Archive pour malthusianisme et darwinisme-social

Darwinisme et biologie sociale…. Rétablir la réalité avec une pensée critique sur l’évolution de l’Homme (Kropotkine et Darwin)

Posted in actualité, documentaire, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 17 septembre 2018 by Résistance 71

Pensée critique sur l’évolution de l’homme et le darwinisme

Pierre Kropotkine

Tirées d’écrits de Pierre Kropotkine publiés en Angleterre entre 1910 et 1915 sur sa pensée de l’évolution humaine et du darwinisme. Ces écrits furent publiés dans “the “Nineteenth Century and After”.

Nous avons traduits ces extraits d’une compilation réalisée par George Woodcock en 1995 dans la seconde partie de son livre “Evolution and Environment” chez Pierre Kropotkine. (éditions Black Rose Books). Dans ce recueil de pensées, Kropotkine analyse la pensée de Darwin sur l’évolution de l’Homme et la sélection naturelle et se lamente que bien des biologistes et socio-biologistes ne peuvent pas le démarquer du malthusianisme latent alors même qu’il avait reconnu que son hypothèse sur la survie du plus apte fondé sur la compétition naturelle, n’avait pas la validité escomptée. Laissons-lui la parole, celle de la voie du milieu dans laquelle Kropotkine excellait.

~ Résistance 71 ~ septembre 2018 ~

[…] Il n’y a pas le moindre doute sur le fait que l’hésitation de bien des biologistes à reconnaître la sociabilité et l’entraide comme une caractéristique fondamentale de la vie animale est due à la contradiction qu’ils voient entre une telle reconnaissance et la dure lutte pour la survie énoncée par Malthus, qu’ils considèrent comme le fondement même de la théorie darwinienne de l’évolution ; alors même qu’on leur rappelle que Darwin lui-même dans son second ouvrage “La filiation de l’Homme”, avait reconnu la valeur dominante de la sociabilité et des sentiments de “sympathie” dans la préservation des espèces ; ils ne peuvent pas réconcilier cette assertion avec la partie que Darwin et Wallace assignaient à la lutte individuelle malthusienne pour des avantages individuels dans leur théorie de la sélection naturelle.

[…] Darwin savait parfaitement que que sa sélection naturelle n’était qu’une HYPOTHESE et que pour être acceptée comme théorie, elle devait passer deux tests: sa capacité à expliquer un grand nombre de faits, incluant les cas difficiles et une certaine preuve à montrer que les processus auxquels elle faisait appel se produisent vraiment dans la Nature. Ainsi, quand on étudie son travail et sa correspondance, on est frappé par le mal de chien qu’il s’est donné pour tester la valeur de la sélection naturelle comme hypothèse capable d’expliquer la plus grande variété imaginable de faits biologiques et les problèmes les plus complexes rencontrés par l’évolution.

[…] Cette lettre [réponse de Darwin au biologiste George Lewes], écrite en 1868, est très instructive. Elle montre que Darwin distinguait déjà deux parties différentes dans le processus d’adaptation. Les facteurs extérieurs, par leur action directe sur une plante, produisent les commencements d’organes adaptés, des épines élémentaires, dues à l’avortement des lobes des feuilles.

[…] Une lettre de Darwin au géologue Moritz Wagner en 1868 est importante sous un autre aspect. Dans cette lettre il admettait franchement qu’il avait sous-estimé le facteur lamarckien, l’action directe de l’environnement:

A mon avis, la plus grande erreur que j’ai commise a été de ne pas envisager un poids suffisant de l’action directe de l’environnement comme par exemple la nourriture, le climat etc, indépendamment de la sélection naturelle. Des modifications ainsi causées qui ne sont ni à l’avantage ni au désavantage de l’organisme modifié, seraient spécifiquement favorisées, comme je peux le voir maintenant au travers de vos observations importantes, par l’isolation dans une endroit restreint où seuls quelques individus des espèces vivaient dans des conditions pratiquement uniformes. Lorsque j’ai écrit “L’origine de l’espèce” et quelques années après, Je n’ai pu trouver que de minces preuves pour une action directe de l’environnement alors que maintenant il y a un très vaste corps de preuves et votre cas de Saturna est un des plus remarquables qu’il m’ait été donné d’entendre (dans “Vie et correspondance”)

= = =

De la filiation de l’Homme (extraits), Charles Darwin, seconde édition 1874

Sur le concept de coopération, de sympathie et d’entraide

Chapitre V.

“[…] Les hommes primitifs, ou nos ancêtres simio-humains, n’ont pu devenir sociables qu’après avoir acquis les sentiments instinctifs qui poussent certains autres animaux à vivre en société ; ils possédaient, sans aucun doute, ces mêmes dispositions générales. Ils devaient ressentir quelque chagrin lorsqu’ils étaient séparés de leurs camarades pour lesquels ils avaient de l’affection ; ils devaient s’avertir mutuellement du danger et s’entr’aider en cas d’attaque ou de défense. Ces sentiments impliquent un certain degré de sympathie, de fidélité et de courage. Personne ne peut contester l’importance qu’ont, pour les animaux inférieurs, ces diverses qualités sociales ; or il est probable que, de même que les animaux, les ancêtres de l’homme en sont redevables à la sélection naturelle jointe à l’habitude héréditaire.

[…] Et d’abord, à mesure qu’augmentent la raison et la prévoyance des membres de la tribu, chacun apprend bientôt par expérience que, s’il aide ses semblables, ceux-ci l’aideront à leur tour. Ce mobile peu élevé pourrait déjà faire prendre à l’individu l’habitude d’aider ses semblables. Or la pratique habituelle des actes bienveillants fortifie certainement le sentiment de la sympathie, laquelle imprime la première impulsion à lu bonne action. En outre, les habitudes observées pendant beaucoup de générations tendent probablement à devenir héréditaires. […] “

De la conclusion de la seconde édition de “La filiation de l’Homme” de Charles Darwin, 1874:

“Le développement des qualités morales est un problème plus intéressant et plus difficile. Leur base se trouve dans les instincts sociaux, expression qui comprend les liens de la famille. Ces instincts ont une nature fort complexe, et, chez les animaux inférieurs, ils déterminent des tendances spéciales vers certains actes définis ; mais les plus importants de ces instincts sont pour nous l’amour et le sentiment spécial de la sympathie. Les animaux doués d’instincts sociaux se plaisent dans la société les uns des autres, s’avertissent du danger, et se défendent ou s’entr’aident d’une foule de manières. Ces instincts ne s’étendent pas à tous les individus de l’espèce, mais seulement à ceux de la même tribu. Comme ils sont fort avantageux à l’espèce, il est probable qu’ils ont été acquis par sélection naturelle.

