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Résistance politique: Du réformisme syndical à la révolution sociale (sur une base d’un édito de la CNT-SO)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, Social & Retraite, société libertaire, syndicalisme et anarchisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 10 juillet 2017 by Résistance 71

Dans le contexte étatico-capitaliste de circonstance, ce que disent ci-dessous les compagnons de la CNT-SO est on ne peut plus juste, et leur action de terrain est hautement respectée, mais voilà… le piège tendu par l’oligarchie est celui de maintenir la lutte syndicale dans le réformisme, dans “l’aménagement” de la misère et de la précarité pour qu’elles deviennent plus “supportables”. Dans ce contexte précis, l’autogestion ne devient que l’autogestion de la même merde capitaliste, simplement laissé aux ouvriers et salariés. Beaucoup (trop) de compagnons tombent dans ce piège.

La seule solution est la révolution sociale, le tsunami qui emporte tout du monde obsolète étatique et capitaliste pour faire place à la société des sociétés, celle des associations libres  et des communes émancipées et confédérées, latente car fondement de l’organisation sociale humaine depuis quelques centaines de milliers d’années. Les compagnons des syndicats peuvent avoir une grande importance, celle de la coordination sur le terrain de la seule grève ayant un sens politique: la grève générale illimitée et expropriatrice !

Tout le reste n’est que réformisme béat et donc à terme… pisser dans un violon !

En bref: mettre un terme à  l’État, au capitalisme, au salariat, à l’économie de marché, à l’argent et au fétichisme de la marchandise en ayant présent à l’esprit en toute circonstance, que la solution n’est pas économique, mais politique. Mettre fin à la relation dominant/dominé, exploiteur/exploité n’est pas un acte économique, mais politique. Il faut abattre la pyramide du pouvoir, celle devenue exogène à la société, sortie de solution du peuple, pour l’y retourner, rediluer le pouvoir dans le(s) peuple(s). éliminer le rapport dominant/dominé, c’est faire en sorte que le pouvoir ne soit plus séparé du corps social, qu’il soit un et total avec le peuple, de là s’ensuivra une responsabilité croissante d’un mode de production qui ne sera plus basé sur l’argent, le profit, la spéculation et l’exploitation, mais sur la juste répartition en fonction des besoins et des capacités de chacun.

~ Résistance 71 ~

Édito : Macron : un gouvernement au service du fric et des patrons !

Confédération Nationale des Travailleurs-Solidarité Ouvrière

Bulletin été 2017

Source: http://www.cnt-so.org/Bulletin-de-la-CNT-Solidarite581

Pierre Gattaz, le patron du MEDEF peut être « sur un nuage », Macron veux passer en force, par ordonnances, d’ici septembre, sa nouvelle réforme du droit du travail qui viendra aggraver les logiques de la loi El Khomri et laminer toujours plus nos droits. D’autres attaques se profilent avec des mesures visant au démantèlement de la protection sociale solidaire et un nouveau coup d’austérité qui touchera durement les services publics et les fonctionnaires.

Les concertations prévues cet été sont bidons, le gouvernement déroule les mesures prévues dans le programme présidentiel de Macron et cherche même à aller plus loin. Les syndicats qui se prêtent à la mascarade du dialogue social avec le gouvernement ont tout faux. Plus que jamais, ce n’est pas de « partenaires sociaux » dont nous avons besoin mais de syndicats forts et combatifs pour nous défendre, gagner de nouveaux droits et porter collectivement le projet d’une autre société ! Tout est question de rapport de force, organisons-nous sans plus tarder !

Dans la bataille sociale à venir, il s’agit d’abord d’identifier et de comprendre les dangers, afin d’argumenter pour mobiliser sur nos lieux de travail et de vie. Avec ce quatre-pages d’analyse, la CNT – Solidarité Ouvrière essaye de forger un outil, au service de la lutte. Bonne lecture !

Macron : un gouvernement au service du fric et des patrons !

La loi El Khomri démultipliée

Plafonnement des indemnités prud’homales

Macron avait déjà introduit un barème indicatif suivant l’ancienneté dans l’entreprise avec sa loi de 2015. Il va plus loin en proposant un plancher et un plafond obligatoire pour les licenciements abusifs. Une nouvelle fois, ce sont les capacités de défense juridiques des salarié.e.s qui sont mises à mal : cette mesure favorisera les licenciements en faisant baisser le montant des réparations financières.

