Archive pour mouvement natif canadien idle no more

Mouvement d’actions international des peuples autochtones Idle No More Octobre 2013…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 8 octobre 2013 by Résistance 71

Les peuples autochtones et la décision des peuples occidentaux de les soutenir, décideront de l’avenir de notre planète.

Ne nous y trompons pas, ceci est particulièrement vital car l’ensemble du château de cartes qu’est l’empire repose sur les fondements eurocentriques du colonialisme. Le pilier porteur de l’édifice est là, le détruire, c’est détruire l’empire et le mal qu’il génère sur cette planète !

— Résistance 71 —

 

Communiqué du mouvement autochtone Idle No More (Canada)

 

7 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://www.idlenomore.ca/idlenomore_global_day_of_action_oct7proclaim

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Aujourd’hui se tient la journée mondiale d’action d’Idle No More, le mouvement social des peuples indigènes. Le 7 Octobre 1763, le roi d’Angleterre George III a signé la Proclamation Royale, un document historique qui mandatait légalement le Canada de reconnaître les droits territoriaux et fonciers des nations indigènes.

Aujourd’hui 250 ans plus tard et dans 55 évènements se déroulant au travers de Canada, des Etats-Unis et de pays autour du monde, des milliers de peuples indigènes et leurs supporteurs prennent une action directe pour assumer la souveraineté et leur auto-détermination sur nos territoires, notre eau, nos corps, nos histoires, notre futur et pour proclamer notre souveraineté indigène!

Aujourd’hui marque également le jour où le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits des peuples indigènes, le professeur James Anaya, commence sa visitie officielle au Canada pour y examiner la situation des droits de l’Homme et des peuples indigènes dans ce pays.

Des actions aujourd’hui verront le jour contre le fracturage hydraulique d’Elsipogtog en territoire de la nation Mi’kmaq du Nouveau Brunswick au Canada, où les guerriers Mi’kmaqs ont bloqué des routes pour protéger leurs droits collectifs, leurs terres et leur eau de l’entreprise de Houston (USA) SWN Resources venue exploiter le terrain.

“Le temps est venu pour nous d’émanciper nos nations, il est temps d’affirmer notre souveraineté. Nous devons protéger notre eau et nous devons nous unir pour briser les chaînes du colonialisme. Notre combat est pour l’eau, pour nos traités, pour nos droits et pour notre peuple. Unissons-nous et proclamons nos droits à la parole, levons-nous et dressons-nous contre la veulerie industrielle et le génocide environnemental. Nous sommes plus fort lorsque nous nous dressons unis”, a dit Suzanne Patles des guerriers Mi’kmaq, qui bloquent les routes à Elsipogtog en territoire autochtone.

A Victoria (île de Vancouver) en Colombie Britannique, en solidarité avec le mouvement Idle No More, des milliers de jeunes participant à la conférence sur le climat Powershift BC, vont se rendre au parlement de BC pour y confronter la premier ministre Christy Clark et contrer les tentatives de son gouvernement d’autoriser le pipeline pour acheminer le pétrole des sables bitumeux et la construction de ports pétroliers au travers de cette région si écologiquememt sensible et contre la volonté de centaines de milliers de membres des nations autochtones de Colombie Britannique qui ont dit NON à ces projets de manière non équivoque.

“Il n’y a eu aucune facture de vente et les peuples indigènes n’ont cédé aucun territoire, terre ou droit au Canada. En piétinant et en ignorant ouvertement les droits et la culture des peuples indigènes, le Canada est en violation de la loi internationale établie par la Proclamation Royale de 1763”, a dit le présentateur à Powershift BC et activiste âgé de 12 ans de la première nation Sliammon Ta’Kaiya Blaney. Elle a aussi dit que “Les leaders et preneurs de décisions actuels du Canada nient et attaquent de manière si nonchalante no droits et donc notre futur sans y penser à deux fois. Etant les enfants d’une terre et d’une culture, qui nous ont permis de faire mieux que survivre depuis des milliers d’années, nous payons le prix fort de l’annihilation industrielle et humaine, nous souffrons des conséquences: Nous disons, çà suffit, nous ne resterons plus silencieux et passifs (Idle No More).”

Le Mohawk de Kahnawake Russell Diabo du mouvement des Défenseurs de la Terre a dit: “Le Canada a un plan établi de longue date pour mettre fin aux droits des traités aborigènes et collectifs des nations autochtones. En profitant de la pauvreté des nations indigènes et en maintenant la loi coloniale sur les Indiens (Indian Act) comme instrument de contrôle, le Canada cherche à ce que les nations premières signent un accord qui compromettrait et mettrait fin à leurs droits territoriaux protégés internationalement et constitutionnellement ainsi que leurs droits émanant de traités et leur auto-détermination en tant que peuples.”

Idle No More s’est uni avec la mouvement des défenseurs de la Terre et ensemble nous avons développé une campagne commune comprenant 6 demandes politiques fondamentales au gouvernement conservateur canadien de Steven Harper. Les actions de ce jour se passant à travers la planète représentent la galvanisation de notre base politique envers la maninestation de notre mouvement politique et de nos buts ici au Canada et dans d’autres pays coloniaux autour de notre Terre-Mère.

 

Pour plus d’information contactez:

 

Clayton Thomas-Muller

Idle No More National Campaigner

cell: 613 297 7515

email: creeclayton77@gmail.com

 

Arthur Manuel

Secwepemc Nation (member) 

Founder of  Defenders of the Land

cell: 250-319-0688

email: artmanuel.7@gmail.com

 

Sylvia McAdam

Idle No More Founder & Organizer

cell: 306-281-8158

email: s.mcadamsaysewahuminm@gmail.com

 

Notes for Editors:

For a comprehensive listing of events and videos go to:

http://www.idlenomore.ca/over_50_idle_no_more_actions_and_events_tomorrow_oct7proclaim

 

For hi-resolution video and pictures go to:  http://www.idlenomore.ca/videos

http://www.idlenomore.ca/graphics_images

 

For Quotes and contact information for interview of regional Idle No More Action leaders:

http://www.idlenomore.ca/_oct7proclaim_quotes_and_contacts

 

For information about Powershift BC and their mass action go to:

http://www.wearepowershift.ca/action

Résistance politique globale: Éveil et Union sont les piliers de la victoire des peuples…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 16 juillet 2013 by Résistance 71

Nous avons traduit ici un des derniers articles du politologue canadien Andrew Gavin Marshall, qui a une vision très similaire à la notre concernant le lien entre les luttes des nations natives contre le colonialisme  actif (Amérique du Nord et Latine), le néo-colonialisme prenant place en Afrique et les mouvements de lutte sociale en Europe et en occident. Nous devons venir à terme de notre culpabilité et tendre la main aux peuples que nous opprimons. Les mêmes méthodes sont appliquées contre nous que celles qui ont été et sont appliquées contre les nations indigènes, seul le degré varie. Nous sommes tous des colonisés !

