Archive pour néolibéralisme et intérêts particuliers

Crise économique: Les chiffres dont ne parle pas la pressetituée…

Posted in actualité, économie, crise mondiale, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 26 septembre 2013 by Résistance 71

Ceci s’applique à la France, les chiffres officiels sont totalement bidons… et cela ne va pas aller en s’améliorant, au contraire… Le but est le chaos économique et l’avènement de la gouvernance mondiale ne l’oublions jamais. Cela passe par le chaos politico-économique.

— Résistance 71 —

 

Crise la génération sacrifiée

 

Oleg Serveguine

 

24 Septembre 2013

 

url de l’article original:

http://french.ruvr.ru/2013_09_24/Une-generation-a-trois-negations-4898/

 

L’abréviation anglaise « NEET » est un homonyme de la négation russe « niet » (non), et en principe le sens des deux mots s’y ramène. Le premier, introduit par le gouvernement britannique et repris par le lexique statistique d’autres pays d’Europe, signifie la jeunesse exclue dans le contexte de crise : « Not in Education, Employement or Training » (Ni instruction, ni emploi, ni formation).

« C’est la plus récente de la longue série d’informations effrayantes : le nombre des chômeurs parmi les jeunes a représenté en Italie 39 %, établissant ainsi un nouveau record. » C’est par cette constatation peu réjouissante que le journal allemand Neues Deutschland commence son article titré « la génération perdue de l’Europe ». En publiant ces « informations effrayantes », le périodique avait en vue les nouvelles données statistiques publiées ces jours-ci par l’Eurofound (Fonds européen d’amélioration des conditions de vie et de travail).

L’avenir de l’Europe, indique le rapport du Fonds, dépend de ces 94 millions d’habitants âgés de moins de 24 ans. C’est sur eux que reposera la responsabilité de la prospérité des générations de leurs aînés. Mais ce qui est particulièrement injuste, c’est que se sont précisément les jeunes qui sont frappés par la crise, concluent les experts d’Eurofound.

D’après le fonds, l’Union européenne compte 7,5 millions de jeunes gens de 15 à 24 ans et 6,5 millions de 25 à 29 ans, évincés à la périphérie du marché européen de l’emploi et de l’instruction. Ce sont ceux qui forment la catégorie sociale « NEET ».

Comme l’apprend Neues Deutschland, la Commission Européenne étudie actuellement le projet de ce qu’on appelle une « garantie pour les jeunes ». Son but est d’assurer à chaque jeune de moins de 25 ans une possibilité d’obtenir un emploi en l’espace de 4 mois après la fin des études ou une perte d’un emploi. Mais où en trouver, si, disons, en Espagne ou en Grèce, le chômage parmi les jeunes dépasse 50 %, s’interroge le journal.

Oleg Barabanov, chef de la chaire de la politique de l’UE et du Conseil de l’Europe du MGIMO critique les actions des fonctionnaires à Bruxelles.

« L’Union Européenne a adopté un programme spécial censé optimiser la politique de l’emploi, y compris parmi les jeunes, – dit le professeur. Mais de l’avis de la plupart des experts, ce programme a échoué. Et ensuite la crise a éclaté. On comprend qu’à présent, des organisations de jeunes et les universités en Grèce, en Italie et dans d’autres pays de l’UE sont des centres de protestation contre une politique aussi myope. »

Andrea Nahles, secrétaire générale du SPD, a qualifié de risible la somme de six milliards d’euros prévue dans le budget à long terme de l’UE pour le soutien aux jeunes.

The Guardian britannique a récemment cité l’OCDE qui constate que l’UE « avait fait échouer le contrat social » avec les jeunes. Il serait curieux de savoir si ne serait-ce qu’une seule des trois négations disparaitra pour la génération « NEET » ?

 

 

Les intérêts particuliers regnent en maître a Washington… Quand le lobbyisme néolibéral pourrit l’économie et la politique

Posted in actualité, économie, politique et lobbyisme, politique et social, politique française with tags , on 20 novembre 2010 by Résistance 71

Il est important a notre sens de se référer et d’analyser au mieux ce qui nous vient d’outre-Atlantique, car le modele économico-politique américain est bien évidemment celui qui régit le monde d’aujourd’hui depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Ce qui arrive aux Etats-Unis finit immanquablement par déferler sur le reste du monde, avec toujours plus ou moins de retard. En France, la politique néolibérale a pris une autre tournure depuis l’accession de Sarkozy au pouvoir. En quelle mesure ? En cela que la France sarkozienne a abdiqué sa souveraineté et son indépendance vis a vis de « l’allié » américain. La France a été forcée d’entrer en idolâtrerie servile face a l’hégémon américain et ceci d’autant plus facilement dans les hautes spheres du pouvoir que Sarkozy lui-même et son équipe (Copé, Devedjian) ont été formés par les services du département d’état états-uniens et ce depuis que Sarkozy fut élu maire de Neuilly sur Seine. Les cadres de l’UMP sont des taupes des néo-cons américains, dont la mission est de recadrer la France dans le giron américain et de l’OTAN.

