Archive pour lettre apostolique pape François

Vatican… Pape… Institution du crime et du mensonge…

Posted in actualité, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 1 novembre 2013 by Résistance 71

Feriez-vous confiance à Al Capone pour rendre la justice contre lui-même ? Démasquons le dernier mensonge papal: Critique de la “lettre apostolique”

 

Kevin D. Annett

 

20 Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2013/10/20/would-you-trust-al-capone-to-police-himself-unmasking-the-latest-papal-deception-a-critique-of-the-apostolic-letter/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Donnez toujours à vos opposants ce qu’ils désirent voir et par cela je veux dire, tromper les et contrôler les; car ils verront ce que vous paraissez être et très peu d’entre eux feront l’expérience de qui vous êtes vraiment.” Nicolo Machiavel, Le Prince

Un jugement légal est nul si le tribunal qui a rendu ce jugement n’a pas la jurisdiction ou a agi de manière inconsistante avec la procédure de justice”, Blacks’s Law Dictionary, 6ème édition, citant l’affaire Klugh contre l’état fédéral

Il n’y a rien de plus important pour un prince que d’apparaître pieux.”, Nicolo Machiavel

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En 1529, Martin Luther avait décrit les gestes du Vatican envers la “réforme” comme n’étant que “des pets parfumés” et un de ses caricaturistes avait dépeint l’oxymore de la réforme papale avec un dessin de cardinaux gros et gras époussetant les statues de la basilique St Pierre.

Rien ne change beaucoup à Rome. Cinq siècles après Luther, la méthode éprouvée de tous les despotes en matière de contrôle des dégâts, à savoir: durcir le ton tout en feignant la libéralité, est toujours bien vivace.

Demandez à Jorge Bergoglio (nouveau pape François).

Le remplaçant de Buenos Aires fut amené dans la crasse d’Augias de Rome pour faire le même type de pirouettes auxquelles il nous avait habitué dans les années 1980 alors qu’il était le nain chef des relations publiques pour les bouchers de la junte militaire argentine. En Juillet dernier, Bergoglio le pape “François 1er” à l’allure si bénigne, publia quelque chose qu’il appelle une “lettre apostolique Motu Proprio” concernant “la jurisdiction des autorités judiciaires de l’état du Vatican en matières criminelles”.

Waouh ! Impressionnant hein ? On pourrait presque croire avec çà que l’église catholique romaine est un gouvernement légitime et qu’il a un pouvoir légal en matière criminelle.

Mis à part les illusions, ce dernier effort en date à dépoussiérer les statues du Vatican me rappelle ce que me disait un prêtre irlandais en Mai dernier à Dublin: “Ratzinger était un dinosaure, mais ce nouveau pape est un autre Borgia”.

Nicolas Machiavel était le scribe au service des Borgias, ces voyous de l’époque de la Renaissance qui géraient Rome et la papauté avec leurs amis et membres de la famille. Nicolo dédia même son livre “Le Prince” à Cesar Borgia, le bâtard illégitime coupe-gorges du pape Alexandre VI: un autre mignon qui viola sa propre fille Lucrèce et signa la bulle Inter Caetera (1493) qui divisa le monde entre les royaumes d’Espagne et du Portugal et leur donna le feu vert absolu pour un génocide global.

J’imagine que le pape François est un véritable dévôt de Machiavel, car il suit ses conseils aux dirigeants à la lettre. Le message de base du livre “Le Prince” est que la loi et la moralité sont des fictions et ne s’appliquent en aucune manière aux rois et aux papes et que de tels dirigeants doivent utiliser la ruse, le subterfuge, tous les moyens de violence et du crime pour se maintenir sur le trône tout en se faisant passer pour des justes et des purs.

Ce qui nous amène à la lettre apostolique de Bergoglio, sur laquelle quelques uns de nos collègues particulièrement naïfs se raccrochent comme s’il s’agissait de l’aube d’un nouvel âge.

Hum, hum, tout à fait l’opposé s’avère t’il…

La lettre remplit trois fonctions: 1) écarte la critique du Vatican, 2) évite la mise en accusation pour viol de la loi des nations en co-optant cette loi et 3) réduit au silence et criminalise les lanceurs d’alerte et les critiques internes. Ceci est fait en élargissant le pouvoir des tribunaux ecclésiastiques et de la loi canonique afin de poursuivre et de jeter en prison de tels critiques afin également de mettre un couvercle définitif sur les fuites d’information au sein de l’église et ce incluant tout rapport sur les viols d’enfants et le trafic les concernant.

Toute cette puanteur est bien sûr parfumée à l’eau de rose. Comme dit Machiavel, utilisez le langage de vos opposants et ainsi désarmez-les. La phrase d’ouverture de la lettre apostolique dit ceci: “A notre époque, le bien commun est de plus en plus menacé par le crime organisé international…”

Exactement. Le crime organisé international, comme le Vatican lui-même, qui le 4 août fut déclaré être un corps constitué criminel à l’échelle internationale sous le coup de la loi internationale, à cause des politiques énoncées par Bergoglio dans sa lettre du 11 Juillet: politiques qui aident et encouragent, entre autre, le trafic des êtres humains, le viol, le blanchiment d’argent du crime organisé.

Il y a toujours une grande part d’absurdité lorsque des gangsters comme Al Capone appellent à la loi et à l’ordre et annoncent de nouvelles politiques pour policer leurs opérations de manière plus juste. Le parrain de Chicago sponsorisa occasionnellement des “enquêtes officielles” sur le crime par les juges et magistrats qu’il soudoyait et qui rendaient toujours des verdicts qui ne touchaient jamais aux opérations de leur payeur en chef.