[…]

Le désir d’aider les membres de leur communauté d’une manière générale, mais, plus ordinairement, le désir de réaliser certains actes définis, entraîne les animaux sociables. L’homme obéit à ce même désir général d’aider ses semblables, mais il n’a que peu ou point d’instincts spéciaux. Il diffère aussi des animaux inférieurs, en ce qu’il peut exprimer ses désirs par des paroles qui deviennent l’intermédiaire entre l’aide requise et accordée. Le motif qui le porte à secourir ses semblables se trouve aussi fort modifié chez l’homme ; ce n’est plus seulement une impulsion instinctive aveugle, c’est une impulsion que vient fortement influencer la louange ou le blâme de ses semblables. L’appréciation de la louange et du blâme, ainsi que leur dispense, repose sur la sympathie, sentiment qui, ainsi que nous l’avons vu, est un des éléments les plus importants des instincts sociaux.

[…]

Néanmoins les bases ou l’origine du sens moral reposent dans les instincts sociaux, y compris la sympathie, instincts que la sélection naturelle a sans doute primitivement développés chez l’homme, comme chez les animaux inférieurs.

Voici ce que disait Nietzsche du darwinisme dans son « Crépuscule des idoles », 1888:

« Pour ce qui en est de la fameuse « Lutte pour la Vie », elle me semble provisoirement plutôt affirmée que démontrée. Elle se présente, mais comme exception ; l’aspect général de la vie n’est point l’indigence, la famine, tout au contraire la richesse, l’opulence, l’absurde prodigalité même, — où il y a lutte, c’est pour la puissance… Il ne faut pas confondre Malthus avec la nature. — En admettant cependant que cette lutte existe — et elle se présente en effet, — elle se termine malheureusement d’une façon contraire à celle que désirerait l’école de Darwin, à celle que l’on oserait peut-être désirer avec elle : je veux dire au détriment des forts, des privilégiés, des exceptions heureuses. Les espèces ne croissent point dans la perfection : les faibles finissent toujours par se rendre maîtres des forts — c’est parce qu’ils ont le grand nombre, ils sont aussi plus rusés… Darwin a oublié l’esprit (— cela est bien anglais !), les faibles ont plus d’esprit… »

= = =

Lectures complémentaires:

Manifeste pour la Société des Sociétés

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

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Pour en finir avec l’escroquerie malthusienne de la « surpopulation »…

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“Il n’y a pas le moindre doute que l’hésitation de bien des biologistes pour reconnaître la sociabilité et l’entraide comme caractéristiques fondamentales de la vie animale est dûe à la contradiction qu’ils perçoivent entre une telle reconnaissance et la dure lutte pour la survie malthusienne qu’ils considèrent être au plus profond de la théorie de l’évolution darwinienne. Même lorsqu’ils sont remémorés par Darwin lui-même dans son second ouvrage “La descendance de l’Homme”, qu’il reconnaissait la valeur dominante de la sociabilité et des sentiments “positifs” pour la préservation de l’espèce, ils ne peuvent pas réconcilier cette assertion avec la partie que Darwin et Wallace ont assigné à la lutte individuelle malthusienne pour le gain d’avantages individuels dans leur théorie de la sélection naturelle. […]”

~ Pierre Kropotkine ~

 

A lire aussi: “Le CO2 est le démon par ce que Malthus et Ehrlich ont eu tort sur la surpopulation” (https://resistance71.wordpress.com/2015/05/03/lescroquerie-du-rechauffement-climatique-anthropique-avatar-de-lescroquerie-malthusienne-de-la-surpopulation/ )

 

Et parce que l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique se dégonfle comme la baudruche qu’elle est, le retour au (neo)malthusianisme et le bidonnage de la “surpopulation” est de rigueur…  Nous n’avons pas un problème de surpopulation, nous avons un problème de gestion, énorme différence (Résistance 71)

 

La bombe démographique est un pétard mouillé

 

Rodolphe de Koninck et Sébastien Roux

Du département de géographie de l’université de Montréal

 

5 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/495376/la-bombe-demographique-est-un-petard-mouille

 

Dans la lettre intitulée « La bombe à retardement de la surpopulation », parue dans Le Devoir du lundi 20 mars, M. Jean-Pierre Sauvé soutient qu’à la source de la détérioration de la biosphère se trouve la surpopulation. Cette vision encore très répandue apparaît inadéquate et requiert quelques ajustements.

N’en déplaise aux tenants du néomalthusianisme, la croissance démographique n’est pas en soi une cause de la surexploitation des ressources naturelles et de la détérioration des écosystèmes. Les démographes s’accordent pour dire que l’ascension démographique des cent dernières années tire à sa fin. La population mondiale devrait atteindre 9 milliards en 2050 avant de se stabiliser progressivement durant la deuxième moitié du XXIe siècle. Malthus avait tort : la croissance démographique n’est pas infinie et la population mondiale ne doublera plus jamais.

Il n’est pas étonnant que le spectre de la surpopulation resurgisse dans un contexte d’augmentation des inégalités économiques et de déstabilisation écologique, même si nous savons depuis longtemps que la faim et la pauvreté sont en réalité des problèmes liés à la distribution inégale de la richesse et des ressources. D’ailleurs, les populations les plus démunies n’ont en général qu’une empreinte écologique modeste et en tout cas largement inférieure à celle des populations riches. Si les 7,5 milliards d’humains qui vivent sur terre aujourd’hui étaient des prédateurs aussi boulimiques que le sont la majorité des quelque 360 millions de Nord-Américains, l’humanité serait déjà définitivement condamnée à connaître le sort des dinosaures.