L’inféodation du clan Sarkozy a la finance et au gros business américains n’est d’autant plus évidente que l’un des freres Sarkozy est un membre directeur influent du groupe Carlyle, cher au néo-conservateurs criminels américains.

La politique yankee est totalement phagocytée par le lobbyisme a tous les étages et il n’y a jamais eu autant de groupes de pression en action a Washington pour pousser les politiques de derriere le rideau que sous la présidence du caniche de Wall Street: Barack Obama. Ce qui se passe a Washington nous concerne tous, car cela influence les orientations économico-politiques a travers le monde, et si le lobbyisme est rampant a Washington, il l’est également de maniere ( a peine) plus feutrée chez nous. Attention danger ! Le fric et le trafic d’influence pourrit tout.. Plus que jamais !

Le néolibéralisme fasciste n’est que l’affirmation du contrôle hégémonique de l’intérêt particulier sur l’intérêt général, avec la bénédiction des urnes citoyennes.

Halte a la fumisterie, que les peuples reprennent définitivement le pouvoir !

— Résistance 71 —

États-Unis : les lobbyistes ont acheté le Congrès

par Lindsay Renick Mayer

Si d’un point de vue démocratique, le Congrès des Etats-Unis est l’institution la plus corrompue du monde, il n’en est rien au plan pénal. C’est en toute légalité que des groupes d’intérêt ont dépensé 32 523 dollars par jour de session et par parlementaire pour acheter leurs votes. Ce qui ailleurs est jugé comme une activité criminelle est admis comme un simple business dans un pays qui refuse la notion d’intérêt général et fonde la représentativité parlementaire sur des coalitions d’intérêts particuliers.

18 NOVEMBRE 2010

Les « intérêts spéciaux » [1] ont versé plus de 3,2 milliards de dollars aux lobbyistes de Washington en 2008, plus que pour toute autre année ayant fait l’objet d’études, informe une ONG, le Center for Responsive Politics. [2] Ce chiffre représente une augmentation record de 13,7 % par rapport à 2007, où l’on avait déjà dépensé 7,7 % de plus qu’en 2006.

Le Centre calcule que les groupes d’intérêt ont dépensé en lobbying 17,4 millions de dollars par jour de travail parlementaire en 2008, soit en moyenne 32 523 dollars par jour et par législateur.

Sheila Krumholz, directrice du Centre, indique : « Le gouvernement fédéral distribue des milliards chaque jour ; cela représente un travail sûr pour les agents capables de décrocher une part du gâteau au profit des grandes sociétés et des secteurs d’activité. »

Les groupes d’intérêt des industries de la santé ont dépensé plus que tout autre secteur économique en lobbying fédéral. L’« investissement » de 478,5 millions de dollars leur vaut la palme pour la troisième année consécutive. Ils dépassent le secteur financier (avec compagnies d’assurances et immobilier), qui a déboursé 453,5 millions dans les activités de lobbying.

L’industrie des produits pharmaceutiques/santé a déboursé 230,9 millions de dollars, portant son total pour les onze dernières années à plus de 1,6 milliard. Elle est suivie, pour 2008, par le secteur très rentable des installations électriques, avec 156,7 millions ; puis les assurances, avec 153,2 millions, et enfin le pétrole et le gaz, avec 133,2 millions. Les groupes pro-israéliens, les entreprises de transformation d’aliments et l’industrie du pétrole et du gaz sont les secteurs qui ont le plus augmenté leur contribution au lobbying en 2008, en pourcentage par rapport à l’année précédente.

Le secteur financier, celui des assurances et les compagnies immobilières ont joué des coudes pour obtenir du Congrès une bonne part du paquet d’aide d’urgence de 700 milliards, approuvé fin 2008. La plupart des sociétés ayant réduit leur contribution au lobbying sont celles qui ont déposé leur bilan ou dont le contrôle est passé entre les mains du gouvernement fédéral, mettant un terme à leurs activités de lobbying.

« Bien que certains intérêts financiers, de compagnies d’assurances et de biens immobiliers, se soient retirés l’an dernier, ils ont encore distribué plus de 450 millions de dollars pour influencer les politiques de marché.

Cet argent peut acheter une bonne dose d’influence, c’est une fraction de ce que récolte en échange le secteur financier avec le programme gouvernemental d’aide d’urgence », fait remarquer Krumholz.

Les associations liées aux marchés financier et immobilier, ainsi que les regroupements de propriétaires immobiliers figurent parmi les organisations ayant le plus augmenté leurs dépenses de lobbying en 2008 : l’Association nationale des agents immobiliers de 25%, passant de 13,9 à 17,3 millions, l’Association américaine des banquiers quant à elle déboursé 9,1 millions de dollars en 2008, soit 47 % de plus qu’en 2007.

