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Dr Ashraf Ezzat: Entité sioniste et colonisation de la Palestine… Pour que Trump et la ligue mafieuse comprennent que…

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Jerusalem n’est pas la capitale de l’Israel biblique

 

Dr Ashraf Ezzat

 

8 décembre 2017

 

url de l’article original:

https://ashraf62.wordpress.com/2017/12/08/mr-trump-jerusalem-is-not-the-capital-of-biblical-israel/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Si historiquement Jerusalem était bien la ville du roi David, la décision idiote de Trump d’y faire transférer l’ambassade des Etats-Unis ne m’aurait pas irrité outre mesure et je n’aurais pas écrit l’article que vous êtes en train de lire. Mais la vérité est que la Jerusalem moderne n’a jamais été la capitale du royaume de David.

Bien des gens ont pensé que l’idée de construire un mur à la frontière américano-mexicaine fut la promesse électorale la plus stupide de Trump. Mais en fait ça ne l’était pas, transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jerusalem le fut. La décision de Trump a ravivé l’idéologie sioniste de l’occupation illégale et d’apartheid et quelques sionistes fanatiques ont perçu l’affaire comme étant “plus grosse que Balfour” et tant pis pour ces analystes qui ont soutenu Trump en le voyant comme le candidat qui allait devenir le président anti-establishment. Ils ne semblaient pas vouloir comprendre que le seul establishment auquel Trump est attaché, c’est le sien.

Bouger l’ambassade vient-il vraiment comme une surprise ? En fait non, car contrairement à ses prédécesseurs, Trump veut être le premier président des Etats-Unis à remplir ses promesses électorales (aussi stupides furent-elles…). Peut-être veut-il que cela soit mémorisé comme son héritage présidentiel.

Mais ceci ne peut pas être le seul but de cette action si mal avisée, car relocaliser l’ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jerusalem va sûrement accordé à Trump le soutien (si nécessaire) du lobby juif et de ses organisations pleines de fric ainsi que le droit religieux sionistes et des évangélistes chrétiens (NdT: les plus sionistes de tous les chrétiens…)

Sans mentionner que cette pitrerie d’ambassade servira de diversion car un paquet de scandales sont en train de menacer la présidence de Trump et de transformer la Maison Blanche en un cirque.

Il semble que rien ne peut sauver Trump sauf de rendre Israël “encore plus grand”…

L’action de Trump, bien que stupide, va sans doute soulever de séreuses répercussions politiques et possiblement de la violence (et toujours plus d’extrémisme et de terrorisme) au Moyen-Orient et au-delà. Dans le même temps, peut-être pas, considérant que l’UE et le monde arabo-islamique s’opposent à cette décision scandaleuse.

Mais ce que ne réalise pas vraiment Trump, c’est que sa décision est extraordinairement ignorante du point de vue historique et c’est pourquoi je pense qu’elle est en même temps dangereuse. Ignorante parce que ni lui ni sont entourage de conseillers n’ont été éduqués, informés par des érudits et/ou universitaires impartiaux sur l’histoire ancienne du Proche Orient pour comprendre que Jerusalem n’est pas la ville historique de l’ancien Israël biblique. Décision dangereuse parce que cette décision inconsidérée va aider à consolider ce concept totalement falsifié au sujet de Jerusalem dans l’inconscient collectif des masses non informées dans le monde.

Le narratif/prétexte classique et déformé pour la justification de l’occupation de la ville palestinienne de Jerusalem (ainsi que du reste de la Palestine…) est qu’elle fut la capitale de ce magnifique royaume du roi David et de son fils Salomon.

Ce prétexte apparemment indiscutable parmi les pères du mouvement sioniste est que la Palestine est leur terre historique, terre sur laquelle eut lieu les histoires des patriarches. Ils voient aussi Jerusalem de manière non équivoque comme la ville établie par le roi David au 10ème siècle avant notre ère.

