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Gilets Jaunes : Mise en garde sur le rapport entre succès des mouvements de luttes sociales et le « syndrome Haymarket »…

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 mars 2019 by Résistance 71

“N’oublions pas que l’affaire du Haymarket fut au sujet de la lutte des travailleurs pour parvenir à une meilleure vie, libre du joug du système de l’esclavage salarial. Aujourd’hui les conditions de travail dans le monde sont des plus terribles.”
~ Industrial Workers of the World (IWW) ~

 


16 mars 2019: Résiste !

 

Syndrome Haymarket pour Gilets Jaunes ?

 

Résistance 71

 

15 mars 2019

 

Source information sur l’incident du Haymarket: Howard Zinn “A People’s History of the United States” (1980) et sources diverses

 

Ce samedi 16 mars, demain donc, s’annonce être un évènement de toute première importance tant pour la suite du mouvement des Gilets Jaunes, commencé avec bravoure et une détermination inflexible le 17 novembre 2018, que pour la suite de notre gouvernance sombrant jour après jour dans un pathétisme et un sectarisme jusqu’ici rarement atteint basculant dans un totalitarisme encore feutré, mais gageons que plus pour longtemps avec les lois liberticides scélérates qui bourgeonnent semaine après semaine.
Les enjeux sont importants, des deux côtés, et nous devons nous souvenir et garder présent à l’esprit le modus operandi de tout pouvoir étatique aux abois acculés dans ses derniers retranchements : le recours à un attentat sous faux-drapeau.
Sans doute le meilleur exemple dans un contexte similaire de lutte politico-sociale de grande ampleur, est l’affaire de la place de Haymarket qui eut lieu à Chicago dans l’Illinois le 4 mai 1886.

