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Résistance au colonialisme occidental: La Russie et Haudenosaunee (Confédération Iroquoise)… des alliés de 306 ans !

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 29 janvier 2016 by Résistance 71

Les Russes se souviennent

 

Mohawk Nation News

 

28 janvier 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/01/28/the-russians-remember/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Rotino’shonni (Iroquois) et la Russie ont un traité d’alliance qui date de 1710. Cinq chefs iroquois allèrent à la cour de la reine Anne d’Angleterre à Londres pour rencontrer les 13 familles. Ce fut la toute première conférence de paix internationale sur la loi de la terre de l’Île de la Grande Tortue. Cette conférence fut initiée par nos soins. Des ceintures Wampun furent présentées à chaque famille. Le tsar Pierre le Grand de Russie a pris les Wampums et notre message avec lui en Russie.

Le Canada menace les alliés de longue date des Mohawk, la Russie. Les ceintures Wampum sont au musée d’archéologie Pierre le Grand de St Pétersbourg. Une alliance fut établie entre les Roti’noshonni et les Russes. Comme le confirme l’alliance, nous nous tenons toujours aux côtés de nos alliés. A la fois durant la première et la seconde guerres mondiales, en tant que peuple souverain non-américain et non-canadien, nous avons déclaré la guerre à l’Allemagne. (. onkwe’hon:weh declare war on Germany.)

En 1918, nous déclarâmes la guerre à l’Allemagne. Comme nous ne furent pas inclus dans le traité de paix en 1919, nous avons simplement renouvelé notre déclaration de guerre en 1942 en y incluant également l’Italie et le Japon comme nos ennemis. Les Six Nations iroquoises (Mohawk, Oneida, Seneca, Cayuga, Onondage et Tuscarora) déclarèrent la guerre aux puissances de l’axe (NdT: Berlin-Rome-Tokyo). Les Roti’noshonni allèrent à la guerre et risquèrent leurs vies en combattant l’impérialisme et le nazisme. Ils s’en revinrent sur Ono’waregeh (Île de la Grande Tortue) pour que le génocide continue.

En 1942, Joseph Staline reçût un cadeau lui rappelant notre ancienne alliance. Ce cadeau réside aujourd’hui au musée de la politique contemporaine à Moscou.

100 millions d’Onkwe’hon:weh furent annihilés sur les ordres du Vatican. La Russie n’a jamais participé au plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité. Les Russes ont annoncé qu’ils construisaient un bâtiment en reconnaissance de “L’holocauste des Indiens d’Amérique du Nord”. Il se tiendra à côté de l’ambassade des Etats-Unis à Moscou. S’ils n’avaient pas volé ces terres, ils n’existeraient pas.

Dans cette reconnaissance proposée par la Russie, nous voulons que notre vision soit représentée, comme celle qui continue de protéger Kaia’nere:kowa, la Grande Loi de la Paix. Les bulles pontificales du Vatican ont donné l’impression que dieu leur a donné le droit d’échapper aux conséquences de tous leurs crimes. Les jésuites ont travaillé avec les Anglais sous la direction du Vatican afin de perpétrer cet holocauste, le plus gigantesque de l’histoire de l’humanité. Les entreprises commerciales (corporations) que sont les Etats-Unis et le Canada ont fondé leur existence légale sur cet acte. Le monde doit reconnaître et agir en leur mettant la pression afin qu’ils prennent totale responsabilité et qu’ils redressent les torts qu’ils ont causés. Ils doivent arrêter d’entraver la voie de Kaiane’re:kowa et sa marche pour établir la paix véritable à travers le monde.

Les INDIENS laquais de ces corporations connus sous le vocable de conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) ne nous représentent en aucune façon. Pour obtenir plus d’information historique, lisez “1491” de Charles C. Mann ; “A Little Matter of Genocide” de Ward Churchill et “Stolen Continents” par Ronald Wright.

Le Bureau of Indian Affairs (BIA) de Washington et Indian Affairs d’Ottawa sont les centres opérationnels pour continuer l’objectif principal de la COURONNE (City de Londres et sa Banque d’Angleterre/Vatican): l’éradication à 100% d’Onkwe’hon:weh à travers tout le continent des Amériques Contre toute attente, nous sommes toujours là, protégeant la paix, qui est toujours la loi de cette terre et ce quoi qu’en disent les actionnaires des corporations, les banksters.

Russia to honor onkwe’hon:weh victims of US holocaust.

Résistance au colonialisme: la loi canadienne liberticide C-51 énième tentative ethnocidaire…

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

“La religion est pour ceux qui ont peur d’aller en enfer, la spiritualité est pour ceux qui y ont déjà été…”
~ Vine Deloria Jr, Lakota ~

 

La loi C-51 crée des criminels

 

Mohawk Nation News

 

29 Mai 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/05/29/creates-criminals-bill-c-51/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La loi C-51 de Stephen Harper met hors la loi la radicalisation de l’Islam, une religion. Le territoire Rotinoshonni est inondé de deux concepts de la “longue maison”, kaianereh:kowa et le code de Handsome Lake (gawaiio).

Kaia’nere:kowa est la loi de la terre de l’Île de la Grande Tortue (NdT: apellation de l’Amérique du Nord chez les nations indigènes), fondée sur la pensée de base et la connaissance du comment les humains s’articulent dans les fonctions de l’univers. La cérémonie de remerciements de commencement dénote un système interdépendant en relation avec tous les éléments de la nature, qui sont tous égaux ; les femmes ont du pouvoir dans la vie sociale, économique, politique et le peuple forme la véritable base du pouvoir. La Grande Loi de la Paix (kaiane’re:kowa) n’est pas une religion. C’est notre système politique de prise de décision consensuelle.

Les gens qui suivent le code décrivent Handsome Lake comme étant une religion. Elle est basée sur un ordre hiérarchique qui va à l’encontre de la Grande Loi de la Paix, qui elle, est égalitaire. Leur “créateur” est un concept hiérarchique mâle établi selon un modèle du Vatican. Leur “longue maison” est où ils “prient”, une église sans clocher. Ce code fut créé pour semer la division parmi les Rotinoshonni (Iroquois) afin de dominer et de renverser la loi de la terre, kaiane’re:kowa. Ils l’ont prouvé en permettant un agent de la COURONNE (NdT: City de Londres/Banque d’Angleterre/Vatican), Aaron Detlor, avocat du barreau, de les incorporer dans la matrice de l’amirauté.

La corporation Canada a développé une nouvelle façon pour essayer de détruire la Grande Paix. Le Canada fait la promotion et finance la religion de Handsome Lake dans la plupart des communautés Rotinoshonni en subventionnant la construction de leurs “longues maisons” et de leurs programmes.

