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Entité sioniste et gangrène de l’extrémisme religieux ou comment la domination des rabbins alimente une guerre sainte (Veterans Today)

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 22 février 2019 by Résistance 71

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarche sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999~

“La conclusion acceptée par la majorité des archéologues et des érudits de la bible fut qu’il n’y eut jamais de grande monarchie et que le roi Salomon n’a jamais eu de grand palais dans lequel il hébergeait ses 700 épouses et 300 concubines. Ce furent des écrivains postérieurs qui inventèrent et glorifièrent un puissant royaume uni, établi par la grâce d’une seule déité. Leur riche et distinctive imagination a aussi produit les histoires de la création du monde, du terrible déluge, de l’errance des anciens, de la lutte de Jacob avec l’ange, l’exode d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, la conquête des Cananéens et l’arrêt miraculeux du soleil à Gibeon.
Les mythes centraux au sujet de l’origine pure de cette merveilleuse nation qui émergea du désert, conquît une grande terre et construisit un glorieux royaume furent un bonus pour la montée du nationalisme juif et la colonisation sioniste. Pendant un siècle, ils fournirent le carburant textuel de qualité canonique qui donna grande énergie à une politique d’expansion identitaire et territoriale demandant une auto-justification et un sacrifice considérable.
Des archéologues et des érudits de la bible empêcheurs de tourner en rond, en Israël et ailleurs, mirent à mal ces mythes, qui à la fin du XXème siècle semblaient avoir été relégués aux statut de fiction ayant un fossé infranchissable entre eux et la réalité archéologique.”
~ Professeur Schlomo Sand, universités de Tel-Aviv, Berkeley Californie et à l’École des Hautes Études de Sciences Sociales, EHESS, Paris, de son livre “The Invention of the Jewish People”, 2009 ~ 

 

 

Antisémite ? Comment la domination des rabbins alimente une guerre sainte en Israël

 

Veterans Today

 

19 février 2019

 

Source:

https://www.veteranstoday.com/2019/02/19/anti-semitic-how-the-rule-of-the-rabbis-is-fueling-a-holy-war-in-israel/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

VT Editor’s note:  

L’article qui suit nous a été envoyé d’Allemagne et a été considéré comme tenant des propos antisémites. Après examen, nous n’avons rien trouvé qui soit dommageable ou insultant envers des individus et avons décidé de le republier, nous sommes ouverts à toute discussion sur le sujet.

Note de l’éditeur: Cet article doit absolument être lu et spécifiquement par ceux qui insistent à demeurer résidents permanents sur cette Île Fantastique en se fondant sur cette supposition souvent affirmée mais sans aucun fondement qu’Israël n’est pas un état théocrate fondé sur les enseignements violents et racistes de la Torah.

Jonathan Cook*

(*) Jonathan Cook: Journaliste britannique basé in Nazareth depuis 2001. Il est l’auteur de trois livres sur le conflit israélo-palestinien. Il est le lauréat du Prix journalistique “Martha Gellhorn”. On peut trouver son site internet et son blog sur: http://www.jonathan-cook.net

Dans quel pays un haut membre du clergé salarié de l’état a poussé ses ouailles la semaine dernière à devenir des “guerriers”, imitant ainsi un groupe de jeunes hommes qui avaient assassiné une femme d’une autre foi religieuse ? Ce membre du clergé l’a fait en toute impunité. En fait, il ne se faisait que l’écho d’autres de ses collègues plus haut placés qui ont fait leur un livre, une fois de plus sans être condamnés, poussant leurs disciples à assassiner les bébés venant d’autres religions.

Où donc un ponte du clergé peut appeler les gens noirs de peau “singes” et pousser à l’expulsion de toutes autres communautés religieuses ?

Où donc ces saints hommes sont-ils si craints que les femmes sont effacées des panneaux publics et où les femmes se retrouvent poussées vers le fond des bus dans les transports en commun ?

Où donc une élite religieuse, cléricale, possède tant de pouvoir qu’elle peut seule décider qui peut se marier et qui peut divorcer et qui est soutenue par une loi qui peut mettre en prison quelqu’un qui essaierait de se marier sans sa permission ? Ces gens peuvent même faire fermer tout le système de transport des chemins de fer sans préavis. Où y a t’il de tels membres d’un clergé si craints que les femmes sont effacées des pancartes, que les campus universitaires introduisent des réglementations sexistes pour les apaiser ?

Ce pays est-il l’Arabie Saoudite ? (NdT: pourtant particulièrement gratinée en ce domaine..) ou le Myanmar ou peut-être l’Iran ?

Non. Il s’agit d’Israël, le seul état juif auto-proclamé au monde.

Quelles “valeurs partagées” ?

Il n’y a pratiquement pas un politicien à Washington cherchant l’élection qui n’a pas à un moment donné, déclaré un “lien indéfectible” entre les Etats-Unis et Israël ou affirmé que les deux entités partageaient les “mêmes valeurs”. Il semble que bien peu aient une quelconque idée des valeurs que représente vraiment Israël. Il y a bien des raisons de critiquer Israël, incluant la répression brutale des Palestiniens sous occupation et son système de ségrégation institutionnalisée ainsi que la discrimination contre le cinquième de sa population non-juive: la minorité palestinienne.

Ce qui est très largement ignoré par les critiques sont les tendances théocratiques croissantes d’Israël. Ceci n’a pas été une régression pour la population juive d’Israël alors que les rabbins exercent un pouvoir croissant sur les modes de vie des juifs qu’ils soient séculier ou religieux, spécifiquement pour les femmes. Ceci a aussi des implications alarmantes pour les Palestiniens, à la fois pour ceux vivant sous occupation et ceux vivant en Israël, alors qu’un conflit national ayant des origines coloniales familières, se transforme graduellement en une guerre sainte, alimentées par les rabbins extrémistes et avec la bénédiction implicite de l’état.

Contrôle du statut personnel

Malgré le fait que les pères fondateurs d’Israël étaient des séculiers avoués, la séparation entre “l’église et l’état” en Israël a toujours été au mieux très floue et elle s’effondre maintenant à une vitesse des plus alarmante.

Après la création d’Israël, David Ben Gourion, le premier premier ministre de l’état, décida de subordonner des zones importantes de la vie des juifs israéliens à la juridiction d’un rabbinat orthodoxe représentant le courant le plus strict, traditionnel et conservateur du judaïsme. Les autres courants plus libéraux du judaïsme, n’ont aucun statut officiel en Israël jusqu’à aujourd’hui.

La décision de Ben Gourion refléta en partie un désir d’assurer que le nouvel état affirme deux conceptions antagonistes du fait “d’être juif”: à la fois ceux qui s’identifiaient comme juifs dans un sens ethnique ou culturel et ceux qui maintenaient les traditions religieuses du judaïsme. Il espérait pouvoir fusionner les deux en une notion nouvelle d’une “nationalité” juive.

Pour cette raison, les rabbins orthodoxes reçurent le contrôle exclusif sur bien des domaines de la sphère publique, des affaires et statuts personnels, comme les conversions au judaïsme, les naissances, les décès et les mariages.

