Archive pour Libye OTAN et guerre impérialiste

Syrie: OTAN en emporte le flan…

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 19 décembre 2016 by Résistance 71

Ne jamais oublier:

OTAN = Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

~ Résistance 71 ~

 

Mise à jour: Les forces spéciales syriennes capturent 14 officiers des forces de la coalition à Alep

VT

18 décembre 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/12/17/breaking-syrian-special-forces-captured-14-us-coalition-officers-captured-in-aleppo/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous avons quelques confirmations de ceci depuis nos propres sources syriennes. Le chiffre est en fait bien plus élevé que les 14 noms qui ont été publiés par un député syrien via Facebook. Ce rapport des 14 officiers est peut-être un groupe différent, car il contient des noms spécifiques. Mon rapport ne comportait que des chiffres et des nationalités et la nouvelle qu’ils n’ont pas vraiment été “capturés”, mais qu’ils furent autorisés à partir après un accord impliquant les parties impiquées. Vous constaterez que le marocain ne figure pas parmi les chiffres fournis.

Nombre et nationalités des officiers impliqués:

  • 22 Américains (OTAN)
  • 16 Britanniques (OTAN)
  • 21 Français (OTAN)
  • 7 Israéliens (assimilés OTAN)
  • 62 Turcs (OTAN)
  • Total: 128 officiers

La liste des 14 noms fuités par le député syrien n’est pas la liste des véritables noms de ces officiers, ce sont leurs noms de couverture en mission. C’est une pratique standard que d’utiliser de faux papiers d’identification lorsque des militaires sont en opération secrète. Ceci est ignoré par les médias de masse, tout comme toutes les histoires de militaires étrangers capturés en Syrie. La Syrie est toute aussi calme de son côté.

De ce que nous pouvons voir jusqu’ici, c’est que l’exfiltration de tous ces officiers (NdT: 128 quand même au total !!…) s’est effectuée au moyen de l’accord de cessez-le-feu et de l’évacuation des djihadistes afin de prévenir plus de pertes syriennes et plus de dégâts ; de plus, la Syrie et la Russie voulaient juste en finir avec çà. Les Russes sont déjà en mode de cessez-le-feu total depuis le départ des pourparlers politiques entre toutes les parties.

La Russie est déterminée à mettre toutes les parties concernées autour de la table de négociations, de fait, elle ne va pas laisser une affaire d’officiers étrangers capturés foutre ce plan en l’air. Nous verrons quelle sera la réactions pour démarrer les pourparlers. Ensuite il faudra bien observer si les missiles antichars TOW et les MANPAD anti-aériens sont utilisés par les terroristes lors de leur nouvelle offensive.

Et puis, Trump va finir par peser dans l’affaire (NdT: en tant que nouveau président le mois prochain…) et il est une sorte de carte surprise en ce domaine.

Bon, la merde a atteint le ventilateur si tout cela se confirme, Nous allons demander confirmation de cela auprès du bureau du ministre de la justice syrien. Personne ne reprend cette histoire (NdT: le Réseau Voltaire en France)

Nous avons été suspicieux depuis que Kerry a pris position pour un cessez-le-feu à Alep afin de laisser entre l’aide humanitaire, puis qu’on s’occuperait des djihadistes. Bien sûr cela ne puait pas seulement à plein nez le ravitaillement de ceux-ci, mais aussi l’exfiltration de quelques personnels clef pris dans la nasse.

Bien sûr, de petits groupes pourraient bien se cacher dans des planques sous-terraines bien achalandées pendant plusieurs semaines afin d’en sortir plus tard, mais il y a toujours un gros risque à procéder de la sorte. Imaginez simplement les primes émises pour qu’on mette la main sur ces créatures du “stay behind” (NdT: ici Jim Dean fait une allusion directe au réseau Gladio de l’OTAN et son armée secrète “stay behind”…).

Il a déjà été rapporté qu’une campagne désormais classique d’attentats suicides contre la ville libre d’Alep sera lancée pour faire comprendre à tout le monde “que ce n’est pas encore fini..” Le chemin est toujours cahotique devant et il sera difficile de revenir à des temps calmes et sereins, où Alep pourra retourner à ses activités commerciales et touristiques d’avant guerre. ~ Jim Dean ~

– Publié … December 17,  2016

Au moins 14 conseillers militaires de la coalition menée par les Etats-Unis ont été capturés par les forces spéciales syriennes dans un bunker dans la partie Est de la ville d’Alep, d’après des rapports de médias.

Ceci s’est apparemment passé au matin du 16 décembre 2016 (Voltaire.net):

“Le CS de l’ONU siège à huis-clos ce vendredi 16 décembre 2016 à 17:00 TU, alors que des officiers de l’OTAN ont été arrêtés ce matin dans un bunker dans Alep-Est par les forces spéciales syriennes.”

21stcenturywire.com a aussi fourni une liste de noms de conseillers militaires de la coalition capturés à Alep, citant un membre du parlement syrien :

Fares Shehabi, député connu et président de la chambre de commerce de la ville d’Alep a publié les noms d’officiers de la coalition sur sa page Facebook le 15 décembre.

Mutaz Kanoğlu – Turkey
David Scott Winer – USA
David Shlomo Aram – Israel
Muhamad Tamimi – Qatar
Muhamad Ahmad Assabian – Saudi
Abd-el-Menham Fahd al Harij – Saudi
Islam Salam Ezzahran Al Hajlan – Saudi
Ahmed Ben Naoufel Al Darij – Saudi
Muhamad Hassan Al Sabihi – Saudi
Hamad Fahad Al Dousri – Saudi
Amjad Qassem Al Tiraoui – Jordan
Qassem Saad Al Shamry – Saudi
Ayman Qassem Al Thahalbi – Saudi
Mohamed Ech-Chafihi El Idrissi – Moroccan

Le journaliste basé à Damas Saïd Hilal Alcharifi a aussi rapporté sur cette affaire sur son compte Facebook: Facebook account:

Urgent ~ Les autorités syriennes, gràce à de bons renseignements, ont pu atteindre le QG d’officiers militaires importants se tenant dans les sous-bassements d’un district d’Alep-Est et ont pu tous les capturer vivants. Quelques noms ont déjà été fuités à quelques journalistes sytiens dont moi. Il faut voir les nationalités et les grades de ces salopards: américains, français, britanniques, allemands, israéliens, turcs, saoudiens, marocains, qataris etc…). Je peux vous assurer que la Syrie tient en ce moment même un gros trésor à faire valoir lors des négociations avec les pays qui nous ont détruits.

Plus tôt en ce mois de décembre, le magazine South Front avait déjà noté que les Etats-Unis étaient en train de pousser désespérément pour une “solution diplomatique” à Alep et cela pouvait déjà indiquer que le gouvernement Obama et son administration callait et était prise de cours pour extirper les mercenaires américains et les membres des forces spéciales coincés dans la nasse d’Alep.

Considérant que les conseillers militaires de la coalition emmenée par les Etats-Unis en Syrie ont déjà largement opéré a travers le pays, formant et assistant la soi-disante “opposition modérée” ouvertement liée à Al Qaïda (NdT: création de la CIA au début des années 1980 en Afghanistan, ayant pour “pères” Robert Gates et Zbigniew Brzezinski…), ces récents rapports sont très certainement vrais.

Par exemple, il est notoire que des conseillers militaires britanniques sont officiellement arrivés en Syrie pour restaurer la capacité combattante de l’opposition “modérée” qui s’est retranchée à Alep: , British military advisers have officially arrived to Syria

Des conseillers militaires britanniques sont arrivés en Syrie afin de restaurer la capacité au combat des unités de l’”opposition modérée”, retranchée à Alep, a rapporté le journal Izvestiya, citant une déclaration de ministre de la défense britannique Michael Fallon. D’après Fallon, 20 instructeurs militaires britanniques entraîneront les forces d’opposition à Assad, forces impliquées (soi-disant) contre l’EI. Ces conseillers sont déjà sur le terrain.

L’envoi de conseillers britanniques fut annoncé en Octobre, bien avant la recapture d’Alep par les forces du gouvernement syrien. Initialement, ils avaient la tâche d’entraîner de jeunes recrues aux combats, ainsi que de leur enseigner des rudiments de médecines de campagne et d’ingénierie de combat (NdT: euphémisme pour explosifs, bombes et la construction d’engins explosifs improvisés). Mais la situation a changé et la tâche également.

De l’importance du suicide dans la « raison (terroriste) d’état »…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 30 septembre 2016 by Résistance 71

Suicides bizarres, modes d’emploi

 

Théophraste R.

 

29 septembre 2016

 

Deux nouvelles qui n’ont rien à voir entre elles, sauf pour le lecteur complotiste.

1- L’ancien ministre libyen du Pétrole avait prudemment confié son carnet secret sur les transactions pétrolières à un parent. Y était noté (entre autres) le versement de 6,5 millions d’euros au Français Nicolas Sarkozy pendant sa campagne pour les présidentielles de 2007. 
Le corps du Lybien a été retrouvé le 29 avril 2012 dans le Danube, à Vienne (Autriche).
 Selon la police autrichienne, une crise cardiaque a provoqué la chute du malheureux dans le fleuve, puis sa noyade.

2- Sketch des Inconnus. Le présentateur du journal télévisé d’Antenne 3 Marseille, nous relate un accident stupide qui a causé la mort d’un patron de clinique et gérant de boite de nuit « qui dormait tranquillement près de sa tronçonneuse quand cette dernière s’est mise en marche toute seule et a découpé le pauvre homme qui, pour lui échapper, a dû sauter par la fenêtre et a atterri dans un baril de béton frais que l’on a retrouvé ce matin immergé au large du vieux port. La police n’exclut cependant pas la thèse du suicide ».

Théophraste R. (ex-élève de Rouletabille)

 

Source: http://www.legrandsoir.info/suicides-bizarres-modes-d-emploi.html

Pentagone et mafia militaire transnationale (OTAN)… Une entreprise criminelle fructifiante à tous les étages (VT)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, chine colonialisme, CIA et traffic de drogue, colonialisme, documentaire, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 septembre 2016 by Résistance 71

Qui pilote l’armée américaine ? Certainement pas Obama

 

Gordon Duff

 

23 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/09/20/neo-who-runs-americas-military-surely-not-obama/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Alors que les chiffres des pertes montent au sujet des bombardements intentionnels des positions de l’armée arabe syrienne de Deir Ezzor près de son aéroport et que les familles enterrent leurs morts d’une attaque pas si accidentelle que cela sur un convoi de réfugiés kurdes au nord de la ville de Mandjib, des questions ne manquent pas de se poser. Et de fait celle-ci: qui pilote vraiment l’armée américaine ?

Nous savons ceci, les Etats-Unis savent bombarder. Les avions américains comme les F-16 sont continuellement mis à jour, des millions de dollars dépensés sur chaque appareil, de nouveaux systèmes de bombardement et l’armée US n’utilise que des bombes intelligentes guidées par GPS, les Etats-Unis n’utilisent aucune munition non guidée. Il n’y a donc aucune excuse.

Là encore, les pilotes, les mieux payés et les plus expérimentés au monde, certains ayant une quinzaine d’années d’expérience dans les bombardements de mariages, de funérailles, de villages et de villes autour du monde, beaucoup de ces pilotes ont un décompte de victimes civiles se chiffrant par plusieurs centaines (voire milliers). Où est-ce que je veux en venir ?

Je vois deux choses ici: l’une où l’armée américaine, le Pentagone, répond, par notre estimation, à des éléments extrémistes qui utilisent l’armée américaine comme une force mercenaire en soutien d’un agenda caché formulé par “L’académie de la théorie du chaos” de Tel-Aviv.

L’avant-garde de cette “académie” est l’ Institute for the Study of War (Institut pour l’Étude de la Guerre), un think-tank israélien qui tout simplement passe des ordres au Pentagone, assez souvent semble t’il, afin de saboter la politique étrangère du pays et le plus certainement en soutien de l’EIIL, d’Al-Nosra et autres groupes terroristes.

Il nous apparaît de manière plus évidente que ces groupes terroristes sont contrôlés par les Etats-Unis et Israël, incluant des unités de l’armée turque déguisées en djihadistes. La vaste majorité du reste des forces sont des mercenaires payés par l’Arabie Saoudite. Il n’y a pas d’EIIL/Daesh à proprement parler et la majorité des autres groupes, ils sont maintenant plus de 200, sont tous liés à des entreprises paramilitaires sous-traitantes (NdT: comme Blackwater/Academi ou DynCorps), qui utilisent des ONG et autres vitrines caritatives ou humanitaires pour passer des dhihadistes et même des armes chimiques en Syrie via la Turquie et la Jordanie.

Il y a un autre problème. De quel personnel se compose l’armée états-unienne et l’énorme force privée de voyous et d’assassins, au nombre approchant 150 000, que les Etats-Unis ont inséré au Moyen-Orient et en Asie du Sud ? Après la guerre du Vietnam, des dizaines de milliers d’anciens combattants ont rejoint le mouvement anti-guerre.

Les dissidents par leur nombre seul constituent une force massive. Même l’actuel ministre des affaires étrangères US, John Kerry, un ancien combattant du Vietnam, a parlé ouvertement des atrocités commises par l’armée américaine, atrocités étrangement similaires de celles qui se sont produites “accidentellement” sous sa responsabilité encore et encore et encore.

Aujourd’hui, il n’y a plus aucune voix de l’intérieur ou de l’extérieur de l’armée pour s’élever contre la guerre, seule Chelsea Manning qui pourrit dans une cellule et Pat Tillman, pourrisant dans sa tombe. Quinze ans de guerre et seulement deux voix ? Que peut-on en déduire ?…

Parlant d’expérience personnelle, lorsque l’éditeur de VT, le colonel Jim Hanke et moi-même rencontrons les militaires d’aujourd’hui, nous sommes estomaqués. Ce sont des idiots, beaucoup rien de moins que des criminels de droit commun. Ils admettent ouvertement torturer des gens, trafiquer la drogue et sont invariablement derrière de gros crapauds de pontes qui bouffent les mensonges comme des bonbons.

J’ai rejoint le mouvement anti-guerre en 1970 et suis resté actif en son sein jusqu’au retrait des Etats-Unis du Vietnam (NdT: chute de Saïgon, 1975). Pour certains d’entre nous, la guerre fut une épée à deux tranchants. Le Vietnam est devenu notre maison, pour certains la seule véritable maison qu’ils n’aient jamais connue.

Nous sentions vraiment que la guerre allait durer pour toujours et il nous a été rendu très clair que nous retournerions toujours au Vietnam en quelque capacité que ce soit, militaire ou CIA, pour sortir des Etats-Unis. Aucun d’entre nous n’aimait être ici et nous n’aimons toujours pas.

Ainsi, à la fin de la guerre, nous fûmes très tristes, car le Vietnam représentait un échappatoire de la futile routine de la vie dans ce vide moral et intellectuel qu’étaient devenus les Etats-Unis. Malgré le fait que le combat et les maladies tuèrent près de deux millions de soldats et d’anciens combattants, pour trop d’entre nous, la guerre était la seule maison que nous connaissions.

Note de Résistance 71: Après la chute de Dien Bien Phu en 1954 et la sortie de la France d’Indochine, France qui était soutenue logistiquement par les Etats-Unis, qui jouèrent comme d’habitude un double jeu pour que la colonisation française en Asie du Sud-Est prenne fin ; les Yankees ont repris le flambeau et ont envoyé conseillers techniques et troupes d’assistance au Sud Vietnam après le “partage” du Vietnam en zones Nord et Sud et l’imposition d’une DMZ (Demilitarized Zone) le long du 17ème parallèle. Suite à l’incident (false-flag/mensonge) du Golfe du Tonkin (août 1964), les USA entrent à 100% dans la guerre. Entre la guerre de Corée et leur intervention larvée puis ouverte au Vietnam, les Etats-Unis engagèrent des troupes en Asie entre 1950 et 1975, c’est à dire pendant un quart de siècle !… Imaginez un jeune bidasse engagé à 19 ans en disons 1953, dans l’hypothèse où il aurait survécu et n’aurait pas été estropié, il aurait pu avoir fait un tour en Corée et 3 ou 4 tours au Vietnam + des boulots de contractants paramilitaires ou de renseignement, l’emmenant jusqu’en 1975, à 41 ans dont 22 de guerre !… 22 ans de service comme racketteurs de Wall Street.

Quoi qu’il en soit, pour beaucoup d’entre nous qui on servi en zones de combat, nous n’avons jamais adhéré au programme, jamais cru en la guerre, avons essentiellement refusé de massacrer des civils lorsqu’on nous a ordonné de le faire et on nous a ordonné de le faire, à maintes reprises, tout comme les pilotes américains maintenant reçoivent les ordres, ceci étant évident pour tout le monde y compris ceux ayant une faible capacité de discernement.

Cela demande une très forte flexibilité morale d’ignorer le terrorisme faux-drapeau comme les attentats du 11 septembre qui ont tué des milliers de personnes ou ces guerres sans fin clairement combattues pour l’avancement du gâchis et de la corruption ; et puis il y a cette autre affaire.

Lorsque l’Amérique est arrivé en Afghanistan en 2001, ils avaient des alliés dans la place, les cartels de la drogue afghans. Ceux-ci travaillaient avec la CIA depuis des décennies, cartels aussi connus sous le nom de “l’alliance du nord”. Les Etats-Unis en ont fait la promotion, une minorité pastorale afghane, des membres de tribus migratoires en provenance des steppes russes, qui dominaient et dirigeaient brutalement et par la corruption la majorité Pachtoune.

Ces gens sont aujourd’hui le gouvernement de l’Afghanistan et la guerre d’indépendance continue là-bas mais le contexte sous-jacent est la drogue. L’Amérique a pris l’Afghanistan de nation sans drogue pour l’amener au pire enfer d’adiction à la drogue et au rang de plus gros producteur d’héroïne hautement raffinée au monde.

L’armée américaine a supervisé tous les aspects de ce processus, travaillant en relation très étroite avec des membres du congrès des Etats-Unis, qui personnellement contrôlent l’offre mondiale de l’héroïne.