Note du traducteur: Cette religion de Handsome Lake ou Gawaiio a été inventée vers 1799-1800 par un Iroquois de la nation Seneca qui affirma avoir eu des “révélations par visions” et les codifia. Il fut aidé par des prêtres jésuites dans sa démarche “mystico-propagandiste”. Les suiveurs de la religion, qi se développa plus avant dans les années 1820, ont abandonné le mode de vie traditionnel Iroquois ce qui était le but de la manœuvre: la division, le christianisme ne suffisant pas, il fallait une nouvelle religion empruntant à la fois du christianisme et de la tradition ancestrale: ils accouchèrent du code de Handsome Lake… Le texte tel qu’il est connu aujourd’hui fut écrit par Arthur C. Parker en 1913.
En comparaison, Kaiane’re:kowa, un des textes fondateurs de l’humanité, appelé “Constitution de la Confédération Iroquoise” et que nous avons traduit cette année entièrement en français, date du XIIème siècle et fut le fondement des traités de cohabitation entre les envahisseurs européens et les natifs Iroquois et leurs alliés depuis le XVIème siècle, même si tous les traités ont été bafouées par les colons. Kaiane’re:kowa est le seul texte ancestral traditionnel régissant les relations inter-nations sur l’ensemble du continent des Amériques. Point.

La loi C-51 a été passée pour mettre hors-la-loi la radicalisation de quelque religion que ce soit. Aaron Detlor a incorporé le conseil des chefs de la confédération iroquoise pour en faire une entité entrepreneuriale. La véritable cible de l’entreprise Canada est la Grande Loi de la Paix, notre forme ancestrale et légale de gouvernement, Il nous apparait qu’ils sont en train d’essayer de classer quiconque suivant la Grande Loi de la Paix (kaiane’re:kowa) comme la radicalisation de Handsome Lake code.

Kaiane’re:kowa n’est affilié avec aucun bâtiment, elle est notre constitution et elle réside dans nos esprits, pas dans un édifice. Notre source d’énergie est toute la création, le dénominateur commune de tout l’univers, nous parlons à notre mère, à nos parents et à personne d’autre. Pas besoin de médiateur, de prêtre ou de “gardien de la foi”.

Toute personne qui se soumet aux lois étrangères s’est aliéné. (wampum 58)*.

Ainsi se lamente REM: “That’s me in the corner. That’s me in the spotlight losing my religion. Trying to keep up with you. And I don’t know if I can do it.” [Losing my religion].

= = =

Note de Résistance 71:

Voici le Wampum 58 de Kaianereko:wa traduit par nos soins:

 »

  1. Les chefs des Cinq Nations se trouvent maintenant debout en cercle se tenant par les mains. Ceci signifie et garantit qui si un des chefs de la confédérations quitte le conseil et cette confédération, ses bois de cerf, emblème de son titre de chef, ainsi que ses droits de naissance, devront être hébergés sur les bras des chefs de l’union dont les mains sont jointes. Il renonce à son titre, les bois de cerf tombent de son front mais restent au sein de la confédération.

Une autre signification est que si à un moment donné, un des chefs de la confédération choisit de se soumettre à la loi d’un peuple étranger, il n’est plus dans, mais en dehors de la confédération et on devra dire des personnes de cette classe qu’ils “se sont aliénés”. De même, de telles personnes qui se soumettent aux lois de nations étrangères doivent abandonner leurs droits et appartenance à la confédération des Cinq Nations et son territoire.

Vous, les chefs de la confédération des Cinq Nations, demeurez ferme de façon à ce que si un arbre tombe sur vos bras joints, il ne pourra pas vous séparer ou affaiblir votre poigne. Ainsi se préservera la force de l’union. »

 

Corporatocratie

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Mohawk Nation News

 

25 mars 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/03/25/corporatocracy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les pères fondateurs des Etats-Unis allèrent à Albany en 1754 afin d’y apprendre plus à notre contact au sujet de la Confédération et de l’union des 6 nations iroquoises. Ceci devint connu comme “le plan d’unification d’Alnany”. Les seigneurs britanniques le court-circuitèrent à cause du pouvoir du conseil des femmes et du conseil des hommes. Les Britanniques possédaient leurs femmes et ils ne voulaient pas que celles-ci en apprennent trop à ce sujet (NdT: l’éternel conflit matriarcat-patriarcat, la société étatique étant la société patriarcale par excellence…).

La révolution américaine fut initiée pour diviser et conquérir la Confédération Iroquoise, pour couper l’arbre de la paix qui se tenait depuis plus de 3000 ans à Onondaga, le plus gros arbre d’Onowaregeh (Île de la Grande Tortue). En 1779, 13 800 colons furent envoyés pour l’abattre.

Une prétendue démocratie fut créée basée sur la structure de la Grande Paix (Kaiane’reko:wa). Le sénat prit alors la place du conseil des femmes. La chambre basse (parlement) celle du conseil des hommes. Le président, un seigneur hiérarchique, fut placé au dessus de tout ce processus pour le rendre incertain et sujet à dispute.

Puis fut mis en place le système majoritaire à 51%, qui est totalement à l’opposé du processus de prise de décision consensuel de la Grande Paix. (NdT: débats populaire publics, décisions prises à l’unanimité, représentéee ensuite par les chefs de clans et de nations qui se réunissent en conseil et qui ne sont que des portes-parole sous surveillance et n’ont aucun pouvoir décisionnel hors du consensus de l’unanimité au préalable atteint par le peuple suivant Kaiane’reko:wa). Puis les banquiers furent mis en place pour contrôler toutes les transactions. Ils commencèrent à vendre la fantaisie saugrenue que les gens pouvaient “posséder” la terre d’Ongwe’hon:weh. Le problème de l’installation coloniale commença, nous y faisons toujours face aujourd’hui.

Toute prise de décision avec Kaianere’ko:wa est faite au travers du système des clans. Dans la version entrepreneuriale américaine, le système de clan a été remplacé par le système des partis politiques, un système de “clans” tout à fait artificiel. Nous, Ongwe’honweh, recevons nos clans de nos mères (matrilinéarité) et ne pouvons pas nous reproduire au sein du même clan. Le système artificiel de parti peut-être changé à volonté.
L’empire britannique est le tout dernier empire demeurant sur cette planète. Il existe au Canada, aux Etats-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Israël. Il est temps pour cet empire de s’effondrer. La démocratie monarchique que le Canada prétend suivre est comme le système américain avec sa présidence hiérarchique. Tout cela n’est qu’un cirque.

Le véritable pouvoir de prise de décision dans l’entreprise Canada se situe avec son comité directeur du Privy Council, le conseil privé (de la reine). Ces gens supervisent les opérations quotidiennes des fonctionnaires de la corporation: le premier ministre, le chef de l’opposition, le ministre des finances etc…

Dekanawida (NdT: Le faiseur de paix qui apporta Kaianere’ko:wa à la confédération iroquoise au XIIème siècle) décrivit le va t’en guerre comme “l’homme qui mange les humains”. Ils adorent le désordre et détestent la paix. Leurs esprits sont tordus au point de susctiter la peur chez tous. Dans la parodie de démocratie adoptée, les souhaits du peuple n’ont aucune importance. Les comités d’entreprise et d’actionnaires prennent les décisions pour les gouvernements et leurs entités. Le vote est un geste symbolique complètement contrôlé par les oligarques.