Liberté de négociation locale quasi totale

La loi El Khomri avait déjà inversé la hiérarchie des normes (primauté de la loi sur l’accord de branche puis d’entreprise) mais uniquement sur le temps de travail. Cette fois-ci tout sera directement négociable dans l’entreprise, au-delà du socle minimal du Code du travail. La portée des accords de branches, au nombre considérablement réduit (de 50 à 100 au lieu de 700 environ actuellement), serait limitée aux minimas salariaux et à l’égalité professionnelle. Avec le chantage permanent au licenciement, une faible syndicalisation particulièrement dans les TPE et PME, le rapport de force sera extrêmement défavorable aux salarié.e.s et nos droits tirés vers le bas !

Le référendum d’entreprise initié par les patrons

Avec la loi El Khomri, un accord d’entreprise devait être validé par des syndicats représentant au moins 50 % des salarié.e.s ou par une consultation directe des salarié.e.s basé sur un accord minoritaire (30%). Désormais l’employeur pourra lui même convoquer ces « référendums » et disposera d’un moyen de pression supplémentaire. Loin d’un dialogue social apaisé vanté par les macronistes, nous savons bien que la réalité du terrain dans les entreprises, c’est la guerre totale des patrons contre les syndicats qui refusent la collaboration et une pression continuelle sur les salarié.e.s.

Fusion des institutions représentatives des personnels (IRP)

Toutes les entreprises pourront désormais fusionner leurs IRP (délégué.e.s du personnel, CE, CHSCT) en une délégation unique (DUP). Cette fusion vise a réduire le nombre de représentant.e.s donc de salarié.e.s protégé.e.s. Les militant.e.s seront submergé.e.s par les tâches de chaque mandat et auront moins de temps pour l’action syndicale.

Le démantèlement de la protection sociale solidaire

Baisse des cotisations sociales pour les entreprises et indépendants

Nous allons avoir encore droit aux même recettes libérales avec des exonérations massives de cotisations sociales pour les indépendants et les entreprises (baisse de 6% et objectif zéro cotisation pour un salarié au SMIC soit une baisse de 10 %). L’objectif est clairement affiché : « rendre le travail moins cher pour les employeurs », en baissant nos salaires. Rappelons-le, les cotisations sociales ne sont pas des « charges » mais une partie intégrante de nos salaires, socialisés pour nous protéger des aléas de la vie. Les réduire, c’est réduire les salaires (voir le zoom en page 4) !

Basculement du financement de la protection sociale vers l’impôt

Les cotisations sociales maladie et chômage vont être supprimées pour les salarié.e.s et remplacées par une hausse de la CSG. On touche au cœur même de la sécurité sociale , en s’éloignant toujours plus d’un système de répartition solidaire entre salariés pour poursuivre son étatisation. En prélude à sa privatisation ? Dans ce cadre, la hausse des salaires nets, si elle est réelle, est un attrape-nigaud ! Si on assèche les sources de financement de la protection sociale, il faudra bien compenser le manque (le fameux trou !) soit par une baisse des services, des hausses d’impôts ou la privatisation de pans entiers de la protection sociale.

Répression des chômeurs.euses

La possibilité de toucher des allocations après une démission cache un flicage accru des chômeurs.euses avec un renforcement des sanctions (suspension des allocations après deux refus d’offre d’emploi « décent »). Il n’est pas certain que nous ayons la même définition d’un « emploi décent » que Pôle Emploi, là encore il s’agit de faire pression pour tirer nos conditions de travail et nos droits vers le bas.

Retraite à points

La réforme envisagée reste encore floue. Il s’agirait d’évoluer vers un système unique public/privé dit de « comptes notionnels » où chacun alimentera un capital individuel virtuel, revalorisé chaque année selon la croissance des salaires. Le total des droits accumulés serait converti au moment de la retraite en une pension, à l’aide d’un coefficient de conversion fonction de l’âge de départ, de l’année de naissance ou encore de l’espérance de vie de chaque génération. Au regard des conditions spécifiques de carrière, des règles de cotisations actuellement très différentes, notamment entre public et privé, il y a fort à parier que cette réforme fera de nombreux perdants. La possibilité de modifier régulièrement le coefficient de conversion fait aussi peser une lourde incertitude sur le montant réel des pensions à l’arrivée. Ce système incitera globalement à travailler plus vieux puisque plus l’âge de départ sera élevé plus la pension sera importante. De même, pour une espérance de vie supposée plus longue pour une génération, il faudra choisir entre partir plus tard ou avoir une pension moindre. Sauf que le choix sera fait individuellement et non plus en reculant clairement un âge de départ commun à tous, encore un tour de passe-passe macroniste pour rendre indolore une régression !

