Archive pour négociations sur le nucléaire iranien

Accord sur le nucléaire iranien… Alerte rouge attentat faux-drapeau !…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , on 3 avril 2015 by Résistance 71

Alerte à l’attentat faux-drapeau: Le monde est averti alors qu’Israël menace d’attaquer l’Iran après l’accord sur le nucléaire iranien

“Tel-Aviv n’a pas besoin de la permission des Etats-Unis pour attaquer l’Iran”

 

Veterans Today

 

2 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2015/04/02/israel-war/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Israël dit que toutes les options sont sur la table devant le programe nucláire de l’Iran.

Le ministre israélien du renseignement a dit que Tel-Aviv attaquerait l’Iran s’il n’avait pas d’autre choix. Yuval Steinitz a aussi dit qu’Israël n’avait pas besoin de la permission des Etats-Unis pour entreprendre une action militaire contre Téhéran.

L’Iran a déjà averti qu’il donnerait une réponse dévastatrice à toute agression que ce soit sur son sol. Israël, le seul possesseur d’armes nucléaires dans tout le Moyen-Orient, a dit à maintes reprises que Téhéran cherche à produire de l’armement nucléaire avec son programme. L’Iran a toujours fortement réfuté l’allégation comme étant fabriquée et sans fondement. (NdT: L’AIEA et les agences de renseignement occidentales, ainsi que l’imagerie satellite espionne donnent tous raison à l’Iran…)

Aux Etats-Unis, la bras politique de Netanyahou, l’AIPAC, travail d’arrache-pied pour donner aux membres de congrès qu’il contrôle leurs arguments tandis que les Américains insouciants vont être martelés par une campagne éclair de désinformation faite pour les forcer à penser que l’accord conclus est un danger pour leurs vies et leurs existences mêmes et que la guerre avec l’Iran est une bien meilleure option que la diplomatie globale.

De plus, des gens de l’intérieur rapportent que les faucons vont-en guerre pensent que l’accord sur le nucléaire iranien met en danger leurs projets de guerre mondiale et de profits. Ainsi une attaque fausse-bannière de dernier recours qui serait blâmée sur l’Iran pourrait bien frapper les Etats-Unis ou l’Europe très prochainement. Ceci serait fait pour effrayer les citoyens et faire basculer ceux qui pensent sur la voie de la paix et les faire monter dans le train de la peur des faucons bellicistes, des républicains et de l’AIPAC, qui ont besoin d’eux pour qu’ils aident à faire dérailler la paix et garantissent ainsi les méga-profits que la guerre rapporte.

Dans le même temps, le président Obama et les leaders du monde renforcent le business global pour assurer la paix et que le calme demeure de mise, de façon à ce qu’Israël et leurs amis faucons prennent conscience de leur soif de guerre. (NdT: peine perdu, ils le savent déjà très bien, mais cela peut les isoler politiquement).

Nouvel Orde Mondial: Accord sur le nucléaire iranien ou la stratégie gagnante de l’Iran…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis with tags , , , , , , , , , on 11 décembre 2013 by Résistance 71

Excellente analyse de Georges Stanechy à laquelle nous tendons à adhérer. Il est très difficile de concevoir que l’Iran se fasse soit rouler dans la farine, soit succombe par les effets pervers d’une « taupe » de l’empire placée en haut du système iranien (Rohani) ou que les intérêts convergents de la grande bourgeoisie (iranienne et occidentale) aient fini par prévaloir… C’est possible, ce serait possible dans bien des cas, mais il est difficile de l’imaginer pour l’Iran. La politique du cheval de Troie semble être une plus juste hypothèse, l’Iran jouant le jeu du « sale flic, bon flic » avec Ahmadinejad qui était dans le rôle  du « méchant » cédant la place au « gentil » Rohani, qui gagne les cœurs de l’occident.

Un bon vieux scenario de film quoi !

— Résistance 71 —

 

Accord nucléaire: “Chiffon de papier”

 

Georges Stanechy

 

9 Décembre 2013

 

url de l’article original:

 

http://stanechy.over-blog.com/2013/12/accord-nucléaire-chiffon-de-papier.html

 

 » Notre but suprême, bien faire la guerre pour qu’on nous donne le droit de participer aux conférences de paix… »

Gilles Deleuze (*)

Passionnant de complexité !…

L’accord provisoire sur le « Nucléaire Iranien », conclu à Genève le 24 novembre dernier, pour une durée de six mois dans l’attente d’une négociation pouvant mener à un accord définitif, en présente toutes les composantes.