Pendant des années, les Etats-Unis ont raconté des histoires au sujet des réseaux de drogue des Talibans, au sujet d’aéroports secrets, un peu comme les fadaises racontées en 2001 par Donald Rumsfeld et Tim Russert au sujet de villes souterraines où les comploteurs du 11 septembre se seraient entraînés. En 2001, le ministre de la défense Donald Rumsfeld affirmait qu’il existait une douzaine de ces villes souterraines à travers l’Afghanistan, certaines sur 5 étages en sous-sols, avec des routes et des hôpitaux, abritant des centaines de milliers de personnes, une justification pour une invasion des Etats-Unis…

Nous sommes en 2016 et on doit toujours découvrir ne serait-ce qu’une de ces fameuses “villes” et pourtant personne ne pipe mot, l’armée américaine ne dit jamais rien, ce qui nous ramène à la discussion sur la drogue. Quel est le profit du pentagone ? Comment distribue t’il le cash ? Combien prend un général ?…

Nous savons cela, ils sont payés, nous savons où se trouvent leurs comptes en banque: aux Iˆles Caïmans (NdT: dans les Caraïbes), nous savons qu’ils furent mis en place par Bain Capital qui appartient à Mitt Romney (NdT: un ancien candidat à la présidence des USA pour le parti républicain !!…) et nous savons que cet argent finance des fondations qui lavent plus blancs des milliards de dollars dans des réserves de chasse, dans des entreprises de leasings de Mercédès, envoient des gamins à Harvard et dans une suite sans fin de voyages de débauche dans toutes les capitales du pêchés au monde.

Voilà ce qu’est le véritable Pentagone, ils sont des personnes qui se rendent à des sessions quotidiennes de prières, portent des médailles plein leurs poitrines et se pavanent en s’attendant à l’adulation d’un public américain totalement ignorant.

Le co-fondateur de VT, le colonel David Hackworth, le militaire le plus décoré de ces derniers cent ans, ancien combattant de la seconde guerre mondiale, de Corée et du Vietnam (NdT: qu’avons-nous dit précédemment ?…), est le seul officier à s’être retourné contre le Pentagone (NdT: on pourrait quand même ajouter à cette très courte liste certes, le général de l’US Marine Corps Smedley Butler…). L’écrivain à succès Hackforth passa le reste de sa vie à exposer la corruption sans nom du Pentagone et la complicité militaire dans le ganstérisme de haut niveau.

Hackforth fut unique, il n’y eut personne d’autre à ce niveau, personne n’a parlé, pas sur la drogue, le trafic, ni sur les 3000 milliards de $$ des contribuables volés par les contractants militaires, ni sur la torture et certainement pas non plus sur la tendance pour l’armée à choisir de fonctionner de la sorte autour du monde, ne répondant de ses actes qu’aux banquiers et aux gros trafiquants de drogue qui les ont acheté corps et âmes il y a bien des années.

Nous pourrions étoffer sans discontinuer pendant un bon moment. Il est certain que des groupes bien financés et puissants ainsi qu’un faible leadership politique qui contrôlent Washington, un mélange de banque et de finance, de crime organisé, d’intérêts spéciaux et du nexus de la terreur turco-israélo-saoudien, ont laissé les Etats-Unis prostrés et totalement ouvert à toute subjugation.

L’armée américaine est un plus grand maillon faible que le congrès si on peut le croire, avec son armée de princes pouponnés subjugués depuis longtemps par les ennemis de l’Amérique.

Où donc nous mènera une analyse réaliste ? La vérité est que personne ne veut le savoir et y aller. La vérité, si une telle chose existe, est si sombre, si malveillante, que les vies débauchées des leaders de ce monde font pâles figures en comparaison…

=*=

Article connexe:

https://resistance71.wordpress.com/2016/09/24/resistance-politique-letat-detenteur-du-monopole-de-la-violence-par-son-armee-est-lennemi-de-la-societe-civile-une-voix-quebecoise/

Guerre mondiale: Alliance OTAN, Médias, Politiques contre la Russie pour renchérir toute la misère du monde… (John Pilger)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 25 août 2016 by Résistance 71

« Le mythe d’Al Qaïda est bâti sur une base extensive de semies-vérités et de faits cachés. C’est une création de la CIA, élaborée pour se substituer à un ennemi de l’Amérique remplaçant l’URSS. Des officiels américains, à un moment donné, ont pris la décision de fabriquer l’histoire d’un réseau mondial mythique de terroristes islamistes à partir des exploits des moudjahidines afghans. »
~ Peter Chamberlin, BBC ~

« Les peuples, les gouvernements et les économies de toutes les nations doivent servir les besoins des banques et des entreprises multinationales. »
~ Zbigniew Brzezinski ~

 

Provoquer une guerre nucléaire via les médias

 

John Pilger

 

23 août 2016

 

url de l’article original:

http://johnpilger.com/articles/provoking-nuclear-war-by-media

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’exonération d’un homme accusé du pire des crimes, celui de génocide, n’a pas fait les manchettes des journaux, Ni la BBC ni CNN n’ont couvert l’information. Le Guardian de Londres a juste fait un bref commentaire. Une telle admission officielle, si rare en soi, a été enterrée ou supprimée, de manière tout à fait compréhensible. Cela expliquerait bien trop du comment les dirigeants du monde dirigent.

Le Tribunal Pénal International (TPI) pour l’ancienne Yougoslavie de La Haye a lavé subrepticement l’ancien président serbe décédé, Slobodan Milosevic, de tous crimes de guerre commis durant la guerre de Bosnie entre 1992 et 1995, incluant le massacre de Srebrenica.

Loin de conspirer avec le leader serbo-bosniaque condamné Radovan Karadzic, Milosevic a, quant à lui, “condamné le nettoyage ethnique”, s’est opposé à Karadzic et a essayé d’arrêter la guerre qui démantelait la Yougoslavie.

Enterrée vers la fin d’un rendu de jugement sur Karadzic long de 2590 pages en février dernier, cette vérité démolit plus avant la propagande qui justifia l’assaut illégal de l’OTAN sur la Serbie en 1999.

Milosevic est mort d’une crise cardiaque en 2006, seul dans sa cellule de La Haye, pendant ce qui s’avéra être un procès bidon fait par un “tribunal international” inventé par les Américains. Une opération cardiaque qui aurait pu lui sauver la vie fut refusée, ses conditions de santé empirèrent, il fut surveillé et maintenu au secret par les officiels américains, comme l’a révélé depuis Wikileaks.

Milosevic était la victime d’une propagande de guerre, qui aujourd’hui ruisselle à torrents sur nos écrans et dans nos journaux et nous apporte un très grand danger, à tous autant que nous sommes. Il fut le démon prototype, vilifié par les médias occidentaux comme étant le “boucher des Balkans”, responsable d’un génocide, spécifiquement dans la province sécessionniste yougoslave du Kosovo. Le premier ministre britannique Tony Blair l’avait affirmé, avait invoqué “l’holocauste” et avait demandé une intervention contre ce “nouvel Hitler”. David Sheffer, l’ambassadeur américain, en fuite pour crimes de guerre (sic), avait déclaré que plus de 220 000 Albanais ethniques mâles de 14 à 59 ans “auraient été massacrés par les forces de Milosevic.”

Ceci fut la justification des bombardements de l’OTAN, emmenés par Clinton et Blair, qui tuèrent des centaines de civils dans les hôpitaux,, les écoles, les églises, les jardins publics, les studios de télévision et qui détruisirent l’infrastructure économique de la Serbie. Ce fut ouvertement idéologique ; dans une célèbre “conférence de paix” à Rambouillet en France, Milosevic fut confronté par Madeleine Albright, la ministre américaine des affaires étrangères, qui plus tard perpétra l’infâmie avec sa remarque que la mort de plus d’une demi million d’enfants irakiens “en valait la peine”.

Albright fit une “offre” à Milosevic, une de celle qu’aucun leader national ne pourrait accepter. A moins qu’il n’accepte l’occupation militaire étrangère de son pays, avec des “forces d’occupation” se tenant en dehors de toute procédure légale et l’imposition de mesures économiques libérales de “libre-échange”, la Serbie serait bombardée. Ceci était contenu dans un “Appendice B”, que les médias ne retranscrirent pas ou supprimèrent purement et simplement. L’objectif était d’écraser le dernier des états socialistes indépendants d’Europe.

Dès que l’OTAN commença les bombardements, il y eut une précipitation de réfugiés kosovars “fuyant l’holocauste”. Lorsque ce fut terminé, des équipes de police internationale allèrent au Kosovo pour exhumer les victimes de “l’holocauste”. Le FBI échoua à y trouver une seule fosse commune et retourna à la maison. L’équipe d’experts légistes espagnole fit de même, son patron dénonçant en colère: “une pirouette sémantique de la part des machines propagandistes de guerre.” Le décompte final des morts au Kosovo fut de 2788 personnes ; ceci incluaient les combattants des deux côtés ainsi que les Serbes et Roms assassinés par le Front de Libération du Kosovo pro-OTAN. Il n’y avait pas eu de génocide. L’attaque de l’OTAN était à la fois une fraude et un crime de guerre.

Mis à part une toute petite fraction des tant vantés missiles de “haute précision” américains, ceux-ci ne touchèrent pas de cibles militaires mais des cibles civiles, incluant les nouveaux studios de la télévision serbe à Belgrade. Seize personnes y furent tuées, incluant un caméraman, des producteurs de programmes et des maquilleuses. Blair décrivit profanement les morts comme étant partie d’un “centre de commandement et de contrôle” serbe. En 2008, la procureure du TPI pour l’ancienne yougoslavie, Carla Del Ponte, a révélé qu’elle avait subi d’énormes pressions pour ne pas faire enquêter sur les crimes de l’OTAN.

Ce fut le modèle dès lors des futures invasions par Washington de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye et par procuration de la Syrie. Tout ceci, sous les conventions de Nüremberg, constitue des “crimes importants”, mais tout dépend de la propagande des médias. Tandis que le journalisme de tabloïde/presse de caniveau a joué son rôle traditionnel, ce fut le journalisme sérieux, crédible et le plus souvent de gauche libérale qui fut le plus efficace, comme la promotion évangélique des guerres de Blair par le Guardian de Londres, les mensonges incessants au sujet de Saddam Hussein et ses armes de destruction massive non-existantes, dans l’Observer et le New York Times (NdT: la voix de la CIA) et le martèlement des tambours de guerre sans discontinuer de la part de la BBC ainsi que le silence assourdissant de ses omissions.

Au pic des bombardements, la journaliste de la BBC Kirsty Wark s’entretint avec le général chef des opérations de l’OTAN, Wesley Clark. La ville serbe de Nis venait juste d’être arrosée par des bombes à fragmentation américaines, tuant des femmes des enfants et des personnes âgées dans un marché et dans un hôpital. Wark ne posa aucune question à ce sujet, ni au sujet des morts de civils en Serbie. D’autres furent bien plus éhontés. En février 2003, le jour d’après la mise à feu de l’Irak par le tandem Bush et Blair, la patron du service politique de la BBC, Andrew Marr, se tenait au 10 Downing Street et y faisait un véritable discours de victoire. Il dit à ses auditeurs que Blair avait dit “être capable de prendre Baghdad sans bain de sang et qu’à la fin les Irakiens célébreraient l’évènement et en ces deux points, il a été prouvé vrai.” Aujourd’hui, avec plus d’un million de morts et une société en ruine, les entretiens de Marr sont recommandés par l’ambassade des Etats-Unis à Londres.

Les collègues de Marr firent la queue pour laver Blair plus blanc. Le correspondant de la BBC à Washington, Matt Frei a dit: “Il ne fait aucun doute que le désir d’amener le bien, d’amener les valeurs américaines au reste du monde et spécifiquement au Moyen-Orient… est maintenant lié de manière croissante au pouvoir militaire.”

Cette obéissance aux Etats-Unis et leurs collaborateurs comme force sans importance “amenant le bien” est profondément ancrée dans le journalisme de l’establishement occidental. Elle assure que la catastrophe actuelle en Syrie n’est exclusivement blâmée que sur Bachar Al-Assad, contre lequel l’occident et Israël ont conspiré à renverser depuis longtemps, non pas pour des raisons humanitaires, mais pour consolider le pouvoir agressif d’Israêl dans la région. Les forces djihadistes qui ont été lâchées, armées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et la Turquie et leur “coalition” par procuration, servent leur rôle à merveille. Ce sont ces forces qui distillent la propagande et les vidéos diffusées en occident, donnent un accès aux journalistes et garantissent une couverture médiatique à sens unique des médias de la guerre en Syrie.

La ville d’Alep fait les manchettes. La plupart des lecteurs ne seront pas au courant que la vaste majorité de la population d’Alep vit dans la partie occidentale de la ville contrôlée par le gouvernement syrien. Que ces gens souffrent de tirs d’artillerie quotidiens de la part de groupes d’Al Qaïda financés et soutenus par l’occident n’est pas nouveau. Le 21 juillet, les bombardiers français et américains ont attaqué un village tenu par le gouvernement dans la province d’Alep, tuant 125 civils. Ceci fut rapporté en page 22 du journal the Guardian, sans aucune photographies.

Ayant créé un djihadisme sous-jacent en Afghanistan dans les années 1980 comme une partie de l’Opération Cyclone, une arme de destruction de l’URSS, les Etats-Unis font la même chose en Syrie. Tout comme les “moudjahidines” afghans, les “rebelles” syriens sont les fantassins des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Beaucoup se battent pour Al Qaïda et ses multiples variantes; certains comme le Front Al Nosra, ont changé de nom pour être en accord avec les sensitivités américaines de l’après 11 septembre. La CIA les gère, avec difficulté, comme elle gère tous les djihadistes dans le monde.

Le but immédiat est de détruire le gouvernement de Damas, qui d’après un sondage des plus crédibles (YouGov Siraj), est soutenu par la majorité des Syriens, ou du moins considéré comme une protection légitime, nonobstant le barbarisme se tenant dans son ombre. Le but à long terme est de refuser à la Russie un allié clef au Moyen-Orient, comme partie d’une guerre d’attrition de l’OTAN contre la Fédération de Russie, qui éventuellement la détruira.

Le risque nucléaire est évident, bien que supprimé par les médias du “monde libre”. Les éditorialistes du Washington Post, après avoir promu la fiction des armes de destruction massive en Irak, demandent qu’Obama attaque la Syrie. Hillary Clinton, qui s’est réjouie publiquement de son rôle de bourreau au cours de la destruction de la Libye, a indiqué de manière répétitive que, comme présidente, elle “irait plus loin” qu’Obama (NdT: Elle a publiquement dit il y a plusieurs années: “moi présidente, nous bombarderons l’Iran !”, la Syrie n’est pas seule dans le colimateur de la harpie laquais des financiers…)

Gareth Porter, un journaliste samizdat (NdT: dissident en URSS) rapportant récemment depuis Washington, a révélé les noms de ceux ayant toutes les chances d’être incorporés dans le cabinet Clinton planifiant d’attaquer la Syrie. Tous ont un historique belligérant datant de la guerre froide. L’ancien directeur de la CIA, Leon Panetta, dit que le prochain président des Etats-Unis devra “considérer ajouter des forces spéciales sur le terrain”. Ce qui est le plus remarquable maintenant avec la marée propagandiste actuelle, c’est son absurdité et sa familiarité patentée. J’ai regardé un certain nombre de films propagandistes d’archives américains des années 1950 lorsque des diplomates, des fonctionnaires, des journalistes étaient victimes d’une “chasse aux sorcières” sous le régime du sénateur McCarthy, après avoir défier la paranoïa et ses mensonges au sujet de la Russie et de la Chine. Comme une tumeur tenace, le culte anti-russe a ressurgit.

En Grande-Bretagne, Luke Harding du Guardian mène la haine anti-Russie du journal au gré d’un flot de parodies journalistiques qui assignent à Vladimir Poutine tous les défauts du monde. Lorsque les fuites dites des documents du Panama furent publiées, la une du Guardian mentionnait Poutine et il y avait une photo de Poutine, même si Poutine n’était nulle part mentionné dans ces fuites.

Comme Milosevic, Poutine est devenu le démon en chef. Ce fut Poutine qui fit abattre l’avion de ligne malais au dessus de l’Ukraine. Titre: “Aussi loin que je sois concerné, Poutine a tué mon fils.” Aucune preuve requise. Poutine fut aussi responsable du renversement par Washington (documenté et acheté) du gouvernement de Kiev en 2014. La sévère campagne russophobe qui s’en suivie, menée par des milices fascistes, contre les populations parlant russe ne fut que le résultat de “l’agression” de Poutine. Empêcher la Crimée de devenir une base de missiles de l’OTAN et protéger une population essentiellement russe qui avait positivement votée dans un referendum pour rejoindre la Fédération de Russie, de laquelle la Crimée fut enlevée et annexée, étaient toujours plus d’exemples de “l’agression” de Poutine. La diffamation par les médias devient immanquablement une guerre par les médias. Si une guerre se déclenche avec la Russie, par design ou par accident, les journalistes en porteront une énorme responsabilité .

Aux Etats-Unis, la campagne anti-russie a été élevée à un niveau de réalité virtuelle. Le colonniste du New York Times, Paul Krugman, un économiste avec un Prix Nobel, a appelé Donald Trump le “candidat sibérien” parce que dit-il, Trump est l’homme de Poutine. Trump a osé suggérer, dans un très rare moment de lucidité, qu’une guerre avec la Russie pourrait bien être une mauvaise idée. En fait, il a été plus loin et a enlevé les livraisons d’armes américaines à l’Ukraine de la plateforme républicaine. “Ne serait-ce pas excellent si nous nous entendions bien avec la Russie ?” a t’il lâché.

Voilà pourquoi l’establishment libéral va t’en guerre américain le déteste. Le racisme de Trump et sa démagogie hurlante n’ont rien à voir là-dedans. Les archives de Bill et Hillary Clinton sur le racisme et l’extrémisme battent Trump à plate couture à n’importe quel moment (cette semaine est le 20ème anniversaire de la “réforme” clintonnienne de la sécurité sociale qui lança de facto une guerre contre les africains-américains). Quant à Obama: tandis que la police américaine abat à coup de flingues ses compatriotes noirs, le grand espoir siégeant à la Maison Blanche n’a rien fait pour les aider, rien fait pour soulager leur appauvrissement, le tout en menant quatre guerres rapaces et une campagne d’assassinats (par drones) sans précédent.

