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Média et manipulation: Cryptome sur Snowden et la NSA… Questions pour un espion…

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Critique aigüe de Snowden Inc. par l’équipe fondatrice de Cryptome

 

Tim Shorrock

 

13 février 2016

 

url de l’article original:

http://timshorrock.com/?p=2354

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Le modèle actuel de business médiatique corporatiste de célébrité comme producteur de revenus et de la célébrité comme un outil de spectacle titillant afin d’augmenter la valeur du contenu est ce que nous fuyons comme la peste. Il est profondément cynique de sensasionaliser cette transaction de confiance lorsque quelqu’un vient vers vous avec un document et vous l’offre.”

— Deborah Natsios, Cryptome —

Cette semaine, John Young et Deborah Natsios, les fondateurs de Cryptome, un des plus anciens et plus connus sites de publication de documents secrets fuités, ont discrètement posté un lien vers un entretien URL to an interview qu’ils ont eu le 6 février courant lors d’une conférence à Berlin en Allemagne.

Young et Natsios sont correctement présentés comme des “figures très connues au sein d’une plus grande communauté de personnes intéressées de rendre les gouvernements et leurs institutions responsables de leurs actes et d’utiliser des documents pour ce faire.” Mais ils offrent aussi une profonde vision sur les médias et comment ceux-ci ont géré les révélations au sujet du renseignement américain et de la National Security Agency (NSA). Leurs remarques, comme celle citée ci-dessus, ont souvent pris leur hôte au dépourvu.

A la 18ème minute de l’entretien, ils diffusent une critique des plus acerbes sur le journalisme de “célébrité” comme il est pratiqué, à leur avis, par The Intercept, la publication de First Look Media de Pierre Omidyar (NdT: créateur et patron de Paypal, autre jeune milliardaire du système…). L’entretien en anglais vaut la peine d’être écouté dans sa totalité et je conseille fortement quiconque a des questions et des préoccupations sur Edward Snowden et sa relation avec The Intercept et ses éditeurs Glenn Greenwald, Jeremy Scahill et Laura Poitras, d’écouter cet entretien et de bien considérer leurs arguments.

Pourquoi ? Parce que Cryptome pose de sérieuses questions dont personne ni dans les médias ni dans la “gauche” ne veut parler, incluant comment Omidyar a créé une affaire juteuse de la cache de Snowden ; que faisait exactement Snowden lorsqu’il travaillait pour la CIA avant de passer quelque temps à la NSA (et quoi d’autre faisait-il à la NSA elle-même ?) et pourquoi Snowden and The Intercept continue le prosélytisme pour Tor, l’outil d’anonymité ( Tor, the anonymization tool,), malgré son énorme financement par le gouvernement US, le Pentagone et l’état de sécurité national (NdT: Tor a été créé et est utilisé par l’équipe cybernétique de l’US Navy. Le Cyberwarfare Command du Pentagone échoit à… l’US Navy…)

Un des grands moments de l’entretien survient lorsque l’hôte, Pit Schultz, devient très nerveux au sujet du comment ses questions sont répondues. C’est une triste vision de voir comment la gauche libertarienne répond à toute critique de ses héros et de voir l’arrogance et le vitriol jetés aux gens qui osent poser des questions au sujet de Snowden, Tor ou Omidyar et ses opérations “médiatiques”. A son crédit, Schultz ne plie pas, mais seulement après que Natsios lui assure qu’un “robuste débat” est toujours crucial à la démocratie.

Comme exprimé dans l’entretien, la critique de Cryptome n’est pas nouvelle. Depuis que Greenwald a publié les premiers documents de Snowden dans le quotidien britannique du Guardian en 2013, l’organisation a fait un décompte attentif de la vitesse extrêmement lente à laquelle les documents sont publiés ainsi que de leur préoccupation sur le quasi contrôle par The Intercept de la cache électronique où ces documents sont entreposés. Le dernier décompte montre que 6 318 pages des 58 000 clâmées par le Guardian ont été diffusées.

Dès le départ, Young and Natsios ont été très clairs sur leur désaccord total sur le fait que cette cache n’ait pas été rendue publique et postée pour toutes et tous à lire et étudier, comme ils l’ont fait pour les dizaines de milliers de fichiers de renseignement qu’ils ont publiés depuis la fin des années 1990 et comme Daniel Ellsberg le fit pour les fameux “documents du Pentagone”. Regardez comment Gawker, une publication très sympathisante de The Intercept, fit un reportage sur Cryptome en Juin 2013:

Lorsque le Guardian et le Washington Post ont publié leurs incroyables rapports sur la NSA basés sur les fuites de documents d’Edward Snowden, les journalistes se sont agglutinés pour les féliciter sur ces scoops. Mais pas Cryptome. Au lieu de cela, le site tueur de secrets engueula le Guardian et le Post pour n’avoir publié que 4 des 41 diapositives que Snowden leur avait donné au sujet de PRISM, le système de surveillance internet utilisé par la NSA pour espionner dans le monde.

“Mr Snowden, envoyez SVP vos 41 diapos sur PRISM et autre information à des entreprises commerciales moins facilement influençables et sur-protectrices que le Washington Post et le Guardian”, avait écrit Cryptome dans une brève du 10 juin 2013 intitulée: “Snowden censuré par des médias couards.”

Pour ceux qui suivent Cryptome depuis longtemps, cette réponse n’est pas surprenante. Avant Wikileaks, avant Snowden, il y avait Cryptome. Les architectes basés à Manhattan John Young and Deborah Natsios ont fondé Cryptome.org en 1996 comme un site de publication de documents que personne d’autre ne voulait publier, incluant des listes d’agents de la CIA, des schémas techniquement très détaillés d’installations ayant un caractère de sécurité nationale et des matériaux soumis aux droits d’auteurs. Comme le fuitage a créé un écosystème médiatique assez vibrant des dernières années, avec ses facilités en ligne, ses journalistes et ses sources, Cryptome s’est positionné comme un contrôleur grincheux, discrètement mais efficacement critiquant le blablatage de sa concurrence tout en se faisant l’avocat d’une forme de transparence radicale aussi directe que son site internet dépouillé sur cryptome.org

Quoi qu’il en soit, jusque maintenant, je n’ai jamais vu une analyse comme celle-là. Ce qui suit est ma transcription des points clefs de l’entretien.

L’hôte Schultz, commence avec une discussion impliquant Natsios, qui a grandi dans une “famille CIA”, au sujet de son art, et ensuite focalise sur les racines de Cryptome, la guerre froide et sa fondation en 1996 (Young fut aussi actif avec Julian Assange de Wikileaks au sein du mouvement des Cypherpunks au début des années 1990 ~ Note de Résistance 71: Assange étant bien plus jeune, il vint sur le tard, Young étant un “pilier” des Cypherpunks à cette époque… En 2010, nous avions publié ceci sur Wikileaks) Au travers de notre existence explique Young, “nous n’avons jamais recherché la célébrité. Nous avons pensé que nous devions faire du service public discrètement et sans ostentation. Nous n’aimons pas les activités à haut-profil parce que nous pensons que cela perturbe le processus.”

