Archive pour la terre à ceux qui la travaillent

Les Soulèvements de la Terre acte 2 les 10-11 avril 2021 à Rennes

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, OGM et nécro-agriculure, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , on 30 mars 2021 by Résistance 71

arbrepuissance

Les Soulèvements de la Terre : Acte 2 10-11 avril 2021 à la Prévalaye

LSDT

29 mars 2021

CONTRE

le projet destructeur et imposé d’extension des infrastructures par les dirigeants du Stade Rennais Football Club à la Prévalaye. Ce projet de 3,5 hectares, soutenu par la majorité «sociale-écologiste» rennaise, détruirait des prairies naturelles et des jardins vivriers pour la construction de bureaux, parkings, de deux terrains de foot et d’une voie d’accès supplémentaire.

POUR

une réappropriation collective de la Prévalaye, de son paysage de bocage et sa vocation agricole historique. Pour une plus grande résilience alimentaire locale, la préservation des ressources en eau et en biodiversité, ainsi que le maintien d’usages patrimoniaux (jardins vivriers) sur notre territoire.

PROGRAMME

SAMEDI 10 AVRIL

10h – Manifestation fourches en main du mail F.Mitterrand jusqu’à la Prévalaye !

12h30 – Cantine à la Prévalaye

14h – Plantations sur les terres menacées, ateliers enfants (maquillage, bouture), balades naturalistes, discussion sur les luttes foncières et paysannes locales

DIMANCHE 11 AVRIL

9/10h – Accueil, petit-déjeuner puis plantations

11h – Grand tournoi de foot mixte

12h30 – Cantine à la Prévalaye

14h – Parcours musical pour les enfants, balades naturalistes, atelier de co-construction d’un contre projet pour la Prévalaye

Si vous voulez vous joindre à ce week-end, et que vous avez besoin d’infos, contactez nous ici : defense-prevalaye@riseup.net

Pour suivre les soulèvements de la terre : 

site : lessoulevementsdelaterre.org 

mail – lessoulevementsdelaterre@riseup.net

Lutte contre les spéculateurs accapareurs… Une lutte de tous les jours depuis des siècles…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, crise mondiale, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, société libertaire with tags , , , , , , , , , on 19 mars 2013 by Résistance 71

Une autre forme de désobéissance civile collective… Expropriation et autogestion vont souvent la main dans la main.

Cela doit se généraliser, on y arrive.

— Résistance 71 —

 

La terre à ceux qui la travaillent

 

13 mars par Esther Vivas

 

url: http://cadtm.org/La-terre-a-ceux-qui-la-travaillent

 

 

La terre est une source de profit pour quelques uns, que ce soit ici ou à l’autre bout de la planète. Dans l’État espagnol, le boom immobilier a laissé un héritage d’urbanisations en ruines, d’aéroports pratiquement sans avions, de villages fantômes, de grandes infrastructures en désuétude… Une réalité dont la photographe Julia Schulz-Dornburg a brillamment tiré le portrait dans son livre/inventaire « Ruines modernes, une topographie du profit ». Dans les pays du Sud, la soif du profit avec la terre expulse des paysans, des peuples indigènes et impose la monoculture pour l’exportation, de grandes infrastructures au service du capital ou la spoliation des ressources naturelles.

L’oligarchie au pouvoir en tire profit et négocie dans l’ombre des combines urbanistique, signe des projets d’aménagement du territoire et transforme le sol rustique en sol urbanisable. Les cas de corruption se multiplient. La culture du pot-de-vin est à la mode. Il se développe ainsi un nouveau caciquisme qui réalise de grandes affaires sur le dos et aux dépens des citoyens et du territoire. Sous d’autres latitudes, l’histoire se répète. Les gouvernements corrompus sont les meilleurs alliés des investisseurs qui veulent acquérir rapidement des terres bon marché. D’après un rapport d’Intermón Oxfam, on vend à des investisseurs étrangers tous les six jours une superficie équivalente à la taille de la ville de Londres. C’est la fièvre de la terre.