La CIA a demandé que Trump ne soit pas élu ; les généraux du Pentagone ont fait de même, le New York Times va t’en guerre, soufflant un peu de ses diffamations de basse classe sur Poutine, demande qu’il ne soit pas élu. Il se passe quelque chose. Ces tribunes de la “guerre perpétuelle” sont terrifiées que les affaires rapportant des milliards de dollars avec la guerre, par laquelle les Etats-Unis maintiennent également leur domination, seront amoindries si Trump arrive à un accord avec Poutine, puis avec Xi Jinping de la Chine. Leur panique à la possibilité que la plus grande puissance du monde puisse parler de paix, même si cela a peu de chances d’arriver, serait la farce la plus noire, si les choses n’étaient pas si tendues.

“Trump aurait adoré Staline!” a gémi le vice-président Joe Biden lors d’un rally pour Clinton. Clinton hochant de la tête, il cria “Nous ne courbons jamais l’échine. Nous ne nous agenouillons jamais. Nous n’abandonnons jamais. La ligne d’arrivée nous appartient. Voilà ce que nous sommes. Nous sommes l’Amérique !”

En GB, Jeremy Corbyn a aussi excité une hystérie collective de la part des faiseurs de guerre du parti travailliste ainsi que des médias dévoués à le laminer. Lord West, ancien amiral de la flotte et ministre travailliste l’a bien dit. Corbyn prenait une position anti-guerre jugée “inconcevable” “parce que cela amène les masses non pensantes à voter pour lui.”

Dans un débat avec celui qui défi le leadership Owen Smith, le modérateur demanda à Corbyn: “Comment agiriez-vous devant la violation par Poutine de l’intégrité d’un état membre de l’OTAN?” Corbyn répondit: “Vous devriez en première instance éviter cela. Vous construiriez un bon et durable dialogue avec la Russie… Nous essaierions d’introduire une démilitarisation de la zone frontière entre la Russie, l’Ukraine et les autres pays frontaliers de la Russie en Europe de l’Est. Ce que nous ne pouvons pas permettre, c’est une série d’escalades militaires calamiteuses de chaque côté, ce qui ne peut mener qu’à un grand danger.”

Acculer pour savoir s’il autoriserait la guerre contre la Russie, Corbyn répliqua: “Si vous le devez, je ne veux pas entrer en guerre, ce que je désire est un monde où nous n’aurions pas besoin d’entrer en guerre.”

La ligne qu’emprunte le questionnement des médias doit beaucoup à la montée en flèche des faiseurs de guerre libéraux en Grande-Bretagne (NdT: Idem en France, ce qui démontre bien que tout ceci est planifié ailleurs et transmis aux rouages politiques à la botte de l’agenda oligarchique). Le parti travailliste et les médias leur ont offert de longue date des opportunités de carrière. Pendant un certain temps, le tsunami moral du grand crime commis en Irak les a laissé quelque peu en suspend, leurs inversions de la vérité étant un embarassement temporaire. Nonobstant Chilcot et la montagne de faits incriminants, Blair demeure leur inspiration, parce qu’il fut un “vainqueur”.

Le journalisme ou l’érudisme dissidents ont depuis été systématiquement bannis ou vus comme inappropriés, les idées démocratiques vidées de leurs sens et remplies par une “politique identitaire” qui méprend le genre pour le féminisme et l’angoisse publique avec la libération et ignore volontairement l’état de violence et le profit généré par les armes qui détruisent un nombre incalculable de vies dans des endroits reculés comme le Yémen ou la Syrie et acquiesce pour une guerre nucléaire en Europe et dans le monde.

Le brassage de gens de tous les âges autour de la montée spectaculaire de Jeremy Corbyn contre tout cela dans une certaine nesure. Sa vie a été passée à mettre les feux de la rampe sur les horreurs de la guerre. Le problème de Corbyn et de ses supporteurs, c’est le parti travailliste. En Amérique, le problème des dizaines de milliers de suiveurs de Bernie Sanders fut le parti démocrate, sans mentionner la trahison ultime de leur grand espoir blanc. Aux Etats-Unis, patrie des grands droits civiques et des mouvements anti-guerre, c’est le mouvement Black Lives Matter et ceux comme Codepink qui sont en train de poser les jalons de la version moderne.

Car seul un mouvement qui grossit dans toutes les rues et au travers des frontières, sans abandonner, peut arrêter les va t’en guerre. L’an prochain, il y aura un siècle depuis que Wilfred Owen écrivit ce qui suit. Chaque journaliste devrait le lire et surtout, s’en rappeler.

If you could hear, at every jolt, the blood

Come gargling from the froth-corrupted lungs,

Obscene as cancer, bitter as the cud

Of vile, incurable sores on innocent tongues,

My friend, you would not tell with such high zest

To children ardent for some desperate glory,

The old lie: Dulce et decorum est

Pro patria mori.

Note de Résistance 71: Ce petit “poème en prose”, comme tout texte de ce style, est très difficile à traduire sans en trahir le style et la teneur, nous nous y essayons, mais gardons le texte original ci dessus en référence…

Cela pourrait se traduire comme suit:

 “Si tu pouvais entendre, à chaque décharge, le sang

Gargouillant depuis les poumons viciés de spume,

Obscène comme un cancer, amer comme un surillon

D’aphtes vils et incurables sur des langues innocentes,

Mon ami, tu ne parlerais pas avec un tel enthousiasme

Aux enfants ardents de quelque gloire désespérée,

Du vieux mensonge: Qu’il est doux et bienséant de mourir pour la patrie*.”

 

(*) traduction du latin dans le texte: Dulce et decorum est pro patria mori.

Guerre impérialiste en Syrie: les enjeux de la guerre par proxy de l’occident colonialiste au Moyen-Orient…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 juillet 2016 by Résistance 71

“La résistance contre l’occupation israélienne, qui est un danger à la fois présent et futur, reçoit une priorité ultime étant donnés les effets anticipés d’une telle occupation sur le Liban et dans toute la région…”
~ Naïm Qassem, second objectif fondamental édicté à la création du Hezbollah ~

“Israël n’est pas le projet, c’est un outil exécutif dans le projet de l’hégémonie américano occidental dans notre région, il assume un rôle exécutif au service de ce projet.  C’est pour cela qu’ils le défendent partout dans toutes les instances, – dont le Conseil de sécurité, où le veto est interdit-, en lui fournissant l’aide financière, militaire et économique et sont prêts à combattre à ses côtés le cas échéant.”
~ S. Hassan Nasrallah (2015) ~

 

Le Hezbollah livre une bataille existentielle en Syrie

 

Tony Cartalucci

 

27 juin 2016

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2016/06/hezbollah-wages-existential-battle-in.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le leader du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a annoncé ses intentions de renforcer les positions en Syrie, particulièrement à Alep. Al-Manar dans son article « S. Nasrallah: Hezbollah Will Reinforce Troops in Aleppo to Achieve Major Victory, » rapporte que:

Le SG du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a confirmé vendredi que le parti allait envoyer plus de troupes en Syrie, à Alep où se déroule une bataille majeure afin de battre le projet terroriste takfiriste soutenu par l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis.

Nasrallah ajoute que les Etats-Unis et leurs alliés régionaux préparaient d’inonder la Syrie avec des milliers de terroristes mercenaires supplémentaires afin de saisir la vielle d’Alep. Il a aussi fait remarquer comment le soi-disant “cesser-le-feu” était utilisé par des factions variées soutenues par les USA et l’Arabie pour mieux se retrancher et se préparer à la prochaine phase de combat.

Nasrallah avait prévenu le monde en 2007 de la catastrophe à venir en Syrie

En 2007, Nasrallah avait donné un entretien au journaliste Prix Pullitzer Seymour Hersh dans son article: « The Redirection: Is the Administration’s new policy benefitting our enemies in the war on terrorism? »

Dans celui-ci, Nasrallah avait déclaré ce qui suit tout en discutant au sujet de la guerre civile en cours en Irak, des années avant ce qui s’est produit en Syrie n’arrive (NdT: les évènement de Syrie se sont déclenchés en mars 2011):

Nasrallah a dit qu’il croyait que l’Amérique voulait également procéder à une partition du Liban et de la Syrie. En Syrie, avait-il dit, le résultat serait de pousser le pays dans ‘un chaos et des batailles internes comme en Irak’. Pour le Liban, ‘il y aura un état sunite, un état alawite, un état chrétien et un état druze’, mais avait-il dit ‘je ne sais pas s’il y aura un état chi’ite’.

Il pensait que des tentatives seraient effectuées pour faire partir les chi’ites du Liban et de la Syrie et aussi loin que du sud de l’Irak, ce qui pourait expliquer pourquoi l’auto-proclamé “État Islamique” opère de manière si propice à la fois en Syrie et en Irak, servant d’outil d’influence non pas seulement de la Syrie, mais de toute la région sur un plan géopolitique.

L’article de Hersch en 2007 révèlait aussi un autre aspect important de la politique étrangère américaine si évident à ce moment là et maintenant si prophétique à posteriori. L’article déclara que “pour réduire l’influence de l’Iran qui est chi’ite de manière prédominante, le gouvernement Bush avait décidé de reconfigurer ses priorités au Moyen-Orient. Au Liban, le gouvernement US a collaboré avec l’Arabie Saoudite sunnite dans des opérations clandestines visant à affaiblir le Hezbollah, l’organisation chi’ite soutenue par l’Iran. Les Etats-Unis ont aussi pris part à des actions clandestines visant l’Iran et son allié de la région, la Syrie. Un des effets secondaires de cette entreprise a été la poussée et le soutien de groupes extrémistes sunnites épousant une vision militante de l’Islam, hostiles aux Etats-Unis et sympathisant d’Al Qaïda.

Ainsi, la recherche de Hersh et ses entretiens révélèrent essentiellement que déjà en 2007, les Etats-Unis travaillaient avec leurs alliés régionaux comme l’Arabie pour pousser et armer des groupes terroristes et leurs réseaux politiques, incluant la confrérie des Frères Musulmans (NdT: qui a été recupérée par les services de renseignement britanniques dans les années 1920 et qui œuvrent comme agents impérialistes depuis lors…), en préparation de la destruction et de la division de la région, ceci incluant la Syrie et le Liban.

Le combat de la Syrie est le combat du Liban et donc le combat du Hezbollah

Les maisons de change prominentes de Washington, les blablateurs déguisés du journalisme comme ceux du Daily Beast, ont insisté que le combat du Hezbollah en Syrie est un divorce de l’objectif supposé de l’organisation qui serait comme le proclame de manière si simpliste le Daily Beast, de “combattre Israël”. Das son article « Hezbollah Fighters Are Fed Up With Fighting Syria’s War, » et dans un style si typique du journalisme occidental, le Daily Beast défère à une poignée d’histoires anonymes et anecdotiques pour renforcer ce qui serait autrement une assertion sans fondement aucun pour promouvoir ce qui est finalement un narratif factuellement écorné.

Le but de l’existence du Hezbollah n’est pas de “combattre Israël”. Il est de protéger la nation du Liban et la population chi’ite de toutes menaces (NdT: lors de la dernière guerre d’invasion d’Israël au Liban-Sud, en 2006 le Hezbollah a protégé et logistiquement aidé la population chrétienne, il existe toujours une forte alliance politique entre le Hezbollah et le mouvement politique chrétien de l’ex-général Aoun). L’article de Hersh en 2007 a révélé qu’en plus de la protection des populations chi’ites, même l’ancien agent de la CIA ayant opéré au Liban Robert Baer avait admis que le rôle très important que le Hezbollah avait aussi joué en protégeant les minorités à travers la région, incluant les chrétiens, lorsque la guerre par procuration de Washington menée par Al Qaïda commença.

Comme le but réel et effectif du Hezbollah est la défense du Liban, il n’est donc pas difficile de voir ni de comprendre pourquoi il s’est investi si lourdement dans la guerre faisant rage dans le pays voisin qu’est la Syrie.

La belligérence du régime actuel d’Israël n’est qu’une des nombreuses menaces planant sur le futur du Liban. L’expansion de groupes extrémistes comme Al Nosra (NdT: Al Qaïda en Syrie, créé et armé par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar et Israël…) et Al Qaïda, en passant par l’État Islamique (NdT: ou EIIL/EI/Daesh aux sponsors identiques), alimentés par les Etats-Unis, l’Arabie, la Turquie, le Qatar, la Jordanie en argent, armes et soutien politique, en est une autre. Ceci constitue une menace essentielle non seulement pour la Syrie, mais aussi pour ses voisins incluant le Liban.

Le Liban en fait, a servi comme un des plusieurs conduits au travers duquel les combattants de la guerre par procuration menée par les Etats-Unis sont transportés en nombre important ainsi que leur logistique. Ceci a mené à des combats au Liban entre des groupes extrémistes et à la fois des membres des milices du Hezbollah et des factions de l’armée libanaise qui tentaient d’interdire le flot d’hommes et de matériel.

Mais l’impact actuel de la guerre en Syrie sur le Liban n’est qu’une menace à laquelle la nation et ses défenseurs doivent faire face. L’autre est la perspective de l’effondrement du gouvernement syrien et que les groupes terroristes soutenus et montés en puissance par l’occident et ses alliés régionaux ne prévalent et ensuite s’étendent partout.

La Libye est un avertissement aux voisins de la Syrie: “Vous êtes les prochaines sur la liste”…

Comme on l’a vu en Libye, l’effondrement induit par l’occident d’un gouvernement et le changement de régime qui a suivi n’est que la première étape d’ambitions bien plus grandes de l’occident. La Libye fut ensuite utilisée comme tremplin pour envoyer des combattants et des armes dans d’autres nations ciblées par Washington et marquées du sceau de “changement de régime”. Ceci incluait la Syrie elle-même.

Les observateurs attentifs du conflit syrien pourront se rappeler qu’à la fin de 2011 et au début de 2012, la Libye contribua à un nombre signifiant de combattants et d’armes pour le conflit en Syrie, armes et personnels entrant en Syrie via le pays de l’OTAN: la Turquie, avec l’assistance du gouvernement des USA et en préparation de l’invasion de la plus grande ville de Syrie: Alep.

En novembre 2011, le Telegraph dans leur article: « Leading Libyan Islamist met Free Syrian Army opposition group, » rapportait:

Abdul Hakim Belhaj, chef du conseil militaire de Tripoli et ex-leader du Groupe Combattant Islamique Libyen (GCIL) a rencontré les chefs de l’Armée Syrienne Libre (ASL) à Istanboul et à la frontière turco-syrienne, a dit le responsable militaire travaillant avec Mr Belhaj. Mustapha Abdoul Jalil, le président libyen intérimaire, l’a envoyé là-bas.” Il doit être noté que le leader terroriste Belhaj, soutenu par les Etats-Unis a apparemment joué un rôle essentiel dans la présence de l’EIIL en Libye.

Dans un autre article du Telegraph: « Libya’s new rulers offer weapons to Syrian rebels, » il est admis:

Les rebelles syriens ont eu des négociations secrètes avec les nouvelles autorités libyennes vendredi, le but étant de sécuriser plus d’armes et d’argent pour leur insurrection contre le régime du président Al-Assad, a appris le Daily Telegraph

A cette réunion, qui a eu lieu à Istanboul et qui comprenait des officiels du gouvernement turc, les Syriens ont requis l’assistance des représentants libyens et des armes et des volontaires leur furent offerts. Il y a quelque chose de planifé pour envoyer des armes et même des combattant libyens en Syrie, a déclaré une source libyenne, parlant sous condition d’anonymat. Il y a une intervention militaire en route, dans quelques semaines vous verrez.

Plus tard ce mois là, quelques 600 terroristes libyens seront rapportés être entrés en Syrie pour commencer des opérations de combat et par la suite, CNN dont le journaliste Ivan Watson qui accompagna les terroristes à travers la frontière turco-syrienne et dans la ville d’Alep, révéla qu’en fait des combattants étrangers se trouvaient parmi les militants, surtout des Libyens. Il fut admis que:

Dans le même temps, des résidents du village où les Faucons Syriens établissaient leur QG affirmaient qu’il y avait là des combattants de plusieurs pays d’Afrique du Nord servant dans les brigades combattantes. Un combattant volontaire libyen a aussi dit à CNN qu’il a l’intention d’aller en Syrie via la Turquie dans les jours qui venaient afin d’ajouter une “section” de combattants libyens au mouvement armé.

CNN ajouta également:

“Mercredi, l’équipe de CNN a rencontré un combattant libyen qui était entré en Syrie via la Turquie avec quatre autres Libyens. Le combattant portait une tenue complète militaire camouflée et portait un fusil d’assaut Kalashnikov. Il a dit que plus de combattants libyens étaient en route.

Parmi les combattants étrangers, certains d’entre eux sont clairement attirés là-bas car percevant ce combat comme un “djihad”. Ceci est donc un aimant à dhihadistes qui voient cela comme un combat pour les musulmans sunnites.”

Avec ceci à l’esprit, on ne peut qu’imaginer à quel point serait les ramifications de ces groupes terroristes avec la Syrie devenant un autre havre d’entraînement, de logistique et de trafic d’armes et de combattants, alors que l’occident ferait glisser sa guerre par procuration vers le Liban, l’Iran et même le sud de la Russie (Caucase) et la Chine occidentale.

Le Liban, sans le gouvernement et la force militaire syriens et avec l’Iran combattant une guerre par procuration qui traverserait inévitablement ses frontières si la Syrie tombait, n’a aucune chance contre les mercenaires de la guerre par procuration soutenus par le sponsorship multinational du terrorisme mené par les Etats-Unis. La bataille pour la Syrie est la bataille du Liban. Elle est aussi la bataille de l’Iran, et celle de la Russie et même de la Chine. Ces nations ne soutiennent ni ne défendent le gouvernement syrien juste parce qu’ils en sont les alliés. Elles le font en connaissance de cause sachant que le conflit s’étendra s’il n’y est pas mis fin en Syrie dès maintenant.

C’est précisément pour cela que ni la Russie, ni l’Iran, ni le Liban et à moindre mesure ni la Chine, ne peuvent se permettre d’abandonner la Syrie.

Ceci est aussi pourquoi les “assurances” en provenance des Etats-Unis disant que si “un changement de régime” se faisait en Syrie, le conflit prendrait fin, ne peuvent pas et ne doivent pas être crues.