Justifications bibliques

Renforcer le pouvoir des rabbins fut le besoin urgent des leaders israéliens séculiers afin d’obscurcir les origines de l’établissement colonial de l’état. Ceci pourrait se faire en utilisant l’éducation afin d’insister sur les justifications bibliques de l’usurpation par les juifs des terres de la population palestinienne native.

Comme l’a observé le récemment décédé activiste pacifiste Uri Avnery, l’affirmation sioniste était “fondée sur l’histoire biblique de l’Exode, de la conquête de Canaan, des royaumes de Saul, de David et de Salomon… Les écoles israéliennes enseignent la bible comme étant l’histoire réelle et véritable.”

Une telle endoctrination, combinée avec un taux de fécondité bien plus élevé des juifs religieux, ont contribué à une explosion du nombre de personnes s’identifiant comme étant pieuses. Ceci constitue aujourd’hui la moitié de la population.

Aujourd’hui, environ un quart de la population juive d’israël appartient au courant orthodoxe, qui lit et interprète la Torah de manière littérale et 1 sur 7 appartient à la mouvance ultra-orthodoxe, ce sont les Haredim, le plus fondamentaliste de tous les courants orthodoxes du judaïsme. Les prévisions disent que dans 40 ans, ce mouvement comprendra un tiers de la population juive du pays.

Conquérir le gouvernement’

Le pouvoir grandissant et l’extrémisme du judaïsme orthodoxe en Israël furent illustrés dans la dernière semaine de janvier lorsque l’un de leurs rabbins les plus influent, Shmuel Eliyahu, prit publiquement la défense de cinq étudiants accusés d’avoir assassiné Aïsha Rabi, une Palestinienne mère de 8 enfants. En octobre dernier, ils caillassèrent sa voiture près de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, la forçant à une sortie de route fatale.

Eliyahu est le fils d’un ancien rabbin en chef d’Israël, Mordechaï Eliyahu, et il siège lui-même au Conseil Suprême des Rabbins qui contrôle bien des aspects de la vie israélienne. Il est aussi le rabbin de la municipalité de Safed, une ville qui dans le judaïsme est l’équivalent de Médine pour l’islam ou Bethléhem pour le christianisme, ses mots ainsi portent loin et ont le poids nécessaire sur la communauté juive orthodoxe.

Plus tôt ce mois-ci, une vidéo est sortie d’un prêche qu’il donna dans un séminaire où les cinq accusés étudièrent, dans la colonie illégale de Rehelim, au sud de Naplouse.

Aliyahu a non seulement félicité les cinq étudiants pour être des “guerriers” mais il expliqua aux autres élèves qu’ils devaient renverser le système judiciaire séculier “pourri”. Il leur a dit qu’il était vital qu’ils conquièrent également le gouvernement, mais sans armes ni chars d’assaut. “Vous devez prendre les positions clefs de l’état” leur a t’il intimé.

Des juges briseurs de lois

En réalité, ce processus est déjà bien avancé.

La ministre de la justice Ayelet Shaked qui devrait être la première à dénoncer les propos d’Eliyahu, est étroitement alignée et en accord avec les colons religieux. Ainsi, ce qui en dit suffisamment long, elle et d’autres ministres du gouvernement ne pipent mot.

Ceci parce que les représentants politiques des communautés religieuses d’Israël, incluant les colons, sont maintenant les goupilles de sécurité des gouvernements de coalition israéliens. Ils sont les faiseurs de rois et peuvent soutirer d’énormes concessions des autres partis en lice.

Depuis quelque temps, Shaked a utilisé sa position pour amener plus de juges ouvertement nationalistes et religieux dans le système judiciaire, ceci incluant la plus haute instance juridique de la nation: la cour suprême.

Deux de ses 15 juges actuels, Noam Sohlberg et David Mintz sont des délinquants, vivant ouvertement dans les colonies illégales de Cisjordanie en violation totale de la loi internationale. Plusieurs autres juges, nommés par Shaked sont des religieux conservateurs.

Ceci représente un belle victoire pour les religieux de l’orthodoxie et pour les colons. Le tribunal est la dernière ligne de défense du séculier contre un assaut sur ses libertés religieuses et l’égalité des genres.

De plus, cette cour de justice offre le tout dernier recours aux Palestiniens cherchant à mitiger, à obtenir gain de cause dans les pires excès de violence et de politiques discriminatoires à leur encontre de la part du gouvernement israélien, de l’armée et des colons.

‘Peuple élu’

Un collègue de Shaked, Naftali Bennett, autre idéologue du mouvement colonialiste, a été ministre de l’éducation pendant 4 ans dans le gouvernement Netanyahou. Ce poste a de longue date été un poste critique pour les orthodoxes car il façonne la génération future d’Israël.. Après des décennies de concessions aux rabbins, le système scolaire israélien est déjà sérieusement biaisé vers la religion. Une étude en 2016 a montré que 51% des élèves juifs fréquentaient des écoles religieuses où la ségrégation de genre avait lieu et qui insiste sur les dogmes bibliques, ceci depuis un chiffre de seulement 33% quelques 15 années plus tôt.

Ceci pourrait bien expliquer pourquoi un sondage récent a indiqué que 51% pensent que les juifs possèdent un droit divin à la “terre d’Israël” et un peu plus, 56%, croient que les juifs sont le “peuple élu de dieu”.

Ces résultat vont sans nul doute empirer dans les prochaines années. Bennet a placé une grande emphase du curriculum scolaire sur l’identité tribale juive, sur les études de la bible et les affirmations religieuses d’un Grand Israël (NdT: du Nil à l’Euphrate comme clairement indiqué sur le drapeau de l’entité sioniste…), incluant les territoires palestiniens, qu’il veut annexer.

En revanche, les sciences et les mathématiques sont de plus en plus minimisées dans le système scolaire et sont totalement absentes dans les écoles ultra-orhodoxes. La théorie de l’évolution par exemple a été quasiment éradiquée du programme scolaire, même dans les écoles séculières.

‘Pas de pitié’ pour les Palestiniens

Une autre sphère clef du pouvoir d’état est en train d’être récupérée par les religieux, spécifiquement les colons: les services de sécurité. Le haut commissaire de police Roni Alsheikh a vécu pendant des années dans une colonie connue pour ses violentes attaques sur les Palestiniens et l’actuel rabbin en chef de la police, Rahamin Brachyahu est aussi un colon.

Tous deux ont activement fait la promotion d’un programme qui recrute encore plus de religieux dans la police. Nahi Eyal, le fondateur de ce programme, a dit que son objectif est d’aider la communauté des colons à “trouver son chemin au sein de la hiérarchie”.

Cette tendance est encore plus forte dans l’armée israélienne. Des chiffres montrent que la communauté religieuse nationale à laquelle appartiennent les colons, bien que seulement représentant 10% de la population, constitue la moitié des nouveaux élèves officiers de l’armée. La moitié des académies militaires israéliennes sont maintenant religieuses.