La privatisation et l’accaparement des terres sont à l’ordre du jour. Qu’y a-t-il de plus profitable que ce dont nous avons besoin pour vivre et pour manger ? Comme l’a amplement documenté l’organisation internationale GRAIN, la crise alimentaire et financière qui a éclaté en 2008 a donné lieu à un nouveau cycle d’appropriation des terres à l’échelle globale. Dans l’objectif d’assurer au-delà de leurs frontières la production de nourriture pour leurs populations, des gouvernements, des entreprises de l’agro-industrie et des investisseurs (fonds de pensions, banques), avides d’investissements nouveaux et rentables, achètent depuis lors des terres fertiles dans les pays du Sud. Une dynamique qui menace l’agriculture paysanne et la sécurité alimentaire des pays concernés.

Les peuples indigènes expulsés de leurs territoires constituent le fer de lance du combat contre la privatisation de la terre. Une lutte qui n’est pas nouvelle et dont Chico Mendes, « seringueiro » (ouvrier cueilleur de latex), célèbre pour son combat en défense de l’Amazonie et assassiné en 1988 par des latifundistes brésiliens, fut une des principales figures emblématiques. Chico Mendes impulsa l’Alliance des Peuples de la Forêt, rassemblant des indigènes, des seringueiros, des écologistes et des paysans contre les multinationales du bois et revendiqua une réforme agraire accordant la propriété communautaire de la terre et son exploitation en usufruit par les familles paysannes. Comme il le disait souvent : « Il n’y a pas de défense de la forêt sans défense des peuples de la forêt ».

Sans aller plus loin, ici, dans l’Etat espagnol, le Syndicat des Ouvriers de la Campagne (SOC), qui fait partie du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT), est l’une des principales références quant à la lutte pour la terre et en défense des droits des travailleurs agricoles journaliers. Depuis plus d’un an, ils occupent et exploitent la propriété de Somonte, à Palma del Río (Cordoue), une terre que la Junta de Andalucía se disposait à vendre en dépit du fait que 1.700 personnes sont au chômage dans cette localité. L’objectif des occupants est que cette propriété soit exploitée par des coopératives de journaliers au chômage au lieu de passer dans les mains de banquiers et de grands propriétaires terriens. Somonte est un symbole de la lutte du SOC et du SAT, tout comme l’est également la municipalité de Marinaleda et tant d’autres projets dont ils sont à l’initiative.

En Catalogne, aujourd’hui, un exemple très éclairant de la manière dont les intérêts privés s’imposent au détriment des besoins sociaux et collectifs dans l’utilisation de la terre est offert par la masía (ferme traditionnelle catalane, NdT) Can Piella, avec ses terres attenantes et qui se situe dans les rares zones rurales qui subsistent dans la région métropolitaine de Barcelone. Abandonnée depuis plus de dix ans, elle a été occupée par un groupe de jeune qui a créé une association qui compte aujourd’hui 2.000 associés. Ils ont restauré la ferme, relancé l’activité agraire avec un potager communautaire, revitalisé son environnement et l’ont ouverte aux villages voisins ; La Llagosta, Santa Perpètua de Mogoda et Montcada i Reixac. Actuellement, après trois ans et demi de fonctionnement, un ordre d’expulsion menace le projet. La compagnie immobilière qui, pendant une décennie a abandonné la ferme et qui n’a aucun projet pour elle, la réclame.

Au début du XXe siècle, Emiliano Zapata, paysan et symbole de la Révolution mexicaine, exigeait « La terre à ceux qui la travaillent ». Plus de cent ans ont passé et ce mot d’ordre conserve toute son actualité.

Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera.

+info : http://esthervivas.com/francais/

Voir en ligne : Source : http://esthervivas.com/201…

 

Résistance politique: La terre est à ceux qui la travaillent!

