Archive pour lutte nation elsipogtog nouveau brunswick

Résistance au colonialisme au Canada: Le soutien non autochtone à la lutte des Mik’maq et des nations indigènes croît sans cesse…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 24 octobre 2013 by Résistance 71

De plus en plus d’occidentaux réalisent que la lutte pour la souveraineté et l’environnement des nations autochtones des Amériques EST sans soute la seule chance que nous ayons tous de changer de paradigme politique et économique.

L’idée suit son chemin… comme nous le disons depuis un certain temps…

— Résistance 71 —

 

Nous ne sommes pas seuls

 

John Kane

 

23 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://tworowtimes.com/opinions/columns/lets-talk-native/we-are-not-alone/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bien des choses ont été clarifiées depuis les évènements de la dernière semaine. La première est que nous ne sommes pas seuls. Les Mik’maq qui se dressent contre l’exploitation du gaz de schiste sur leur territoire à Elsipogtog (Nouveau Brunswick) ne le font pas seulement avec le courage de leurs propres convictions, mais aussi avec le soutien d’endroits très divers tant géographiquement que culturellement et ethniquement.

Les médias sociaux rendent bien plus facile il est vrai, le fait d’étendre son influence à travers le temps et l’espace. Nous nous connectons entre nations natives des Mohawks aux Lakotas, mais aussi des Paiute aux Objiwe en passant par les Kumeyaay et des centaiens d’autres peuples indigènes avec lesquels nous pouvons être familiers ou pas. Nous ne formons peut-être pas une force armée prête en permanence, mais ceci n’est pas ce que notre force sera jamais, et ne devrait pas l’être du reste.

Nos forces sont dans chacun des territoires ou régions dans lesquels nous vivons. Pour certains, c’est saisir le moment de sa propre résistance sur un problème parallèle qui renforce le combat de tous et de chacun. Pour d’autres, c’est simplement utiliser le terrain de jeu dans lequel nous nous trouvons pour développer une conscience, faire des déclarations et construire un soutien à toute épreuve.

Alors que je diffusais l’information du raid policier sur Elsipogtog dans mes entretiens précédents à Albany, dans l’état de New York, sur la radio publique et câblée, j’ai été surpris de l’intérêt que cela suscita.

Et tandis que j’écoutais la radio publique en conduisant sur la route de retour d’Albany à Cattaraugus, je fus bouleversé par l’interview d’un élu local non-indien du Nouveau Brunswick qui disait:

“Que dieu bénisse les nations premières”. Ce gentleman décrivit comment les leaders municipaux votèrent de façon quasi unanime pour un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste au Nouveau Brunswick à cause de leurs préoccupations au sujet de la fracturation hydraulique.

Il suggéra que seuls les manifestants autochtones pouvaient avoir du succès en combattant cette insulte à la terre, à l’eau et à la vie dans la région, parce que son propre gouvernement fédéral œuvrait contre les intérêts des gouvernements municipaux. Ces élus locaux se dressaient côte à côte avec les manifestants autochtones, de façon littérale dans bien des cas. L’élu que j’écoutais à la radio fut blessé par balle de caoutchouc dans la jambe par une des armes “non léthales” de la gendarmerie royale du canada (RCMP/GRC) alors qu’il manifestait sur place.

Alors que nous faisons face à plusieurs ennemis dans notre combat pour notre souveraineté, de plus en plus d’activistes non-autochtones en viennent à la conclusion comme ce fut le cas pour Pamela Palmater qui a dit dans mon émission de radio, que les autochtones étaient vraisemblablement le dernier meilleur espoir pour quiconque était vraiment intéressé à sauver la planète.

