Archive pour militarisation police

La montée des états policiers: Pourquoi la police assassine t’elle aux États-unis et ailleurs ? Parce qu’elle est militarisée et est formée pour… (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 juillet 2016 by Résistance 71

Excellente analyse et hypothèse de PCR sur le sujet du pourquoi des bavures et assassinats par l’ensemble des polices aux USA. Comme nous l’avons dit pour d’autres choses, ne pensez pas que “ceci n’arrive qu’aux autres”… que ceci “n’arrive que chez les Ricains”. La France en prend le chemin et à grands pas. Bientôt les stages obligatoires de nos pandores franchouillards en Israêl seront routiniers. Les ordures du pouvoir de “gauche” comme de “droite”, à la botte de la haute finance ne rêvent que de cela: réduire l’ensemble de la population française à celle de Gaza, parquer les gens pour mieux pouvoir les brutaliser et les abuser. Nous l’avons dit depuis un bon moment et le répétons, si aujourd’hui le peuple américain n’a pas encore été parqué dans les camps de la FEMA et réduit à la survie dans un goulag généralisé, c’est parce que le peuple est en arme et qu’il y a plus de 200 millions de flingues dans la nature.
Un général japonais à la fin des années 1930 avait dit à ses collègues après avoir séjourné à une époque à Yankland: “si nous envahissons les Etats-Unis, il y aura un fusil derrière chaque brin d’herbe…”
C’est toujours le cas aujourd’hui et ce n’est pas un hasard si l’oligarchie fait tout ce qu’elle peut pour faire révoquer ou mettre au placard le second amendement de leur constitution, celui qui leur donne le droit de posséder et porter des armes et de s’organiser en milice populaire.

Voici ce fameux second amendement de la constitution américaine qui emmerde l’oligarchie moderne jusqu’à la gauche:

Amendment II

A well regulated militia, being necessary to the security of a free state, the right of the people to keep and bear arms, shall not be infringed.

Traduction:
Une milice bien réglementée étant nécessaire à la sécurité d’un état libre, le droit pour le peuple de garder et de porter les armes ne sera pas enfreint.

C’est cet amendement qui sauve le peuple américain aujourd’hui d’une “goulagisation” totale des colonisateurs en chef. Dans l’état actuel des choses, enfreindre ou transgresser le second amendement mènerait droit à la guerre civile, si cela devait se produire, les oligarques veulent sécuriser au maximum le ralliement à leur cause des forces de police et de répression. Les évènements récents de Dallas vont dans ce sens… Mais comme en France et ailleurs et comme aussi notifié par un policier américain en activité se confiant à PCR ci-dessous, la vaste majorité des fonctionnaires de police ne sont ni des sadiques, ni des psychopathes, ni des corrompus bouffant à tous les rateliers, mais ils sont, par soucis essentiellement alimentaire, des moutons… Jusqu’à quand ? Messieurs, dames, n’oubliez jamais que vous venez du peuple que vous en faites partie intégrante, que votre mission est de protéger le peuple, pas les institutions oligarchiques et ceux qui les font fonctionner, très mal du reste et de mal en pis…

Votre seule option face à l’histoire est de rallier les peuples ! Crosses en l’air, refusez les ordres de tirer dans la foule, parce qu’au train où vont les choses, cet ordre sera donné… sans doute plus tôt qu’on ne le pense ! La France état policier est déjà là (état d’urgence, lois liberticides, répression du mécontentement populaire etc… bientôt interdiction de se rassembler, camp et goulag…), ce n’est plus de la science-fiction, tout n’est qu’une question de degré

— Résistance 71 —

 

La police assassine parce qu’elle est entraînée à assassiner

 

Paul Craig Roberts

 

11 juillet 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/07/11/police-murder-because-they-are-trained-to-murder-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En réponse à ma requête d’information sur l’entraînement de la police, des lecteurs ont envoyé une variété d’informations qui semble corroborer certains faits. Je vais essayer d’assembler tout cela du mieux possible en tant qu’hypothèse de travail ou de compte provisionnel. Peut-être qu’un ancien ou actuel policier préoccupé par le changement d’attitude de la police des Etats-Unis, ou un expert en entraînement et pratiques policiers, pourront vérifier l’exactitude de cette hypothèse.

D’abord nous savons que les polices ont été ou sont en train d’être militarisées. Elles sont armées d’armes de guerre qui ont été testés sur les champs de bataille (NdT: ceci représente le slogan des firmes d’armement israéliennes qui vendent des armes en disant: “elles ont été testées sur le terrain”, c’est à dire sur les cobayes de labo que sont devenus les Palestiniens dans les rues de leurs villes et villages…). Nous ne savons pas pourquoi la police est armée de cette façon, car ce type d’armes n’est pas utile pour remplir les fonctions de maintien de l’ordre aux Etats-Unis et ne sont pas utilisées pour ce type de travail de police sauf en Palestine occupée par les Israéliens.

