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Résistance au colonialisme: Israël ou l’inversion du colonialisme…

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Parce que nous somme tous des colonisés ! (Résistance 71)

 

La démocratie progressiste attaquée en Israël ou l’inversion du colonialisme

Quand le léviathan colonial se retourne contre lui-même

Neve Gordon

12 Mars 2016

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article15947

 

Une série de nouvelles lois draconiennes, de politiques et de réglementations que viennent renforcer des campagnes d’incitation à la haine envers les citoyens palestiniens d’Israël et de plus en plus envers les juifs progressistes conduit très rapidement à une inversion du projet colonial d’Israël.

Si auparavant on pouvait dire qu’Israël colonisait la Cisjordanie, la Bande de Gaza, Jérusalem-Est et les Hauteurs du Golan, aujourd’hui les stratégies de gouvernement mises au point et appliquées par Israël dans ces zones occupées ont également infiltré et colonisé l’état juif dans ses frontières d’avant 1967. De fait, le léviathan colonial se retourne sur lui même.

L’attaque initiale contre le vernis de démocratie progressiste incluait la proposition actuelle du gouvernement d’un nouveau projet de loi obligeant les militants des droits de l’homme dont les associations reçoivent des financements étrangers à porter un badge lorsqu’ils participent à des réunions à la Knesset ou dans d’autres lieux publics. Est venue ensuite la campagne d’incitation à la haine envers l’association de soldats démobilisés Breaking the Silence et d’autres organisations des droits de l’homme, ce qui est maintenant monnaie courante dans le paysage politique.

Puis, un roman sur une histoire d’amour entre une juive et un Palestinien fut exclu du programme d’enseignement secondaire en Israël, de crainte, soi-disant, qu’il n’encourage les mariages mixtes entre juifs et non-juifs. Enfin, le programme d’enseignement d’éducation civique du lycée est actuellement révisé, et certains des concepts fondamentaux qui traitent de la démocratie en sont retirés pour être remplacés par d’autres qui mettent l’accent sur l’histoire et l’identité juives.

Mais il s’avère que ce n’était que le siftah. Le projet de loi proposé « Loyauté dans la culture », qui déclare que l’état subventionnera uniquement l’art non critique du projet sioniste, pourrait venir tout droit de l’Union Soviétique de Staline. Rédigé par la ministre de la culture Miri Regev, le projet définie comme déloyal l’art qui « Conteste le caractère juif et démocratique de l’état d’Israël … soutient la lutte armée ou des actes de terreur contre l’état d’Israël de la part d’un pays ennemi ou d’une organisation terroriste ; commémore la Fête de l’Indépendance comme jour de deuil ; commet un acte de vandalisme ou de dégradation physique qui déshonore le drapeau du pays ou un symbole de l’état. »

Selon le metteur en scène Uri Rosenwaks, qui jusqu’à récemment siégeait comme président du Israeli Documentary Filmmakers Forum, « Les législateurs ont réussi à dépeindre comme traitres les écrivains et artistes qui traitent de questions comme les droits de l’homme, l’occupation et la démocratie. Le paradoxe c’est que Miri Regev et d’autres ministres espèrent que ces mêmes artistes critiqueront les nouvelles lois et réglementations, parce que sévir contre quiconque critique les mesures politiques israéliennes donne du crédit à ces ministres au sein de leur électorat. La critique elle-même est de plus en plus perçue comme illégitime, et c’est ce qu’il a de plus dangereux actuellement. »

Toutefois, cette démarche à l’encontre des artistes est comparable à la haine dirigée contre les citoyens palestiniens d’Israël, et tout particulièrement leurs représentants. Il se passe rarement un jour sans que des hommes/femmes politiques ou commentateurs politiques ne fassent une quelconque observation incitant à la haine de la minorité en Israël qui représente 20 pourcent de la population.

La députée à la Knesset Hanin Zoabi est présentée dans les organes des médias israéliens comme rien de moins que Satan, tandis que ses collègues de la Liste Unifiée sont régulièrement qualifiés de terroristes, de cinquième colonne ou de traitres. Le racisme est si manifeste, effrayant, et éhonté que mes amis palestiniens de Beer-Shiva n’allument plus leur poste de télévision.

En effet, lundi, la Commission Constitutionnelle de la Knesset a donné son accord préliminaire à la « Loi de Suspensive, » qui accorde aux élus (juifs) à la Knesset l’autorité de juger si l’idéologie de leurs collègues (palestiniens) est casher ou pas. Et alors que l’intitulé de la loi utilise le mot suspension, en réalité elle autorise la Knesset à expulser des députés dont le comportement est « inapproprié » ; à savoir, « qui nient le caractère juif et démocratique de l’état d’Israël ; qui font l’apologie du racisme ; et soutiennent la lutte armée d’un état ennemi ou d’une organisation terroriste contre l’état d’Israël. »

Exprimer un soutien quelconque à la résistance palestinienne en Cisjordanie et Gaza sera un motif suffisant pour prononcer une expulsion de la Knesset. Le message est clair : si à une époque l’égalité formelle (par opposition à réelle) était reconnue et présentée comme souhaitable en Israël dans ses frontières d’avant 1967, aujourd’hui l’égalité même formelle n’est plus de mise. L’objectif, comme l’affirme l’éditorial de Ha’aretz, c’est « une Knesset sans Arabes. »

Et qu’en est-il des citoyens palestiniens à l’intérieur d’Israël ?

Je me suis récemment rendu dans un village bédouin Um al-Hiran, qui est voué à être détruit et remplacé par une colonie juive dénommée Hiran. Les habitants d’Um al-Hiram sont, bien sûr, citoyens d’Israël. A quelques kilomètres d’Um al-Hiram, au milieu d’une forêt de la Jewish National Fund,* une trentaine de familles religieuses vivent dans des logements de fortune dans un périmètre clôturé, attendant patiemment que le gouvernement expulse les familles bédouines de leur maison.

Lors d’une visite récente de cette communauté juive improvisée, j’ai vu des maisons éparpillées autour d’une aire de jeux et d’une agréable école maternelle dont le mur extérieur est décoré de peintures gaies. Inutile de dire, que ce cadre bucolique était à la fois perturbant et surréaliste. J’ai trouvé sur le web cette photo des gens qui doivent déposséder les habitants d’Um al-Hiran. Ils sont souriants, heureux ; ce sont des colons de Cisjordanie qui sont revenus en Israël pour coloniser une terre bédouine. Le colon est de retour et importe avec lui la colonisation.

* Le Fonds national juif ou Keren Kayemeth LeIsrael, en hébreu, littéralement : « fonds pour la création d’Israël », est un fonds qui possède et gère plusieurs centaines de milliers d’hectares de terres en Israël. Wikipédia

Neve Gordon est un politologue et historien israélien, il est l’auteur de Israel’s Occupation, et de The Human Right to Dominate (co-écrit avec Nicola Perugini).

Résistance politique: Retour aux sources du conflit israélo-palestinien dissiper l’écran de fumée 1ère partie

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Sami Al Arian

17 décembre 2015

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article15782

 

Dans son roman 1984 George Orwell a introduit le lexique du double langage de Big Brother dans lequel « La guerre, c’est la paix ; la liberté, c’est l’esclavage ; et l’ignorance, c’est la force. » Aujourd’hui on peut enrichir ce novlangue orwellien d’une foule d’expressions en puisant dans le discours des milieux politiques occidentaux et dans la couverture que font les principaux médias de la Palestine, d’Israël et du sionisme politique. Parmi ces expressions qui refléteraient parfaitement ce discours politique et médiatique, on pourrait trouver : « le racisme, c’est la démocratie ; la résistance, c’est du terrorisme, l’occupation, c’’est la félicité. »

Si on devait se fier uniquement aux organes de presse occidentaux comme source d’information sur la situation de plus en plus explosive dans les territoires palestiniens occupés, notamment à Jérusalem, on serait déconcerté par la façon dont sont présentés les victimes et les oppresseurs, mais on en perdrait également son latin quant à l’histoire et la nature du conflit lui-même.

Par exemple, au cours des quelques dernières semaines, dans leur couverture du dernier soulèvement palestinien, la plupart des principaux médias occidentaux, comme le New York Times, CNN, FOX, et la BBC, n’ont virtuellement jamais cité les mots « occupation israélienne, » ou « colonies de peuplement israéliennes illégales. » Ils ne mentionnent que très rarement, voire pas du tout, le fait que Jérusalem est sous le contrôle illégal d’Israël depuis les 48 dernières années, ou que les derniers affrontements furent déclenchés suite aux tentatives d’Israël de modifier le statu quo et de soumettre les lieux saints islamiques situés dans l’enceinte de la vieille ville à une autorité conjointe.

Il arrive très souvent qu’Israël et ses suppôts dans les sphères politiques et médiatiques tentent d’occulter les faits essentiels sur la nature et l’histoire du conflit. Toutefois, nonobstant ces tentatives, ce conflit n’est ni compliqué, ni multi-centenaire. C’est au contraire un phénomène moderne qui remonte à un siècle, et qui a surgi comme conséquence directe du sionisme politique.

Ce mouvement, fondé par le journaliste laïc Théodore Herzl à la fin du 19ième siècle, n’a cessé d’essayer de transformer le judaïsme de l’une des grandes traditions religieuses du monde en mouvement ethnique nationaliste avec l’objectif de faire converger les juifs du monde entier vers la Palestine, la soumettant parallèlement à une purification ethnique en chassant sa population autochtone de la terre de ses ancêtres. Voilà l’essence même du conflit, et donc les politiques mises en œuvres par Israël et ses actes ne peuvent être compris qu’en reconnaissant cette réalité.

Il pourrait être compréhensible, même si c’est odieux, qu’Israël et ses défenseurs sionistes fassent circuler une version frauduleuse de l’histoire et des évènements pour promouvoir leurs objectifs politiques. Mais il n’est pas compréhensible que ceux qui disent prôner l’état de droit, croire au principe de l’autodétermination, et se prononcer pour la liberté et la justice se laissent avoir par cette propagande ou en deviennent ses complices volontaires.

En suivant une bonne partie de la couverture médiatique ou des l’analyses politiques du conflit on est frappé par l’absence de contexte historique, la non prise en compte délibérée des faits empiriques, et le mépris pour les précédents et les concepts juridiques établis.