Signé, après les inévitables gesticulations et psychodrames pour entretenir la tension, entre les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU plus l’Allemagne (pourquoi ce pays, et pas les puissances nucléaires que sont l’Inde ou le Pakistan, par exemple ?…), d’un côté, et l’Iran de l’autre, pose en fait plus de questions, ou révèle plus d’ambiguïtés, qu’il n’apporte de solutions au « problème ». Vrai ou faux problème…

Rituel théâtral et mécanismes interactifs, habituels des négociations. Plus particulièrement internationales. Avec leurs variations pouvant conduire à des résultats diamétralement opposés, selon un curseur évoluant entre deux bornes :

i) « Gagnant-gagnant » : « je gagne si tu gagnes aussi« . Le « Win-Win » des anglophones. Impliquant un strict pied d’égalité entre les partenaires, dans un respect mutuel, partageant un objectif commun. C’est le contexte idéal pour parvenir à un accord durable, pas simplement fondé sur de bonnes intentions, mais sur des éléments tangibles d’intérêts convergents.

ii) « Gagnant-perdant » : « je gagne si tu perds« . Qui est le propre des accords « imposés », dont la durabilité est aléatoire, ou provisoire, du fait qu’il s’inscrit dans un rapport de force. Donc, de domination. Fondée sur l’illusion que ce rapport de force ne changera pas. Ce qui, dans un contexte historique ou de longue durée, n’existe jamais.

A Genève, où se situe le curseur ?…

L’hérétique

Que valent un accord, un contrat, une convention, un traité ?…

« Ce que valent ses signataires », répond la sagesse des nations ….

L’évolution des partenaires dans le temps introduit, toutefois, un facteur d’incertitude ou de dysfonctionnement. Classique exemple : celui considéré comme de « bonne foi » peut subitement, ou progressivement, changer selon ses intérêts du moment, ou à long terme.

Un des exemples historiques les plus frappants est celui de l’Allemagne signataire avec les « grandes puissances » de l’époque, du Traité de Londres, dit des XXIV articles, le 19 avril 1839, garantissant la neutralité de la Belgique : Empire Autrichien, Empire Russe, Royaume-Uni, Royaume des Pays-Bas, Prusse et France.

L’état-major allemand, dans sa minutieuse préparation de l’attaque contre la France de ce qui allait devenir la Première Guerre Mondiale, considérait ce traité international comme un « chiffon de papier ». Voulant prendre ses troupes à revers et par surprise, formidablement aidé par l’incurie des services de renseignement français incapables de voir et recenser l’édification des lignes de chemin de fer et entrepôts de matériel vers et le long de la frontière de la Belgique. Ce sont les termes employés par le chancelier Bethmann Hollweg dans son entretien avec l’ambassadeur du Royaume-Uni, Edward Goschen, la veille de la déclaration de guerre, le 4 juillet 1914…

Ou encore, les traités avec les peuples soumis aux invasions coloniales : rompus dès le lendemain de leur signature par les colonisateurs. Les amérindiens, en Amérique du sud ou du nord. Ou, la nation Kanak, dans le Pacifique. Parmi des milliers d’autres, tout au long des siècles.

L’Histoire se construit, en grande partie, sur cet amas de « chiffons de papier ». En ce cas, l’accord de Genève entre-t-il dans cette catégorie ?…

A partir du moment où l’Iran est comparé à un « dangereux hérétique » par ses interlocuteurs, cette « négociation » ne s’apparente-t-elle pas davantage à un Tribunal Inquisitorial qu’à une réunion de partenaires se concertant sur un projet constructif ?…

Dans tous les cas, il ne pouvait échapper à cette « confrontation ». Les uns le disant « épuisé » par les sanctions, et même avec délectation : « à genoux ». D’autres, qu’en cas de refus de « négocier », il encourrait d’autres sanctions encore plus féroces, y compris militaires. Puisqu’on ne cesse de répéter que « toutes les options sont sur la table »…

Se renforcent, à ce stade de la négociation, deux éléments d’analyse :

=> Une posture : nous sommes bien dans un contexte de « rapport de force », sanctions et menaces ; de « procès d’intention » sans commencement de preuve. A aucun moment dans un rapport de confiance : l’Iran étant diabolisé en permanence en menteur et de mauvaise foi. Le curseur désigne clairement la borne « gagnant-perdant » : l’Iran a tort et doit perdre.

