Archive pour mouvement du retrait des registres de baptême

Abolir l’empire, forcer la répudiation des bulles papales colonialistes… faites-vous retirer du registre des baptêmes !…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 27 mars 2015 by Résistance 71

Abolir l’empire par la répudiation des bulles papales du XVème siècle

Comment faire pression sur la hiérarchie catholique pour que le pape répudie les bulles Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493) et ainsi mette fin à plus de cinq siècles de colonialisme ?

 

“Pour que « Ni Dieux, ni maîtres » ne soient plus de vains mots.

Agir ici et maintenant, c’est possible.

Pour que ce pape soit vraiment le dernier.

Grâce à nous tous, païens et athéés de la Terre.

« Rayer la Doctrine chrétienne de la découverte d’un trait de plume… »

En demandant la radiation, en masse, de nos noms du Registre des Baptèmes.

Il est possible d’agir, simplement, partout dans le monde, pour faire tomber les dogmes.

Ainsi, nous démontrerons à tous les peuples originels notre volonté de lutter à leur côté pour rétablir la vérité.”

~ JBL1960 ~

 

-[]- De cette idée est née ce mouvement que nous lançons afin de faire pression sur la hiérarchie cléricale et donc le Vatican afin que le pape, enfin, répudie les bulles pontificales du XVème siècle Romanus Pontifex (Nicolas V, Janvier 1455) et Inter Caetera (Alexandre VI, Mai 1493) responsables de la “doctrine chrétienne de la découverte” et fondement légal du colonialisme mené par la chrétienté dans le monde.

Nous sommes aujourd’hui sous le joug croissant de l’empire américain après que les Etats-Unis se soient auto-proclamés “seule super-puissance mondiale” suite à la chute de l’URSS en 1991.

A l’origine, la conquête et la prise de possession du “nouveau monde” par l’occident chrétien fut rendue possible par le truchement de décisions religieuses arbitraires, fondamentalement racistes et coercitives à l’extrême édictées par le Vatican. Cette ignominie religieuse déboucha sur le génocide de quelques 100 millions de personnes des peuples et nations natives des Amériques entre 1492 et 1996 (date de fermeture du dernier pensionnat pour Indiens au Canada). Comme nous l’avons explicitement et abondamment documenté sur ce blog, la doctrine chrétienne de la découverte a été incorporée officiellement au système légal des Etats-Unis (et au Canada par effet de jurisprudence) avec le verdict de la Cour Suprême des Etats-Unis dans l’affaire Johnson contre McIntosh de 1823. En d’autres termes: la doctrine chrétienne de la découverte soutenue par les bulles esclavagistes et coercitives de papes du XVème siècle sont la base du droit foncier et de propriété terrienne aux Etats-Unis (et de fait au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande).

Ainsi, la base de propriété territoriale de l’empire hégémonique états-unien du XXème et début XXIème siècles, établie depuis 1776, est illégale et contraire aux plus grands principes humanistes. Les groupes activistes amérindiens ont passé des décennies à étudier la question et à demander la répudiation des bulles papales par les papes successifs Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI et maintenant François 1er.

Si les Amérindiens obtenaient cette répudiation des bulles de 1455 et 1493, cela rendrait ipso facto nulle et non avenue la base légale de la doctrine chrétienne servant de pilier à la loi territoriale des Etats-Unis et à la loi et politique fédérale indienne qui s’en inspire directement depuis le rendu de l’affaire Johnson de 1823. Il est bien évident que les oligarques en place en ont parfaitement conscience et connaissent les conséquences d’une telle répudiation…

Casser les reins de l’empire ne se fera pas militairement, ou alors à un prix humain incommensurable, que nous les peuples ne pouvons pas payer ; mais cela peut et devra se faire légalement. Comment ? En aidant les nations indigènes à reprendre le contrôle de leurs terres volées et pillées depuis le XVIème siècle (en Amérique du Nord). Ceci en faisant répudier les bulles papales, ce qui aura un effet domino légal garanti.