Casse des services publics et austérité pour financer les riches

Les dépenses publiques sabrées

Macron, c’est la poursuite de l’austérité avec un objectif annoncé de réduction des « dépenses publiques » à 50 % du PIB qui est chiffrée à 60 milliards sur 5 ans mais qui pourrait être bien supérieure (jusqu’à 170 milliards selon certains économistes). Derrière ces chiffres, c’est inévitablement une diminution de la qualité des services publics pour les usager.e.s et une dégradation des conditions de travail pour les fonctionnaires.

120 000 suppressions de postes et des droits amputés

Première conséquence de ces « économies », la suppression programmée de 120 000 postes dans la fonction publique (50 000 pour l’État et 70 000 pour la territoriale). Cela sera un nouveau coup dur pour des services publics déjà très fragilisés par les suppressions massives de la dernière décennie. Le poids sera important pour les collectivités locales qui devront faire avec moins d’agents alors que de nombreuses compétences leur ont été déléguées ces dernières années. Pour compenser, il est bien sûr envisagé de s’attaquer aux statuts (recrutement hors statuts, recours aux contractuels et/ou au privé).

Des sacrifices à sens unique

Le but de cette politique austéritaire est clairement affiché : financer les plus riches et les entreprises. En plus des réductions de cotisations, les entreprises vont bénéficier d’avantages fiscaux : notamment un taux d’imposition des sociétés abaissé à 25%. Macron projette de faire baisser la fiscalité sur les revenus fonciers et les dividendes ou encore de supprimer l’ISF pour le remplacer par un impôt sur la seule fortune immobilière, facilement contournable.

ZOOM : Le salaire socialisé, c’est quoi ?

Un employeur.e fait deux versements, l’un au salarié.e qu’il emploie, le salaire direct, composante individuelle ou salaire net au bas de la feuille de paye, l’autre aux caisses de Sécurité Sociale (chômage, maladie, retraite, etc.) sous forme de cotisations sociales proportionnelles au salaire direct : c’est la composante collective, le salaire indirect ou salaire socialisé.

La cotisation sociale fait donc partie intégrante du salaire. Réduire la cotisation sociale, sous prétexte de soulager les « charges » de l’entreprise, c’est réduire le salaire ! Elle n’est pas un prélèvement ou une charge, ni un impôt, ni une taxe, ni une épargne, ni une assurance mais du salaire ! Salaire lui-même défini en référence à un barème, un tarif négocié au sein des conventions collectives, basé sur une grille de classification et non pas sur les résultats de l’entreprise.

Cette cotisation sociale est répartie entre la part du salarié.e et la part dite patronale. Versée aux caisses, elle est immédiatement transformée en prestations sociales (elle transite en flux direct). Elle établit clairement le fait qu’à chaque instant, c’est le travail productif qui crée la valeur finançant la protection sociale, dont les retraites. C’est donc le salaire socialisé qui, en France, finance la protection sociale.

Le salaire socialisé permet la reconnaissance sociale de toutes les situations des travailleurs.euses et de prendre en compte les aléas de la vie. Qu’ils soient actifs.ves, précaires, chômeurs.euses, retraité.e.s, les salarié.e.s sont reconnus en tant que travailleurs.euses : le/la chômeur.euse indemnisé comme un salarié.e demandeur.euse d’emploi, le.la retraité.e, comme un salarié.e pensionné.e.

Cet aspect est fondamental car il pose comme principes :

  • la solidarité entre les travailleurs.euses
  • il confisque aux représentant.e.s de l’État la gestion d’une partie des revenus des travailleurs.euses : le salaire socialisé. L’État intervient par l’impôt dans une logique d’assistanat, d’aide aux plus pauvres. Grâce à la cotisation, il n’y a pas de « pauvres » mais des « salarié.e.s inactifs.ves », dont le revenu est maintenu.
  • La cotisation est une arme économique au service des travailleurs.euses. Elle permet de financer les retraites, les allocations familiales, les remboursements des frais médicaux de millions de salarié.e.s. Elle est indexée sur le salaire net, et suit donc son évolution.

En tant que révolutionnaires, nous ne nous contenterons pas de maintenir le statu-quo de comptes «  équilibrés » de la Sécu. Les richesses produites dans les entreprises sont le fruit de l’activité des travailleurs.euses, elles doivent donc leur revenir !

Ensemble revendiquons !