Ceci est déjà un énorme contraste avec l’approche prise par les fondateurs de The Intercept. Mais ce qui suit est impressionnant. Après que Natsios eut fait sa déclaration au sujet de “célébrité en tant que productrice de revenus”, Young ouvre le feu, d’abord sur l’ACLU (American Civil Liberties Union)

Young: Laissez-moi nommer quelques noms. L’ACLU, une des organisations les plus corrompues de la ville de New York et dans le monde. Nous détestons la façon dont ils gèrent Snowden. Ils l’utilisent à des fins de levée de fonds. Dans le même temps, ils refusent des gens qui en ont plus besoin simplement parce qu’ils ne sont pas matière à faire lever des fonds. Regardez les salaires de ces gens. Ils se paient des salaires faramineux. Des salaires faramineux sont payés aux gens de The Intercept. Ce sont ce genre d’organisations corrompues qui se paient grassement tandis que d’autres qui donnent l’info vont soit en prison ou ne reçoivent jamais rien. Je pense que ceci représente le schéma de base dans ce monde de sécurité nationale.

Maintenant je devrais dire que les archives de la sécurité nationale et la Federation of American Scientists ne font pas cela. Mais certains de ces nouveaux venus dans le domaine de la sécurité nationale le font. L’ACLU est une organisation ancienne. Mais nous connaissons des gens qui ont quitté l’ACLU à cause de cela, parce qu’ils sont devenus serviteurs du fric et non plus du public et ils ne veulent plus rien voir à faire avec l’ACLU, ce qui est bien dommage, c’est une tragédie parce qu’elle a eu une très belle histoire. Maintenant la question est: qui d’autre est sur la liste ? Il y en a plein d’autres qui sentent l’odeur du café faiseur de fric…

L’entretien glisse ensuite vers le journalisme bénévole, comme pratiqué par First Look.

Natsios: Comme vous le savez, le modèle économique néo-libéral inclut le monde du bénévolat, mais ce monde est maintenant dans une pensée de groupe en termes de ses pratiques opérationnelles.

Young: Vous n’ignorez pas que vous bénéficiez d’une bonne exonération d’impôts quand vous montez une organisation de journalisme a but-non lucratif parce que c’est considéré comme une “industrie dure”. N’est-ce pas complètement absurde ? Omidyar a économisé pas mal d’argent en créant First Look parce qu’il bénéficie d’une réduction d’impôts pour industrie difficile, comme si c’était quelque chose comme être fermier. Ainsi quand vous voyez le proprio d’Amazon Jeff Bezos et d’autres personnes investir, c’est pour une exonération d’impôts. Donc un paquet de gens dans les médias à but non-lucratif disent “Oh c’est le déclin du journalisme d’enquête, blablabla, et bien il s’agit de ce que c’est le résultat d’un lobbying extrême pour être déclaré “industrie difficile” et Bingo !…

La section suivante de l’entretien (pas transcrite ici) focalise sur le système d’anonymisation Tor, qui est lourdement promu par Snowden, Poitras et Greenwald et financé par le gouvernement des Etats-Unis, principalement par le Pentagone, et par Omidyar lui-même, un sujet sur lequel je parlerai plus longuement dans un prochain article. La discussion semble perturber l’interviewer.

Shultz: Nous sommes loyaux ici à cette communauté ; mais quelques critiques internes peuvent-être constructrices. Ces questions sont importantes. Je suppose que vous pouvez dire ce que vous dites. Nous avons la liberté de parole ici.

Natsios: Vous dites cela de manière très hésitante et avec précaution, vous devriez le dire de manière robuste, que ne pas être d’accord au sein de quelque organisation que ce soit est crucial dans un contexte démocratique. Ne vous excusez surtout pas pour cela.

Après cet échange, la conversation pivote sur une discussion au sujet de Snowden et de son rôle en tant qu’espion. Young mentione l’expérience de Snowden avant la NSA à Hawaii comme agent du contre-espionage pour la CIA.

Shultz: A la conférence il fut fait référence à Snowden en tant que héros des droits civils. Mais il ne fut pas mentionné qu’il était un espion. Comment pouvez-vous faire confiance à un espion ?

Young: Vous ne pouvez pas. Vous ne pouvez faire confiance à personne qui a une classification secret défense (NdT: nous avons adapté la traduction à la langue française, le texte anglais stipule “security clearance”, c’est du kif…).., Ces personnes doivent vous mentir. Ce n’est pas un rôle bien glorieux, c’est un sale rôle.

Young retourne ensuite à la relation entre The Intercept et Snowden. Il mentionne deux journalistes qui sont venus bien avant Greenwald & Co et qui ont très tôt exposé les opérations de la NSA outremer: Duncan Campbell et Nicky Hager.

Young: Je ne sais pas pourquoi Snowden ne les a pas contacté au lieu de ces trous du cul avec lesquels ils s’est acoquiné. Il y a une histoire là dessous qui n’a pas été dite. Pourquoi a t’il contacté ces gens électroniquement et technologiquement illettrés pour leur révéler ces choses ? Quelqu’un lui a raconté des sacs. Nous ne savons pas qui l’a introduit dans ce groupe.

Shultz: Vous êtes donc critiques du fait qu’il donne la bacquée aux médias de masse ?

Natsios: C’est un second régime secret qui a été imposé par les médias par procuration. La supposition serait qu’il y ait un passage, qu’il devrait y avoir un passage médiatique vers le public. Cela pourrait être une erreur.. Si nous devons en croire les médias par procuration de Snowden et son témoignage à travers eux, il a été très prudent et contrôle bien ses fuites d’info. Il veut aussi avoir sa part du gâteau. Il est très particulier au sujet de ce qu’il désire qui soit fuité et ce qu’il tient en réserve. C’est son choix. Mais tout ceci sont des documents payés par l’argent du contribuable et qui appartiennent au domaine public. Quelle autorité a t’il de contrôler l’ouverture du robinet de où il est maintenant et de maintenir une façon autoritaire et doctrinaire sur ce qui va arriver à son coffret doré, à sa cache ?…

Young: Snowden dit qu’il les a donné au public ; non, il ne l’a pas fait. Il les a donné à une clique de journalistes veules qui ont décidé de faire passer une certaine histoire avec, à savoir aussi d’expliquer aux gens. Et leur putain d’explication a vraiment un problème.

Natsios: C’est un sérieux conflit d’intérêts. Ils s’inscrivent eux-mêmes dans l’histoire en tant que héros, co-héros. Conflit d’intérêts. Ils n’ont pas de distance avec leur source. Ils se sont inscrits eux-mêms dans le narratif, et donc toutes les décisions prises ne peuvent être que très suspectes parce qu’ils profitent du résultat du narratif dans tous les sens du terme.