Les Amérindiens ne peuvent pas le faire seuls, ils ont besoin de nous, ceux d’entre nous d’occident s’émancipant de l’idéologie mortifère colonialiste en vigueur depuis des siècles et martelées sans cesse, ils ont besoin d’un élan humain solidaire et d’entr’aide foncièrement humaniste…

Si des milliers, des centaines de milliers, des millions (pourquoi pas ?) de chrétiens (catholiques et protestants, les orthodoxes n’ayant jamais été mêlés à cette ignoble affaire…) demandent, en masse donc, à être rayés des registres des baptêmes de leur paroisse d’origine, ceci ne pourra pas demeurer silencieux ni passer inaperçu. La hiérarchie cléricale se retrouvera très vite sous pression devant l’hémorragie de la fuite de leurs “ouailles”… La mise sous pression par le renoncement. Refuser de continuer à participer aux crimes perpétrés toujours aujourd’hui par des entités somme toute commerciales et entrepreneuriales, qui n’ont d’autre volonté que de dominer le monde dans une fuite en avant totalitaire, inégalitaire, raciste, ethnocidaire et à terme génocidaire.

Nous avons créé une page pour ce projet qui se trouve en haut à droite de la page de garde sous le label “Abolir l’empire…” Sur cette page a été publié un exemple de lettre qui a déjà été utilisée à cet effet. Vous pouvez en faire un copié/collé y remplir vos infos personnelles et l’envoyer directement au curé de la paroisse de votre lieu de baptême pour vous faire retirer des registres.

Ceci représente une action directe en fonction de sa conscience politique, celle qui veut qu’aucun crime ne soit fait en notre nom ! La chrétienté est un empire, qui a commis et commet toujours des crimes contre l’humanité, pour que tout cela s’arrête, il suffit de dire NON ! Parce que RIEN ne peut se faire sans notre consentement… RIEN !

Qu’on se le dise !…

Résistance 71

= = =

Modèle lettre de demande de retrait du registre des baptêmes:

 

Pièce jointe : copie carte d’identité

Envoi A.R

 

Église

 

 

Monsieur le curé,

 

Je soussigné(e),………………………………………………………… né(e) à …………………………le……..………….., constate avoir été inscrit(e) à mon insu sur le registre des baptêmes de l’Eglise catholique, après avoir été baptisé(e ) sans mon consentement, par la volonté de mes parents :

NOM et Prénom de mon père :…………………………………….…………

NOM et Prénom de ma mère : ……………………………………………….

En la paroisse …………………………………..le …………………………………

 

Ce baptême forcé est contraire à ma liberté de conscience. Je demande donc à être radié(e ) du registre des baptêmes, c’est-à-dire que mon nom et toutes les données à caractère personnel me concernant soient effacés des fichiers manuscrits, par tout procédé adéquat permettant de les rendre illisibles, et, s’il y a lieu, effacés des fichiers automatisés de l’Église catholique. À ………… ans, je ne veux plus être considéré(e) comme membre d’une secte à laquelle je n’ai pas choisi d’appartenir et à laquelle je n’appartiens donc pas.

Je récuse avec force et  par cet acte les racines doctrinaires de la découverte chrétienne qui dès le XIIIème siècle sous le pape Innocent IV donna aux Chrétiens l’autorité légale de circonvenir à la propriété non-chrétienne et aux droits de souveraineté.

Je récuse avec force et par cet acte la bulle Romanus Pontifex du Pape Nicolas V du 8 janvier 1455 qui précise : “… Ainsi après avoir pesé toutes les conséquences avec la méditation qui se doit et après avoir noté que nous avons donné par missives antérieures la faculté ample et simple au roi Alphonse d’envahir, de rechercher, de capturer, de vaincre et de subjuguer tous Sarazins et païens que ce soient et tout autre ennemi du Christ où qu’il soit et les royaumes et duchés et principautés et colonies et possessions et tous biens mobiles ou immobiles en leur possession ainsi que de réduire leurs personnes en esclavage perpétuel et d’appliquer et de s’approprier pour lui-même, ses héritiers et successeurs lesdits royaumes, duchés, principautés, colonies, possessions et biens et de les convertir en ses biens et profits et qu’en ayant sécurisé cette faculté, ledit roi Alphonse ou par son autorité, l’Infante susnommée, ont acquis justement et légalement et possèdent et ont fait l’acquisition ces îles, terres, ports et mers et que ceux-ci appartiennent de plein droit au dit roi Alphonse et ses héritiers et successeurs…”