Les territoires palestiniens sont-ils contestés ou occupés ? Les Palestiniens ont-ils le droit légitime, inscrit dans le droit international, de résister à leur occupant, y compris par la lutte armée, ou bien est-ce que toute forme de résistance est vue comme du terrorisme ? Israël a-t-il un droit quelconque sur la vieille ville de Jérusalem et ses alentours historiques et religieux ? Le prétendu « cycle de violence » qui s’éternise est-il vraiment dû en proportions égales aux deux camps qui s’affrontent ? Israël est-il une réelle démocratie ? Le sionisme politique devrait-il être traité comme un mouvement légitime de libération (et de qui ?) et ses manifestations extrêmement racistes ignorées ? Israël cherche-t-il sincèrement une solution pacifique au conflit ? Les États-Unis peuvent-ils jouer le rôle d’honnête médiateur de la paix qu’ils se sont continuellement proclamés être dans la région ?

Des réponses concrètes à ces questions dissiperaient sans nul doute le brouillard et permettraient aux observateurs objectifs d’accéder non seulement à une compréhension complète du conflit, mais aussi de déterminer en toute connaissance de cause quelles politiques et actions sont nécessaires pour y mettre un terme.

Occupation, auto-détermination, et droit international

Que les territoires saisis par Israël en juin 1967, y compris Jérusalem-Est, soient occupés ne devrait faire l’objet d’aucune contestation. Des dizaines de résolutions de l’ONU ont été adoptées depuis novembre 1967, y compris des résolutions contraignantes du Conseil de Sécurité exigeant d’Israël de se retirer des territoires occupés, auxquelles l’état sioniste a obstinément refusé de se soumettre.

En fait, s’il y avait des territoires « contestés », ce devrait être ces territoires palestiniens qu’Israël a pris en 1948, au cours d’une campagne de terreur, de massacres, et de conquêtes militaires, qui se sont traduites par l’expulsion de force, tout à fait illégale, de plus de 800 000 Palestiniens de leur maison, village, et ville, afin de faire de la place pour des milliers de juifs venant d’Europe et d’autres parties du monde. En conséquence, la résolution 194 de l’ONU stipulait que ces « réfugiés palestiniens qui souhaitent rentrer chez eux …soient autorisés à le faire. » Voilà 67 ans que cette résolution reste lettre morte. Il est également incontestable en droit international qu’Israël est un occupant belligérant, ce qui doit déclencher l’application de toutes les conventions de Genève pertinentes, car le peuple palestinien est sous occupation puisque leur « territoire est effectivement placé sous l’autorité d’une armée hostile. »

En outre, le droit à l’auto-détermination du peuple palestinien et son droit de résister à l’occupant par tous les moyens sont bien établis en droit international. En 1960 ; la résolution 1514 de l’ONU a adopté la « Déclaration sur l’octroi de l’Indépendance aux pays et peuples coloniaux. »

Elle stipulait que « Tous les peuples ont le droit de libre détermination », et que « La sujétion des peuples à une subjugation, à une domination et à une exploitation étrangères constitue un déni des droits fondamentaux de l’homme, et est contraire à la Charte des Nations Unies. » Dix ans plus tard l’ONU adoptait la résolution 2625 qui appelait ses membres à soutenir les peuples colonisés ou les peuples sous occupation contre leurs colonisateurs et occupants.

En fait, la résolution 3246 de l’ONU réaffirmait en 1974 « la légitimité de la lutte des peuples pour se libérer de la domination coloniale et étrangère et de l’emprise étrangère par tous les moyens en leur pouvoir, y compris la lutte armée. » Quatre ans plus tard, la résolution 33/24 de l’ONU confirmait aussi fermement « la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère et de l’occupation étrangère par tous les moyens en leur pouvoir, en particulier la lutte armée, » et « condamne énergiquement tous les gouvernements » qui ne reconnaissent pas « le droit à l’autodétermination du peuple palestinien. »

Quant à Jérusalem occupée, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté en 1980 deux résolutions contraignantes (476 et 478) par 14 voix contre 0 (les EU se sont abstenus et n’ont pas opposé leur véto à aucune des deux résolutions.) Les deux résolutions condamnaient la tentative d’Israël de modifier « le caractère physique, la composition démographique, la structure institutionnelle et le statut de la ville sainte de Jérusalem. »

Elles réaffirmaient également « la nécessité impérieuse de mettre fin à l’occupation prolongée des territoires arabes occupés par Israël depuis 1967, y compris Jérusalem, » et interpellaient Israël en tant que « puissance occupante. » Elles considéraient, en outre, que tout changement à la ville de Jérusalem constituait « une violation du droit international. »

* Sami Al-Arian est un militant pour les droits civiques américain, d’origine palestinienne.

 

 

 

 

Déclin de l’entité sioniste, état génocidaire modelé sur son prédécesseur anglo-américain…

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De plus en plus exclu au plan internatonal, Israël est sur le déclin

 

Robert Fantina

 

10 Août 2015

 

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/De-plus-en-plus-exclu-au-niveau.html?lang=fr

 

C’est une période désastreuse pour Israël. Le premier ministre Benjamin Netanyahu a formé un nouveau gouvernement composé d’individus ayant déclaré que les Palestiniens n’étaient « pas des êtres humains », et qui ont ouvertement appelé à leur génocide. Netanyahu et son gouvernement continuent malgré tout de parler de problèmes de sécurité d’Israël, du fait que l’armée israélienne est l’armée la plus morale du monde etc. Cependant, excepté ces mêmes individus barricadés dans leurs tours d’ivoire, peu de personnes croient à leurs dires.

Prenons quelques exemples. 

La cour pénale internationale de la Haye (CPI). Quand la Palestine ratifia officiellement le statut de Rome et accepta l’autorité de la cour pénale internationale, Israël a retenu et collecté des millions de dollars de taxes payées par la Palestine. Argent nécessaire pour payer des salaires en Palestine. Mais en plus de cette « punition » collective illégale, Israël entra en contact avec plusieurs pays membres de la CPI, les implorant de réduire les montants qu’ils donnent à cette organisation dans le but de l’empêcher de lui nuire. Ils ont essuyé des refus de toutes parts. Le seul pays sur lequel Israël aurait pu compter pour réduire les donations était les USA. Cependant, comme Israël, les USA n’ont jamais daigné rejoindre la CPI, se croyant, tout comme son protégé israélien, au-dessus des règles du droit international. 

La FIFA (Fédération Internationale de Football Association). La Palestine a émis une pétition pour exclure Israël de la plus vaste et prestigieuse organisation de football au monde, accusant Israël d’empêcher les joueurs palestiniens de se rendre à des évènements sportifs, d’empêcher l’achat d’équipements de base, et, en d’autres mots d’empêcher toute participation palestinienne au football mondial. Dans le but d’éviter toute action officielle allant dans le sens d’une sanction, Israël a frénétiquement contacté les hauts dirigeants des associations de football à travers le monde, dans un but désespéré d’obtenir un soutien pour défendre son indéfendable cas. Selon les rumeurs, Israël octroierait même des concessions aux Palestiniens, pour contrecarrer ce qui aurait été un nouveau coup dur pour la nation ayant une réputation de « belligérante ». 

Les Nations unies et le droit des enfants. En Mars, le Guardian a rapporté : « Des hauts fonctionnaires de l’ONU à Jérusalem ont été accusés d’avoir craqué sous la pression israélienne et d’avoir abandonné les procédures visant à inclure les forces armées israéliennes dans la liste noire de l’UNICEF concernant les pires violeurs des droits des enfants au monde ».

Le fait qu’Israël kidnappe, arrête sans aucun chef d’accusation, retient plusieurs mois d’affilée et torture des enfants est bien connu des services de l’ONU. Mais l’ONU n’a pas encore condamné officiellement Israël, en dépit des rapports émis par les agences de l’ONU qui montrent clairement l’évidence. 

Israël a travaillé dur, non pas pour rectifier les indescriptibles abus terroristes commis par l’IDF (Israel Defense Forces) qui maltraitent les enfants palestiniens, mais pour empêcher les Nations unies de prendre des mesures. Auparavant, Israël ne se souciait guère de telles trivialités, il laissait les USA faire la “sale besogne” pour eux. 

En décembre 2014, le Secrétaire d’Etat John Kerry appela au moins 50 chefs d’Etats à débattre au sujet d’une proposition aux Nations unies pour la fin de l’occupation des territoires palestiniens pour l’année 2017. Le remerciement qu’il reçut pour ses efforts fut le discours controversé de M. Netanyahu au congrès. Il déclara vouloir accélérer la construction de bâtiments dans les territoires occupés, et que la déclaration d’indépendance de la Palestine n’aurais jamais lieu tant qu’il serait premier ministre. Apparemment, même l’infortuné M. Kerry et son impuissant « patron » ont été injuriés au-delà de leurs limites, et pourtant ils n’appellent pas les Etats du monde à respecter les positions israéliennes à propos de ces questions. 

Quelles différences quelques années, les réseaux sociaux, et un génocide avec une « bonne » couverture médiatique sont capables d’engendrer !… 

Une autre différence complète peut être constatée en 2 exemples au sein des campus universitaires américains. En 2007, le Professeur Norman Finkelstein, un universitaire émérite, fils de survivants de l’Holocauste et franc critique des politiques israéliennes a été refusé pour un poste à l’Université DePaul de Chicago. Ce refus avait pour cause ses écrits, des recherches minutieuses et critiques envers la politique d’apartheid de cette nation. Mais, cela n’a généré qu’une controverse minime à l’époque, les médias n’ayant pas relayé les faits.

Début août 2014, une offre d’emploi faite au professeur Steven Salaita par l’Université de l’Illinois, Urbana-Champaign a été retirée peu avant le début de la rentrée universitaire en raison d’un tweet critiquant Israël qu’il aurait publié. Le 18 août, plus de 1200 universitaires dans le monde ont juré de boycotter l’université, et ce nombre a depuis sensiblement augmenté ; une quantité indénombrable d’évènements supposés avoir lieu dans cette université ont été annulés, et l’association états-unienne des professeurs d’université est supposée boycotter officiellement l’école cet été. 