L’occupation du territoire

Le véritable problème, c’est la façon dont les humains occupent la planète, quel que soit leur nombre. L’habitent-ils de façon harmonieuse, raisonnable et responsable, ou plutôt d’une manière abusive, prédatrice et destructrice ? La réponse est que l’humanité, en particulier dans les pays riches, habite la planète de façon de plus en plus prédatrice. Cela est vrai notamment dans l’agriculture mondialisée, l’une des grandes responsables de la détérioration de la biosphère et des bouleversements climatiques, de même que de la destruction de la petite agriculture familiale appauvrissant les campagnes et contribuant à l’exode vers les villes.

L’agriculture industrielle, aujourd’hui largement entre les mains des multinationales de l’agroalimentaire, produit trop et mal, notamment en externalisant et en socialisant les coûts et les risques écologiques. Le bluff qui consiste à affirmer que l’on doit mettre en culture une part croissante de la planète, notamment en la déboisant davantage, n’est que cela, un bluff, par ailleurs fort coûteux. Le problème n’est pas le manque de nourriture, mais la distribution inégale tant de sa production que de sa consommation.

L’agriculture mondialisée, source de gigantesques profits, produit déjà assez de nourriture pour nourrir plus de dix milliards de personnes. Pour de multiples raisons et de multiples façons, nous gaspillons au moins le tiers de la production alimentaire mondiale, une production elle-même fort mal répartie sur le plan géographique, si mal qu’on en arrive à créer de véritables déserts alimentaires.

Le culte de l’automobile

On pourrait multiplier les exemples des faussetés sur lesquelles repose la propagande en faveur de la croissance de la production des biens de consommation, l’une des plus perverses concernant ce que les Français appellent « la petite reine ». Il y a déjà beaucoup trop de voitures sur la planète. Dans un nombre croissant de villes, y compris au Québec, nous sommes sur le point d’accorder le statut de citoyen à nos voitures et, pourquoi pas, des passeports et le droit de vote à celles qui, bientôt, se conduiront toutes seules ! Nous donnons littéralement les clés de la cité à nos « chars », à qui nous consacrons de plus en plus d’espaces et de ressources, en particulier collectives.

Tout cela relève de l’aliénation, de la crainte de contester les mensonges, tel celui selon lequel c’est la demande qui conditionne l’offre, alors qu’il faut être aveugle pour ne pas voir que c’est l’offre, par ailleurs excessive, qui pousse à la consommation et au gaspillage, lequel est devenu structurel. Le parc automobile mondial, qui dépasse actuellement 1,2 milliard de véhicules, connaît une croissance annuelle huit fois plus rapide que la population (9 % contre 1,1 %). La surpopulation n’est pas celle que l’on pense.

Renverser le paradigme

Tout comme M. Sauvé, nous nous inquiétons des limites écologiques du modèle de croissance infinie actuel, du déclin de la biodiversité et des effets de la surconsommation. Par contre, nous soutenons que la surpopulation est un problème relatif plutôt qu’absolu, et qu’il est par conséquent le résultat de choix politiques, sociaux et économiques qui peuvent être changés. La prétendue surpopulation est le produit d’un système économique où la recherche sans fin du profit est diamétralement opposée aux rythmes écologiques.

Que faire ? Redresser la tête, s’informer et s’éduquer sur les modèles parallèles qui se multiplient aux quatre coins du monde, comme le démontre le film Demain. Il faut contester les modèles sociaux qui reposent sur l’aliénation, la surconsommation et la prédation réalisée sous couvert d’austérité et de déréglementation, toutes choses menant à l’accélération de la privatisation et à la destruction de la biosphère. Bref, inventer chacun à notre façon ainsi que collectivement un monde qui renverse celui qui, pour le moment, ne sert qu’une minorité tout en desservant une majorité.

La population mondiale ne menace en rien la Terre qu’elle peut encore habiter, à condition de le faire avec sagesse et mesure, en refusant et en remplaçant les modèles proposés par l’ultralibéralisme économique, actuellement et presque partout en plein délire !

Nouvel Ordre Mondial et eugénisme: la réunion COP21 de Paris et la réduction de la population mondiale vues depuis le territoire Mohawk…

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“Avant l’arrivée de l’homme blanc il n’y avait pas de serrures à nos portes, pas de propriété privée, pas de sens de la possession, pas de mendiants, pas de prisons, pas d’armée, pas de police, pas de famine, pas d’argent, pas de banques, pas de riches, pas de pauvres ni de pollution des ressources naturelles…”

~ Dicton Mohawk ~

 

Article connexe sur l’escroquerie de la COP21

 

La rivière égoût

 

Mohawk Nation News

 

8 Novembre 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/11/08/sewer-river/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

” iakotsia’ton:kota” veut dire “avoir la diarrhée”, ce qui décrit les habitants de Montréal de l’origine coloniale. Les immigrants avaient souillé leur patrie (européenne), ont sauté sur le premier bateau et sont arrivés ici pour déféquer dans notre paradis.

La ministre de l’environnement Catherine McKenna, catherine.mckenna@parl.gc.ca, est partie pour Paris et a laissé des instructions pour commencer à vider la merde le lundi 9 novembre à minuit dans le fleuve ! Les guerres n’ont pas fonctionné, alors les eugénistes font les plans suivants.

Leurs patries n’étaient plus vivables. Ils arrivèrent ici malades et proches de la mort, maintenant la nouvelle ministre de l’environnement et nouveau premier ministre Trudeau sont partis à Paris en France pour la conféférence sur le climat (COP21) partie de l’agenda 21 de l’ONU et appelée “développement durable”. Les propriétaires entrepreneuriaux se réunissent pour discuter de l’agenda 30 (pour 2030) étiqueté “Changement Climatique”.