Parmi les autres groupes industriels ayant davantage fait circuler les pots de vin en 2008 figurent : le Conseil privé de l’équité ; l’Association des banquiers hypothécaires des États-Unis et la Table ronde des services financiers.

La Chambre de commerce des États-Unis reste le premier investisseur en lobbying pour l’année 2008, avec près de 92 millions, soit plus de 350 000 dollars par jour ouvrable, et une augmentation de 73 % par rapport à 2007. Les associations patronales dans leur ensemble ont augmenté leurs dépenses de lobbying de 47 % entre 2007 et 2008.

Certaines industries semblent avoir opéré des coupes sombres dans ce genre de dépenses, mais n’ont pas pour autant totalement renoncé à ces pratiques. La contribution des compagnies automobiles a diminué de 7,6 %, passant de 70,9 à 65,5 millions de dollars, un net changement par rapport aux années précédentes puisque les fabricants et distributeurs d’automobiles avaient augmenté ce type de dépenses de 21 % entre 2006 et 2007. Entre 2007 et 2008, l’Alliance des fabricants d’automobiles, qui avec les « trois grands de Détroit » (General Motors, Ford et Chrysler) a été auditionné par le Congrès pour demander de l’aide ; a rabaissé ses frais de lobbying de 43 %, soit un total passant de 12,8 à 7,3 millions de dollars. Seul Ford a légèrement accru ses dépenses, mais seulement de 8 % (de 7,1 à 7,7 millions).

Parmi les entreprises de lobby basées à Washington, Patton Boggs a fait état des revenus, en lobbying déclaré, les plus élevés pour la cinquième année consécutive : 41,9 millions de dollars, ce qui représente une augmentation de plus de 20 % par rapport à 2006. Parmi les clients les plus généreux de l’entreprise figurent Cerberus Capital Management, le fabricant de sucreries et d’aliments pour animaux Mars, le groupe de communications Verizon, les groupes pharmaceutiques Bristol-Myers Squibb et Roche, ainsi que l’Association américaine pour la justice (auparavant connue sous le nom d’Association des avocats plaideurs des Etats-Unis).

Mise à jour de Lindsay Renick Mayer (de Open Secrets.org)

On dirait une petite annonce : « Licencié et en quête d’emploi ? L’industrie du lobby a besoin de vous ! » Depuis que nous avons publié cet article sur OpenSecrets.org en janvier 2008, l’industrie du lobbying n’a cessé de croître, alors même que les autres entraient en récession, condamnant des centaines de milliers de citoyens états-uniens au chômage.

Cette croissance s’explique en partie, justement, par la récession économique : de nombreux cadres recherchent l’aide du gouvernement pour remettre leurs entreprises à flots. D’autres tirent simplement les avantages qu’offrent les nombreux parachutages de paquets gouvernementaux. Tant qu’il existera un gouvernement fédéral qui distribue des fonds, les agents du lobbying augmenteront leurs dépenses d’année en année pour gagner les faveurs de ceux qui fabriquent les lois.

Nous voyons ce genre de dépenses grimper d’année en année — plus de cent pour cent sur les dix dernières années—, et le regain d’activité qui a caractérisé le premier trimestre de 2009 indique que la tendance se maintiendra dans un avenir proche. Se basant sur les dossiers du Bureau des registres publics du Sénat, le Center for Responsive politics (CRP) a constaté, entre janvier et mars, une croissance du lobbying, par rapport à la même période de l’année précédente, de l’ordre de 2,4 millions de dollars.

Les syndicats professionnels, organisations et entreprises ont versé, pour le premier trimestre 2009, au moins 799,7 millions de dollars aux marchands d’influence au Congrès des États-Unis, contre 797,2 millions pour le même trimestre 2008. L’augmentation peut sembler dérisoire au regard des milliards investis chaque année dans cette activité, mais en cette époque de turbulences économiques, il est indéniable que cela représente un fort courant de revenus pour une seule industrie.

Ceci dit, les industries ayant fait les gros titres de la presse sur la question des fonds demandés ou reçus du gouvernement fédéral, ont diminué leurs frais de lobbying durant le premier trimestre 2009, par rapport à la même période en 2008.

Les bénéficiaires des liquidités distribuées en vertu du programme de sauvetage des actifs financiers du gouvernement fédéral (Troubled Asset Relief Program, TARP) ont distribué moins d’argent à leurs agents qu’au cours de tout autre trimestre en 2008, peut-être parce qu’ils ont dû faire face aux nouvelles règles restreignant leurs contacts avec les fonctionnaires publics en charge du programme d’aide urgente.

Le CRP a constaté que les bénéficiaires du TARP ont dépensé 13,9 millions de dollars au premier trimestre 2009, contre 20,2 millions de janvier à mars 2008 et 17,8 millions au dernier trimestre 2008. Tandis que le gouvernement distribue des milliards, ces sommes semblent dérisoires en comparaison des avantages que récoltent les corporations. [3]

Sources :

Project Censored / Red Voltaire / Center for Responsive Politics.

http://www.voltairenet.org/article167029.html