Young: Ils devraient consulter des gens qui peuvent lire ces documents, ne pas rapporter sur ceux-ci. Rapporter n’est pas honnête. C’est faire la manchette des journaux, c’est de l’hyperventilation et ils appellent cela du journalisme alors qu’en fait tout ceci est hautement sélectif. C’est une attitude criminelle. [note: dans ce contexte, il est assez incroyable de voir ce tweet de Snowden lui-même attaquant un journaliste de Washington pour être dirigé dans son écriture par un fonctionnaire de la Maison Blanche, ce qui est exactement ce que fit Snowden avec ses sténographes…]

Pour en avoir la saveur complète, j’encourage une fois de plus les lecteurs d’aller écouter l’entretien entièrement ( listen). Après l’avoir écouté, j’ai passé une partie de cette transcription à Bill Binney, le légendaire analyste de la NSA qui fut à une époque le directeur technique du directorat des opérations de la NSA. Il est très connu pour avoir lancé l’alerte sur la corruption corporatrice et la surveillance illégale de la NSA, une histoire que j’ai documenté dans The Nation en 2013 ( I documented in The Nation in 2013), avant l’apparition de Snowden sur la scène internationale dois-je préciser.

Binney, jamais avare de blagues, m’a rappelé une des célèbres déclarations de Sam Visner, un haut-fonctionnaire de la NSA, qui disait à un groupe de contractants après les attaques du 11 septembre 2001: “On va pouvoir traire cette vache jusqu’en 2015.” Dans le courriel de Binney qu’il m’a adressé au sujet des arguments de Young et Natsios, il y dit ceci: “Comme l’a si bien dit Sam, on va pouvoir traire cette vache pendant bien 15 ans, c’est juste du business…

Cryptome le dit de cette façon là: “A la vitesse actuelle de Snowden, cela prendra entre 20 et 60 ans pour obtenir tous les documents”. Si çà ce n’est pas non plus de la traite de vaches à long terme… Alors oui, “l’argent ne parle pas, il insulte.”

Pour une biographie complète de Young et Natsios, cliquez here.

Pays du goulag levant (ex-USA): La NSA crée le super méga moteur de recherche ICREACH, le Google des barbouzes…

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Nous en profitons pour dire à la NSA, CIA, FBI, CSIS, DGSE, DCRI, MI5, MI6, Mossad, BND, tous les gouvernements, tonton Lulu et tata Ginette et que tous ceux qu’on oublie nous pardonnent… que nous les emmerdons à pied à cheval et en voiture !

— Résistance 71 —

 

Le moteur de recherche de la NSA permet aux services de renseignement de collecter des données sur les citoyens

 

RT

 

25 Août 2014

 

url de l’article original:

http://rt.com/usa/182724-icreach-nsa-snowden-search/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La NSA américaine a construit un énorme système de partage de l’information qui a pour but de permettre aux analystes des agences de renseignement (NdT: Il y en a 16 au pays du goulag levant !…) du pays, d’avoir accès à des centaines de milliards de fichiers et de données sur la vie des gens du monde entier.

Le moteur de recherche créé, ressemblant à “Google” (NdT: les ingénieurs de Google ont-ils participé à sa création ?… Bonne question…), d’après le journaliste Ryan Gallagher d’Intercept, a été développé par la NSA dès 2007, mais n’a été rendu public que lundi dernier, gràce aux documents classifiés fuités au site d’information par l’ancien contractant du renseignement Edward Snowden.

D’après les documents fuités et l’analyse de Gallagher, le moteur de recherche ICREACH créé par la NSA permet aux analystes de près de deux douzaines d’agences gouvernementales, incluant le FBI et la DEA (Drug Enforcement Administration, la Brigade des Stups fédérale), parmi d’autres, de partager un vaste domaine de détails sensibles collectés par la communauté du renseignement et ses partenaires ne concernant pas seulement des suspects de terrorisme, mais “des millions et des millions de données au sujet des citoyens américains, qui n’ont été accusés d’aucun crime ni délit”, écrit Gallagher.

“La NSA a reconnu qu’elle partage certaines de ses données avec des agences intra muros comme le FBI, mais les détails au sujet de la méthode et de l’ampleur de ce partage demeurent entourés de secret”, a ajouté Gallagher. Avec le dernier article en provenance de cœur des dossiers classifiés glânés par Snowden l’an dernier, des détails quoi qu’il en soit commencent à se faire jour au sujet de l’ampleur du partage de l’information stockée, ouvrant ainsi de nouvelles questions quant à ce qui apparaît la source illimitée d’information à la disposition de la communauté du renseignement au sujet des citoyens.

“ICREACH a été accessible à plus de 1000 analystes appartenant à 23 agences gouvernementales US qui travaillent dans le renseignement, d’après un mémo datant de 2010. Un document de planification datant de 2007, liste la DEA, le FBI, la CIA et la DIA (Renseignement militaire) comme des membres étant au cœur du partage de l’info. L’information partagée au travers d’ICREACH peut-être utilisée pour tracer des gens, reconstituer leur réseau de connaissances et d’association, aider à prédire des actions futures et potentiellement révéler les affiliations religieuses ou croyances politiques.” Écrit Gallagher. D’après un mémo confidentiel inclus dans les sources de Snowden, le moteur de recherche ICREACH est le tout premier système de partage de communications de méta-données au sein de la communauté du renseignement américaine”, en référence au terme utilisé pour décrire les détails bruts concernant les signaux de renseignement ou SIGINT, comme par exemple qui parle à qui et quand.

Depuis l’an dernier, les documents fuités par Snowden ont révélé et exposé l’ampleur de la portée que le renseignement américain et ses partenaires ont atteint afin de collecter et d’exploiter les meta-données personnelles afin de pouvoir tracer des personnes de leur intérêt. De manière routinière quoi qu’il en soit, des infornations concernant des citoyens américains lambdas sont injustement et illégalement collectées et néanmoins stockées dans les vastes bases de données gouvernementales, ce qui a levé certaines préoccupations au sujet de la vie privée et de ses avocats qui disent que le gouvernement va bien au delà de ses prérogatives en ce qui concerne la collecte et le stockage des données.

Des détails au sujet de ICREACH montrent maintenant que la NSA a construit un moteur de recherche qui peut contenir jusqu’à 850 milliards de fichiers différents, de communications ou “d’évènements”, démontrant par là les intentions de l’agence en regard de ce que le général Keith Alexander, l’ancien patron de l’agence, avait pour habitude de résumer en ce motto de la NSA: “Collectons tout.” Avec ce système très spécifique, la NSA apparaît avoir créé un moteur de recherche suffisamment puissant pour que les agences gouvernementales puissent scanner l’équivalent de plus de 100 fichiers par personne habitant cette planète. Parce que les documents de Snowden sont déjà anciens, il est plus que probable que la NSA ait déjà avancé vers la possibilité plus accrue de stocker des informations encore plus sensibles.