Il y a un agenda non déclaré derrière cet armement et ni le congrès, ni les medias pressetitués n’ont un quelconque intérêt apparent à dévoiler cet agenda caché.

Quoi qu’il en soit, la militarisation de la police est concordante avec ce que nous savons de son entraînement.

Il y a des rapports sourcés qui disent que les forces de police reçoivent un entrainement de la part d’Israël, à la fois en se rendant sur place et aux Etats-Unis de la part de firmes de sécurité et de formation israéliennes ou d’entreprises américaines utilisant des méthodes israéliennes.

L’entraînement de la police américaine par les forces d’occupation israéliennes n’est pas une rumeur émanant de l’internet ou une “théorie de la conspiration” ; c’est un fait reconnu par la presse israélienne elle-même (lien dans l’article original)

Les pratiques policières israéliennes émanent de décennies d’occupation et de contrôle d’une population palestinienne hostile tout en volant sa terre et en isolant la population dans des ghettos et des enclaves. Essentiellement, les méthodes de police israéliennes consistent en intimidation et violence illégitime.

Nous savons par d’inombrables rapports de presse sur bien des années que l’attitude de l’armée israélienne envers la population palestinienne est, pour le fire en deux mots lapidaires: extrêmement brutale.

Pour un soldat, spécifiquement une femme soldat, exécuter un enfant et sa mère dans les rues palestiniennes ou dans une maison familiale, demande que ce soldat ait été particulièrement désensibilisé au préalable pour toute vie humaine qui n’est pas israélienne. Ceci demande que les Palestiniens aient été déshumanisés, tout comme le furent auparavant les habitants de ce que sont aujourd’hui les Etats-Unis, et l’Australie, par les immigrants colons européens qui volèrent leurs terres. (NdT: PCR oublie ici les habitants indigènes du Canada, de la Nouvelle-Zélande, de toute l’Amérique du Sud, des îles du Pacifique…)

Sur la base de cette information, nous pouvons inférer que l’entrainement israélien de la police américaine enseigne la police à ne concevoir que les vies policières comme étant de valeur et les vies du public en général comme des menaces potentielles aux vies des policiers. C’est pourquoi les policiers aux Etats-Unis assasinent souvent des personnes suspectées à tort et presque toujours désarmées. Les exemples sont nombreux. Vous pouvez passer une bonne partie de votre vie éveillée à regarder sur YouTube les vidéos existantes des assassinats gratuits de citoyens américains par leur police.

Les policers américains sont entraînés aux frais du contribuable pour penser que leurs vies sont plus importantes, ont plus de valeur que les notres. Ainsi, à chaque interaction avec un citoyen, il est automatiquement supposé que le citoyen essaie de nuire à la police et doit être immédiatement et coercitivement maîtrisé, menotté ou alternativement abattu (NdT: parfois les deux… menottés et abattus ou abattus et menottés…). Les policers sont entraînés à penser et à agir sur le mode que la meilleure sécurité pour des policiers est de terminer le suspect même s’il s’agit d’une mère de famille conduisant son fils au foot et qui a oublié de mettre son clignotant pour tourner.

En d’autres termes, la police américaine n’a pas plus d’obligations de respecter les vies et les droits des citoyens américains que les forces d’occupation israéliennes ne doivent respecter les vies et les droits des Palestiniens.

Ceci paraît être une description juste et précise de la sitiation. Même le New York Times a lancé l’alerte sur William J. Lewinski qui entraîne la police à tirer en premier et qui dit qu’il répondra aux questions pour ses fonctionnaires après devant les tribunaux, dans les rares occasions où un de ces assassinats gratuits que ses policiers ont commis se termine devant un tribunal.

Qu’en est-il du racisme ? Le racisme est la réponse mise en avant par les libéraux et progressistes, la gauche bobo et par les noirs eux-mêmes.

Il y a des problèmes avec l’explication raciste. Un de ces problèmes est que la police brutalise et assassine gratuitement des blancs aussi. Juste l’autre jour, la police a assassiné un jeune blanc de 19 ans alors qu’il était allongé au sol. La TSA (NdT: Transportation Security Authority, les gestapistes des aéroports yankees…) harcèle et abuse bien plus de blancs que de noirs. Voyez sur mon site internet pour des exemples récents des deux.

Un ex-policier noir nous donne une vision révélatrice de la véritable situation. Il dit qu’environ 15% d’un département de police consistent en des gens qui sont là pour les bonnes raisons et représentent véritablemet une culture de service public. Un autre 15% sont de véritables psychopathes qui abusent de leurs pouvoirs de manière routinière. Les 70% restant suivent laquelle de ces deux culture prévaut. Malheureusement, “les brebis galeuses corrompent le département” et la police de Chicago (CPD) sous son ancien chef Jon Burge prouve cela parfaitement.