Dekanawida a aussi dit que tous les gens s’aimeront les uns les autres et vivront en paix par la vertu, la rectitude, la santé et le pouvoir (du peuple). La rectitude est la justice pratiquée entre personnes et nations. La Santé est la force et la justesse de l’esprit et du corps de façon à ce que la paix arrive lorsque les esprits et les corps sont sains. Le pouvoir veut dire l’autorité de la loi (naturelle et de la terre) et de la coutume soutenues par une force suffisante jugée nécessaire par le peuple.

La Grande Paix renvoie les oligarques devant le miroir pour constater leur malfaisance. Dekanawida a dit qu’ils devront rectifier toute la souffrance qu’ils ont causée. Il conseilla de ne jamais aller contre les forces de la Nature, ce qui est le fondement même de la Grande Paix/ Kaiane’roko:wa.

Steve Winwood capture le sentiment de notre dilemne actuel: “Come down off your throne and leave your body alone. Somebody must change. You are the reason I’ve been waiting all these years. Somebody holds the key. I’m near the end, and just ain’t got the time. And I’m wasted and I can’t find my way home”. [Can’t find my way back home].

Kaianere’ko:wa, Grande Loi de la Paix ou Constitution e la Confédération Iroquoise, en français, fichier .pdf ici

 

1754 Albany Plan.

 

Read. Decolonize Ono’ware:geh.

La Grande Loi de la Paix ou Constitution de la Confédération Iroquoise (XIIème siècle) ~ 3ème partie: Wampums 79-117 ~

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La Constitution de la Confédération Iroquoise

 

Kaianerekowa (Gayanashagowa) ou la Grande Loi de la Paix

 

Traduction Résistance 71 

 

Introduction

1ère partie: wampums 1-54

2ème partie: wampums 55-78

3ème partie: wampums 79-117

 

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Les droits et pouvoirs de guerre

 

  1. Skanawatih sera investi de double fonction, devoir et autorité. Une moitié de son être devra tenir sa fonction de chef et l’autre moitié celle de chef de guerre. En cas de guerre, il devra notifier les cinq chefs de guerre de la confédération et leur commander de se préparer à la guerre, qu’ils aient leurs hommes prêts au temps et à l’endroit prescrits pour l’engagement avec l’ennemi de la Grande Paix.

 

  1. Lorsque le conseil de la confédération des Cinq Nations a pour but l’établissement de la Grande Paix parmi le peuple d’une nation étrangère et que cette nation refuse d’accepter la Grande Paix, par ce refus elle amène sur elle une déclaration de guerre de la part des Cinq Nations. Les Cinq Nations devront alors établir la Grande Paix par la conquête de la nation discordante.

 

  1. Lorsque les hommes des Cinq Nations, maintenant appelés à devenir guerriers, sont prêts pour la bataille contre une nation obstinée qui a refusée d’accepter la Grande Paix, alors un des cinq chefs de guerre devra être choisi par les guerriers des Cinq Nations pour mener leur armée à la guerre. Il sera du devoir du chef de guerre choisi de se tenir devant les guerriers et de leur parler. Son but sera de motiver les guerriers à la nécessité d’une bonne attitude et d’une obéissance stricte aux commandements des chefs de guerre. Il devra délivrer un discours les exhortant au plus grand zèle de bravoure et de courage et de ne jamais se rendre coupables de couardise. A la conclusion de son discours, il devra commencer à marcher et commencer à chanter le chant de guerre de la sorte:

Je suis maintenant très surpris et vais donc l’utiliser, ce pouvoir de mon chant de guerre, je suis les Cinq Nations et je supplie le créateur tout puissant. Il a assemblé cette armée. Mes guerriers seront pétris du courage du créateur. Ils sont entre lui et mon chant, car c’est lui qui a donné ce chant, ce chant de guerre que je chante !

 

  1. Lorsque les guerriers des Cinq Nations sont en expédition contre l’ennemi, le chef de guerre devra chanter le chant de guerre alors qu’il approche le pays ennemi et ne cessera de chanter tant que ses éclaireurs ne lui ont dit que l’armée est proche de l’ennemi et de ses lignes, c’est alors que le chef de guerre devra approcher l’endroit très précautionneusement et se préparer à l’attaque.

 

  1. Lorsque la paix sera établie après la fin de la guerre contre la nation étrangère, alors le chef de guerre devra faire en sorte que toutes les armes de guerre soient retirées à cette nation. Alors la Grande Paix sera établie et cette nation observera les lois de la Grande Paix pour les temps à venir.

 

  1. Dès qu’une nation étrangère est conquise ou a d’elle même acceptée la Grande Loi de la Paix, leur propre système de gouvernance interne continuera, mais elle devra cesser toute acte de guerre contre toute autre nation.

 

  1. Si une guerre contre une nation étrangère est poussée jusqu’au stade où cette nation est en passe d’être exterminée à cause de son refus d’accepter la Grande Paix et si cette nation doit par son obstination être exterminée, tous ses droits, propriétés et territoires deviendront la propriété des Cinq Nations.

 

  1. A chaque fois qu’une nation étrangère est conquise et les survivants amenés dans le territoire des Cinq Nations et placés sous les auspices de la Grande Paix, les deux devront être connus sous les vocables de conquérants et de conquis. Une relation symbolique devra être établie et placée dans une position symbolique. La nation conquise n’aura pas de voix dans les conseils de la confédération et dans le corps des chefs.

 

  1. Quand la guerre des Cinq Nations contre une nation étrangère rebelle a pris fin, la paix devra être restaurée dans cette nation en lui enlevant toutes armes de guerre ; ceci sera effectué par le chef de guerre des Cinq Nations. Lorsque tous les termes de la paix auront été agréés, une amitié devra alors être établie.

 

  1. Lorsque la proposition d’établir la Grande Paix est faite à une nation étrangère, ceci doit être fait au sein d’un conseil tenu mutuellement. La nation étrangère devra être persuadée par la raison et sera sollicitée avec insistance d’en venir à la Grande Paix. Si les Cinq Nations échouent d’obtenir le consentement de la nation au premier conseil, un second conseil devra se tenir et en cas de second échec, un troisième conseil devra se tenir et ce troisième conseil mettra fin à la méthode de persuasion pacifique. Durant le troisième conseil, le chef de guerre des Cinq Nations devra s’adresser au chef de la nation étrangère et lui demander par trois fois d’accepter de rejoindre la Grande Paix. Si un refus s’ensuit, le chef de guerre devra alors laisser tomber la poignée de coquillages de lac blancs qu’il tiendra dans sa main tendu ; il devra alors bondir rapidement en avant et tuer le chef contrevenant avec sa massue de guerre. La guerre sera alors déclarée et le chef de guerre devra avoir ses guerriers derrière lui pour faire face à toute urgence. La guerre devra continuer jusqu’à ce que la confrontation soit gagnée par les Cinq Nations.