Tandis que la NSA estimait initialement pouvoir maintenir des archives de plus de 850 milliards de dossiers sur ICREACH, les documents indiquent que l’objectif pourrait bien avoir été amplement dépassé et que le nombre de données personnelles stockées par le sytème puisse avoir augmenté depuis le rapport de 2010 faisant référence aux 1000 analystes. Le “budget noir” de la communauté du renseignement pour 2013, qui a aussi été obtenu par Snowden, montre que la NSA a récemment demandé plus de financement afin de mettre à jour son ICREACH pour “donner aux analystes de l’IC (Intelligence Community / Communauté du Renseignement) un accès à de plus amples données partageables,” a écrit Gallagher.

NSA espionnage global: la NSA achète RSA pour corrompre le protocole d’encryptage…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 21 décembre 2013 by Résistance 71

Cet article que nous avons traduit est à mettre en parallèle direct avec notre dernière traduction sur le sujet de la NSA et l’éradication de la vie privée mondiale. La corruption est une des armes privilégiées de la NSA pour développer son programme mondial d’espionnage.

— Résistance 71 —

 

L’entreprise de sécurité informatique RSA a pris 10 millions de dollars de la NSA afin de réduire sa capacité d’encryptage

RT

 

20 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/usa/rsa-nsa-deal-weaken-encryption-581/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Agence Nationale de la Sécurité américaine (NSA) a organisé un contrat clandestin de 10 millions de dollars avec l’entreprise de sécurité informatique RSA qui a permis à l’agence d’espionnage d’implanter des logiciels d’encryptage qu’elle pouvait utiliser pour infiltrer les produits largement utilisés de l’entreprise informatique, a rapporté l’agence de presse Reuters.

Des révélations fournies par l’ancien employé de la NSA Edward Snowden et reprises d’abord en Septembre ont montré que la NSA avait créé et perpétué une formule corruptible qui devint ultimement un port d’accès furtif (backdoor) aux produits d’encryptage.

Reuters a rapporté ensuite que RSA devint le principal distributeur de la formule, l’installant dans un outil de logiciel appelé BSAFE qui est largement utilisé pour améliorer la sécurité des ordinateurs personnels (PC) et d’autres produits.

A l’époque, l’accord secret de 10 millions de dollars qui permit à la formule de la NSA de devenir la méthode par défaut des mesures de sécurité, était inconnu ; dans cette formule où des chiffres sont générés de manière aléatoire sur une clef pour avoir accès à un produit dans BSAFE, d’après les sources de Reuters. Bien que la somme d’argent impliquée semble être faible, ceci représentait alors plus d’un tiers du revenu que la division idoine de de l’entreprise RSA avait généré l’année précedente, en accord avec les archives de l’agence de sécurité.

RSA était auparavant connue pour sa croisade pour la protection de la sécurité des ordinateurs et de la vie privée face aux intérêts du gouvernement et elle joua un rôle majeur dans le blocage des efforts par la NSA dans les années 90 de requérir la mise en service d’une puce spéciale qui aurait permise la surveillance sur beaucoup d’ordinateurs et de produits destinés à la communication.

Après la révélation de Septembre, RSA, maintenant une antenne d’une entreprise de stockage informatique EMC Corp, a prévenu de manière privée des milliers de ses clients d’immédiatement arrêter d’utiliser toutes les versions du toolkit BSAFE et de son Data Protection Manager (DPM), qui utilisent tous deux l’algorithme de chiffrage/encryptage Dual EC DRNG (Dual Elliptic Curve Deterministic Random Bit Generator), pour protéger les données sensibles.

RSA et EMC n’ont pas voulu commenter avec Reuters sur l’accord présumé, mais RSA a dit dans un communiqué: “RSA agit toujours dans le meilleur intérêt de ses clients et en aucune circonstance RSA a t’elle créé ou permis quelque accès furtif que ce soit (backdoors) dans ses produits. Les décisions au sujet des caractéristiques et de la fonctionalité des produits RSA demeurent les nôtres.”

La NSA s’est refusée à tout commentaire.

La plupart de la douzaine d’employés actuels ou anciens de RSA interrogés par Reuters ont cité le fait que l’entreprise s’était détachée de ne strictement que faire des produits réservés à l’encryptage et que ceci aurait pu être la raison de ce mauvais accord passé. Quelques uns des employés ont aussi dit que des officiels du gouvernement avaient trompé RSA en faisant le portrait informatique de la formule corrompue comme étant très sécure. “Ils n’ont pas montré leur jeu” a dit une source qui était au courant de l’accord passé avec la NSA.

La campagne de RSA pour la sécurité

L’histoire de RSA en tant que pionnier d’un codage de confiance remonte aux années 1970. Leurs outils de codage de données avaient alors été diffusés sous licenses de bien des entreprises informatiques majeures, qui ont utilisées les produits de RSA pour sécuriser des centaines de millions de PC dans le monde. Leur technologie de base, la clef publique de cryptographie, utilise deux clefs au lieu d’une pour encoder publiquement les messages, pour ensuite les révéler de manière privée.

Même dans les premiers jours de l’existence de RSA, l’entreprise fut en conflit avec les entités du renseignement américaines, qui s’inquiétaient que le format de double clef bloquerait l’accès du gouvernement aux données. Alors que les produits de RSA devenaient de plus en plus utilisés, le contentieux atteignit de nouveaux sommets. Dans les années 90, le gouvernement Clinton poussa pour une puce spéciale, la Clipper Chip, pièce obligatoire de hardware qui serait mise dans les téléphones, les ordinateurs et qui permettrait aux fonctionnaires des services de débrayer l’encodage sans mandat de justice. RSA mena une forte campagne pour bloquer le projet de Clipper Chip, argumentant que des produits si facilement mis sous surveillance handicapperait de manière conséquente les ventes à l’étranger des produits de haute technologie américains.

La Maison Blanche changera de cap ensuite pour soutenir un plus fort contrôle des exportations afin de maintenir la cryptographie aux USA, RSA persuada encore l’industrie de s’opposer et de stopper cet effort du gouvernement. Les restrictions à l’exportation furent de fait écartées.

Une ère nouvelle

Mais les attaques du 11 septembre 2001 changèrent les dynamiques du pouvoir. De plus, beaucoup des anciens ingénieurs informatiques qui prirent part aux combats contre le gouvernement, quittèrent l’entreprise et BSAFE devenait alors une part de plus en plus petite des revenus de l’entreprise.

 “Quand j’ai rejoint l’entreprise, il y avait 10 personnes dans le laboratoire de recherche et nous combattions la NSA”, a dit Victor Chan, un top ingénieur de RSA avant qu’il ne parte en 2005. “C’est devenu une entreprise bien différente par la suite.”

Dès 2006, RSA était considérée comme associée privilégié du gouvernement dans la lutte contre les hackers de l’étrangers.