L’ex-policier noir blâme un “racisme institutionnel”. Mais, au vu de ce que nous avons appris au sujet de l’entrainement israélien de la police, le biais de la police contre les noirs américains n’est peut-être pas raciste ou totalement raciste. Les noirs aux Etats-Unis ont un historique d’avoir été déshumanisés. Aux yeux d’un formateur de la police, les noirs du public américain sont parfaitemet dans le moule des Palestiniens. Il est plus facile de commencer l’entrainement en rendant la police américaine indifférente aux vies d’un élément qui a déjà été déshumanisé au sein de la population américaine (NdT: A ce titre les Amérindiens sont probablement logés à pire enseigne que les afro-américains…). Lorsque les policiers ont été endoctrinés à se percevoir non pas comme les serviteurs du public mais comme des “gens exceptionnels et indispensables” dont les vies ne doivent jamais être mises en danger, ce n’est plus qu’une simple tâche que de généraliser le sentiment de supériorité de la police sur la population blanche également.

J’ai toujours été très suspicieux de l’explication raciste. C’est une explication qu’on donne à ronger au public afin de diviser une fois de plus celui-ci en factions opposantes qui ne peuvent pas s’unifier contre de véritables oppresseurs ; endoctrinés que nous sommes à nous détester et à nous craindre les uns les autres, ainsi ceux qui nous dirigent, nous harcèlent et nous abusent, pouvant le faire à volonté.

Il est très clair que seul un tout petit pourcentage de la population blanche américaine fait partie des tristement célèbre 1%. Le reste d’entre nous n’est de pas plus de conséquence pour ceux qui dirigent que ne le sont les afro-américains. Et pourtant, nous sommes divisés, apeurés et opposés les uns aux autres. Quel triomphe pour le 1% !!

Que je sois bien clair. De la même manière que nous nous opposons à la violence qui est inculquée à nos forces de police qui vivent de nos rémunérations taxées, beaucoup de juifs et d’israéliens s’opposent à la mentalité coloniale d’occupation que le gouvernement israélien a fini par représenter ; les juifs sont parmi les plus ardents défenseurs des droits de l’Homme de notre époque. Pensez à des gens comme Norman Finkelstein, Noam Chomsky, Illan Pappe et l’ American Civil Liberties Union mieux connue sous son acronyme de l’ACLU. Pensez aux courageuses associations israéliennes qui s’opposent au vol des territoires et villages palestiniens. Nous ne pouvons pas condamner l’ensemble de ces gens pour les crimes de leurs maîtres politiques. Si c’est le cas, alors après Clinton, Bush et Obama, les Américains sont foutus.

Les deux plus grandes menaces pour le monde aujourd’hui sont les “exceptionalismes” américain et israélien C’est le succès de l’endoctrination par cette doctrine nazie qu’est l’exceptionalisme qui est la source de la violence dans le monde aujourd’hui.

Le problème avec la violence de la police américaine est que les forces de l’ordre sont maintenant définies comme étant exceptionnelles et au-delà de toute responsabilité. Ils peuvent tous nous tuer impunément, tout comme Washington massacre sans relâche un nombre incalculable de personnes en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Libye, en Somalie, au Yémen et au Pakistan. Les gens exceptionnels sont indispensables (croient-ils…) et par là-même, les gens non-exceptionnels ne le sont pas et donc jetables.

Il est tout à fait paradoxal que l’entrainement de la police américaine aux méthodes violentes des forces d’occupation israéliennes soit justifié par l’argument qu’il soit nécessaire pour sauver des vies américaines des terroristes, de procéder de la sorte alors que le résultat réel aboutit au fait que bien plus de citoyens américains sont tués par la police que par des terroristes.

Il est évident que cet entrainement policier est contre-productif…

Il semblerait également que les familles de ceux qui ont été assassinés et abusés par la police aient de très bonnes bases légales pour attaquer les maires des villes en justice, les mairies, les chefs de police locaux, les gouverneurs et les législateurs d’état pour cas grave de négligence dans le contrôle et la supervision de la police. Les preuves sont là. La police prend des vies, ne les sauve pas. L’entrainement est un échec total et pourtant il continie de plus belle. Ceci est un cas de haute négligence et d’échec de la part des autoritees publiques.