C’est ensemble, unis que nous vaincrons le fascisme mondialiste.

— Résistance 71 —

 

Culture entrepreneuriale et empire global: Crise alimentaire, vols de terres, pauvreté, bidonvilles, dévastation environnementale et résistance

 

Andrew Gavin Marshall

 

Juillet 2013

 

url de l’article original:

http://andrewgavinmarshall.com/2013/01/07/corporate-culture-and-global-empire-food-crisis-land-grabs-poverty-slums-environmental-devastation-and-resistance/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le pouvoir des corporations est immense. La plus grande entreprise au monde est la Royal Dutch Shell, qui n’est surpassée en richesse que par les 24 plus grands pays sur terre. Des 150 plus grosses entités économiques au monde, 58% sont des corporations. Ces méga-entreprises sont institutionnellement totalitaires, et le résultat de la résistance du pouvoir à la révolution démocratique, qui fut acceptée avec réticence dans la sphère politique, mais refusée dans la sphère économique, ce qui a abouti à une société pas vraiment démocratique. Elles sont conduites par une religion, celle “du profit à court terme”. La société des corporations, une société de capitalisme d’état, s’est épanouie aux Etats-Unis et a géré la transition de la société américaine au début du XXème siècle, tout comme les fascistes et les communistes, géraient les transitions en Europe. Avec chaque guerre mondiale, la société états-unienne, son pouvoir économique et politique, vit la croissance de son influence globale et avec la fin de la seconde guerre mondiale, la société corporatiste fut mondialement exportée.

Ceci est l’empire. L’armée américaine, les agences de renseignement, et l’appareil de sécurité nationale, opèrent avec l’intention de servir les intérêts des cartels d’entreprises américaines et maintenant de plus en plus supranationales. Guerres, coups d’état, campagnes de déstabilisation, soutiens de dictateurs, de tyrans, génocides et oppression sont les produits de l’interaction de l’occideent avec le reste du monde.

Dans le même ordre d’idée que le “dieu a créé l’Homme à son image”, les corporations ont refaçonné la société en fonction de leurs propres intérêts et avec une égale arrogance. Les cartels industriels et financiers ont créé ou récupéré les think tanks, les fondations, les institutions éducatives, les médias, les relations publiques, la publicité et bien d’autres secteurs de la société. Par leur contrôle d’autres institutions, elles ont pu étendre leurs idéologies de pouvoir et leurs variantes entre elles, à la population, aux autres élites, à la classe “éduquée”, la classe moyenne, la classe laborieuse et pauvre.Tant que les idées exprimées soutiennent le pouvoir, c’est “acceptable”. Cela peut être critique, mais l’analyse institutionnelle n‘est pas permise. Les idées qui s’opposent au pouvoir institutionnel sont “idéologiques”, “idéalistes”, “utopiques” et ultimement inacceptables.

La culture corporatiste des cartels domine notre société occidentale. Étant des institutions de manière inhérente totalitaire, la culture et ses institutions, sont devenues de plus en plus totalitaires. Ceci est une réponse du pouvoir économique pour détricoter les résultats obtenus au grè de l’histoire humaine, résultats qui sont venus par les victoires des luttes pour plus de démocratie dans la sphère politique. Les entreprises et les banques cherchent à tout contrôler et à consumer, afin de dominer sans partage et sans fin.

La seule raison du pourquoi les corporations furent et sont capables d’être l’institution culturelle de référence au XXème et XXIème siècles, est à cause de leur pouvoir économique. Ceci est un dérivé de l’exploitation: des ressources, de l’environnement, du travail et des consommateurs. Cela est renforcé au moyen de la répression: le boulot de l’état dans la société capitaliste d’état, ainsi que des grandes mesures de subsides et de protectionnisme pour protéger les intérêts des cartels industriels et financiers. Alors que le pouvoir entrepreneurial s’est développé dans le monde, la destruction rapide de l’environnement et des ressources s’est précipitée et les puissances occidentales ont fait sous-traiter la dévastation environnementale que nos sociétés de consommation demandent, aux pays du tiers-monde. Nous consommons, ils souffrent. Un mariage inconvénient que nous appelons “civilisation”. Les mega-entreprises et nos états maintiennent le reste du monde dans un état de pauvreté et de répression, tentant éternellement de bloquer la révolution mondale inévitable pour créer une société humaine agissant… humainement. Jusqu’ici, nous fûmes très occupés à acheter plein de trucs. On n’en avait rien à faire, cela ne nous concernait pas.

Maintenant ce que nos sociétés ont fait aux gens sur le territoire desquels nous vivons maintenant (NdT: Marshall est canadien et parle ici du continent des Amériques) et du reste des gens dans le monde, nous est appliqué de manière interne. Tout est à vendre ! Les corporations font des profits gigantesques, possèdent des milliers de milliards de dollars en réserve cash, non investie, mais attendant que vos standards de vie soient réduits de manière signifiante pour que votre travail et ressources soient bien meilleur marché et donc ultimement plus prône à de juteux profits. Ceci est appelé “austérité” et “réforme structurelle”, euphémismes politiques pour apauvrissement et exploitation.

Les corporations, les banques et les états, ont ces dernières années causé une crise alimentaire globale, fait monter les prix alimentaires à des records stratosphériques et ce de manière subséquente depuis 2007. Avec des milliards de personnes dans le monde vivant avec moins de 2US$ par jour, la vaste majorité de l’humanité dépense ses revenus en nourriture. L’augmentation des prix alimentaires a été essentiellement causée par la spéculation financière, avec les grands joueurs de ce casino géant étant Goldman Sachs, Morgan Stanley et la banque Barclays, elles ont poussé des dizaines de millions de personnes dans un état de pauvreté extrême à la famine. Environ 1 milliard de personnes, soient 1/7 de a population du monde vit dans des bidonvilles. Cette population croît rapidement. D’énormes bidonvilles urbains furent créés par l’impérialisme étatique et corporatiste occidental imposé au reste du monde, poussant les gens à l’exode rural et à venir s’agglutiner dans les bidonvilles urbains ou en forçant l’exode par les bombes et les guerres. Le tout lié au terrorisme d’état occidental généralisé. Nous avons soutenu et soutenons toujours de petites élites sans scrupules ni pitié dans les pays que nous dominons à travers le monde et maintenant nous commençons à réaliser que ces petites élites sanguinaires commencent à règner sur nos propres vies (NdT: Ici Marshall fait allusion à l’influence des pétro-monarchies telles l’Arabie Saoudite et le Qatar…). Leur fonction sociale est celle de parasites: pomper le sang/la vie de la société humaine mondiale.

