Archive pour militarisation de la société

La montée des états policiers: Pourquoi la police assassine t’elle aux États-unis et ailleurs ? Parce qu’elle est militarisée et est formée pour… (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 juillet 2016 by Résistance 71

Excellente analyse et hypothèse de PCR sur le sujet du pourquoi des bavures et assassinats par l’ensemble des polices aux USA. Comme nous l’avons dit pour d’autres choses, ne pensez pas que “ceci n’arrive qu’aux autres”… que ceci “n’arrive que chez les Ricains”. La France en prend le chemin et à grands pas. Bientôt les stages obligatoires de nos pandores franchouillards en Israêl seront routiniers. Les ordures du pouvoir de “gauche” comme de “droite”, à la botte de la haute finance ne rêvent que de cela: réduire l’ensemble de la population française à celle de Gaza, parquer les gens pour mieux pouvoir les brutaliser et les abuser. Nous l’avons dit depuis un bon moment et le répétons, si aujourd’hui le peuple américain n’a pas encore été parqué dans les camps de la FEMA et réduit à la survie dans un goulag généralisé, c’est parce que le peuple est en arme et qu’il y a plus de 200 millions de flingues dans la nature.
Un général japonais à la fin des années 1930 avait dit à ses collègues après avoir séjourné à une époque à Yankland: “si nous envahissons les Etats-Unis, il y aura un fusil derrière chaque brin d’herbe…”
C’est toujours le cas aujourd’hui et ce n’est pas un hasard si l’oligarchie fait tout ce qu’elle peut pour faire révoquer ou mettre au placard le second amendement de leur constitution, celui qui leur donne le droit de posséder et porter des armes et de s’organiser en milice populaire.

Voici ce fameux second amendement de la constitution américaine qui emmerde l’oligarchie moderne jusqu’à la gauche:

Amendment II

A well regulated militia, being necessary to the security of a free state, the right of the people to keep and bear arms, shall not be infringed.

Traduction:
Une milice bien réglementée étant nécessaire à la sécurité d’un état libre, le droit pour le peuple de garder et de porter les armes ne sera pas enfreint.

C’est cet amendement qui sauve le peuple américain aujourd’hui d’une “goulagisation” totale des colonisateurs en chef. Dans l’état actuel des choses, enfreindre ou transgresser le second amendement mènerait droit à la guerre civile, si cela devait se produire, les oligarques veulent sécuriser au maximum le ralliement à leur cause des forces de police et de répression. Les évènements récents de Dallas vont dans ce sens… Mais comme en France et ailleurs et comme aussi notifié par un policier américain en activité se confiant à PCR ci-dessous, la vaste majorité des fonctionnaires de police ne sont ni des sadiques, ni des psychopathes, ni des corrompus bouffant à tous les rateliers, mais ils sont, par soucis essentiellement alimentaire, des moutons… Jusqu’à quand ? Messieurs, dames, n’oubliez jamais que vous venez du peuple que vous en faites partie intégrante, que votre mission est de protéger le peuple, pas les institutions oligarchiques et ceux qui les font fonctionner, très mal du reste et de mal en pis…

Votre seule option face à l’histoire est de rallier les peuples ! Crosses en l’air, refusez les ordres de tirer dans la foule, parce qu’au train où vont les choses, cet ordre sera donné… sans doute plus tôt qu’on ne le pense ! La France état policier est déjà là (état d’urgence, lois liberticides, répression du mécontentement populaire etc… bientôt interdiction de se rassembler, camp et goulag…), ce n’est plus de la science-fiction, tout n’est qu’une question de degré

— Résistance 71 —

 

La police assassine parce qu’elle est entraînée à assassiner

 

Paul Craig Roberts

 

11 juillet 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/07/11/police-murder-because-they-are-trained-to-murder-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En réponse à ma requête d’information sur l’entraînement de la police, des lecteurs ont envoyé une variété d’informations qui semble corroborer certains faits. Je vais essayer d’assembler tout cela du mieux possible en tant qu’hypothèse de travail ou de compte provisionnel. Peut-être qu’un ancien ou actuel policier préoccupé par le changement d’attitude de la police des Etats-Unis, ou un expert en entraînement et pratiques policiers, pourront vérifier l’exactitude de cette hypothèse.

