement dénoncer les crimes de l’élite au pouvoir ».

Un data center de la firme Google. dr
Il n’est pas le seul à faire ce constat… David Talbot, fondateur du site politique américain Salon, se fend d’un long éditorialoù il dénonce « cet état sécuritaire engorgé par les dépenses de la guerre contre le terrorisme, qui a empiété si profondément sur nos libertés civiques que nous devons nous réveiller et nous battre maintenant. Autrement elles seront perdues à jamais ».

Il souligne encore que, « ce ne sont pas seulement les Bradley Manning (jeune soldat dont nous avons fait le portrait, ici, aujourd’hui en procès, accusé de « collusion avec l’ennemi » et risquant la prison à perpétuité pour avoir transmis des documents secrets de l’armée américaine à WiliLeaks – ndlr) et Julien Assange qui souffrent de cet Etat ‘secret’, c’est aussi des hackers et des journalistes en lien avec le réseau des Anonymous ou WikiLeaks, qui sont sujets au harcèlement du FBI, aux détentions dans les aéroports, aux arrestations ». Indigné, David Talbot en profite pour annoncer le lancement d’un nouveau site d’enquête, nommé Open America, afin d’encourager les révélations de ce genre.

Peut-on attendre de ces affaires qu’elles fassent chanceler l’administration Barack Obama ou qu’elles infléchissent un tant soit peu sa politique de lutte antiterroriste ? « Je peux vous garantir que ça ne changera rien, tranche Chris Hedges. Entre autres, parce que ces programmes sont soutenus par les membres des deux partis au Congrès. Personne dans les hautes sphères du pouvoir ne s’y oppose

RESISTANCE AFRICAINE