Ceci a eu pour résultat de voir une croissance du rôle des rabbins orthodoxes extrémistes dans la motivation des soldats allant dans les zones de combat. Au cours de l’invasion israélienne de Gaza en 2008-9, les soldats reçurent des prospectus du rabbinat militaire utilisant des injonctions bibliques pour les exhorter à ne “montrer aucune pitié” envers les Palestiniens.

Appel à tuer les bébés

Dans le même temps, la population judaïque ultra-orthodoxe augmentant rapidement, a été encouragée par le gouvernement de créer des colonies supplémentaires en Cisjordanie, spécifiquement construites pour eux comme Modi’in Illit et Beitar Illit. Tout ceci ajoute de l’huile sur le feu de l’émergence d’un nationalisme agressif parmi la jeunesse de ces colonies.

A une époque, les Haredim étaient ouvertement hostiles ou du moins ambivalents envers les institutions de l’état d’Israël, croyant qu’un état juif était quelque chose de sacrilège tant que le messie ne faisait pas son apparition pour diriger les juifs.

Maintenant et pour la première fois, de jeunes Haredim servent dans l’armée israélienne, ajoutant à la pression sur le commandement militaire pour accommoder l’idéologie religieuse fondamentaliste en leur sein. Un nouveau terme a été inventé pour ces jeunes faucons Haredi, ils sont appelés “Hardal”.

Brachyahu et les rabbins pour le Hardal sont parmi les anciens rabbins qui ont accepté un livre terrifiant, la Torah du roi, écrit par deux rabbins colons qui poussent les juifs à traiter les non-juifs et spécifiquement les Palestiniens, sans aucune pitié.

Le livre offre la bénédiction de dieu pour la terreur juive, non seulement contre les Palestiniens qui essaient de résister à l’installation des colons et leur expulsion par ceux-ci, mais contre tous les Palestiniens, y compris les bébés, sur le principe du “il est clair qu’ils vont grandir pour nous nuire.”

La ségrégation de genre s’étend

Cette hausse dramatique de la religiosité est en train également de créer des problèmes internes à la société israélienne, spécifiquement pour la population séculière qui diminue constamment et pour les femmes.

Des affiches pour les élections à venir, tout comme les affiches plus générales de publicité, sont “nettoyées” des visages de femmes dans certaines parties du pays pour éviter d’offenser [les fondamentalistes religieux].

Le mois dernier, la Cour Suprême a critiqué le Conseil Israélien de l’éducation Supérieure pour avoir permis la dissémination de la ségrégation entre hommes et femmes dans les classes universitaires, sur le reste du campus, incluant les bibliothèques et les zones communes. Les étudiantes et professeures doivent faire face à un code vestimentaire “modeste”.

Le conseil a même annoncé qu’il avait l’intention d’étendre la ségrégation parce qu’il devient difficile de persuader les intégristes religieux de continuer leur éducation supérieure.

La violence de la foule

Israël a toujours été une société profondément structurée pour maintenir les juifs israéliens et les Palestiniens séparés à la fois physiquement mais aussi en terme légal. Ceci est vrai pour la grande minorité palestinienne d’Israël qui constitue 20% de la population et qui vit essentiellement complètement séparée des juifs dans des communautés victimes de ségrégation. Ses enfants sont tenus à l’écart des enfants juifs et vont dans des écoles séparées.

Mais une plus grande insistance en Israël sur la définition religieuse de la judaïté veut dire que les Palestiniens doivent maintenant faire face non seulement à la froide violence structurée par les fondateurs séculiers de l’état, mais en plus, une hostilité bouillante et justifiée par la bible de la part des extrémistes religieux.

Ceci devient le plus évident dans la montée rapide des agressions physiques sur les Palestiniens et leurs propriétés, tout autant que sur leurs lieux saints, tant en Israël que dans les territoires occupés. Parmi les Israéliens, cette violence est légitimée comme des attaques dûes et méritées, comme si les Palestiniens ont de fait attiré sur eux-mêmes mauvaise fortune et violence.

On trouve maintenant plein de vidéos sur YouTube montrant des colons menaçants, armés de bâtons ou d’armes à feu, attaquant des Palestiniens alors qu’ils essaient d’atteindre leurs oliveraies ou sources d’eau tandis que les soldats israéliens les assistent ou demeurent totalement passifs.

Les actes de vandalisme se sont étendus des oliveraies aux maisons des Palestiniens, parfois avec d’horribles résultats, des familles palestiniennes ayant été brûlées vives dans l’incendie volontaire et criminel de leurs maisons.

Des rabbins comme Eliyahu ont mis plus d’huile sur le feu avec leurs justifications bibliques, ainsi ont émergé le terrorisme d’état et la violence perpétrée par une foule anonyme enragée.

Détruire al-Aqsa

Le plus grand point de conflit potentiel se situe dans la partie orientale occupée de Jérusalem, où le pouvoir symbolique et politique grandissant de ces rabbins messianiques risque de faire exploser la situation sur et autour du complexe de la mosquée Al Aqsa.

Les politiciens séculiers ont joué longtemps avec le feu sur ce lieu saint de l’islam, utilisant des prétextes archéologiques pour essayer de le convertir en un symbole historique juif et une attestation de droit à la terre, incluant les territoires occupés.

Mais leur affirmation que la mosquée est construite sur deux temples juifs, le dernier d’entre eux détruit il y a quelques deux millénaires, a été rapidement transformée à des fins politiques modernes et incendiaires.

L’influence croissante des juifs religieux au parlement israélien, dans le gouvernement, les tribunaux et les services de sécurité veut dire que les officiels continuent à augmenter leur affirmation de plus en plus physique de leur souveraineté sur le lieu d’al-Aqsa.

Cela implique aussi une toujours plus grande indulgence envers les extrémistes religieux qui demandent plus qu’un contrôle physique sur le site de la mosquée. Ils veulent celle-ci démolie et remplacée par un troisième temple.

La guerre sainte qui couve

Doucement, Israël est en train de transformer un projet d’installation coloniale contre les Palestiniens en une bataille contre un monde musulman bien plus large. Elle tourne un conflit territorial en une guerre sainte.

La question maintenant est la suivante: A quel point les alliés d’Israël aux Etats-Unis et en Europe, vont-ils finalement se réveiller à la direction catastrophique prose par Israël ?

La croissance démographique de la population religieuse israélienne, la culture par le système scolaire d’une idéologie toujours plus extrémiste fondée sur la bible, la prise en main du pouvoir d’état et de ses centres clef de pouvoir par le religieux et l’émergence d’une classe de rabbins influents qui prêche le génocide à tout va contre les voisins d’Israël, ont mis en place tous les ingrédients pour qu’une parfaite tempête dévaste la région.

La question maintenant est la suivante: A quel point les alliés d’Israël aux Etats-Unis et en Europe, vont-ils finalement se réveiller à la direction catastrophique prose par Israël ? et surtout, vont-ils trouver la volonté de prendre toute mesure nécessaire pour l’arrêter ?