=> Une fissure : le bloc des interlocuteurs de l’Iran tend à se lézarder. Apparaissent ainsi deux « sous-blocs » : les membres du Conseil de Sécurité affiliés à l’OTAN d’un côté. Et les autres : Chine et Russie, foncièrement hostiles à toute mesure de nature militaire.

Dans ces conditions, l’Iran avait-il une « marge de manœuvre » ?… Apparemment limitée. Sans issue, « désespérée », affirmaient des commentateurs. D’où une multitude d’interprétations divergentes quant aux résultats, ou aux conséquences, de cet accord.

Certains affirmant que l’Iran avait abdiqué de sa souveraineté, se livrant pieds et poing liés à ceux qui vont le dépecer, comme ils l’ont fait de l’Irak ou de la Libye (1). D’autres célébrant une victoire pour l’Iran, identifiant jusqu’à 12 retombées bénéfiques pour le pays (2).

La majorité des commentateurs se montrant plus sceptiques, ou prudents. S’interrogeant sur la réalité du changement diplomatique du gouvernement des Etats-Unis, prisonnier des lobbies bellicistes (3). Ou, s’inquiétant de la fragilité de cet accord intérimaire (4).

En fait, le texte actuel, dans sa formulation, son interprétation, n’a aucune importance. Le thème de cette conférence n’est qu’un « trompe-l’œil ». L’essentiel, comme souvent dans une négociation aux centaines de ramifications apparentes et dissimulées, résidant dans le « jeu des acteurs ».

Le trompe-l’œil

Les négociateurs Iraniens, soutenus par la remarquable équipe diplomatique de la Russie, ont su exploiter avec habileté le cadre d’expression qui leur était offert. Prenant soin de ne pas se focaliser sur une apparente absence de « liberté » ou « marge de manœuvre » de négociation, mise en scène dans une agressive campagne de propagande, ils ont efficacement travaillé dans une autre direction.

Instruits par plus de 30 ans d’hostilité à leur encontre, ils savent que ce n’est pas de la « non prolifération nucléaire militaire« , dont souhaitent s’assurer les membres de l’OTAN. Pas plus que de « la sécurité » dans la région qu’ils transforment en champs de ruines depuis des décennies, Les armes nucléaires sont inexistantes en Iran, mais omniprésentes au Moyen-Orient.

Tout le monde le sait : arsenaux israéliens, bases turques et jordaniennes, bâtiments et sous-marins de l’OTAN dans le Golfe Persique, la Mer Rouge, le long des côtes méditerranéennes.

Aucun élément concret dans l’amorce de fabrication d’une bombe atomique n’a pu être produit au Conseil de Sécurité, par l’IAEA. Même dans les rapports tendancieux signés du responsable de cette organisation, le japonais Yukiya Amano, comme l’ont souligné maintes fois les représentants de la Russie et de la Chine.

Derrière ce prétexte, l’objectif ultime est clair : le renoncement de l’Iran à sa souveraineté. La fin de son indépendance : de sa diplomatie, de ses forces armées, de ses avancées scientifiques et technologiques, de ses choix de développement et de croissance. De sa culture, aussi, aux multiples composantes ethniques, philosophiques, artistiques ; un des plus somptueux et anciens creusets de civilisations de l’Humanité. (5)

Sa reddition. (6)

Le retour au « statu quo ante« , celui de l’âge d’or du pillage du pays par les occidentaux sous le règne de leurs polichinelles : le Shah, son atroce régime policier, et son entourage ultra-corrompu, civil et militaire. Prédation de ses immenses ressources en gaz, pétrole et uranium. « Privatisation-spoliation » de ses services publics transformés en rentes de situation pour les « milieux » financiers internationaux.

Plonger l’Iran dans le sous-développement économique, social et technologique. Le réduire en simple « bassin de consommateurs captifs ». Comme l’Egypte, l’Irak, la Libye et tant d’autres pays.