 

  1. Lorsque les chefs des Cinq Nations proposent de rencontrer une nation étrangère en conseil avec des propositions d’acceptance de la Grande Paix, un groupe important de guerriers devra se cacher dans un endroit sécure à l’abri des espions de la nation étrangère mais suffisamment proche pour pouvoir intervenir. Deux guerriers devront accompagner le chef de la confédération qui porte les propositions et ces deux guerriers devront être particulièrement rusés. Si le chef devait être attaqué, ces deux guerriers devraient retourner très vite vers l’armée de guerriers avec la nouvelle de cette calamité, qui énonce la trahison de la nation étrangère.

 

  1. Lorsque le conseil des Cinq Nations déclare la guerre, tout chef de la confédération peut rejoindre les guerriers en renonçant temporairement à son titre sacré de chef qu’il détient de son élection par les femmes de sa famille. Le titre de chef retourne alors aux femmes qui peuvent l’accorder temporairement à un autre fils de leur choix jusqu’à la fin de la guerre et lorsque le chef, s’il est toujours en vie, peut reprendre son titre et siéger de nouveau au conseil.

 

  1. Une certaine ceinture wampum de nacres noires devra être l’emblème de l’autorité qu’ont les cinq chefs de guerre pour prendre les armes de guerre et de résister à l’invasion avec leurs hommes. Ceci sera appelé une guerre de défense du territoire.

 

Trahison ou sécession d’une nation

 

  1. Si une nation, partie d’une nation ou plus d’une nation au sein des Cinq Nations se mettait en tête de détruire la Grande Paix de quelque manière que ce soit en négligeant ou violant ses lois et que ceci ait pour résultat la dissolution de la confédération, une telle nation ou de telles nations seront coupables de haute trahison et appelées ennemies de la confédération et de la Grande Paix.

Il sera alors du devoir des chefs de la confédération demeurant loyaux de prévenir les personnes contrevenantes. Ils seront mis en garde une fois et si un second avertissement s’avère nécessaire, alors ils seront chassés du territoire de la confédération par les chefs de guerre et leurs hommes.

 

Droits du peuple des Cinq Nations

 

  1. A chaque fois qu’une chose de la plus haute importance ou d’une grande urgence est présentée devant le conseil de la confédération et que la nature de l’affaire affecte le corps entier des Cinq Nations, menaçant celle-ci de ruine ou de perdition, alors les chefs de la confédération devront soumettre l’affaire à la décision de leur peuple et la décision du peuple devra affecter la décision du conseil confédéral. Cette décision sera alors la confirmation de la voix du peuple.

 

  1. Les hommes de chaque clan des Cinq Nations devront avoir un feu de conseil allumé en permanence en préparation d’un conseil de clan. Lorsqu’il semble nécessaire de se réunir en conseil pour discuter du bien-être des clans, alors les hommes pourront se rassembler autour du feu. Ce conseil aura les mêmes droits que le conseil des femmes.

 

  1. Les femmes de chaque clan des cinq nations devront avoir un feu de conseil brûlant en permanence en prévision de la réunion d’un conseil de clan. Quant à leur avis, cela devient nécessaire pour l’intérêt du peuple, alors elles devront tenir conseil et leurs décisions et recommandations devront être introduites devant le conseil des chefs par le chef de guerre pour y être considérées.

 

  1. Tous les feux de conseil de clan d’une nation ou des Cinq Nations peuvent s’unir en un grand feu de conseil général ou des délégués de tous les feux de conseils peuvent être nommés pour s’unifier dans un conseil général pour y discuter des intérêts du peuple. Le peuple aura le droit de nommer ou de déléguer son pouvoir à des membres de la communauté. Lorsque leur conseil aura atteint une conclusion en quelque sujet que ce soit, leur décision sera rapportée au conseil de la nation ou celui de la confédération (selon le cas) par le ou les chefs de guerre.

 

  1. Avant que le véritable peuple unisse leurs nations, chaque nation avait ses feux de conseil. Avant la Grande Paix, les conseils se tenaient. Les feux du conseil des cinq continueront de brûler comme avant, ils ne sont pas éteints. Les chefs de chaque nation dans le futur devront résoudre les affaires de leur nation à ce feu de conseil toujours gouverné par les lois et les réglementations du conseil de la confédération et par la Grande Paix.

 

  1. Si un neveu ou une nièce observe une irrégularité dans la performance des fonctions de la Grande Paix et de ses lois, soit au conseil confédéral ou dans l’attribution des titres de chef, ils peuvent demander par le truchement du chef de guerre que des corrections soient apportées et que les choses soient faites conformément aux façons prescrites par la Grande Loi de la Paix.

 

Protection des cérémonies religieuses

 

  1. Les rites et festivals de chaque nation devront rester intacts et continueront comme auparavant parce qu’ils ont été donnés aux peuples il y a très longtemps comme étant de bonnes choses nécessaires pour le bien des gens.

 

  1. Il sera du devoir des chefs de chaque confrérie de conférer à l’approche de chaque période de remerciement de la mi-hiver et de notifier leur peuple du prochain festival. Ils devront tenir conseil à ce sujet et s’occuper de tous les détails et commencer le remerciement cinq jours après la lune nouvelle de Dis-ko-nah. Le peuple devra s’assembler à l’endroit dit et les neveux devront notifier les gens du quand et du où. Du début à la fin du festival, les chefs présideront au remerciement et s’adresseront au peuple de temps en temps.

 

  1. Il sera du devoir des personnes en charge des festivals de remerciement de faire tout ce qui doit l’être pour ces occasions.

Les festivals reconnus pour le remerciement devront être ceux de la mi-hiver, du remerciement pour le sirop d’érable, pour le sarclage du maïs, le petit festival du maïs vert, le grand festival du maïs mûr et le grand remerciement pour la moisson. Tous les festivals de chaque nation devront se tenir dans leurs longues maisons.

 

  1. Lorsque le remerciement pour le maïs vert est arrivé, les responsables spécifiques, hommes et femmes, devront faire très attention de remplir leurs devoirs correctement.

 

  1. Lorsque le festival de remerciement pour le maïs mûr se déroule, les chefs de la nation doivent y donner la même attention que celle apportée pour le remerciement de la mi-hiver.

 

  1. Chaque fois qu’un homme se réalise par sa vie exemplaire et sa connaissance des bonnes choses, qu’il est un enseignant naturel des bonnes choses, il devra être reconnu par les chefs comme un enseignant de la paix et de la religion et le peuple devra l’écouter.