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La vérité historique déchire le voile du mensonge: Résolution de l’UNESCO sur Jérusalem ou l’émergence de la vérité cachée…

Posted in actualité, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, ingérence et etats-unis, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 23 octobre 2016 by Résistance 71

“Il ne fut pas possible de creuser sous Haram al-Sharif directement, mais les explorations et les fouilles de tous les autres sites avoisinants échouèrent de trouver quelque trace que ce soit d’un important royaume du Xème siècle AEC, au temps présumé de David et de Salomon. Aucun vestige ne fut jamais trouvé, pas de structures monumentales, de murs ou de grands palais et les poteries qui furent trouvées étaient très peu nombreuses et très simples.”
~ Schlomo Sand ~

Où est le compte-rendu des merdias de base sur cette info ?… L’ensemble fait l’impasse ? Même pas de soutien à la pleureuse en chef Bibi ?…
– Résistance 71 –

 

La résolution de l’UNESCO sur Jérusalem: La vérité cachée

“La (folle) idée d’amener les juifs du monde entier à quitter leurs patries, pour s’établir sur une terre (palestinienne) occupée en “s’inventant un peuple juif” est le véritable théâtre de l’absurde.”

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

20 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/10/20/unesco-resolution-on-jerusalem-the-hidden-truth/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans une récente et exceptionnellement dure et osée résolution de l’UNESCO sur les sites historiques de la vieille ville de Jérusalem, Israël y est explicitement nommé, et à plusieurs reprises, comme “la puissance d’occupation”, le mur occidental (dit mur des lamentations) est mentionné de son nom arabe, la place Al-Bourak et le Mont du Temple comme Al Haram Al Sharif. En d’autres termes, après des années de recherches et d’enquêtes L’United Nations Educational. Scientific and Cultural Organization (UNESCO) a échoué de trouver des racines originelles, historiques réelles juives à la vieille ville de Jérusalem. N’est-ce pas choquant ? Comment cela peut-il être vrai ? Oh, vous allez être surpris…

Le comité exécutif de l’UNESCO s’est réuni à Paris à partir du 4 octobre courant. Après une semaine d’étude attentive et de délibération, l’UNESCO a décidé qu’il n’y avait aucune connexion juive avec Jérusalem et le Mont du Temple. Le vote de la résolution qui fut soumise par l’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan, avait été repoussée depuis le mois de juillet. Quoi qu’il en soit, une résolution similaire avait été approuvée en avril courant.

26 pays se sont abstenus tandis que 24 pays ont soutenu l’initiative, 6 pays ont voté contre: les Etats-Unis, la GB, la Lithuanie, les Pays-Bas, l’Estonie et l’Allemagne.

La résolution “condamne fermement les agressions croissantes israéliennes et les actions illégales entreprises dans Jérusalem-Est. Elle déplore également les mesures israéliennes refusant aux musulmans un accès à leur site sacré d’Al Aqsa / mosquée Al-Haram al Sharif et demande à Israël, la puissance d’occupation, de respecter le status quo historique et d’immédiatement cesser ces mesures.”

Lisez le texte complet de la décision de l’UNESCO here.

Le premier ministre israélien Netanyahou a répondu en disant: “Le théâtre de l’absurde continue avec l’UNESCO et aujourd’hui, l’organisation a rendu une de ses décisions les plus bizarres. En disant qu’Israël n’a pas de connexion avec le Mont du Temple et le mur occidental, c’est comme dire que la Chine n’a pas de connexion avec la Grande Muraille ou l’Egypte avec les pyramides.”

De manière évidente, ils n’ont jamais lu la bible, mais je conseillerais aux membres de l’UNESCO de visiter l’arche de Titus à Rome, où ils pourront constater ce que les Romains amenèrent à Rome après qu’ils aient eu détruit et pillé le Mont du Temple il y a 2 mille ans” a ajouté Netanyahou.

De prime abord, ce qu’a dit Mr Netanyahou semblerait être tout à fait persuasif et d’un grand bon sens, Mais en fait non. De plus, la résolution de l’UNESCO n’est ni politisée, ni biaisée.

En fait, le parallèle que fait Mr Netanyahou n’est pas valide. Le lien des peuples égyptien et chinois avec les pyramides et la grande muraille est essentiellement fondé sur leur histoire commune et leur culture en tant que nation et groupe ethnique, ainsi le lien culturel est absolument indiscutable.

Le Mont du Temple (s’il y a effectivemert eu une telle chose en Palestine…) n’est important pour les juifs que comme La Mecque l’est pour les musulmans du monde entier.

Tout comme il serait ridicule d’entendre que les musulmans d’Indonésie clâment des droits historiques sur La Mecque, juste parce qu’ils sont musulmans (ou nouvellement convertis à l’Islam), ce serait la même chose que de voir les juifs européens clâmer des droits historiques sur Jérusalem.

En bref, le judaïsme est une religion dont les croyants ne devraient avoir aucun droit historique sur la terre de leurs sites saints et sacrés.

Tout comme les chrétiens latins ne peuvent pas (et ne devraient pas) clâmer le “Vatican” comme leur patrie historique, les juifs européens ne le peuvent pas non plus pour Jérusalem.

A l’encontre des Egyptiens et des Chinois, les juifs ne sont pas une nation ou un groupe ethnique qui a une culture et une histoire commune. Shimon Perès, l’ancien président qui vient de mourir était un juif européen né en Pologne qui ne serait jamais venu en Palestine en première instance.

Et pourtant, non seulement Pérès (né Szymon Perski) vint en Palestine, mais il y a vécu suffisamment longtemps pour s’assurer que la très vaste majorité du peuple natif de l’endroit ait été virée à grand renfort de force brutale et de diplomatie trompeuse. Pour cela, Shimon Pérès, un criminel de guerre par essence, a été enterré en Palestine comme héros national d’Israël.

Les juifs qui furent conquis par l’empereur romain Titus étaient une petite communauté qui habitait à une époque une partie de Jérusalem il y a deux mille ans. La perception de longue durée qu’après cela il y eu une diaspora juive n’est qu’un mythe ; les Romains n’ont exilé personne de Palestine, encore moins la communauté juive. Les descendants de ces anciens juifs sont plus que probablement les musulmans et les chrétiens de la Palestine moderne.

L’état israélien moderne est fondé sur la croyance en “un peuple juif” en tant que nation unifiée, établie dans les temps bibliques, dispersée par Rome, forcée à l’exil pendant 2000 ans et retournée en terre promise.

Mais d’après l’historien israélien Schlomo Sand, il n’y a pas eu d’exil, et comme il le montre par une dense analyse archéologique, historique et scientifique, il est absurde de parler aujourd’hui de “peuple d’Israël”. Du moins pas si par cela vous voulez dire les juifs.

Les juifs qui ont récemment migré d’Europe vers Israël sont des descendants des Khazars (Khazars,) et s’ils sentent le mal du pays, alors ils feraient bien mieux de s’installer en Ukraine, en Russie (ou en Pologne dans le cas de Pérès), mais certainement pas en Palestine.