Rappelons les faits: avec le développement sans précédent aux Etats-Unis et dans le monde de l’exploitation ouvrière par un capitalisme entrant dans sa phase vampirisante, de grands mouvements sociaux firent éruption un peu partout au XIXème siècle. En 1877 se créa aux Etats-Unis le Parti Socialiste du Travail. Le mouvement anarchiste se développa également sur une grande échelle. Les immigrants européens amenèrent avec eux ces idées d’Europe et si ce fut le mouvement socialiste juif qui mena la contestation dans la région de New York, ce furent essentiellement sous l’égide d’immigrants révolutionnaires allemands, alliés à des ouvriers nées sur le sol américains, comme Albert Parsons, que se formèrent des clubs sociaux-révolutionnaires dans la région de Chicago et des grands lacs. En 1883 se tint à Pittsburgh, autre grand bastion ouvrier américain avec Detroit et Chicago, un congrès anarchiste. De ce congrès émana un manifeste qui emprunta au manifeste de Marx et Engels sa formule: “Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !”
A Chicago se créa une nouvelle association l’International Working People’s Association (IWPA) qui eut très rapidement plus de 5000 membres. Cette association eut une grande influence au sein de la Central Labor Union of Chicago ou l’union centrale syndicale de Chicago qui regroupait pas moins de 22 syndicats des différentes corporations ouvrières.
A partir du milieu des années 1880, la situation sociale et la contestation devinrent explosives. En 1885, des mouvements massifs de grèves ébranlèrent le système. Dans tout le pays plus de 11 500 établissements et quelques 400 000 ouvriers se mirent en grève. 11 000 grévistes à Detroit, 25 000 à New York. A Chicago, tout le transport ferrovier s’arrêta.
L’union centrale syndicale de Chicago dirigée par Parsons et Spies, prit de fermes dispositions fin 1885. Le 3 mai 1886 à Chicago, la police tira sur la foule des grévistes devant les ateliers McCormick & Harvester. 4 participants furent tués. Soies écrivit alors “Vengeance ! Aux armes ouvriers !” dans l’Arbeiter Zeitung, le journal bilingue de l’union centrale syndicale.
Une réunion fut décidé pour le lendemain 4 mai, sur la place du Haymarket de Chicago.
3000 personnes s’y rejoignirent. La réunion se déroula normalement et sans incident. Le dernier intervenant parlait à la tribune lorsqu’une bombe artisanale est jetée au dessus de la foule et explose au milieu des forces de police. 66 policiers seront blessés dont 8 mourront plus tard de leurs blessures. Instantanément la police ouvre le feu sur la foule sans discrimination, au moins 4 personnes seront tuées et il y aura plus de 200 blessés.
Sans enquête ni aucunes preuves, la police rafle des centaines de militants et arrête très rapidement 8 leaders anarchistes de Chicago. La loi de l’état de l’Illinois dit que quiconque incite à un meurtre est coupable de ce meurtre. Les seules évidences amenées contre les 8 accusés furent leurs idées politiques, quelques pamphlets de littérature politique ; surtout il est important de savoir qu’aucun des 8 accusés ne se trouvait le 4 mai sur la place du Haymarket, sauf Fielden qui parlait à la tribune au moment où la bombe explosa ! Ils furent condamnés à mort. Leur appel fut refusé, la Cour Suprême déclara n’avoir aucune juridiction en la matière !!…
Cet évènement eut un retentissement mondial. Il y eut des réunions, des marches de dizaines de milliers de personnes en France, en Hollande, en Russie, en Italie, en Allemagne, en Espagne. Des meetings à Londres eurent pour leaders George Bernard Shaw et Pierre Kropotkine.
Un an après leur procès, le 11 novembre 1887 (Vendredi Noir ou Black Friday), 4 des anarchistes qui furent condamnés à mort: Albert Parsons, August Spies, Adolph Fisher et George Engel, furent pendus. Louis Lingg, un charpentier de 21 ans se suicida dans sa cellule, refusant à l’état le “droit” de prendre sa vie.
La marche funèbre de ces martyrs à Chicago se composa de 25 000 personnes en deuil. Le jour du 1er mai, fête du travail dans le monde, fut déclaré férié en grande partie à cause de l’affaire du Haymarket qui devint le symbole de la répression du monde ouvrier et du travail par les chiens de garde du capital.
Il y eut évidence par la suite qu’un homme répondant au nom de Rudolph Schnaubelt, soi-disant anarchiste, était en fait un infiltré et agent provocateur de la police. Il fut engagé pour lancer la bombe qui permit l’arrestation de centaines de personnes dans le milieu ouvrier contestataire et la destruction du leadership du mouvement de la lutte sociale à Chicago.
Il est à noter que dans l’histoire américaine du mouvement de la lutte sociale et révolutionnaire, la réaction est toujours passée par une alliance entre le pouvoir et le milieu de la mafia. Les patrons locaux se sont toujours appuyés sur la mafia locale pour mater les mouvements de grèves, jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale qui vit la pègre de la famille de Lucky Luciano servir de nervis briseurs de grèves notamment dans les ports en Italie et aux Etats-Unis, secteur où la lutte sociale était particulièrement organisée avec les syndicats des dockers. Les luttes et les bagarres furent âpres afin aussi que ne soit pas ralenti le flot des marchandises… légales ou illégales.
Néanmoins, en juin 1893, le gouverneur de l’Illinois John P. Altgeld amnistia les survivants toujours en vie et emprisonnés de l’affaire du Haymarket et condamna officiellement l’ensemble du système judiciaire qui permit cette injustice flagrante. Inutile de dire que cette action politique vit la fin de la carrière politique de ce gouverneur qui ne fut bien entendu, pas réélu.

En France il n’est pas si loin le temps où le triste Service d’Action “Civique” (SAC) des Pasqua and co agissait comme hommes de main du pouvoir et du patronat, brisant les piquets de grèves et fournissait la main d’œuvre foie jaune en réaction des luttes sociales acharnées et volant au secours d’un système malmené voyant ses profits fondre comme beurre au soleil…

Ainsi donc, pour en revenir à l’actualité qui nous préoccupe, celle des Gilets Jaunes, nous devons garder présent à l’esprit que le pouvoir ne recule devant rien pour mater toute rébellion et dissidence au système oligarchique illégitime et criminel en place.