En conséquence, quoi qu’il fasse, dise, promette, accepte, souscrive, il sera toujours considéré comme « coupable ». Si, pour reprendre l’expression de certains sociologues des systèmes d’organisation, il ne bénéficie dans cette « négociation » que d’une « liberté limitée« , ses accusateurs occidentaux ne fonctionnent que sur une « rationalité limitée« . (7)

La « rationalité limitée »

Structurée par une idéologie prédatrice, néocoloniale, d’une férocité proportionnelle à la résilience de l’Iran, la « rationalité » des négociateurs occidentaux dans cette négociation, s’en trouve plus que « limitée ». Chine et Russie souhaitant, pour leur part, un terme à ce blocage de la part des membres de l’OTAN, tout en sachant que leur aveuglement rend cette sortie de « crise artificielle » quasiment impossible.

Le fait d’accepter ce dialogue de sourds, cette démonstration du « deux poids-deux mesures », est-il pour l’Iran une démonstration de faiblesse, un abandon de sa stratégie d’indépendance ?… Les commentateurs qui en ont véhiculé le cliché ont eu tort, ou ont sciemment induit en erreur leurs paroissiens. Ce fut, au contraire : un coup de maître !

Pratiquer « la politique de la chaise vide » aurait constitué une erreur grossière que les talentueux diplomates Iraniens ont, évidemment, évité. Mieux : ils s’y sont investis à fond !

Car, une négociation même dans une apparente « liberté limitée », loin d’être un affaiblissement stratégique permet, en entrant dans le « système d’acteurs », d’identifier les « logiques d’action », de contourner la « rationalité limitée » des opposants. Pour reprendre les termes des chercheurs sur ces mécanismes et leurs dérivés relevant de la « sociologie de la traduction ». (8)

Et, en fin de compte, de retourner la situation à son avantage.

Talleyrand avait, bien avant ces sociologues de la négociation, découvert ces principes, portant leur application au plus haut point. Il a sauvé la France anéantie, au Congrès de Vienne (septembre 1814 – juin 1815), à la suite des désastres Napoléoniens. Les alliés voulant l’exclure du Congrès selon l’adage : « Malheur aux vaincus ! ». Il s’y est imposé, incrusté, et a renversé la tendance violemment antifrançaise œuvrant à sa partition et son écrasement. Face à une « rationalité limitée« , il a su admirablement manœuvrer malgré une « liberté limitée« …

Dans une négociation de type « gagnant-perdant », les « réseaux d’acteurs » se trouvent engagés dans une remise en cause du « vrai ». Sachant que le « vrai » est défini par le plus fort ou le vainqueur, suivant les contextes. Les enjeux se situent dans ce système de régulation, de normes et de règles, imposées. Dans ce cadre d’analyse, la « vérité », proclamée par le plus fort, est relative à l’importance du nombre de ceux qui affichent leur croyance en cette « révélation », ou « théorie »…

Les Iraniens ont éminemment réussi à modifier cet équilibre, élargissant lézardes, fissures et fossés dans ce groupe. Non seulement à l’intérieur du bloc des négociateurs, mais même entre membres de l’OTAN. Et, encore plus déterminant : aux yeux des gouvernements du reste de la planète…

La bonne foi de l’Iran ne fait plus de doute. Apparaît ainsi, en plein en lumière, l’aventurisme belliciste des membres de l’OTAN, sans foi ni loi.

Alors, qu’importe de savoir si les Iraniens ont échangé des « perles pour des bonbons » (pearls vs candies), comme le prétendent les Cassandre !… La réussite de cette « négociation » n’est pas fondée sur des « pourcentages », des « milliards » en US $ ou en € bloqués, en ou calculs d’arrière-boutique, d’autant plus pour une durée de six mois :
« tu n’enrichis pas ton uranium au-delà de 5%, je te restitue 7 milliards de dollars d’avoirs gelés dans mes banques, etc. ».

Mais, sur des « logiques d’action » parfaitement maîtrisées. Sur ce qui ne se voit pas, mais se révèle performant à terme.

L’aveuglement

Paradoxe : dès la signature de l’accord, les membres de l’OTAN multiplient les menaces de sanctions économiques et de bombardements, alors que l’Iran en respecte les termes, ouvrant toutes les portes de ses installations nucléaires aux inspections de l’IAEA, et à présent de ses mines d’uranium.

Les déclarations publiques des représentants élus des Etats-Unis, récusant la validité de cette négociation, hystérisant sur la nécessité de bombarder l’Iran, se sont multipliées. Parmi les plus notables, celle de Michele Bachmann, du parti républicain.