Les juifs sont comme les musulmans et les chrétiens: ils viennent en toutes couleurs, tailles et cultures du monde entier. L’idée (folle) d’amener les juifs du monde entier à quitter leur pays, de s’installer en terre (palestinienne) occupée et “de s’inventer” un peuple juif est le véritable “théâtre de l’absurde”.

Dans une réponse angoissée à la résolution (attendue) de l’UNESCO, le ministre israélien des affaires étrangères a fait publier une brochure de la connexion historique juive à Jérusalem, qui a été distribuée aux 120 délégués permanents à l’UNESCO dont les pays ont des relations diplomatiques avec Israël. Mise en place de choix dans la brochure se tient une photo de l’arc de triomphe de Titus qui commémora la conquête de Jérusalem par l’empereur romain en 70 EC. Gravé sur l’arc se trouve un menorah ou candélabre à sept branches, largement vu et compris comme un symbole hébraïque.

Il est bien vrai que l’empereur romain a mené une énorme armée et a conquis l’ancienne ville de Jérusalem. De fait, Titus laissa Jérusalem en totales ruines.

“Maintenant les Romains ont mis le feu aux extrémités de la ville [banlieues] et les brûlèrent et ils démolirent complètement ses murs [de Jérusalem]” Josephus (guerre VI. 9,4.)

Les chrétiens connaissent les quatre prophéties de Jésus dans le Nouveau Testament disant qu’il n’y aurait plus une pierre se tenant sur une autre, ni au temple et ses murs, ni même de la ville de Jérusalemm et de ses murs (Mathieu, 24:1,2 ; Marc 13:1,2 ; Luc 19:43,44 et 21:5,6). Mais aussi étrange que cela puisse paraître, les murs entourant Al Haram Al-Sharif demeurent dans toute leur gloire passée et leurs pierres d’Hérode et pré-Hérode de plus de 10 000 ans, toujours solidement ancrés en place dans leurs fondations mêmes. Si ces pierres sont celles du Temple, alors les prophéties de Jésus peuvent être sérieusement mises en doute et n’ont aucune valeur historique ni aucun mérite au gré de toute analyse par des observateurs intelligents et non biaisés.

D’après les témoignages de témoins occulaires de la campagne impitoyable de Titus, absolument tout dans la vieille ville de Jérusalem fut aplati, absolument rien ne resta debout: les marchés, ls bâtiments officiels, les maisons et bien sûr le temple juiif et les murs qui l’entouraient. Donc, si cela était le cas (historique), alors qu’est-ce que c’est que cet énorme mur que l’Israël moderne appelle le “Mur Occidental” ?

Ce que Mr Netanyahou n’a pas mentionné, et je suis certain que les historiens sionistes le savent parfaitement, c’est que Titus a démoli PRESQUE tous les bâtiments qui se tenaient à l’endroit de la vieille ville de Jérusalem, tous sauf une construction: sa forteresse militaire romaine.

Ce que nous avons été amenés à connaître comme étant le mur occidental n’est qu’un des murs toujours en place de la forteresse romaine: alias Fort Antonia.

L’archéologue et auteur américain, le professeur Ernest L. Martin (1932-2002) a fait des fouilles archéologiques dans l’Est de Jérusalem. Dans son livre controversif “The Temple that Jerusalem Forgot”, publié en 1999 et suivant son travail de terrain exensif, le Dr Martin a conclu que les sites saints musulmans, la mosquée Al Aqsa et le dôme de pierre ne sont pas construits sur les ruines du Mont du Temple.

Plusieurs autres historiens, incluant le professeur Benjamin Mazar, ancien président de l’Hebrew University, sont parvenus à une conclusion similaire, à savoir que les 45 acres de terre connus dans le monde musulman comme Haram Al-Sharif depuis 638 EC sont en fait une forteresse romaine construite par le roi Hérode et que le “mur des lamentations” juif (ou mur occidental) n’a jamais fait partie du second temple détruit en 70 EC.

En fait, si vous y pensez bien, la résolution de l’UNESCO sur Jérusalem n’est pas une résolution aussi choquante que de connaître la vérité sur ce soi-disant “mur occidental”. Je veux dire que découvrir soudainement que des millions de juifs dans le monde ont prié et se sont lamentés sur un mur romain païen est incroyablement douloureux. Les archéologues ne peuvent pas montrer de manière conclusive de pierres appartenant au second temple, encore moins le premier. Tout autant douloureux est le fait que les experts et les historiens commissionnés par l’UNESCO n’ont pas réussi à trouver une quelconque connexion juive à l’endroit que les sionistes appellent le “Mont du Temple”. L’historicité du site a commencé avec la mosquée Al Aqsa qui était à l’origine une toute petite maison de prière construite par le calife Oumar. Elle fut reconstruite et étendue par le calife de l’Oumayyadh Abd al-Malik et finie sous son fils Al-Walid en 705 EC. Que vous l’aimiez ou pas, c’est ce que les archives historiques anciennes nous disent au sujet de cet ancien site.

Une fois de plus, un bon nombre de personnes trouvera ces nouvelles révélations quelque peu perturbantes, car comme l’a si bien dit Mr Netanyahou, la bible raconte une toute autre histoire. La bible dit que le Temple Juif aussi bien que toutes les histoires des Israélites se sont passées à Jérusalem. La bible peut-elle avoir tort ?

Elle n’a pas tort, mais cela revient au comment le monde en est venu à l’interpréter, le livre et ses histoires. En premier lieu, la bible n’a jamais rien dit au sujet de la Palestine, mais cela fut rendu très clair dans le livre que la terre des anciens Israélites était appelée “Canaan”

En d’autres termes, ce que la bible (hébraïque) mentiona de manière répétitive comme étant “Jérusalem”, n’est pas situé géographiquement sur la terre ancienne de Palestine.

Par conséquent, toutes les histoires israélites comme celles d’Abraham, de David, de Salomon et de Moïse, se sont déroulées sur une autre terre, loin de la Palestine et de ce qu’est l’”Israël” des temps modernes. C’est sur cette terre ancienne que le premier temple des Israélites s’est tenu à cette époque.

Ceci n’est en rien une théorie de la conspiration, mais simplement la vérité cachée. Pour vous aider à digérer ces nouvelles révélations choquantes, stimulons un peu votre pensée critique avec quelques faits historiques qui vont vous aider à différencier la Palestine de Canaan.