 

Le chant d’intronisation

 

  1. Le chant utilisé pour introniser un nouveau chef de la confédération devra être chanté par Adodarhoh comme suit:

 

“Haii, haii Agwah wi-yoh Haii, haii A-Kon-he-watha Haii, haii Ska-we-ye-se-go-wah Haii, haii Yon-gwa-wih Haii, haii Ya-kon-he-w-tha

Haii, haii cela est très bon en fait Haii, haii, c’est un balai,– Une grande aile, Haii, haii elle m’est donnée Haii, haii, comme instrument de balayage.”

 

  1. A chaque fois qu’une personne ayant le droit d’apprendre le chant de la pacification, a le privilège de pouvoir le faire, mais il devra préparer un festin auquel participeront avec lui ses professeurs et chanteront. Le festin est donné pour qu’aucune mauvaise fortune ne leur échoit pour avoir chanté le chant en une occasion où le chef n’est pas instauré.

 

Protection de la maison

 

  1. Un certain signe conventionnel devra être connu de toute personne des cinq nations, signe qui dénotera que l’occupant de la maison est absent. Un bâton ou une perche dans une position inclinée ou barrant le chemin sera ce signe. Toute personne qui n’a aucune raison d’entrer dans la maison de par le droit conféré à ceux qui y vivent, ne devra pas approcher de la maison présentant un tel signe, ni de jour ni de nuit et devra rester à une distance respectable de la maison.

 

Les adresses funéraires

 

  1. Aux funérailles d’un chef de la confédération dites ceci: “Maintenant nous nous réconcilions alors que tu t’en vas. Tu fus un chef de la confédération des Cinq Nations et le peuple unifié avait confiance en toi. Maintenant nous te libérons, car c’est un fait que nous ne pouvons plus marcher ensemble sur cette terre. Ainsi, nous déposons ta dépouille ici. Ici nous l’abandonnons. Maintenant nous te disons: Persévère vers l’endroit où le créateur vaque en paix. Ne laisse pas les choses terrestres t’importuner. Ne laisse rien de ce qui transpirait lorsque tu vivais t’importuner. Tu as pris plaisir à chasser, tu as pris du plaisir en jouant à Lacrosse et ton esprit s’est amusé dans les fêtes et les occasions plaisantes, mais maintenant ne laisse pas les pensées de ces choses te donner quelque trouble que ce soit. Ne laisse pas ta famille t’importuner et ne laisse pas non plus tes amis et associés troubler ton esprit. Ne regarde rien de tout cela.

Maintenant, vous ici présents qui étiez reliés à cet homme et vous qui étiez ses amis et associés, regardez le chemin qui est aussi le votre ! Bientôt nous serons nous-mêmes laissés en cet endroit. Pour cette raison, restreignez-vous en allant de place en place. Ne cachez rien dans vos conversations ni dans vos actions. Ne pratiquez pas la langue de bois ni le commérage. Faites attention à cela et ne parlez pas, ne vous abandonnez pas à de mauvaises attitudes. Vous devrez vous abstenir de frivolités inutiles pendant un an, mais si vous ne pouvez pas le faire en guise de cérémonie, alors dix jours de respect pour ces choses sont requis.”

 

  1. Aux funérailles d’un chef de guerre dites: “Maintenant nous sommes réconciliés alors que tu t’en vas. Tu fus un chef de guerre de la confédération des Cinq Nations et le peuple unifié avait confiance en toi pour le garder de ses ennemis (le reste demeure identique à l’adresse funéraire pour un chef de la confédération)

 

  1. Aux funérailes d’un guerrier dites; “Maintenant nous sommes réconciliés alors que tu t’en vas. Tu fus un protecteur dévoué de ta famille et tu as toujours été prêt à prendre part aux batailles pour la confédération des Cinq Nations. Le peuple unifié avait confiance en toi (le reste demeure identique à l’adresse funéraire pour un chef de la confédération).

 

  1. Aux funérailles d’un jeune homme dites: “Maintenant nous sommes réconciliés alors que tu t’en vas. Au tout début de ta carrière es-tu pris et la fleur de ta vie s’est fânée trop vite. (le reste demeure identique à l’adresse funéraire pour un chef de la confédération)

 

  1. Aux funérailles d’une femme chef dites: “Maintenant nous sommes réconciliés alors que tu t’en vas. Tu fus une femme chef de la confédération des Cinq Nations. Tu fus une mère des nations. Maintenant nous te libérons car il est vrai que nous ne pouvons plus marcher ensemble sur cette terre. Ainsi nous déposons ici ta dépouille. Nous l’abandonnons ici. Maintenant nous te disons: ‘Persévère vers l’endroit où le créateur vaque en paix. Ne laisse pas les choses terrestres t’importuner. Ne laisse rien qui transpirait lorsque tu vivais t’importuner. Prendre soin de ta famille était un devoir sacré pour toi et tu étais fidèle. Tu étais une parmi les plusieurs héritières des titres de chef. Tu participais aux fêtes et tu as eu bien des occasions plaisantes…” (le reste demeure identique à l’adresse funéraire pour un chef de la confédération)

 

  1. Aux funérailles d’une femme dites: “Maintenant nous sommes réconciliés alors que tu t’en vas. Tu fus une femme dans la fleur de la vie et sa floraison est maintenant terminée. Tu a tenu la position sacrée de mère de la nation. Prendre soin de ta famille était un devoir sacré pour toi et tu étais fidèle. Tu participais aux fêtes et tu as eu bien des occasions plaisantes…” (le reste demeure identique à l’adresse funéraire pour un chef de la confédération)

 

  1. Aux funérailles d’une jeune femme dites: “Maintenant nous sommes réconciliés alors que tu t’en vas. Tu étais un tendre bouton de fleur qui a réjoui nos cœurs pour seulement quelques jours. Maintenant la floraison s’est arrêtée. Ne laisse rien des choses qui ont transpirées sur terre t’importuner. Ne laisse rien de ce qui t’es arrivé lors de ta vie t’importuner.”

(le reste demeure identique à l’adresse funéraire pour un chef de la confédération)

 

  1. Quand un nouveau né meurt dans les trois jours de sa naissance, le deuil doit continuer pendant cinq jours. Ensuite, vous devrez rassembler les petits garçons et les petites filles dans la maison du deuil et durant la fête des funérailles, un orateur devra s’adresser aux enfants et leur dire de continuer à être joyeux, bien que la tristesse ait été jetée sur eux au travers de cette mort. Que les nuages noirs s’envolent et que le grand ciel bleu soit de nouveau visible. Ils seront ainsi de nouveau en paix dans la clarté du soleil.

 

  1. Lorsqu’une personne décédée est amenée sur le lieu d’enterrement, le porte-parole du côté opposé du conseil du feu devra remonter le moral de la famille privée d’un être cher et raviver leur feux de la paix, les motiver de remettre de l’ordre dans leur maison pour une fois de plus revenir dans la clarté après que les ténèbres les aient enveloppé. Il leur dira que les nuages noirs s’envoleront et que le grand ciel bleu sera de nouveau visible. C’est pourquoi ils seront de nouveau en paix dans la lumière du soleil.