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, économie, crise mondiale, démocratie participative, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , on 8 mars 2012 by Résistance 71

Stop aux accaparements de terres : La terre est à celles et ceux qui la travaillent !

 

7 mars par Via Campesina

 

url de l’article original:

http://www.cadtm.org/Stop-aux-accaparements-de-terres

 

 

(Jakarta, le 2 mars 2012) Le 17 avril a été déclaré « Journée internationale des luttes paysannes », pour commémorer le massacre, en 1996, de dix-neuf paysannes et paysans brésiliens qui luttaient pour leurs terres et pour la justice sociale. Chaque année, à cette date, des actions et des évènements sont organisés à travers le monde, en défense des paysannes et des paysans qui luttent pour leurs droits.

Ces dernières années, nous avons souffert de la mise en œuvre de nouvelles politiques et d’un nouveau modèle de développement basé sur l’expansion des plantations et l’expropriation des terres. Ce phénomène est connu sous le nom d’accaparements de terres. C’est un phénomène mondial, mis en oeuvre par des élites locales, nationales et transnationales ainsi que par des investisseurs et spéculateurs, avec la complicité des gouvernements et des autorités locales. Il a pour objectif la mainmise sur les ressources les plus précieuses au monde.

Les accaparements de terres conduisent à la concentration de la propriété foncière et des ressources naturelles entre les mains de grands fonds d’investissement, de propriétaires de plantations et de grandes entreprises actives dans l’industrie forestière, dans les centrales hydro-électriques ou encore dans les mines. Mais elle est aussi pratiquée par des promoteurs touristiques et immobiliers et des autorités gestionnaires d’infrastructures portuaires et industrielles, etc.

Ce mouvement de concentration de la propriété qui a provoqué l’expulsion de leurs terres et le déplacement forcé des populations locales – en premier lieu les paysannes et les paysans – engendre des violations des droits humains et notamment des droits des femmes. Il a provoqué une augmentation de la pauvreté et de la fracture sociale à travers le monde tout en contribuant quotidiennement à aggraver la pollution de l’environnement. Les accaparements de terres dépassent largement les clivages Nord-Sud traditionnels des structures impérialistes : les sociétés multinationales se livrant à ces prédations ont leur siège aux États-Unis et en Europe, mais aussi au Chili, au Mexique, au Brésil, en Russie, en Inde, en Chine, en Afrique du Sud, en Thaïlande, en Malaisie, en Indonésie et en Corée du Sud, pour n’en citer que quelques unes.

Les institutions financières comme les banques, les caisses de retraite et autres fonds d’investissement sont devenues des moteurs puissants des accaparements de terres. Simultanément, des guerres et conflits meurtriers sont menés en ce moment même pour la prise de contrôle des richesses naturelles. La Banque mondiale et les banques régionales de développement favorisent et renforcent encore les accaparements de terres et de l’eau en poussant à la mise en oeuvre de politiques et de lois conçues avant tout pour bénéficier aux entreprises privée. Elles fournissent des capitaux et des garanties aux investisseurs industriels et, d’une manière générale, font la promotion d’un modèle de développement économique prédateur aux conséquences dévastatrices.

Pour compenser quelque peu ces effets néfastes, la Banque mondiale et d’autres institutions ont proposé sept principes directeurs pour des « investissements agricoles responsables » (RAI), principes qui sont censés prévenir les abus, mais qui, de fait, ne font que légitimer les accaparements de terres agricoles par des investisseurs privés et par des États. Depuis deux ans, la Via Campesina et ses alliées se mobilisent contre cette initiative.

Les accaparements de terres vont de pair avec la mainmise croissante des entreprises privées sur l’agriculture et l’alimentation à travers un contrôle renforcé sur les ressources comme la terre, l’eau, les semences et autres ressources naturelles. De nombreux gouvernements et “think tanks” justifient les accaparements en affirmant que les techniques modernes de l’agro-industrie amélioreront les pratiques agricoles locales perçues comme “archaiques”, et qu’elles garantiront la sécurité alimentaire pour tous. Bien que très largement répandue dans le monde, cette croyance s’avère totalement fausse au contact de la réalité.