Devant le succès que sera sans aucun doute la mobilisation gilets Jaunes demain en France et sur Paris, nous devons nous méfier de ce “syndrome du Haymarket” qui veut que mis en difficulté et acculé, tout système étatico-capitaliste cherchant à toujours préserver une illusion démocratique, visera à provoquer un évènement sanglant voire à le faire perpétrer par des hommes de paille à leur insu (par manipulation) ou à l’insu de leur plein gré, selon les circonstances, pour à la fois pouvoir garder l’illusion de la raison morale… de leur répression aveugle s’abattant sur la contestation et dissidence politique, garder le pouvoir usurpé depuis si longtemps, au détriment du plus grand nombre et créer une diversion utile.

Si l’Histoire ne repasse jamais les grands plats… En revanche, elle repasse continuellement les petits !

A bon entendeur…

= = =

Bien des livres ont été publié sur la question, mais le meilleur compte-rendu court sur l’affaire du Haymarket se trouve, à notre sens, sur le site internet syndicaliste des Wobblies, de l’Industrial Workers of the World (IWW), vous pouvez le lire (en anglais) ici:

https://www.iww.org/branches/US/CA/lagmb/lit/haymarket.shtml

Le dernier paragraphe dit ceci: (traduction R71)

“Alors que nous luttons tous pour réaliser notre vision d’un monde juste pour toutes et tous, gardons toujours en mémoire ceux qui sont morts, qui ont sacrifié leurs vies pour notre cause, des gens comme ces maytyrs du Haymarket: Albert Parsons, Adolph Fisher, August Spies, Carl Engel, Louis Lingg. Samuel Fielden, Michael Schwab et Oscar Neebe. Hourra pour l’anarchie ! Hourra pour l’anarchie ! Hourra pour l’anarchie!”

 

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Gilets Jaunes 18ème round du 16 mars: Résiste ! (Vidéo)

Posted in actualité, gilets jaunes, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 14 mars 2019 by Résistance 71


¡Hasta la victoria siempre!

 

Résistance 71

 

14 mars 2019

 

Surtout, ne laissons plus encadrer le mouvement par les chiens de garde de l’État… Autonomie des manif’ hors encadrement étatique.

Un Gilet Jaune, ça court partout sans restriction ! Un Gilet Jaune ça surprend ! Un Gilet Jaune ne se tient pas en laisse ! Un Gilet Jaune ne répond pas aux injonctions d’un état criminel ! Dans tout Gilet Jaune et sympathisant(e) sommeille un(e) communard(e). Réveillons les, en masse partout en France et au-delà!
Le peuple du monde suit et regarde les Gilets Jaunes ! La (r)évolution sera mondiale, mais elle doit commencer quelque part…

Résistance !

Vive la Commune !

 

Appel vidéo viral à voir, revoir et diffuser sans modération:

Plus de 550 000 vues en 72 heures !

 

https://video.samedi.pm/videos/embed/f5179a8e-6abf-4059-a2cc-8ded40212ad4

 


« Notre problème n’est pas la désobéissance
civile, mais l’obéissance civile »
~ Howard Zinn ~

« Gilets Jaunes et le syndrome du Haymarket »

Terrorisme d’État: Destruction de la cabane des Gilets Jaunes de Commercy sur ordre du maire… Est-ce bien surprenant de la part d’un larbin ?…

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 mars 2019 by Résistance 71


Tout le pouvoir aux Ronds-Points !
Tout le pouvoir aux Cabanes !