Militarisation des polices terroristes… L’oligarchie fait monter le thermostat dictatorial dans les « démocraties » occidentales…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 16 août 2014 by Résistance 71

Nous avions souligné cette militarisation à outrance de la répression et des systèmes coercitifs étatiques occidentaux depuis quelques années. Nous redisons également qu’il n’y a pas plus de « démocratie » en occident que de beurre en branche… Tous les états sont dictatoriaux par nature, ce n’est juste qu’une question de degré, de thermostat à ajuster, thermostat qui se trouve dans les mains des oligarques de la finance et de a grosse industrie, qui dictent la marche à suivre à leurs larbins, putes politiciens, achetés et payés depuis longtemps et qui servent de paravent dans les « démocraties » fantoches d’occident.

Ce qui se passe au pays du goulag levant (ex-USA) n’es que le début du cauchemar totalitaire du Nouvel Ordre Mondial. Regardez la militarisation de nos pandores franchouillards… Tout ce qui se passe à yankland finit par se passer en Europe ce n’est qu’une question de temps.

Il va être temps de mettre un coup de balais et pour les peuples de reprendre les affaires en main. Il est évident en voyant la militarisation extrême des forces de répression de l’état, que la solution n’est plus sur les barricades.. La solution est dans la négation du système, le rendre illégitime en ignorant les institutions en désobéissant, en refusant notre soutien aux charlatans et criminels de la politique kidnappée et en créant un contre-pouvoir populaire… Il en va de notre survie en premier lieu, puis de la restauration d’un paradigme politico-social viable.

Nous sommes prévenus…

— Résistance 71 —

 

Dans beaucoup de communautés, les flics sont les terroristes

Le militarisme policier en Amérique

 

par DAVE LINDORFF

 

14 Août 2014

 

url de l’article original:

http://www.counterpunch.org/2014/08/14/police-militarism-in-america/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le meurtre apparent par des policiers blancs du jeune africain-américain non armé de 18 ans, Mike Brown, à Ferguson dans l’état du Missouri, qui fut abattu de plusieurs balles alors qu’il était à genoux les mains en l’air criant “Ne tirez pas je ne suis pas armé!”, expose d’un coup tout ce qui ne va plus du tout avec les actions de police aux Etats-Unis aujourd’hui.

Le département de la police de Ferguson, n’employant pratiquement que des blancs, patrouille une communauté de la banlieue de la ville de St.Louis qui est largement africaine-américaine, ce qui est déjà en soi une recette pour un désastre dans un pays qui est noyé dans le racisme. La police de Ferguson utilise aussi une politique de police musclée, arrêtant les gens pour des infractions mineures, choses qui pourraient facilement dégénérer en confrontations violentes. Dans ce cas particulier, il apparaît que le “crime” de Mike Brown était de traverser en dehors d’un passage clouté (NdT: Ce qui est une contravention de 1ère classe au pays du goulag levant…) et peut=être d’avoir rétorqué à un policier, le premier délit étant une citation (devant un juge de tribunal de police), le second acte n’étant… pas punissable car pas illégal.

Lorsque Brown fut abattu, au lieu de tenter de calmer de suite les choses, la police de Ferguson est passée en mode totalement para-militaire, envoyant un grand nombre de flics armés jusqu’aux dents en tenues de combats militaires, dans la communauté, renforcées par des véhicules blindés (NdT: l’agglomération de Ferguson comprend environ 20 000 habitants et la police y est équipée comme partout ailleurs au pays du goulag levant de VAB, et d’équipement militaire similaire à celui déployé en zones de combat comme l’Irak ou l’Afghanistan…). La police répondait à des protestations légitimes de la commuanuté avec des tirs de gaz lacrymogène (NdT: ce qui est classifié comme “guerre chimique” et interdit par la convention de Genève, qui comme chacun sait “n’est valide que dans le canton de Genève”…), puis par la suite escalada la répression avec des tirs de balles de bois et de caoutchouc, faites pour blesser mais ne pas tuer (même s’il y a danger pour la vie à courte portée…). Quelques autres personnes furent touchés par les tirs de la police, laissant certains dans un état critique.

Le fait que la police ait refusé de divulguer le nom du policier qui a abattu le jeune Brown a ajouté à la colère de la communauté. Le rapport d’autopsie initiale n’a pas non plus été annoncé, alors que ces deux informations seraient directement accessibles si l’assassin n’avait pas été un policier.

Qu’est-ce qui ne va pas ici ? Tellement de choses que c’est difficile de savoir par où commencer.

En premier lieu, sauf en légitime défense ou si un membre ou des membres du public sont directement menacés de mort imminente, il n’y a aucune justification pour un policier de sortir son arme de service et pire, de tirer sur une personne qui aurait commis un délit mineur.

Il n’y a aucune justification non plus pour un policier de continuer de tirer sur quelque de toute évidence désarmé et qui ne met absolument personne en danger, comme cela paraît être le cas lorsque ce policier a continué de tirer sur Brown qui s’agenouillait.