 

  1. Trois lignes de nacres de coquillages d’une longueur d’une longueur de bras chacune seront employées pour s’adresser à l’assemblée aux funérailles d’un mort. Le porte-parole devra dire:

“Oyez vous tous assemblés, ce corps va être recouvert. Rassemblez vous en cet endroit de nouveau dans dix jours et c’est la parole du créateur de ce que le deuil doive cesser après que dix jours se soient écoulés. Ensuite une fête sera donnée.”

Puis, à l’expiration des dix jours, le porte-parole devra dire: “Continuez à écouter vous qui êtes ici. Les dix jours de deuil sont achevés et vos esprits doivent maintenant se libérer de la tristesse qui échoit lors de la disparition d’un membre de la famille. Les membres de la famille ont décidé de compenser un peu ceux qui ont assisté et aidé à ces funérailles. Ceci n’est qu’une simple expression de remerciement. Ceci est pour la personne qui a fait la cuisine alors que le corps reposait dans la maison. Laissons la venir devant l’assemblée pour recevoir ce cadeau et qu’elle soit relevée de sa tâche.”

En substance, ceci devra être répété pour chaque personne qui a assisté de quelque manière que ce soit jusqu’à ce que tout le monde ait été honoré.

Fin

 

La Grande Loi de la Paix ou Constitution de la Confédération Iroquoise (XIIème siècle) ~ 2ème partie: Wampums 55-78 ~

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 30 janvier 2015 by Résistance 71

La Constitution de la Confédération Iroquoise

 

Kaianerekowa (Gayanashagowa) ou la Grande Loi de la Paix

 

Traduction Résistance 71 

 

Introduction

1ère partie: wampums 1-54

2ème partie: wampums 55-78

3ème partie: wampums 79-117

 

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Le symbolisme officiel

 

  1. Un grand tissage de perles de coquillages, auquel les chefs des cinq nations ont équitablement participé, symbolisera la finitude de l’union et certifiera le serment des nations représentées par les chefs de la confédération des nations Mohawk, Oneida, Onondaga, Cayuga et Seneca, qui sont toutes unifiées et ont formé un seul corps ou une union appelée union de la grande loi, qu’elles ont établi.

Un tissage de perles de coquillages sera le symbole du conseil du feu et de la confédération des cinq nations. Le chef que le conseil des gardiens du feu appointera comme porte-parole au début de la session du conseil devra tenir la ceinture de nacres dans ses mains en parlant. Quand il a fini de parler, il déposera la ceinture sur une endroit élevé (ou sur un poteau) de façon à ce que les chefs assemblés et les gens puissent la voir et sachent que le conseil est ouvert en en cours de session.

Lorsque le conseil est ajourné, le chef qui a été nommé par ses camarades chefs pour le fermer devra prendre la ceinture dans ses mains et s’adresser à l’assemblée des chefs. Ainsi se terminera la conseil jusqu’à un moment et un endroit décidés par le conseil. Alors la ceinture devra être placée dans un endroit sûr.

Tous les cinq ans, les chefs de la confédération des cinq nations et le peuple devront se rassembler et se demander les uns les autres si leurs esprits sont toujours dans la même vague d’unité pour la Grande Loi Unificatrice et si une des cinq nations ne veut pas continuer à prêter serment d’unité, alors la Grande Loi Unificatrice devra être dissoute.

 

  1. Cinq rangées de coquillages attachées ensemble pour n’en former qu’une devront représenter les Cinq Nations. Chaque rangée représentera une nation et l’ensemble un territoire complètement unifié connu sous le nom de territoire de la confédération des Cinq Nations.

 

57.Cinq flèches devront être solidement attachées ensemble, chaque flèche représentant une nation. Comme les cinq flèches solidemement attachées, ceci symbolisera l’union complète des nations. Ainsi sont complètement unifiées les cinq nations et imbriquées les unes dans les autres, unies en une tête, un corps et un esprit. C’est pourquoi elles devront travailler, légiférer et entrer en conseil ensemble pour l’intérêt des générations futures.

 

Les chefs de la confédération devront manger ensemble dans un bol commun le met préparé de la queue de castor cuite. Lorsque qu’ils mangent il ne peuvent pas utiliser d’ustensiles tranchant car s’ils le faisaient, ils pourraient accidentellement se blesser et alors un bain de sang s’en suivrait. Toutes mesures appropriées doivent être prises pour absolument éviter que le sang coule.

 

  1. Les chefs des Cinq Nations se trouvent maintenant debout en cercle se tenant par les mains. Ceci signifie et garantit qui si un des chefs de la confédérations quitte le conseil et cette confédération, ses bois de cerf, emblème de son titre de chef, ainsi que ses droits de naissance, devront être hébergés sur les bras des chefs de l’union dont les mains sont jointes. Il renonce à son titre, les bois de cerf tombent de son front mais restent au sein de la confédération.

 

Une autre signification est que si à un moment donné, un des chefs de la confédération choisit de se soumettre à la loi d’un peuple étranger, il n’est plus dans, mais en dehors de la confédération et on devra dire des personnes de cette classe qu’ils “se sont aliénés”. De même, de telles personnes qui se soumettent aux lois de nations étrangères doivent abandonner leurs droits et appartenance à la confédération des Cinq Nations et son territoire.

Vous, les chefs de la confédération des Cinq Nations, demeurez ferme de façon à ce que si un arbre tombe sur vos bras joints, il ne pourra pas vous séparer ou affaiblir votre poigne. Ainsi se préservera la force de l’union.

 

  1. Une ceinture tissée de nacres de coquillages wampum d’une largeur de trois mains, la moitié supérieure blanche, la moitié inférieurs noire, faite à contribution égale par les hommes des cinq nations, sera la manifestation physique de ce que les les gens ont fusionné en une tête, un corps et une pensée ; cela symbolisera aussi leur ratification du pacte de paix de la confédération, où les chefs des Cinq Nations ont établi la Grande Paix.

La portion blanche des nacres représente les femmes tandis que la portion noire représente les hommes. La portion noire est de plus le signe du pouvoir investi chez les hommes des Cinq Nations.

Cette ceinture wampum investit le peuple du droit de corriger leurs chefs errants. Dans le cas d’une partie où tous les chefs s’engagent sur un chemin qui n’est pas embrassé par le peuple et qu’ils ne considèrent toujours pas le troisième avertissement donné par les femmes de leurs familles, alors l’affaire devra être porté devant le conseil général des femmes des Cinq Nations. Si les chefs notifiés et avertis trois fois ne rentrent toujours pas dans le rang, alors l’affaire devra être portée devant les hommes des Cinq Nations. Les chefs de guerre devront alors, par droit et suivant l’autorité qui leur est conférée, entrer le conseil ouvert, pour avertir le ou les chefs de retourner sur le droit chemin. Si les chefs incriminés entendent le conseil, ils devront dire: “Nous répondrons demain”. Si une réponse favorable est ensuite donnéee en faveur de la justice et en accord avec la Grande Loi de la Paix, alors les chefs devront de nouveau prêter allégeance en fournissant chacun les ceintures wampum requises. Alors les chef de guerre ou les chefs devront exhorter les chefs errants d’être juste et bon.

