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Syrie et pourparlers de Genève: L’empire pilote ses drones politiques pour torpiller toute solution non militaire…

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La Russie avertit des tentatives de faire dérailler les pourparlers sur la Syrie

 

Press TV

 

20 Avril 2016

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2016/04/20/461612/russia-syria-lavrov-derail/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov dit que quelques “joueurs” tentent de faire “dérailler” les pourparlers de paix pour mettre fin à la guerre en Syrie.

“Il y a quelques joueurs, procédant depuis l’extérieur, qui chérissent le rêve de renverser le régime syrien par la force et qui essaient tout ce qui est possible de faire en la matière, y compris de faire dérailler les pourparlers de Genève”, a cité l’agence de presse russe TASS d’un entretien de Lavrov mardi.

Lavrov a fait cette remarque après une réunion avec le ministre des AE français Jean-Marc Ayrault à Moscou.

“Je crois que la France et les Etats-Unis ne sont catégoriquement pas d’accord avec ces démarches”, a t’il ajouté. Il a noté que la Russie et ses partenaires font tout ce qu’ils peuvent pour empêcher une solution militaire au conflit syrien.

“Ceci représente la voie du chaos ultime, la destruction d’un autre état… Il est nécessaire d’amener ceux qui fomentent ces plans devant la justice,” a t’il ajouté.

En référence aux négociateurs de l’opposition syrienne du High Negotiations Committee (HNC) quittant les pourparlers de paix se tenant en ce moment à Genève, Lavrov a insisté sur le fait que les négociations entre le gouvernement syrien et les autres groupes ne sont pas “gelées”.

“Aucun groupe d’opposition… aucun d’entre eux seul, n’a le monopole du droit de représenter les opposants au régime”, a insisté Lavrov.

Plus tôt, Riyad Hijab, le coordinateur du HNC a dit qu’il quittait la Suisse, répétant des allégations disant que le gouvernement syrien est en violation de l’accord de cessez-le-feu depuis le début des pourparlers.

A la suite de l’annonce, le chef de la délégation des négociations de la Syrie, Bachar al-Jaafari a dit que même si la délégation du HNC quitte Genève, les pourparlers continueront.

“S’ils veulent boycotter, libre à eux. Ce n’est pas un gros problème pour nous parce qu’ils ne sont que des représentants d’une faction de l’opposition syrienne,” a dit al-Jafaari, ajoutant que les arguments utilisés par le HNC ne sont pas “du tout convaincants”.

Guerre impérialiste et ingérence en Syrie: Le Barnum des négociations de Genève 3…

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Négociations sur la Syrie: la mise à mort d’Al-Assad ouvertement évoquée à Genève 3

L. Mazboudi

 

14 mars 2016

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=292059&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=449&s1=1

 

Durant les deux points de presse organisés séparément ce lundi, en marge du lancement de la conférence de Genève-3, l’émissaire onusien  Stefan De Mistura et le représentant de la Syrie Bachar al-Jaafari ont semblé être aux antipodes quand à leur vision du règlement en Syrie.

Le premier a insisté sur le fait que le compromis politique passe par un transfert politique, lequel constitue d’après lui l’essentiel de la discussion. Ce qui équivaut à dire que le président syrien doit se désister.

Alors que pour le second, il n’y a rien qui s’appelle la phase transitoire, mettant l’accent sur la nécessité que le médiateur respecte les normes d’honnêteté et de neutralité dans les pourparlers.

Jaafari a tenu à rappeler que toute condition stipulée au préalable par les groupes de l’opposition est rejetée d’avance et va à l’encontre des références à la base desquelles les négociations se déroulent.

Il a surtout mis l’accent sur l’exclusivité d’un dialogue inter syrien sans aucune ingérence extérieure dans le but de réaliser la conciliation.

Ses propos rejoignent ceux du ministre syrien des AE, Walid al-Mouallem, tenus samedi dernier, lorsqu’il a clamé haut et fort que « Assad est une ligne rouge », dans le sens qu’il n’est pas question de l’exclure du processus de transition, et qu’il revient seulement au peuple syrien de décider de son sort.

 L’intervention de De Mistura ce lundi fait comme si Mouallem n’a pas parlé. Etroitement aligné à la position des puissances occidentales et des monarchies arabes, il « évoque des choses que ne sont pas de son ressort », lui a reproché Mouallem , en indiquant qu’il n’est de son droit non plus de parler des élections parlementaires ou présidentielles ou des réformes constitutionnelles en Syrie.

Force est de constater que de Mistura a même haussé le ton ce lundi, lorsqu’il a mis en garde contre une reprise de la guerre en cas d’échec des pourparlers, allant même jusqu’à dire qu’elle sera pire qu’avant.

Cette mise en garde rime avec la menace lancée samedi, par le chef de la milice pro saoudienne Jaïch al-Islam, Mohammad Allouche. Désigné à la tête de la Haute instance des négociations (HIN), laquelle représente les opposants syriens pro saoudiens aux pourparlers à Genève, il avait menacé sans ambages : «  nous considérons que la phase transitoire commence par le départ d’Assad ou par sa mort ».

« L’opposition aspire à entamer les pourparlers pour discuter la formation d’une instance transitoire de pouvoir qui aurait des prérogatives exécutives englobant celles du président, lequel ne doit assumer aucun rôle, ni dans l’état actuel des choses, ni dans les étapes futures », avait expliqué Salem al-Mousallet, le porte-parole de l’HIN.

La velléité de tuer le président syrien n’est pas une nouveauté en soi.

Au début de la crise, des fuites ont fait état de quelques tentatives orchestrées par des services de renseignements régionaux et occidentaux.

Mais c’est la première fois qu’un chef de milice l’affiche ouvertement et devant une tribune internationale.

Elle reflète sans aucun doute une volonté d’escalade chez les parrains internationaux et régionaux des opposants pro saoudiens, celle d’aller jusqu’au bout pour en finir une fois pour toute.

Lors de la rencontre du secrétaire d’état américain John Kerry avec le roi saoudien Sleimane, il lui a fait part qu’il est temps d’en finir avec la Syrie et le Yémen.

Or, dans leur approche, ils ignorent toutes les avancées réalisées ces derniers mois par l’armée syrienne et ses alliés, et se comportent en vainqueurs, même en cas d’escalade militaire. Alors que le pouvoir syrien et ses alliés ne se voient pas du tout perdant.  Signe que le règlement de la crise syrienne n’est pas pour bientôt.