Ou encore, celle d’un autre parlementaire républicain, Duncan Hunter, membre de la Commission des Forces Armées, recommandant le bombardement nucléaire des installations de l’Iran au nom de « la non prolifération nucléaire préventive » !… Allant jusqu’à souhaiter une opération sous forme de campagne de bombardement aérien massif [massive aerial bombing campaign]. (9)

L’oligarchie de la France n’échappe pas à ce conditionnement : sa diplomatie est inexistante. Jusqu’à ses services de renseignement entièrement formatés par les idéologues de l’OTAN. Un très récent éclairage de ce délire collectif nous est donné par une émission de la chaîne gouvernementale Public Sénat, intitulée Bibliothèque Médicis, en date du 29 novembre 2013, sur le thème : « Le renseignement et l’espionnage ». (10)

Réunissant des « spécialistes » du renseignement et de l’action clandestine, professionnels, et aussi parlementaires chargés d’en assurer « le suivi » au nom de notre Parlement, il est amusant de voir tout ce beau monde se lamenter sur les insuffisances de nos moyens par rapport à la NSA… Nullement inquiets de l’atteinte aux libertés publiques, mais désolés de n’avoir, pour reprendre leurs expressions, qu’un « tuyau d’arrosage au lieu d’un pipeline« …

Bien sûr, ces génies du renseignement chargé d’éclairer nos gouvernants sur nos intérêts géopolitiques ne voient comme principaux dangers pour notre pays que le « terrorisme islamique », notamment « l’islam du radicalisme chiite » (minute 17, seconde 14) et, inévitablement : « l’Iran », nommément désigné comme « ennemi » (minute 41, seconde 22).

Quant aux agressions, ravages, actions terroristes, carnages et chaos répandus de concert avec nos « alliés » par nos armes, nos armées, nos « services spéciaux », nos mercenaires, dans les pays musulmans qui ne demandent qu’à vivre en paix, visiblement ces « tontons flingueurs » ne sont au courant de rien !… Le « Trou Noir »…

Un tel concentré de fanatisme « tranquille », d’imbécillité grotesque, d’analphabétisme culturel comparable aux Croisades du X° siècle, est devenu la norme dans notre nomenklatura, reproduisant en copié-collé les diktats obsessionnels des néoconservateurs américains. Autrement dit « l’extrême-droite » des Etats-Unis, délirante d’islamophobie et d’hyperviolence. Relayés, en France comme chez les autres membres de l’OTAN, par une puissante mécanique souterraine de bielles et pistons ; de nos médias à nos appareils politiques, de nos sociétés d’édition à nos ministères…

L’apocalypse

Face à cet aveuglement des membres de l’OTAN, et au regard de la bonne foi de l’Iran, les gouvernements du reste de la planète, qui représentent qu’on le veuille ou non la véritable « Communauté Internationale » commencent de plus en plus à être excédés par cette attitude obstinément belliqueuse.

En fait :

i) Ce sont eux, et non l’Iran, qui menacent la sécurité de la région en refusant la « dénucléarisation » du Moyen-Orient
ii) Ce sont eux, et non l’Iran, qui ne respectent pas le droit international. Edictant, unilatéralement des sanctions économiques, illégales, en infraction de la charte de l’ONU et de l’OMC

iii) Ce sont eux, et non l’Iran, qui s’opposent à la libres circulation des hommes, des marchandises et des capitaux. Se réjouissant de lui avoir occasionné par ces sanctions économiques un « manque à gagner » évalué à 120 milliards de dollars, non compris le gel de ses avoirs dans divers pays. Oubliant stupidement, que l’impact de ce manque à gagner se répercute, avec autant de force, dans les propres économies des autres pays. A commencer par ceux de l’OTAN…

Mais ces gouvernements pourront-ils résister aux pressions de l’OTAN ?… Oui, dès lors que leurs entrepreneurs et hommes d’affaires, du moins ceux plus préoccupés par des perspectives saines et sûres d’investissement à long terme que par l’affairisme aléatoire, vont taper du poing sur la table.

Ils ont commencé à le faire, britanniques et allemands en tête. Entraînant du même coup une partie des milieux d’affaires américains. Les lignes bougent. Autre béante fissure dans le bloc de l’OTAN ouverte par l’accord sur le nucléaire, s’élargissant tous les jours…

Il est vrai que l’Iran, un des rares pays dans le monde à n’avoir aucune dette mais de multiples avoirs dans de multiples pays, négocie actuellement un programme d’échanges « avoirs contre biens, services, et projets d’investissements » estimé à 30 milliards de dollars (évidemment, sans dollars…) : avec la Chine… De quoi susciter des envies.