Les augmentations des prix alimentaires ont aidé à générer une gigantesque saisie de terres, voyant les puissances occidentales, mais aussi asiatiques et du Golfe, s’emparer de vaste territoires et de ressources aquifères dans le monde, et ce pour une bouchée de pain. Cette saisie de terres est la plus extensive en Afrique, où ces dernières années, des investisseurs essentiellement occidentaux ont pu saisir des superficies équivalents à la superficie de l’Europe de l’Ouest. Ces terres contiennent non seulement des ressources naturelles etvde sous-sols importantes, mais aussi l’eau (le Nil est à vendre !), ceci est aussi le lieu d’habitation de centaines de milions de personnes; il y a environ 2,5 milliards de personnes engagés dans la microagriculture dans le monde… Ceci est essentiellement fait au travers de la propriété commune de la terre, ce que la société occidentale avec son dogme de la “propriété privée de droit divin”, ne peut pas comprendre. Ainsi, dans la loi internationale, d’état et des affaires, que nous avons créée de toute pièce, nous assimilons les terres communales et d’utiisation communale comme devant être des terres appartenant “à l’état”. Nos “investisseurs”, les banques, hedge funds, états, fonds de retraite, corporations, parviennent à des “accords” avec les états corrompus locaux pour des contrats de leasing de 40, 50 ou 100 ans d’exploitation de vastes territoires, payant très peu souvent aucun loyer. Ensuite “le territoire vide” comme nous l’appelons est “nettoyé” (de son “vide” sans aucun doute…), expulsant des personnes qui ont vécues là depuis des générations et qui dépendent de la terre pour leur nourriture. Ces gens sont expulsés vers les villes, et donc vers les bidonvilles.

C’est ce que nous appelons une “utilisation productive de la terre”. Donc naturellement, nous la détruisons, nous y éviscérons l’environnement, empoisonnons, polluons, extrayons, exploitons, pillons et profitons. Ou alors nous gardons la terre, sans l’exploiter, attendant que les prix montent pour plus de profit. Même d’importantes universités américaines comme Harvard sont impliquées dans les saisies massives de terres en Afrique et ailleurs. Ceci est le plus grand vol de territoires de l’histoire depuis la fin du XIXème siècle et son “envol vers l’Afrique” lorsque les Européens ont colonisé pratiquement l’ensemble du continent. Lorsque nous utilisons la terre à des “fins productives”, nous disons que cela “aidera le climat” et “réduira la famine”. Comment ? Parce que nous allons produire du bio-carburant et de la nourriture et ce faisant nous allons déverser des quantités industrielles de pesticides, d’engrais chimiques, planter des OGM, pratiquer une déforestation massive, détruire la biodiversité, allons hautement mécaniser et augmenter les consommations de carburant pour les exploitations agricoles. La nourriture produite, qui n’est pas conséquente puisque l’intériet est porté sur les bio-carburanrs, le bois, les minerais, le pétrole et le gaz, les cultures pour l’argent facile, est de toute façon exportée vers nos pays et loin des populations pauvres où la faim et la précarité sont pourtant prévalentes. Ces gens perdent leurs terres, s’enfoncent plus dans la pauvreté avec le bonus de la précarité alimentaire en sus, des risques de famine accrus, augmentation de la mortalité, des maladies et de la violence. La pauvreté est violence.

Ceci est la manière dont les états occidentaux, les banques et les cartels industriels ainsi que les organisations internationales, s’occupent du problème de la faim: en en créant toujours plus. Ironie du sort encore plus amère, nous appelons ceci évoluer vers “la durabilité”. Coïncidentellement, ce mot a déjà une signification pour la plupart des gens, nous n’en avons que mal interprété le sens voilà tout. Mais il y a des gens qui prennent ce concept très sérieusement, ceux qui ont fait l’expérience de pertes majeures dans une société non durable.

Nous sommes les témoins d’une résistance massive globale à ces processus, cette résistance est largement conduite par les populations indigènes d’Afrique, dAmérique Latine, d’Asie et maintenant d’Amérique du Nord. Au Canada le mouvement Idle no More a commencé avec quatre femmes indigènes de la province du Saskatchewan, qui décidèrent de se rencontrer et de discuter les problèmes induits par le projet de budget du premier ministre Harper, qui entre autres choses, a réduit le nombre de rivières, de lacs et de ruisseaux protégés au Canada d’environ 2,5 millions (au 4 Décembre 2012) à quelques 62 (au 5 décembre 2012…), un mouvement social international menés par les peuples indigènes se développe. Il y a moins de deux mois, cela a commencé avec 4 femmes ayant une discussion.

Les peuples indigènes montrent aux Canadiens et aux autres personnes dans le monde, comme se soulever devant le pouvoir. Et ils ont une certaine pratique de la chose. Depuis plus de 500 ans, nos sociétés ont opprimé et souvent éradiqué des populations natives sur place et à l’étranger. Les peuples indigènes, comme tous les peuples opprimés, sont au front de la nature la plus oppressive de notre société: ils ont expérimenté et expérimentent encore l’exploitation, la dévastation envrironnementale, la domination et la décimation. Avec les peuples natifs qui parlent, et pas seulement au Canada, mais à travers l’Amérique Latine, l’Afrique et ailleurs, il est plus que temps pour que nous les peuples occidentaux, commencions à écouter ceux qui sont les plus opprimés, les histoires de nos “victimes” sont rarement narrées et écrites, ou simplement connues, du moins pas de nous, Les victimes elles se souviennent. Et il est plus qu’important que nous commencions à écouter.

Comment pouvons-nous attendre un changement, ou connaître quoi et comment changer nos sociétés, si nous n’écoutons pas ceux qui ont fait l’expérience du pire de notre société ? Les peuples natifs nous donnent maintenant une leçon de lutte démocratique. Si nous continuons sur notre voie actuelle, les communautés indigènes seront complètement annihilées et les puissances qui dirignent notre société auront réussi à accomplir un génocide complet sur 500 ans.

Ainsi, nous devons nous poser cette question: Devrions-nous écouter maintenant, apprendre et rejoindre ceux qui luttent pour la justice et une véritable idée d’une société humaine ou bien… Sommes-nous toujours trop occupés à acheter des choses totalement inutiles ?

Peut-être est-il aussi grand temps que nous soyons… Idle No More (Jamais Plus en Veilleuse).

Résistance politique indigène au Canada: Le mouvement Idle No More coopté… Il est temps de passer à la vitesse supérieure…

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Nation indigène: Au-delà du mouvement Idle No More

 

Gerald Taiaiake Alfred

 

29 Janvier 2013

 

url de l’article:

https://www.commondreams.org/view/2013/01/29-0

 

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Notre action collective dans le mouvement Idle No More (INM) a montré qu’il y a un soutien réel parmi les Canadiens pour un mouvement qui personnifie l’opposition de principe à la destruction de la terre et à l’expansion de la justice sociale pour les indigènes. Quand nous, les personnes aborigènes, avons un agenda politique qui est consistent avec nos enseignements originaux traditionnels, une relation de respect avec la terre et l’environnement naturel et une relation respectueuse entre toutes les nations qui partagent cette terre, nous avons vu que cela devient une grande motivation pour beaucoup de gens de nos propres nations tout aussi bien que de la société plus vaste (non-aborigènes).