Il apparait qu’Israël soit en période de déclin. M. Netanyahu a formé le gouvernement d’apartheid le plus raciste que le monde ait connu depuis des générations. En comparaison, le régime d’apartheid qui domina l’Afrique du sud pendant si longtemps parait presque avoir été bienveillant. La Suède est devenue le 135ème pays à reconnaitre la Palestine en Octobre 2014, et fin octobre de la même année le Vatican faisait de même. Bien qu’il s’agisse d’une petite patrie, son chef d’Etat est aussi le leader de milliards de catholiques à travers le monde, donc l’importance de cette reconnaissance ne peut être sous-estimée. Les festivals cinématographiques et musicaux en Israël réduisent leurs durées, puisque la participation à ces évènements internationaux est en chute. De plus en plus d’artistes prennent position contre cet apartheid. Le nombre des « Joints ventures » académiques dans le monde entre des établissements israéliens et des établissements de nations à travers le monde sont aussi en déclin. Il va sans dire qu’énormément d’entreprises ne font plus affaires avec les firmes agissant dans les territoires occupés. 

Le dernier bastion du soutien à Israël reste les Etats-Unis, bien que le Président Barack Obama ait parlé de réajustement des relations avec Israël, rien de plus n’est attendu de sa part tant que l’AIPAC (American Israel Political Affairs Committe) continue de tirer les ficelles au congrès.

Le lobbying est le jeu politique aux USA qui a lieu au tout début de chaque élection présidentielle. Le président du Parti républicain, le Sénateur de la Floride, Marco Rubio condamne toute once de critiques proférées sur Israël par chaque candidat de son parti, qu’ils soient annoncées ou potentielles. Ce n’est pas une surprise si on considère le fait que l’un de ses principaux donateurs n’est autre que Norman Braman, Un homme d’affaire de Floride et un fervent supporteur des « donations illégales ». Il aurait dépensé entre 10 et 25 millions de dollars pour aider M. Rubio à acheter un bail de 4 ans à la Maison Blanche. Il n’y a pas de place pour les principes, et certainement pas pour les droits de l’homme quand de telles sommes sont dépensées pour les violer. 

Les USA sont en train de voter une loi neutralisant les mouvements de BDS (Boycott, désinvestissements, sanctions), et à l’heure où cette loi semble être sur le point d’être votée, il est improbable qu’elle soit acceptée quand elle sera confrontée à l’inévitable challenge que représente le Conseil Constitutionnel. Le premier ministre Canadien Stephen Harper, espérant cimenter le vote juif en sa faveur pour sa prochaine campagne de réélection, a proposé une loi visant à poursuivre tous ceux qui critiquent Israël pour « crime haineux ». Ce qui n’est pas bien accueilli, dans un pays où les droits de l’homme et les droits civiques semblent avoir plus d’importance qu’aux USA. En outre, toute idée visant à croire que les électeurs juifs soutiennent complètement les crimes d’Israël est démentie par le nombre d’organisations juives établies pour combattre ses crimes. 

Il semblerait donc, qu’Israël soit capable cette année d’éviter des sanctions de la FIFA, de la Cour Pénale Internationale et de l’ONU, mais cette nation devient peu à peu un paria au niveau international, de plus en plus évitée pour ses atroces violations des droits de l’homme en Palestine et même sur le sol israélien où il y a des lois spécifiquement appliquées aux juifs israéliens, différentes des lois appliquées aux populations israéliennes africaines et arabes. 

Avec le soutien états-unien, Israël est devenu une puissance internationale, et est maintenant en déclin, et donc par conséquent très dangereuse. La souffrance palestinienne ne fera donc que s’aggraver à court terme, mais inévitablement, la Palestine finira par être libre ! Et une fois de plus, les USA feront partie des derniers à reconnaître l’Etat palestinien, préférant rester du côté du tyran international, pendant que les autres célébreront leur liberté.

Sources : Fatina Robert, « Empire, Racism and Genocide : a History of US Foreign Policy« , Canada, Red Pill Press, 2013, politics. ISBN : 9-78-189724493-7. 

http://www.counterpunch.org/2015/05/22/israel-on-the-run/ 

Traduit par le collectif Investig’action

Géopolitique impérialiste: Israël a non seulement la bombe atomique…

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mais l’a utilisé à (au moins) eux reprises, le dernière en date: bombe à neutron au Yémen… mais Hollande le larbin jure mordicus qu’Israël n’a pas la bombe, bien que les évidences clâment le contraire depuis des décennies…

La première vidéo de cet article présentant la détonation d’une bombe à neutron au Yémen est édifiante !

— Résistance 71 —

 

François Hollande, Israël et a bombe atomique

 

Thierry Meyssan

 

17 Juillet 2015

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article188193.html

 

Lors de son entretien du 14 juillet sur TF1 et France2, le président François Hollande a nié qu’Israël possède la bombe atomique. Pourtant l’État hébreu détient 80 à 400 têtes nucléaires et a déjà fait usage de bombes à neutrons sur des populations civiles. M. Hollande est-il ignorant, au point de ne pas être en capacité d’être le chef des Armées et de la Force de frappe, ou simplement de mauvaise foi, au mépris de ses concitoyens ?

Le 20 mai 2015, Israël, qui participe à la Force commune arabe, largue une bombe à neutrons au Yémen. Ce type de bombe nucléaire tactique tue les êtres vivants sans détruire les infrastructures.

L’interview traditionnel du président de la République française le 14 juillet, date de la fête nationale, aura été cette année l’occasion pour François Hollande de tenir toutes sortes de propos indécents et aberrants.

Je voudrais juste attirer votre attention sur le passage suivant en réponse à une question de Claire Chazal sur l’accord des 5+1 avec l’Iran :

« La France a été très ferme dans cette négociation et Laurent Fabius l’a conduite avec beaucoup de rigueur et également de fermeté. 
Qu’est-ce qu’était ma préoccupation ? Éviter la prolifération nucléaire. Cela veut dire quoi la prolifération nucléaire ? Cela voulait dire que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire, l’Arabie Saoudite, Israël, d’autres pays voudraient également accéder à l’arme nucléaire. Ce serait un risque pour la planète tout entière. Donc, il fallait empêcher que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. » [1]

Ainsi, selon le président Hollande, chef des Armées et à ce titre détenteur de la Force nucléaire, Israël n’aurait pas d’armes nucléaires.

Or, chacun sait qu’Israël est l’une des quatre puissances nucléaires non-signataires du Traité de non-prolifération (avec l’Inde, le Pakistan et la République populaire démocratique de Corée).

C’est en 1956 que le président du Conseil français, Guy Mollet (le prédécesseur de François Hollande à la tête du Parti socialiste), organisa le transfert de technologie nucléaire entre la France et Israël. Pour ce faire, il attribua à l’Hôtel de Matignon un bureau à Shimon Peres (futur président d’Israël) d’où celui-ci supervisa le transfert. La France construisit la centrale de Dimona dans le désert du Néguev, dont Shimon Peres devint le directeur. Israël participa également aux expériences nucléaires françaises dans le désert algérien. Partisan de la colonisation, Guy Mollet s’appuya sur Israël pour lutter contre le FLN algérien et faire la guerre à l’Égypte (« crise » du Canal de Suez).

Cette coopération se détériora sous Charles De Gaulle et prit fin avec la décolonisation de l’Algérie. Lorsqu’en 1967, Israël attaqua ses voisins arabes (théorie de la « guerre préventive »), l’Égypte, la Jordanie et la Syrie, De Gaulle rompit les relations avec Israël. Quelques jours plus tard, les Etats-unis signèrent un accord secret avec Israël l’autorisant à détenir la bombe sous réserve de ne pas en faire la publicité et de ne pas procéder à de nouvelles expérimentations.

Israël poursuivit ses recherches avec l’aide des Britanniques, dans un premier temps —ceux-ci lui fournirent notamment du combustible prêt à l’emploi—. Puis avec l’aide de l’Afrique du Sud à partir de 1975. Il bénéficia notamment des explosions nucléaires sud-africaines, particulièrement en 1979 dans l’Océan indien, sans pour cela violer son accord avec Washington.

Israël détient actuellement entre 80 et 400 têtes nucléaires et un grand nombre de bombes à neutrons. En effet, du fait de la topographie, les bombes nucléaires stratégiques sont impossibles à utiliser dans l’environnement proche d’Israël. Aussi l’État hébreu s’est-il spécialisé dans les bombes à neutrons, dont le rayon d’action est plus petit. Celles-ci sont les armes du capitalisme par excellence car elles tuent les hommes, mais n’endommagent pas les propriétés.

L’ensemble de ce programme fut révélé par un scientifique israélien opposé à l’apartheid, Mordechaï Vanunu, en 1986 dans le Sunday Times [2]. Il fut alors enlevé à Rome par le Mossad, rapatrié en Israël et mis au secret durant 18 ans. Libéré en 2004, mais assigné à résidence, il accorda un entretien à Silvia Cattori et fut immédiatement réincarcéré pour avoir parlé à des journalistes [3].

En 2002, le stratège israélien Martin Van Creveld fit état publiquement de l’arsenal nucléaire et menaça les Européens de rétorsion sur leur sol s’ils persistaient à soutenir les Palestiniens [4]. On parla alors du « complexe de Samson », c’est-à-dire de la menace d’un suicide destructeur israélien plutôt que d’une défaite.

Le 6 décembre 2006, le secrétaire à la Défense états-unien, Robert Gates, admettait lors d’une audition au Sénat qu’Israël détient la bombe atomique. Quelques jours plus tard, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, l’admettait au détour d’une phrase, lors d’un entretien à la chaîne allemande N24.

En 2010, 18 États arabes sont parvenus à faire inscrire sur l’Agenda de l’AIEA (Agence internationale pour l’Énergie atomique) la question des « capacités nucléaires israéliennes ». Les Nations unies organisèrent alors une conférence sur le Traité de non-prolifération au cours de laquelle la République islamique d’Iran proposa de créer « une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient » [5], sur le modèle de ce qui a été fait en Amérique latine ou en Asie centrale. Cependant ce projet échoua du fait de l’opposition d’Israël et des États-Unis. Ces derniers stockant illégalement des armes nucléaires en Turquie.

Récemment, Israël a fait usage de bombes à neutrons à Khiam lors de la guerre de 2006 contre le Liban et au Yémen, le 20 mai dernier. Dans les deux cas, des relevés de radiations ont été effectués.

Pourquoi le président Hollande nie-t-il des faits largement établis ? Par ignorance ou parce qu’il tente de justifier la position française durant les négociations avec l’Iran au point de s’emberlificoter dans sa propre propagande ?

Le 17 novembre 2013, arrivant à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, François Hollande déclarait « « Tamid écha-èr ravèr chèl Israël » en hébreu, « Je suis votre ami et je le serai toujours  » » [6].