La construction de ce faux prétexte par le mouvement sioniste (aidé en cela par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis dans la première moitié du XXème siècle) ont encouragé les Européens convertis au judaïsme de voir la terre arabe de Palestine comme leur ancienne terre perdue qui fut promise à Abraham et ses descendants israélites. Le plus marrant qui a échappé à des milliers de juifs européens qui se sont ensuite installés en Palestine est qu’ils ne sont en rien les descendants d’Abraham ou de sa tribu israélite, mais qu’ils sont les descendants du royaume khazar.

Si les musulmans de Chine et des Philippines ne peuvent affirmer aucun droit historique sur la ville de La Mecque comme étant leur ancienne capitale, il en va ainsi de même pour les juifs européens et la ville de Jerusalem. La même logique s’applique.

La ville sainte de Jerusalem apparaît d’abord dans les descriptions de la bible pendant l’époque d’Abraham (vers 1850 avant notre ère). Ce fut dans cette ville qu’Abraham fut reçu par un mystérieux prêtre/prophète de dieu nominé comme le plus haut gradé Melchizedek (roi honnête dans l’ancienne langue arabe/hébraïque) et qui fut aussi le roi d’Ur-Salem. Salem en arabe veut dire paix et Ur-Salem / Jerusalem signifie la cité de la paix. Voyez-vous, tout le vocabulaire des histoires du patriarche israélite est véritablement arabe.

Un autre détail édifiant que nous donne la bible est qu’avant que David ne conquît la ville biblique de Jerusalem, celle-ci était habitée par une tribu appelée les Jebusites (2 Samuel 5:6-7) et que Jerusalem était sécurisée, placée au sommet d’une montagne, comme une forteresse.

Mais ce qui laisse perplexe, est que durant à la fois le temps d’Abraham (19ème siècle AEC) jusqu’au temps de la conquête de la ville par David (10ème siècle AEC), Jerusalem n’a pas existé comme une entité territoriale sur la carte de l’ancien Proche Orient et spécifiquement du Levant. Simplement la ville n’y existait pas encore.

Il n’y a pas eu de Jerusalem pouvant accommoder l’histoire d’Abraham datant du 19ème siècle AEC ni de David et de son fils Salomon aux 10ème – 9ème siècles avant notre ère.

Sans même mentionner que l’histoire antique de la Palestine n’a jamais été témoin d’un peuple ou d’une tribu répondant au nom des Jebusites et desquels on ne peut trouver de trace historique que dans l’Arabie et le Yémen antiques avec leurs terrains montagneux et leurs villages cadrant parfaitement avec le narratif géographique biblique.

““La montée des états territoriaux au Levant fut le résultat de l’expansion vers l’ouest de l’empire assyrien vers le 9ème siècle avant notre ère. De plus, ni les archives assyriennes, ni les archives égyptiennes ne font une quelconque référence au soi-disant royaume de David et Salomon. En fait, des sources extra-bibliques laissent peu de doute sur le fait que tous les états majeurs de la région comme par exemple Damas, Moab et bien sûr Jerusalem, émergèrent après le 9ème siècle AEC. Il est très difficile de concevoir un royaume unifié israélite qui aurait gouverné depuis Jerusalem plus d’un siècle avant ce processus. Le plus ennuyeux de tout après un siècle de recherches et d’excavations à Jerusalem, la (supposée) capitale de la monarchie unifiée d’israël si glamour, c’est que celles-ci ont échoué à montrer des preuves de toute construction notoire sur place au 10ème siècle. Il n’y a aucune trace de palais magnifiques ou de grands états, rien ne fut archéologiquement trouvé sur place concernant cette période. Bref, Jerusalem au 10ème siècle AEC, période de David et Salomon n’était rien de plus qu’un village perché et non pas cette capitale exquise et décorée d’un grand empire”, a éciri le professeur Israël Finkelstein, l’archéologue israélien de l’université de Tel Aviv et de l’académie des sciences israélienne dans son livre “The Bible Unearthed” (2001).