L’agenda de la dépopulation va être dévoilé à Paris à toutes les entités corporatrices afin d’être mis en application dans leurs populaces respectives. Le but est de dépeupler la Terre des 80% d’humains jugés indésirables et de mettre les propriétaires entrepreneuriaux en position de décider de qui doit vivre et qui doit mourir.

Empoisonner notre air, notre terre et nos eaux sans aucune honte, scrupule ni remords semble être la stratégie du Canada. Tout ce que nous buvons, mangeons, portons et touchons est empoisonné. Des virus sont constamment créés dans les laboratoires et largués sur les populations sans aucun consentement de notre part.   UN Climate Change Conference Paris 2015.

Les banquiers perpétuent le mensonge et l’escroquerie de la propriété privée parce qu’ils sont les actionnaires de toutes les municipalités dans le monde.

Lorsque l’agenda 30 sera mis en branle dans une ville comme Montréal, cela aura l’air de quelque chose comme çà: population 1 000 000, indésirables: 800 000, qui sera sélectionné et éliminé. L’agenda 30 est l’agenda 21 sur stéroïdes ! Les banquiers vont maintenant commencer à établir les listes des indésirables. Ils veulent décider de qui va vivre et qui va mourir. Ils veulent que le massacre commence maintenant ! Il n’y a qu’une seule règle dans un combat: c’est de gagner !

La guerre n’est jamais finie tant que la paix n’est pas gagnée nous enseigne Bob Marley: “Until the philosophy which holds one race superior and another inferior is finally and permanently discredited and abandoned, everywhere is war, me say war.” 

CONTACT: “Protectors of the St. Lawrence. Time for change” https://www.facebook.com/The-Protectors-of-the-St-Lawrence-River-Time-For-Change-451363881709850/ and savetheriver@riseup.com.

Give the corporate matrix your views: Mayor Denis Coderre, 514-872-0311 maire@ville.montreal.qc.ca; David Heurtel, Quebec Environment Minister, 418-521-3830 info@mddelcc.gouv.qc.ca; Environment Canada, 1-800-668-6767; Prime Minister Justin Trudeau justin.trudeau@parl.gc.ca, 515-277-6020, 613-995-8872. SUZANNE FORTIER, McGill 514-849-4179 suzanne.fortier@mcgill.ca; Geoff Molson info@canadianclub-montreal.ca 514-398-0333.

HELP STOP MONTREALERS’ SHIT BEING DUMPED AT MIDNIGHT MONDAY NOV. 9! CROWDFUNDING CAMPAIGN TO RAISE $1 BILLION.

L’escroquerie du réchauffement climatique anthropique avatar de l’escroquerie malthusienne de la « surpopulation »…

Posted in actualité, altermondialisme, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, réchauffement climatique anthropique, résistance politique, santé, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 mai 2015 by Résistance 71

Le CO2 est le démon parce que Malthus et Ehrlich ont eu tort sur la surpopulation

 

Opinion invitée: Dr. Tim Ball

 

26 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://wattsupwiththat.com/2015/04/26/opinion-co2-is-the-demon-because-malthus-and-ehrlich-were-wrong-about-overpopulation/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La focalisation du monde sur le CO2 est simplement l’objectif final d’un agenda politique bien plus large. Le Club de Rome (CR) et l’agenda 21 du Programme Environnemental des Nations-Unies d’alors (PENU ou UNEP en anglais), régit par Maurice Strong, ont créé un agenda politique fondé sur certaines assomptions toutes reliées à la surpopulation.

  1. Le monde et toutes les nations sont surpeuplés.
  2. La croissance démographique s’effectue à une vitesse intenable.
  3. Toutes les nations utilisent les ressources naturelles à une vitesse insoutenable.
  4. Les nations développées utilisent les ressources à une vitesse bien supérieure que les nations en voie de développement.
  5. Les nations développées sont parvenues à la richesse en utilisant les industries pétrolières
  6. Les nations développées doivent payer des compensations aux nations en voie de développement pour les profits dégagés à leurs dépends et pour les difficultés et coûts d’adaptation impliqués dans la gestion du changement climatique créé par les émissions de CO2.
  7. Réduire les activités des nations développées et ralentir le développement des nations en voie de développement requiert un gouvernement mondial.
  8. Une fois qu’un gouvernement mondial sera en place, le contrôle de la population pourra progresser.

Le réchauffement climatique (anthropique) et le changement climatique (anthropique) sont simplement les menaces émotionnelles utilisées pour confronter la surpopulation. Le problème est le suivant: le monde n’est pas surpeuplé !

L’attaque actuelle sur les nations développées inclut une punition pour leur succès et pour la redistribution de leur richesse mal acquise. Il est ironique qu’ils aient choisi Thomas Malthus (1766-1834) et ses idées comme base de leur agenda parce qu’il argumenta qu’une augmentation de la prospérité était ralentie non pas par une répartition inégale des richesses mais par trop de gens incapables ou n’ayant aucune volonté de créer de la richesse. Il ne voulait pas une réduction de la population dans les grandes largeurs, mais juste une réduction de ceux qui “freinaient” la société. Ses vues et propositions sont très différentes de celles des solutions socialistes de l’agenda 21. Son ouvrage majeur, , An Essay on the Principle of Population, proposait ce que les socialistes d’aujourd’hui considéreraient comme complètement inacceptabe dans le raisonnement et les solutions envisagées. Il voulait que le gouvernement mette fin aux politiques qui encourageraient le peuple à avoir plus d’enfants. Au lieu de réduire la totalité de la population et de prendre aux riches pour donner aux pauvres, il voulait simplement que moins de pauvres naissent.