La diplomatie et le rayonnement de l’Iran sont, à l’issue de cette négociation : à leur zénith. Même dans les pétromonarchies du Qatar, des Emirats Arabes Unis, d’Oman, peu désireux de lier leur sort à celui de l’Arabie Saoudite. Où les visites de ces derniers jours, au plus haut niveau gouvernemental, ont révélé dans les déclarations officielles que tous souhaitaient un Iran « fort et prospère ». Autre brèche, dont les craquements sont retentissants dans le Golfe…

Inexorablement, charnière entre Proche-Orient et Asie-Centrale, l’Iran avec ses élites scientifiques, ses immenses ressources naturelles, son marché de 80 millions de personnes, représente une des locomotives du futur « marché commun » en cours d’édification au cœur d’une des régions les plus prometteuses en terme de développement dans le monde.

La 21° réunion de l’ECO (Economic Cooperation Organization) tenue à Téhéran, du 24 au 26 novembre dernier, en est l’illustration. Regroupant, autour de l’Iran, les responsables des économies des pays allant de la Turquie au Pakistan : Azerbaïdjan, Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kazakhstan, Kirghizistan, Afghanistan. Ce sont de gigantesques marchés d’infrastructures ferroviaires, routières, d’échanges en énergie, en recherches et technologies, en agriculture et tourisme, en enseignement et santé, qui s’ouvrent pour ces pays et leurs partenaires…

Bénéficiant du statut d’observateur auprès du BRICS et, surtout, du SCO (The Shanghai Cooperation Organisation), l’Iran, partenaire respecté, est appelé à intégrer inéluctablement ces deux puissantes organisations interétatiques…

L’Histoire poursuit sa marche…

Iran : « grande puissance régionale ».

N’en déplaise aux « va-t-en-guerre ». Face à l’évidence, s’ils s’obstinent dans le déni, ne leur reste plus « sur la table » qu’une option :

 

L’Apocalypse…

Géopolitique et ingérence: L’Iran prend le dessus sur un empire moribond…

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, résistance politique with tags , , , , , , on 25 septembre 2013 by Résistance 71

L’affaire est relativement simple: L’empire n’a pas pu se débarrasser de l’Iran sous Ahmadinejad le diabolisé, il ne pourra pas le faire sous le modéré Rohani…

Refuser le dialogue serait montrer l’évidence plus avant: L’axe du mal Washington-Londres-Paris-Tel Aviv n’agit que pour ses intérêts coloniaux.

Après les discours d’Obama et Rohani à l’ONU: Iran 2 ~ USA 0

Ceci dit, espérons que les iraniens ne sombrent pas non plus dans l’optimisme mielleux , car l’histoire a prouvé qu’il ne faut JAMAIS croire les yankees. Demandez aux Indiens… Plus de 400 « traités » signés avec Washington entre 1776 et la fin XIXème siècle… Aucun de respecté ! Edifiant non ??

— Résistance 71 —

 

L’Iran au chevet des Etats-Unis

 

IRIB

 

24 Septembre 2013

 

url de l’article :

http://french.irib.ir/analyses/item/276177-l’iran-au-chevet-des-usa

 

Jeudi, le secrétaire d’État John Kerry rencontrera en tête-à-tête son homologue iranien, Javad Zarif.

Ce sera la première rencontre de cette sorte, tête-à-tête des ministres des affaires étrangères, depuis l’installation de la République Islamique d’Iran, en 1979. Cette rencontre se place évidemment dans le grand courant de communication (rien d’autre, pour l’instant) qui enfle à l’approche de la session générale de l’ONU où l’on chuchote à grands renforts d’articles et de titres considérables que Rouhani et Obama, se croisant dans les couloirs de l’IONU, pourraient trouver brusquement le temps de s’entretenir, eux aussi, en face-à-face. La rencontre Kerry-Zarif permettra sans doute de parler de sujets intéressants, y compris de la Syrie où les deux pays jouent un rôle actif, dans les camps opposés ;…..