D’abord nous savons que les polices ont été ou sont en train d’être militarisées. Elles sont armées d’armes de guerre qui ont été testés sur les champs de bataille (NdT: ceci représente le slogan des firmes d’armement israéliennes qui vendent des armes en disant: “elles ont été testées sur le terrain”, c’est à dire sur les cobayes de labo que sont devenus les Palestiniens dans les rues de leurs villes et villages…). Nous ne savons pas pourquoi la police est armée de cette façon, car ce type d’armes n’est pas utile pour remplir les fonctions de maintien de l’ordre aux Etats-Unis et ne sont pas utilisées pour ce type de travail de police sauf en Palestine occupée par les Israéliens.

Il y a un agenda non déclaré derrière cet armement et ni le congrès, ni les medias pressetitués n’ont un quelconque intérêt apparent à dévoiler cet agenda caché.

Quoi qu’il en soit, la militarisation de la police est concordante avec ce que nous savons de son entraînement.

Il y a des rapports sourcés qui disent que les forces de police reçoivent un entrainement de la part d’Israël, à la fois en se rendant sur place et aux Etats-Unis de la part de firmes de sécurité et de formation israéliennes ou d’entreprises américaines utilisant des méthodes israéliennes.

L’entraînement de la police américaine par les forces d’occupation israéliennes n’est pas une rumeur émanant de l’internet ou une “théorie de la conspiration” ; c’est un fait reconnu par la presse israélienne elle-même (lien dans l’article original)

Les pratiques policières israéliennes émanent de décennies d’occupation et de contrôle d’une population palestinienne hostile tout en volant sa terre et en isolant la population dans des ghettos et des enclaves. Essentiellement, les méthodes de police israéliennes consistent en intimidation et violence illégitime.

Nous savons par d’inombrables rapports de presse sur bien des années que l’attitude de l’armée israélienne envers la population palestinienne est, pour le fire en deux mots lapidaires: extrêmement brutale.

Pour un soldat, spécifiquement une femme soldat, exécuter un enfant et sa mère dans les rues palestiniennes ou dans une maison familiale, demande que ce soldat ait été particulièrement désensibilisé au préalable pour toute vie humaine qui n’est pas israélienne. Ceci demande que les Palestiniens aient été déshumanisés, tout comme le furent auparavant les habitants de ce que sont aujourd’hui les Etats-Unis, et l’Australie, par les immigrants colons européens qui volèrent leurs terres. (NdT: PCR oublie ici les habitants indigènes du Canada, de la Nouvelle-Zélande, de toute l’Amérique du Sud, des îles du Pacifique…)

Sur la base de cette information, nous pouvons inférer que l’entrainement israélien de la police américaine enseigne la police à ne concevoir que les vies policières comme étant de valeur et les vies du public en général comme des menaces potentielles aux vies des policiers. C’est pourquoi les policiers aux Etats-Unis assasinent souvent des personnes suspectées à tort et presque toujours désarmées. Les exemples sont nombreux. Vous pouvez passer une bonne partie de votre vie éveillée à regarder sur YouTube les vidéos existantes des assassinats gratuits de citoyens américains par leur police.

Les policers américains sont entraînés aux frais du contribuable pour penser que leurs vies sont plus importantes, ont plus de valeur que les notres. Ainsi, à chaque interaction avec un citoyen, il est automatiquement supposé que le citoyen essaie de nuire à la police et doit être immédiatement et coercitivement maîtrisé, menotté ou alternativement abattu (NdT: parfois les deux… menottés et abattus ou abattus et menottés…). Les policers sont entraînés à penser et à agir sur le mode que la meilleure sécurité pour des policiers est de terminer le suspect même s’il s’agit d’une mère de famille conduisant son fils au foot et qui a oublié de mettre son clignotant pour tourner.

