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Résistance au colonialisme: Lutte autochtone pour la souveraineté… La société des guerriers Mohawk

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 17 avril 2015 by Résistance 71

Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Soyez prêts pour l’arrivée de l’hiver

 

Cameron “Bubsy” Martin

 

15 avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.tworowtimes.com/opinions/opinion/be-ready-for-when-winter-comes/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

J’ai eu une fois une très bonne conversation avec un anthropologue américain d’Akwesasne.

C’est une personne intelligente, mais il ne pouvait pas en revenir que nous, les Mohawks, combattons toujours après tout ce que nous avons enduré au gré du temps. Il a dit que sur la base ses recherches sur notre culture de vie, nous étions toujours le peuple guerrier des anciens livres d’histoire.

Alors que nous parlions, se tenait un débat houleux à Akwesasne au sujet de laisser les gardes frontière canadiens porter des armes de poing fournies par le gouvernement lors de leur service au poste frontière de l’île de Cornwall. La réunion se tenait à 23:00 un dimanche soir et la date butoir pour armer les gardes était à minuit ce soir là.

Le consensus général des gens était: Jamais de la vie ! Les gardes frontières harcèlent déjà les Mohawks d’Akwesasne suffisamment sans être armés, qu’est-ce que ce sera s’ils le sont ?…

Nous nous rappelons nos accords, mais le Canada qui fut autrefois notre allié souffre de perte de mémoire et d’amnésie. Ils ont voulu nous utiliser nous les Mohawks, puis disposer de nous une fois terminées leurs affaires.

Ils allaient être écrabouillés entre les Français au Nord et les Américains au Sud alors nous avons une fois de plus sauver la couronne.

Puis nous sommes venus nous reposer dans le village Mohawk de Brantford le long de Grande Rivière afin d’agir en tant que tampon pour les protéger des Américains dans le haut Canada. Ce qu’ils ne semblent pas vouloir comprendre, c’est que nous ne sommes pas les pions de qui que ce soit, bons à jeter après usage dans la guerre. Nous sommes la voix vivante et qui respire de notre terre-mère et nous disons que quiconque pense qu’il peut dominer la nature ou peut dire aux quatre vents ce qu’ils ont à faire, est un imbécile arrogant. Nous appartenons à la terre et non pas l’inverse et nous avons clarifié notre position à ce sujet encore et toujours.

Cette fois-là sur l’île de Cornwall à 23:55 les services frontaliers CBSA évacuèrent leur poste et quittèrent leur boulot. Il y avait 500 Mohawks en colère à l’extérieur criant. Nous étions sur le point de faire cuire quelques marshmallows comme nous l’avons fait dans le passé. L’histoire montre que c’est un guerrier des six nations Haudenosaunee (iroquoises) de Grande Rivière qui alluma le feu qui dévasta la Maison Blanche à Washington dans la guerre de 1812. Il a reçu une pension pour ce fait de guerre.

C’est ainsi que nous fonctionnons. Cette nuit particulière ne fut pas différente et les puissances en place le savaient. J’ai dit aux gars là-bas que j’étais partant pour quoi que ce soit, mais que c’était leur show, je n’étais qu’un visiteur. On m’a toujours dit qu’il fallait laisser les membres de la communauté mener toute forme d’action directe par respect, parce que finalement ce sont eux qui vivent là après que vous soyez repartis chez vous, vous devez marcher sur des œufs.

Nous avions sorti les pelles mécaniques et une grosse pelleteuse était sur le site si nous décidions de nous y enterrer. La situation devenait tendue. Je remarquais un policier en civil d’Akwesasne que j’avais déjà vu, faire des clichés mentaux de la foule.

Quand tout le monde écoutait le grand orateur Mohawk Jake Swamp et regardait devant eux, l’espion lui regardait derrière et dévisageait les gens. J’ai remarqué ces choses. C’est mon boulot en tant que loup Mohawk. Ce n’est pas non plus ma première danse dans l’arène…

Donc, au bout du compte, nos soi-disants alliés mollissaient et étaient d’accord de ne pas armer leurs gardes frontières sur notre territoire. Ils vont continuer à pousser pour cela c’est sûr. Cela va à l’encontre de notre grand pacifisme que d’amener des armes sur notre territoire, armes qui pourraient altérer la vie. Des amis ne se font pas cela les uns les autres.

Si c’est notre travail en tant qu’hommes que de porter le fardeau de la paix, ainsi soit-il. (NdT: Il n’y a pas de mots dans les langues iroquoises pour dire “guerrier”, la terminologie n’existe simplement pas. Les “guerriers” sont appelés Rotisken’rakéhte ou “ceux qui portent le fardeau de la paix”). Si nous devons nous battre, c’est nore devoir de protéger l’héritage de nos futurs enfants. Nous avons survécu jusqu’ici et si nous avions dû disparaître, cela se serait passé il y a bien longtemps.

J’ai dit à mon ami anthropologue et il fut tout à fait d’accord avec moi, que Dekanawida n’aurait pas pris la peine de venir chez les Mohawks s’il pensait avec le Grand Créateur que nous serions balayés par un apport soudain de sang étranger.

Les faibles seront absorbés mais les véritables familles combattantes survivront. Il n’y a pas de pitié dans la loi naturelle. Lorsque vient l’hiver, il vaut mieux être prêt et quand la sève d’érable commence à être fluide, il vaudra mieux avoir ses bottes et son seau prêts.
Wakiro !

Si vous voulez correspondre avec lui, Cameron “Bubsy” Martin peut-être joint c/o the Elgin-Middlesex Detention Centre, 711 Exeter Rd., London, ON, N6E 1L3.