  • Dès la fin de l’âge du bronze (1150 AEC), la terre qui s’étendait de la Méditerranée à la rivière Jourdain était connue sous le nom de “Peleset” dans les archives égyptiennes et “Pilitsu” dans les archives assyriennes.
  • La première claire utilisation du terme de Palestine pour se référer à cette zone entre la Phénicie et l’Egypte fut au Vème siècle AEC dans la Grèce ancienne, lorsque Hérodote écrivit au sujet d’un district de la Syrie appelé Palaistiné dans “Les Histoires”. De manière intéressante, dans ses archives historiques, Hérodote n’a jamais mentionné avoir vu ou même entendu parler de quelques juifs que ce soit ou de leur Temple.
  • En 332 AEC, lorsqu’Alexandre le Grand conquît toute la côte méditerranéenne orientale, les villes qu’il conquît comme Tyre, Gaza et Jérusalem étaient référées en tant que villes phéniciennes et non pas cananéennes.
    • Lorsque l’empereur Titus conquît Jérusalem, toute le territoire était appelé “Palastina” et non pas Israël ou Canaan. Après le siège de 70 EC et avant la révolte juive de 132 EC (Bar Kokhba), Jérusalem fut reconstruite et renommée “Aelia Capitolina” par les Romains. Ce nom resta jusqu’à la conquête islamique de 638 EC. Ensuite, et jusqu’à aujourd’hui, elle fut toujours appelée “Quds” par les Arabes.

L’endroit que les esclaves israélites ont conquis après leur exode est bibliquement appelé “Canaan”.

Si, historiquement parlant, la terre de l’ancienne Palestine était, à un moment des temps anciens, réferée comme étant Canaan, alors nous pourrions avoir une base, un fond commun pour considérer la “Jérusalem” moderne comme la ville biblique de David et Salomon.

Mais jamais la Palestine ne fut appelée Canaan et jamais Jérusalem n’a été la ville de David. “Canaan” est un terme biblique qui a été projeté frauduleusement par les érudits occidentaux biaisés sur la terre de Palestine.

Ce qui est absurde n’est pas la résolution de l’UNESCO ; mais pendant tout ce temps, notre (fausse) lecture de l’histoire biblique et de celle de l’ancien Proche-Orient.

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Le Dr Ashraf Ezzat sur Résistance 71

Au cœur du mensonge historique… L’origine hébraïque du takfirisme

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“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv,
 dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999~

 

Les racines juives de la culture takfirie

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

Avril 2016

 

url de l’article:

http://www.therebel.is/news/ashrafezzat/859837-the-jewish-roots-of-takfiri-culture

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Çà a commencé aprés l’onde de choc chaotique et non anticipée des manifestations au Moyen-Orient, connues sous le nom de “printemps arabe”. Même ceux qui l’ont vu venir n’ont jamais pensé qu’il mènerait à la guerre et à la destruction à une telle horrifique échelle. C’est époustoufflant: où donc se sont cachés tout ce temps ces hordes de guerriers musulmans fanatiques ? Ils ne sont pas sortis de nulle part. D’où proviennent tous ces terroristes “takfiristes” et quels sont les racines historiques et culturelles qui ont aidé à façonner ce dogme morbide et son intolérance ? Est-ce que cette culture d’anathémiser quiconque souscrit à une foi différente est un phénomène nouveau ou pourrions-nous retracer historiquement le chemin de ses racines culturelles et géographiques ?

Également non anticipé fut également le commencement de la plus grande série migratoire dans le sillage des guerres en Irak, en Libye et en Syrie. De grosses vagues d’immigrants se sont mises en route pour un dangereux voyage vers l’Europe. Pourquoi spécifiquement l’Europe ? Parce qu’il n’y avait pas d’autre endroit sécure au Moyen-orient tandis que l’Europe est économiquement stable et réside pratiquement la porte d’à côté. Et puis soyons honnêtes, ne sont-ce pas l’Europe et l’OTAN (en coalition avec les Etats-Unis) qui on commencé l’onde de choc des déstabilisations et des guerres au Moyen-Orient. Après avoir rasé l’Irak et la Libye, il ne se passa pas longtemps avant que la Syrie ne s’embrase.

Les politiciens européens ont pensé qu’ils pourraient échapper aaux conséquences de leur destruction au Moyen-Orient, mais la crise actuelle de l’immigration leur a non seulement prouvé avoir tort, mais aussi qu’ils avaient la vision très courte. Quand on regarde l’histoire, ce n’est pas si fréquent, mais lorsque qu’a lieu une transhumance migratoire importante, cela cause très souvent des changements historiques sérieux. L’histoire montre non seulement des changements démographiques mais aussi de sérieux changements culturels et religieux.

Comment croyez-vous qu’une enclave juive ait pu s’établir dans une Palestine (de prédominance païenne) quelques siècles avant que le conte du Christ ne se passe et devienne central ?

La migration de milliers de jiuifs arabes de l’ancien Yémen et de l’Arabie du sud vers la terre de Palestine et la Syrie est un exemple flagrant et évident de l’histoire ancienne de la région. Ce fut une migration graduelle qui commenca vers le 4ème siècle Av.JC. Revisiter l’histoire ancienne qui mena à cette migration va nous aider à déconstruire le mythe de voir la Palestine comme la patrie des premiers israélites.

Comme les musulmans syriens d’aujourd’hui fuient la guerre et l’insécurité, les juifs d’Arabie et les païens de l’ancienne Arabie du sud migrèrent de leur terre native : le Yémen.

Oui, c’est juste, l’ancien Yémen est la patrie originelle du judaïsme et des Israélites.

A quoi sert l’histoire si elle ne nous apprend rien ? et par l’histoire, je ne parle pas des livres déformateurs de celle-ci que vous avez utilisés comme base d’étude à l’école, ni non plus les films hollywoodiens que vous regardiez adolescents, qui ne sont que de la propagande. En fait, la totalité du narratif académique occidental au sujet de l’histoire de l’ancien proche-orient (incluant la soi-disante “histoire biblique”) est tellement éronnée qu’on a besoin d’un changement de paragigme en ce qui concerne sa location géographique même.

L’histoire de l’ancienne Arabie et du Yémen a longtemps été négligée (et quelque part sous-estimée) par le monde universitaire et académique occidental.

Mais, à la fin du XIXeme siècle et durant les premières décenneies du XXème, commencèrent quelques ferventes excavations archéologiques au Yémen. Ces expéditions archéologiques augmentèrent leur cadence de travail au Yémen alors que le mouvement sioniste devenait de plus en plus proche de réaliser son rêve politique: d’obtenir une patrie pour les juifs européens. Ce n’est pas que le Yémen fut l’endroit objet des convoitises des sionistes quant à leur patrie, mais parce que les autorités rabbiniques savaient qu’ils avaient besoin de preuves historiques pour justifier de leur prise illégale et de leur usurpation de la Palestine. Les plus anciens du mouvement sioniste savaient pertinemment que seul le Yémen pouvait faire sortir quelques véritables trouvailles archéologiques juives datant des remps anciens. Les juifs yéménites migrèrent vers Israël en 1949-50 dans ce qui fut appelée du nom de code “l’opération tapis volant”.

Ils avaient creusé au Yémen et c’est au Yémen qu’ils découvrirent des artéfacts juifs très importants. Toutes ces trouvailles archéologiques juives furent alors secrètement transportées du Yémen vers Israël, alors même que 50 000 juifs yéménites étaient secrètement transportés à Tel Aviv en 1949.