En d’autres termes, la police américaine n’a pas plus d’obligations de respecter les vies et les droits des citoyens américains que les forces d’occupation israéliennes ne doivent respecter les vies et les droits des Palestiniens.

Ceci paraît être une description juste et précise de la sitiation. Même le New York Times a lancé l’alerte sur William J. Lewinski qui entraîne la police à tirer en premier et qui dit qu’il répondra aux questions pour ses fonctionnaires après devant les tribunaux, dans les rares occasions où un de ces assassinats gratuits que ses policiers ont commis se termine devant un tribunal.

Qu’en est-il du racisme ? Le racisme est la réponse mise en avant par les libéraux et progressistes, la gauche bobo et par les noirs eux-mêmes.

Il y a des problèmes avec l’explication raciste. Un de ces problèmes est que la police brutalise et assassine gratuitement des blancs aussi. Juste l’autre jour, la police a assassiné un jeune blanc de 19 ans alors qu’il était allongé au sol. La TSA (NdT: Transportation Security Authority, les gestapistes des aéroports yankees…) harcèle et abuse bien plus de blancs que de noirs. Voyez sur mon site internet pour des exemples récents des deux.

Un ex-policier noir nous donne une vision révélatrice de la véritable situation. Il dit qu’environ 15% d’un département de police consistent en des gens qui sont là pour les bonnes raisons et représentent véritablemet une culture de service public. Un autre 15% sont de véritables psychopathes qui abusent de leurs pouvoirs de manière routinière. Les 70% restant suivent laquelle de ces deux culture prévaut. Malheureusement, “les brebis galeuses corrompent le département” et la police de Chicago (CPD) sous son ancien chef Jon Burge prouve cela parfaitement.

L’ex-policier noir blâme un “racisme institutionnel”. Mais, au vu de ce que nous avons appris au sujet de l’entrainement israélien de la police, le biais de la police contre les noirs américains n’est peut-être pas raciste ou totalement raciste. Les noirs aux Etats-Unis ont un historique d’avoir été déshumanisés. Aux yeux d’un formateur de la police, les noirs du public américain sont parfaitemet dans le moule des Palestiniens. Il est plus facile de commencer l’entrainement en rendant la police américaine indifférente aux vies d’un élément qui a déjà été déshumanisé au sein de la population américaine (NdT: A ce titre les Amérindiens sont probablement logés à pire enseigne que les afro-américains…). Lorsque les policiers ont été endoctrinés à se percevoir non pas comme les serviteurs du public mais comme des “gens exceptionnels et indispensables” dont les vies ne doivent jamais être mises en danger, ce n’est plus qu’une simple tâche que de généraliser le sentiment de supériorité de la police sur la population blanche également.

J’ai toujours été très suspicieux de l’explication raciste. C’est une explication qu’on donne à ronger au public afin de diviser une fois de plus celui-ci en factions opposantes qui ne peuvent pas s’unifier contre de véritables oppresseurs ; endoctrinés que nous sommes à nous détester et à nous craindre les uns les autres, ainsi ceux qui nous dirigent, nous harcèlent et nous abusent, pouvant le faire à volonté.

Il est très clair que seul un tout petit pourcentage de la population blanche américaine fait partie des tristement célèbre 1%. Le reste d’entre nous n’est de pas plus de conséquence pour ceux qui dirigent que ne le sont les afro-américains. Et pourtant, nous sommes divisés, apeurés et opposés les uns aux autres. Quel triomphe pour le 1% !!