  • Refus des nouvelles mesures Macron
  • Abolition des lois Macron de 2015, El Khomry de 2016
  • Retour sur l’ensemble des contre-réformes depuis 1993 sur les retraites et la sécu, gestion directe des caisses par les travailleurs-euses
  • Au delà, il impératif demain de :
  • Travailler moins  : 30h hebdomadaires sans baisse des salaires,
  • Travailler tous : répartir la charge de travail pour faire cesser la précarité et le chômage,
  • Travailler autrement : autogestion et contrôle ouvrier sur les entreprises
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Convergence impérialiste: Ariel Sharon, Emmanuel Macron et Hillary Clinton… en marche !

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Y en a encore qui croit aux coïncidences ? Vraiment ?…

~ Résistance 71 ~

 

Hillary Clinton “En Marche !”

 

Réseau Voltaire

 

16 mai 2017

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article196366.html

 

Hillary Clinton a annoncé la création d’Onward Together, une association visant à renverser le président Trump et à le remplacer par l’ancienne secrétaire d’État.

La dénomination d’Onward Together (En avant ensemble) est la reprise littérale de Kadima ! du général Ariel Sharon et d’En Marche ! du président Emmanuel Macron.

Intronisation du larbin en chef…

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14 mai: déroulement du sacre du monarque républicain et anectodes

 

Théophraste R.

 

14 mai 2017

 

url de l’article original:

https://www.legrandsoir.info/14-mai-2017-deroulement-du-sacre-du-monarque-republicain-et-anecdotes.html

 

Pépin le Bref fut le premier souverain occidental à recevoir (en 751) l’onction du sacre. La coutume a été conservée à travers les siècles, même si elle a subi des modifications.

Comment ça se passe ?
 La garde à cheval joue de la musique qui fait pleurer les gueux, rameutés par les médias qui promeuvent en boucle l’événement historique sur les étranges lucarnes.

Tenant par la main la future reine Brigitte Trogneux de la Providence, le futur roi arrive sur le tapis rouge du Palais de l’Elysée.

Dans un grand salon, l’ancien roi lui remet l’épée du sacre et le grand Cordon de la Légion d’honneur. Il l’entraîne ensuite dans son bureau (la Reine Brigitte Trogneux de la Providence a filé dans ses appartements privés où, alignés, ses domestiques vont lui être présentés), il va lui confier quelques secrets de la République, dont le bouton de la force de frappe. Monsieur petite blague ne peut s’empêcher de lui conseiller de ne pas le confondre avec le bouton pour commander des pizzas. Sa majesté Macron 1er (Pédalo II comme disent des gazettes de pouilleux, pue-la-sueur, sans-dents, illettrés bretons et alcooliques nordistes) rit poliment et l’on voit bien ses dents acérées.

1 500 chevau-légers assurent la sécurité du sacre. Tous les médias sont là. La reine s’est coincé les zygomatiques en position étirement vers les oreilles. Le roi est pâle de bonheur. Ayant troqué ses habits de banquier contre un costume de JFK, il a exigé que les invités n’arborent ni chapeau haut de forme ni gros cigare. On pourrait croire que l’adversaire la finance n’est pas plus présent à ce sacre que la roture.

Pour finir, Pédalo II est raccompagné jusqu’à sa voiture par Pédalo 1er qui en profite pour lui raconter l’histoire de Toto qui dit à la boulangère : « Vous avez de belles miches ». Mais le monarque républicain ne rit pas, parce que l’instant doit rester solennel et qu’il se demande où est passée Brigitte (elle donne des ordres pour que soit percée une ouverture entre le bureau du roi et le sien).

Au même moment, une gazette clandestine est vendue dans les faubourgs avec un gros titre racoleur : « Nous feront-ils regretter Hollande et Trierweiler ? »

Théophraste Dernier (des derniers).

Résistance politique: En bon larbin mis aux affaires, Macron… larbine

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Macron suspend in candidat à la députation à la suite de pressions du lobby israélien

Al Manar

15 mai 2017

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/400068

Le lobby israélien de France semble détenir un veto sur qui peut se présenter à la députation sous l’étiquette du parti du nouveau président Emmanuel Macron.

Les médias français ont rapporté vendredi que le mouvement En Marche ! de Macron avait suspendu un de ses candidats aux élections législatives de juin.

Cela s’est passé après que des associations du lobby israélien français, la LICRA et le CRIF, aient exigé que ce candidat, le producteur de télévision Christian Gérin, soit suspendu pour avoir fait ce qu’elles ont prétendu être des tweets antisémites et avoir soutenu le mouvement boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

L’un des tweets de Gérin exprimait son soutien à BDS.

Un autre de février dernier réclamait la « séparation du CRIF et de l’Etat ».