 

Destruction de la cabane des Gilets Jaunes de Commercy

 

Manif-Est

 

13 mars 2019

 

url de l’article:

https://manif-est.info/Destruction-de-la-cabane-des-Gilets-Jaunes-de-Commercy-979.html

 

Aujourd’hui, Jérôme Lefevre, le maire de Commercy, s’enfonce dans la violence antidémocratique. Après un référendum local qui a montré que les Commercien-ne-s soutenaient massivement le maintien de la cabane des Gilets Jaunes, il a pourtant ordonné sa destruction.

Pire que cela, il a lui-même participé au démontage de notre cabane montrant ainsi toute l’étendue du mépris qu’il a pour l’opinion de ses concitoyens. De même que pour toutes les cabanes de Gilets Jaunes détruites partout en France, en détruisant ce symbole de la lutte populaire et de la solidarité, le maire de Commercy s’affiche dans la droite ligne du gouvernement Macron.

Un autoritarisme borné, une absence totale de considération pour la souffrance du peuple. Face à ces despotes, une seule solution : continuer le mouvement et le renforcer. D’une manière ou d’une autre nous sommes là et y resterons. De toute façon, notre cabane est toujours debout dans nos cœurs. La souffrance, la colère et la solidarité lui servent de murs.

Stop aux injustices !

Stop aux violences d’État !

Stop au mépris des élus !

Vive l’assemblée populaire !

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Rappel de l’appel des Gilets Jaunes de Commercy:

Le 1er appel des GJ de Commercy

Le second appel des GJ de Commercy

Le texte du 1er appel

Appel de la 1ère assemblée des assemblées

Dossier Gilets Jaunes

 

1er appel des Gilets Jaunes de Commerce:

 

 

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes: 16 mars pour un 18ème round faisant date…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 12 mars 2019 by Résistance 71

“La Commune ne supprimera pas l’État pour le reconstituer, et bien des communes sauront prêcher d’exemple, en abolissant le gouvernement de procuration, en se gardant de confier leur souveraineté aux hasards du scrutin.”
~ Pierre Kropotkine ~

Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir… Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

 

 

Appel du collectif Cerveaux Non Disponibles pour la journée du 16 mars à Paris.

 

Collectif Cerveaux Non Disponibles

 

12 mars 2019

 

Source: https://paris-luttes.info/du-16-mars-a-jupiter-11796?lang=fr

 

Samedi 16 mars s’annonce comme une date importante pour le mouvement des Gilets Jaunes. Personne ne peut prédire le résultat de cette nouvelle mobilisation nationale à Paris. Ce qui est sûr, c’est qu’elle sera un tournant pour la suite. Il ne tient qu’à nous que ce tournant prenne la bonne direction. Celle de la révolte contre ce système et ceux qui en profitent sur le dos des plus faibles. C’est la fin du grand débat, et le début du grand débarras.

Certains caressent l’espoir de revivre un 17 novembre ou un 1er décembre. Nous pensons que cela n’arrivera pas. En quatre mois, le pouvoir et ses forces armées ont totalement changé leur façon de gérer les rassemblements des GJ. En quatre mois, plus de 15 000 GJ ont été blessés et/ou incarcérés. 15 000 !

Non, le 16 mars doit devenir LE 16 mars. Une des dates importantes dans l’histoire des Gilets Jaunes, et peut être même au delà. Nous ne savons pas où, quand, et comment. Mais nous savons que des milliers de citoyens en colère seront présents et décidés à ne plus enchaîner les manif « bien dociles » qui ont été imposées depuis 4 ou 5 semaines par quelques dizaines de GJ ayant joué le jeu du pouvoir en déclarant les manif et en acceptant que le cortège soit encerclé de CRS.

Ces milliers de GJ déterminés vont tous jouer un rôle ce 16 mars. Chacun à son niveau, chacun à sa manière, mais tous solidaires et tolérants avec les pratiques des autres.

Car nous savons où est l’ennemi : à l’Élysée et dans tous les palais de la République. Dans tous les sièges de banques et de multinationales.