Que je sois bien clair. De la même manière que nous nous opposons à la violence qui est inculquée à nos forces de police qui vivent de nos rémunérations taxées, beaucoup de juifs et d’israéliens s’opposent à la mentalité coloniale d’occupation que le gouvernement israélien a fini par représenter ; les juifs sont parmi les plus ardents défenseurs des droits de l’Homme de notre époque. Pensez à des gens comme Norman Finkelstein, Noam Chomsky, Illan Pappe et l’ American Civil Liberties Union mieux connue sous son acronyme de l’ACLU. Pensez aux courageuses associations israéliennes qui s’opposent au vol des territoires et villages palestiniens. Nous ne pouvons pas condamner l’ensemble de ces gens pour les crimes de leurs maîtres politiques. Si c’est le cas, alors après Clinton, Bush et Obama, les Américains sont foutus.

Les deux plus grandes menaces pour le monde aujourd’hui sont les “exceptionalismes” américain et israélien C’est le succès de l’endoctrination par cette doctrine nazie qu’est l’exceptionalisme qui est la source de la violence dans le monde aujourd’hui.

Le problème avec la violence de la police américaine est que les forces de l’ordre sont maintenant définies comme étant exceptionnelles et au-delà de toute responsabilité. Ils peuvent tous nous tuer impunément, tout comme Washington massacre sans relâche un nombre incalculable de personnes en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Libye, en Somalie, au Yémen et au Pakistan. Les gens exceptionnels sont indispensables (croient-ils…) et par là-même, les gens non-exceptionnels ne le sont pas et donc jetables.

Il est tout à fait paradoxal que l’entrainement de la police américaine aux méthodes violentes des forces d’occupation israéliennes soit justifié par l’argument qu’il soit nécessaire pour sauver des vies américaines des terroristes, de procéder de la sorte alors que le résultat réel aboutit au fait que bien plus de citoyens américains sont tués par la police que par des terroristes.

Il est évident que cet entrainement policier est contre-productif…

Il semblerait également que les familles de ceux qui ont été assassinés et abusés par la police aient de très bonnes bases légales pour attaquer les maires des villes en justice, les mairies, les chefs de police locaux, les gouverneurs et les législateurs d’état pour cas grave de négligence dans le contrôle et la supervision de la police. Les preuves sont là. La police prend des vies, ne les sauve pas. L’entrainement est un échec total et pourtant il continie de plus belle. Ceci est un cas de haute négligence et d’échec de la part des autoritees publiques.

Fusillade de Dallas… résultat de la militarisation de la flicaillerie

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La réalité est que les États forment et arment les forces de police non pour faire semblant de maintenir la paix et la sécurité publique, mais pour entrer en guerre contre les peuples. Au passage, la militarisation de ces forces fait passer à la caisse les entreprises privilégiées de la sécurité et de l’équipement. Des milliards sont engrangés par un tout petit secteur privilégié et totalement inutile et parasitaire, le tout à l’encontre de l’intérêt des peuples. Le goulag est pour demain ! Les laisserons-nous faire ?

— Résistance 71 —

 

Pourquoi Dallas s’est-il produit

Paul Craig Roberts

8 juillet 2016

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/07/08/why-dallas-happened-paul-craig-roberts/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Le flinguage de policiers à Dallas est-il une opération faux-drapeau en faveur du contrôle des armes aux Etats-Unis ? Est-il le résultat du stress post-traumatique d’un ancien combattant ? Est-il le début d’un règlement de compte pour les milliers de meurtres gratuits effectués par la police sur les citoyens américains en ce XXIème siècle ? Ou y a t’il une autre explication ?

Nous ne le saurons jamais. Le perpétrateur est mort. Les autorités ne feront dès lors que nous dire ce qui les sert au mieux.

On pourrait dire que la police a en fait provoqué tout ceci et en serait la seule responsable au vu de son attitude indisciplinée et violente vis à vis du public en général. D’un autre côté, nous pourrions tenir les chefs de police, les syndicats policiers, les maires des villes (NdT: Ne jamais oublier que l’essentiel des forces de police aux Etats-Unis sont des polices MUNICIPALES, c’est à dire que les “célèbres” LAPD ou NYPD dont hollywood et les séries télévisées se gargarisent, sont des employés de la ville, le chef de la police est nommée par le maire, ce sont des milices politiques dans les grandes largeurs, toutes corrompues à un degré extrême…), les gouverneurs, les procureurs et le ministère de la justice (sic), comme responsables de l’échec à culpabiliser ces flics qui assassinent et commettent des violences inutiles et gratuites contre le public.