Quant à l’endroit de la Jerusalem biblique, d’autres universitaires de l’antiquité nous donnent certaines indications sur là où nous devrions regarder pour la trouver: sur la carte ancienne/antique de l’Arabie et du Yémen. La ville de Jérusalem d’après la Torah est située sur une montagne, c’est pour cela que le site le plus saint du judaïsme est nommé “Le Mont du Temple”. Mais lorsque nous regardons la carte de la Jerusalem actuelle, nous sommes surpris de découvrir qu’elle n’est pas située sur une montagne mais plutôt entre deux collines. N’est-ce pas un peu étrange ?

La mosquée Al-Aqsa et le dôme de la pierre (Le Mont du Temple pour les juifs) sont situés au point le plus bas de la topographie de Jérusalem. La question est: où est la montagne qui est mentionnée dans la bible ? Va t’elle venir avec l’ambassade de Trump ? Aucune intention de sarcasme ici.

Jerusalem pourrait être l’endroit où le temple d’Hérode (37 AEC ~ 70 EC) se situa mais elle n’est définitivement pas la terre du premier temple ou de la ville qui aurait été témoin des histoires des patriarches israélites.

Jerusalem n’est pas la ville historique du roi David ni la capitale de l’Israël biblique. Voilà pourquoi elle ne devrait jamais être reconnue ou acceptée comme la capitale de l’Israël moderne.

L’endroit réel du Mont du Temple et de la totalité de “l’état d’Israël” est basé sur une idéologie, à la fois fausse, mensongère et trompeuse. La décision fondée sur une ignorance crasse de Donald Trump, de transférer l’ambassade des Etats-Unis à Jerusalem ne fait que rendre l’affaire encore plus trompeuse.

Guerre colonialiste au Moyen-Orient: Trump voudrait allumer la mèche qu’il ne s’y prendrait pas autrement…

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Hezbollah: La décision de Trump met fin à la solution politique et à celle de deux états pour la Palestine

 

Al Manar

 

7 décembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/685529

 

Le vice-secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naim Qassem, a déclaré que « la position de Trump signifie la fin de la solution des deux États et du processus de règlement pacifique, voire la fin  de toute discussion concernant  une solution politique ».

Dans une interview avec la chaine satellitaire libanaise alMayadeen, cheikh Qassem a déclaré que « la position du président américain Donald Trump concernant alQods dévoile ce que Washington a depuis toujours caché dans son for interieur », ajoutant « nous devons soutenir l’option de la résistance sur tous les niveaux à partir de maintenant ».

Et de poursuivre : »Trump affirme qu’Israël est une priorité et ne reconnait aucune existence à la présence de la Palestine, ni n’accorde de valeur à tout compromis ».

Cheikh Qassem a rappelé que « grâce à la libération du sud du Liban par la résistance, il est clair pour Israël qu’il peut être vaincu » qualifiant « les actions d’Israël , notamment ses raids contre la Syrie, de signes d’impuissance, car il bombarde des lieux désertés, juste pour prouver qu’il est présent sur le terrain ».

Cheikh Qassem a déclaré qu’ »il y a une chance aujourd’hui pour un dialogue avec les pays avec qui le parti était en désaccord », soulignant que « le rassemblement autour de la cause palestinienne supprime les différends entre l’unité parmi les pays islamiques et sabote les plans américains dans la région ».

Il a assuré que « le Hezbollah est prêt aujourd’hui à  raccourcir les distances entre les Etats et entre tous les mouvements qui sont prêts à résister contre Israël ».

Cheikh Qassem a affirmé qu’ »il faut distinguer entre les dignitaires religieux  qui ont travaillé pour le bien de la Palestine et les autres qui aspirent à la normalisation », appelant « les dignitaires religieux qui travaillent pour le compte des sultans  au repentir et à saisir l’occasion de soutenir le peuple palestinien ».

Cheikh Qassem a souligné que « le Hezbollah est devenu plus nombreux et plus expérimenté , suite à sa lutte contre le terrorisme -takfiriste » ajoutant « il est révolu l’ère où les dignitaires religieux qui hésitent entre le blanc et le noir, choisissent le gris. Désormais,  leurs choix  doivent être clair dans leur soutien à la Palestine ».