Si les chefs devaient refuser d’entendre le troisième avertissement, deux options sont alors possibles: soit les hommes peuvent décider en conseil de déposer le ou les chefs ou de les frapper à mort avec leurs massues de guerre. S’ils décident dans leur conseil de prendre la première option, le chef de guerre devra s’adresser aux chefs intéressés et leur dire: “Puisque vous, chefs des Cinq Nations, avez refusé de retourner dans le bon processus de la constitution, nous déclarons dès maintenant vos positions vacantes, nous vous retirons vos bois de cerf, symboles de votre chefferie et d’autres devront être choisis pour siéger à vos places, laissez donc place libre.”

Si les hommes en conseil devaient choisir la seconde option, le chef de guerre devra ordonner à ses hommes d’entrer dans le conseil et de prendre positions aux côtés des chefs errants, s’asseyant entre eux si possible. Lorsque ceci est fait, le chef de guerre tiendra alors à bout de bras le wampum noir et dira aux chefs errants: “Et bien maintenant, chefs des Cinq Nations, oyez ces derniers mots de vos hommes. Vous n’avez pas tenu compte des avertissements des femmes de vos familles, vous n’avez pas tenu compte des avertissements du conseil général des femmes et vous n’avez pas non plus tenu compte des avertissements des hommes de vos nations, qui tous insistaient pour que vous retourniez sur le chemin de l’action juste. Puisque vous êtes déterminé à resister et à ne pas rendre justice à votre peuple, il n’y a plus qu’une seule façon d’agir pour nous.” A ce moment, le chef de guerre laissera tomber le wampum noir et les hommes devront se lever d’un bond et battre à mort les chefs errants. Chaque chef errant peut se soumettre avant que le wampum noir ne soit lâché. Son exécution sera immédiatement suspendu.

Le Wampum Noir ici utilisé symbolise que le pouvoir d’exécuter est enterré mais qu’il peut encore être déterré par les hommes. Il est enterré, mais lorsque l’occasion se présente, ils peuvent le déterrer et en dériver leur pouvoir et leur autorité pour agir comme ici prescrit.

 

  1. Une large ceinture wampum sombre de 38 rangées, ayant un cœur blanc en son centre et de part et d’autre deux carrés blancs tous connectés avec le cœur par des rangées de nacres blanches, sera l’emblème de l’unité des Cinq Nations.

 

(Note: Il s’agit de la Ceinture d’Ayonwatha/Hiawatha)

 

Le premier carré à gauche représente la nation Mohawk et son territoire ; le second carré à gauche, près du cœur représente la nation Oneida et son territoire ; le cœur blanc au milieu représente la nation Onondaga et son territoire, il veut aussi dire que le cœur des cinq nations est solitaire dans sa loyauté à la Grande Paix, que la Grande Paix est logée dans le cœur (c’est à dire avec les chefs Onondaga) et que le Feu du Conseil doit y brûler pour les Cinq Nations, de plus, cela veut dire que l’autorité est donnée pour faire avancer la cause de la paix et que les nations hostiles en dehors de la confédération devront cesser la guerre ; le carré blanc à droite du cœur représente la nation Cayuga et son territoire et le quatrième et dernier carré à droite représente la nation Seneca et son territoire.

Le blanc symbolisera ici qu’aucune pensée maléfique ou de jalousie ne viendra s’imiscer dans l’esprit des chefs lorsqu’ils sont réunis en conseil sous les auspices de la Grande Paix. Le blanc, emblème de la paix, de l’amour, de la compassion et de l’équité entoure et garde les Cinq Nations.

 

  1. Qu’une grande calamité menace les générations naissantes et vivantes des Cinq Nations, alors celui qui est capable de grimper en haut de l’arbre de paix devra le faire. Lorsqu’il sera arrivé en haut de l’arbre, il devra regarder dans toutes les directions et s’il voit des choses malfaisantes s’approcher, il devra alors appeler le peuple des Cinq Nations rassemblé au pied de l’arbre et devra dire: “Une calamité menace votre bonheur.” C’est alors que les chefs devront se réunir en conseil et discuter de ce malheur à venir.

Lorsque toute la vérité au sujet du trouble se profilant est connue et prouvée, alors le peuple devra chercher un arbre de Kahonkaahgonah (Orme des marécages) et lorsqu’ils l’auront trouvé, ils devront rassembler leurs têtes toutes ensemble et se loger pour un temps parmi ses racines. Ensuite, leurs travaux finis, ils pourront espérer le bonheur pour bien des jours après.

 

  1. Quand le conseil de la confédération des Cinq Nations déclare une lecture des ceintures wampum rappelant ces lois, ses membres devront fournir au lecteur un matelas spécial de lecture en fibres de chanvre sauvage. Le matelas ne devra pas être utilisé à nouveau, car une telle formalité est appelée en honneur de l’importance de la loi.

 

  1. Si deux fils de côtés opposés au feu du conseil se mettent d’accord sur le désir d’entendre la loi de la Paix leur être récitée et ainsi rafraîchir leurs mémoires sur la façon édictée par le fondateur de la Confédération, ils devront en notifier Adodarho. Celui-ci devra ensuite consulter cinq de ses chefs co-actifs qui devront consulter huit de leurs frères. Ils devront ensuite décider d’acquiescer à la demande des deux fils des côtés opposés du feu du conseil, Adodarho devra envoyer des messagers pour avertir les grands chefs de chacune des cinq nations. Ensuite, ils devront envoyer leurs chefs de guerre pour notifier leur frêre et cousin chefs de a réunion, du jour et de l’heure de sa tenue.

Quand tous sont arrivés et sont en réunion, Adodarhoh, en conjonction avec ses cousins chefs, devra nommer un chef qui devra réciter la Grande Loi de la Paix. Ensuite ils devront annoncer qui ils ont choisi pour le récit de la Grande Loi aux deux fils. Ensuite, celui qui a été choisi devra réciter les lois de la Grande Paix.

 

  1. A la cérémonie d’intronisation des chefs, s’il n’y a qu’un seul réciteur et chanteur expert de la loi et de l’hymne de la Pacification à se tenir devant le feu du conseil, alors lorsque ce réciteur et chanteur a fini de s’adresser d’un côté du feu, il devra se rendre de l’autre côté et répondre à son propre discours et chanson. Il agira ainsi pour les deux côtés du feu jusqu’à ce que la cérémonie complète soit achevée. Un tel réciteur et chanteur sera appelé “Deux Visages” parce qu’il récite et chante pour les deux côtés du feu du conseil.