Lorsque la police exécute quelqu’un, l’excuse produite prend très souvent cette forme: “L’individu a mis la main sous sa chemise à sa ceinture. Je pensais qu’il avait une arme. Je ne voulais pas que mes enfants deviennent orphelins ni ma femme veuve.” En revanche, la femme et les enfants de la victime assassinée, si elle en avait, n’ont absolument aucune importance.

Les conservateurs, spécifiquement ceux à qui on a appris à avoir peur du crime, n’objectent en rien à ces meurtres par la police. Leur point de vue est toujours: “la police ne l’aurait pas abattu sans raison.” Le même biais en faveur de la police est aussi le pourquoi des jurés conservateurs vont toujours condamner quelqu’un.

Les libéraux eux, tendent à interpréter les flinguages comme des actes racistes, alors ils veulent combattre le racisme.

Le véritable problème est que les autorités publiques ne protègent pas du tout le public contre les violences illégitimes. C’est pourquoi le manque de respect et la haine envers la police ne font que croître. Les meurtres routiniers par la police, plusieurs chaque jour aux Etats-Unis, dont la très grande majorité demeurent impunis, génèrent ce type de colère qui provoque le pétage de plombs chez certaines personnes et les incitent à répliquer à la violence par la violence.

Si le système de justice criminelle s’appliquait aussi à la police, celle-ci penserait à deux fois avant de se livrer à des meurtres complètement gratuits.

Devenir policier, être un policier n’est pas sans risques. Un fonctionnaire de police doit avoir en considération le bien et la sécurité publics et non pas uniquement ceux de sa famille. Nous ne pouvons en aucun cas accepter la violence gratuite et illégitme de policiers sur la base que l’attitude de ces policiers est dictée par leurs préoccupations familiales ! Si un policier ne peut pas accepter les risques inhérents à ses fonctions, alors il doit changer de métier.

La violence policière est hors de contrôle parce que les maires, les procureurs et les gouverneurs d’états commettent un acte anti-public en refusant d’y mettre un terme. D’après le discours conservateur, la peur de la punition minimise le crime, mais ils n’appliquent pas cette “logique” à la police…

La violence policière est aussi hors de contrôle parce que la révolution dans l’entraînement des forces de police a amené les policiers à se protéger avant tout et à mettre un suspect hors d’état de nuire quelqu’en soit le coût. Un bon nombre d’anciens policiers m’ont écrit et m’ont dit que la raison pour laquelle ils ont abandonné le métier est que les policiers d’aujourd’hui sont entraînés à tuer comme les militaires le sont.

Si un ancien policier ou quelqu’un ayant la connaissance de ces formes et méthodes d’entraînement voulait bien les décrire et en donner un historique, d’où cela provient et pourquoi, je posterai ce témoignage sur le site.

Résistance au Nouvel Ordre Mondial: Militarisation et fascisation de l’occident…

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Et vole l’économie de la mort

 

Par Manlio Dinucci

 

Le 16 Septembre 2012

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/Et-vole-l-economie-de-la-mort

 

 

17 millions d’États-uniens sur 315 souffrent de la faim et ont passé au moins une journée complète sans manger au cours des trois derniers mois, faute de pouvoir se payer de la nourriture. 33 autres millions parviennent à se nourrir, mais souffrent de déséquilibres alimentaires faute de ressources. Ignorant leurs besoins, Washington a entièrement tourné son économie vers la production d’armement. Cette orientation vers une économie de guerre, qui a débuté en 1995 sous l’administration Clinton, s’est brutalement aggravée après les attentats du 11 septembre 2001 avec l’administration Bush Jr, et n’a cessé de se poursuivre sous l’administration Obama.