Nous savons que les personnes âgées vivent dans une précarité de plus en plus intolérable. Nous savons que l’éducation nationale est en pleine crise de moyens. Nous savons que les hôpitaux et tous les services de santé sont en sous effectifs, pour raison financière. Nous savons que les millions de français aux revenus les plus modestes ont de plus en plus de mal à vivre. Et même à survivre.

Et nous savons que les quelques milliers d’ultras riches en France sont de plus en plus riches, y compris depuis la crise financière.

Sachant cette injustice, nous ne pouvons plus continuer nos vies comme si tout allait bien. Comme si tout était normal. Ce serait immoral et inhumain.

C’est notre humanité et notre désir d’un monde meilleur pour le plus grand nombre qui va nous pousser samedi à exprimer notre colère, et pas qu’avec des paroles.

Une colère qui sera renforcée par l’insoutenable bilan de la répression de ce mouvement depuis quatre mois : plus de 2 500 blessés, plus de 14 000 tirs de LBD, 22 éborgnés, 5 mains arrachées, un décès, plus de 8 500 arrestations, dont la plupart totalement arbitraires.

La Ligue des droits de l’Homme, Amnesty International, la commission européenne ou encore l’ONU ont lancé des avertissements au gouvernement français. Nous savons que l’histoire retiendra de Macron et de son gouvernement qu’il a répondu à une crise sociale par une ultra violence aveugle mais totalement calculée.

Reste à savoir si cette réponse sera appréhendée dans les cours d’histoire comme une réponse efficace (à défaut d’être morale), ou si elle aura au contraire accéléré le soulèvement de tout un peuple. Le 16 mars va, en ce sens, être un début de réponse. Tout reste encore possible.

Il nous reste 5 jours pour mettre toutes les chances de notre côté, en étant le plus nombreux possible dans les rues de Paris samedi.

A vous tous, il vous appartient de mobiliser votre entourage : amis, familles, collègues. En premier lieu ceux qui ont déjà participé à des rassemblements de GJ depuis quatre mois, et qui auraient peut être perdu la force. S’il n’y a qu’un seul samedi à consacrer à nouveau à la lutte, c’est celui là. Mais également à tous vos amis et familles qui n’ont pas encore franchi le pas mais qui partagent ce sentiment d’injustice sociale et d’indécence des plus riches et des plus puissants. Les tenants du pouvoir s’efforcent par tous les moyens à nous faire croire qu’aucun autre horizon n’est possible, et que le seul mécontentement possible est celui qui s’exprime dans le cadre de leurs règles, elles mêmes faites pour maintenir le système.

Mais leur pouvoir ne tient finalement qu’à un fil. Et sous leur apparence de fermeté et de tranquillité, Macron et son monde espèrent fortement que le mouvement s’essouffle (depuis le temps qu’on vous le dit). Car s’il ne s’essouffle pas, il suffira de souffler sur les braises pour que leur château s’enflamme.

Et si leurs remparts tombent, il sera alors bien plus facile d’aller les chercher.

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Howard Zinn

Gilets Jaunes 17ème round: Tout le pouvoir aux Ronds-Points !…

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Résistance 71

 

9 mars 2019

 

Maintenons le cap du Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

Généralisons les assemblées populaires des ronds-points aux lieux de travail en passant par les voisinages

Redonnons un sens à nos communes par une activité politique collective, court-circuitons les institutions

Boycott de la grande distribution et des entreprises du CAC40, retour au commerce local, redéveloppons nos campagnes collectivement en liaison de réseau avec les centres urbains

Réapproprions-nous le politico-économique, recréons une France des sections communales

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat !

Vive les communes libres ! Vive la Commune !

Vive la société des sociétés !