Beaucoup d’entre nous se raccrochent à des images très symboliques, des icônes, provenant des évènements du passé. Il y a bien sûr le Guerrier Mohawks contre le soldat lors du face à face d’Oka en 1990 (voir la célèbre photo ici: http://en.wikipedia.org/wiki/Oka_Crisis ) et Richard Nicolas debout son fusil à bout de bras, juché sur une fourgonnette retournée de a Sûreté du Québec, durant le même conflit (http://en.wikipedia.org/wiki/Oka_Crisis ). Mais les images ces jours-ci arrivent encore plus vite que jamais dans l’histoire et voyagent autour du monde à la vitesse de la lumière… Pensez aux images provenant du conflit d’Elsipogtog: parmi elles, il y a quelques images les plus éoiques de ces dernières décennies. Mon grand ami Gregg Deal a peut-être aidé à immortaliser une de ces images icônes avec son dernier poster créé pour la campagne “Honorez les Traités” de la photo d’une femme agenouillée devant un cordon de policiers robocops et tenant une plume d’aigle à la main. Gregg, un indien Paiute de Pyramid Lake, travailla fiévreusement pour parfaire son cliché et l’avoir posté tres rapidement sur les médias sociaux. (voir la photo ici: http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2013/10/18/download-anti-fracking-protest-poster-artist-gregg-deal-151814 From Ottawa, Toronto and Montreal to cities across D’Ottawa à Toronto en passant par Montréal et des villes de l’état de New York et des Etats-Unis, l’activisme soutenu sur différentes plateformes a pris forme. Alors que je suis assis tapant sur mon clavier, je vois des photos publiées sur Facebook depuis Hollywood et l’acteur Adam Sandler tenant une pancarte en Californie où il est écrit: “Nous soutenons Elsipogtog”.

Nous n’avons pas besoin de gagner tous les cœurs, mais alors que plus de personnes rejoignent de l’extérieur des communautés autochtones, ces personnes comprennent qu’elles ont besoin de nous, nous gagnons un soutien accru et une responsabilité qui s’accroit d’autant.

Nous ne sommes pas seuls et des mots de tonton Ben Parker: “Avec un grand pouvoir, vient une grande responsabilité”.

Nos peuples sont toujours regardés de manière condescendante et avec racisme, comme la couverture médiatique de masse d’Elsipogtog le montre. Ceux qui ont un solide contrôle des médias sont parmi eux, mais les médias sociaux nous donnent une chance de combattre presque à armes égales. Si nous jouons bien le coup et refusons de laisser quiconque kidnapper notre message (NdT: comme c’est hélas bien trop souvent le cas!… du mouvement des indignés espagnols à Idle No More en passant pas Occupy Wall Street…) ou de s’approprier à mauvais escient notre pouvoir et notre responsabilité, alors nous pourrions bien voir un grand chambardement politique.

Les Mik’maq d’Elsipogtog nous ont rendu fiers. Et moi en particulier, me sent plus fort que jamais dans notre combat pour notre terre, notre eau, nos femmes et nos enfants.

– John Karhiio Kane, Mohawk, a national commentator on Native American issues, hosts “Let’s Talk Native…with John Kane,” ESPN-AM 1520 in Buffalo, Sundays, 9-11 p.m. He is a frequent guest on WGRZ-TV’s (NBC/Buffalo) “2 Sides” and “The Capitol Pressroom with Susan Arbetter” in Albany. John’s “Native Pride” blog can be found at www.letstalknativepride.blogspot.com. He also has a very active « Let’s Talk Native…with John Kane » group page on Facebook.

Publicités

Résistance politique: La nation Mik:maq d’Elsipogtog du Nouveau Brunswick se bat contre l’extraction du gaz de schiste sur son territoire…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 18 octobre 2013 by Résistance 71

Les luttes entre les nations indiennes des Amériques et les gouvernements illégaux coloniaux va s’amplifier. Nous devons soutenir les efforts de ces nations de regain de souveraineté et d’obtenir de véritables réparations sur les dommages causés par plus de 500 ans de colonialisme brutal et sans merci, qui a mené au génocide et à l’exploitation de ressources sur des terres volées.

Le processus est engagé… De plus en plus de colons réalisent la position intenable dans laquelle ils se trouvent. On entend beaucoup parler de « réconciliation » et de « restitution »… Nous reviendrons bientôt sur ces deux notions.