Plus de 50 millions de personnes, dont 17 millions d’enfants, en condition d’ « insécurité alimentaire », c’est-à-dire sans nourriture suffisante « par manque d’argent ou d’autres ressources ». Les données ne se réfèrent pas à un pays pauvre de l’Afrique subsaharienne, mais au pays qui a la plus grande économie du monde : les États-Unis d’Amérique, selon le département US de l’Agriculture (septembre 2012).

Pendant l’administration Bush (2001-2008), les citoyens étasuniens sans nourriture correcte, obligés pour survivre d’avoir recours aux food stamps (bons alimentaires) et aux organisations charitables, ont augmenté de 33 à 49 millions. Pendant l’administration Obama, ils sont montés à plus de 50 millions, équivalents à 16,4 % de la population, par rapport aux 12,2 % de 2001. Parmi ceux-ci, 17 millions environ sont en condition de « très basse sécurité alimentaire », en d’autres termes la faim.

Ils ont cependant la satisfaction de vivre dans un pays dont la « sécurité » est garantie par une dépense militaire qui —d’après le Sipri— a doublé pendant l’administration Bush et, pendant celle d’Obama, a grimpé des 621 milliards de dollars en 2008 à plus de 711 en 2011. En net d’inflation (à valeur constante du dollar 2010), la dépense militaire a augmenté de 80 % de 2001 à 2011. Cette dépense militaire étasunienne, équivalente à 41 % de la dépense militaire mondiale, est en réalité plus haute : en incluant d’autres postes de caractère militaire (parmi lesquels les 125 milliards annuels pour les militaires à la retraite) elle atteint à peu près la moitié de la dépense mondiale. De cette façon, souligne-t-on dans le Budget 2012, le Pentagone peut maintenir «  des forces militaires prêtes à se concentrer soit dans les guerres actuelles, soit dans de futurs conflits potentiels ». Et, en même temps, il peut «  investir dans une innovation scientifique et technologique à long terme pour assurer que la Nation ait accès aux meilleurs systèmes de défense disponibles au monde ».

À cette fin, 100 milliards d’économies prévues sont «  réinvestis dans des secteurs de haute priorité », à commencer par les drones : les vélivoles sans pilote qui, télécommandés à plus de 10 000 kms de distance, frappent les objectifs avec leurs missiles.

Ici la réalité dépasse la science-fiction hollywoodienne. Lockheed Martin est en train de développer un nouveau drone pour les forces spéciales : pour accroître son autonomie, on utilise depuis le sol un rayon laser qui l’alimente pendant qu’il est en vol. Northrop Grumman est engagée, elle, dans un projet encore plus avancé : celui de drones qui, alimentés par énergie nucléaire, restent en vol de façon ininterrompue non pas pendant des jours mais pendant des mois. Toujours chez Northrop Grumman : on développe un vélivole robotisé pour porte-avions, le X-47B, en mesure, grâce à sa mémoire programmée, de décoller, effectuer sa mission et atterrir de façon autonome.

Étant donnés les énormes coûts de ces programmes, le Pentagone a déjà dressé une liste de pays alliés fiables à qui vendre les nouveaux drones pour la guerre robotisée. Sans aucun doute on trouve l’Italie aux avant-postes, qui a déjà acheté à l’états-unien General Atomics le dernier modèle de drone, le vélivole MQ-9A Predator B. À l’avenir elle achètera aussi le drone nucléaire qui, en décollant au-dessus de la tête des 50 millions de citoyens étasuniens en condition d’ « insécurité alimentaire », viendra voler au-dessus de celle des chômeurs italiens (et autres millions de chômeurs européens, au passage, NdT) qui occupent les usines en voie de fermeture.

Manlio Dinucci

Traduction 
Marie-Ange Patrizio

Source 
Il Manifesto (Italie)