Le nouveau directeur exécutif de RSA, Art Coviello, qui a refusé un entretien avec Reuters, signa pour adopter le nouvel algorithme appelé Dual Elliptic Curve, créé par la NSA, et ce avant même que la formule ne fut approuvée pour une utilisation gouvernementale. L’utilisation de l’algorithme par RSA a en fait aidé la NSA a gagner l’accord du National Institutes of Standards and Technology (NdT: le NIST… qui pondit le “rapport” gruyère sur les attentats du 11 septembre et qui demeure, malgré des invraisemblances notoires et flagrantes, la base officielle de la théorie du complot gouvernementale des évènements…), qui supervise l’utilisation des produits technologiques du gouvernement.

Le contrat de RSA avec cette Dual Elliptic Curve, fit de ce sytème la formule par défaut pour produire les chiffres aléatoires des outils d’encryptage de l’entreprise. D’anciens employés ont dit que des leaders commerciaux de l’entreprise approuvèrent l’accord plutôt que les techniciens et ingénieurs, aucune alarme ne fut tirée.

“Le groupe de laboratoires avait joué un rôle très impliqué dans l’affaire BSAFE et ils étaient pratiquement tous partis”, a dit l’ancien du lab Michael Wenocur qui quitta RSA en 1999.

Bien qu’il a averti ses clients d’arrêter d’utiliser le Dual Elliptic Curve après les révélations de Septembre, RSA a été publiquement très discret au sujet de sa relation avec la NSA

L’accord de RSA implique une fois de plus une stratégie clef que la NSA emploie pour renforcer sa surveillance, comme montré par les documents fuités par Snowden: l’affaiblissement des outils de sécurité en tant que résultat de “relations commerciales” de l’agence avec les entreprises de sécurité et de technologie informatiques.

Un comité de supervision établi par la Maison Blanche pour enquêter sur les opérations de surveillance controversives et controversées de la NSA a dit cette semaine qu’il croyait que la NSA devrait faire des changements quant à son protocole d’espionnage, incluant les mesures qui ont usurpées la cryptographie.

Parmi les recommendations, le panel a appelé le gouvernement américain à “totalement soutenir et ne pas entraver les efforts de création de standards pour l’encryptage de données et de ne pas subvertir, entraver, affaiblir ou rendre vulnérable de quelque manière que ce soit, les logiciels déjà disponibles commercialement.”

Technologie et état policier: NSA + Google + Yahoo = Grille de contrôle…

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La NSA a un “accès d’ensemble” aux centres de traitement de données de Google et de Yahoo grâce à un programme secret

 

Alex Lantier

 

1er Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.wsws.org/fr/articles/2013/nov2013/nsag-n01.shtml

 

 

La National Security Agency (NSA) espionne des centaines de millions d’utilisateurs de Google et Yahoo, selon un article du Washington Post paru le 30 octobre et s’appuyant sur les documents internes fournis par l’ex-agent Edward Snowden.

La NSA a pénétré les principaux canaux de communication qui relient les serveurs de Yahoo et Google sur toute la planète dans le cadre d’un programme intitulé « MUSCULAR » établi en partenariat avec le GCHQ (Government Communications Headquarters) britannique. Ces agences collectent et passent en revue toutes les communications – qu’elles concernent des citoyens américains ou non – entre ces serveurs.

En raison du caractère indiscriminé de cette collecte de données, la NSA décrit cette opération comme une « prise complète, » un « accès total » et de « gros volume. » Une fois les communications collectées, elles sont explorées en s’appuyant sur des critères qu’elle ne divulgue pas, et l’essentiel est stocké de manière permanente dans des sites de la NSA.

Ce reportage dément totalement les affirmations du gouvernement Obama et des députés américains selon lesquelles les agences américaines respectent la vie privée et opèrent sous supervision stricte de la loi. Les témoignages des chefs des agences de renseignements devant la Commission de la Chambre des députés mercredi, qui visaient à désamorcer la crise diplomatique sur les révélations d’espionnage par les Etats-Unis de la Chancelière allemande Angela Merkel et de centaines de millions d’appels téléphoniques et de SMS en Europe, étaient de la désinformation et du mensonge.

Un document top secret de la NSA montre que durant la période d’un mois précédant le 9 janvier 2013, le programme MUSCULAR a expédié plus de 181 millions de nouveaux enregistrements pour archivage au quartier général de la NSA à Fort Meade, dans le Maryland. Ces données comprennent à la fois des « metadonnées » – comme l’identité ou l’emplacement de l’expéditeur et du destinataire des messages – et le contenu des communications, qu’elles soient en texte, audio ou vidéo.

Google et Yahoo gèrent d’énormes centres de traitement des données sur toute la planète, qui conservent les données des utilisateurs en plusieurs endroits en cas de perte accidentelle des données ou de coupure du système. Ils expédient également des sauvegardes d’archives entières – contenant des années d’emails et de fichiers joints – d’un serveur à l’autre, que la NSA collecte dans leur ensemble. Les documents de la NSA affirment que cela permet à l’agence non seulement d’intercepter des communications sur le vif, mais aussi d’avoir « une vue rétrospective de l’activité de la cible. »

Les ingénieurs de Google qui ont parlé au Post sous le couvert de l’anonymat « ont proféré un flot d’injures » quand les journalistes leur ont montré les diagrammes de la NSA sur l’« exploitation du cloud de Google, » qui révèlent comment la NSA a brisé le cryptage de Google.

« L’objectif clair de la NSA n’est pas simplement de collecter tout cela, mais de le conserver aussi longtemps qu’ils peuvent, » a déclaré le journaliste Glenn Greenwald au quotidien espagnol El Mundo. « Donc ils peuvent désigner à n’importe quel moment un citoyen espagnol ou de n’importe où ailleurs et savoir ce qu’il a fait, avec qui il a communiqué. »

Les responsables de la NSA contactés par le Post et Politico ont refusé de nier le rapport du Post ou d’expliquer les caractéristiques du programme MUSCULAR. Une porte-parole de la NSA a déclaré à Politico, « la NSA est une agence de renseignements extérieurs. Et nous nous concentrons sur la découverte et le développement de renseignements sur des cibles valides pour les renseignements extérieurs uniquement. »

Les affirmations de la NSA n’ont cependant aucune crédibilité. Des documents du tribunal FISA (Foreign Intelligence Surveillance) montrent que les agences américaines de renseignements ont déjà collecté une énorme masse de données sur les citoyens américains et ont menti à ce sujet devant ce tribunal. (Lire en anglais : FISA records document “daily violations” by government spy agencies).

Les responsables de Google et Yahoo, qui confient déjà des données sur leurs utilisateurs au gouvernement américain dans le cadre du programme PRISM de la NSA, ont déclaré qu’ils n’étaient pas au courant de cette infiltration supplémentaire dans leurs Centres de traitement des données. Google a publié une déclaration disant qu’ils sont « troublés par les allégations sur l’interception par le gouvernement du trafic entre nos centres de traitement des données, et [qu’ils ne sont] pas au courant de cette activité. »

Cet article est une indication de plus de la manière dont le complexe militaro-secret américain a développé, par des moyens illégaux, l’infrastructure de surveillance dont aurait besoin un état policier mondial.