 

  1. Moi, Dekanavida et les chefs de l’union, déracinons le plus grand des sapins et dans la dépression du sol de ses racines, y déposons toutes les armes de la guerre. Dans les profondeurs de la terre, sous les courants profonds sous-terrains de cette eau coulant dans des régions inconnues, nous scellons toutes les armes de la discorde. Nous les enterrons hors de la vue de tous et nous replantons l’arbre. Ainsi est établie la Grande Paix et les hostilités ne seront plus entre les Cinq Nations, la paix règnera sur les peuples unifiés.

Les lois de l’adoption

 

  1. Le père d’un bel enfant, d’un enfant intelligent, à grande capacité ou aimé spécialement à cause de certaines circonstances pourra, par la volonté du clan de l’enfant, choisir un nom de son clan (père) et l’officialiser par une cérémonie, comme cela est prévue. Ce nom ne sera que temporaire et sera appelé: “Un nom porté autour du cou”.

 

  1. Si une personne, membre de la confédération des Cinq Nations, estime particulièrement un homme ou une femme d’un autre clan ou d’une nation étrangère, elle pourra choisir un nom et l’adresser à cette personne estimée. La prise de nom se fera en accord avec la cérémonie d’officialisation des noms. Un tel nom n’est que temporaire et sera appelé: “nom porté autour du cou”. Une courte cordelette de coquillages devra être délivrée avec le nom afin d’officialiser et d’archiver l’évènement.

 

  1. Si un membre quelconque des Cinq nations, une famille ou une personne appartenant à une nation étrangère soumettent une proposition d’adoption dans un clan d’une des Cinq Nations, il(s) devra fournir une cordelette de coquillages d’une longueur d’une envergure de bras, comme promesse au clan dans lequel il(s) veut être adoptée. Les chefs de la nation devront alors considérer officiellement la proposition et prendre une décision.

 

  1. Un membre quelconque des Cinq Nations qui, par estime ou autre sentiment, désire adopter un individu, une famille ou un nombre de familles, peut lui, leur proposer l’adoption et si elle est acceptée, alors l’affaire devra être portée à l’attention des chefs pour confirmation et les chefs devront alors confirmer l’adoption.

 

  1. Lorsque l’adoption de quelqu’un a été confirmée par les chefs de la nation, les chefs devront s’adresser au peuple de leur nation et dire: “Maintenant vous et notre nation devez être informés qu’une telle personne, telle famille ou telles familles ont cessé à tout jamais de porter le nom de leur nation de naissance et l’ont enfoui profond dans la terre. En conséquence, ne laissons jamais quiconque de notre nation mentionner le nom de la nation originelle de leur naissance. Faire cela serait précipiter la fin de notre paix.”

 

Les lois d’émigration

 

  1. Quand une personne ou une famille appartenant à la confédération des Cinq Nations, désire abandonner leur nation de naissance et le territoire des Cinq Nations, ils doivent en informer les chefs de leur nation et le conseil confédéral devra en prendre connaissance.

 

  1. Quand une personne ou une famille ou quiconque des Cinq Nations émigre et réside dans une région distante du territoire des Cinq Nations, les chefs de la confédération pourront selon leur volonté, envoyer un messager portant une large ceinture wampum noire et lorsque le messager arrive, il devra rassembler les gens ou s’adresser à eux personnellement en montrant la ceinture de coquillages et ils sauront alors que ceci est un ordre pour eux de retourner dans leurs maisons d’origine et autour du feu des conseils.

 

Titre de propriété

 

  1. La terre, le sol d’un bout à l’autre du territoire est la propriété du peuple qui l’habite. Par droit de naissance, Ongwehonwe (les êtres originaux de la terre) sont les propriétaires du sol qui leur appartient et qu’ils occupent et personne d’autre ne pourra le posséder. La même loi a été maintenue depuis des temps immémoriaux.

Le grand créateur nous a fait du même sang et du même sol et comme seulement des langages différents constituent la différence entre les nations, il a établi différents terrains de chasse et territoires et a mis des lignes de séparation entre eux.

 

  1. Quand une nation étrangère ou un individu sont admis au sein des Cinq Nations, l’admission doit-être comprise comme n’étant que temporaire. Si la nation ou la personne créent une perte, une mauvaise action ou cause une souffrance quelconque qui pourraient mettre en danger la paix au sein de la confédération, les chefs confédérés devront demander à un de leurs chefs de guerre de le ou les réprimander et si une offense similaire est de nouveau commise, alors la partie qui a offensée devra être chassée du territoire des Cinq Nations.

 

  1. Quand un membre d’une nation étrangère vient en territoire des Cinq Nations et y cherche refuge et la résidence permanente, les chefs de la nation qui l’a accueilli devront étendre l’hospitalité et faire de cette personne un membre de cette nation. Des droits égaux lui seront alors accordés en toute matière, sauf celles ci-après mentionnées.

 

  1. Une personne étrangère qui a été adoptée temporairement n’aura pas le droit de voter au conseil des chefs de la confédération. Car seuls ceux qui ont été investis comme chefs peuvent le faire. Les étrangers n’ont rien par le sang pour leur faire revendiquer le vote et s’il devait l’obtenir, sans connaître toutes les traditions de la confédération, cela pourrait être détrimental à la Grande Paix. De cette manière, la Grande Paix pourrait-être mise en danger et peut-ête même détruite.

 

  1. Quand les chefs de la confédération décident d’admettre une nation étrangère et qu’une adoption est effectuée, les chefs doivent alors informer la nation adoptée que son admission n’est que temporaire. Ils doivent aussi dire à la nation qu’elle ne doit jamais essayer de contrôler, d’interférer avec ou de blesser les Cinq Nations, ni avoir de mauvais égards pour la Grande Paix ou quelque règle de sa coutume que ce soit. Qu’en aucun cas elle ne devra perturber ou causer une blessure. Si la nation adoptée devait déroger à ces injonctions, alors son adoption sera annulée et elle sera expulsée.

L’expulsion devra se passer de la façon suivante: Le conseil devra nommer un de ses chefs de guerre pour porter le message d’annulation et il devra dire: “Vous (nom de la nation), écoutez-moi tandis que je vous parle. Je suis ici pour vous informer une fois de plus d’une décision du conseil des Cinq Nations. Vous aviez pris connaissance précédemment de cette mesure. Maintenant, les chefs des Cinq Nations ont décidé de vous expulser et de vous exiler. Nous vous renions maintenant et anulons votre adoption. Vous devez donc chercher un chemin de départ et vous devez mener vos gens hors du territoire. C’est vous et non pas nous qui avez fait une mauvaise action et causé cette sentence d’anulation. Allez donc sur votre chemin et partez du territoire de la confédération des Cinq Nations.”

 

  1. A chaque fois qu’une nation entre dans la confédération ou accepte la Grande Paix, les Cinq Nations et la nation étrangère devront entrer en un accord par lequel la nation étrangère devra prendre en charge de persuader d’autres nations d’accepter la Grande Paix.

A suivre …