 

Gilets Jaunes 17ème round: Au sujet de l’organisation de la révolution sociale (Voline 1947)

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Organisation et imposition

 

Voline

1947

 

Extrait de son ouvrage “La révolution inconnue”

 

De façon générale, une interprétation erronée – ou, le plus souvent, sciemment inexacte – prétend que la conception libertaire signifie l’absence de toute organisation. Rien n’est plus faux. Il s’agit, non pas d’ “ organisation  » ou de  » non-organisation « , mais de deux principes différents d’organisation.

Toute révolution commence, nécessairement, d’une manière plus ou moins spontanée, donc confuse, chaotique. Il va de soi – et les libertaires le comprennent aussi bien que les autres – que si une révolution en reste là, à ce stade primitif, elle échoue. Aussitôt après l’élan spontané, le principe d’organisation doit intervenir dans une révolution, comme dans toute autre activité humaine. Et c’est alors que surgit la grave question : quels doivent être le mode et la base de cette organisation ? 

Les uns prétendent qu’un groupe dirigeant central – groupe  » d’élite  » – doit se former pour prendre en main l’œuvre entière, la mener d’après sa conception, imposer cette dernière à toute la collectivité, établir un gouvernement et organiser un Etat, dicter sa volonté à la population, imposer ses  » lois  » par la force et la violence, combattre, éliminer et même supprimer ceux qui ne sont pas d’accord avec lui. 

Les autres estiment qu’une pareille conception est absurde, contraire aux tendances fondamentales de l’évolution humaine et, en fin de compte, plus que stérile : néfaste à l’œuvre entreprise. Naturellement, disent les anarchistes, il faut que la société soit organisée. Mais cette organisation nouvelle, normale et désormais possible doit se faire librement, socialement et, avant tout, en partant de la base. Le principe d’organisation doit sortir, non d’un centre créé d’avance pour accaparer l’ensemble et s’imposer à lui, mais – ce qui est exactement le contraire – de tous les points, pour aboutir à des nœuds de coordination, centres naturels destinés à desservir tous ces points. Bien entendu, il faut que l’esprit organisateur, que les hommes capables d’organiser – les  » élites  » – interviennent. Mais, en tout lieu et en toute circonstance, toutes ces valeurs humaines doivent librement participer à l’œuvre commune, en vrais collaborateurs et non en dictateurs.

Il faut que, partout, ils donnent l’exemple et s’emploient à grouper, à coordonner, à organiser les bonnes volontés, les initiatives, les connaissances, les capacités et les aptitudes, sans les dominer, les subjuguer ou les opprimer. Pareils hommes seraient de vrais organisateurs et leur œuvre constituerait la véritable organisation, féconde et solide, parce que naturelle, humaine, effectivement progressive. Tandis que l’autre « organisation « , calquée sur celle d’une vieille société d’oppression et d’exploitation – donc adaptée à ces deux buts -serait stérile et instable parce que non conforme aux buts nouveaux, donc nullement progressive. En effet, elle ne comporterait aucun élément d’une société nouvelle ; au contraire, elle porterait à leur paroxysme toutes les tares de la vieille société, puisque n’ayant modifié que leur aspect.

Appartenant à une société périmée, dépassée sous tous les rapports, donc impossible en tant qu’institution naturelle, libre et vraiment humaine, elle ne pourrait se maintenir autrement qu’à l’aide d’un nouvel artifice, d’une nouvelle tromperie, d’une nouvelle violence, de nouvelles oppressions et exploitations. Ce qui, fatalement, détournerait, fausserait et mettrait en péril toute la révolution. Il est évident qu’une pareille organisation resterait improductive en tant que moteur de la Révolution Sociale.

Elle ne pourrait aucunement servir comme « société de transition  » (ce que prétendent les “communistes »), car une telle société devrait nécessairement posséder au moins quelques-uns des 

germes de celle vers laquelle elle évoluerait ; or, toute société autoritaire et étatiste ne posséderait que des résidus de la société déchue. 