Secundo, lorsqu’une si terrible chose se produit, il est totalement inacceptable pour la force de police incriminée de cacher l’information concernant l’identité du policier meurtrier. Les policiers ne sont pas des agents de la CIA. Ce sont des employés du secteur public responsables devant la communauté pour laquelle ils travaillent. Quand ils s’engagent à devenir des “gardiens de la paix” (NdT: “peace officers” dans le texte original), ils signent un engagement d’être des membres responsagles de la communauté qu’ils policent. Dans une société démocratique, ils ne peuvent pas être autorisés à se cacher derrière leurs badges. La connaissance publique de qui police la communauté est un critère de dissuasion à la tendance dangereuse de la police de se voir dans un rôle d’opposition en respect de la communauté dont elle a la charge de la sécurité et de devenir une sorte d’armée d’occupation (NdT: surtout avec les moyens techniques qui leur sont maintenant donnés. Il est évident que les polices d’occident entrent de plus en plus en guerre contre leur population…).

Le chef de la police de Ferguson, Thomas Jackson, a dit qu’il ne divulgait pas le nom du policier incriminé dans le meurtre de Mike Brown (qui a été placé en congé admnistratif rémunéré de ses fonctions de patrouille), de peur que lui et sa famille ne soient mis en danger, mais ceci n’est en aucun cas une justification acceptable. La police, comme je l’ai déjà mentionné, est employée publique et tous ses membres savent les risques encourus à prendre cette charge. Leurs conjoints connaissent également les risques. Si la police est si concernée au sujet de la sécurité, elle peut fournir une protection pour le policier et sa famille, mais dans un incident comme celui-ci, la communauté et la famille de la victime ont aussi des droits, incluant celui de connaître le nom du policier responsable ainsi que de savoir son historique en tant que fonctionnaire de la communauté ; par exemple, le policier incriminé a t’il un historique d’arrestations abusives, de violences, de voies de fait et autres ouvertures du feu questionables ?

Quant à la non publication du rapport d’autopsie initial, la police dit qu’elle attend les résultats des tests de toxicologie faits sur la dépouille. Ceci est un classique des flingages policiers, fondé sur la théorie qui veut que si la police peut trouver des traces d’alcoolémie ou de drogues chez la victime, cela diminuera quelque peu l’indignation de l’opinion publique sur le meurtre. Mais dans ce cas précis, que Brown ait été ou pas en état d’ébriété n’aura aucune incidence sur la justicifaction de son assassinat. D’après des témoins oculaires, Brown était à genoux, les mains en l’air, lorsque le policier qui lui avait déjà tiré dessus au moins une fois, marcha vers lui et tira plusieurs fois de nouveau dans sa direction, le tuant dans la rue. Les tests de toxicologie n’ont aucune importance. Ce qui est important est de savoir combien de coup de feu ont été tirés, où Brown fut-il touché et quelles furent les trajectoires des munitions. Le public a le droit de savoir tout cela au plus tôt. (NdT: question tout aussi pertinente: Quel est l’état toxicologique du flic ? A quoi carbure ces mecs ? Gros rouge, amphétamines, PCP ?…)

Depuis les attentats du 11 septembre 2001 et le déclenchement de la soi-disante “guerre contre le terrorisme”, la police à travers le pays a été délibérément mythifiée en “héros” et les policiers ont été effectivement transformés de “gardiens de la paix” en “troupes de combat” dans une “guerre” amorphique et très largement imaginaire. Dans cette “guerre”, l’ennemi, initialement des groupes de “terroristes étrangers” largement invisibles ou complètememnt inexistants, s’est peu à peu métamorphosé pour devenir un groupe plus important “d’autres personnes”, particulièrement des immigrants bronzés et aussi les africains-américains. Pas à pas, des blancs ont aussi été ajoutés à cette catégorie “d’ennemis” alors que les forces de police se sont exponentiellement militarisées. A titre d’exemple, l’auteur de ces lignes a été menacé d’arrestation l’an dernier par un policier arrogant d’une banlieue de Pennsylvanie lorsque j’ai questionné de manière pertinente et correcte, la fausse assertion du policier qui disait qu’il était illégal de faire de l’auto-stop dans l’état. Si j’avais continué ou insisté sur le fait que j’avais le droit légal de me tenir sur le bas-côté d’une route secondaire avec mon pouce levé, j’aurai été interpelé violemment, menotté, et emmené en prison pour quelque chose qui, même si j’avais été trop près du traffic, n’aurait pas été un délit ni même une contravention, comme le serait par exemple un mauvais stationnement de véhicule.

Dans bon nombre de communautés de couleur aujourd’hui, la police patrouille les rues de manière routinière complètement équipée avec gilets pare-balles, casques en kevlar, uniformes militaires, armes semi-automatiques. Ils font cela non pas parce qu’ils sont en danger, statistiquement les incidences de policiers blessés ou tués par balles ont chuté à un niveau qu’on n’avait pas vu depuis le XIXème siècle… mais simplement pour être plus intimidant.