Colonialisme en Palestine: « Rompre le silence » sur le nettoyage ethnique sioniste en Palestine…

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Gaza le terrain de jeu de l’armée israélienne

 

Tarik Bouapia

 

8 Mai 2015

 

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/Gaza-le-terrain-de-jeu-de-l-armee.html?lang=fr

 

L’ONG Breaking the silence (rompre le silence) vient de publier des témoignages accablants de militaires israéliens ayant participé à l’opération « Bordure Protectrice » de l’été dernier. Certains soldats, sous couvert d’anonymat, affirment qu’aucune distinction n’était faite entre les civils et les soldats. Une surprise ? Sans doute pas pour ceux qui ont toujours considéré Israël comme un État lâche et criminel.

Civils, combattants, pas de distinction

Ceux qui croyaient (encore) que l’armée israélienne était celle que décrivent les médias dominants risquent d’avoir une toute autre image de Tsahal. Breaking the silence, une ONG composé d’anciens combattants de l’armée israélienne, vient en effet de publier le lundi 4 mai 2015 une série de témoignage d’anciens militaires ayant participé au massacre de l’été dernier à Gaza. (1)
Autant dire tout de suite que ces témoignages viennent ajouter encore plus de barbarie à l’histoire déjà peu glorieuse de l’État d’Israël qui, depuis 1948, a commis des atrocités sans nom contre le peuple palestinien.
Rappelons tout d’abord que l’offensive israélienne menée du 8 juillet au 26 août 2014 a fait plus de 2100 victimes côté palestinien dont l’écrasante majorité étaient des civils. Une offensive qui, comme les précédentes, avait été soigneusement préparée par des média-mensonges.
Cette fois-ci, les TF1, France 2 et autre RTBF avait expliqué que Tsahal avait répondu à l’assassinat de trois jeunes israéliens le 12 juin. Si on suivait la logique imposée par les médias, Israël aurait donc simplement réagi au meurtre de trois de ses ressortissants.

Pourtant, lorsqu’on y regardait de plus près, l’explication donnée était un peu moins simpliste qu’elle n’en avait l’air. Avant cet événement en effet, il y avait eu la grève de la faim des prisonniers palestiniens d’avril à juin 2014 et la mort de deux jeunes Palestiniens tués par l’armée israélienne devant les télévisions le 15 mai 2014. La situation n’était donc pas apaisée. 

Mais comme toujours, afin de « protéger la sécurité » de son territoire, un territoire volé, l’armée israélienne avait lancé une attaque meurtrière dont d’anciens protagonistes viennent ici décrire la cruauté la plus abjecte qu’il soit. 

“Il y a une technique qui consistait à envoyer des milliers d’obus sur des zones densément peuplées, pour préparer l’entrée des soldats dans ces quartiers. Une fois distribués des avertissements prévenant les civils qu’ils devaient fuir, il n’y avait plus de raison de faire la distinction entre civils et militants” explique Avihai Stollar, membre de Breaking de silence.

Puis c’est au tour des soldats de livrer leur témoignage. 

L’un d’entre eux qui se trouvait à un endroit surplombant une route importante menant à la bande de Gaza raconte comment lui et ses camarades s’occupaient la journée : 
« Nous avons commencé un petit concours entre tireurs. Pour voir qui était un vrai homme, il fallait toucher une voiture qui roulait. J’ai vu un taxi et j’ai tiré un obus mais je l’ai manqué. On a encore visé et manqué des voitures. Jusqu’à que je vois un cycliste qui pédalait. Et j’ai dit « je le vise » mais je l’ai manqué. Il s’est mis à pédaler comme un fou parce qu’on lui tirait dessus ».
Puis le journaliste lui pose la question suivante « Vous est-il venu à l’esprit dans le tank que vous tiriez sur des civils à l’intérieur des véhicules ? ». Le soldat lui répond « Cela m’a dérangé un peu mais, après trois semaines dans la bande de Gaza, on en vient à tirer sur tout ce qui bouge, la distinction entre le bien et le mal devient floue, vous perdez votre morale, votre bon sens » Avant de conclure « Tout devient un super jeu vidéo réaliste ». 

Alors comme ça, il fallait savoir tirer sur une voiture pour démontrer qu’on était un « vrai homme ». Nouvelle définition du courage et de la virilité masculine version Tsahal.

Ainsi, la bande de Gaza est devenue un terrain de jeu. Les Gazaouis ne sont pas considérés comme des humains mais comme des cibles qu’il faudrait abattre.
En fait, Gaza est à la fois un terrain de jeu et un terrain de chasse pour les soldats israéliens. Les habitants de cette prison à ciel ouvert sont totalement déshumanisés et considérés comme de vulgaires membre d’une sous-espèce dont la vie ne compte pas ou si peu.

Un autre témoignage affirme que « Les soldats ont reçu pour instruction de leurs commandants de tirer sur chaque personne identifiée dans une zone de combat, dès lors que l’hypothèse de travail était que toute personne sur le terrain était un ennemi ». Un sergent d’infanterie raconte « On nous a dit, il n’est pas censé y avoir de civils, si vous repérez quelqu’un, tirez ! ». 

Un autre cas révèle que deux femmes qui au petit matin parlaient au téléphone à 800 mètres des forces israéliennes ont été prises pour des « guetteuses ». On ne savait pas trop. Résultat ? Elles ont été abattues sur le champ car considérées comme « terroristes ». Ce mot « terroriste » a décidément bon dos et sert constamment à justifier le pire. 

Pour un autre soldat, un civil qui « voit un char et ne s’enfuit pas n’est pas innocent et peut être tué ». Ce dernier considère Breaking the Silence comme une organisation anti-sioniste et quand cette dernière lui demande s’il y a eu crime de guerre, ce dernier répond cyniquement « Crime de guerre ? C’est un grand mot. Mais j’ai le sentiment d’avoir fait des trucs amoraux, sur le plan international. J’ai visé des cibles civiles, parfois juste pour le plaisir ».

Médias, politique, pseudo-intellectuels, où êtes-vous ?

Et la liste des témoignages de cette nature est malheureusement encore très longue. Ces témoignages ne surprendront que ceux qui ont cru aux belles histoires racontées tant pas les médias dominants que les prétendus « intellectuels ». Celle d’un État « démocratique », le « seul » au Moyen-Orient qui lutterait sans relâche contre des « terroristes ». Cette histoire, lue, entendue et réentendue vient une nouvelle fois se fracasser sur le mur des réalités, des faits et des témoignages de ceux qui ont été les premiers témoins mais aussi et surtout les premiers acteurs de cette barbarie. 

Car en effet, l’histoire officielle, celle écrite par les dominants et relayée par les organes de propagande tels que les médias ou l’école ne cesse encore aujourd’hui de présenter l’État d’Israël comme un territoire agressé et qui utiliserait la force dans le seul but de se défendre. Ou encore cette fable racontée à chaque agression israélienne et qui prétend décrire le conflit comme une guerre « propre ».
Déjà le mot « guerre » doit être banni du vocabulaire lorsqu’on présente les événements meurtriers à Gaza. Car la guerre est un conflit qui se mène principalement entre deux États avec plus ou moins de ressources militaires, financières, logistiques à peu près équivalentes. Ce qui n’est pas du tout le cas à Gaza. Là-bas, ce n’est pas de guerre qu’il faut parler mais bien de massacres, d’anéantissement d’un peuple, de meurtres de masse, d’une entreprise coloniale… Et puis parler d’une guerre « propre » est un oxymore insupportable.

Mais il fait partie du langage hégémonique utilisé par ceux qui défendent de manière inconditionnelle l’État d’Israël. La « propreté » comme ultime légitimation de la barbarie. 

Aujourd’hui comme hier, le masque tombe et montre comment une armée ultra-puissante anéantit un peuple sans défense auquel ne restent que le courage et la dignité. 

N’est ce pas Heilbrun, président du comité électoral du maire de Tel-Aviv qui avait déclaré : « Nous devons tuer tous les Palestiniens à moins qu’ils ne soient résignés à vivre en tant qu’esclaves ».(2) N’est ce pas Ben Gourion, le fondateur de l’Etat d’Israel qui avait affirmé : « Nous devons utiliser la terreur, les assassinats, l’intimidation, la confiscation des terres et l’arrêt de tous les programmes sociaux afin de débarrasser la Galilée de sa population arabe ».(3) 

Mais alors, ou sont les supposés « intellectuels » et « philosophes » tel que Bernard Henri Lévy ou Alain Finkielkraut qui hier apportaient un soutien indéfectible à Tsahal et qui aujourd’hui font preuve d’un silence assourdissant sur ces révélations plus qu’embarrassantes ? Que va dire BHL pour qui la responsabilité de la situation à Gaza devait être imputée au « Hamas » ?
Quelle sera la réaction de celui qui avait affirmé que « ceux qui pleurent pour les Palestiniens, je ne les ai jamais vus dans la rue pleurer d’autres morts » (4). En bon petit soldat de Tsahal en France, il ne fera sans doute aucune déclaration. Ou bien alors, il tentera de minimiser les faits et de trouver des excuses aux soldats israéliens en accusant les Palestiniens de ne pas s’être assez désolidarisés du Hamas. Qui sait ? Cet homme-là est prêt à inventer n’importe quoi pour sauver l’honneur d’une armée et d’un État qui n’en a jamais eu. 

Et François Hollande ? Va-t-il réagir face à ces révélations ? Condamnera-t-il les crimes de guerre ? Attendre de celui qui a déclaré son amour à Israël qu’il condamne ne serait-ce que timidement le gouvernement de Benjamin Netanyahu, ce serait comme attendre la venue du Père Noël. Seuls les plus naïfs pourraient croire un seul instant que le dirigeant français, totalement soumis aux États-Unis et à l’État sioniste daigne condamner la brutalité de Tsahal. 

Il ne faudra attendre que moins encore une quelconque condamnation de l’armée israélienne de la part de Manuel Valls. Lui qui avait déclaré son « attachement éternel » à Israël est sans doute l’homme politique le plus fidèle à l’idéologie colonisatrice sioniste. 