Fadel El Rubaie, l’anthropologue de renom irakien parle de l’île yéménite de Kamran comme étant l’endroit original de la découverte de ce qui fut appelé “les parchemins de la mer morte”. De plus, émanant de son travail de terrain au Yémen, El Rubaie a fréquemment insisté sur le fait que beaucoup de site anciens juifs, comme celui de Or Salem (la Jérusalem yéménite) et la montagne Sion furent pillés dans la première moitié du XXème siècle.

Dans une opération du Mossad appelée “opération tapis volant”, des milliers de juifs yéménites furent transportés par voie aérienne en Israël au moyen de quelques 380 vols secrets qui furent rendus possibles avec l’aide des avions américains et britanniques. C’est par ce même soutien américain et britannique que fut grandement facilité la prise de la Palestine par les Israéliens.

La mauvaise interprétation de la géographie dans les écritures juives

“Et David et tout Israël allèrent à Jérusalem, de même Jebus et les Jébusites, habitants de la terre, étaient là.” 1 Chroniques 11:4

Dans ce psaume (dont le contexte géographique passe souvent inaperçu) des Chroniques (des juifs yéménites) il esr rendu inévocablement clair que la véritable terre de Jérusalem était originellement appelée (Jebus) et qu’elle était habitée par les “Jébusites”. Ce morceau d’information historique est complètement étranger au “Jérusalem” moderne en Palestine/Israël, alors que nous pourrions facilement trouver la vieille ville fortifiée de “Yébos/Jebus” au Yémen aujourd’hui. Vous ne pouvez pas la louper puisqu’elle est aujourd’hui site culturel héritage de l’UNESCO de la ville de Beit Bos (Jebus) au sud de Sana’a. Aussi, si vous utilisez un soupçon de pensée critique, vous trouverez ce psaume suivant particulièrement intéressant:

“Alors dieu détruisit les Ethiopiens devant Asa et devant Judas ; et les Ethiopiens s’enfuirent.” 2 Chroniques 14:11

Pourquoi le dieu des Israélites s’embarasserait-il à détruire les Ethiopiens si le peuple élu était là-haut en Palestine.

Séparé par des milliers et des milliers de kilomètres de terre et d’eau, l’Ethiopie semble être un impossible ennemi pour les Israélites. Mais ce ne serait pas une notion si farfelue si nous interprétions toutes les histoires bibliques au sein de leur géographie originelle à savoir… Le Yémen. Si vous n’êtes pas familiers avec la géographie de l’ancien proche-orient, le Yémen serait aussi proche de l’Ethiopie que l’état d’Arizona du Mexique, tandis que la Palestine serait aussi loin de l’Ethiopie que le Canada l’est du Mexique.

Si c’était le cas, pourquoi le mouvement sioniste n’a t’il pas changé de point de focus et choisi le Yémen pour nouvelle patrie? Et bien c’était simplement géopolitiquement hors de question si pas impossible. De surcroi, historiquement, le Yémen, tout comme l’Afghanistan est une des plus difficiles places sur terre à conquérir. Beaucoup au fil de l’histoire, ont essayé de le contrôler et ils ont tous échoué. Les armées d’Alexandre le Grand ont balayé l’ensemble des territoires du proche-orient, mais ils ne pensèrent jamais qu’ils pussent subjuguer le Yémen. La même chose se produisit avec les Romains. Ce que l’histoire appelle les “guerres romano-juives” qui débutèrent en 167 av JC avec les Maccabis, se sont déroulées dans l’ancienne Arabie et au Yémen.

Le terrain escarpé et les conflits tribaux continus, spécifiquement après le déclin de l’ancienne route du commerce des encens, ont transformé les tribus de l’ancien Yémen en militants et en guerriers. Avec l’ancienne route de la soie, la route de l’encens (qui coupait à travers l’ancien Yémen et la côte Ouest de l’ancienne Arabie) furent les grandes routes commerciales principales internationales de l’ancien monde. La route de l’encens transportait des textiles, des épices, de l’or, de l’ivoire et bien sûr des encens depuis les côtes sud du Yémen. Après des mois dans le désert d’Arabie les caravanes de dromadaires avaient transporté leurs cargos de valeur en Egypte à l’Ouest et en Mésopotamie (Irak) à l’Est. Le commerce des caravanes anciennes étaient un tel commerce lucratif qu’il était souvent pillé par les militants arabes.

Même les Babyloniens et les Assyriens essayèrent de sécuriser cette route d’échange vitale contre le harcèlement arabe et les pillages fréquents. Lorsque les raids militaires ne fonctionnaient pas pour contrôler les arabes yéménites et parmi eux bon nombre de juifs, le roi babylonien Nabuchodonozzor pensa que la seule façon par laquelle il pourrait contrôler ces pirates arabes serait par un transfert de population. Ainsi donc, en 587 Av JC commença un des plus gros transferts importants de population arabe du sud de l’Arabie et du nord-Yémen vers Babylone, ceci est connu dans la littérature juive sous le vocable de la “captivité babylonienne”.

Si vous y pensez bien, Les Babyloniens devaient avoir été si désespérés pour faire cela d’une telle manière ardue et si chère. Transférer des milliers de membres de tribus arabes et yéménites des territoires du sud-ouest au nord-est de la péninsule arabe voulait dire une chose. Les guerriers d’Arabie et du Yémen posaient une mencae économique constante aux intérêts d’en fait à la fois les Babyloniens et les Egyptiens. La plupart des raids militaires de l’ancienne Egypte focalisaient aussi sur le contrôle de la fréquente rébellion arabe/hébreue le long de la côte ouest de la péninsule arabe et ce jusqu’au Yémen.

Et juste de la même manière que Babylone n’était pas la patrie des juifs à l’époque, la Palestine n’est manifestement pas la leur actuellement.

Le Yémen et le sud de l’Arabie ont toujours été la patrie perdue des Israélites et des anciennes tribus hébreues arabes. Dans son très renommé livre de recherche “Bible came from Arabia”, feu Kamal Salibi, historien prominent historien de l’Université Américaine à Beyrouth (Liban), élabora sur son nouveau changement de paradigme en relation avec ses trouvailles. Si des excavations archéologiques sérieuses et non-biaisées sont faites sur la base de son travail, alors la théorie de Salibi pourrait drastiquement changer l’entière histoire biblique telle qu’on la connait.

Mais ne vous y trompez pas: par ces nouvelles révélations nous n’endorsons aucunement la validité de toutes affirmations historiques futures faites par les juifs actuels sur la possession de la terre du Yémen.

Lorsque nous parlons du Yémen comme patrie des Israélites du début, nous devons garder présent à l’esprit que les Israélites, en tant qu’ancienne tribu yéménite arabe, ont disparus depuis longtemps.

Les juifs yéménites des temps modernes sont les descendants des convertis au judaïsme lorsque le Yémen retourna dans le judaïsme sous le règne de Dhu Nuwas en l’an 520 de notre époque.

La mentalité de style Daesh des anciens Hébreus

Dhu Nuwas ne devrait pas être identifié en tant que roi yéménite, mais plutôt comme un chef de guerre yéménite et leader d’un groupe de guerriers, si pas des terroristes. Si on veut tirer un parallèle moderne, on pourrait comparer Dhu Nuwas et ses militants avec ceux de l’EIIL ou Daesh. En ce sens, El Baghdadi serait l’équivalent moderne de Dhu Nuwas.