L’ampleur des opérations et le fait qu’elles visent des chefs d’états européens démentent les affirmations selon lesquelles ces programmes sont conçus pour lutter contre Al Qaïda dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ». Ils visent toute personne considérée comme une menace potentielle pour les intérêts stratégiques de la classe dirigeante américaine, non seulement les gouvernements européens, mais, surtout, la population des États-Unis, d’Europe et du monde.

Cette activité a été menée durant des années en violation manifeste du droit des États-Unis, ce que même le tribunal FISA, un tribunal secret qui fonctionne sans rendre de comptes au public et sans possibilité d’appel, a reconnu. En 2011, quand il a découvert que des méthodes similaires étaient utilisées à une plus petite échelle pour espionner les flux d’informations aux États-Unis, le juge John D. Bates de ce tribunal a rendu une décision qui affirmait que ce programme n’était « pas conforme » au quatrième amendement de la constitution américaine.

La tentative du gouvernement de rassurer le public sur ces programmes a consisté en des séances de désinformation. L’audience de mercredi a été l’occasion d’une déclaration conjointe minutieusement élaborée par James Clapper, directeur des renseignements nationaux, le général Keith Alexander, directeur de la NSA, et James Cole, adjoint du ministre de la justice.

Cette déclaration insistait sur l’idée que les reportages des médias sur la collection de renseignements effectués conformément à la section 215 du USA Patriot Act et à la section 702 de la Loi sur les renseignements extérieurs (Foreign Intelligence Surveillance Act) étaient « inexacts. » Ils affirmaient que dans le cadre de la section 215, les agences de renseignement « ne collectent le contenu d’aucun appel téléphonique ni d’aucune information identifiant les appelants, nous ne collectons pas non plus les informations sur la localisation des téléphones portables. » Ils expliquaient aussi que l’espionnage mené dans le cadre de la section 702 « ne visait que des non-Américains à l’étranger. »

Aucune de ces affirmations ne réfute les informations qui disent que Washington est impliqué dans une vaste opération d’espionnage contre des cibles aux États-Unis comme à l’étranger. En admettant que ces affirmations ne sont pas des mensonges éhontés, elles signifient simplement que les espions utilisent d’autres justifications pseudo-légales pour enregistrer les appels téléphoniques des citoyens américains et pour espionner ceux-ci.

Dans le cas des saisies totales de données de Google et Yahoo, la NSA a exploité le fait que les centres de traitement des données en question sont situés en dehors des États-Unis, ils ne tombent pas sous la juridiction de la FISA, mais relèvent directement du pouvoir exécutif. Les données en question sont cependant les mêmes que celles qui se trouvent dans les centres de ces compagnies situés aux États-Unis.

« Une collection de contenu Internet d’une telle ampleur serait illégale aux États-Unis, » écrit le Post, « mais les opérations ont lieu à l’étranger, où la NSA a le droit de présumer que toute personne qui se sert d’un lien de communication étranger est un étranger. »

En dépit des contorsions et des mensonges évidents des responsables des services de renseignements, les représentants du peuple se sont aplatis devant les chefs de l’espionnage mercredi. Le député démocrate Dutch Ruppersberger a déclaré qu’il voulait « remercier les gens de la communauté des renseignements » et a ajouté : « la NSA ne cible pas les Américains aux États-Unis et ne cible pas non plus d’Américains n’importe où ailleurs, sans un mandat judiciaire. »

Comme le montrent clairement les révélations du Post, les affirmations de Ruppersberger sont fausses et l’ensemble de cette audience n’était qu’une parodie destinée à tromper le public.

Saga NSA et Nouvel Ordre Mondial: il court il court le Snowden…

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Comme çà, si Snowden arrive à « destination » en Équateur (rien n’est moins sûr que ce soit sa véritable destination finale, ni du reste qu’il soit à Moscou en ce moment car personne ne l’a vu en fait…), le pays pourra donner un passeport diplomatique à Assange pour qu’il ait l’immunité et puisse quitter l’ambassade de Londres.

C’est ce que le Costa Rica avait fait pour le premier ministre oligarque criminel Takhsin Shinawatra alors que la Thaïlande avait révoqué son passeport.

Pourquoi l’Équateur n’a t’il pas fait cela pour Assange depuis bien longtemps ? Qui cela arrange t’il vraiment qu’il reste confiné dans l’ambassade ?

— Résistance 71 —

 

Assange révèle des détails sur “l’opération Snowden” et fustige la “guerre des Etats-Unis contre les lanceurs d’alerte”

 

RT

 

24 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/assange-wikileaks-snowden-asylum-167/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Le fondateur de Wikileaks Julian Assange a dit que l’ancien employé sous-traitant de la NSA Edward Snowden était en sécurité et en bonne santé dans un endroit “sûr”. Il a aussi été révélé que l’Équateur a fourni à Snowden un document de passage pour réfugié.

“Le statut actuel de Mr Snowden et d’Harrison est qu’ils sont tous deux en bonne santé et en sécurité et qu’ils sont en contact avec leur équipe légale”, a dit le fondateur de Wikileaks durant une vidéo-conférence avec la chaîne RT. “Je ne peux pas donner de plus amples informations quant à l’endroit où ils se trouvent” a ajouté Assange.

Assange référait à Sarah Harrison, représentante de Wikileaks et qui accompagne Snowden dans son voyage.

Assange a de plus ajouté qu’Edward Snowden a quitté Hong-Kong le 23 Juin “pour l’Équateur via une route de passage sécure par la Russie et d’autres états”, décrivant l’itinéraire de Snowden comme étant “sécure”. Mais il n’a pas voulu donner plus de détails.

Assange a révélé que Snowden avait reçu un document de réfugié comme sauf-conduit du gouvernement équatorien.

L’Équateur a confirmé qu’Edward Snowden avait fait la demande d’asile politique et que son application serait considérée au vu de la loi internationale.

Néanmoins, Assange a fait remarquer que tandis que l’Équateur est obligé de considérer la demande d’asile de par la loi internationale, il n’est pas légalement obligé de l’accepter.

Le fondateur de Wikileaks parlait depuis l’ambassade d’équateur de Londres où il est en résidence forcée depuis plus d’un an.

Le porte-parole de l’organisation Wikileaks Kristinn Hrafnsson, qui prit aussi part à la conférence a dit que Wikileaks avait approché l’Islande et d’autres pays afin de faire une requête formelle d’asile politique pour Snowden.

“Il est déjà de notoriété publique que j’ai, en tant que journaliste islandaise, approché le gouvernement islandais avec une requête formelle en bonne et dûe forme de Mr Snowden pour son asile politique en Islande. Un processus similaire a été effectué dans d’autres endroits, “ a t’elle déclaré.