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Lecture complémentaire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

Palestine et colonialisme: Qods, l’étau se resserre sur Israël

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Qods… Le piège se referme sur Israël

 

Press TV

 

8 décembre 2017

 

Source: 

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/08/544929/Le-pige-se-referme-sur-Isral

 

D’une évolution à l’autre, pas un jour ne passe sans qu’un nouveau fait ne se produise au Moyen-Orient avec son cortège de surprises et d’inattendus. Or, ce tourbillon stratégique renvoie à une crainte profonde : les plans concoctés depuis plusieurs décennies au Moyen-Orient n’ont pas abouti ; pis, ce sont des effets inverses qui se sont produits à tous les coups.

On veut piéger la Résistance, on tombe dans le piège. Mais pourquoi cette panique généralisée dans le camp américain ? Primo, l’axe de la Résistance a repris le contrôle de régions entières en Syrie et en Irak, régions que contrôlaient auparavant Daech et d’autres groupes terroristes. Et par malheur pour les adversaires de la Résistance, ces régions englobent les zones frontalières syro-irakiennes. Ce sont là des corridors géostratégiques qui offrent une vaste liberté d’action aux combattants de la Résistance au moment voulu.

De plus, les forces qui se réclament de l’axe précité sont placées désormais sous un commandement uni, et suivent une stratégie aux contours bien précis et agissent suivant un modus operandi homogène. C’est là l’émergence d’une « armée transfrontalière » qui sait non seulement s’engager dans des missions à caractère supranational, mais aussi à les accomplir dûment. Au bout de sept ans de guerre en Syrie et en Irak contre Daech et ses commanditaires, l’axe de la Résistance a réussi à s’imposer sur un double plan militaire et politique. Il faut compter avec sa puissance militaire et son poids géopolitique à l’échelle de la région.

Tous ces constats, les Américains, les Israéliens et leurs alliés arabes sont les premiers à s’en inquiéter. D’où leurs agissements précipités qui génèrent erreur sur erreur : une première erreur a été commise au Liban où les Saoudiens croyaient pouvoir affaiblir le Hezbollah en effaçant Saad Hariri de l’équation des forces. Et c’est justement l’inverse qui s’est produit. Sorti largement renforcé de sa guerre contre le terrorisme en Syrie et au Liban, le Hezbollah a défendu Hariri, comme se doit de le faire une force politique de dimension nationale. Mais l’erreur encore plus grande, Riyad l’a commise au Yémen : militairement parlant, l’Arabie saoudite a perdu la guerre contre les forces yéménites, dont la capacité balistique s’est transformée en un véritable cauchemar pour les Saoud. Seul un homme politique né de la dernière pluie, comme l’est ben Salmane, aurait pu croire pouvoir mettre au pas tout un peuple qui résiste depuis trois ans au prix de son sang en jouant la carte « Saleh ».

Au Yémen, Riyad a commis la même erreur qu’au Liban. Désormais le pion Saleh n’est plus et le Yémen est entièrement acquis à la cause de la Résistance. Mais le feuilleton des faux pas de l’axe Riyad–Washington–Tel-Aviv vient de franchir un nouveau palier avec l’annonce par Trump de la ville éternellement palestinienne de Qods comme capitale d’Israël.

En allumant ainsi la mèche des décennies de colères et de ressentiments anti-israéliens du monde musulman, Trump a crevé un abcès à la figure d’Israël : le périmètre de sécurité que Tel-Aviv croyait s’être offert sur les ruines de la Syrie risque à tout instant de voler en éclats. Sa sécurité à jamais remise en cause, Israël aura à faire avec l’armée de la Résistance qui l’attend de pied ferme au tournant…

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: L’entité sioniste morfle… On lui donne un sucre d’orge… empoisonné ?…

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Les sionistes perdent du terrain et vite, la manœuvre de Donnie « mains d’enfants » pour reconnaître Jérusalem comme « capitale d’Israël » est-elle un enfumage de plus pour compenser la perte de vitesse croissante de l’empire ?…. Possible, probable… A suivre.