Le CRIF est une organisation communautaire ainsi qu’un groupe essentiel du lobby israélien. Le tweet de Gérin faisait référence au gala annuel du CRIF de ce soir là.

« C’est antisémite parce que, derrière l’appellation ‘CRIF’, c’est ‘Juifs’ qui est sous-entendu », a dit au journal Le Parisien Francis Kalifat, président du CRIF.

Mais personne ne nie que le CRIF fonctionne en France tout comme l’AIPAC aux Etats Unis – comme le principal lobby pro-Israël et ses buts.

En tant qu’un des principaux journaux, Le Figaro notait en février que le dîner annuel du CRIF avait augmenté son importance ces dernières années dans la politique française et que, cette année, s’y étaient rendus plusieurs candidats à l’élection présidentielle française, y compris le vainqueur.

La critique du rôle exceptionnel que le CRIF a endossé dans la politique française a été exprimée par des personnalités importantes.

« Le CRIF ne représente plus personne et il ne fonctionne pas de façon démocratique », a dit au Figaro Philippe Karsenty, député maire de Neuilly-sur-Seine et personnage bien connu de la communauté juive.

« Le CRIF a cessé de représenter les Juifs face aux politiques et est devenu le représentant des politiques face aux Juifs. » (Karsenty est connu pour avoir perfidement prétendu que la télévision française avait mis en scène la séquence vidéo en 2000 de la mort du petit Palestinien Muhammad al-Durra.)

L’écrivain Alain Finikelfraut a comparé le CRIF à un tribunal où « les membres du gouvernement français paraissent devant un procureur communautaire ».

En 2012, François Bayrou, centriste bien connu et ancien candidat à la présidence qui, cette année, a soutenu Macron, a refusé une invitation au dîner du CRIF.

« J’y ai beaucoup réfléchi pendant des années et je suis arrivé à la conclusion que je ne participerais plus à ces rassemblements communautaires », a expliqué Bayrou. « Je pense que la France est une, que ses citoyens sont d’abord et avant tout des citoyens avant d’être Juifs, catholiques, musulmans, agnostiques ou athées. »

Bayrou exprimait une version standard du sécularisme, ou laïcité, de la république française.

L’AIPAC français

Fondamentalement, l’un des rôles les plus forts du CRIF – comme en a souvent fait état The Electronic Intifada – a été d’être le principal avocat à plaider contre le mouvement pour les droits des Palestiniens.

Le président sortant François Hollande et son ancien premier ministre Manuel Valls ont utilisé leurs apparitions au CRIF pour exprimer leur ferme soutien à « Israël » et pour attaquer BDS.

L’année dernière à la tribune du CRIF, Valls a promis une répression accrue contre les militants BDS.

(Dans un tweet de 2013 dénoncé par la LICRA, Gérin a qualifié Valls de « viscéralement sioniste, raciste et islamophobe »)

En 2015, Hollande a utilisé son discours pour salir les critiques d’ « Israël » et de son idéologie sioniste, les qualifiant d’antisémites.

Dans son dernier discours au CRIF en tant que président, Hollande s’est vanté du fait que « la France a combattu sans faiblir le mouvement BDS ».

Il a aussi prétendu – en se fondant sur son interprétation d’une décision de justice actuellement contestée devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme – que la France est le seul pays à avoir proscrit le boycott des produits israéliens.

D’autres candidats visés

Selon Le Parisien, le CRIF et la LICRA s’attachent maintenant à un autre Macroniste candidat à la députation qu’ils accusent de soutenir BDS.

Dans un tweet maintenant détruit, William Tchamaha mettait un lien vers un reportage sur la critique par l’ONU d’une nouvelle loi israélienne pour faciliter le vol de la terre palestinienne.

Tchamaha, conseiller pédagogique en lycée, a aussi affirmé qu’ « Israël » était un « Etat hors-la-loi qui méprise le droit international » et a aussi exhorté au boycott des produits israéliens.

On dit que le CRIF mène une enquête sur les opinions d’autres candidats du parti de Macron et promet d’être « vigilant ».

Le message clair que le lobby israélien français envoie aux novices en politique du mouvement du nouveau président est que toute critique d’ « Israël » devra se payer.

Quant à Macron, il a déjà condamné avec force BDS et a promis de poursuivre la politique de Hollande de répression contre le mouvement de solidarité avec la Palestine.

Le nouveau président a peut-être promis aux électeurs français une rupture avec l’ancienne façon de traiter les affaires, mais lorsqu’il s’agit de traiter les impératifs d’ « Israël » et de son lobby, plus ça change, plus c’est la même chose.