Assange a discuté longuement de la signification des révélations de Snowden sur le journalisme à travers le monde. Il a comparé le cas de Snowden et celui de Bradley Manning, qui est en ce moment même en train de faire face à une cour martiale aux Etats-Unis pour avoir fuité des câbles diplomatiques et d’autres informations sensibles à l’organisation Wikileaks.

“Snowden n’est pas un traître, ce n’est pas un espion, c’est un lanceur d’alerte qui a dit au public une vérité très importante, “ a dit Assange.

Il a ajouté que l’enquête sur Wikileaks est “ la plus grosse et la plus compliquée des enquêtes que les journalistes aint jamais vu,” et il a dit que “le gouvernement Obama tente de rendre les journalistes criminellement responsables de ce qu’ils rapportent.”

Assange a fait une référence particulière au journalisme touchant la sécurité nationale aux Etats-Unis et s’est inquiété que des sources et des lanceurs d’alerte lui avaient dit qu’ils ont maintenant trop peur pour parler.

Il a aussi critiqué le ministre des affaires étrangères américain John Kerry de jouer les petits caïds de cour de récréation avec ses déclarations contre la Russie et la Chine.

Assange a appelé ses commentaires “une tentative d’intimider des pays, ce qui supporte en fait la loi du droit d’asile”, et que ceci “ne devrait pas être toléré.”

Dimanche, les autorités de Hong-Kong ont annoncé que Snowden avait quitté le pays en partance pour Moscou, en route vers une troisième destination.

Edward Snowden est un ancien technicien de la CIA et il a aussi été employé en freelance par la NSA.

Les procureurs fédéraux américains ont inculpé Snowden d’espionnage, de vol et conversion de propriété gouvernementale dans une plainte criminelle après qu’il ait eu révélé au quotidien the Guardian de Londres l’étendue des programmes de surveilance électronique de la NSA, incluant le programme PRISM, qui peut enregistrer tout courriel et tout appel téléphonique de quiconque dans le monde et que des informations ont été partagées avec les services de renseignement britannique du Global Communications Headquarters ou GCHQ.

Nouvel Ordre Mondial: NSA et les précédents de l’affaire Snowden…

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Edward Snowden: Le profil du courage

 

 

par CHRISTOPHER H. PYLE

 

 

10 Juin 2013

 

url de l’article original:

http://www.counterpunch.org/2013/06/10/edward-snowden-profile-in-courage/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Edward Snowden va sûrement entrer dans l’histoire comme étant le plus important lanceur d’alerte de cette nation. Il est sans aucun doute un des plus courageux. L’ancien assistant technique de la CIA et employé d’une compagnie de sous-traitance du renseignement du ministère de la défense a admit avoir divulgué des documents top secrets au sujet de l’énorme violation de la vie privée des citoyens américains commise par l’Agence Nationale pour la Sécurité ou NSA.

Comme Daniel Ellsberg qui divulga les fameux documents du pentagone, Snowden est un homme de principes. “Le gouvernement s’est arrogé un pouvoir qu’il n’a pas le droit d’avoir”, a t’il dit aux journalistes durant un entretien. “Il n’y a aucune supervision du public. Le résultat en est que les employés de la NSA ont toute latitude d’aller bien au delà de ce qu’ils sont autorisés à faire.” Par exemple, a t’il expliqué, il aurait pu avoir accès aux courriels de quiconque y compris ceux du président des Etats-Unis.

Ceci n’est pas la première fois que les citoyens américains apprennent que leurs agences de renseignement sont hors de contrôle. J’ai révélé la surveillance militaire des mouvements des droits civiques et anti-guerre du Vietnam en 1970. Bob Woodward et Carl Bernstein du Washington Post ont révélé le cambriolage du Watergate par des agents de la Maison Blanche, ce qui amena le congrès des Etats-Unis à créer deux comités sélectifs pour enquêter sur l’ensemble de la communauté du renseignement.

Parmi bien d’autres choses, les comités ont découvert que la NSA avait une énorme liste de mise en surveillance des manifestants anti-guerre et des activistes des droits civiques et qu’elle interceptait leurs conversations téléphoniques. Le FBI avait placé des micros dans les chambres d’hôtel de Martin Luther King Jr et avait essayé de la faire chanter afin qu’il  commette un suicide plutôt que d’accepter le prix Nobel de la Paix. La CIA a essayé de payer la mafia pour faire tuer Fidel Castro. Le président Richard Nixon utilisa le Fisc (IRS) pour enquêter sur ses opposants politiques. Ses aides ont essayé de détruire Daniel Ellsberg pour avoir fuité des infos sur la guerre du Vietnam, à la fois en l’attaquant en justice et en faisant cambrioler le bureau de son psychologue afin de collecter des informations embarassantes. Le FBI a ouvert un grand nombre de courrier à destination de citoyens tout à fait normaux qui n’avaient rien à se reprocher et ce en violation parfaite de toute les lois et règlementations.

Depuis lors, la technologie a changé. Le bon vieil aspirateur à information Hoover a été remodelé pour l’ère numérique. Il est maintenant attaché à l’internet, où il collecte secrètement les contenus audio, vidéo, photographiques, courriels, documents et connexions internet de tout le monde depuis les plateformes numériques telles que Microsoft, Apple, Google, Yahoo, Facebook, PalTalk, AOL, Skype et Youtube. Il siphonne également des milliards de communications téléphoniques et de messages internet au travers de la fibre optique qui entre et passe par les Etats-Unis. Plus personne d’entre nous ne doit avoir une attente raisonnable de vie privée.

Le quatrième amendement de la constitution demandait une autorisation judiciaire spécifique avant que le gouvernement ne puisse saisir quoi que ce soit des citoyens. Plus maintenant, d’après la cour de justice secrète FISA. La saisie secrète de meta-données précède maintenant les recherches individuelles. A partir de cet automne, l’information sera stockée dans un énorme hangar à Camp William dans l’Utah, où des ordinateurs pourront rechercher les données sur quelqu’un dès que l’armée aura décidé qu’une personne est “digne d’intérêt”, comme par exemple un journaliste, un suspecté lanceur d’alerte ou un membre du congrès qu’elle n’aime as.

Le sénateur républicain de Caroline du Sud Lindsey Graham déclare ne pas être inquiet. Mais il devrait l’être. Avant le Watergate, le directeur du FBI J. Edgar Hoover avait 24 tiroirs d’archives complets remplis d’informations croustillantes sur tous les politiciens comme Graham. Hoover faisait savoir à chaque politicien que le Bureau avait trouvé des informations compromettantes les concernant alors qu’il recherchait autre chose, mais promettait de ne rien révéler. De manière intéressante, les abus de pouvoir de Hoover ne furent jamais mis au défi tant qu’il demeura vivant. Le gouverneur de New York Eliot Spitzer, qui avait l’habitude d’attaquer en justice les escrocs de Wall Street, fut contraint de quitter ses fonctions lorsque des fouilleurs de merde du ministère des finances fuitèrent l’information  qu’il avait blanchi de l’argent pour se payer des call girls. Si le général Petraeus, patron de la CIA, ne pouvait pas faire confiance à ses propres courriels… Lequel d’entre nous le peut ?