Enfin, il est intéressant de souligner le silence quasi-général des médias après les témoignages recueillis par Breaking the silence. Au journal de 20h de France 2, l’ami des puissants, David Pujadas, n’a pas du tout abordé le sujet. Ni le lundi 4 mai, jour de la publication du rapport, ni le lendemain.
Par contre, il a évoqué dans son misérable 20h une information de la plus haute importance pour l’avenir de l’humanité : le nom donné à la future princesse d’Angleterre. Des témoignages de soldats israéliens décrivant la nature sauvage de l’armée est alors passée sous silence et un sujet totalement sans intérêt est lui abordé pendant quelques minutes. La vie de l’enfant de Gaza assassiné par des lâches ne vaut apparemment pas grand-chose, contrairement à la vie d’un bébé né avec une cuillère d’argent dans la bouche… 

Le journal de droite Le Monde, expert en média-mensonges et en manipulations en tous genres a, quant à lui, traité le sujet. Néanmoins, ce qui est particulièrement embêtant, c’est la manière dont il a titré un article qui traitait des révélations faites par les soldats israéliens. Le titre en question est « La dérive morale de l’armée israélienne à Gaza ». (5) 

Ainsi selon le quotidien français, ces actes criminels ne seraient en réalité que le fruit d’une « dérive morale » et ne viendraient pas de causes beaucoup plus diverses et profondes. Car dire que le problème est moral, c’est en réalité dépolitiser, décontextualiser, dé-historiciser la question relative à la colonisation des territoires palestiniens.
Il suffirait donc de corriger ces « dérives » et tout rentrerait dans l’ordre. Tout ça a pour but, consciemment ou inconsciemment, de faire oublier les racines profondes de ce conflit qui dure depuis plus d’un demi-siècle. Les raisons politiques, géopolitiques et stratégiques de cette colonisation.
Faire oublier qui est l’agresseur et qui est l’agressé. Faire oublier qui est la victime constante des bombardements. Faire oublier qui voit ses droits fondamentaux constamment bafoués par un État assassin.

Cet argument de la morale rappelle celui utilisé par l’ancien président Nicolas Sarkozy à la suite de la crise financière de 2008. Il avait déclaré face à l’urgence de la situation qu’il fallait « moraliser le capitalisme ».
La morale, l’éthique comme le salut de l’humanité. C’est par ces valeurs que la communauté humaine trouvera le chemin de la prospérité et de la paix. Voilà le message de l’idéologie dominante.
Chacun devrait donc faire un travail sur lui-même pour que les choses aillent mieux. Une idée qui a pour but de culpabiliser les gens à propos d’une situation à laquelle ils font face oubliant ainsi les structures sociales, économiques et politiques à l’origine même de ces désastres humains. 

Ce n’est pas la morale ou l’éthique qui améliorera le monde de demain mais bien les structures qui régissent les comportements humains. C’est toutes les institutions dominantes qui prônent le néolibéralisme comme le FMI ou la Banque Mondiale qu’il faudra éliminer pour commencer à mettre fin à la misère dans le monde et poser les bases d’un monde plus juste et plus égalitaire. C’est en mettant fin à des institutions comme l’Otan que les guerres impérialistes pourront enfin prendre fin. 

Et c’est avec la lutte et la solidarité du monde entier que la Palestine vivra et vaincra !

Nettoyage ethnique Palestine: Prisonniers palestiniens irradiés à haut risque de cancer…

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Les Palestiniens font face à des risques de cancer accrus dans les prisons israéliennes

 

Press TV

 

22 Mars 2015

 

url de l’article:

http://www.presstv.ir/Detail/2015/03/22/402923/Palestinian-inmates-face-cancer-risk

 

Un groupe des droits de l’Homme a averti que les Palestiniens croupissant dans les prisons israéliennes sont prônes à une augmentation drastique des risques de cancer à cause du haut niveau de radiations dans les centres de détention.

Une déclaration ce dimanche de l’Association Hossam des Prisonniers et ex-Prisonniers Palestiniens a dit que les autorités carcérales israéliennes continuent à contribuer à de plus hauts risques de cancer dans les prisons en mettant en place des brouilleurs de signaux téléphoniques et satellitairess près des cellules des prisons.

Un nombre de prisonniers palestiniens sont aussi détenus dans des prisons proche du réacteur nucléaire de Dimona ainsi que dans des facilités carcérales placées dans des sites de décharges de produits radioactifs dans le désert du Néguev, a ajouté l’association droit de l’hommiste.

Elle a aussi dit que les détenus étaient fréquemment exposés aux radiations en étant forcés de marcher au travers d’appareil de sécurité lors d’examens de recherches corporels.

D’après l’organisation, une quinzaine de prisonniers palestiniens au moins, ont déjà été diagnostiqués comme ayant un cancer et sont en danger de mourir.

Des chiffres récents montrent également qu’environ 1500 prisoniers palestiniens actuellement détenus souffrent de différents types de maladies.

Les forces israéliennes enlèvent régulièrement des Palestiniens en Cisjordnaie et les mettent derrière les barreaux dans des centres de détention administrative comme le veut la politique établie.

La détention administrative est une forme d’emprisonnement sans procès ou accusation avérée qui permet à Israël d’incarcérer des Palestiniens jusqu’à 6 mois. L’ordre de détention peut être renouvelé pour des périodes de temps indéfinis.

Les groupes activistes des droits de l’Homme ont dénoncé répétitivement l’emprisonnement sans preuve, sans inculpation et sans procès partiqué par Israël.

D’après la Palestinian Prisoners Society, Israël a incarcéré 383 Palestiniens en Cisjordanie en décembre 2014.

Beaucoup de rapports font état de la détérioration de l’état de santé des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes

Il y a plus de 7000 Palestiniens rapportés prisonniers dans les prisons et centres de détention israéliens.

= = =

Information connexe: Stérilisation des juifs éthiopiens en Israël:

 

http://www.youtube.com/watch?v=ypuV3K5R5tU

et

http://www.youtube.com/watch?v=1W5J25MvSp0

 

Si l’état raciste d’Israël stérilise ses populations judaïques immigrantes dans un souci de « pureté ethnique », que ne fera t’il pas aux Palestiniens ??…

Ingérence impérialiste occidentale au Moyen-Orient: La mise en place du « Plan sioniste pour le Moyen-orient » de 1982 continue…

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Excellente analyse de la situation moyen-orientale et de la collusion occidentale pour une suprématie sioniste dans la région.

— Résistance 71 —

 

La prophécie d’Oded Yinon: L’occident détruit le Moyen-Orient au profit d’Israël

 

Linda Heard (article datant de 2006, traduit en 2015)

 

Url de l’article en français:

http://arretsurinfo.ch/la-prophetie-doded-yinon-loccident-detruit-le-moyen-orient-au-profit-disrael/

 

Il est impératif de lire ce texte. Il nous permet de comprendre que ce qui se passe au Moyen-Orient n’est pas le fruit du hasard mais d’un plan à long terme au bénéfice d’Israël. [Silvia Cattori]

Énormément de gens, dans l’ensemble du monde musulman, et aussi ailleurs, se posent cette question :

« Quelles sont les raisons réelles, derrière l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis et aussi, derrière leur désir de renverser les gouvernements de la Syrie et de l’Iran ? »

En dépit de leurs gesticulations grandioses, en réalité, l’Irak, la Syrie et l’Iran n’ont jamais représenté une menace directe pour les Etats-Unis proprement dits.

Tout simplement : ces pays sont trop loin de l’Amérique !

Alors : pourquoi les Etats-Unis insistent-ils comme ils le font à sacrifier autant de vies humaines et tant d’argent à seule fin de changer dans ces pays des régimes politiques qui n’ont pas l’heur de leur plaire ?

Les théories abondent. En tête de liste, il y a la soif de pétrole de l’Amérique, ce pétrole qui est, comme on sait, une ressource en voie d’épuisement et non-renouvelable. Mais en réalité, les Etats-Unis reçoivent qu’une infime partie de leur pétrole du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique : la plus grande partie de leur consommation importée provient d’Amérique du Sud et d’Afrique…

Une autre théorie en circulation tourne autour du monopole du pétrodollar que tant l’Irak que l’Iran ont cherché à casser en négociant leur pétrole en Euros. Il y a peut-être quelque chose de vrai dans cette tentative d’explication, mais cela n’explique toujours pas pourquoi la Syrie est, elle aussi, en ligne de mire…

Les Etats-Unis disent qu’ils désirent exporter « la démocratie » dans cette région du monde… Mais leur réaction face à l’élection d’un gouvernement chiite en Irak, conduit par le Parti Da’wa, qui entretient des relations étroites avec l’Iran, et la manière dont le nouveau gouvernement démocratiquement élu à direction Hamas en Palestine a été isolé sont loin de donner des gages en la matière…

La démocratie n’amènera pas au pouvoir dans ces pays des gouvernements américano-compatibles. Or, c’est bien là ce que l’administration Bush recherche, en réalité…

Un axiome auquel beaucoup de gens, dans le monde arabe, ont tendance à croire doit être, lui aussi, disséqué : les Etats-Unis ne seraient-ils pas en train de remodeler et de manipuler la région à seule fin qu’Israël demeure la seule superpuissance régionale et ce, à perpétuité ?

Cela n’est pas aussi fantaisiste que cela pourrait paraître à première vue.

Lisez, ci-après, l’extrait étrangement prophétique d’un article publié en 1982 par la revue Kivunim, publication de l’Organisation Sioniste Mondiale [World Zionist Organisation] sous la plume d’Oded Yinon, un journaliste israélien très lié au ministère israélien des Affaires étrangères :

[La stratégie de Yinon était fondée sur cette même hypothèse : pour survivre, Israël doit devenir une superpuissance impériale régionale et il doit aussi s’assurer de l’éclatement de tous les pays arabes, afin que la région puisse être dépecée en petits pays impuissants et incapable de faire face à la puissance militaire israélienne.]

Voici ce que Yinon avait à nous dire, à propos de l’Irak :

« La dissolution de la Syrie et de l’Irak en zones ethniques et religieuses mono-colores, comme au Liban, est notre premier objectif sur le front oriental : l’Irak, riche en pétrole, d’une part, et déchiré intérieurement, d’autre part, est un candidat idéal pour être pris pour cible par Israël.

Sa dissolution est même plus importante pour nous [= les sionistes…, ndt] que celle de la Syrie.

L’Irak est [en effet] un pays plus puissant que la Syrie. A court terme, c’est le pouvoir irakien qui représente la plus grande menace, pour Israël.

Une guerre irako-iranienne fera éclater l’Irak et causera sa chute, intérieurement, avant même qu’il soit à même d’organiser une lutte à grande échelle contre nous.

Toute confrontation interarabe, quelle qu’en soit la forme, nous aidera dans le court terme et raccourcira le chemin vers notre but fondamental, à savoir : l’éclatement de l’Irak entre de multiples communautés ethnico-religieuses, comme en Syrie et au Liban.