Il est aussi maintenant clair que le mouvement a atteint un plateau. La plupart de la passion, de l’urgence et de l’attention que le mouvement INM a généré dans le sillage de la grève de la faim du chef Theresa Spence et de la “déclaration en 13 points” soutenue par chef Spence, l’AFN et les deux partis d’opposition canadiens, que trop de gens dans le mouvement représentent, a mené à la récupération des demandes du mouvement par les chef de l’AFN (NdT: dénoncée par beaucoup comme étant les agents du système…) en soutien de leurs négociations perpétuelles et des processus bureaucratiques de longue haleine qu’elles suscitent.

La question qui vient à l’esprit de beaucoup de gens du mouvement qui sont motivés pour continuer à lutter pour des buts plus sérieux de transformation, est de savoir comment raviver le momentum vers un changement fondamental comme celui que nous avions au début du mouvement ? Je pense que le seul moyen de maintenir ce mouvement dans la bonne direction est que nous voyons nos actions faites au sein d’INM comme faisant partie d’un engagement plus profond et de plus longue haleine vers la restauration du système de nation indigène.

Nous devons recentrer notre activisme sur la racine du problème à laquelle nous devons faire face collectivement: Notre dépossession et notre mauvaise représentation en tant qu’indigènes. Maintenant est venu le temps de nous replacer sur nos terres spirituellement et physiquement et de détourner notre soutien du système de l’Indian Act et de commencer à énergiser la restauration de nos propres gouvernements (traditionnels). Nos gens, nos langues et nos cérémonies traditionnelles devraient saturer nos patries et territoires. Nos leaders devraient nous répondre et non pas au ministre des Affaires Indiennes et à ses sbires. Nos gouvernements devraient être des cercles autour desquels chacun s’assied en égal et y participe totalement et devraient être là où nos voix se font entendre et non pas celles des systèmes de hiérarchie et d’exclusion, légitimisés et renforcés par les lois canadiennes. Restaurer notre sentiment de nation de cette manière est une lutte fondamentale. Notre concentration devrait être de restaurer notre présence sur la terre et de régénérer notre véritable nation. Ceci va la main dans la main et l’un ne peut pas se faire sans l’autre.

Idle No More a été utile et nécessaire. Comme des milliers d’autres personnes ces derniers mois, je suis fier d’avoir été un participant motivé à éduquer un public plus large, de faire la connexion entre les droits natifs et les droits démocratiques de tous les citoyens et d’avoir argumenté pour la protection de notre environnement sous la bannière Idle No More. Mais les limites du mouvement sont claires et beaucoup de gens commencent à réaliser que le type de mouvement que nous avons mené sous la bannière d’Idle No More n’est pas suffisant en lui-même pour décoloniser ce pays et même de produire des changements signifiants dans la vie des gens.

Ceux d’entre nous demeurant au sein du mouvement doivent se poser cette difficile question: Qu’avons-nous accompli au travers d’Idle No More ? Il y a eu une politisation de quelques indigènes. Il y a eu une certaine attention des médias. Il y a eu des rallies et des manifestations. De superbes créations artistiques et musicales en ont découlé. Tout ceci est très bien. Mais en termes de changement signifiant dans la vie des gens et de la lutte pour la justice, les choses ne sont pas différentes qu’avant que ce mouvement ne démarre. Le gouvernement fédéral n’a pas répondu, n’a pas senti le besoin d’adresser à quelque niveau que ce soit, le défi que nous lui avons proposé. Nous sommes en danger de devenir institutionnalisé (NdT: c’est déjà fait à notre avis…) et d’être trop prévisible en tant que mouvement, ou pire même, de devenir un genre de grand mouvement râleur sur Facebook et d’entrer dans un circuit fermé trop facile à ignorer et qui n’a plus rien de tangible avec ce qu’il se passe quotidiennement dans la vie des gens. Ce que cela veut dire si nous demeurons motivés à produire le changement et à parvenir à la justice pour nos gens, est que nous devons changer nos stratégies et nos tactiques pour présenter un défi bien plus sérieux sur la base de forcer le gouvernement fédéral à engager notre mouvement et à nous répondre de manière sérieuse.

Je pense que ce dont notre mouvement a besoin, c’est d’une mobilisation des gens sur la base de la nation indigène, emmenée par nos chefs traditionnels et les clans des mères, des hommes médecines, des anciens et des jeunes, de commencer à agir directement sur nos droits inhérents sur la terre et de demander le respect de nos gouvernements traditionnels. En termes pratiques, nous devons aller au delà des manifestations et des rassemblements publics dans les centres commerciaux, la voie publique et les législatures et nous devrions commencer à réoccuper nos sites ancestraux culturels, traditionnels et sacrés, utiliser les sites pour ré-établir notre présence sur notre terre et de cette façon, d’éduquer les Canadiens à nos connexions continuelles avec ces endroits et signifier leur importance pour notre existence en tant que peuples indigènes.

Si nous faisons cela, nous pourrons, une fois de plus, faire que l’Assemblée des Nations Premières (AFN), les médias de masse et les partis d’opposition, entendent la véritable voix des peuples indigènes dans ce pays et si nous sommes forts et pugnaces en faisant part de notre engagement à défendre ces buts, alors nous pourrons forcer le gouvernement fédéral à nous prendre sérieusement.

Maintenant vient le temps de la transgression (désobéissance civile), de la réoccupation, du soulèvement… en tant que peuples indigènes !

Supercherie politique: Résister aux faux-nez du système, un devoir quotidien…

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IDLE NO MORE.  Editorial 

 

Mohawk Nations News

 

Décembre 2012

 

url de l’article:

http://mohawknationnews.com/blog/tag/canada-bill-c-45/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Assemblée des Premières Nations (AFN) et le Caucus Iroquois (CI) ont mergé leurs corporations le 4 Décembre 2012. La Caucus Iroquois représente les conseils de bandes sur les communautés Mohawk au Canada et non pas le peuple légitime Mohawk ou la Confédération Iroquoise. Ils prennent tout le crédit des efforts de nos mouvements populaires et de notre activisme, mais en fait ils travaillent derrière le rideau pour aider leurs commanditaires, le gouvernement canadien, à essayer de nous réduire au silence et à continuer la mascarade de l’illusion de la liberté.

L’AFN représente les autres conseils coloniaux de bandes au Canada (NdT: appelés conseils de tribus aux Etats-Unis). Il apparaît que ces deux branches corporatistes sont en première ligne du mouvement “Idle No More” ou sont en train de prendre en charge son agenda. Ils veulent donner l’impression que tous les Indiens suivent scrupuleusement la loi de l’Indian Act, ce qui est un mensonge.

La fusion est supposée être le commencement d’une relation combattante entre l’AFN et le gouvernement fédéral. Comment ? Ces deux groupes lobbyistes sont payés par l’entreprise commerciale Canada.