Au lieu de combattre un “communisme” défunt, le gouvernement maintenant clâme nous protéger contre le “terrorisme”. Peut-être. Mais ce qu’il protège aussi, est sa capacité à envahir la vie provée de tout le monde et d’utiliser ce pouvoir, s’il le désire, pour de bonnes ou mauvaises raisons et ce sans supervision. De sa position à la NSA, Snowden dit que lui et ses collègues pouvaient juste placer sur écoute et enregistrer qui ils voulaient.

Maintenant que le génie est sorti de la lampe, le président Obama appelle à une “discussion”. Foutaise. La fonction du secret est d’empêcher la discussion, pas de l’embrasser. Le gouvernement Obama est un grand supporteur de la vie privée, nais seulement pour ses membres.

C’est pourquoi il a attaqué en justice l’ancien exécutif de la NSA Thomas Drake pour avoir essayé, d’abord au travers des couloirs usuels, puis au travers du journal du Baltimore Sun, d’arrêter une collecte de données précédente. L’Opération Trailblazer n’était pas juste une énorme invasion de la vie privée; elle a gaspillé un milliard de dollars, la vaste majorité sur des entreprises privées et rien n’a jamais fonctionné. Mais au lieu de donner une médaille à Drake, le gouvernement a fermé le programme, classifié secret-défense les rapports qui confirmaient ses dires et l’a attaqué en justice sous le coup de la loi contre l’espionnage. Les accusations bidons n’ont pas fonctionné car il fut très soigneux quant à ne pas diffuser des informations  classifiées, mais l’accusation lui fit porter le chapeau de 100 000 dollars de factures légales impayées. Snowden peut s’attendre au même traitement, mais, tout comme Bradley Manning, pourrait bien en fait avoir bien plus de soutien populaire.

Le président insiste sur le fait que personne n’écoute vos conversations téléphoniques, mais Snowden sait qu’il le pouvait. Bien sûr nous savons maintenant que le président W. Bush nous a menti au sujet de la guerre d’Irak et mentit quant à son refus d’autoriser un programme massif d’enregistrement illégal, ce qui était alors un crime sous le coup de la loi du Foreign Intelligence Surveillance Act. La NSA et le FBI ont tous deux démenti leurs enregistrements illégaux et leurs programmes d’espionnage du courrier dans les années 1950 et 1960. En 2004, le ministère de la justice a assuré la cour suprême que notre gouvernement ne faisait pas torturer de gens et ce juste quelques heures avant que n’apparaissent les photos de torture tristement célèbres de la prision d’Abu Graïb en Irak et que ces photos furent télévisées à l’échelle nationale. Pourquoi devrions-nous croire ces gens maintenant ?

Le gouvernement secret fut stoppé dans les années 1970. Le président Nixon fut évincé de ses fonctions. La liste de surveillance de la NSA fut fermée, le FBI retourna aux enquêtes criminelles. Les écoutes furent mises sous la supervision d’une cour spéciale de justice concernant le renseignement extérieur. Les assassinats furent interdits par décrets-loi et la campagne de punition des lanceurs d’alerte pris fin lorsque les aides à la Maison Blanche furent pris la main dans le sac en train d’essayer de corrompre le juge de l’affaire Ellsberg. Les deux chambres du congrès des Etats-Unis créèrent des comités du renseignement pour superviser et contrôler les agences secrètes.

Malheureusement, ces efforts ont largement échoués. L’offre du juge Vinson à Verizon prouve sans l’ombre d’un doute que la cour de justice secrète FISA ne fait qu’avaliser la saisie sans discrimination de toutes sortes de données personnelles. Le président Obama voudrait nous faire croire que tous les membres du congrès ont été dûment avertis, mais même Dianne Feinstein (D-Californie), présidente du comité du renseignement du sénat, admet qu’elle ne sait pas comment les informations qui sont siphonnées depuis l’internet et les réseaux de fibres optiques sont utilisées. Des réunions secrètes sont bien sûr le meilleur moyen de faire taire les critiques. Une fois mis au courant, même vaguement, les membres du comité sont soumis au secret. Ils ne peuvent pas parler librement de ce qu’ ils savent, même pas avec les membres de leur propre personnel politique.

70% du budget fédéral pour le renseignement va maintenant au secteur privé. Loin de superviser les agences, les membres du congrès leur font la cour, espérant obtenir du business pour des entreprises qui contribuent très largement à leurs campagnes électorales Le membre du comité sur le renseignement du parlement Randy “Duke” Cunningham et le directeur exécutif de la CIA Kyle Foggo ont tous les deux été en prison pour détournement illégal de contrats gouvernementaux vers le même contracteur sous-traitant du ministère de la défense. La sénatrice Feinstein fut mise dans l’embarras en 2009 lorsque l’un de ses bailleurs de fonds invita d’autres lobbyistes à un repas avec elle et se vanta par écrit sur l’invitation, que le travail du comité sur le renseignement serait servi “en entrée”.

Les citoyens américains ne peuvent plus faire confiance au président, au congrès ou aux cours de justice pour les protéger, ou les journalistes, les lanceurs d’alerte et politiciens sur qui notre démocratie repose (NdT: quelle démocratie ? Il n’y a jamais eu de démocratie dans l’histoire, jamais étatique en tout cas…). Notre gouvernement a été massivement compromis par les contributions aux campagnes électorales et le secret de l’exécutif.

A ce niveau de turpitude, le seul remède serait que plus d’employés de la NSA, CIA et du FBI reprennent le rôle de lanceur d’alerte de Thomas Drake. C’est ce qu’Edward Snowden a fait: “J’ai évalué minutieusement chaque document que j’ai divulgué pour être sûr que chacun d’entres eux soit d’un intérêt légitime pour le public. Il y a toute sorte de documents qui auraient produit un énorme impact que je n’ai pas fournis, parce que faire du mal aux personnes n’est pas mon but. La transparence est mon but.”

Il n’y a aucun doute que le gouvernement Obama va se lancer à la poursuite de Snowden, comme il le fît pour Drake. Si le gouvernement veut défendre le système corrompu jusqu’à la moëlle, il se doit de le faire. Mais s’il le fait, il va se discréditer encore plus, prouvant un fois de plus le dicton du juge de la cour suprème Louis Brandei que disait qu’en politique “la lumière est le meilleur des désinfectants”.

Christopher H. Pyle enseigne le droit constitutionnel et les libertés civiles à Mount Holyoke College. Il est l’auteur de: Military Surveillance of Civilian Politics and Getting Away with Torture. En 1970, Il a divulgué  la surveillance militaire des politiques civiles et travailla comme consultant pour trois comités du congrès incluant le comité Church d’enquête sur le renseignement.