Mais Jorge Bergoglio a fait mieux qu’Al Capone: Il s’approprie les conventions légales internationales qui l’ont condamné lui et son église, afin de renforcer l’invulnérabilité du Vatican Inc. contre ses crimes contre l’humanité prouvés.

La lettre apostolique remplit simplement cette tâche en annonçant qu’au 1er septembre 2013, le “système légal du Vatican” va incorporer les provisions de la loi internationale, incluant les conventions de Genève sur les crimes de guerre, la convention sur les droits de l’enfant et autres lois interdisant la discrimination raciale et la torture.

Cela paraît bien non ? Pas vraiment. Parce que le pouvoir d’appliquer de telles lois au sein de l’église catholique sera, au 1er septembre 2013, complètement entre les mains et sous la seule jurisdiction de la loi de l’église et des tribunaux du Vatican: précisément comme les “commissions légales” au sein de la mafia qui régulent le comportement des gangsters.

De fait, la lettre apostolique dit que toutes ces lois internationales sur les droits de l’Homme n’ont aucune force coercitive sur l’église à moins que l’église elle-même ne le dise, car le pouvoir de mettre en application ces conventions repose maintenant non pas avec les tribuanux internationaux séculiers, mais seulement avec les tribunaux ecclésiastiques.

En plaçant ainsi l’église en dehors de toute jurisdiction légale autre que celle de l’église, le pape a simplement dit à la loi internationale d’aller se faire voir ailleurs.

Pire même, quiconque rapporte un de ces crimes au sein de l’église fera maintenant face à de plus dures punitions pour l’avoir fait. La lettre dit:

“J’établis que les autorités judiciaires compétentes de la Cité du Vatican auront aussi à exercer une jurisdiction pénale sur les crimes commis contre la sécurité, les intérêts fondamentaux ou le patrimoine du Saint Siège”.

La jurisdiction pénale veut dire le pouvoir de mettre en accusation, de juger et de jeter en prison. La même jurisdiction s’applique aussi à toute fuite d’information concernant l’église, incluant sous les lois ecclésiastiques actuelles des lois comme Crimen Sollicitationas, la dénonciation de viol et de trafic d’enfants.

Laissez-moi encore répéter ceci: C’est un crime sous le coup de la loi de l’église catholique que de rapporter le viol d’un enfant.

“L’État c’est moi”, déclarait Louis XIV, mais le pape François a maintenant déclaré: “La loi c’est moi !”

Je pense que cela est un développement logique pour tout régime mégalomaniaque qui considère qu’un homme est le lien entre dieu et l’humanité. En ce sens, ce pauvre Jorge mérite non pas une tiare papale mais une camisole. Mais parce que ce fou particulier est armé de milliers de milliards de dollars, de quelques milliards de fidèles et maintenant du pouvoir de s’approprier et d’ignorer la loi internationale, et bien mes amis, ceci n’est pas bon du tout… Mais bien sûr, se rappelant Machiavel, ceci n’est juste que l’apparence de ce qu’ils veulent que vous voyez.

La vérité est que cette lettre apostolique est un acte de désespoir extrême, qui survient de l’effondrement de l’autorité du Vatican, alors qu’en 1870, les armées du leader nationaliste Giuseppe Garibaldi abolissaient la papauté et son pouvoir ancestral. En réponse, le pape Pie IX se déclara unilatéralement, lui et ses descendants papaux, comme étant “infaillibles”, sans même avoir une majorité de cardinaux qui était d’accord avec lui. Le même pape annonça peu de temps après et sans aucune coïncidence qu’il était dieu, l’annonçant en 1872.

“Je suis seul le successeur des apôtres, le vicaire de Jésus Christ. Je suis la voie, la vérité et la vie.”

De telles déclarations soudaines et bizarres d’autorité absolue sont toujours faites par ceux qui aspirent au despotisme. Jorge Bergoglio a simplement rejoué la scène de Pie IX, maintenant que la banque du Vatican doit faire face à l’insolvabilité et que son prédécesseur Joe Ratzinger et ses multiples cardinaux complices échappent aux arrestations au sein des murs toujours plus assiégés du Vatican.

Et Jorge Bergoglio est le prochain à poser sa tête sur le billot. Il a déjà été déclaré criminel de guerre par contumace par le Tribunal International de Droit Coutumier. Il a aussi été cité dans des affaires juridiques devant des tribunaux argentins et en Espagne, ce concernant sa complicité dans les décès de citoyens argentins pendant la sale guerre argentine. Jorge n’est vraiment pas celui qui devrait donner des leçons de droit au monde.

Des distractions comme cette lettre apostolique ne sont pas les véritables problèmes du tout quand on se rend compte de l’énormité des crimes du Vatican. Ceci est du reste particulièrement vrai lorsqu’on reconnaît la nature fictive des affirmations de cette entreprise religieuse clâmant être un quelconque corps judicaire gouvernemental.

En plus de cela, avons-nous oublié que le Vatican et son église ont déjà été inculpés d’être une organisation criminelle internationale ? Un tel corps, d’après la convention de l’ONU sur le sujet, a perdu son autorité et son droit d’exister.

En réalité, la “loi canonique” catholique n’a aucune autorité légale et pas seulement parce qu’elle a été légalement condamné comme conspiration criminelle globale ; la loi canonique n’est qu’une série de statuts entrepreneuriaux internes à l’institution qui ne peut en rien nier les droits coutumiers ou les lois des autres nations, ce que la lettre apostolique veut établir.

Une clique d’escrocs n’a aucun pouvoir juridique sur elle-même simplement parce qu’elle dit qu’elle l’a.

Si le reste d’entre nous est trop stupide pour dire à tous ces Al Capone et Jorge Bergoglio d’aller se faire voir ailleurs, de les mettre en état d’arrestation et de les traîner devant un tribunal, alors ne nous plaignons pas de ce qui nous attend.