“Le changement de régime” n’a pas mis fin au conflit en Libye, ni au rôle de la Libye dans le soutien de plus vastes conflits au-delà de ses frontières. Cela ne sera pas le cas en Syrie non plus. Ceci ne fera que mener au prochain conflit qui sera bien plus important.

Le Hezbollah ne combat pas “pour Assad” en Syrie. Le Hezbollah se bat pour le Liban et la stabilité de la région entière de laquelle le futur du Liban dépend directement.

Vatican impérialisme et nouvelle inquisition… Les confessions d’un évêque jésuite: Alberto Rivera… Suite et fin

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 21 juin 2016 by Résistance 71

Daesh ne serait il pas une nouvelle forme d’inquisition du Vatican ?

 

Alter Info

 

13 juin 2016

 

url de l’article:

http://www.alterinfo.net/Daech-ne-serait-il-pas-une-nouvelle-forme-d-inquisition-de-l-empire-du-Vatican_a123383.html

 

1ère partie

2ème partie

 

Le plan

 

Dans ce plan ont été classés deux groupes de personnes :

1-Les croyants : protestants, orthodoxes, musulmans, bouddhistes, mormons, églises occultes, religions orientales, méditation transcendantale, témoins de Jéhovah, juifs.

2-Les non croyants : communistes, loges maçonniques, société secrètes, socialistes, athées, anarchistes, etc.

De là une question se pose :

Le plan d’un nouvel ordre mondial se dessine-t-il, dans lequel l’église catholique romaine voudrait jouer un rôle essentiel ?

D’ailleurs les différents plans belliqueux de l’église auraient été avoués au Dr Rivera (alors qu’il avait encore la confiance de toute l’église), par le Cardinal Augustin Béa (1881-1968) qui était aussi le confesseur du pape Pie XII : il fut aussi surnommé « le pape d’Hitler ». D’après le Dr Rivera et ses découvertes, l’église catholique aurait accouché d’un enfant : le parti nazi.

Mais pourquoi les Juifs auraient-ils été ciblés sans cesse ? 

L’église a toujours voulu avoir son siège à Jérusalem, car c’est là-bas que fut érigée la première église chrétienne (apostolique) : mais les juifs orthodoxes auraient empêché cela. En 1096, les juifs d’Europe furent traqués et assassinés par l’église catholique : des centaines de femmes et d’enfants furent sacrifiés au nom du Christ. En réalité, l’église aurait voulu accéder à Jérusalem, en se débarrassant, dans le même temps, des musulmans qui étaient déjà présents dans la future zone européenne.

Mais pourquoi Jérusalem?

Tout a commencé dans les années 330, après J.-C., alors que l’empereur Constantin était au pouvoir. Les chrétiens étaient alors persécutés par les païens romains, mais le nombre de chrétiens augmentait sans cesse. En 313, Constantin promulguait donc les édits de Tolérances. L’objectif était d’unir les impies et les vrais croyants bibliques, mais Constantin aurait été un adorateur de Baal. Il s’ensuit que l’église catholique serait donc née de ce mélange entre la croyance païenne de Baal et la croyance chrétienne.

Face à ce « monstre » qui avait été créé, les vrais croyants bibliques partaient se cacher dans les montagnes : l’empereur Constantin devint ensuite le premier pape. En 330, c’est Maximus qui devenait pape alors que Constantin partait pour Byzance. C’est alors qu’il baptisa Byzance d’un nouveau nom : Constantinople. Et c’est ainsi qu’avec le temps, l’église catholique romaine fut divisée : à l’est, Constantinople qui représentait l’église orthodoxe et, à l’ouest, Rome qui représentait l’église catholique.

L’organisation catholique est très ancienne, car elle aurait commencé à se former après le déluge de Noé. D’après la légende, dans la vieille ville de Babylone, Nimrod et Sémiramis auraient créé une religion qui se serait étendue dans le monde entier. Nimrod et Sémiramis s’étaient mariés, alors qu’ils étaient fils et mère. Après la mort de Nimrod, Sémiramis disait que Nimrod était devenu le dieu du soleil « Baal ». Le dieu Baal est aussi connu sous les noms de Sol ou de Tammuz. Sémiramis aurait été connue sous le nom d’Isis, Vénus ou encore reine du ciel ! Le Concile du Vatican aurait été en réalité la consolidation d’un plan de l’église, afin d’affiner leur processus de domination mondial. Néron, Constantin, Dominique et Loyola auraient été des constructeurs de l’église catholique romaine, mais qui ne se seraient pas basés sur les véritables principes bibliques.

Exemple avec les méthodes de Néron : il aurait construit des églises qui, en réalité, n’étaient pas des églises ; beaucoup de « prêtres » auraient organisé des réunions pour prendre au piège les véritables croyants bibliques.

Mais avec le temps, les vrais croyants bibliques refusaient de se soumettre à l’empereur qui n’était qu’un usurpateur. La « véritable religion » refusait donc de reconnaître l’empereur comme dieu. Il s’ensuivit donc un risque pour ces empereurs : que ces véritables croyants prennent le contrôle de l’État. Sur ordre de Néron, Rome fut incendié et se sont les ennemis des dieux Romains qui auraient été accusés !

Mais au VIIIème siècle, un évènement remettait en cause le plan de domination de l’église catholique et de la classe dominante : les armées islamiques attaquèrent et occupèrent le « pays du pape » au nom d’Allah : l’empire du Vatican perdit alors du terrain et se réduisit à l’Italie Centrale.

Comment repousser ces armées Islamiques ?

La seule possibilité fut le roi Franc : Pépin Le Bref. L’église catholique écrivit donc une lettre au roi Franc. Les dirigeants de l’église disaient alors que cette lettre provenait directement du paradis et qu’elle avait été écrite par St Pierre !! Et c’est ainsi que cette fausse lettre fut transportée par un important cortège religieux jusqu’au roi Pépin. Et c’est ainsi que le roi Pépin réunit ses armées pour lutter contre les armées islamiques. Quand la guerre fut terminée, le Roi Pépin donna au pape Stéphan II, la ville de Rome et une partie de ses terres.

Nous voyons que même dans ces années lointaines de notre histoire et dans des conditions totalement différentes, l’église catholique avait créé et organisé une forme d’inquisition pour mater ses opposants. Nous pouvons aussi constater que dans chaque situation, il existe une corrélation absolue, c’est-à-dire un lien étroit entre l’église catholique et le pouvoir en place : un lien incompressible entre la classe dominante et l’église.

Après la mort de Pépin, le pape falsifia une lettre, dans laquelle il disait que le roi Pépin avait donné aux papes la totalité de l’Italie. Charlemagne croyait le pape et c’est ainsi que, par des mensonges l’empire du Vatican s’étendit. D’après les « donations de Constantin », c’était la totalité de l’empire romain qui avait été donnée aux papes, alors qu’en réalité, tous les documents, dans lesquels nous retrouvons ces volontés furent falsifiés par les dirigeants de l’église catholique romaine : ce fut le point culminant du « Saint-Empire ».

Plus tard, les contradictions s’accentuèrent et l’empire chancelait, car certains croyants avaient lu la bible et avaient constaté que les écrits n’étaient pas en conformité avec ce que confirmait l’église catholique. Il ne restait alors qu’une solution pour l’église : une nouvelle forme d’inquisition. L’église catholique déversa alors un flot de violence et de répression comme à son habitude et c’est ainsi qu’elle engendra sa négation.

Cette négation de la violence toute puissante de l’église catholique se matérialisa dans les 95 thèses de Martin Luther. Et c’est ainsi que le mouvement luthérien prit forme, orientant les masses opprimées vers la révolution : c’est ainsi que le protestantisme s’étendit en France, en Belgique et aux Pays-Bas.

Ignace De Loyola qui travaillait en qualité de militaire, proposa alors au pape de faire valider par l’empire du Vatican deux principes qui deviendront les deux piliers de la foi:

1- La succession apostolique : c’est-à-dire que tous les papes seraient les héritiers de St-Pierre

2- La suprématie du pouvoir : le Pape est doté d’une suprématie sur tous les chefs d’États du monde.

Dans le caractère national, ces deux piliers de la foi seraient représentés symboliquement en levant deux doigts : l’index et le médius. Ces deux principes confirment que l’église catholique est un appui spirituel solide pour tous les états capitalistes du monde et qu’ils peuvent compter sur l’aide de l’État du Vatican. De 1204 à 1491, le monde fut marqué par l’époque des croisades dans lesquelles l’église catholique romaine fut la force dirigeante : période obscure de l’histoire du monde.

L’église catholique était alors puissante, barbare et tyrannique. Le mode de production était encore féodal et elle pouvait compter sur un appui spirituel solide. Le monde était décrit par des mythes, attisant un peu plus la force de l’idéalisme et consolidant le pouvoir des seigneurs. Mais la tyrannie engendre toujours une réaction qui peut être une force bien plus forte que les causes l’ayant engendré. C’est à ce moment-là que les gens se rebellèrent et protestèrent contre cette tyrannie : donnant ainsi naissance à l’église protestante.

 Les jésuites seraient donc un ordre d’élite, qui aurait pour principal objectif de mettre le monde à genoux devant le pape, ce dernier étant le plus fidèle soutien spirituel aux différents gouvernements. Cet ordre est une élite dotée d’une capacité d’adaptation redoutable, car il s’adaptera aux différentes conditions objectives et subjectives se présentant à travers l’histoire du monde : le pape des seigneurs pour le féodalisme et le pape des capitaux pour le capitalisme.

Le cardinal Augustin Béa aurait présenté au Dr Rivera des choses plus incroyables encore. En effet, d’après le Dr Rivera, le deuxième enfant de l’église catholique romaine aurait été le parti communiste : il aurait été formé pour abattre l’église orthodoxe. Le parti communiste aurait été créé pour s’attaquer au plus fidèle gardien de l’église orthodoxe : le tsar de Russie.

Mais la Russie n’était pas le seul front sur lequel l’église catholique voulait attaquer. En effet, la France aussi était une cible, depuis qu’elle avait conclue, dans les années 1900, un accord avec le tsar de Russie : et donc avec l’église orthodoxe. En 1793 déjà, la France avait été écartée de la confiance de l’église catholique, depuis qu’elle avait guillotinée un roi et établit une République. De plus, l’église orthodoxe gagnait du terrain en Europe : Bulgarie, Roumanie, Yougoslavie, Grèce, Serbie, etc…la contradiction entre l’église catholique romaine et l’église orthodoxe était parvenue à un stade extrême.

L’église catholique voulait alors en finir avec tous ses opposants. Les contradictions s’étaient aiguisées entres les différents pays capitalistes. En effet, les conflits concernant l’appropriation des matières premières et de la main d’œuvre et les contradictions sur les capitaux exportés devenaient alors intenables pour le monde: la Première Guerre Mondiale fut alors la réponse. Le pape Pie X soutenait alors l’Allemagne et quand le kaiser voulut étendre les frontières de l’Allemagne, il reçut la bénédiction de l’église catholique. En août 1914, le pape pie X mourait et laisser ainsi la place à Benoit XV.

Et puis les contradictions se matérialisèrent entres les catholiques allemands et les catholiques français : L’Allemagne se battant contre la France, L’Angleterre et la Russie. L’église catholique avait gagné, car elle avait divisé et engendré une guerre. De plus elle était une aide précieuse pour les pays capitalistes qui devaient exporter leurs capitaux et se partager le monde dans le cadre de leur hégémonie de classe. Abraham Lincoln disait : « les jésuites ne pardonnent jamais, et ne renoncent jamais à leurs but ». Il s’ensuit donc cette question embarrassante :

L’église catholique romaine aurait-elle joué un rôle essentiel dans la révolution Russe de 1917 ?

En effet, le Cardinal Augustin Béa aurait affirmé au Dr Rivera que les jésuites auraient collaboré avec Lénine, Trotski et Staline. En 1917, Lénine et ses révolutionnaires auraient pris un train « spécialement assuré » vers la Russie : train envoyé par l’église catholique et le gouvernement allemand.

Dans ce train aurait embarqué un certain Diego Bergen, un jésuite qui aurait été un élément organisateur. Ensuite, ce fut la chute du tsarisme et la chute du mode de production féodal en Russie. Les orthodoxes détenaient l’or du tsar qui aurait été volé auparavant. Quand les forces communistes se présentèrent au patriarche orthodoxe pour en finir, ce dernier aurait offert l’or aux communistes, faisant croire qu’ils étaient attendus par l’église.

Selon les « aveux » du cardinal, c’est ainsi que le parti communiste aurait échappé à son créateur : l’église catholique romaine. Ce fut alors une trahison des communistes envers leurs créateurs et c’est ainsi que les communistes devinrent les pires ennemis de l’église catholique. L’église aurait accouché de deux enfants : le parti nazi et le parti communiste.

Nous nous retrouvons ensuite en Allemagne, après la Première Guerre mondiale. Les terres ont été achetées par les juifs pro-catholiques, alors que la pluparts des Allemands étaient affamés ! La haine contre les juifs atteignait donc un degré extrême : il suffisait alors à l’église catholique de canaliser et d’orienter cette haine vers l’église orthodoxe. C’est ainsi que dans les années 1922, en Italie, un homme inconnu se pavanait et se présentait tel un nouveau « César » qui aurait reçu pour mission de restaurer l’empire romain. Cet homme était à la tête d’un groupuscule très violent, armé et vêtu de chemises noires : Benito Mussolini.

C’est ainsi que le pape noir ordonna de travailler avec Mussolini. D’ailleurs, concernant Mussolini et son parti fasciste, le pape Pie XI avait déclaré : « C’est un homme envoyé par la providence de dieu ». C’est ainsi que l’église catholique donna naissance à une autre bête afin de consolider son pouvoir en Italie. Mais sa première bête, c’est-à-dire le parti communiste s’était déjà échappé et elle était devenue une force sociale tellement puissante, qu’elle avait commencé à construire le socialisme en Russie et fait des émules en Allemagne avec les spartakistes.

La seconde bête de l’église catholique matérialisée par le parti fasciste aurait reçu alors plusieurs missions :

1- briser l’église orthodoxe,

2- conserver les capitaux de la classe capitaliste,

3- briser le communisme,

4- consolider et étendre le pouvoir du Vatican.

Mais Benito Mussolini devait ensuite s’acquitter de sa « dette » envers le Vatican. Il posa donc sa signature sur le Concordat qui faisait de l’église catholique la seule religion de la Nation et l’Italie qui était alors dirigée par un dictateur fasciste. C’est alors que l’Italie se dota d’une puissante armée et, pour tester la puissance de cette armée, attaqua l’Ethiopie. Suite à cette attaque bestiale et barbare, l’évêque de Milan, Alfred Il, un jésuite, bénit cette attaque, l’appelant la « croisade catholique en Ethiopie ».

Du côté allemand, en 1923, c’était la misère, la ruine et les Allemands avaient faim. Les communistes organisaient des démonstrations révolutionnaires et le gouvernement prit peur. Et c’est sur ce terreau de misère fertile que prit forme l’idée d’une République : l’église catholique fut alors furieuse !

Lors du passage au nouvel ordre social, quand se matérialisa la contradiction entre les forces progressistes et les forces réactionnaires, l’église catholique mit en pratique ses facultés d’adaptation comme le caméléon. Ce que l’église désirait dans ces instants particuliers de l’histoire, c’est la conservation de son pouvoir et des capitaux qui sont à la source de son existence. Dans ce but, elle mettra au monde ses « bêtes » qui exécuteront les ordres de l’église et de la classe capitaliste.

Ces « démons » sociétal engendrés par l’église catholique et la classe capitaliste ont été possibles en Italie, en Russie, en Allemagne : alors pourquoi Daech ne se placerait-il pas dans ce même processus ?

Continuons notre excursion de l’histoire pour comprendre si cela est possible. L’église catholique était donc furieuse que l’Allemagne se tourne vers l’idée d’une république. L’église organisait donc un nouveau plan pour empêcher la naissance de cette république. Elle envoya donc deux hommes pour cela : Franz Von Papen et le cardinal Pacceli. Ce dernier deviendra Pie XII : plus connu sous le nom de « pape d’Hitler ». Et c’est ainsi qu’advint la nouvelle star de l’église catholique et de la classe capitaliste : Adolf Hitler.

C’est le prêtre jésuite Stimpfl qui fut chargé d’écrire un livre pour Adolf Hitler : Mein Kampf. C’est ainsi que la nouvelle forme d’inquisition prit la forme du parti nazi et eût pour objectif de briser les idées révolutionnaires en Allemagne. Précisons que les notions de « forme d’inquisition » et de « bête » ne sont pas deux choses distinctes, mais un seul processus lié aux conditions objectives et subjectives qui changent selon la période historique dans laquelle les forces sociales évoluent. Il s’ensuivit, inévitablement, des conflits entre les catholiques nazis et les catholiques communistes.

Et puis arriva l’année 1933. Dès son arrivée au pouvoir et comme l’avait effectué le parti fasciste en Italie, le partie nazi signa un concordat avec l’église catholique romaine. Von Papen s’exclamait alors : « Le troisième Reich est la première puissance, qui non seulement reconnaît, mais aussi pratique les hauts principes de la papauté ». Et puis vint un autre front pour l’église catholique romaine qui ne voulait pas s’arrêter là, surtout que le chemin était tracé par les capitaux : ce fut l’Espagne.

Après l’affaire des bébés morts, en 1932-1934, le gouvernement espagnol avait promulgué les lois suivantes :

1- nationalisation des propriétés de l’église romaine,

2- les églises catholiques devaient payer des impôts,

3- les écoles ne seraient plus administrées par l’église catholique,

4- les écoles, couvents et monastères devaient être contrôlés par l’État espagnol,

5- reconnaissance des religions non-catholiques.

C’est alors que l’église envoya un de ses autres champions : Franco et son armée. L’armée de Franco fut envoyée pour briser les catholiques, les juifs et les protestants qui s’opposaient à la puissance de l’église. Un grand nombre de communistes soutenaient la république espagnole à l’époque. Les médias corrompus, qui étaient contrôlés par le Vatican et la classe capitaliste faisaient donc croire aux masses que l’Espagne était porteuse d’une révolution communiste.