Le Caucus Iroquois n’a rien à gagner à résister aux colonisateurs. Ils sont grassement payés pour pacifier, porter le confusion et s’assurer que la véritable confédération ne puisse pas instaurer la Grande Loi de la Paix.

Ils n’ont absolument aucun droit légal de négocier au nom de notre peuple pour le territoire et les ressources. Ils ne représentent que les Indiens du conseil de bandes corporatif et les votards des élections dans les réserves. Les gens de la base ne vont pas s’assoir à la table de négociation alors que ces trois entreprises commerciales (l’AFN, Le CI et le gouvernement du Canada) font tourner la roue de la fortune et nous dépouillent de nos ressources et mettent encore plus de restrictions génocidaires sur nous.

Le premier ministre Harper est frustré de l’échec de l’AFN de nous faire taire et de nous pacifier, de nous asservir. Sa proposition de loi fasciste C-(quelque soit le numéro) va créer encore plus de famine, d’emprisonnement et de mort par génocide économique, racial, culturel et spirituel. Tous les businesses indigènes indépendants ayant du succès sont criminalisés. Harper veut une nouvelle équipe d’Indiens super-obéissants. Comme l’a dit l’assassin économique (NdT: en référence au livre de John Perkins: “Confession d’un assassin économique”): “Ne vous occupez pas des gens, pensez simplement à vous et votre famille.”

L’Indian Advancement Act de 1924 nous a placé sous les sanctions économiques les plus oppressantes de tout peuple sur terre afin de nous affamer et de nous soumettre. Les réserves indiennes étaient et sont toujours des camps de prisonniers de guerre. Nous sommes obligés d’obéir rien que pour manger. Ils veulent nous éliminer pour saisir nos terres riches en ressources naturelles pour les multinationales et afin de créer des décharges de produits toxiques comme à Attawapiskat, Keshachewan, Akwesasne, Kahnawake, Tyendinaga, etc.,,

L’AFN inutile s’est rassemblée récemment à Gatineau pour nous dire que tout est mauvais et sans espoir et nous dire qu’en fait nous devons vivre avec.

Les délégués ont traversé la rivière Ottawa pour marcher sur la colline du parlement et ont essayé de pénétré la chambre des députés. L’échauffourée fut terminée en un instant. Le gouvernement savait très bien que c’était ses marionnettes qui faisaient du foin et il a pu leur fermer la porte au nez, car d’après la loi de l’Indian Act, les Indiens n’ont pas le droit de pénétrer dans le parlement.

Les véritables ongwehonweh de Great Turtle Island ne vont pas mendier pour ce qui nous appartient. Les visiteurs seront rappelés à l’ordre et notifiés de leur occupation illégale de notre territoire, du vol de nos possessions, du génocide et de ce qu’ils nous doivent.

Pourquoi notre peuple se bat-il pour des traités ? Ces contrats illégaux ne valent pas le papier sur lequel ils sont écrits. Nous n’obtenons rien. Ils ont le droit de nous contrôler et de nous prendre tout. Tous les traités ont été brisés, violés, ce qui les rend nuls et non avenus.

Le seul véritable traité fut celui de Guswentha en 1701, leur donnant refuge et leur donnant la possibilité de devenir un avec nous. Ils n’ont jamais pu avoir juridiction sur nous, notre territoire, nos ressources, notre air et notre eau. La loi internationale dit maintenant que lorsqu’un traité est brisé, tout doit revenir comme le jour d’avant le traité, en l’occurence comme au 24 Juin 1701.

Les occupants donnent des cartes de bandes corporatives. Les détenteurs de ces cartes sont supposés être des Indiens canadiens sous la souveraineté et la juridiction de l’entreprise commerciale connue sous le nom de Canada.

Si ces cartes étaient déchirées demain et les corporations canadiennes réfutées, seuls les chefs du conseil des bandes et ceux qui votent dans leurs élections resteraient  comme leurs indiens corporatifs artificiels. Le reste d’entre nous serions aux commandes, et pas partie prenante de corporations étrangères, car n’ayant jamais rien abandonné.

Canada perd 60 millions de dollars par jour, 22 milliards de dollars par an à cause du prix réduit appliqué aux ventes de notre pétrole aux Etats-Unis. Ils veulent le vendre au marché asiatique via la côte Ouest. Nous n’autoriserons jamais le pipeline de traverser le territoire ongwehoneh. Nous avons fait fermer le projet de pipeline du Northern Gateway. Dans les années 1970, nous avons fait fermer le pipeline de la vallée MacEnzie. Le sac à merde Enbridge a été fermé. Les voleurs ne veulent pas être honnêtes avec leur propriétaire. Au lieu de cela, ils envoient leurs flics faussaires pour nous menacer.

Les colons sont arrivés ici avec rien, même pas un langage commun, un peuple ou une histoire commune. Ils ont apporté avec eux la veulerie, la malhonnêteté, la soif du sang. Ils paniquent, ils sont en colère, frustrés et nous menacent parce qu’ils n’ont jamais pensé qu’ils seraient tenus pour responsables. Il est grand temps de dissoudre le squat illégal de l’entreprise commerciale Canada. Oui, nous dirons aux gouvernements étrangers, aux entreprises et leurs entités ce qu’ils pourront avoir ou pas.

Nous devons œuvrer ensemble comme un seul peuple inhérent de Great Turtle Island. Il y a une formule pour venir à un consensus de façon à ce que nous suvivions tous. Si l’un d’entre nous a faim, alors tous avons faim. Pousser pour le contrôle de nos intérêts sur nos ressources est un commencement.

Nous désirons la paix et pas le pacifisme. Nous voulons avoir le contrôle de nos vies, de notre territoire, de nos minerais, de notre pétrole, de notre gaz, de notre sol, de notre éco-système, de l’air, de l’eau et de tout ce qu’il y a dessus.

Résistance politique: Mort suspecte du grand activiste Mohawk Dacajeweiah ou Splitting the Sky… Accident ou liquidation ?

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 1 avril 2013 by Résistance 71

Après Russell Means il y a quelques mois, décédé de maladie, un autre grand activiste natif disparaît: Dacajewiah ou Splitting The Sky, une célèbre personnalité de la résistance à l’impérialisme en Amérique du Nord, qui s’était récemment distingué lors de sa tentative d’arrestation citoyenne de George Bush pour crimes contre l’humanité en 2009 dans la ville de Calgary au Canada. Les circonstances de sa disparition en Colombie Britannique (Canada) sont pour le moins douteuses. La thèse de l’accident est-elle si fine qu’elle serait plus une opération de couverture ? C’est tout aussi vraisemblable que la disparition puis la réapparition à l’état de cadavre de Dacajewiah en 24 heures.