~ Résistance 71 ~

 

Syrie: Israël le mauvais perdant

 

Press TV

 

5 décembre 2017

 

Source: http://www.presstv.com/DetailFr/2017/12/05/544530/Syrie-Isral-le-mauvais-perdant

 

Pour la deuxième fois en l’espace de trois jours, Israël fait profil bas: trois des six missiles tirés cette fois contre Jamraya à l’ouest de Damas ont été interceptés. Samedi, une autre localité dans la périphérie de la capitale avait été prise pour cible et là aussi, deux des cinq missiles tirés, avaient été détruits.

Alors que le journal israélien Yediot Aharonot présentait dans un récent article « ces tirs de missiles » illégaux comme étant « un carton rouge » brandi à l’adresse de l’Iran, les analystes y voient surtout « une alerte »: les batteries de défense anti-aériennes Pantsir S1 qui protègent la capitale, fonctionnent visiblement de mieux en mieux au grand dam d’Israël qui devrait sans doute revoir son système de feu.

Car il ne s’agissait pas de n’importe quel missile israélien! Tel-Aviv a utilisé les  » LORA », un système de missiles tactiques sol-sol qui « atteignent leurs cibles à plus de 400 kilomètres, avec une précision de 10 mètres » ! Les israéliens disent que le système peut se camoufler sur des navires commerciaux, et peut tirer jusqu’à 16 missiles avant détection. Or les Pantsir syriens ont eu raison de trois des six LORA.

Rai al-Youm revient d’ailleurs sur cet énorme progrès à portée à la fois politique et militaire qui prouve que « la stratégie de Damas reste toujours la même, et ce, après sept ans de guerre: l’État repoussera toute agression étrangère même s’il vient de sortir de sept années de guerre acharnée contre les terroristes et leurs sponsors.

Dans ces attaques hystériques qu’Israël lance contre la Syrie, un point retient particulièrement l’attention: qu’elles visent ou non les cibles syriennes, iraniennes ou le Hezbollah, aucune partie proche de Tel-Aviv ne réagit : pas un seul mot n’est prononcé par Washington pourtant si prompt à soutenir Israël à chaque fois qu’il commet un crime. Idem du côté des Européens qui ne soufflent mot comme si de rien n’était. Et à ce silence, il y a une raison: Israël est parfaitement seul dans ce nouvel aventurisme qui vise à provoquer l’Iran et le Hezbollah voire la Russie. Ni les Américains ni les Européens ne croient au discours maladivement alarmiste de Netanyahu quant à l’existence d’un danger iranien en Syrie, un discours qui, tout compte fait, est tenu dans l’objectif entre autres d’édulcorer les effets des problèmes domestiques de Netanyahu, le corrompu.

Et puis, les Américains et leurs alliés occidentaux n’ont nullement envie d’avoir à faire face à un Hezbollah particulièrement aguerri à la sortie de son expérience guerrière en Syrie. Les seules parties qui soutiennent à demi-mot Tel Aviv restent les régimes arabes du golfe Persique, eux-mêmes bien empêtrés dans des crises multiples.

S’il y a une chose que les Israéliens ont intérêt à ne pas commettre, c’est de vouloir mettre à l’épreuve la patience de l’axe de la Résistance: après sa victoire quasi acquise en Syrie et en Irak, cet axe, bien revigoré, ne souhaite vraisemblablement pas ouvrir un nouveau front. En d’autres termes, des « feux d’artifices » que Netanyahu fait tirer au dessus de Damas, ne l’impressionne guère. Maintenant cela dépend d’Israël: s’il veut réellement aller jusqu’au bout et provoquer une confrontation, qu’il le fasse, au risque évidemment de voir, comme le disait le défunt commandant Al Kuntar (tué en 2015 en Syrie, NDLR), débarquer par centaine les commandos du Hezbollah dans la Galilée. Ce jour là, Israël sera encore plus seul. Il ne peut compter ni sur les Américains ni sur les Saoudiens, encore moins sur les Russes dont les officiers ont été bien à l’œuvre au QG des unités de la DCA syrienne, ces trois derniers jours.