La guerre civile espagnole fut sanglante et c’est ainsi que le 3 août 1937, le Vatican reconnaissait le gouvernement fasciste de Franco. Encore une fois, nous pouvons constater que l’église catholique, appui spirituel solide de la classe capitaliste, s’adaptait aux différentes conditions, selon l’époque et les pays et lançait ses inquisiteurs afin de mater tous les opposants. L’église catholique avait nommé ces trois personnages les trois grands protecteurs de la foi :

1- Hitler

2- Mussolini

3- Franco.

Et l’église catholique romaine continuait d’étendre son empire, les capitaux impérialistes défrichant le terrain. En Belgique, Picard, Arendt et Foukalt affirmaient qu’Hitler était pour l’église catholique un « renouvellement spirituel ». Ensuite, les chars allemands occupèrent la France en quelques semaines et c’est ainsi que se posa une autre question : quel fut le rôle de l’action catholique de France dans l’invasion de la France par les armées allemandes ?

De même qu’aux États-Unis où le prêtre Coughlin proclamait à la radio : « la guerre menée par les Allemands est une lutte pour le christianisme ». Il est à noter que suite à cette déclaration, le prêtre fit de nombreux adeptes ! Le Vatican doit être une entité autonome, mais dans le même temps être un soutien spirituel actif pour l’impérialisme contemporain qui est caractérisé par un capital financier ultra belliqueux. Cette violence du capital financier et de son oligarchie doit être adoucie par les belles paroles du Vatican : « N’ayez pas peur ! »

D’ailleurs, dans sa « neutralité bienveillante » envers la classe capitaliste, le Vatican lui apporte un soutien matériel de taille, via L’IOR (Institut des Oeuvres Religieuses). En effet, l’IOR est la banque du Vatican. Toutes les organisations qui sont dirigées par l’église catholique romaine détiennent un compte dans cette banque : sachant que cette banque est intouchable et qu’elle ne pourra être révisée par aucune entité existante au monde !

La banque du Vatican (l’IOR) est un outil de conservation contemporain des capitaux et du capital financier. Voici quelques-unes des organisations qui détiendraient un compte dans cette banque et qui donc seraient dirigées par l’église :

1- Franc-Maçon

2- Illuminati

3- Banquiers

4- Mafia

5- Club de Rome.

Actuellement l’église catholique Romaine réclamerait deux choses :

1- La suppression de la liberté de conscience

2- Le droit d’utiliser la force contre les hérétiques.

En 1854, sous le pape Pie XI, ces deux dogmes exposés ci-dessus furent confirmés par lui et, en l’An 2000, le pape Pie XI fut béatifié par le pape Jean-Paul II pour sa loyauté à la doctrine !

Nous avons constaté plus haut ce que l’église catholique et ses copains capitalistes étaient capables de mettre en œuvre pour consolider leur hégémonie. Hitler, Mussolini, Franco, le Ku Klux Klan et toutes ces organisations aurait été formés et organisés par l’église catholique et la classe capitaliste. Ils ont été des formes d’inquisitions qui se sont adaptées aux conditions de leurs époques.

Toutes ces nouvelles formes d’inquisitions ont engendré des massacres atroces où le degré de violence était à peine imaginable (camps de la mort, assassinat lors de la ségrégation, etc, etc…). Nous ne pouvons pas créer d’échelle de mesure de la barbarie : la barbarie reste de la barbarie quelle que soit la forme qu’elle prend. La barbarie de Daech ne se détache en aucun cas de la barbarie de ces organisations ou personnages présentés plus haut dans une autre période.

Mais toutes ces organisations (nazies, fascistes, Daech, etc.) ont été inévitablement financées, organisées et détenaient un soutien moral : mais par qui ? On sait que le parti nazi, par exemple, bénéficiait d’un soutien des monopoles sur le plan matériel, de par le constructeur automobile Ford ou encore le styliste Hugo Boss qui versaient tous les deux des sommes d’argent énormes au parti nazi. Sur le plan moral, ils étaient soutenus par toute une nation et par l’église catholique puisqu’elle était aussi à la source de leur existence.

Pour répondre à cette question et savoir si Daech peut être une nouvelle forme d’inquisition de l’église catholique, il nous faut revenir sur les origines de l’État Islamique. Le nid dans lequel avait été formée cette entité se situe en Irak. Dans cette zone Al-Qaida était déjà formé. L’Irak était alors soumis aux actes belliqueux des différents impérialismes. En effet, sur le plan géopolitique l’Irak est une zone stratégique qui permet à l’impérialisme d’atteindre l’Iran.

Mais face à cette violence et ces actes d’ingérence des impérialistes, un rapprochement fut effectué entre la branche d’Al-Qaida en Irak et cinq autres entités terroristes. C’est de ce rapprochement que prit forme le conseil consultatif des Moudjahidines en Irak. C’est ainsi que ce conseil proclama ensuite la naissance de l’État Islamique en Irak). Le chef serait alors Abou Bakr Al-Baghdadi, le Calife et successeur de Mahomet. Et c’est ainsi qu’en 2012, cette entité débarquait en Syrie sous la bannière de L’EII.

La méthode de combat de Daech est particulièrement efficace et c’est la même méthode employée par les impérialismes, bizarrement. La méthode de combat de Daech a été rédigée entre 2002 et 2004 par un certains Abu Bakr Al-Nadji et fut intitulée « l’administration de la sauvagerie : l’étape la plus critique à franchir par la Oumma ». Cette théorie appliquée consiste à s’imposer idéologiquement et matériellement, par la force, dans des territoires arabes et musulmans ou face à certains pays impérialistes/capitalistes.

Cette méthode comporte donc quatre étapes :

1ère étape : Harcèlement de l’ennemi par les attentats et l’affaiblir moralement et matériellement. Ces attentats ne sont pas une finalité, mais le début d’un processus menant à la consolidation du pouvoir par les terroristes. La lutte ne se situe pas, uniquement, sur le plan matériel, car elle se situe aussi et surtout sur le plan moral. Daech est une idée, se nourrissant de la paupérisation, entre autres, engendré par le capital (Daech recrute par exemple dans les prisons) et c’est ainsi que Daech devient une idée armée et prête à se faire exploser.

2ème étape : Application de « l’administration de la sauvagerie », c’est-à-dire stratégie du chaos, sauvagerie, ultra violence et surtout déstabilisation des structures étatiques. Partout où Daech s’impose, il crée une situation de chaos et d’épuisement. Il engendre un dépassement et un épuisement des structures étatiques jusqu’à ce que la population perde confiance dans son gouvernement. Face à cette ultra violence, les gouvernements répliqueront par une autre ultra violence. De là l’établissement d’un chaos total.

3ème étape : Daech se présente comme une alternative. Quand le chaos a été provoqué et que l’espoir de la population a été dégradé, Daech se présentera donc comme une alternative. Daech rétablit la sécurité, ouvre les services sociaux, distribue de la nourriture et des médicaments, un enseignement, une justice: ils rétabliront l’ordre dans ce chaos qu’ils ont eux-mêmes déclenchés.

4ème étape : Proclamation du Califat et apparition d’un « proto-état ».

Le 9 avril 2013, Abou Bakr Al-Bagdadi déclarait que le Front-Al-Nosra était une branche de Daech en Syrie. Une fusion avait été déclenchée entre l’EII et une partie du Front-Al-Nosra qui donnait naissance à l’EIIL (État Islamique en Irak et au Levant). Mais, à l’origine, le Front-Al-Nosra était une branche d’Al-Qaida. Il s’ensuivait que les dirigeants d’une partie d’Al-Qaida étaient contre cette fusion et continuaient de faire allégeance à Al-Qaida : de là naissance d’un conflit entre l’EIIL et Al-Qaida.

Ce conflit entre l’EI et Al-Qaida engendrait alors une autre question : la branche d’Al-Qaida, qui se situe contre l’EI, est-elle en liaison étroite ou intégrée dans la coalition dirigée des différends impérialismes contre l’EI ? Apparemment, la CIA aurait des liens étroits avec cette branche d’Al-Qaida.

Car après la consolidation du pouvoir de Daech sur une partie de la Syrie, l’EIIL devenait l’EI (État Islamique). Et c’est ainsi que la destruction de la Syrie continuait. L’ASL (Armée Syrienne Libre) se rebella contre le gouvernement d’Assad et l’EI. Le conflit entre l’EI et une partie d’Al-Qaida étant très forts, l’ASL recevait donc un soutien moral et matériel d’Al-Qaida en Syrie. Quand l’impérialisme français, entre autres, avait armé l’ASL, il avait donc directement ou indirectement aidé et armé Al-Qaida qui était l’un des piliers de l’ASL. D’ailleurs, lors de l’offensive de Racca, en 2014, l’ASL comptait dans ses rangs une partie des combattants d’Al-Qaida.

Ce qu’il est intéressant de constater, c’est que la méthode employée par Daech, dite « d’administration de la sauvagerie » est la même méthode employée par les différents impérialismes. L’impérialisme qui doit exporter ses capitaux et s’accaparer une main d’œuvre « bon marché », pour augmenter son taux de profit. Pour cela, il utilise aussi cette méthode qui consiste à engendrer un chaos total dans une région du monde. Une fois le chaos établi, l’impérialisme débarque et remet de l’ordre dans ce chaos sous couvert « d’un apport de la démocratie » : mais en réalité ils consolident leurs hégémonies coloniales et parasitaires dans ces mêmes zones.

Il s’ensuit que les « Djihadistes » qui sont présentés par l’impérialisme et les forces du Vatican, comme étant des criminels (ce qu’ils sont réellement), mettent en pratique une stratégie déjà utilisée par l’impérialisme. Mais en faisant cela, les serviteurs du spirituel et politique du capital criminalisent le véritable sens du mot « Djihadiste ».

Remettons les pendules à l’heure et expliquons ce que veut véritablement dire « Djihadiste ». Faire son Djihadisme ne veut surtout pas dire se faire exploser à l’aide d’une bombe ! La notion de Djihadisme est liée à la notion de l’homme qui combat, mais pas dans un sens aussi primitif évidemment. Un homme qui a une famille à nourrir par exemple : il galère dans un travail où il est exploité et dans lequel il gagne un salaire de misère.

Mais, malgré toutes ces difficultés, ce même homme travaille difficilement en restant fier, car il doit nourrir sa petite famille quoi qu’il advienne. Ce combat qu’il mène tous les jours pour nourrir sa famille est son Djihadisme à lui et fera donc de lui un Djihadiste. Ou encore la personne qui passe du temps à apprendre à lire et à écrire à des personnes qui vivent de l’autre côté du monde et qui combat pour que tous les enfants soient scolarisés, mène lui aussi un combat : lui aussi devient un Djihadiste.

Et c’est là le véritable sens du mot Djihadiste, car il dénommera un combat, mais dans un sens large du terme. Il dénommera un combat dans la vie de tous les jours que vivent des millions d’hommes et de femmes : dans ce sens on est tous des Djihadistes.

Le problème provient des médias du capital qui ne veulent surtout pas expliquer la véritable signification du mot « Djihadisme » car, ce qu’ils veulent évidemment, c’est la confusion et l’amalgame. Ces Djihadistes usurpateurs de Daech détiennent donc un plan de domination mondial qui est proche d’un plan impérialiste. Il est donc probable que ce plan de domination mondial de Daech soit donc organisé et financé par des pays impérialistes. Si cela se révélait vrai, Daech serait inévitablement lié aux forces du Vatican qui sont totalement intégrées aux forces impérialistes et ont, elles aussi, dessiné leur plan de domination depuis longtemps.

Daech est à l’image d’un tracteur. L’impérialisme envoie ce tracteur à travers le monde, le tracteur avance et plante derrière lui les graines des capitaux à travers les terres fertiles, afin qu’elles poussent et fassent les fleurs du profit : le tracteur avance, mais les capitalistes et les forces obscures de l’église catholique romaine suivent la cadence et sont cachées derrière.

On a expliqué pourquoi nous ne pouvons pas faire confiance aux médias du capital. Daech pourrait donc compter dans ses rangs des combattants jésuites ou sionistes qui se feraient passer pour des musulmans intégristes, afin de semer la confusion et attiser les conflits et déclencher des guerres entre les peuples : comme vous l’aurez constaté plus haut l’église catholique en a une certaine expérience !

On peut aussi constater que Daech ne s’attaque pas uniquement aux Occidentaux, même si les médias essaient de nous faire croire le contraire. En effet, Daech s’attaque aux pays musulmans (Syrie ou Irak par exemple) alors qu’ils sont eux-mêmes musulmans à la base ! L’impérialisme et ses médias corrompus nous feraient donc croire que Daech serait un groupe terroriste musulman (ils sont véritablement des terroristes et des faux musulmans) qui s’attaquerait aux vrais musulmans : et tous ces massacres seraient observés par l’œil neutre et bienfaiteur de l’église catholique.

Mais pourquoi l’église s’attaquerait-elle aux musulmans ?

Nous avons pu constater depuis le début de cet article que l’église catholique romaine est dotée d’une force de capacité énorme : elle est comme un caméléon qui s’adapte aux sociétés qui passent. Son objectif est de garder une certaine hégémonie matérielle et spirituelle à travers toutes les sociétés qui se succèdent devant elle. Dans toutes les sociétés, l’église catholique a été l’appui spirituel de la classe dominante (bourgeoisie, seigneurs, etc…) qui lui offrait une partie du pouvoir politique : un tout unique doté d’un appui spirituel.

Mais la religion musulmane (on parle de la vraie religion musulmane et pas cette imposture présentée par Daech) est aussi une religion dotée d’une certaine expérience du monde et de l’humanité. Elle est aussi une religion ouverte, sans limite d’amour et d’espoir pour les hommes et elle se renforce toujours un peu plus et elle a de plus en plus d’adeptes : il s’ensuivrait nécessairement une émancipation politique de cette religion. Cette émancipation politique de la religion musulmane pourrait devenir un obstacle au plan de domination mondial de l’église catholique qui veut garder son hégémonie sur le globe.

Daech détiendrait toutes les caractéristiques d’une nouvelle forme d’inquisition de l’église catholique. En effet, Daech permettrait à l’église catholique d’en finir avec son principal concurrent (la vraie religion musulmane), mais de plus, il permettrait de fluidifier l’exportation des capitaux et le joug de l’impérialisme qui est le corollaire de l’église catholique pour la période contemporaine.

Actuellement, un des soutiens des impérialismes français ou Nord-américain est sans aucun doute le sionisme matérialisé par Israël. Ce n’est pas un secret de dire que le sionisme considère la vraie religion musulmane comme un ennemi à abattre. Si Daech était une nouvelle forme d’inquisition de l’église catholique, il serait aussi possible qu’il compte dans ses rangs des combattants sionistes pro-catholiques. En effet, tous les éléments seraient alors réunis pour empêcher l’émancipation politique de la religion musulmane.

Occident et guerres impérialistes: Le marketing occidental de la guerre sans fin….

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 6 mai 2016 by Résistance 71

Les guerres sont vendues avec de la décoration comme on vend une bagnole

Michel Collon

3 Mai 2016

url de l’article:

http://www.investigaction.net/les-guerres-sont-vendues-avec-de-la-decoration-comme-on-vend-une-bagnole/

Les pays qui interviennent – que ce soient les USA, la France, la Grande-Bretagne, etc. – n’apporteront pas la solution des problèmes, car en général, ils en sont la cause principale (…) On peut constater quasiment chaque fois que, après leurs interventions, les problèmes sont bien pires encore.”

Q: Concernant les difficultés et conflits entre ce qu’on nomme l’Orient et l’Occident, on invoque différentes causes, dans les médias : désœuvrement des jeunes de milieux défavorisés, incompréhensions entre culture chrétienne et musulmane, conflit chiites-sunnites… On parle aussi un peu de géopolitique. Pensez-vous que l’une ou l’autre de ces causes (ou d’autres encore) seraient déterminantes ?

Concernant les guerres en tant que tel, leurs vraies causes sont systématiquement économiques ; il s’agit de guerres pour le fric, on peut l’observer depuis de nombreuses années :

Soit, leur but est directement qu’une multinationale puisse s’emparer d’une matière première (pétrole bien sûr, mais aussi gaz, minerais, eau,…)

Soit – et c’est une motivation très fréquente des USA –, il peut s’agir de contrôler l’approvisionnement des rivaux en ce qui concerne les matières premières (par exemple, la Chine n’a quasiment pas de matières premières). C’est important de comprendre ce deuxième point, car, par exemple, les USA n’ont pas besoin du pétrole du Moyen-Orient. S’ils cherchent sans cesse à contrôler cette région, c’est pour pouvoir exercer un chantage sur leurs rivaux.

Ou encore, il y a des guerres qui sont seulement indirectement pour l’argent ; en particulier, du fait que les USA sont financièrement en déclin, ils veulent rester la seule superpuissance. De tels objectifs sont dits explicitement dans les écrits de gens comme Brezinski et Kissinger.

Il y a aussi un motif plus discret : attaquer un pays pour empêcher certaines alliances potentielles. Brezinski l’a dit sans détour : il s’agit d’empêcher des vassaux de s’allier (il utilise exactement cette terminologie de la vassalité). Cette stratégie vise la Chine, l’Allemagne, la Russie,…

Voilà donc les vraies raisons de tous ces conflits. Et les guerres sont vendues avec de la décoration, comme on vend une bagnole. Cette décoration est le plus souvent la démocratie. Mais si c’était vraiment ça, le motif, pourquoi alors les USA et leurs collaborateurs protègent-ils bec et ongle leurs alliés saoudiens, dont le régime compte parmi les plus dictatoriaux du monde ? Pourquoi ont-ils soutenus – et, bien souvent, soutiennent-ils encore – l’ensemble des dictateurs africains ? Idem pour les dictatures d’Amérique latine, jusqu’aux changements de régime dans ces pays (suite à la seule pression des peuples) ?

On met aussi en avant les risques des armes de destructions massives, mais alors pourquoi avons-nous fourni la bombe atomique à Israël et à d’autres pays ? Il y a aussi l’argument qu’il s’agirait de contrer le terrorisme – argument spécialement efficace, surtout quand les médias le gonflent. Mais on oublie ici que les USA, en particulier, sont ceux qui ont le plus promu et instrumentalisé le terrorisme (que ce soit contre Cuba, le Nicaragua des sandinistes, en Afghanistan, etc.) D’autant qu’on ne combat pas le terrorisme avec des bombes et des drones ; de cette manière, on ne peut que le renforcer. Si on voulait agir sur ses causes réelles, il faudrait s’attaquer à son financement par l’Arabie Saoudite et le Qatar ; et bien sûr, éliminer la pauvreté, qui est un des premiers terreaux du terrorisme.