En Irak, une division suivant des lignes de séparation ethnico-religieuses, héritées de l’époque ottomane (comme en Syrie), est tout à fait réalisable. Aussi, trois Etats (voire plus) existeront autour des trois principales métropoles : Basra, Bagdad et Mossoul. De plus, des régions chiites, dans le Sud du pays, se sépareront des régions sunnites et kurdes, dans le Nord. »

Cela ne vous rappelle rien ?

Bien. Maintenant, concentrons-nous sur la réalité, vingt-quatre ans après.
La guerre irano-irakienne, huit années durant (elle a pris fin en 1988), a causé plus d’un million de morts. Néanmoins, elle n’a pas entraîné l’éclatement tellement désiré par Yinon… L’Irak était demeuré une entité homogène et puissante.

L’Irak, toutefois, fut sévèrement affaibli en 1991, à la suite de la guerre du Golfe causée par l’invasion du Koweït par Saddam Hussein. Néanmoins, là encore, le pays demeura uni.

Il a fallu l’invasion de l’Irak en 2003, sous houlette américaine, et l’occupation qui s’en est suivie, pour déstabiliser l’Irak et partager le pays selon des frontières sectaires.

De fait, sa nouvelle constitution a été rédigée autour de l’idée d’une fédération très lâche, avec une autonomie partielle pour les Kurdes, au Nord, et les Chiites, au Sud. Et le pays est aujourd’hui en proie aux guerres intestines, sectaires, religieuses et ethniques. D’aucun évoquent une « guerre civile ».

Prenons maintenant le cas de la Syrie.

Jusqu’à l’invasion de l’Irak, en mars 2003, la Syrie, sous la direction du Président Bashar al-Asad, a joui de relations relativement bonnes avec l’Occident. Nous devons aussi nous rappeler que la Syrie a combattu du côté des forces alliées sous direction américaine durant la guerre du Golfe.

La Syrie a aussi voté, fût-ce à son corps défendant, la résolution de l’Onu qui donnait l’onction à l’invasion et elle était un puissant partenaire dans la soi-disant « Guerre contre le Terrorisme ».

Et puis, oh, miracle : la Syrie s’est mise à avoir tout faux ! Soudain, elle a été accusée de tous les « crimes » possibles et imaginables, depuis la dissimulation de mythiques armes irakiennes de destruction massive, en passant par le havre accordé à des insurgés et à des terroristes, jusqu’au libre passage accordé vers l’Irak à des combattants et à des armes !

On mit alors une pression maxi sur Damas pour qu’il mette un terme à son occupation de facto du Liban, après l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafik Hariri. Et aujourd’hui, le gouvernement syrien, accusé d’implication dans cet assassinat [sans aucune preuve, ndt] doit répondre aux enquêteurs de l’Onu.

Aujourd’hui, les Etats-Unis sont activement engagés dans l’affaiblissement du gouvernement al-Asad et ils soutiennent des partis syriens d’opposition. S’ils réussissent, prédisent beaucoup d’experts, la Syrie – à l’instar de l’Irak – sera la victime de guerres sectaires et intestines.

Le Liban, qui se remettait lentement d’une longue guerre civile doublée d’une interminable occupation israélienne et qui était sur le point de trouver un semblant d’unité, est lui aussi en danger de déstabilisation, des factions se rangeant dans deux confédérations : pro-syrienne et anti-syrienne.

Yinon avait donné du monde arabo-musulman la description d’un château de cartes précaire, monté par des puissances étrangères et arbitrairement divisé en Etats, tous faits de bric et de broc, de combinaisons de minorités et de groupes ethniques qui ne peuvent pas se voir mutuellement, fût-ce en peinture.

Ensuite, il grommelait, désapprouvant la restitution du Sinaï à l’Egypte par Israël, en vertu du traité de Camp David, parce que – pas de bol… – cette région s’avère détenir d’importantes réserves de pétrole, de gaz et d’autres ressources naturelles…

« La reconquête de la péninsule du Sinaï est, par conséquent, une priorité politique, à laquelle Camp David fait obstacle », écrit-il. « Et nous devrons agir afin de faire retourner la région au statu quo qui existait au Sinaï avant la visite de Sadate [à Jérusalem, en 1978] et les accords de paix calamiteux signés avec lui, en mars 1979. »

Yinon prédit ensuite que, pour peu que l’Egypte soit divisée et déchirée, d’autres pays arabes cesseront d’exister sous leur forme actuelle. Pour lui, la fondation d’un Etat chrétien copte en Haute Egypte est une quasi-certitude. Actuellement, on constate des problèmes croissants entre les musulmans et les coptes d’Egypte, ces derniers étant perçus par certains musulmans égyptiens fondamentalistes comme plus loyaux envers les Etats-Unis qu’envers leur propre pays. Ceci a abouti à des affrontements ouverts avec, hélas, souvent des morts.

Mis à part les dissensions islamo-coptes, Yinon s’est gouré dans ses calculs concernant l’Egypte. Il pensait que Le Caire résilierait le traité de paix avec Israël, donnant ainsi l’occasion aux Israéliens de ramener leurs tanks tout droit dans le Sinaï et dans d’autres régions convoitées.

Toutefois, le gouvernement égyptien, sous la direction de ce pragmatique de tous les instants qu’est le Président Hosni Moubarak, s’en est tenu à la lettre du traité… Et il est même devenu un important allié des Etats-Unis, durant toute cette période.

La solution proposée par Yinon au problème israélo-palestinien toujours pas réglé consistait à cornaquer les Palestiniens au-delà du Jourdain et de changer les panneaux indicateurs « Jordanie » en panneaux indicateurs « Etat palestinien ».

Il rejetait le principe « les territoires contre la paix », disant :

« Il n’est pas possible de continuer à vivre, comme ça, dans ce pays, dans la situation actuelle, sans séparer les deux nations : les Arabes en Jordanie et les juifs dans les territoires situés à l’Ouest du Jourdain.

Une authentique coexistence régnera sur cette région seulement quand les Arabes auront compris que sans un pouvoir juif entre le Jourdain et la Méditerranée, ils n’auront ni existence, ni sécurité. Une nation, et une sécurité bien à eux : cela ne sera possible qu’en Jordanie ! »

Encore une fois, Yinon et ses acolytes doivent être fort déçus.

La Jordanie a renoncé à toute idée de panarabisme, bien avant la démission du Roi Hussein, et son fils, le roi Abdullah, est aujourd’hui le plus fidèle allié arabe des Etats-Unis dans la région. Les Palestiniens représentant les deux tiers de sa population, Abdullah a choisi l’auto-conservation en s’accrochant aux basques des Etats-Unis…

L’idée d’envoyer paître 4,5 millions de Palestiniens de l’autre côté du Jourdain n’est désormais plus évoquée ouvertement, bien que cette option ait été encore sur la table en 2002, d’après un article du Professeur van Creveld publié par le quotidien britannique Daily Telegraph.

A l’époque, un sondage Gallup avait montré que 44 % des juifs israéliens étaient en faveur de l’expulsion des Palestiniens au-delà du Jourdain.

Le Professeur Creveld pensait qu’Ariel Sharon y était personnellement favorable. Sharon était cité, dans l’article mentionné : il mettait l’accent sur la majorité palestinienne de la population jordanienne, et il parlait de la Jordanie comme s’il s’était agi de l’Etat palestinien. « La déduction qu’il fallait envoyer les Palestiniens là-bas était évidente », écrivit Creveld.

Si vous pensez que l’idée que les Etats-Unis sont prêts à s’exposer au danger pour les beaux yeux d’Israël est tirée par les cheveux, alors il vaut la peine de vous remémorer les propos du Premier ministre assassiné Yitzhak Rabin, qui affirma dans un de ses livres que le gouvernement israélien était, de facto, responsable de la détermination de la politique américaine au Moyen-Orient, et ce depuis la guerre dite « des Six Jours », en 1967.

L’essai de Yinon ne se focalise pas sur l’Iran. Mais examinons des déclarations relativement récentes provenant d’Israël, à ce sujet.

Au cours d’une visite à Washington, en novembre 2003 – soit deux ans avant que les Etats-Unis ne tournent leurs canons vers l’Iran – le ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz dit à des officiels américains qu’ « en aucune circonstance, Israël ne saurait admettre que l’Iran entre en possession d’armes nucléaires.

Le même mois, Meir Dagan, directeur du Mossad, déclarait devant une commission parlementaire que l’Iran représentait une « menace existentielle » pour Israël, assurant aux parlementaires qu’Israël serait capable de faire face à cette menace.

L’an dernier, la rhétorique en provenance d’Israël monta d’un cran, le ministre israélien des Affaires étrangères Silvan Shalom déclarant à la presse que « l’idée que cette tyrannie qui gouverne l’Iran puisse détenir une arme nucléaire est un cauchemar, pas seulement pour nous, mais pour le monde entier. »

Le Premier ministre israélien désigné, Ehud Olmert, continue la tradition consistant à faire monter en mayonnaise la menace iranienne, fortement aidé en cela, il faut bien le dire, par la rhétorique débridée du dirigeant casse-cou de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad.

Le Daily Telegraph du 18 février titrait : « L’Amérique soutiendrait une attaque israélienne contre l’Iran », indiquant clairement que c’est Israël qui dirige l’assaut contre l’Iran.

L’article rapporte des propos de George W. Bush :

« A l’évidence, si j’étais le leader d’Israël et que j’entende certaines des déclarations des ayatollahs iraniens concernant la sécurité de mon pays, je serais moi aussi très préoccupé à l’idée que l’Iran puisse détenir une arme nucléaire. Israël est notre allié, et c’est pourquoi nous avons fait une déclaration très forte pour le soutenir : nous soutiendrons Israël si sa sécurité est menacée. »

Un an après, le gouvernement américain ne présente plus les ambitions nucléaires prêtées à l’Iran comme une menace pour Israël : il s’agit désormais d’une menace directement pour les Etats-Unis… De cette manière, les accusations contre l’Iran et les éventuelles répercussions qu’elles pourraient avoir sont susceptibles d’être vendues au peuple américain.

Soudain, les préoccupations d’Israël sont devenues ses propres préoccupations.

Il est intéressant de noter que plus de 55 % des Américains disent qu’ils soutiendraient des frappes contre les installations nucléaires de l’Iran, d’après un sondage récent.