Je récuse avec force et par cet acte la bulle Inter Caetera du pape Alexandre VI du 4 mai 1493 qui précise : “… Nous, [pape Alexandre VI], de notre plein accord, pas à votre requête ni la requête de quiconque d’autre à votre égard, mais de par notre seule largesse et certaine connaissance et de par la plénitude de notre pouvoir apostolique, par l’autorité de Dieu tout puissant qui nous est transmise par Pierre et le vicaire de Jésus Christ, que nous détenons sur terre, déclarons par la présente, que toutes îles trouvées par vos envoyés et vos capitaines, vous soient attribuées à vous vos héritiers et successeurs, rois de Castille et de Léon, pour toujours, avec l’ensemble des dominions/colonies, villes, camps, places et villages et tous droits, juridictions et appartenances de toutes îles et territoires trouvés ou à trouver, découverts ou à découvrir vers l’Ouest et le Sud, en traçant et en établissant une ligne allant du pôle arctique, ci-après nommé le Nord au pôle sud ci-après nommé le Sud, sans se soucier si les terres ou les îles découvertes ou à découvrir se situent en direction de l’Inde ou vers quelque autre quartier ; la ligne se situant à cent lieues à l’Ouest et au sud des îles des Açores et du Cap Vert. Avec cette précaution néanmoins qu’aucune de ces îles et de ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, au-delà de cette ligne vers l’Ouest et le Sud, ne soient déjà en possession d’un roi ou d’un prince chrétien au jour de la naissance du Christ notre seigneur de l’an précédent cette années de grâce 1493…… De plus, quiconque de quelque rang que ce soit, même royal ou impérial,  contreviendrait à l’interdiction de se rendre sur ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, sans permission spéciale de votre part ou de vos héritiers et successeurs, pour y faire commerce ou pour toute autre raison que ce soit, se verrait excommunié late sententie ipso facto… “

Je refuse que mon nom, pour l’éternité, soit complice des crimes de sang faits au nom de votre Dieu, en tout temps et en tout lieu. Et je dénonce les fondements religieux des lois établies en regard des nations autochtones  et qui prévalent encore aujourd’hui ; Soit l’affirmation de droit sur la doctrine chrétienne de la découverte dont le concept de titre par la découverte était fondé sur la même idée que les terres occupées par les païens et infidèles étaient ouvertes à toute acquisition par les nations chrétiennes.

Veuillez m’envoyer dans les plus brefs délais une confirmation écrite de la rectification avec une copie jointe des documents rectifiés, à mon adresse :

…………………………………………………………………………………….

Je vous rappelle que la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, consolidée par la loi du 6 août 2004, vous oblige à répondre à ma demande de rectification. Cette loi stipule dans son article 7 qu’ »un traitement de données à caractère personnel doit avoir reçu le consentement de la personne concernée » (en l’occurrence moi-même).

De plus l’article 8 affirme que ne sont pas interdits « les traitements mis en œuvre par une association ou tout autre organisme à but non lucratif et à caractère religieux […] sous réserve qu’ils ne concernent que les membres de cette association ou de cet organisme et, le cas échéant, les personnes qui entretiennent avec celui-ci des contacts réguliers dans le cadre de son activité ».

L’article 38 quant à lui stipule que « toute personne physique a le droit de s’opposer, pour des motifs légitimes, à ce que des données à caractère personnel la concernant fassent l’objet d’un traitement » et l’article 40 précise que « toute personne physique justifiant de son identité peut exiger du responsable d’un traitement que soient […] effacées les données à caractère personnel la concernant […] dont […] la conservation est interdite. Lorsque l’intéressé en fait la demande, le responsable du traitement doit justifier, sans frais pour le demandeur, qu’il a procédé aux opérations exigées en vertu de l’alinéa précédent ».

De plus ce même article stipule que « si une donnée a été transmise à un tiers, le responsable du traitement doit accomplir les diligences utiles afin de lui notifier les opérations qu’il a effectuées conformément au premier alinéa ».

Aussi je vous saurais gré d’entreprendre toutes les démarches nécessaires pour que les données à caractère personnel me concernant qui auraient été communiquées en dehors de la paroisse où j’ai été baptisé(e) et provenant du registre des baptêmes de cette paroisse, soient effacées comme indiqué dans la présente lettre.

N.B. : Aucune mention ne doit être portée en marge de l’acte de baptême, une telle mention inscrite sans mon accord constitue un traitement illégal de données à caractère personnel.

En vous souhaitant bonne réception de la présente,

Veuillez agréer, Monsieur le Curé, l’expression de mes sentiments distingués.

Fait à ; …………………………………………..

Le ;  ………………………………………………

 

Signature ; ……………………………………………