Les autorités mènent l’enquête nous assure t’on… Vraiment ? Sachant le passif de Splitting the Sky avec ces autorités, doit-on vraiment s’attendre à une impartialité de leur part ? Le bureau du procureur de Colombie Britannique, par exemple, suite aux évènements de 1995, se réjouit très certainement de son « accident ». Le mouvement de résistance des nations aborigènes du Canada a récemment monté la pression sur le gouvernement avec le mouvement Idle No More. Le gouvernement canadien a t’il adopté la méthode des escadrons de la mort appliquée pour la première fois en Amérique du Nord lors de l’élimination des membres de l’American Indian Movement (AIM) ? Splitting the Sky est-il un coup de semonce tiré devant le mouvement de résistance indien du Canada ? Très possible, l’avenir le dira, mais une chose est certaine, le mouvement de recouvrement de souveraineté et d’indépendance politique des nations natives est un bénéfice non seulement pour les nations concernées, mais pour l’ensemble de l’humanité. Le combat des nations indigènes des Amériques et aussi le combat des peuples occidentaux pour changer à tout jamais la face politique du monde en injectant enfin, respect, solidarité, union, tolérance et entr’ aide mutuelle. En y regardant de plus près, c’est aussi notre combat, celui de notre émancipation de la nuit colonialiste et impérialiste qui englobe le monde depuis bien trop longtemps et qui asservit tous les peuples sans exception aux diktats des privilégiés du capitalisme monopoliste.

Voir également ce document sur le programme de contre-intelligence (COINTELPRO) organisé par le FBI et le Bureau of Indian Affairs (BIA) contre les activistes de l’AIM dans les années 1970… L’élimination physique faisait partie du programme, édifiant ! Il est à noter que la stratégie de la « disparition » des opposants politiques fut enseigner et appliquer par la suite en Amérique latine. Cette méthode est une méthode française appliquée de manière systémique pour la première fois lors de la « Bataille d’Alger » en 1957 par l’armée française (cf. les écrits et témoignage du général Paul Aussaresses)

Faites confiance à l’État et son gouvernement quel qu’il soit !… Demandez aux Indiens, ils en connaissent un rayon sur le sujet, c’est pour cela que nous devons comprendre et nous inspirer de leur histoire, car l’hégémonie culturelle élitiste et mortifère s’applique à nous également. Les natifs des Amériques combattent le terrorisme depuis 1492… Ils savent de quoi ils parlent !

= Résistance 71 =

*  *  *

Dacajeweiah « Splitting the Sky » alias John Boncore ou John Hill, un Mohawk, principal leader de la rébellion carcérale D’Attica en 1971, un leader de l’American Indian Movement (AIM) avec la Ligue des Nations Souveraines Indigènes, en particulier au Lac Gustafen en Colombie Britannique, Canada et un rechercheur pour la vérité sur les attentats du 11 Septembre 2001, activiste et conférencier; il fut aussi un acteur à temps partiel et un charpentier de profession. Né le 7 Janvier 1952, décédé le 13 Mars 2013.

Un rapport d’agence de presse très suspect après la mort de l’activiste Splitting the Sky

 

Le 23 Mars 2013

 

url de l’article original:

http://splittingthesky.blogspot.jp/2013/03/a-very-fishy-news-report-regarding.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Après plus d’une semaine, un nouveau rapport de presse a finalement été publié, même s’il est très bref, dans un journal local, le Salmon Arm Observer, concernant la mort de Splitting The Sky. Ceci est pour le moins très bizarre et suspect !

Le manchette lisait: “Mauvaise action hors de question dans le cas du décès de l’homme de lac Adams”.

 » Ceci résonne comme un: “affaire classée, circulez y a rien à voir !..”

Mais alors que nous continuons sa lecture, le rapport devient très contradictoire:

“Le service de médecine légale de la province de Colombie Britannique confirme qu’une mauvaise action a été mise hors de cause dans le cas de la mort soudaine d’un résident de la réserve indienne du lac Adams ce Mardi 12 Mars 2013. Le corps de John Pasquale Boncore, connu aussi sous son nom natif (Mohawk) de Splitting the Sky/Dacajeweiah, fut découvert par quelques uns de ses amis le 13 Mars. Les services légistes et la Gendarmerie Royale du Canada (NdT: la Police Montée ou RCMP) de Chase continuent d’enquêter sur la mort soudaine de l’homme âgé de 61 ans. Une autopsie sera effectuée afin de déterminer la cause de la mort.

http://www.saobserver.net/news/199261931.html

Pardonnez-moi ? Comment diable les services de médecine légale peuvent-ils confirmer qu’une “mauvaise action” n’était pas à l’origine de ce décès alors que les services n’ont pas terminé leur enquête, ni même effectué une autopsie du corps ? Sont-ils devins, que se passe t’il donc ?

Le rapport ensuite stipule qu’il est décédé le 12 et que son corps fut découvert le 13 Mars (plus de 24 heures plus tard, ce détail ne figurait pas dans les autres rapports). Comment savaient-ils qu’il était mort le 12 si aucune autopsie n’avait été encore effectuée sur le corps confirmant date et heure probable de la mort ?

Je questionne aussi le fait du comment Splitting The Sky, qui est très connu, aurait pu être porté disparu dans la petite ville de Chase, BC pendant plus de 24 heures, sans que personne ne l’ai vu et sans que quiconque ne tombe par hasard sur son corps pendant plus de 24 heures ?

Ils disent que son corps “a été découvert par des amis”, mais qui sont ces amis, combien d’amis étaient sur place, pourquoi étaient-ils là-bas et pourquoi n’ a t’il pas une seule remarque citée de ces “amis” ?

Le rapport de presse précédent (posté ici la semaine dernière) indiquait que le corps avait été trouvé “sur des escaliers en ciment”. Ceci tendrait à confirmer qu’il a été retrouvé au sein des limites de la ville et non pas dans la nature, sur une piste isolée. Donc, si c’est le cas, pourquoi cela aurait-il pris plus de 24 heures pour découvrir son corps ?

Et voici la partie la plus bizarre. Ils ont dit que…

 » Le service de médecine légale et la gendarmerie royale de Chase continuent l’enquête » .

Hum, hum ?  Ils ont commencé en disant pratiquement “affaire classée”. Donc qu’y a t’il de plus à enquêter lorsque les autorités “ont déjà conclu qu’une ‘mauvaise action ne pouvait pas être la cause du décès’, que cela est donc un accident au cours duquel il est tombé accidentellement, cogné sa tête et en est subséquemment décédé ?”

Très très bizarre !!!

Qui enquête ? Pourquoi aucun nom n’a été donné ? Qu’est-ce que c’est que ce journalisme !

Les esprits curieux veulent savoir !

Est-ce que ces gens ne savent pas qu’il sont en train de gérer la mort d’un activiste politique et social très connu et dont l’activisme s’étend sur sa vie entière ? De quelqu’un qui a de nombreux ennemis très puissants et ce depuis de nombreuses années ? Il a en fait même exposé la corruption de la Gendarmerie Royale du Canada et du bureau du procureur général de Colombie Britannique dès les troubles du lac Gustafsen en 1995 !