— Résistance 71 —

 

Une manifestation des Indiens canadiens contre le fracturage hydraulique dégénère violemment

 

RT

 

18 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/canadian-fracking-protest-erupts-violence-333/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une manifestation anti-fracture hydraulique a dégénéré en violence lorsqu’une centaine environ de policiers ont cherché à contrôler plus de 100 manifestants canadiens qui mirent le feu à des véhicules et menacèrent des policiers à cheval.

La tension a débordé Jeudi lorsque la gendarmerie royale du Canada (RCMP, la “police montée”) a bougé pour démolir les barricades érigées par des membres de la nation indienne Elsipogtog dans la province du Nouveau Brunswick, Canada (NdT: en fait la nation Mik:maq sur le territoire d’Elsipogtog).

Des activistes et des aborigènes locaux ont manifesté depuis une semaine afin de protester contre l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans la région. La méthode d’extraction du gaz implique un forage superficiel et une fracturation à basse pression de la terre, ce qui ajoute des milliers de litres de produits chimiques dans les sous-sols, les nappes phréatiques et qui produit une odeur putride provenant des sols.

Au moins 40 personnes ont été arrêtées jeudi pour violation sur le port d’armes, menaces, intimidation, mauvaise conduite et violation d’un ordre de justice, a dit la police montée canadienne Le chef Indien Aaron Sock était parmi ceux qui ont été arrêtés. La police montée (gendarmerie royale) a affirmé qu’un moins un coup de feu a été tiré jeudi par quelqu’un d’autre qu’un policier et qu’au moins cinq véhicules de police ont été mis en flammes. Ils enquêtaient toujours sur la possibilité que des explosifs aient pu être implantés sur la scène et que des manifestants jetaient des pierres et des bouteilles, ainsi que le pulvérisage d’une sorte de liquide sur les policiers.

“La gendarmerie royale a travaillé diligemment avec toutes les parties impliquées dans l’espoir d’une résolution pacifique. Ces efforts n’ont pas été couronnés de succès. La tension montait et de sérieux actes criminels sont commis”, a dit la gendarme Julie Rogers-Marsh dans un communiqué de presse. “Il y a eu des menaces faites à des employés qui travaillaient avec une entreprise privée de sécurité sur le site, ainsi que des infractions sur les armes à feu, des incidents d’intimidation, de mauvaise conduite sur la voie publique et autre attitude criminelle. Pour ces raisons et pour s’assurer de la sécurité publique, une action de police fut requise.

Le chef Sock diffusa une note d’éviction à la société SWN Resources Canada il y a deux semaines, avertissant que l’entreprise gazière et pétrolière devait quitter le territoire autochtone. SWN cherche à commencer des tests sismiques avant de commencer la fracturation des sols pour l’extraction du gaz de schiste.

Les Nations Premières (indiennes), mobilisées sur la ligne que l’exploration énergétique constitue une invasion de leur terre tribale, ont commencé à bloquer l’autoroute 11 entre Rexton et Sainte-Anne-de-Kent. Cette action a occasionné une décision judiciaire le 3 Octobre, ordonnant aux manifestants de rester hors de la route.

Le fureur en ébulition en vint à érupter jeudi matin lorsque des gendarmes s’avancèrent sur l’autoroute pour forcer les manifestants hors de celle-ci. Ce qui s’ensuivit demeure incertain. Les leaders natifs maintiennent que la police les a provoqué en dégainant leurs armes, tandis que la RCMP dit qu’elle n’a pas eu d’autre choix que d’engager les manifestants.

Susan Levi-Peters, ancienne chef de la nation d’Elsipogtog a dit au journal du Toronto Globe and Mail que le conflit a très vite dégénéré après que le chef Sock fut appréhendé par les autorités. Des photos de Sock menotté furent diffusées régulièrement sur Twitter dans la journée, inspirant des messages de solidarité pour la tribu venant de partout.

D’autres disent que le chaos a commencé lorsque des coups de feu furent tirés, soit par la police, soit par un activiste.

“La situation est très volatile”, a dit Levi-Peters. “C’est une confrontation frontale entre le peuple et la gendarmerie maintenant et les guerriers sont au milieu encerclés par la RCMP, elle-même encerclée par le peuple.”