Concernant l’opposition chiites-sunnites, et son utilisation pour soi-disant expliquer de nombreux conflits : c’est une manière de se dédouaner, de tenter de faire passer des guerres économiques et stratégiques pour des guerres de religion ; c’est 100% bidon. Notamment car, en réalité, beaucoup des conflits locaux entre sunnites et chiites proviennent de la stratégie de diviser pour régner, qui a toujours été celle des puissances coloniales (Grande-Bretagne et autres). L’existence même de l’entité de l’Arabie Saoudite découle de cette stratégie. Si les Saoud ont été choisi comme allié par les anglo-saxons, c’est parce qu’ils étaient honnis et isolés, au Moyen-Orient, ce qui se prêtait bien à les mettre dans un rapport de dépendance à l’égard des puissances occidentales, dont la protection est donc la bienvenue (j’ai pu développer ça dans le livre « La Stratégie du chaos »).

Pourquoi étaient-ils honnis ? Ils ont développé une version délirante de l’islam, qui prêche la haine, et leur société présente à la base de fortes tendances au fanatisme et à l’inculture. Le pouvoir saoudien cherche à dominer le monde arabe, pour pouvoir garder ses privilèges ; pour atteindre ce but, il est indiqué que ce monde arabe reste dans la pauvreté, et non que le niveau de vie et donc de culture s’élèvent. On peut ainsi comparer le pouvoir saoudien (et d’autres pouvoirs arabes qui profitent de stratégies occidentales), on peut le comparer aux milieux qui possèdent le plus de pouvoir et de richesses en Amérique Latine – milieux sur lesquels les USA se sont constamment appuyés, là aussi, pour chercher à contrôler le plus possible ce continent.

Plus généralement, notons bien que, s’il y a des sunnites qui collaborent avec les USA et leurs alliés – comme les Saoudiens justement –, il y en a d’autres qui les combattent – comme par exemple les Palestiniens du Hamas.

Q: Concernant les interventions liées à ce qu’on a nommé les printemps arabes, les motifs humanitaires affichés pour justifier ces interventions ne correspondent pas non plus à la réalité ?

Il faut bien comprendre ceci : on ne peut plus aujourd’hui utiliser des arguments comme ceux de l’époque coloniale (apporter la civilisation à des « sauvages », etc.) Il faut donc trouver des alternatives, et la justification de l’intervention humanitaire en est une qui est très efficace. Et ce dont il faudrait prendre conscience, c’est que les pays qui interviennent – que ce soient les USA, la France, la Grande-Bretagne, etc. – n’apporteront pas la solution des problèmes, car en général ils en sont la cause principale, ou l’une des causes principales. Et car, de plus, on peut quasiment chaque fois constater qu’après leurs interventions, les problèmes sont bien pires encore (que ce soit pour l’Irak, la Lybie, la Syrie, etc.) Aucune des guerres des dernières décennies n’était motivée par les raisons humanitaires affichées. Les exactions des dictateurs sont de purs prétextes.

Q: N’y a-t-il pas, à ce propos, un manque important de nuances, et une tendance à mettre dans le même sac tous les gouvernements concernés ? (Sauf tant qu’on décide de continuer à collaborer avec eux). Ce, en ce qui concerne l’idée d’une concentration des richesses par une classe dirigeante au détriment du reste de la population, le rejet du pouvoir par la majeure partie de celle-ci, etc. Ce jugement négatif global est notamment ce qui justifie, bien souvent, une certaine absence de positionnement de la part d’une gauche se voulant critique, mais dont l’attitude ressemble finalement plus à une forme de neutralité.  

En effet, les situations présentent bien plus de diversité que l’image qu’en donnent les médias classique.

Si on prend la Tunisie et l’Egypte, les situation de départ étaient bien celle de la concentration des richesses par une classe favorisée, au détriment d’une majorité appauvrie, et l’ensemble des populations de ces pays s’étaient en effet révoltées contre leurs pouvoirs.

Par contre, en Libye et en Syrie, les situations étaient très différentes : si Kadhafi n’était pas un démocrate, il redistribuait les richesses d’une façon très avantageuse pour l’ensemble de la population (même si le résultat sur l’économie pouvait être critiqué, car cela ne l’a pas précisément dynamisée. Comme me l’avait fait remarquer un ministre libyen, que j’ai rencontré dans ce pays pendant le conflit : « En Libye, notre problème est que nous avons trop d’argent »). De cette manière, et par d’autres méthodes, qu’on peut discuter, le gouvernement s’était attiré un réel soutien populaire – celui d’une légère majorité, je pense, de la population.

Souhaiter un progrès démocratique du pays aurait été tout à fait justifié, mais il faut noter que les milieux qui ont mené la rébellion n’étaient absolument pas des progressistes et des humanistes démocrates : c’était la mafia de l’est du pays, enrichie par le trafic de migrants, et qui a été achetée par l’étranger pour faire tomber le régime (cette chute l’intéressait car elle devait lui permettre de mener ses trafics tranquillement).

Les groupements concernés avaient si mauvaise réputation que la CIA avait déclaré l’est de la Libye comme la région du monde présentant la plus grande concentration de terroristes. Un signe que le soutien populaire au gouvernement était réel a été que ce gouvernement a résisté durant 8 mois, malgré la force de frappe de l’OTAN, les forces de la mafia évoquée, ainsi que celle d’Al-Qaïda, utilisées elles aussi pour l’occasion par la coalition occidentale, une fois de plus. En disant ça, je suis bien conscient que beaucoup de choses auraient mérité d’être changées et améliorées, en Libye. Mais au lieu de contribuer à cela, l’action de l’OTAN et de la rébellion n’ont mené qu’à une situation bien plus négative qu’au départ, sur tous les plans.

Concernant la Syrie, là, il y a en effet eu un appauvrissement du peuple. Il est cependant intéressant de noter que ce phénomène a résulté de l’application par le gouvernement de directives issues du FMI, dans la seconde moitié des années 2010… (Ce qu’on s’est bien gardé de rappeler au cours du conflit dans ce pays, en général). Et là aussi, des revendications pour une démocratisation étaient tout à fait légitimes, et portées en effet par de nombreuses personnes. Néanmoins, si des changements étaient souhaités, une majorité de la population ne souhaitait pas, pour autant, un changement de gouvernement.

Un institut d’étude Qatari l’a montré fin 2012 (selon cet institut, 55% des Syriens soutenaient alors leur président – information relayée par le Guardian) ; puis, en juin 2013, une étude de l’OTAN a conclu que 70% des Syriens soutenaient alors Bachar El-Assad. Il faut aussi insister sur le fait que si, à la veille du conflit, les manifestations étaient animées par une véritable volonté de démocratisation, et étaient globalement pacifiques, elles ont été rapidement récupérées pour d’autres buts, instrumentalisées à partir de l’étranger, et qu’on y a trouvé alors le type d’extrémistes n’hésitant pas à tuer qu’on utilise dans ces circonstances.

On a fait les étonnés quand le pouvoir a mené des répressions, et on a parlé de paranoïa du régime. Mais on n’a pas relayé les déclarations de Roland Dumas, qui a affirmé que deux ans déjà avant ces événements, d’anciens collègues anglo-saxons lui avaient proposé de s’associer à une entreprise en préparation contre le gouvernement syrien. Idem pour les déclarations du général Wesley Clark (ancien commandant des forces armées de l’OTAN), qui affirmé qu’on lui a montré, au Pentagone, des plans suivant lesquels les USA prévoyaient de déstabiliser 7 pays (dont l’Irak, la Libye et la Syrie). Il a commencé à tenter de faire connaître ces faits dès le début des années 2000, et tout le monde peut voir ses conférences sur Internet. Mais aucun média classique n’en a parlé, à ma connaissance.

On peut aussi mentionner l’utilisation d’armes chimiques, attribuée tout de suite au gouvernement syrien, et suite à laquelle plusieurs pays de l’ouest voulaient intervenir encore plus directement. Le prestigieux MIT a montré que ces attaques avaient eu lieu à partir d’une zone contrôlée par les rebelles. Ça ne permettait pas encore d’identifier les responsables avec certitudes mais, pour le moins, montrait qu’on ne pouvait en aucun cas attribuer sans hésitation cette responsabilité au gouvernement (d’autant qu’il était alors dans une situation avantageuse, où un tel acte n’aurait eu aucun sens). Mais ce rapport a été superbement ignoré, chez les politiques européens, jusqu’à aujourd’hui – même si des journaux classiques en ont parlé, comme le Point.

Ces faits font suffisamment apparaître à quel point on nous livre des représentations tronquées des événements. Et il faudrait aussi qu’on comprenne qu’on peut relever de tels faits sans être pour autant partisan des gouvernements qui sont visés par ces manipulations.

Ceci dit, j’insiste sur ce point : pour moi, les ingérences sont à rejeter en tous les cas, que les pouvoirs qu’elles visent bénéficient ou non du soutien de leur population. Puisque, comme évoqué, les motifs des puissances interventionnistes sont systématiquement intéressés et non humanitaires, et que ce ne sont pas les responsables principaux des problèmes qui vont les arranger, je le dis encore une fois.

Au sujet de l’absence de positionnement d’une certaine gauche, je l’ai toujours critiquée : il s’agit de l’attitude du « ni, ni » (par exemple : « ni l’OTAN, ni le régime libyen »), du fait de renvoyer dos à dos l’agresseur et l’agressé (agressé qui inclut le gouvernement officiel d’un pays attaqué). Ma conviction est que cette attitude ne permet pas de s’opposer efficacement aux politiques concernées, à cette utilisation de la guerre comme instrument économique. Et il est évident qu’on peut parfaitement être très critique sur l’agressé tout en refusant catégoriquement l’agression.

Si un changement de gouvernement doit se faire par la force, cela ne peut avoir lieu qu’à travers le peuple concerné lui-même. Il s’agit d’un droit essentiel d’un peuple. Et en général, s’il n’y parvient pas, c’est que l’opposition au pouvoir en question ne rassemblait pas l’ensemble de ce peuple. En Tunisie, par exemple, l’opposition était assez large pour mener à un changement – malgré, d’ailleurs, le soutien de la France au président Ben Ali, soutien qui a eu lieu jusqu’au bout. Il s’agit cependant d’un cas complexe car, dans ce pays comme dans d’autre, les USA avaient anticipé la fin de ce président ; ainsi, ils ont acheté une série de bloggeurs (certes, pas tous), pour pouvoir avoir un contrôle sur le changement, de sorte à éviter le plus possible que celui-ci soit pas piloté par de vraies forces de transformation (Ahmed Ben Saada l’a démontré dans son livre « Arabesques »).

Q: Des outils médiatiques, des chercheurs, des ressources spécialement qualitatives, une meilleure compréhension mutuelle des cultures concernées – en particulier du côté des médias classiques (Ce, concernant les médias occidentaux comme des médias orientaux en vue, comme par exemple Al-Jazeera)… Est-ce sur leur base qu’on peut le mieux discuter avec des personnes peu averties ? 

Si on prend une chaîne comme Al-Jazeera, on peut constater que, au départ, il y a eu là des journalistes valables et courageux – Bush fils s’est arrangé pour que plusieurs d’entre eux soient assassinés – la situation en Irak se prêtait bien à tenter de masquer ça en « dégâts collatéraux ». Mais la plupart de ces journalistes ont fini par quitter Al-Jazeera, pour fonder Al-Mayadeen, un média bien plus intéressant. Le but premier d’Al-Jazeera était, pour le Qatar, de se donner une image moderne tout en disposant d’un média pouvant être mis au service de ses intérêts.

Pour mieux comprendre ces intérêts, il est très intéressant de revenir encore une fois à la Libye. Vers la fin du conflit, le Qatar a organisé, avec Al-Jazeera, une opération médiatique d’envergure en lien avec les événements dans ce pays. On a beaucoup parlé d’une place, à l’époque, censée avoir accueilli de grandes manifestations d’opposition, la place Verte. En réalité, c’était des manifestations de soutien au gouvernement, que cette place avait accueillie, et leur ampleur avait été très considérable (peut-être un million de personnes, au moins des centaines de milliers). Al-Jazeera a créé une fausse place Verte, avec de fausses manifestations, et tout le monde y a cru. On rejoint ici en partie la mise en scène de l’agence de communication payée par le gouvernement des USA pour faire croire que des soldats irakiens avaient tué volontairement des bébés koweïtiens (supercherie entretemps reconnue par des médias mainstream, mais trop tard, une fois de plus).

On trouve cependant des informations intéressantes dans les médias classiques, même sur des événements actuels. Concernant le conflit syrien, on constate une division de l’élite, actuellement. Au départ, elle était unanime. Maintenant, une partie d’entre elle se rend compte que les plans ne fonctionnent pas, et c’est ce qui explique que, dans des journaux comme le Figaro et le Point, on trouve depuis un certain temps des informations qui contredisent les versions du pouvoir. Concernant le Figaro, plus particulièrement, si ce n’est bien sûr pas un journal que j’apprécie spécialement, ce n’est pas du tout la première fois qu’on peut y lire des choses qui ne s’accordent pas avec les politiques officielles. Et notamment, c’est dans ce journal qu’un bon reporter, Renaud Girard, a publié des informations importantes à l’époque du conflit en ex-Yougoslavie, informations qui prouvaient qu’un massacre attribué aux Serbes était une pure invention (j’ai traité ce sujet dans le livre « Poker menteur et Monopoli »).

Q: Quelles recommandations, revendications, action ou plaidoyer mettriez-vous en avant ?

Une démarche qui me semblerait particulièrement valable : créer une commission d’enquête indépendante sur l’ensemble des guerres des dernières décennies, où nos pays ont été impliqués. Il s’agirait là d’entendre les journalistes pour tenter de voir pourquoi ils n’ont pas dit la vérité, de voir s’ils ont subi des pressions ; d’entendre également les responsables politiques, ainsi qu’un maximum de témoins importants. Et tout cela sans croire personne sur parole – y compris moi –, mais en établissant les faits avec toute la rigueur nécessaire. Et si des responsabilités étaient clairement établies, il y aurait alors lieu d’entamer des actions en justices contre les personnes impliquées. Ce serait d’autant plus faisable après les attentats en France, vu leurs liens directs avec les politiques irresponsables concernées.

Une telle démarche pourrait être portée par des individus comme par des réseaux d’associations ; et au plus nombreux seraient les citoyens qui y participeraient, au mieux ce serait. Je pense que de telles actions seraient nécessaires pour pouvoir mettre fin aux politiques criminelles que nous avons abordées ici.

Attentats de Paris, Bruxelles, guerre impérialiste au Levant et mafia financière transnationale… L’EIIL ou Daesh n’existe pas en Irak !…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, économie, colonialisme, désinformation, documentaire, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 24 mars 2016 by Résistance 71

En Novembre 2015, suite aux attentats de Paris, nous avons fait un historique de ce qu’est l’État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) devenu État Islamique ou “daesh”, d’où il provient, quels sont les objectifs et qui est derrière.
Cet article de VT va au-delà de la conspiration étatique mise à jour au travers des médias alternatifs et est d’une actualité brûlante alors que “l’EI/Daesh” aurait une nouvelle fois frapper à Bruxelles cette fois-ci.
Si ce qui est dit dans l’article ci-dessous se vérifie, les conséquences sont gigantesques, car cela prouve que les États ne sont en fait que des paravents pour un cartel criminel mafieux transnational, qui a déjà été identifié en ces entités financières que sont la City de Londres et Wall Street.
Au sujet de ce qui est dit dans l’article de Gordon Duff, nous voudrions faire une remarque qui ne peut que s’imposer à sa lecture: devant l’ampleur de la supercherie et du pillage en cours de la plus grosse réserve de pétrole connue au monde, il est à notre sens totalement impossible que les grandes puissances “ignorent” tout cela. Un oléoduc qui pète, çà fait un chambard et de la fumée qui se voient depuis les satellites en orbites, qui peuvent zoomer au m2 près… C’est à dire que les yanks savent, sont complices et en croquent, puisqu’ils ont créé l’ossature de l’EIIL en Irak avec AQI puis AQIL ; quant aux Russes, ils savent de toute évidence et ont bombardé à la frontière irako-turque, reste à savoir juqu’où va l’implication russe dans cette affaire ?
La question finale demeure: jusqu’à quand nous laisserons-nous duper ? L’ironie de l’histoire nous renvoie aux deux visages de l’allégorie Janus: les Kurdes d’Irak de Barzani soutenus par Ankara et Washington sont les acteurs du mal et les Kurdes du PKK turc et de son extension syrienne, menés par son leader emprisonné Abdullah Ocalan sont dans le même temps l’espoir démocratique et confédéraliste pour un Moyen-Orient au bord de la destruction totale. Là réside vraisemblablement le “bien” que Duff reconnaît ne pas trouver dans sa conclusion. Il est de plus en plus clair qui nous, les peuples, devons soutenir…

~ Résistance 71 ~

Article connexe: RT révèle des documents prouvant le trafic pétrolier entre la Turquie et l’EIIL/Daesh…

https://francais.rt.com/international/17905-ankara-documents-syrie-trafic-petrole

 

L’EIIL, État Islamique est-il une fumisterie ?

Gordon Duff

23 Mars 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/03/22/neo-is-isis-a-scam/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les guerres peuvent être des cibles mouvantes de longue durée, où même des années en cours, de nouvelles pièces du puzzle sont toujours trouvées ou découvertes alors qu’elles manquaient. Aujourd’hui, nous faisons le grand plongeons dans le grand bain de la situation en Irak et ce en prenant une totalement nouvelle approche de ce qu’est effectivement l’EIIL ou EI/Daesh en Irak (NdT: gardons ceci à l’esprit: il s’agit d’une analyse de la situation de l’EI en IRAK et non pas en Syrie… On ne parle que de l’Irak ici… très important de ne pas tout confondre…).