Veuillez regarder cette vidéo en deux parties: Part 1  and Part II (en anglais)

Le décès de Splitting The Sky demande une enquête totale, claire avec compte-rendu public de tous les faits et détails entourant cette affaire, afin qu’ils puissent être vérifiés de manière indépendante !

En fait, tout ceci ne fait que conforter la question qui brûle les lèvre: Est-ce ceci une enquête ou n’est-ce qu’une dissimulation ?

****

PS   A toute personne résidente de Chase, BC qui connaissait Dac et qui pourrait aider à faire plus de lumière sur ce qui lui est arrivé, où cela s’est-il exactement passé, date, heure etc, merci d’envoyer un courriel à:  

warcriminalsout @ yahoo.ca  

Si possible, merci d’inclure un numéro de téléphone auquel Je puisse vous contacter. Détails anonymes Ok, mais s’il vous plaît, donnez le plus de détails possible. Merci !

Résistance politique: Soutien et communication entre les mouvement de résistance à l’oligarchie planétaire est la clé du succès…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 28 février 2013 by Résistance 71

Les mouvements de résistance à l’oppression colonialiste des nations indiennes des Amériques commencent à se liguer et à communiquer efficacement entre eux. Nous l’avons dit ici même à plusieurs reprise: c’est la lutte contre l’oppression et le colonialisme institutionnelle depuis plus de 500 ans des nations indiennes de l’Amérique du Nord et du Sud, leur message et les liens qui s’établiront immanquablement entre ces mouvements et ceux de libération anti-colonialiste en Afrique et en Palestine, qui serviront de modèle pour la vie émancipatrice des peuples occidentaux.

Soyons à l’écoute, nous avons énormément à apprendre des mouvements de lutte contre l’oppression systématique développés au Chiapas, Oaxaca (Mexique), l’American Indian Movement, Idle No More maintenant au Canada, les luttes des Mapuches au Chili, des Quechuas du Pérou, tout comme de la résistance palestinienne et de la résistance anti-colonialiste africaine (non-islamiste, puisque nous savons aujourd’hui que les mouvements islamistes des Frères Musulmans à Al Qaïda, sont pilotés à distance par les services de l’occident…).

Tous ont en commun une volonté de gestion traditionnelle de leur société, qui passe par l’abolition de l’État. (re)Lisons l’anthropologue français Pierre Clastres qui fit date dans la recherche anthropologique et acceptons le fait que toute société traditionnelle dite « primitive », n’est pas une société étatique en devenir, mais qu’en fait, tout, tout dans l’agencement et l’organisation de leur société est fait pour que ne puisse pas apparaître l’État, vu par ses sociétés comme la garantie de la tyrannie. (« La Société contre l’État », Pierre Clastres, 1974, éditions de minuit).

— Résistance 71 —

 

Idle No More ! Lettre de Bolivie

 

Le 26 février 2013,

 

par Óscar Olivera

 

url de l’article original:

http://www.lavoiedujaguar.net/Idle-No-More-Lettre-de-Bolivie

 

 

Idle No More, en espagnol, en anglais, en français et dans la langue de l’indignation, signifie : mettons la parole en mouvement, mettons nos corps en mouvement.

Les nouvelles qui nous parviennent du Nord, de cette terre froide qu’on appelle Canada, sont comme un vent impétueux et brûlant : il s’agit de la grève de la faim de notre sœur, Theresa Spence. Pour nous, cette grève de la faim représente le désir de justice de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, jeunes et vieux indigènes issus de nombreux points du globe, notamment de notre Amérique, de territoires ayant des gouvernements (mal nommés) indigènes et/ou populaires (en Équateur, en Argentine et en Bolivie).

Depuis l’an 2000, du Kollasuyo [1], de Cochabamba, nous nous dressons contre l’oubli et pour le recouvrement de notre voix et de notre capacité à décider de notre présent et de notre futur. Douze ans plus tard [2], nous sommes toujours debout et nous cheminons, vainquant chaque jour l’indifférence, le mépris, la contrainte, la colère et les pillages auxquels veulent nous soumettre continuellement les gouvernants, les politiciens associés aux multinationales qui détruisent nos terres. Ils ne parviendront jamais à nous vaincre, et c’est pour cela que d’ici, du cœur de cette Terre, nous vous disons que votre lutte, frères du Nord, est notre lutte.

C’est notre lutte comme le sont toutes les batailles que livrent nos frères du Sud : frères et sœurs de la Patagonie argentine, Mapuches du Chili, Quechuas de Cajamarca au Pérou, Quichuas de la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (CONAIE), paysans du Paraguay, Indiens des terres basses du Territoire indigène et parc national Isiboro Secure (TIPNIS) en Bolivie, frères et sœurs du Cauca en Colombie, du Honduras, du Guatemala, du Salvador, et la courageuse et digne Armée zapatiste de libération nationale avec nos frères et sœurs chiapanèques de la forêt Lacandone.

Votre lutte, frères et sœurs du Nord, est notre lutte. Vous n’êtes pas seuls. Vous n’êtes pas seules. Vous ne le serez jamais. La preuve, ce sont ces quinze mois de résistance à la contrainte, à l’autoritarisme et à la prétention des riches et des puissants à vouloir transformer l’éducation en un vaste négoce. La résistance de ces étudiants universitaires au Québec a été la nôtre et, si personne n’a réussi à prostituer l’éducation, c’est grâce à l’organisation, grâce à l’unité et grâce à l’action de quelques poignées de gens, c’est grâce au peuple canadien et au peuple québécois.

Nous présentons dans ces lignes notre solidarité à votre action, qui est notre action. Notre solidarité avec vos voix, qui sont les nôtres, notre solidarité avec vos tambours, qui sont les nôtres. Notre solidarité avec votre joie. Nous réaffirmons notre désir d’être l’écho de la lutte que vous livrez, notre volonté d’œuvrer pour que cette lutte se transforme en victoire, en joie, en vie.

Hasta la victoria siempre.

Oscar Olivera 
guerrier de l’eau

Janvier 2013 
Cochabamba, Bolivie. 
Été indien au Sud, 
hiver joyeux, combatif 
et brûlant au Nord

Traduit par M.L. 
Texte espagnol : ACIN

Notes

[1] Le Kollasuyo, qui correspond à l’actuelle Bolivie, formait la partie méridionale de l’Empire inca.

[2] L’auteur fait référence à « la guerre de l’eau », qui s’est déroulée dans la ville de Cochabamba (Bolivie) en 2000.

 

Résistance politique: Le renouveau de la résistance des nations natives d’Amérique du nord face au colonialisme persistant et institutionnel

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Idle No More le pourquoi de notre mouvement

 

Pamela Palmater

 

Le 25 Février 2013

 

url de l’article original:

http://www.lavoiedujaguar.net/Idle-No-More-le-pourquoi-de-notre

 

Le mouvement Idle No More [1], qui a balayé le pays pendant les vacances [2], a pris par surprise la plupart des Canadien·ne·s, y compris le Premier ministre Stephen Harper et son gouvernement conservateur.