Le Club de Rome (CR), sous le déguisement de vouloir sauver la planète, adopta et étendit le travail de Malthus en tant qu’agenda de contrôle de la population. Comme l’explique un groupe:

Malthus était un économiste politique qui était concerné par ce qu’il voyait comme le déclin des conditions de vie dans l’Angleterre du XIXème siècle. Il blâma ce déclin sur trois éléments: la surproduction de la jeunesse, l’incapacité des ressources de demeurer à niveau avec l’augmentation de la population humaine et l’irresponsabilité des basses classes de la société. Pour lutter contre cela, Malthus suggéra que la taille des classes les plus basses de la société soient régulée de façon à ce que les familles pauvres ne puissent pas produire plus d’enfants qu’elles ne pouvaient en soutenir.

Ceci est très important pour le débat moderne, parce que la surpopulation est toujours centrale et la force dominante derrière l’utilisation du changement climatique (anthropique) comme véhicule politique.

Malthus blâma la politique sociale du gouvernement et la charité au travers des associations caritatives pour exacerber le problème de la surpopulation (des pauvres) en encourageant les pauvres à avoir toujours plus d’enfants. Comme il l’expliqua:

J’absous totalement Mr Pitt de toute intention sinistre dans cette clause de ce projet de loi sur les pauvres qui aloue un shilling par semaine pour chaque ouvrier et pour chaque enfant qu’il a au dessus de trois. J’ai longtemps pensé, avant même que cette proposition ne voit le jour, qu’une telle possibilité serait bénéficiaire, mais une réflexion plus profonde m’a amené à penser que si l’objectif est de faire mieux pour la condition des pauvres, cela est fait pour en fait détruire l’objectif que la loi s’assigne. Il n’y a aucune tendance que je sache pour augmenter la production du pays et si cela tend à accroître la population sans accroître la production, la conséquence de cela me paraît inévitable, à savoir la production devra être divisée en plus de personnes, ce qui veut dire qu’une journée de travail produira moins de pouvoir d’achat et que donc les pauvres n’en seront que plus stressés.

L’objectif de Malthus était de réformer ou d’éliminer les lois sur les pauvres et de limiter les œuvres caritatives. Malheureusement, son argumentation manquait de preuves tangibles et les exemples qu’il utilisa n’étaient pas d’importance. Par exemple, il utilisa l’augmentation de la population des Etats-Unis en disant qu’elle avait plus que doublée de 2 millions de personnes en 1775 à 4,3 millions en 1800. Il n’identifia cependant pas l’immigration comme étant la raison primordiale de cette augmentation.

Malthus a eu une influence cruciale sur la théorie de l’évolution, comme Darwin l’a reconnu dans son autobiographie de 1876.

“En Octobre 1838, c’est à dire 15 mois après que j’eus commencé ma recherche systémique, j’ai lu pour me divertir les écrits de Malthus sur la surpopulation et étant bien préparé pour apprécier la lutte pour l’existence qui se déroule partout depuis une longue observation continue des habitudes des animaux et des plantes, cela me frappa d’un coup que sous ces circonstances, des variations favorables tendraient à être préservées et des défavorables détruites. Les résultats de tout cela serait la formation d’une nouvelle espèce. J’avais donc enfin une théorie avec laquelle travailler.”

Darwin demandait des preuves pour soutenir toute théorie, mais quelque part, il n’en fit rien pour Malthus. Quoi qu’il en soit, il aimait particulièrement l’idée de caractéristiques “favorables” (désirables) ou “défavorables” (indésirables). Cela cadrait son acceptation et son inclusion dans la 6ème édition de son ouvrage “De l’origine de l’espèce”, de l’expression d’Herbert Spencer “la survie du plus apte”. (NdT: qui est le fondement même de ce qui devint ensuite la pseudo-science du “darwinisme-social” promulguée par Herbert Spencer, Thomas Huxley et consorts) Le problème est Malthus.

Malthus et Darwin ont aussi apparemment ignoré la technologie, parce qu’ils ne se sont intéressés qu’à l’évolution biologique. Ils n’ont pas pris en considération la révolution agricole qui a précédée la révolution industrielle. Cette omission est toujours de mise dans la société d’aujourd’hui dans la mesure où beaucoup de personnes assument que l’évolution s’est arrêtée. Cela est aussi central en tant que thème sous-jacent de l’environnementalisme que de dire que la technologie est une anomalie dangereuse du développement humain. Cela souligne la création de ce terme qui n’a aucun de sens: le développement durable.

L’alarmisme au sujet de la croissance démographique était central aux idées du Club de Rome. Cela reçût un impact au travers du pathétique et incorrect livre de Paul Ehrlich, “The Population Bomb.” Le fait que chaque prédiction unique faite par Paul Ehrlich et John Holdren, aujourd’hui tsar scientifique et conseiller du président Obama pour la science et la technologie, ait été prouvée complèteement fausse, n’arrête pas les extrémistes de voir un besoin pour un contrôle total. Certains pensent même que les gens ne devraient même pas exister. Holdren pense qu’ils devraient être limités et contrôlés comme détaillé dans une liste de ses propostions totalitaires. (http://zombietime.com/john_holdren/ )

 

  • Les femmes pouraient être obligées de mettre un terme à leur grossesse, qu’elles le veuillent ou non ;
  • La population en général pourrait être stérilisée au moyen de produits chimiques mis intetntionnellement dans l’eau potable et la nourriture ;
  • Les mères célibatires et les jeunes mères sous l’âge légal devraient avoir leurs enfants saisi contre leur gré et donné à d’autres couples ;
  • Les personnes contribuant à la “détérioration sociale” (les indésirables) “pourront être requis par la loi d’exercer une responsabilité reproductrice”, en d’autres termes, être forcés à l’avortement ou à la stérilisation.
  • Un “régime planétaire” transnational devrait assumer le contrôle de l’économie mondiale et aussi dicter les détails les plus intimes de la vie des Américains au moyen d’une force de police internationale armée.

Il est crucial pour tous les alarmistes de court-circuiter la résistance du public aux contrôles draconiens, spécifiquement aux Etats-Unis qui offrent des garanties constitutionnelles. Holdren a proposé une méthode pour contourner la constitution en utilisant la constitution. Il a écrit:

“De fait, il a été conclu que les lois de contrôle de la population obligatoires, même des lois incluant l’avortement obligatoire, pourraient être de mise sous la constitution existante si la crise de la population devenait suffisamment grave pour mettre en danger la société.”