• Puisque l’Iran semble avoir momentanément remplacé la Syrie dans le chef des préoccupations spéculatives des commentateurs à Washington, D.C., il importe une fois de plus de se tourner vers les époux Leverett pour entendre ce qu’ils ont à nous en dire, notamment dans la perspective d’une hypothétique rencontre Rouhani-Obama qui reste toujours à ce stade de l’hypothèse. Les Leverett publient un texte sur leur site GoingToTeheran.com, ce 21 septembre 2013, où ils reviennent sur leur habituelle spéculation de savoir si les USA seront capables un jour de comprendre et d’accepter la pensée rationnelle et structurée appuyée sur une perception traditionnelle et principielle des Iraniens, et si ce jour sera éventuellement d’ici la fin du mois à l’ONU. Le principal de leur texte est consacré à un commentaire des passages les plus importants d’un texte du président iranien publié le 20 septembre 2013 dans le Washington Post. (On appréciera à ce propos combien cela paraît être une nouvelle tendance, et peut-être une habitude en train de s’établir, de voir les chefs d’État ou de gouvernement de pays jugés “hostiles” de s’exprimer dans les pages les plus prestigieuses de la presse-Système US, cela après le commentaire de Poutine dans le New York Times du 13 septembre.)……

• Les mêmes Leverett citent dans leur commentaire une interview faite par Russia Today du professeur Seyed Mohhamad Marandi, de l’université de Téhéran, le 19 septembre 2013. Cette interview complète leur propos en exposant l’aspect réaliste de la position iranienne, nécessairement différente de l’approche diplomatique et prudente, et néanmoins principielle, de Rouhani. Il s’agit des références à la situation présente, surtout après l’épisode syrien, qui est que la puissance et l’influence des USA sont en déclin accéléré, tandis que la position iranienne se renforce. Il s’agit par conséquent d’une sorte d’avertissement aux USA, complétant les propos de Rouhani, qu’il ne faut pas attendre de l’Iran qu’il se confonde en une satisfaction sans bornes du simple fait que le dialogue s’établisse, ou semblerait devoir s’établir, et que l’essentiel reste sur les questions de fond, et de principe, sur lesquelles l’Iran ne cédera évidemment pas. L’Iran ne considère pas que le seul fait qu’on veuille bien écouter son argument, ou simplement parler avec lui d’une façon civilisé, constitue la concession nécessaire et suffisante des USA pour ces contacts, étant admis qu’alors l’Iran devra à son tour faire la concession attendue qui est de satisfaire à toutes les exigences US (et du bloc BAO), estampillées-Système.

…….

Le simple fait que l’incroyable basse-cour neocon, couturée par au moins douze années de commentaires, de prévisions, d’analyses, systématiquement marquées par la fausseté, la tromperie, la grossièreté de l’argument, le primitivisme de la vision, soit encore tenue comme une référence majeure pour situer le paysage intellectuel de Washington, même dans le sens de la déception alarmée, ce simple fait décourage l’analyse de fond de ce “paysage intellectuel” qui semble alors correspondre à un cliché de la désolation d’un désert sans fin. L’observation de la déception de cette citadelle du nihilisme bombastique de la conception (la chapelle neocon) retranchée dans l’affirmation de la puissance brute, suivie de l’analyse évidente de sa nullité intellectuelle et de l’annonce utopique de sa perte d’influence, est un constat courant à Washington depuis à peu près autant d’années que la susdite citadelle est une référence incontournable ; pourtant cette citadelle reste la référence incontournable, et alors tout est dit, la messe et le reste…

C’est dire, pour notre cas, si nous partageons le sentiment des Leverett, dont le commentaire des trois points essentiels mentionnés par Rouhani est suivi de trois “Unfortunately” introduisant le constat que tout montre que rien n’a changé dans la façon d’aborder les fondements de la question de la part de l’administration, de Washington, du système de l’américanisme. Cette “façon” consiste à penser épisodiquement, comme autant de spasmes analytiques américanistes, – et l’élection de Rouhani est certes l’occasion d’un spasme majeur, – qu’enfin le temps est venu de la détente, ce qui implique simplement que l’Iran va accepter toutes les exigences de Washington, point final et tout le monde a le sourire. Les USA ne comprennent pas, ne peuvent pas comprendre que l’Iran est une nation souveraine, qu’elle a droit au respect principiel de sa position structurelle et de ses intérêts conjoncturels, et qu’à partir de cette base un dialogue peut être productif et conduire à un accord. Les USA ne peuvent pas comprendre parce qu’ils ignorent le fait principiel, arguant simplement de “valeurs” qui sont en fait leurs “valeurs”, c’est-à-dire leurs exigences d’intégration inconditionnelle du “modèle” qu’ils constituent que les autres doivent accepter, avec les concessions qui vont avec, revenant à une trahison de tous leurs principes pour entrer dans le rang qui suit sans un pli la ligne du bloc BAO. (En effet, ce qu’on dit des USA vaut naturellement pour le bloc BAO, les autres étant complètement américanisés pour ce qui est de l’unitéralisme de la pensée, l’infection de la psychologie et tout ce qui va avec . Nous sommes au cœur du Système, point final-suite.)