Gordon est particulièrement à même de peser ici sur cette affaire car il a été stationné à Erbil après la guerre en Irak dans une position d’observateur pour l’ONU, travaillant avec les Kurdes (NdT: Il s’agit ici des Kurdes d’Irak, du “Kurdistan”, zone autonome irakienne, présidé par Massoud Barzani et soutenu à la fois par Ankara et Washington… Il ne s’agit en AUCUN CAS des kurdes du PKK d’Irak et de Syrie… rien à voir, important de bien comprendre les enjeux ici…) et il a cotoyé et bien connu Barzani lui-même. Une part clef de son travail était d’être un intermédiaire pour développer les valeurs économiques de la région productrice de pétrole du nord de l’Irak.

Gordon a été visiter chaque puit de pétrole du nord de l’Irak, il a vu les résultats des tests de qualité du pétrole extrait (comme son contenu en soufre), il a travaillé sur les coûts de transport vers l’oléoduc le plus proche pour aider à déterminer le prix du baril. Il n’a pas appris vite de cette expérience d’Erbil, mais obtint une longue histoire dans le monde des contractants du pétrole avec des transactions couvrant jusqu’à 30 ou 40 pays.

VT a une longue expérience et lorsque nous obtenons de nouvelles information, nous faisons des mises à jour pour notre lectorat, car ceci est le processus standard suivit dans l’analyse formelle de renseignement en tant que contractant. Les lecteurs voient, lisent d’autres lecteurs critiquer notre travail dans les sections commentaires des articles, mais ils ne voient pas les échanges inter-professionnels qui se déroulent à un autre niveau, là où encore plus d’ajustements se produisent et alors que nous œuvrons pour toujours nous rapprocher le plus possible de la réalité et de l’exactiitude des faits… Jim W. Dean, rédacteur en chef VT ]

= = =

de Gordon Duff

De récentes révélations en provenance d’Irak ont exposé au grand jour l’EIIL ou EI/Daesh, qui le plus simplement du monde, N’EXISTE PAS, pas en Irak, pas à Mossoul, ni en contrôle d’aucune région pétrolière de l’Irak et n’existe pas en Irak de la façon dont on nous l’a raconté, loin, très loin s’en faut.

Le véritable EIIL/EI/Daesh, identifié plus récemment comme une construction de la Turquie, d’Israël et de l’Arabie Saoudite est, du moins en Irak, géré depuis la ville d’Erbil (NdT: Erbil est la capitale du Kurdistan irakien et du gouvernement du KRG) et non pas Mossoul ou Raqqah, il ne peut pas être identifié ou expliqué sur le terrain. C’est un fantôme. Commençons la narration de l’affaire.

En janvier 2014, j’ai rencontré des gouverneurs sunites pour discuter de leur vision au sujet de l’EIIL/EI/Daesh et du rapport avec les problèmes de sécurité dans la région. A cette époque l’EIIL était à Ramadi seulement, vu par un petit nombre de personnes cyniques mais puissantes comme un outil pour faire pression et obtenir des réformes de la part du gouvernement irakien chiite.

La montée en puissance subséquente et presque “magique” de l’EIIL en Irak fut gobée par tout le monde alors même que cela n’avait aucun sens. De fait, l’EIIL de Janvier 2014 et celui de Septembre 2014 ne furent pas reliés et ne furent certainement pas la même entité.

Le nouvel EIIL/EI procéda à des mouvements militaires simultanés impossibles à travers les provinces d’Anbar, de Nineveh, de Salahdine, de Tamim, de Dyala, de Karbala, de Babil, de Najaf, de Qadisiyyah et même de Sulaimania et ceci pour ne parler juste que de l’Irak.

Tout ceci ne fait que prouver que les groupes tribaux et politiques inter-reilés sunites, qui tous avaient formé depuis longtemps des organisations de milices avec lesquelles j’étais parfaitement accoutumé, étaient soudainement devenus “l’EIIL” en Irak, mais qu’il y avait aussi d’autres puissances agissant derrière ce déguisement théâtral d’EIIL ou EI.

Ainsi, nous savions d’entrée et quand je dis “nous”, je veux dire le gouvernement irakien, l’Iran, la Russie et peut-être même les Etats-Unis, que la menace de l’EIIL/Daesh était erronée et déceptive.

Il a toujours été un fait établi non mentionné que l’insurrection que nous ne suspections se produire n’était rien d’autre qu’une guerre civile irakienne et non pas la “naissance et la montée en puissance” d’un culte mystique de “coupeurs de têtes” ayant une folle maîtrise de l’internet et des soutiens d’Hollywood.

Si cela vous a déjà traversé l’esprit que l’EIIL/EI/Daesh n’est pas ce qu’il paraît être, vos suspicions peuvent très bien avoir été justifiées. Si vous avez entendu des théories du complot au sujet de l’EIIL/Daesh, que des services de renseignement l’aidaient ou que ce n’était pas ce que cela paraissait être, il y a raison de croire, raison enracinée dans les faits qu’en fait vous êtes encore loin de la réalité.

Nous avons maintenant de très fortes raisons de croire qu’il n’y a pas d’EIIL/EI/Daesh [en Irak], en tout cas, pas un EI comme on nous le présente, pas même par les théoriciens du complot. En fait, le plus proche que quiconque se soit approché de ce que nous apprenons maintenant au sujet du qui, quoi et comment de l’EI, fut ce qui fut dit en Décembre 2014 lors de la Conférence sur la Sécurité de Damas, lorsque la délégation américaine, emmenée par le colonel James Hanke et moi-même, a nommé l’EIIL/EI/Daesh comme n’étant que le bras armé d’un syndicat du crime organisé à l’échelle planétaire.

_________

La déconstruction de l’EIIL/EI

La semaine dernière, le gouvernement régional d’Erbil couvrant les zones kurdes d’Irak, a reçu un paiement étrange et inexpliqué de 200 millions de dollars de la Turquie pour “compensations de revenus du pétrole”.

Mais les faits légaux indiquent qu’en accord avec la constitution actuelle de l’Irak, Erbil a déjà reçu ses 17% requis de revenus de la vente du pétrole irakien et ce avec consistance.

Notez ici également que la constitution de l’Irak empêche expressément le gouvernement régional kurde de négocier directement des ventes de pétrole avec quelque nation ou quelques entité corporatrice que ce soit.

De plus, les énormes réserves pétrolières irakiennes de Kirkouk sont bien en dehors des frontières du gouvernement régional kurde et de son contrôle limité. Pourtant quoi qu’il en soit, le premier ministre du KRG kurde Barzani a annoncé qu’il planifiait d’annexer les champs pétroliers d’Irak, ceci étant une partie de son plan pour aussi sortir de l’Irak.

De plus, et tout ceci dans l’intervalle d’une semaine, avec en plus un autre paiement de 300 millions de dollars à Erbil en provenance d’une compagnie pétrolière occidentale afin de sécuriser les droits d’exploitation pétrolière dans le territoire que Barzani dit vouloir annexer.

Le problème est que Barzani a déjà saisi ce territoire et a, depuis 2014, vendu son pétrole à la Turquie.

De plus, en accord avec une info datant du 10 Juin 2014 en provenance des agences de presse irakiennes, le gouvernement d’Irak a cité Barzani pour avoir personnellement vendu le pétrole de Kirkoul à hauteur de 119 milliards de dollars, pétrole ayant été écoulé via la Turquie et Israël et qu’il a personnellement empoché la somme globale des ventes, celles des ventes depuis 2010 jusqu’à maintenant, une somme qui doit excéder les 160 milliards US$.

La totalité de cette somme, d’après le gouvernement de Bagdad, ne peut être trouvée dans aucun livre de comptes, aucune comptabilité. Dans le même temps, le gouverneent kurde du KRG au Kurdistan (province irakienne autonome) dit à son peuple qu’ils sont en banqueroute et que les services locaux doivent être diminués.

_________

Nous avons dit qu’Erbil a saisi les champs pétroliers, qu’avons-nous voulu dire ?…

En Novembre 2015, les forces aériennes et aérospatiales russes attaquèrent des convois de camions citernes dans des endroits où ils se déplaçaient à 4 de front près du poste frontalier turc de Zakho. Bien que personne ne l’annonça, ce passage frontalier n’est pas entre la Syrie et la Turquie mais entre… l’Irak et la Turquie.

Le pétrole transporté le long de cette route, parallèle à l’oléoduc Kirkouk-Ceyhan, amena du pétrole brut léger des champs d’exploitation irakiens au nord et à l’Est de Bagdad qui sont très éloignés de toute capacité militaire connue de l’EIIL/Daesh.

On nous a râbaché que l’EI/Daesh a conqui les champs pétroliers et les rafineries que le gouvernement d’Erbil a convoité depuis 2003 et qu’il a opéré plus de deux douzaines de saisies militaires, chacune bloquée par le gouvernement de Bagdad avec force, quelque chose qui est très bien connu en Irak mais totalement inconnu en occident parce que jamais rapporté.

Jusqu’aux mouvements de l’EIIL à travers l’Irak, ceux cités comme des milices sunites prétendant être l’EIIL limitaient les activités du véritable EIIIL dans et autour de leur seule base d’opérations à Ramadi, le gouvernement de Bagdad a gardé de fortes forces militaires entre ces facilités pétrolières, régions de production et les incursions armées depuis Erbil.

Où nous avions assumé que l’EIIL avait occupé ces zones et ce bien que ce soit militairement impossible, et qu’il avait quelque part été permis à l’EIIL de faire transiter le pétrole directement par Erbil et son territoire sous contrôle vers la Turquie, ceci expliquant peut-être le paiement de 200 millions de US$, ce qui représente un partenariat entre la Turquie, l’EIIL et le KRG kurde d’Irak, nous avons finalement vu que nous avions faux. Nous avons en fait complètement sous-estimé la sitiation.

Nous avons maintenant compris qu’en fait, les Peshmergas ont saisi les champs pétroliers sur la base, comme Barzani l’a déclaré, de “l’incapacité de Bagdad à les défendre”. De plus, les ventes de pétrole d’Erbil à la Turquie, pétrole qui est acheminé via Mossoul, supposée être la capitale de l’EIIL, passe par la nouvelle base turque en Irak et jusqu’à Zakho où les attaques russes ont diminué cette activité, racontent une toute autre histoire.

Mossoul n’est pas du tout une capitale de l’EIIL/Daesh. C’est la base d’une vaste conspiration criminelle internationale dont Erbil est un des membres importants et que les forces turques au nord de Mossoul et les forces Peshmerga, qui sont à quelques kilomètres de là depuis des années, sont là pour protéger leur investissement et non pas pour y faire un siège quelconque.

Ainsi lorsqu’Obama a annoncé un plan de recapture de Mossoul à la fin de 2014 et d’en avoir un contrôle complet pour Mars 2015, nous savons maintenant pourquoi ces plans ont failli dans leur réalisation. Il n’y a tout simplement AUCUNE OCCUPATION DES CHAMPS PETROLIERS PAR L’EIIL, des zones de production et la route du pétrole vers la Turquie, une route qui ruisselle de fric vers les comptes en banque suisses d’amis d’Erdogan et de Barzani.

D’après le gouvernement de Bagdad, ceci représente également un commerce du pétrole partagé par l’état d’Israël dans les grandes largeurs.

__________

L’oléoduc a t’il vraiment explosé ?

Notre question suivante implique la mystérieuse explosion de l’oléoduc qui a supposément bloqué l’acheminement du pétrole depuis Kirkouk, occupée par l’EIIL/Daesh ou alors par les Peshmergas et la Turquie ou est-ce par Israël ?

Le 29 Juillet 2015, la Turquie a annoncé une énorme explosion sur cet oléoduc de près de 1000 km de long et qui a transporté plus de 400 000 barils par jour depuis les “régions contrôlées par l’EIIL” de l’Irak vers la Turquie et le port méditerranéen de Ceyhan.

Là, des pétroliers d’Exxon-Mobil et de la BP transportent ce pétrole vers les marchés mondiaux et personne n’a jamais demandé qui empoche les milliards de dollars de ces ventes. Depuis 2003, le pétrole irakien, ou par estimation, 40% du pétrole irakien a été expédié par Ceyhan, la production complète des champs d’exploitation de Kirkouk, qui sont les plus grosses réserves de pétrole connues au monde, a été payée.

En fait, il n’y a pas de véritables “chiffres officiels” de la quantité de pétrole qui a quitté l’Irak depuis 2003 et il y a jusqu’à 1500 milliards de dollars volatilisés et oui… nous avons bien dit 1500 milliards de dollars et personne ne sait où ils sont. Parler de quelques centaines de milliards de dollars ou de chiffres plus sérieux, ce type de somme d’argent ne peut en fait non seulement être manipulé, mais ne peut simplement “exister” que dans le réseau des banques Rothschild et au sein d’une organisation criminelle mondiale elle-même bien au-delà de la capacité de quelque état-nation ou “super-puissance” que ce soit.

Retournons si vous le voulez bien sur le pourquoi nous parlons de cet oléoduc de la discorde qui a peut-être été détruit ou pas en 2015 et duquel la Turquie affirme avoir fait le paiement récent de 200 millions de US$ à Erbil. Une fois de plus, nous pointons du doigt ce simple fait qu’Erbil en aucune façon, manière ni forme, n’a les droits commerciaux, financiers ou autres de s’attacher monétairement à toute vente que ce soit de pétrole brut irakien, qu’il ait été transporté par caminons citernes ou par oléoduc hors d’Irak.

Il n’y a pas de “pétrole kurde”, que ce soit au sein des frontières du KRG (Kurdistan irakien) ou même au sein des frontières théorétiquement tenues par l’EIIL/Daesh pour Erbil, la Turquie et/ou Israël, si l’EIIL existe comme il est décrit officiellement.

Ce que nous savons est ceci: il n’y a aucune preuve de quelque sorte que ce soit qu’un oléoduc ait été détruit, mais nous avons les preuves que la Turquie a muselé la presse de la région et qu’elle a fait un nettoyage ethnique de la ville de Cizre, tuant des centaines de civils kurdes dans un règne de la terreur totale.

Si on prenait une tournure conspirationiste d’assumer qu’une voire peut-être “beaucoup” de ces attaques récentes à la bombe en Turquie, soient en fait des attaques faux-drapeau, hypothèse basée sur le timing des évènements et le nombre de victimes, et nous souscrivons à cette hypothèse, alors il est tout aussi concevable que l’action militaire turque ou du moins une partie de celle-ci, sert à couvrir l’énorme butin volé pour la conspiration criminelle mondiale.

Si c’est la cas et nous le pensons, alors les actions de la Turquie en Ukraine qui menancent la Crimée, l’intérêt turc dans la production d’armes chimiques à Tbilissi (Georgie) étant maintenant un fait bien établi et les actions récentes de la Turquie au Qatar, au Nigéria et au Ghana prennent un aspect des plus sinistre.

Si on regarde ensuite à ce que beaucoup juge comme inévitable, à savoir la chute de la maison Al Saoud, les difficultés de la position internationale d’Israël, leur relation endommagée avec les Etats-Unis et l’Europe puis une attirance pour des actions dangereuses mal préparées potentielles par la Turquie met en danger toute la région.

Quand on assume également qu’Erdogan par ses comportements récents, montre des signes d’instabilité croissants et un désordre psychologique narcissique de grande envergure et pourtant parvient toujours à mettre l’Allemagne et la majorité des pays européens sur les talons; les outils standards d’analyse ne fonctionnent plus et c’est alors que prend forme l’idée d’un “marionnettiste invisible”, comme l’hypothèse le dit, une entreprise criminelle mondiale toute-puissante, une véritable hydre de la ligne de sang (familles royales), illuminati, Bilderberg, Loge P2, entités du cercle rouge et autres.

Puis on retourne à la feuille de route, le début de la révolution droitiste en Pologne, l’effondrement non admis de l’Ukraine, les tumultes en Afrique, l’Afghanistan et le Pakistan dans leur danse de la mort et tout ce qu’il y a entre à la limite de l’Armaguédon, tout ceci sans opposition religieuse, sans clash des civilisations, sans théories politiques en porte-à-faux, rien mais quoi ?

Il n’y a pas de réponse si ce n’est le crime global, se nourrissant des biens, construisant plus des bases (militaires) qu’un empire, pas de terre à conquérir, que des choses à voler, des gens à massacrer, à brûler, à déraciner et à démolir.

Si c’est une bataille du bien contre le mal, alors il n’y manque qu’une chose… Il n’y a pas de “bien”.

Guerres impérialistes: La création monétaire cause de l’assassinat de Kadhafi et de la destruction de la Libye par l’OTAN, France en tête ?

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 janvier 2016 by Résistance 71

Ceci ne fait que confirmer 5 ans plus tard ce qui avait déjà été dit alors: Kadhafi était au stade avancé de la création du « Dinar or » et d’une monnaie africaine d’émancipation des banques centrales et de leur escroquerie de la dette ; des réunions avaient déjà eu lieu. Ajoutons à cela que Kadhafi en savait bien trop sur beaucoup trop de monde, le financement de la campagne de sarko n’étant qu’une goutte d’eau dans la mer… L’empire a fait d’une pierre deux coups: éliminer un témoin encombrant tout en détruisant et s’appropriant par le chaos un pays riche, aux ressources florissantes et dont l’indépendance et le refus de plier sous les diktats de la mafia banquière (le gang FMI/BM/BRI bras armé de la City de Londres)

Il suffisait ensuite de faire jouer la partition par les fifrelins larbins que sont la France et la GB (elle-même gouvernée par l’État dans l’état: La City de Londres…). La Libye: un cas d’école oligarchique mafieux.

— Résistance 71 —

 

Une nouvelle monnaie unique africaine serait la cause de l’intervention française en Libye

RT France

8 janvier 2016

url de l’article original:
https://francais.rt.com/france/13476-hillary-clinton-intervention-france-libye

 

D’après les éléments trouvés dans les lettres de Hillary Clinton déclassifiées le 31 décembre, la vraie raison de l’intervention en Libye était l’or qui aurait pu empêcher les plans de Nicolas Sarkozy de répandre son influence dans la région.

La correspondance de l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a montré qu’en 2011, Mouammar Kadhafi possédait 143 tonnes d’or et 143 tonnes d’argent avec lesquels il souhaitait créer une nouvelle monnaie unique pour l’Afrique et fournir aux pays francophones africains «une alternative au Franc CFA».