Cela ne veut pas dire que les Canadiens n’ont jamais vu une manifestation autochtone, puisque la plupart d’entre nous nous souvenons des soulèvements d’Oka, de Burnt Church et d’Ipperwash. Mais la plupart des Canadien·ne·s n’ont pas l’habitude du genre de mobilisation soutenue, coordonnée, pancanadienne à laquelle ils et elles assistent depuis quelques semaines — du moins pas depuis 1969. L’année 1969 a été la dernière fois que le gouvernement fédéral a présenté un plan d’assimilation des Premières Nations. Ce plan a été défait à l’époque par l’opposition farouche des autochtones, et il semble que le plan agressif d’assimilation législative de Stephen Harper va se heurter à une résistance encore plus féroce.

Pour comprendre ce qu’il en est de ce mouvement, il est nécessaire de comprendre le lien entre notre histoire et la situation actuelle des Premières Nations. Bien qu’énormément d’injustices aient été infligées aux peuples autochtones au nom de la colonisation, les peuples autochtones n’ont jamais été « conquis ». La création du Canada n’a été possible que grâce à la négociation de traités entre la Couronne et les nations autochtones. Bien que le libellé des traités varie entre les traités de paix et d’amitié conclus à l’Est et les traités numérotés conclus à l’Ouest, la plupart d’entre eux sont fondés sur la promesse de base que nous allions tous vivre ensemble en paix et partager la richesse de ce territoire. Le problème est qu’il n’y a qu’une des parties à ces traités qui a bénéficié de toute la prospérité.

En refusant de partager les terres et les ressources tel que promis dans les traités, le Canada a placé les Premières Nations au bas de tous les indicateurs socio-économiques — santé, espérance de vie, niveaux d’instruction et occasions d’emploi. Tandis que les terres et les ressources autochtones sont utilisées pour subventionner la richesse et à la prospérité du Canada en tant qu’État et les programmes et services de grande qualité offerts aux Canadiens, les Premières Nations ont dû subir un sous-financement délibéré et chronique de tous leurs services de base aux personnes, qu’il s’agisse de l’approvisionnement en eau potable, d’installations hygiéniques, de logement ou d’éducation. Cela a conduit à de multiples situations de crise combinées dans plusieurs Premières Nations, comme la crise du logement à Attawapiskat, la crise de l’eau à Kashechewan et la crise de suicides à Pikangikum.

Une partie du problème tient à ce que la politique fédérale à l’égard des « Indiens » a toujours pour objectif principal de se débarrasser du « problème indien ». Plutôt que de travailler en fonction du mandat officiel des Affaires indiennes, soit « améliorer le bien-être social et la prospérité économique des Premières Nations », Harper tente, à travers un programme ambitieux très agressif, d’accomplir ce que le Livre blanc de 1969 n’a pas réussi à faire : se débarrasser du problème indien une fois pour toutes. Les conservateurs ne le nient même pas — en fait, un discours prononcé par Harper le 24 janvier dernier à Ottawa, lors de la Rencontre de la Couronne et des Premières Nations, a porté sur un déverrouillage des terres des Premières Nations et sur une intégration des Premières Nations dans la société canadienne pour le « plus grand bénéfice » de l’ensemble des Canadiens. [Quant à la loi C-45], cette suite d’environ quatorze textes de loi a été élaborée, présentée et débattue sans le consentement des Premières Nations.

Idle No More est un mouvement coordonné, stratégique, qui n’est dirigé par aucun politicien élu, chef national ou directeur exécutif rémunéré. Il s’agit d’un mouvement d’abord dirigé par des femmes autochtones, auquel se sont ensuite ralliés des leaders populaires des Premières Nations, des Canadien·ne·s, et maintenant des gens de partout dans le monde. Il a débuté comme un moyen de faire opposition au projet de loi C-45, le projet de loi omnibus qui affecte les droits à l’eau et les droits fonciers reconnus par la Loi sur les Indiens, il s’est agrandi pour inclure l’ensemble des lois canadiennes — et des coupures budgétaires correspondantes — qui cherchent à censurer les plaidoyers des organisations politiques des Premières Nations.

Nos activités comprennent une campagne progressive d’envoi de plus en plus de lettres aux député·e·s et aux ministres, des teach-in, des défilés et des flash-mobs, et vont jusqu’à des rassemblements, des manifestations et des blocus. Notre concept consistait à donner au Canada toutes les chances possibles de venir à la table d’une manière significative et aborder ces questions en suspens depuis longtemps ; l’escalade ne se produirait que si le Canada continue de ne pas tenir compte de nos voix. Malheureusement, le Premier ministre Harper a décidé de rester fermé aux appels au dialogue comme il a refusé de tenir compte de la grève de la faim de la chef Attawapiskat Theresa Spence [3].

Même si le mouvement Idle No More a débuté avant la grève de la faim de la chef Spence et qu’il se poursuivra après, sa grève est symbolique de ce qui se passe pour les Premières Nations au Canada. Chaque jour où Spence ne mange pas est une étape de sa mort lente, et c’est exactement ce qui se passe pour les Premières Nations, dont les durées de vie sont jusqu’à vingt ans plus courtes que la moyenne des Canadiens.

Idle No More présente une revendication semblable en affirmant la nécessité pour le Canada de négocier le partage de nos terres et ressources. Mais le gouvernement doit d’abord faire preuve de bonne foi en retirant la loi 45 et en rétablissant le financement de nos communautés. Il est essentiel de faire quelque chose pour résoudre la crise immédiate à laquelle sont confrontés les gens de la base de ce mouvement.

Je suis optimiste quant à la puissance de nos peuples et je suis convaincue que nous en viendrons à remettre sur la bonne voie une relation de négociation de ces traités. Cependant, je suis moins confiante quant à la volonté du gouvernement conservateur de s’asseoir avec nous et de résoudre ce problème de façon pacifique dans un proche avenir. Je m’attends donc tout à fait à ce que ce mouvement continue de se développer et de s’intensifier. Le Canada n’a pas encore vu tout ce que ce mouvement a à offrir. Il va continuer à croître à mesure que nous renseignerons les Canadiens sur les faits de notre vécu et les nombreuses façons dont nous pouvons toutes et tous vivre ici en paix et partager la richesse.

Après tout, les Premières Nations, avec nos droits ancestraux constitutionnels et ceux issus de traités, sont pour les Canadien·ne·s le dernier et le meilleur espoir de protéger les terres, les cours d’eau, les plantes et les animaux d’une destruction complète — et cet espoir n’avantagera pas seulement nos enfants, mais les enfants de l’ensemble des Canadien·ne·s.

Pamela Palmater

Traduction : Martin Dufresne. 
Source : mediacoop.ca. 
Texte original : 
« Why We Are Idle No More »,