D’après la thèse libertaire, c’étaient les masses laborieuses elles-mêmes qui, au moyen de leurs divers organismes de classe (comités d’usines, syndicats industriels et agricoles, coopératives, etc.), fédérés et centralisés selon les besoins réels, devaient s’appliquer, partout sur place, à la solution des problèmes constructifs de la Révolution. Par leur action puissante et féconde, parce que libre et consciente, elles devaient coordonner leurs efforts sur toute l’étendue du pays. Et quant aux « élites », leur rôle, tel que le concevaient les libertaires, était d’aider les masses : les éclairer, les instruire, leur donner les conseils nécessaires, les pousser vers telle ou telle initiative, leur montrer l’exemple, les soutenir dans leur action, mais non pas les diriger gouvernementalement.

D’après les libertaires, la solution heureuse des problèmes de la Révolution Sociale ne pouvait résulter que de l’œuvre librement et consciemment collective et solidaire de millions d’hommes y apportant et y harmonisant toute la variété de leurs besoins et de leurs intérêts ainsi que celle de leurs idées, de leurs forces et capacités, de leurs dons, aptitudes, dispositions, connaissances professionnelles, savoir-faire, etc. Par le jeu naturel de leurs organismes économiques, techniques et sociaux, avec l’aide des « élites » et, au besoin, sous la protection de leurs forces armées librement organisées, les masses laborieuses devaient, d’après les libertaires, pouvoir effectivement pousser en avant la Révolution Sociale et arriver progressivement à la réalisation pratique de toutes ses tâches. 

La thèse bolcheviste était diamétralement opposée. Selon les bolcheviks, c’était l’élite – leur élite – qui, formant un gouvernement (dit  » ouvrier  » et exerçant la soi-disant  » dictature du prolétariat « ), devait poursuivre la transformation sociale et résoudre ses immenses problèmes. Les masses devaient aider cette élite (thèse inverse de celle des libertaires : l’élite devant aider les masses) en exécutant fidèlement, aveuglément,  » mécaniquement « , ses desseins, ses décisions, ses ordres et ses  » lois « . Et la force armée, calquée elle aussi sur celle des pays capitalistes, devait obéir aveuglément à « l’élite ». 

Telle fut – et telle est – la différence essentielle entre les deux idées. 

Telles furent aussi les deux conceptions opposées de la Révolution Sociale au moment du bouleversement russe de 1917. 

Les bolcheviks, nous l’avons dit, ne voulurent même pas entendre les anarchistes, encore moins les laisser exposer leur thèse devant les masses. Se croyant en possession d’une vérité absolue, indiscutable, “ scientifique « , prétendant devoir l’imposer et l’appliquer d’urgence, ils combattirent et éliminèrent le mouvement libertaire par la violence, dès que celui-ci commença à intéresser les masses ; procédé habituel de tous les dominateurs, exploiteurs et inquisiteurs.

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

 


Vive la Commune !

Gilets Jaunes : Pour l’État, toutes les répressions sont permises…

Posted in actualité, gilets jaunes, militantisme alternatif, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 7 mars 2019 by Résistance 71

Une fois de plus, il faut aller sur des médias étrangers pour entendre parler de ce qu’il se passe dans les rues de France…

Devant l’enfumage éhonté des merdias franchouillards et leur refus de dire la vérité, se dressent les RT, Press TV, Al Manar.

Si on nous avait dit ça il y a… 20 ans, on aurait sans doute crié au fou !

O Tempora O Mores ! disait l’autre…

~ Résistance 71 ~

 

 

Acte 16 des Gilets Jaunes: toutes les répressions sont permises

 

Al Manar

 

3 mars 2019

 

url de l’article en français: http://french.almanar.com.lb/1276002

 

Contre les Gilets jaunes qui en étaient le samedi 2 mars à leur Acte 16, toutes les formes de répression sont permises. Celles des policiers et CRS se font plus violentes. Les caméras du compte Facebook pro-Gilets jaunes Born to be Media Rider ne les ratent pas.