Cela paraît-être très officiel, légal et plausible jusqu’à ce que vous réalisiez comment cela donne le contrôle. Il est la personne qui explique comment la constitution pourrait-être utilisée dans ce but précis. Il est celui qui décide quand la crise est suffisamment grave pour mettre en danger la société. Cette technique est applicable à toute menace perçue, incluant bien évidemment le fameux changement climatique (anthropique).

Holdren a dit durant son audition sénatoriale de confirmation à son poste, qu’il ne pense plus de cette façon là et a refusé de répondre aux questions des médias au sujet des points de vue exprimés dans “Human Ecology”. Néanmoins, ses actions et son soutien à la thèse du réchauffement / changement climatique anthropique contredisent cette déclaration. Il est certain que le sous-développement qui est atteint en éliminant les sources d’énergie pétrolières, est un élément central de l’affaire. Dans un entretien en 2010, on lui demanda d’expliquer la pensée derrière les vues exprimées dans Human Ecology.

CNSNews.com a demandé: “Vous avez écrit: ‘une campagne massive doit-être lancée pour restaurer un environnement de haute qualité et pour sous-développer les Etats-Unis, dans votre livre ‘Human Ecology’. Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendiez par ‘sous-développer les Etats-Unis’ ?

Holdren répondit: “Ce que nous voulions dire était d’arrêter les types d’activités qui détruisent l’environnement en les remplaçant par des activités qui produiraient à la fois de la prospérité et une qualité de l’environnemnt. Merci beaucoup.”

Sir John Houghton, le premier co-président du GIEC (IPCC) et l’éditeur en chef des trois premiers rapports dudit GIEC, a confronté la surpopulation de manière différente. Dans un article pour la Global Conversation de Lausanne en 2010 il a dit:

Note du traducteur: C’est ce genre de frappé du missel qui ont des postes politiques d’influences comme au GIEC…

“Laissez-moi d’abord écrire quelques mots au sujet de dieu et de la science. Quelques scientifiques d’importance nous disent que dieu n’existe pas et que la science est la seule histoire qui vaille la peine d’être contée. Argumenter de la sorte est démontrer une incompréhension fondamentale de ce qu’est la science. A la base de tout travail scientifique se trouvent les “lois” de la Nature, par exemple, les lois de la gravité, de la thermodynamique et de l’électromagnétisme, ainsi que les concepts troublants et les mathématiques de la mécanique quantique. D’où viennent ces lois ? Les scientifiques ne les inventent pas, elles sont là pour être découvertes. Avec dieu comme créateur, elles sont les lois de dieu et la science que nous faisons est la science de dieu.

(s’ensuivent ici des psaumes de la bible…)

Alors que nous, façonnés à l’image de dieu, explorons la structure de l’univers que dieu a fait avec toute sa fascination, merveille et potentiel, nous nous engageons dans une activité divine. Beaucoup des fondateurs de la science moderne il y a 3 ou 400 ans, étaient des chrétiens qui faisaient de la science pour la gloire de dieu. Moi-même et d’autres scientifiques aujourd’hui sommes privilégiés de pouvoir suivre leurs traces.

Une responsabilité spéciale que dieu a donné aux humains, créés à son image, est de prendre en charge et de protéger la création. Aujourd’hui, les impacts de l’utilisation de ressources finies, l’accroissement rapide de la population humaine et la menace du changement climatique (anthropique) s’ajoutent très certainement au plus grand défi auquel le monde ait jamais eu à faire face et de la sorte, nous sommes tous impliqués dans ce défi, que nous soyons scientifiques, législateurs, chrétiens ou qui que nous soyons.”

Le Club de Rome et ses arguments de la manifestation de l’Agenda 21 sont considérés comme étant néo-malthusiens parce qu’ils étendent son hypothèse pour dire que la population va dépasser toutes les ressources. La menace fut écrite dans le livre du Club de Rome Limits To Growth. Ceci est devenu le format pour toutes affirmations subséquentes, incluant celles faites par le GIEC. Fondée sur des données totalement inadéquates, y compris celles sur la population et les réserves en ressources, elle fut sujette à analyse utilisant des mécanismes de déveloopement très restreints et forcée dans un modèle informatique au résultat prédéterminé. L’économiste Julian Simon mit au défi l’hypothèse avec un pari qui vit pour résultat une étude empirique. Simon gagna la bataille mais perdit la guerre. Simon fit le pari il y a 35 ans de cela et pourtant la plupart des gens continuent de croire que le monde est en train de manquer de ressources.

Ainsi les prédictions sur la population et les ressources sont fausses, ce qui n’est pas du tout surprenant parce que Malthus avait tort sur les deux points. Pourtant, beaucoup veulent toujours contrôler et limiter la population. Un sommaire de leurs proposition est révélateur:

  • Malthus voulait une réduction de la population, mais il décide quel groupe doit décliner, il était prêtre.
  • En tant qu’athée, Darwin dit que la nature va limiter le nombre, mais cela prête à confusion parce que l’humain est naturel.
  • Houghton veut faire décroître mais affirme que dieu lui a donné l’autorité de décider.
  • Holdren veut faire décroître mais parce que lui ou le parti politique qu’il soutient sont supérieurs à tout le monde, ils vont décider.

L’insanité de tout cela est que rien de ce qu’ils pensent tous a une importance quelconque parce qu’il n’y a pas de surpopulation, il n’y a pas de pénurie de ressources et il n’y a aucune connexion entre le CO2 et le changement climatique. C’est une histoire scientifique sans preuve ou au mieux avec des preuves concoctées par Malthus filtrées par le Club de Rome et le GIEC.