Vers le milieu des années 1960, lorsque les forces de police de la plupart des villes étaient presque “blanche comme neige”, les zones noires des villes principales éruptèrent en émeutes à travers le pays à cause de mêmes incidents que celui qui vient juste de se produire à Ferguson. De ces émeutes une forme de résistance est née, incluant la fondation du mouvement des Black Panthers. Cette forme de résistance communautaire, bien qu’elle fit violemment combattue par la police et le FBI, a mené aussi à des réformes, comme le fait d’avoir plus de policiers issus des minorités, l’établisseemnt de comités de surveillance de la police et l’élection de maires et de conseillers municipaux issus des minorités raciales.

Le 11 septembre a défait tout cela.

Dans la plupart des communautés des Etats-Unis, nous avons maintenant une police qui est décrite, ce manière appropriéee il est vrai, comme applicatrice de la loi. Le terme de “gardienne de la paix” semble bien anachronique aujourd’hui.

Nous avons urgemment besoin d’une nouvelle ère de réformes qui remette la police dans son rôle au “service du public” et ces deux mots doivent être mis sur un pied d’égalité. En tant que fonctionnaires publics, les policiers ne doivent pas être autorisés à se cacher derrière leurs badges. Leurs actions doivent être transparentes et ouvertes à l’inspection publique et ils doivent être clairement avertis par leurs superviseurs et leurs élus en charge qui sont leurs patrons, qu’ils sont des “serviteurs” du public et des citoyens dans les communautés dans lesquelles ils travaillent.

Un tel changement ne se produira pas facilement. La police na va pas rendre volontairement ses nouveaux pouvoirs coercitifs renforcés. Ces pouvoirs devront lui être arrachés et pour ce faire, il faudra une sorte de résistance des communautés comme on a vu dans les années 1960.

Je n’appelle pas à la formation de milices et de batailles de rues. J’appelle à une résistance militante pacifique des communautés au militarisme existant de la police.

Cela me rappelle un incident qui s’est produit dans les années 1970 lorsque je vivais à Los Angeles. Je venais juste de sortir d’un cinéma où j’avais vu l’excellent film dystopique de Ralph Bakshi “Wizards”. Alors que je marchais vers ma voiture dans le parking près de la communauté de col bleu interraciale de Silver Lake, je vis des hélicoptères de la police et des douzaines de voitures converger vers un voisinage résidentiel de l’autre côté de la rue principale. Curieux, je me mis à courir pour voir ce qui se passait.

J’arrivais sur place, où noyée de lumière par les hélicoptères tournoyant, une voiture avait été arrêtée par plusieurs véhicules du LAPD. La voiture avait apparemment été volée par trois adolescents latinos qui s’amusaient à la conduire. Alors que je regardais la scène, les trois occupants furent éjectés du véhicules par des policiers manu militari, certains des policiers avaient leurs armes à la main. Le nombre de policiers augmentaient chaque minute qui passait alors que plus de véhicules de patrouille arrivaient sur place.

Cela commençait à devenir moche et je m’inquiètais au sujet des garçons, qui n’étaient pas des costauds, D’un seul coup, une foule commença à apparaître et à grossir alors que le voisinage commençait à affluer dans la rue, la plupart des gens étaient latinos. Ils venaientt de leurs maisons, dans les jardins de devanture pour voir ce qu’il se passait. Ces gens, hommes et femmes confondus, commencèrent à crier vers les policiers:

“Ne faites pas de mal à ces gosses !”

“Nous vous observons et nous voyons qu’ils ne sont pas blessés ! Faites en sorte que cela reste comme cela !”

“Nous vous observons ! S’ils sont blessés, on va vous dénoncer !”

La scène et sa tension visiblement se calmèrent. Les flics arrêtèrent de crier. Les gamins menottés, furent emmenés vers des voitures pour être emmenés en ville et y être placés en détention, mais il n’y eut aucune violence. Aucun de ces gamins ne fut frappé. Je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite au Parker Center plus tard au centre ville, mais ce qui commençait à devenir une situation potentiellement moche a été désamorcée par la présence des membres de la communauté qui se tinrent solidaires face à la police.

C’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui: une résistance des communautés aux abus policiers (qui s’acroissent) et une démilitarisation de la police.

Dans bien trop de communautés aujourd’hui en Amérique, comme c’est le cas à Ferguson, Missouri, les “terroristes” parmi nous sont les policiers eux-mêmes.

Nous devons mettre fin à cette situation.