Contre les Passants

A Toulouse, elles ont filmé un couple de passants qui s’est fait matraquer par des CRS avec une grande violence. Sans aucun égard pour leur âge. Le couple ne faisait apparemment pas partie des manifestants a et traversé un cordon de CRS qui faisait face aux Gilets jaunes.

Selon Sputnik, on peut voir que la femme s’est arrêtée et a parlé à un CRS. Étant donné que la vidéo a été filmée de très loin, il est impossible d’entendre ce qu’elle lui a dit. Quoi qu’il en soit, elle a été frappée à coups de matraque et projetée au sol. L’homme qui l’accompagnait a tenté de la protéger mais a été lui aussi frappé puis jeté à terre.

Contre les journalistes

La seconde forme est celle qui s’attaque aux journalistes

La deuxième scène qui a touché une journaliste, Stéphanie Roy, a eu lieu à Bordeaux. Elle portait pourtant le brassard.

Elle dit s’être fait frapper à coups de pied et de bouclier par un représentant des forces de l’ordre.

On voit dans la vidéo un policier en train de la faire reculer, alors qu’elle lui répète qu’elle est journaliste.

«Je recule mais vous n’avez pas le droit de me toucher comme ça», crie-t-elle alors que la caméra oscille.

Dans le même temps, une autre journaliste, Elsa Gambin, a révélé sur son compte Twitter qu’un collègue de l’agence Reuters a été visé délibérément par un tir de LBD40.

Arrestations arbitraires

Autre forme de violence, les arrestations arbitraires.

Le Vendredi 1er mars matin, a été arrêté pendant 26 heures un des militants faisant partie du collectif ANV (Action Non-Violente) Cop21, alors que celui-ci avait mené une «action de réquisition» visant à décrocher un portrait d’Emmanuel Macron de la salle de conseil de la mairie de Wittelsheim, dans le département du Haut-Rhin. Un acte destiné à «montrer l’inaction du gouvernement face aux crises climatiques et sociales», selon le collectif sur Facebook.

La répression médiatique

Parmi toutes les formes de répression, la médiatique demeure la plus pernicieuse.Elle est entrée en action dès le premiers jours du mouvement de contestation.

Son dernier acte a été de minimiser le chiffre de participation de l’acte 16. Les médias français ont évoqué 5.600 dans toute la France, alors que le Syndicat France Police-Policiers en a comptabilisé 200.000.

Sur le plateau de la télévision BFM TV, le porte-parole de la liste RIC,  Jérémy Clément s’est vu couper la parole à chaque fois qu’il répondait aux questions qui lui étaient posées.

La semaine passée, la classe sionisante en France s’est acharnée contre ce mouvement, l’accusant d’antisémitisme, parce que l’un de ses manifestants a qualifié un intellectuel connu pour ses positions pro israéliennes et islamophobes, Alain Finkielkraut  de « sale sioniste ».

Un simulacre de démocratie

«Depuis les premières actions, nous voyons la répression se renforcer, mais nous ne nous laisserons pas intimider. Le soutien massif que nous recevons et la détermination des activistes à poursuivre les actions montrent à quel point l’urgence climatique et sociale est un enjeu majeur, pour lequel nous sommes prêts à encourir les risques nécessaires», a déclaré Sylvine Bouffaron, membre d’ANV-COP21 citée dans le communiqué.

Pour Jean, 62 ans, le grand débat est « un simulacre de démocratie ». «Pourquoi on ne lâche pas le morceau ? », s’interroge-t-il avant de poursuivre :

« En voilà une question conne ! Parce que Macron n’a pas bougé d’un millimètre déjà, et parce qu’il croit nous enfumer avec son grand débat. Ce dispositif, c’est un simulacre de démocratie. Car à la fin, de toute façon, le gouvernement ne retiendra que les propositions qui l’arrangent. Nous, on veut le référendum d’initiative citoyenne (RIC). S’il faut faire 150 manifs de plus pour l’obtenir, on les fera ! »