Comme l’écrit l’éditorialiste Doug Ireland dans un de ses articles : « La véritable histoire de l’espion de l’Aipac : tout tournait autour de l’Iran » : « Le lapsus de Bush, qui a révélé ses véritables intentions, a fait la une du Monde et des autres quotidiens européens, mais il n’a pratiquement pas retenu l’attention des principaux médias outre-Atlantique… »

En septembre de l’an dernier, Justin Raimondo écrivait :

« Cette affaire a fait l’objet de très peu de publicité, en dépit de son importance. Il ne s’agit pas seulement du fait que, pour la première fois dans la mémoire contemporaine, le puissant lobby pro-israélien ait été humilié. Ce qui est en train de se passer, en l’occurrence, c’est la mise au grand jour de l’armée souterraine d’Israël dans les légions états-uniennes clandestines de propagandistes et carrément d’espions, dont le job consiste non seulement à faire la propagande d’Israël, mais même de distordre la politique américaine jusqu’à ce qu’elle corresponde aux besoins de ce pays, et qui, par la même occasion, sont mis au jus des secrets les mieux gardés des Etats-Unis… »

Revenons à la question de savoir si les Etats-Unis sont effectivement en train de mener des guerres pour les beaux yeux d’Israël.

En bref, nous ne pouvons pas en être absolument certains, et nous ne le saurons peut-être jamais nous-mêmes, étant donné que la Maison Blanche, à l’instigation de Bush, a mis sous scellés ses enregistrements et ses archives papier privées pour une durée de cent ans…

Mais il y a une chose que nous savons. Le « Plan sioniste pour le Moyen-Orient », rédigé en 1982 par Oded Yinon, est en train de prendre forme sous nos yeux, dans une large mesure.

Est-ce là une pure coïncidence ?

Yinon était-il un cinglé surdoué ?

Peut-être !

Mais quoi qu’il en soit, nous autres, les Occidentaux, nous sommes les victimes d’un agenda remontant loin dans le temps, que nous n’avons pas contribué à fixer.

Et qui, à n’en pas douter, n’est absolument pas dans notre intérêt.

Linda S. Heard | 25 avril 2006

 

Article en anglais : http://www.counterpunch.org/2006/04/25/is-the-us-waging-israel-s-wars/ Traduit par Marcel Charbonnier

* Publié le 19 juin 2014 par http://www.silviacattori.net/spip.php?article5736

URL de cet article: http://arretsurinfo.ch/la-prophetie-doded-yinon-loccident-detruit-le-moyen-orient-au-profit-disrael/

Résistance politique à l’empire: changement de donne au Moyen-Orient…

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Le type d’info ne figurant bien sûr pas dans la pressetituée occidentale…

— Résistance 71 —

 

La gifle cinglante du Hezbollah

 

IRIB

 

28 janvier 2015

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/357289-le-hezbollah-a-asséné-une-gifle-douloureuse-à-israël

 

« le Hezbollah libanais a asséné une gifle douloureuse aux militaires sionistes », a écrit dans un article, le quotidien al-Ray al-Youm, dans un article consacré à l’opération menée par la résistance libanaise contre le convoi des militaires sionistes dans les fermes de Chebaa. « Le Hezbollah a revendiqué, rapidement, la responsabilité des attaques menée contre le convoi des véhicules militaires israéliens dans les fermes de Chebaa, précisant qu’au moins 16 militaires dont un officier ont été tués dans cette opération », précise encore ce quotidien dans son article.

Le Hezbollah a vengé ainsi le raid aérien israélien contre la province syrienne de Quneitra, au cours duquel un certain nombre de ses membres sont tombés en martyrs.  Dans son communiqué, le Hezbollah a précisé que cette opération avait été menée par la brigade des martyrs de Quneitra.  «  Les sources militaires israéliennes ont annoncé qu’un certain nombre des militaires avaient été blessés, au cours de cette opération pour ainsi minimiser les pertes dans leurs rangs, mais les expériences nous disent que le Hezbollah ne ment pas et choisit, scrupuleusement, les termes de ses communiqués.

Il est tout à évident que cette opération était  planifiée, rapidement et avait été mis à exécution, très vite et nous nous n’étonnerons pas que le Secrétaire général du Hezbollah nous en indique les détails dans son discours prévu pour vendredi ».  Et dans cet article, nous lisons : «  En guise de réaction à cette attaque, le Premier ministre israélien a eu, une fois de plus, recours au langage de menace pour dire que l’armée était prête à agir avec force et il a dit : «  Je conseille à tous ceux qui veulent nous défier, de ce qui s’est passé dans la bande de Gaza, car le Hamas a subi le plus grand coup depuis sa création ».

« les menaces creuses de Netanyahu mettent en évidence le fait qu’il quelqu’un de vaincu, car les attaques israéliennes contre la bande de Gaza ont duré  51 jours et se sont heurtés à la vaillante résistance des hommes courageux de Gaza et les chars israéliens n’ont pu progresser même pas d’une pouce à l’intérieur de Gaza. Israël a, totalement, échoué à réaliser son objectif qui consistait à en découdre avec la résistance.  Le Hezbollah est des dizaines de fois plus forts et puisant que le Hamas. Le Hezbollah possède 100.000 missiles dont le dernier de fabrication iranienne «  Fateh », est d’une portée de 200km, capable d’atteindre les points les plus lointains au Sud de la Palestine occupée ( Israël).  Donc, la leçon que Netanyahu recevra sera plus douloureuse et plus sévère que ce que son prédécesseur Ehud Olmert a reçu, lors de la guerre de 2006.

Les deux fronts du Sud du Liban et du Golan se préparent à l’offensive d’envergure d’Israël. Ce n’est pas une exagération, si nous disons que le Hezbollah et ses alliés en Iran et en Syrie ne seront, absolument, pas surpris par une offensive israélienne, d’autant plus que l’opération rapide et douloureuse  a asséné un coup dur à l’image de la structure militaire d’Israël. En cas du déclenchement de la guerre, chaque mètre carré de la Palestine occupée sera bombardé et les systèmes de Dôme de Fer ne pourront être en rien efficaces. En cas du déclenchement de la guerre, nous ne serons étonnés des agissements des forces du Hezbollah à Al-Jalil, ni de les voir sortir des tunnels qu’elles ont, déjà, creusés. Les Israéliens que le Hezbollah était impliqué dans la guerre en Syrie et n’avait pas envie d’ouvrir un autre front avec eux ».  Netanyahu s’approche de son avenir politique, mais d’une manière humiliante.

En cas de la guerre, les Israéliens ne pourront même pas trouver un aéroport sûr pour fuir vers l’Europe et les Etats-Unis. Car, si les missiles moins sophistiqués du Hamas ont fermé l’aéroport international de Ben Gourrion, que se passera-t-il avec les missiles sophistiqués du Hezbollah.  Est révolue l’époque où Israël tuait et assassinait dans se heurter à une réaction.

« liberté » d’expression: le deux poids deux mesures occidental…

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Quand le Mossad assassinait un grand caricaturiste palestinien

 

IRIB

 

11 janvier 2015

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/component/k2/item/355299-quand-le-mossad-assassinait-un-grand-caricaturiste-palestinien

Souvenons nous !

Le dessinateur et caricaturiste palestinien, Naji al-Ali, célèbre, au Proche-Orient, a été assassiné, à Londres, le 22 juillet 1987, près du quotidien koweiti, Al-Qabas, où il travaillait. Il était irrévérencieux, à l’égard des potentats arabes, appelait le Sionisme par son nom et dénonçait la corruption de certains dirigeants palestiniens. Un tueur-professionnel lui a logé une balle, dans la tête, et a continué son chemin, calmement, sans être inquiété.

La presse occidentale ne s’est pas émue de cette atteinte à la liberté d’expression, comme c’est le cas, aujourd’hui, après l’attentat, dont a été victime Charlie Hebdo. Deux poids et deux mesures?

Dix mois plus tard, Scotland Yard a arrêté un certain Ismaïl Suwan, un étudiant palestinien, impliqué dans l’organisation du meurtre. Interrogé, il a révélé qu’il avait été recruté, par le Mossad, et que ses supérieurs l’avaient informé du projet d’assassinat.

Devant le refus d’Israël de s’expliquer sur ce crime, Margaret Thatcher – Premier ministre britannique – ordonna la fermeture de l’antenne du Mossad, à Londres – Palace Green – et l’expulsion de deux «diplomates» israéliens. Bien que connue du MI5 – service de renseignement intérieur britannique – l’identité de l’assassin – un agent du Kidon, le service action du Mossad – n’a jamais été divulguée.

La presse occidentale n’a pas remué ciel et terre, pour que le tueur et ses commanditaires soient appréhendés et jugés.

Le Mossad a poursuivi ses activités, en Grande-Bretagne, tranquillement, mais sans statut officiel.

Il a fallu attendre 1998, pour qu’Ephraïm Halevy, nouvellement nommé à la tête du Mossad, obtienne de Margareth Thatcher la réouverture du bureau du Mossad, à Londres.

Dans la présentation du «Livre de Handala« , le dessinateur- caricaturiste français, Siné – licencié de Charlie Hebdo, en juillet 2008, pour des propos dits anti-sémites» par Philippe Val, le directeur d’alors – a rappelé que le dessinateur a été tué, «à cause des convictions qu’il exprimait à merveille, à travers ses dessins et son petit personnage ,nommé Handala »

Handala, réfugié palestinien de 10 ans misérable, est présent, sur tous les dessins de Naji al-Ali, le dos tourné au monde, qui a trahi son peuple.

Résistance au colonialisme: La leçon du génocide canadien pour comprendre et lutter contre le génocide sioniste en cours en Palestine

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Israël n’est pas aujourd’hui le seul pays colonialiste au monde comme certains le pensent de manière erronée. Des pays et non des moindres, comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et tous les pays du Commonwealth toujours sous la coupe de la « couronne » britannique (Banque d’Angleterre de la City de Londres/Vatican), sont fondés sur le vol, le pillage et le génocide des populations des  premières nations, nations originelles. Nous, les peuples occidentaux, devons cesser de soutenir le pillage et les assassinats des peuples indigènes, car pour que cela soit possible, nous devons nous-mêmes être les victimes de l’idéologie raciste suprémaciste des oligarques, qui à termes nous considèrent de la même manière qu’ils considèrent les populations « découvertes ». Retirons notre consentement, soutenons activement les mouvements de luttes des nations premières sur tous les continents et cette infâmie s’arrêtera. Ne nous leurrons pas, la clique oligarchique est en train de détruire le monde et d’asservir TOUTES les populations, nous compris. Pour autant que la boucherie de Gaza soit ignoble, elle n’est qu’une avancée coloniale de plus, une tentative de contrôle de plus d’un projet bien plus vaste dont le sionisme n’est qu’un moyen et non pas une fin en soi.