= = =

Article connexe sur le sujet:

http://www.vineyardsaker.fr/2014/08/16/pentagone-prepare-guerre-les-villes-americaines/

 

Nouvel Ordre Mondial: Déploiement de zones d’entrainement urbaines au pays du goulag levant…

Posted in actualité, crise mondiale, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 29 juillet 2013 by Résistance 71

Le développement de l’état policier est en phase finale outre-atlantique. Les derniers détails se mettent en place, les camps de concentration de la FEMA sont opérationnels… Il ne manque qu’une crise domestique majeure, économique ou autre, pour mettre en place la loi martiale. Les attentats fausse-bannière de Boston ont été une répétition générale. Les manœuvres de police ultra-militarisée habituent les citoyens à voir des hélicos, des transporteurs de troupes blindés, des forces masquées, partout…

Ceci est aussi en place en Grande-Bretagne, l’impunité policière en France et dans d’autres pays européens ne fait que croître. L’État policier et le goulag planétaire sont à nos portes, l’ennemi est dans nos murs et un un nom: l’oligarchie capitaliste et son garde-chiourme l’État.

Temps d’agir contre non ou serons-nous toujours satisfaits d’un état providence gestapiste ?…

— Résistance 71 —

 

La militarisation de l’Amérique

 

Bill Van Auken

 

29 Juillet 2013

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/item/267709-la-militarisation-de-l’amérique,-par-bill-van-auken

 

 

Le déploiement d’hélicoptères Blackhawk à Chicago cette semaine n’est que le dernier d’une série d’exercices d’« entraînement au combat en zone urbaine » qui sont devenus un élément familier de la vie américaine.

Comme ailleurs, cet exercice a été lancé devant une population civile ébahie et sans avoir été annoncé. Conduits en secret, apparemment avec l’accord des services de police locaux et des élus, démocrates comme républicains, l’objectif évident de ces exercices est de donner aux troupes américaines de l’expérience dans ce que le Pentagone appelle « des opérations militaires en terrain urbain. »

Ce type d’opération est sans conteste d’une importance cruciale pour l’armée américaine. Au cours de la décennie écoulée, sa mission principale, comme l’ont prouvé l’Afghanistan et l’Irak, a été l’invasion et l’occupation de pays relativement faibles militairement et la soumission de leur population qui résistait à l’occupation, souvent dans des combats maison par maison dans les centres urbains.

L’armée dispose d’un Centre d’entraînement urbain de 4 kilomètres carrés au centre-sud de l’Indiana qui se targue de plus de 1500 « structures d’entraînement » conçues pour simuler des maisons, des écoles, des hôpitaux et des usines. Le site web du centre affirme qu’il « peut être adapté pour reproduire des situations étrangères tout comme nationales. »

Qu’est-ce que cela peut apporter de faire voler des Blackhawks à faible altitude au-dessus des immeubles de logements de Chicago ou de faire rouler des convois militaires blindés dans les rues de St Louis qu’il ne serait pas possible d’obtenir avec les simulations du centre d’entraînement ? Rien que l’année dernière, il y a eu au moins sept exercices de ce type, à Los Angeles, Chicago, Miami, Tampa, St Louis, Minneapolis et Creeds en Virginie.

La réponse la plus évidente est que ces exercices habituent les troupes à opérer dans les villes américaines, tout en désensibilisant la population américaine au déploiement de la puissance militaire américaine à l’intérieur du pays.

Les préparatifs pour ce genre de déploiement sont déjà très avancés. Au cours de la décennie passée, sous le prétexte de la « guerre mondiale contre le terrorisme, » Washington a promulgué une série de lois répressives et créé une vaste nouvelle bureaucratie de contrôle d’Etat sous l’autorité du département de la sécurité intérieure. Sous le gouvernement Obama, la Maison Blanche s’est arrogé le pouvoir de mettre les ennemis de l’Etat en détention militaire pour une durée indéfinie, ou même de les assassiner sur le sol américain par des frappes de drones, tout en développant fortement l’espionnage électronique de la population américaine.

Une partie de ce processus est l’augmentation incessante du pouvoir de l’armée américaine et son intervention croissante dans les affaires intérieures. En 2002, la création de l’US Northern Command a attribué pour la première fois un commandement militaire pour les opérations à l’intérieur des États-Unis eux-mêmes.

Encore en mai dernier, le Pentagone a annoncé l’application de nouvelles règles d’engagement pour les forces militaires américaines opérant sur le sol américain pour apporter un « soutien » aux autorités civiles chargées de faire respecter la loi, y compris pour faire face aux « troubles civils. »

Ce document déclare des pouvoirs militaires très larges et sans précédent dans une section intitulée « Autorité d’urgence. » Elle affirme l’autorité d’un « commandant militaire » dans « des circonstances d’urgence extraordinaire où une autorisation préalable par le président est impossible et où les autorités locales régulières sont incapables de contrôler la situation, de s’engager temporairement dans des activités qui sont nécessaires pour contenir des troubles civils inattendus de grande ampleur. » En d’autres termes, les huiles du Pentagone s’arrogent l’autorité unilatérale d’imposer la loi martiale.