Nous n’essayons pas de diffamer quelque figure historique que ce soit par cette comparaison, nous essayons plutôt de révéler un des caractéristiques inhérentes de la culture arabe/hébreue à savoir l’intolérance religieuse et la violence.

Cette culture militante rampante est toujours démontrable de manière égale avec la nature violente des groupes islamisres comme Al Qaïda et l’EIIL, comme cela est le cas avec les groupes juifs orthodoxes fondamentalistes “Haredi” dans l’Israël des temps modernes (dont beaucoup au fait, sont d’origine Misrahi-arabe et yéménite).

Depuis bien des décennies, embrumés par un état d’esprit tourné vers la bible, un nombre incalculable d’orientalistes occidentaux ont quelque peu décodé de manière erronée l’histoire de l’ancien proche-orient. Dans leur soi-disante tour de Babel académique, ils décidèrent de ne pas faire émerger la vérité historique, mais de faire vérifier leur narratif biblique déformé.

Avant que Dhu Nuwas ne saisisse le pouvoir en 522, le Yémen était contrôlé par les Askumites (des Ethiopiens, cela semble t’il familier ?..), un royaume chrétien s’étendant sur ce que sont aujourd’hui l’Erythrée et l’Éthiopie. Après sa rébellion militaire, Dhu Nuwas et ses guerriers juifs commencèrent promptement à détuire toutes les églises chrétiennes du Yémen. Pouvez-vous discerner des similarités ici avec Daesh et leur persécution / élimination des chrétiens irakiens et syriens et la destruction de leurs églises ?
Une peinture des martyrs de Najran et dessous une image de la décapitation brutale de civils par l’EIIL. (voir l’article original)
Puis il est parti à Najram, une place forte asksumites et chrétienne dans le sud-ouest de l’Arabie. Après avoir accepté la capitulation de la ville, Dhu Nuwas massacra tous ceux (chrétiens locaux) qui ne voulurent pas renoncer au christianisme. De fait, les archives historiques arabes parlent d’un horrible pogrom dans lequel des milliers de chrétiens furent décapités et brûlés vifs pour avoir refusé de se convertir au judaïsme que Dhu Nuwas professait au fil de l’épée. Une estimation du nombre de morts de cet ancien “holocauste”se situe aux alentours de 20 000 personnes. Le massacre brutal perpétré par Dhu Nuwas, yéménite juif, créa de fait une onde de choc de terreur qui se propagea jusque dans les palaces de Constantinople la romaine.

Un article récent fut publié dans le journal israélien Haaretz intitulé: ‘Before Islam: When Saudi Arabia Was a Jewish Kingdom’. Alors qu’une ancienne inscription en arabe réferrant au massacre par les juifs des chrétiens de Najran a été récemment découverte par une expédition archéologique française dans le sud de l’Arabie Saoudite, l’auteur de l’article (israélien) se demandait si ces militants juifs menés par Dhu Nuwas étaient bien de vrais juifs. La réalité historique est que ces guerriers sans pitié et leur culture de la décapitation de l’intolérance et de la belligérence forcenée, sont les véritables juifs originels. Le journaliste du journal Haaretz et la plupart des colons israéliens modernes qui occupent la Palestine, sont en fait ceux qui ne sont pas réels, pas originels.

Du point de vue des érudits modernes sur l’histoire de l’antiquité tardive, la décision de Dhu Nuwas de forcer la conversion au judaïsme sous peine de mort ne peut être expliquée qu’en termes de ses profondes convictions religieuses et culturelles. En d’autres termes: la culture tribale arabe et yéménite de “takfir”.

Ceci a peut-être échappé à beaucoup d’entre nous, mais lorsque vous y réfléchissez, vous serez effaré de constater que la plus grande partie de la bible hébraïque n’est qu’au sujet de raids brutaux et de massacres génocidaires.

Voici comment était la vie dans l’ancienne Arabie, un cycle sans fin de conflit tribaux et de raids. Histoire après histoire de raids tribaux mortifères, que ce soit de Saul, David, Joshua, qui ne laissent derrière eux que destruction et carnage. Mais pour adoucir le choc, ces histoires nous furent vendues en tant que guerres saintes des Israélites et en insérant la carte sacrée, sainte dans le narratif, nous nous sentons (inconsciemment) incités à fermer notre pensée critique, si nous en avons une.

De la même manière, le sionisme moderne a englobé la Palestine en frappant cette même corde sensible et sacrée de la religion. Des millions de naïfs croyants occidentaux permettraient quelque folie que ce soit de prendre forme sur la terre palestinienne simplement pour voir se réaliser leur rêve déformé et tordu d’un retour du Christ.

La même logique ( celle de la seconde venue d’un sauveur guerrier) est couramment employée par l’EIIL/Daesh dans sa guerre sainte contre les infidèles (Kafir). Les suiveurs de Daesh croient vraiment qu’ils combattent contre des apostats qui méritent d’être massacrés de sang froid. Et que seulement après la défaite de cette large apostasie pourra prévaloir le Califat Islamique (royaume de dieu) sur les nations.

Avez-vous réussi à saisir le parallèle culturel ici ou est-ce trop subtil pour le remarquer ?

La (très dangereuse) idée du Takfir (accuser des croyants d’une autre secte ou autre foi d’apostasie punissable de mort brutale) n’est pas (comme nous l’avons exposé) exclusivemt islamique, mais cela remonte très loin dans la culture de l’ancienne Arabie et de ses tribus juives.

Cette intolérance tribale de toute foi autre que celle qui est acceptée et embrassée par la tribu (qu’elle soit israélite ou islamiste) est ce que nous pourrions identifier comme une des caractéristiques de l’ancienne culture arabe.

Nous ne sommes une fois de plus pas en train de diffamer quelque religion que ce soit ou leurs croyants, mais nous fouillons toujours plus profond dans les racines culturelles de l’extrêmisme (religieux) et de l’intolérance à la fois dans le judaïsme et dans l’islam. En d’autres termes, nous exposons les origines culturelles et géographiques arabes à la fois de l’Islam et du Judaïsme. Nous le faisons tout en douchant froidement et en toute connaissance de cause les orientalistes occidentaux qui au travers de leur interprétation déformée et biaisée de l’histoire biblique ont égaré des générations de croyants naïfs et trompés. Par croyants, je veux dire les millions qui furent amenés aveuglément à accepter le faux narratif des orientalistes et qui l’acceptent toujours en ce moment très précis.

Si vous voulez vraiment renoncer à ce mensonge et découvrir la véritable histoire arabe des Israélites et celle de l’Egypte ancienne, vous pouvez lire mon livre “Egypt knew no Paharaohs nor Israelites” (disponible en version kindle, en anglais)

 

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Nous songeons à traduire ce livre en français. Nous l’avons lu, il en vaut la peine.

 

Ashraf Ezzat sur Résistance 71