Il en va simplement de notre survie à tous et de la survie de l’humanité pour une vie meilleure. Nous le devons aux générations à venir, aux non-nés que nous devons protéger, c’est notre devoir d’hommes et de femmes du monde.

— Résistance 71 —

 

La tentative de génocide d’Israël à Gaza doit échouer: Les leçons du génocide canadien

 

Denis Rancourt

 

29 Juillet 2014

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2014/07/29/israels-attempted-genocide-must-fail-lessons-from-canadas-genocide/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le projet sioniste est d’éradiquer tous les Palestiniens qui clâment avoir une patrie en Palestine. Le projet sioniste est exactement ce qu’Israël a fait depuis sa création artificielle.

Le projet sioniste est la dépossession exponentielle planifiée et une tentative incessante de génocide, ceci a été exprimé de manière répétée et explicite par ses architectes et exécutants. Le projet sioniste en tant que tentative génocidaire, est aussi très soutenu par beaucoup de citoyens israéliens et par des membres de la diaspora sioniste toutes religions confondues (NdT: Il est notoire qu’il y a bien plus de sionistes non juifs que de sionistes juifs dans la mesure où ce projet politico-colonial est une invention de l’empire anglo-saxon…). L’apartheid israélien n’est pas conçu pour être un apartheid continuel. Il est une étape d’une tentative de génocide qui accompagne un vaste pillage raciste de la terre et des ressources (eau et gaz naturel).

Cette tentative de génocide israélienne, dans sa phase intermerdiaire, n’est pas sans rappeler le génocide maintenant accompli du Canada contre ses nations premières. Il y a d’abord eu les déplacements de population, puis les exterminations, puis les “traités” sur la terre, puis les réserves, puis l’assimilation culturelle forcée pour tous les survivants, puis la normalisation culturelle des crimes et aucune possibilité pour le retour ou les réparations.

Une différence prinicipale est que le génocide canadien est virtuellement accompli, tandis que la tentative de génocide israélienne est encore en pleine action et sa phase militaire en pleine vue du monde, dans une époque de distribution électronique de l’information instantanée et dans une époque où d’autres génocides ont été nommés, exposés, condamnés, étudiés et bien compris. [1]

Une autre différence est que les politiciens canadiens sont en ces jours, dans la phase de fin de partie du génocide canadien, en tant que saltimbanques du maquillage des faits, tandis que les politiciens israéliens sont eux sans fard et soutenus par une population ouvertement enthousiaste et raciste.

En comparaison, les citoyens canadiens sont racistes en acceptant leur violence d’état (à la fois intra muros et internationalement), mais ils pratiquent l’épuration du langage pour se cacher à eux-mênes leur véritable racisme. Il y a même un cadre légal pseudo-intellectuel pour aider à accomplir cela et connu sous le vocable de “théorie critique de race” [2]. Les suites d’un génocide sont toujours un peu difficiles à gérer, avec le désir d’un “environnement mental sain pour les enfants et tout le monde et pour les professionnels qui continuent à faire avancer et à maintenir le système d’exploitation.

Une autre différence importante et qu’Israël fut créé et soutenu par les super-états génocidaires (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Canada et al.) afin de prévenir et de gendarmer contre une émergence unifiée du monde musulman dans cette région riche en ressources du centre du Moyen-Orient. Une fois de plus, le Canada fut totalement soutenu par la Grande-Bretagne pendant toute sa période la plus brutale du génocide et ceci fut fait en partie pour contre-balancer l’émergence des Etats-Unis et sa domination de la partie nord du continent américain.

Une analyse de la tentative de génocide d’Israël est mieux informée par une étude de l’histoire sociale du Canada et ce modèle devrait être prédictif.

Si la tentative de génocide d’Israël est permise d’aller à sa fin, alors les Israéliens vont épurer leur histoire, leur langage et leur pensée dans la période post-génocide. Nous ne devons pas permettre que cela se produise. L’expression hyper-raciste de la société israélienne et de la diaspora sioniste est un indicateur sûr pour savoir que la tentative de génocide en est à sa phase intermédiaire, comme ce fut le cas au Canada durant les campagnes outrageusement racistes qui furent lancées pour saisir le territoire.

Le langage et le silence sont tous deux de bons indicateurs d’intention, mais le langage raciste n’est pas la cause de la poussée génocidaire. La cause en est une soif de pouvoir et de ressources activé par les hiérarchies dominantes régionales et globales, qui sont de véritables entités par elles-mêmes: le niveau supérieur étant probablement l’exploitation mondiale du projet d’empire américain, conduit par son économie militaire et son contrôle des instruments économiques globaux.

Je ne pense personnellement pas qu’Israël est la queue qui remue le chien américain, mais il y a certainement pas mal de chose de la sorte se passant [3] [4]. La diaspora sioniste dérive son pouvoir et son influence de son soutien au projet sioniste, de son soutien au génocide commis par Israël [4].

Le projet sioniste doit maintenant être stoppé. Ce génocide doit être stoppé net, si cela doit même représenter le dernier acte géopolitique d’importance de la société civile mondiale. La renverse de marée est là. Nous voyons un véritable mouvement politique au Royaume-Uni. La société civile occidentale ne doit pas être inutile et inefficace. Nous le devons à nous-mêmes. La seule barrière efficace contre le projet sioniste en ce moment est la remarquable résistance palestinienne en elle-même. Et Israël fait tout ce qui est en son pouvoir pour isoler, diviser, éroder et détruire cette résistance. La résistance palestinienne est absolument phénoménale. Contre toute attente, la Palestine a toujours trouvé des moyens de s’affirmer et ce de manière répétée, et ce malgré les énormes pressions exercées pour la faire abandonner.

La société civile mondiale doit accomplir le premier coup-d’arrêt de l’histoire d’un génocide perpétré à l’échelle d’une nation par un envahisseur colonial. Il peut y avoir la paix et la coexistence mais israël est fermement lié à son projet sioniste et ces pays musulmans aux leaders corrompus participent au génocide perpétré plutôt que de l’empêcher. C’est pourquoi, à ce point précis de son histoire, la seule chance de survie pour le peuple palestinien, est l’augmentation de la résistance armée. Ceci est quelque chose que la société civile mondiale se doit de comprendre avant qu’il ne soit trop tard, si elle désire faire partie des solutions plutôt que faire partie du problème [5].

Si Israël ne peut pas être découragé dans ses actes, puisqu’il ne peut pas être désarmé, alors la Palestine doit suffisamment être armée pour pouvoir décourager le processus incessant de ce projet génocidaire de la part d’Israël. Israël peut-il être dissuadé de continuer son plan vicieux ? Il est plus que temps de tester cette question, tout en soutenant l’idée que la palestine puisse se défendre elle-même.

Israël doit vivre et croître sans le sionisme et donc sans son projet d’apartheid et de génocide, et le judaïsme doit croître en Israël et dans le monde, alors que le projet sioniste lui se doit de mourir. Tant que cela ne peut pas se faire, Israël doit être mis au ban, ostracisé, isolé, boycotté et mis au pilori. La société civile mondiale peut faire tout cela si elle devient sérieuse en rejetant la diaspora sioniste où qu’elle soit et dans toutes ses actions. Les juifs qui abandonnent et rejettent le génodice israélien doivent être aimés et les sionistes de toutes les religions doivent être empêcher de soutenir le génocide d’Israël.

Au Canada, Stephen Harper est le “premier ministre du Canada pour Israël”. La violence régionale commise par Israël maintient les prix du pétrole très hauts et l’exploitation des sables bitumeux canadiens très rentables pour les maîtres américains de l’économie canadienne (NdT: Les véritables maîtres siégeant à la City de Londres/Vatican avec sa Banque d’Angleterre. City de Londres qui est l’antre de l’hydre impérialiste occidentale depuis sa création au XIIème siècle mais surtout depuis le XVIème siècle. La City de Londres est le centre financier mondial régit par la “couronne”, la banque de l’empire, contrôlée par un cartel privé à la tête duquel se trouve la famille Rothschild). Le lobby israélien canadien est un bras de l’impérialisme américain et a pris le contrôle de la superstructure la plus influente d’action de la politique canadienne. Trudeau [6] et Mulcair sont vus comme étant encore plus sionistes que Harper. Ceci est affligeant, écœurant et humiliant pour les Canadiens.

Virtuellement aucun député canadien n’a condamné Israël pour son massacre aberrant. Ceux qui parlent endorsent ou normalisent le génocide. Les médias canadiens sont largement empoisonnés par ce même sionisme.[7]

Dans la capitale canadienne d’Ottawa, les présidents des deux plus grosses universités de la ville sont tous deux des sionistes invétérés qui accomplissent des liens universitaires artificiels avec Israël et suppriment les mouvements étudiants pour rendre justice aux Palestiniens.

Ceci est allé bien trop loin. Il est plus que temps de repousser le sionisme au Canada et partout dans le monde. Les Palestiniens accomplissent le remarquable. Le moins que nous puissions faire pour nous-mêmes est de laisser tomber le sionisme dans nos propres pays.

 

Endnotes:

[1] “A Little Matter of Genocide – Holocaust and Denial in the Americas 1492 to the Present” by Ward Churchill, City Lights Books, San Francisco, 1997.

[2] “Hierarchy and Free Expression in the Fight Against Racism” by Denis G. Rancourt, Stairway Press, Mount Vernon, WA, 2013.

[3] “The Israel Lobby and U.S. Foreign Policy” by Mearsheimer, John J. and Walt, Stephen; New York: Farrar, Straus and Giroux, 2007.

[4] “The Holocaust Industry: Reflections on the Exploitation of Jewish Suffering” by Norman G. Finkelstein, Verso, NY, 2000.

[5] “Rockets from Gaza are morally justified and are not contrary to international law” by Denis G. Rancourt, Activist Teacher blog, July 24, 2014.

[6] “Justin Trudeau: ‘We have Israel’s back’“, Carey Miller YouTube Channel, published April 6, 2014.

[7] “CBC-Ottawa’s biased reporting of a pro-Palestine rally — Not good” by Denis G. Rancourt, Activist Teacher blog, July 27, 2014.