Démythifier les dogmes: la pensée de Kropotkine comme antidote à la pseudo science du darwinisme-social et du malthusianisme…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies with tags , , , , , , , , , on 15 mai 2012 by Résistance 71

L’oligarchie s’appuie depuis toujours sur des thèses plus que fumeuses pour justifier son règne sans partage et la division de la société en dominant / dominé, maître /esclave, patron / employé, oppresseur / opprimé. Du « droit divin » on est passé aux théories pseudo-scientifiques bénéficiant l’oligarchie au détriment des peuples: le malthusianisme et son renouveau néo-malthusianiste ainsi que le darwinisme-social sont les piliers de la propagande élitiste et eugéniste qui a toujours plus que jamais cours aujourd’hui.

Il convient d’exposer ces supercheries et de rendre aux peuples la confiance en eux-mêmes. Il n’y a pas plus d’inéluctabilité socio-biologique de l’oppression que de beurre en branche… Qu’on se le dise et qu’on agisse !!…

L’article traduit ci-dessous aide…

— Résistance 71 —

 

Où est Kropotkine quand on a vraiment besoin de lui ?

Par David Morris*

 

Le 10 Février 2012,

Le 8 Février 1921, vingt mille personnes, bravant des températures si froides que les instruments de musique gelaient, se rassemblèrent et marchèrent en procession funéraire dans la ville de Dimitrov, une banlieue de Moscou. Ils vinrent pour rendre un dernier hommage à un homme, Pierre Kropotkine et à sa philosophie: l’anarchisme.

Quelques 90 ans plus tard, peu de gens connaissent Kropotkine. De plus, le mot anarchisme a été tellement vidé de sa substance, qu’il est devenu synonyme de chaos et de nihilisme. Ceci est d’autant plus regrettable, qu’à la fois l’homme et la philosophie qu’il fit tant pour développer, ont tant à nous apprendre en 2012.

Je suis même étonné qu’Hollywood ait toujours à découvrir Kropotkine, car sa vie est un roman et faite de trucs dont on fait les grands films. Né privilégié, il a passé sa vie à lutter contre l’injustice et la pauvreté. Révolutionnaire toute sa vie durant, il était aussi un géographe et un zoologiste de renommée mondiale. De fait, l’intersection de la politique et de la science fut la caractéristique de la plus grande partie de sa vie.

Ses luttes contre la tyrannie furent la cause pour lui, d’années passées dans les geôles russes et françaises. La première fois qu’il fut emprisonné en Russie, une levée de boucliers d’un grand  nombre d’intellectuels du monde entier mena à sa libération. La seconde fois, il planifia et réalisa une évasion spectaculaire et parvint à quitter le pays. A la fin de sa vie, de retour dans sa Russie natale, il soutint avec enthousiasme le renversement du tzar, mais condamna de manière égale les méthodes violentes et de plus en plus autoritaires de Lénine.

Dans les années 1920, Roger N. Baldwin résuma Kropotkine de cette façon:

“Beaucoup de personnes qui le connurent personnellement se réfèrent à Kropotkine comme étant ‘l’homme le plus noble’ qu’ils aient jamais rencontré. Oscar Wilde le qualifia d’une des deux seule personnes véritablement heureuse qu’il ait jamais rencontrée… Dans le mouvement  anarchiste, il était tenu en la plus haute affection par des milliers de gens, les ouvriers français l’appelaient ‘notre Pierre’. N’assumant jamais une position de chef, il menait par la force morale de sa personalité et sa largeur d’esprit. Il incarnait une mesure extraordinaire de hautes qualités avec un sens social des plus fin et des plus passionné. Sa vie a fait forte impression sur une grande variété de classes, du monde scientifique, du mouvement révolutionnaire russe, des mouvements radicaux de toutes les écoles et dans le monde littéraire qui était peu enclin à la science et à la révolution.”

En ce qui nous concerne, son héritage le plus profond demeure dans son travail sur l’anarchisme, une philosophie dont il fut sans doute la figure de proue. Il s’aperçut que la société se dirigeait dans la mauvaise direction et il identifia la bonne direction à suivre en utilisant la même méthode scientifique qui l’aida à bouleverser la profession de géographe en prouvant que les cartes existantes de l’Asie avaient les montagnes alignées dans la mauvaise direction.

L’évènement déterminant qui mena Kropotkine à embrasser l’anarchisme fut la publication du travail de Charles Darwin “De l’origine des espèces” en 1859. Alors que la thèse de Darwin sur l’Homme descendant du primate était très controversive, sa thèse sur la sélection naturelle qui impliquerait “une survie du plus apte” au travers d’une lutte violente entre et au sein des espèces, fut adoptée de manière enthousiaste par le 1% de l’époque afin de pouvoir justifier chaque inégalité sociale comme étant une conséquence inéluctable de la lutte pour l’existence. Andrew Carnegie insista sur le fait que d’après lui la “loi” de la compétition est “meilleure pour l’espèce car elle assure la survie du plus apte dans tous les départements”. “Nous acceptons et nous nous réjouissons de la grande inégalité et de la concentration des affaires dans les mains du plus petit nombre.” L’homme le plus riche de la planète, John D. Rockefeller, surenchérit péremptoirement en disant: “La croissance d’une grosse affaire n’est que la survie du plus apte… La mise en application d’une loi de la nature.”

En réponse à un essai très largement diffusé de Thomas Huxley au XIXème siècle: “La lutte pour l’existence dans la société humaine”, Kropotkine écrivit une série d’articles pour le même magazine et qui furent plus tard publiés sous la forme du livre “L’entr’aide, un facteur de l’évolution”.

Il trouva que la vision des darwinistes-sociaux était contredite par sa propre recherche scientifique. Après cinq années passées à observer la vie sauvage en Sibérie, Kropotkine écrivit: “J’ai échoué dans ma quête, bien que je fus avide de trouver, de l’âpre lutte pour l’existence… qui est considérée par la plupart des darwinistes, comme la caractéristique dominante, et le facteur principal de l’évolution.”

Kropotkine honorait Darwin pour sa perspicacité à propos de la sélection naturelle mais pensait que le principe directeur de la sélection naturelle était  la coopération et non pas la compétition. Les plus aptes étaient en fait ceux qui coopéraient.