Ces pouvoirs ne sont pas pris dans le but de défendre la population des États-Unis contre le terrorisme ou pour contrer une urgence hypothétique. Le commandement militaire américain est tout à fait conscient d’où se trouve le danger.

Dans un récent article, un instructeur de haut niveau au Commandement de Fort Leavenworth et au General Staff College [qui forme les hauts gradés de l’armée américaine, ndt] et ex-directeur de l’École militaire des études militaires avancées a présenté un scénario révélateur pour une situation dans laquelle l’armée pourrait intervenir.

« La grande récession du début du vingt-et-unième siècle dure plus longtemps qu’on ne l’avait anticipé. Après un changement de pouvoir à la Maison Blanche et au Congrès en 2012, le parti au pouvoir coupe tous les financements qui étaient attribués à la relance de l’économie et à l’aide sociale. L’économie des États-Unis se trouve en stagnation, comme le Japon dans les années 1990, pour la majeure partie de la décennie. En 2016, l’économie montre des signes de reprise, mais les classes moyennes et les classes moyennes inférieures n’en ressentent presque pas les effets en matière d’emploi ou d’augmentation des salaires. Le chômage continue à osciller périlleusement près d’un pourcentage à deux chiffres … »

En d’autres termes, le Pentagone voit que de telles conditions – qui diffèrent très peu de celles en cours aux États-Unis aujourd’hui – pourraient produire des soulèvements sociaux qui ne pourraient être contenus que par le recours à la force militaire.

Ce qui est mis au rebut, en coulisses et pratiquement sans aucune couverture médiatique, et encore moins de débat public, ce sont les principes constitutionnels qui remontent à des siècles et qui interdisent l’utilisation de l’armée pour maintenir l’ordre public contre des civils. Dans la déclaration d’indépendance elle-même, la justification de la révolution contre le roi George comprenait l’accusation qu’il avait « décidé de rendre l’armée indépendante du pouvoir civil et supérieure à ce dernier. »

Allant de pair avec l’accroissement des pouvoirs de l’armée à l’intérieur du pays, la police censée être civile a été militarisée. Un article publié par le Wall Street Journal le week-end dernier et intitulé « l’avènement du policier guerrier » décrivait très clairement ce processus :

« Poussées par une rhétorique martiale et la disponibilité d’équipements de type militaire, des baïonnettes et des fusils M-16 jusqu’aux transports de troupes blindés, les forces de police américaines adoptent souvent un état d’esprit qui était, par le passé, réservé au champ de bataille. La guerre contre la drogue et, plus récemment, les actions anti-terroristes qui ont suivi le 11 septembre ont créé une nouvelle figure sur la scène américaine : le policier guerrier – armé jusqu’aux dents, prêt à traiter durement les malfaiteurs, et une menace croissante contre les libertés américaines ordinaires. »

Cet article décrit la vaste prolifération des unités SWAT (Special Weapons and Tactics) dans pratiquement chaque ville d’Amérique, grâce aux 35 milliards de dollars alloués par le ministère de l’Intérieur, « avec l’essentiel de l’argent allant à l’achat de matériel militaire comme les transports de troupes blindés. »

Cette force armée a été étalée à la vue de tous en avril durant ce qui revenait à être l’imposition d’un état de siège sur la ville de Boston, apparemment pour ne capturer qu’un adolescent suspect. Toute la population d’une grande ville américaine a été enfermée chez elle pendant que des policiers équipés pour le combat, pratiquement impossible à distinguer des militaires, ont occupé les rues et mené des fouilles maison par maison sans mandat.

Ce qui sous-tend cette militarisation sans précédent de la société américaine ce sont deux processus parallèles. L’immense élargissement du gouffre social qui sépare les milliardaires et multimillionnaires qui contrôlent la vie politique et économique de la classe ouvrière américaine qui constitue la grande majorité de la population, est fondamentalement incompatible avec la démocratie et exige d’autres formes de pouvoir. En même temps, le passage au militarisme comme principal instrument de politique étrangère américaine a largement augmenté le pouvoir de l’armée au sein de l’appareil d’Etat américain.

L’oligarchie dirigeante américaine et le Pentagone reconnaissent tous deux qu’une polarisation sociale profonde et une crise économique qui s’aggrave ne peuvent qu’aboutir à des soulèvements sociaux. Ils s’y préparent en conséquence.

Les travailleurs doivent tirer les conclusions appropriées et faire ses propres préparatifs politiques pour les confrontations inévitables à venir.