Les principaux acteurs des accaparements terres recherchent le profit avant tout, au détriment du bien-être des populations : ils planteront des cultures pour la production d’agrocarburants si elles se révèlent plus rentables que les cultures vivrières, et ils exporteront leur production alimentaire si cela est financièrement plus intéressant que de la distribuer sur les marchés locaux. Dans cette course au profit, le secteur privé renforce sa mainmise sur les systèmes de production alimentaire, monopolisant les ressources et acquérant une position dominante dans les processus de décision. Les lobbies de l’industrie agroalimentaire exercent une influence politique qui surpasse souvent celle des institutions démocratiques ; et ils agissent avec la complicité des élites locales et nationales (commerçants, politiciens et dirigeants de communautés locales) qui manquent à leur devoir de protéger leurs propres citoyennes et citoyens de la prédation.

A cause des accaparements de terres, les paysannes et les paysans, les sans-terre et des peuples autochtones, et tout particulièrement les femmes et les jeunes, sont dépossédés de leurs moyens de subsistance. Ces pratiques détruisent également l’environnement. Les peuples autochtones et les minorités ethniques sont chassés de leurs territoires, souvent par l’usage de la force, ce qui renforce encore leur précarité et qui, dans certains cas, les réduit à l’esclavage.

Pendant ce temps, de fausses solutions basées sur des mécanismes de marché sont proposées pour lutter contre le changement climatique, comme par exemple le concept à la mode « d’économie verte ». Mais une analyse détaillée révèle que ces solutions ne sont rien d’autre qu’une nouvelle façon de priver les communautés locales de leurs terres et de s’emparer de leurs ressources naturelles.

Dès lors, La Via Campesina appelle tous ses membres et allié(e)s, les mouvements de pêcheurs artisanaux, les organisations de travailleurs et travailleuses agricoles, les étudiant(e)s et les groupes de défense de l’environnement, les organisations de femmes et les mouvements pour la justice sociale à se joindre à elle en cette journée du 17 avril, et à organiser des actions partout dans le monde pour faire entendre massivement la voix de la résistance populaire contre les accaparements de terres et pour renforcer la lutte contre la mainmise des entreprises privées sur les terres et les ressources naturelles.

Unissons-nous et luttons toutes et tous ensemble :

  • Pour mettre fin aux accaparements de terres et pour reprendre le contrôle des terres spoliées – la terre doit appartenir à celles et à ceux qui la travaillent.
  • Pour mettre en oeuvre une réforme agraire intégrale afin d’apporter la justice sociale en milieu rural.
  • Pour mettre fin au contrôle exercé par une poignée d’investisseurs et de sociétés transnationales sur les vies de milliards de personnes.
  • Pour s’opposer aux « principes d’investissement agricoles responsables » proposés par la Banque mondiale, étant donné qu’il ne pourra jamais être « responsable » de laisser des investisseurs et des multinationales s’emparer des terres des paysannes et des paysans.
  • Pour renforcer et promouvoir un modèle de production agricole basé sur l’agriculture familiale et la souveraineté alimentaire.

Le 17 avril, tous les groupes et individus qui le souhaitent sont invités à organiser des actions et des évènements dans leur communauté : action directe, projection de film, marché de producteurs, occupation de terres, un débat, une manifestation, une exposition artistique, ou tout autre événement faisant écho aux revendications ci-dessus.

  • Tenez-nous informés de vos projets en envoyant un courriel à viacampesina@viacampesina.org
  • Abonnez-vous à notre liste de diffusion, en envoyant un email à l’adresse
via.17april-subscribe@viamcampesina.net
  • Participez à cet événement sur Facebook

Envoyez-nous des comptes-rendus, des photos et des vidéos de vos actions et initiatives ! Nous les publierons sur www.viacampesina.org, avec une carte de toutes les actions menées dans le monde.