“Les espèces animales, dans lesquelles la lutte individuelle a été réduite à sa plus simple expression et la pratique de l’entr’aide mutuelle a atteint le plus grand degré de développement, sont invariablement les plus nombreuses, les plus prospères et les plus tournées vers le progrès… Les espèces anti-sociales, au contraire, sont condamnées à dépérir.”

Il passa le reste de sa vie à promouvoir ce concept et la théorie de structure sociale connue sous le nom d’anarchisme. Pour les Américains, l’anarchisme est synonyme de désordre. Mais pour Kropotkine, les sociétés anarchistes ne manquent pas d’ordre, simplement l’ordre émerge des règles faites par ceux qui en ressentent directement l’impact, des règles qui encouragent les systèmes de production remis à l’échelle humaine et maximisent la liberté individuelle et la cohésion sociale.

Dans son article daté de 1910 sur l’anarchie et sa définition dans l’Encyclopedia Britannica (extraits traduits par nos soins ici), Kropotkine définit l’anarchisme comme une société “sans gouvernement, l’harmonie dans une telle société étant atteinte non pas par la soumission à la loi, ou par l’obéissance à une autorité quelconque, mais par les accords et associations libres conclus entre des groupes variés, territoriaux ou professionnels, constitués librement pour la production et la consommation…”

L’entr’aide, facteur de l’évolution” fut publié en 1902. Avec ses chapitres sur les sociétés animales, les tribus, les cités médiévales et les sociétés modernes ; l’ouvrage bâtit la thèse scientifique pour la coopération. Les lecteurs de 2012 devraient trouver le chapitre sur les cités médiévales le plus captivant.

Entre les XIIème et XIVème siècles, des centaines de villes émergèrent autour de places de marché nouvellement constituées. Celles-ci étaient si importantes que des lois approuvées par les rois, les évêques et les villes protégèrent ceux qui les développaient et leurs clients. Alors que les marchés grandirent, les cités gagnèrent en autonomie et s’organisèrent en structures politiques, économiques et sociales qui pour Kropotkine en firent un modèle pratique instructif concernant l’anarchisme.

La cité médiévale n’était pas un état centralisé. C’était une confédération, divisée en quatre quarts ou cinq à septs sections émanant d’un centre. A certains égards, elle était structurée en une double fédération. L’une consistait en toutes les familles unifiées en de petites unités territoriales: les rues, paroisses, et sections. L’autre était composée d’individus unifiés par serment au sein de guildes en rapport à leur profession.

Les guildes établissaient les règles économiques. Mais la guilde elle-même représentait beaucoup d’intérêts. “Le fait est que la guilde médiévale était une union de tous les hommes connectés à un commerce spécifique: les grossistes en matière première, les vendeurs de produits manufacturés et les artisans, divisées en maîtres, compagnons et apprentis.” Elle était souveraine dans sa propre sphère d’influence mais ne pouvait pas interférer avec les fonctionnements des autres guildes.

Quatre cents ans avant Adam Smith, les cités médiévales avaient développé des règles qui autorisaient la poursuite de l’intérêt particulier afin de soutenir l’intérêt public général. A l’encontre de la proposition d’Adam Smith, leur outil était une main bel et bien visible de fait.

Ce monde de coopération en miniature donna de remarquables succès et résultats. De cités de 20 à 90 000 habitants émergèrent des développements technologiques et artistiques qui nous abassourdissent toujours aujourd’hui.

La vie dans ces cités n’était pas aussi primitive que celle à laquelle on se réfère dans nos livres d’histoires sur le moyen-âge. Les ouvriers dans ces cités gagnaient un salaire, la plupart de ces cités avaient une règlementation du travail de 8 heures par jour.

La ville de Florence en 1336 avait 90 000 habitants, dont 8 à 10 000 garçons et filles (oui, oui, filles également) allaient à l’école primaire et il y avait 600 étudiants répartis dans 4 universités. La ville possédait 30 hôpitaux de chacun plus de 100 lits.

En fait, écrit Kropotkine, “plus on en apprend sur les cités médiévales, et plus nous sommes convaincus que le travail n’a jamais dans l’Histoire, eu autant de bonnes conditions et de prospérité ni autant de respect que du temps où la cité était à son apogée”.

L’entr’aide” est rarement lu aujourd’hui. Presque personne ne se rappelle de Pierre Kropotkine ; mais son message et ses preuves empiriques indiquant que la coopération et non pas la compétition ou la concurrence, est la force directrice derrière la sélection naturelle, que la décentralisation est supérieure à la centralisation à la fois pour la gouvernance et pour les économies et que l’entr’aide et la cohésion sociale devraient être encouragées en lieu et place d’inégalité sociale massive et de l’exaltation de l’individu sur la société, sont aussi importants aux débats centraux de notre temps que cela ne l’était dans les débats de son temps.

A l’anniversaire de la mort de Kropotkine, il serait bien salutaire pour le monde de redécouvrir ses écrits remarquables, qui sont tous disponibles gratuitement en ligne et de revisiter sa philosophie.

*  *  *

*David Morris est le vice-président et le directeur du New Rules Project à l’Institute for Local Reliance, qui est basé à Minneapolis et à Washington D.C (USA), se consacrant à l’économie locale (micro-économie) et au développement social.

 

url de l’article original en anglais:

http://www.commondreams.org/view/2012/02/10-1

 

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Information complémentaire sur le sujet:

 

Lire “L’entr’aide, un facteur de l’évolution” de Pierre Kropotkine en version .pdf française:

http://data0.eklablog.com/ae-editions/perso/bibliotheque%20-%20pdf/kropotkine%20-%20l-entraide.pdf

 

Discussion imaginaire entre Darwin et Kropotkine (excellente animation):

http://www.youtube.com/watch?v=Ss4kNrxCllM

 

Résumé succint de l’opposition scientifique de Kropotkine à la récupération des thèses darwiniennes par les darwinistes-sociaux emmenés par Thomas Huxley, vidéo avec sous-titrage en français:

http://www.youtube.com/watch?v=GoqFpF4vul0