C’est dire que s’il sortait quelque chose de concret de l’actuelle phase de détente USA-Iran, et cela nécessairement avec l’Iran ne cédant pas sur ses principes, on pourrait parler d’un miracle impliquant l’intervention de forces supra-humaines. On devrait alors interner tous les neocons entrés dans une humeur maligne et sans retour de la phase dépressive ultime de leur maniaco-dépression, et le monde, et les Leverett, et nous-mêmes, devrions nous mettre à la Grande Révision de nos analyses. On peut rêver mais pas trop…

Politique impérialiste: Les « négociations » irano-américaine motivée par le désir de vengeance de Washington…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 26 mars 2013 by Résistance 71

Historiquement parlant, traiter avec le pays du goulag levant (ex-USA) est toujours un jeu de dupe. Signer un traité quelconque avec Washington c’est toujours se demander non pas s’il sera trahi, mais plutôt quand il le sera ? Pour ceux qui doutent, lisez l’histoire de tous les traités passés entre Washington et les nations natives. Ce n’est pas pour rien que les nations indiennes combattent le terrorisme depuis 1492 !

Recommandation ultime: après avoir signé un accord avec des politiciens américains, toujours recompter ses doigts après la poignée de main traditionnelle !… et ne jamais oublier une chose des plus essentielle: La nation américaine s’est construite sur le génocide, le vol, l’oppression et une litanie de mensonges et promesses non tenues.

A bon entendeur…

— Résistance 71 —

 

Les Etats-Unis ne cherchent qu’une vengeance sur l’Iran, les négociations ne sont qu’une façade (député iranien)

 

Press TV

 

Le 25 Mar 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/03/25/295150/us-seeks-to-take-revenge-on-iran/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un deputé vétéran iranien a raillé l’offre états-unienne de pourparlers directs avec l’Iran, disant que Washington n’a jamais cherché à négocier avec Téhéran “sur un pied d’égalité”, mais ne cherche qu’à prendre sa vengeance sur le république islamique.

“Les Américains ont toujours suivi une dualité politique envers nous. Pr exemple, ils prônent les négociations avec l’Iran et de l’autre côté, intensifient les sanctions contre l’Iran”, a noté Hossein Sobhaninia membre du comité directeur du Majlis (parlement) iranien.

Le député ajouta que déclarer être à la recherche de négocitations avec l’Iran est un plan auquel les Américains retournent de temps en temps.

Le législateur a insisté sur le fait que les Etats-Unis ne sont pas honnêtes avec l’Iran, demandant à Washington de revoir son approche et sa performance sur l’Iran et d’arrêter d’imposer des sanctions sur Téhéran.

Sobhaninia a noté que de toute évidence les Amériains ne recherchent pas vraoment à résoudre leurs problèmes avec l’Iran, mais ne cherchent que la vengeance.

Le 21 Mars, le leader de la révolution islamique l’Ayattolah Seyyed Ali Khamenei fit allusion aux offres répétées des Etats-Unis de négociations directes avec l’Iran et a dit: “De différentes manières et au travers de différents messages, les Américains essaient de négocier avec nous sur l’afaire nucléaire, mais je ne suis pas optimiste concernant ces discussions.”

Le leader a dit qu’il n’était pas du tout opposé à des négociations sur le nucléaire, mais insista sur le fait que “certains sujets se doivent d’être clarifiées”.

Un jour après les remarques du leader, le ministre des affaires étrangères américain John Kerry exprima la “forte volonté” de Washington de résoudre ses différents avec l’Iran.

“Malgré la difficile histoire des dernières décennies entre les Etats-Unis et l’Iran, il y a une oportunité de travailler diplomatiquement pour réduire les tensions et adresser le manque de confiance entre les deux nations et ce pour le bénéfice mutiel de nos deux peuples,” a dit Kerry dans une déclaration officielle.