«L’or avait été rassemblé avant la révolte actuelle et devait être utilisé pour la création d’une monnaie panafricaine basée sur le dinar libyen», lit-on dans le courriel de l’ex-secrétaire d’Etat américain.

Au total, la valeur de ces réserves s’élevait à près de 7 milliards de dollars.

En Afrique, les zones franc constituent des espaces monétaires et économiques sur le territoire de plusieurs Etats de l’ancien empire colonial français, ainsi que du Cameroun, du Togo, de la Guinée équatoriale et de la Guinée-Bissau. Après l’accession à l’indépendance, la plupart de ces nouveaux états sont restés dans un ensemble monétaire homogène.

D’après le même document, le gouvernement de Nicolas Sarkozy craignait que cette nouvelle monnaie permettte à l’Afrique du Nord d’acquérir une indépendance économique, qui n’aurait pas fait les affaires de la la France et de toute l’Europe. Ces données du renseignement seraient l’«un des facteurs qui a forcé le président Nicolas Sarkozy à commencer l’intervention en Libye» et non pas la protection de la vie des civils, comme l’a décrit la doctrine sur la responsabilité de protéger, chère au conseiller informel de Hillary Clinton, Sidney Blumenthal.

L’intervention militaire en Libye a commencé en 2011 sous l’égide de l’Organisation des Nations unies et s’est déroulée entre le 19 mars et le 31 octobre 2011 pour mettre en œuvre la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies, dont le but était de «prendre toutes mesures nécessaires, nonobstant le paragraphe 9 de la résolution 1970 (2011) pour protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque en Jamahiriya arabe libyenne». La France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada y ont pris part malgré les critiques de plusieurs pays.

La relation des attentats du 13 Novembre à Paris avec l’ingérence et la géopolitique de la France…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, France et colonialisme, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 décembre 2015 by Résistance 71

Attentats du 13 Novembre la politique et l’avenir de la France en question

 

Youssef Hindi

 

4 Décembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.geopolintel.fr/article992.html

 

La soumission de la France au camp atlantiste à l’origine des attentats ?

Une chose est certaine, la France n’a pas été frappée par le terrorisme en raison de sa lutte contre celui-ci, mais indirectement à cause de son soutien aux terroristes. À savoir ces rebelles réputés modérés comme ceux d’Al-Nosra, alias Al-Qaïda, dont Laurent Fabius nous disait, en décembre 2012, qu’ils faisaient « du bon boulot ». Plus largement, les français ont payé le prix de la politique intérieure et étrangère de la France qui s’est alignée sur celle de ses ennemis objectifs : les États-Unis et leurs alliés historiques.

Le point de départ de cette analyse se situe à la fin des années Quatre-vingt-dix (l’on pourrait remonter aussi bien à la fin de la Seconde Guerre mondiale), lorsque Zbigniew Brzezinski, l’un des plus influents géostratèges américains, publia son livre majeur, « Le grand échiquier » (1997). A l’époque, le géopolitologue américain voyait ce qui restait résiduellement d’esprit d’indépendance chez les dirigeants français, sous la présidence Chirac, comme un obstacle à l’hégémonie américaine. L’objectif était alors, selon la logique de Washington, de soumettre impérativement la France aux États-Unis. En 1997, Brzezinski écrivait qu’il fallait « faire de l’Europe l’un des piliers vitaux d’une grande structure de sécurité et de coopération placée sous l’égide américaine et s’étendant à toute l’Eurasie ». Il poursuivait « Pour le dire sans détour, l’Europe de l’Ouest reste dans une large mesure un protectorat américain et ses États rappellent ce qu’étaient jadis les vassaux et les tributaires des anciens empires » 1 ; pour ce faire il entendait « s’opposer tactiquement aux positions françaises et soutenir le leadership allemand » 2. L’Allemagne est devenue pour les étasuniens, surtout depuis l’instauration de l’euro en 2002 (qui a aidé positivement la balance commerciale allemande), le petit empire régional qui soumet l’Europe à la domination américaine – condition sine qua non de son leadership européen – par la neutralisation de la France, économiquement (avec la monnaie unique qui a contribué à détruire l’industrie française, ce qu’avait déjà entamé la politique du franc fort pour préparer le pays à l’euro dans la seconde moitié des années 90) et diplomatiquement. La France étant, jusqu’à une période récente, la nation européenne ayant une vision, un poids et une ambition géopolitique relativement autonome. Brzezinski citait, à titre d’exemple de cette classe politique néo-gaulienne, Alain Juppé, lequel préconisait, en mai 1995 à l’Assemblée Nationale, un affinement de la vocation de puissance mondiale de la France, ce que Brzezinski qualifiait d’illusion 3.

Cette « illusion » disparut totalement en mai 2007 avec l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy et de tout un lot d’atlantistes, voire de néo-conservateurs, au Quai d’Orsay et dans d’autres ministères clés. Je ne mentionnerai pas ici un à un tous les hommes politiques et les leaders d’opinion français et européens cooptés par les États-Unis via des organisations comme la French-American foundation et le programme des Young Leaders 4.

C’est en 2011 que nous avons vu se réaliser dans les faits le projet de Brzezinski, lorsque l’atlantiste Sarkozy, qui, après avoir définitivement réduit la France à l’état de vassal des États-Unis, attaqua la Libye et que Bernard-Henry Levy eut court-circuité le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, pour engager la France dans un conflit piloté par l’OTAN. Une guerre qui a coûté la vie à plus d’une centaine de milliers de libyens et pour laquelle le contribuable français a dépensé plus de 300 millions d’euros. C’est d’ailleurs une des utilités de l’OTAN que de faire supporter aux vassaux européens le coût des guerres de Washington à la place des États-Unis.

Or le soutien de la France aux groupes terroristes est flagrant (et bien documenté) depuis la guerre du Golfe des Syrtes. Le gouvernement de Sarkozy envoya des agents de la DGSE pour diriger sur le terrain des mercenaires financés par le Qatar, coordonnant les attaques aériennes avec l’avancée au sol de faux rebelles mais vrais terroristes luttant en principe pour la liberté, contre la tyrannie etc. Le gouvernement de Hollande poursuivit sur cette lancée en armant les groupes terroristes de Syrie, comme l’ASL, une émanation des Frères Musulmans qui démarra les hostilités en 2011 contre le gouvernement de Damas.

Le 14 août 2014, Laurent Fabius, loin de revenir sur sa déclaration de décembre 2012, annonçait dans un Tweet que des armes très performantes étaient sur le point d’être livrées aux combattants en Syrie ; dès lors, il ne fut pas étonnant de voir les membres de Daech, sur des photos, munis du fusil d’assaut Famas, une arme de fabrication française. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’existe pas de frontière ni d’opposition réelle entre les dizaines de groupes terroristes opérant en Syrie et en Irak. Les terroristes « modérés » de l’ASL livrent à Daech, via notamment leur allié Al-Nosra, les armes qu’ils reçoivent des occidentaux, lorsque Daech ne bénéficie pas de livraisons directes.

Avec l’accession de M. Sarkozy à la présidence, la France a eu les deux pieds dans la sphère d’influence du camps atlantiste et s’est vue également devenir de facto l’alliée des grands pourvoyeurs du terrorisme international : l’Arabie-Saoudite et le Qatar… Les deux pétromonarchies avec lesquelles un certain nombre d’hommes et de femmes politiques de gauche comme de droite entretiennent des liens particulièrement étroits…

Quelques jours après le massacre du 13 novembre dernier, Manuel Valls, déclarait, en contradiction absolue avec la réalité des faits, que le Qatar et l’Arabie Saoudite, qui selon lui combattent Daech, étaient déterminés à lutter contre le terrorisme. Il alla jusqu’à pointer du doigt des liens supposés entre « le régime de Bachar » et Daech.

Faut-il rappeler que les anglais, et les étasuniens à leur suite, ont soutenu le wahhabisme et les Saoud dès leurs premières poussées expansionnistes en Arabie, et qu’ils ont largement participé à la diffusion de la doctrine wahhabite à travers le monde ? Doctrine du terrorisme que les occidentaux s’étonnent de voir influencer tant de jeunes musulmans et de nouveaux convertis.

Faut-il aussi redire que le terrorisme wahhabite a dès son origine été un outil géostratégique des Britanniques et des États-Unis contre leurs ennemis ? D’ailleurs Zbigniew Brzezinski, alors conseiller à la Sécurité nationale des États-Unis sous la présidence de Jimmy Carter, a été un des maître d’œuvre d’une manœuvre de coordination de la CIA avec les services pakistanais et saoudiens, dans le but de financer et d’armer les futures terroristes, dont Ben Laden, ceci dès la fin des années 70 afin d’attirer l’Union Soviétique dans le cimetière afghan 5.

Le terrorisme domestique, quelles utilités ?

Étrangement, ce dont on ose moins parler c’est l’utilisation du terrorisme dans le cadre de la politique intérieure, tout particulièrement en temps de crise. Il est en effet très mal vu de supposer qu’un État occidental, « démocratique » et « [libéral », puisse recourir à l’arme du terrorisme contre sa propre population ; mais concernant, par exemple, la récente série d’attentats ayant frappé la Turquie, de grands journaux français et des experts médiatisés n’ont pas hésité à parler de la probable implication des Services secrets turcs, mettant en évidence, comme l’a fait le journal Le Point, une « connivence du pouvoir » avec les terroristes, et parle des « doutes [existant quant aux compétences] des services de renseignement turcs, déjà vivement critiqués pour ne pas avoir pu empêcher la meurtrière attaque d’Ankara » 6.

Les mêmes accusations pourraient être portées à l’encontre du pouvoir français et des services de renseignements aux ordres. D’ailleurs, le même journal révélait en 2012 les graves défaillances de la DCRI dans l’affaire Merah. Mohamed Merah qui avait un agent de liaison dans la DCRI et qui, selon toute vraisemblance, travaillait pour le Renseignement intérieur 7.

Car lorsque l’on se penche sur les trois principales affaires de terrorisme qui ont frappées la France depuis 2012, l’on remarque des faits récurrents comme des pièces d’identité et des passeports retrouvés sur les lieux du crime, des individus suivis de près et bien connus des services de renseignements, ce à quoi s’ajoute le fait que les services français furent avertis à plusieurs reprises par des Services étrangers de la préparation d’attentats, de celui Charlie Hebdo comme de ceux du 13 novembre.

Le rôle trouble des Services secrets français dans l’affaire Merah a mené à une enquête parlementaire en 2013 8 dont le rapport révèle, entre autres choses, que les services agissent en dehors du cadre de la loi et que leurs moyens sont dérisoires ; ce qui contraste avec le zèle du gouvernement dans la mise en place de la loi sur le renseignement ( l’équivalent français du Patriot Act I et II) dont l’objectif apparent est plus la surveillance de la population et des opposants politiques que la prévention du terrorisme.

En effet, nous avons appris, à la suite des derniers attentats, par l’ancien directeur de la DCRI, Bernard Squarcini, que Manuel Valls, alors ministre de l’intérieur, avait refusé la liste des djihadistes français que voulaient lui communiquer les services de renseignements syriens. À la suite des attentats du 13 novembre, l’actuel ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, réaffirmait le refus de collaborer avec les services syriens. Si donc l’exécutif ne laisse pas faire les attentats, il ne fait en tout cas rien pour les prévenir.

Dès lors, selon un spécialiste de la question terroriste et ancien instructeur au centre des forces dirigeantes de l’Armée Allemande, Christoph Hörstel 9, nous assisterions en France à un management de la terreur consistant à fabriquer ou laisser faire des attentats pour distraire la population et surtout détourner sa colère. Cet expert affirme que tous les gouvernements membres de l’OTAN mentent, car les auteurs des attentats seraient, d’après lui, dans 95% des cas très bien connus des services de sécurité.

En 2009, lors d’une interview, François Hollande, alors premier secrétaire du Parti Socialiste, portait des accusations extrêmement graves. Il déclarait : « au nom de la lutte contre le terrorisme, on est en train de faire des amalgames et des confusions… celui qui n’est plus dans la norme, qui a un comportement déviant, peut être assimilé à un terroriste. Ce qui peut être une atteinte grave aux libertés ». Il allait plus loin encore en affirmant « qu’il y a une intention politique du pouvoir de donner le sentiment qu’il y a une menace et que le pouvoir y répond, pour justifier son intervention sécuritaire », qu’il décrivait « comme une dérive sécuritaire qui justifie des lois répressives au nom d’une menace qui parfois est réelle mais qui est parfois virtuelle, voire même inexistante ». Le but de cette manœuvre, selon François Hollande, étant « de montrer une efficacité qui fait défaut sur le plan économique et sociale… ».

Le pouvoir politique et un certain nombre de médias amalgament ou confondent sciemment la lutte contre le terrorisme et la réduction des libertés fondamentales 10 ; or, comme nous l’avons constaté, le nombre d’attentats ne diminue pas au fur et à mesure que la surveillance de la population et des opposants politiques s’accroît, bien au contraire…

L’on ne peut finalement comprendre ce phénomène que si l’on analyse l’évolution d’un régime politique qui n’est plus capable d’absorber la contestation et qui risque ainsi de voler en éclats, d’imploser en raison de son raidissement, ceci dans le contexte d’une délégitimation croissante de la caste politique française 11. Le principal danger aujourd’hui étant l’activation de tensions intercommunautaires, autrement dit d’une confrontation horizontale qui détournerait la population française du véritable objet de sa contestation et de son éventuelle révolte. Une éventualité à laquelle s’est préparée l’Exécutif le 30 juin 2011 (environ 8 mois avant l’affaire Merah) en autorisant par décret les représentants de l’État, les fonctionnaires et les militaires, à tirer à balles réelles sur la population pour le maintien de l’ordre public 12.

Prospective et solutions

La stratégie américaine visant à faire de l’Europe la tête de pont géostratégique fondamentale de l’Amérique (dixit Brzezinski) pour pénétrer en profondeur dans le Continent a réussi via l’élargissement de l’Union Européenne et l’installation de bases de l’OTAN jusqu’aux frontières russes.

Aujourd’hui la France se trouve à la croisée des chemins… Face à la crise politique (et non à la menace terroriste) profonde qui pourrait conduire à une chute du régime, François Hollande entend s’accorder les pleins pouvoirs par l’application de l’article 16 et l’article 36 de la Constitution, tout en les modifiant, car l’article 36 particulièrement prévoit de transférer les pouvoirs à l’autorité militaire 13. La France amorce donc un pas vers une dictature sociale-démocrate policière, notamment en écartant l’armée seule capable de déposer le Président et de limoger le gouvernement en cas de guerre civile et/ou de déstabilisation du pouvoir. Étrangement, en 2014 le Sénat a voté la possibilité de destituer le président de la République pour manquement à ses devoirs 14.

Si l’on prend de la hauteur de vue et que nous nous risquons à une analyse à la frontière de la paranoïa, nous pourrions déduire que le président Hollande et son gouvernement sont en train de se glisser dans un piège qu’ils ont l’air de ne pas voir. Parce que le chemin suivi à l’heure actuelle devrait aboutir en toute logique à abolir l’État en tant que tel, cela dans la perspective d’un transfert final du pouvoir vers le Politburo de Bruxelles.

Scénario qui correspond parfaitement aux finalités de la stratégie américaine dont l’objectif est de neutraliser définitivement la France seul pays d’Europe pouvant réorienter l’évolution du sous-Continent européen, en agissant de façon à établir un axe stratégique avec la Russie… Paris-Berlin-Moscou. C’est le vœu qu’exprimait le ministre des Affaires étrangères français, Hervé de Charrette, en 1996, lorsqu’il déclarait « Si la France veut jouer un rôle international, elle tirera profit de l’existence d’une Russie plus forte. Elle doit l’aider à réaffirmer sa puissance… ». Ce à quoi avait répondu favorablement son homologue Russe 15… Le pire cauchemar des étasuniens, comme l’écrivait Brezinski : « Si les liens transatlantiques se distendaient, c’en serait fini de la primauté de l’Amérique en Eurasie. Sa maîtrise de l’océan Atlantique, sa capacité à pénétrer en profondeur sur le continent se trouveraient alors très limitées » 16.

La déstabilisation de la France, si elle ne conduit pas à sa disparition en tant qu’État souverain sous domination transatlantique de l’UE/USA, pourrait bien ouvrir une fenêtre providentielle à une nouvelle élite française capable de replacer l’Eurasie dans sa sphère géopolitique naturelle, de Brest à Vladivostok et non pas de Washington à Tel-Aviv.

Telle est la base de la stratégie contre-atlantiste à établir. N’oublions pas que la géopolitique détermine la politique intérieure et non le contraire.

 

Notes

(1) Zbigniew Brzezinski, Le grand échiquier, 1997, p. 88.

(2) Zbigniew Brzezinski, Le grand échiquier, 1997, p. 104.

(3) Zbigniew Brzezinski, Le grand échiquier, 1997, p. 92.

(4) Voir le site de la French-American Foundation : http://french-american.org/

(5) Voir l’interview de Brzezinski : http://michelcollon.info/034-Pourqu…

(6) Le Point, Attentat d’Ankara : une enquête accablante pour la Turquie, 14/10/2015 : http://www.lepoint.fr/monde/attenta…

(7) Voir l’article du Point, Mohamed Merah travaillait pour les RG, 07/06/2012 : http://www.lepoint.fr/societe/merah…

(8) Voir le résumé du rapport : http://www.france24.com/fr/20130517…

(9) Voir son interview sur Russia Today : https://www.youtube.com/watch?v=hZh…

(10) Voir l’article du Point, 84% des Français acceptent une limitation des libertés en échange de plus de sécurité, le 17/11/2015.

(11) Voir l’ouvrage d’Emmanuel Todd sur la disparition de la démocratie en France, Après la démocratie, 2008.

(12) Décret n° 2011-795 du 30 juin 2011 relatif aux armes à feu susceptibles d’être utilisées pour le maintien de l’ordre public, voir le détail : http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf…

(13) Voir l’article du journal le Monde du 16 novembre 2015 : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs…

(14) Voir l’article du Figaro du 22/10/2014 : http://www.lefigaro.fr/politique/le…

(15) Le Nouvel Observateur, 12/08/1996.

(16) Zbigniew Brzezinski, Le grand échiquier, 1997, p. 88.