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Dictature et sémantique: le contrôle et la censure du langage comme outil totalitaire

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Contrôle du langage…
pour une pensée unique et imbécile

 

Les sionistes aussi ont des sentiments…

Les mots pour critiquer Israël disparaissent très rapidement

 

Philip Giraldi

 

26 mai 2020

 

Source: https://www.globalresearch.ca/zionists-have-feelings-too/5714094

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les visiteurs réguliers de ce site savent que j’écris fréquemment au sujet de l’énorme campagne propagandiste mise en place par les supporteurs d’Israël pour masquer les dégâts occasionnés par l’état juif aux véritables intérêts des Etats-Unis. Un des aspects le plus intéressant de cet effort est la censure du langage afin d’extirper quelques mots pouvant avoir une connotation antisémite et de déformer la signification d’autres de telle façon que cela efface leur signification. Prêter de l’argent à des taux usuriers fut régulièrement appelé “Shylocking”, ce même dans les cercles juridiques, terme provenant du personnage de Shakespeare [Shylock] dans son “Marchand de Venise”. Ceci constitue un mot qui d’évidence n’attendait que d’être censuré et a donc en conséquence, disparu du vocabulaire employé.

Récemment, ces expressions évidentes dénotant un caractère ethnique ont été rejointes par plein d’autres mots condamnés par l’American Jewish Committee, mots bien plus subtils comme par exemple “clanique”, “cosmopolite” et “globaliste/mondialiste”. L’AJC définit l’expression soi-disant antisémite “double loyauté” comme :

… tropisme bigot marquant les juifs comme “autre”. Par exemple, il est antisémite de questionner et de porter une attention particulière à la connexion avec Israël d’un juif américain et ce jusqu’au point de questionner sa loyauté envers les Etats-Unis. En accusant les juifs d’être des citoyens malhonnêtes dont la véritable allégeance est à Israël ou d’être partie d’un agenda juif caché (voir globaliste), les antisémites sèment le manque de confiance et des idées dangereuses, comme la croyance que les juifs sont une “5ème colonne” traîtresse infiltrant et agissant contre notre pays.

La définition de l’AJC de “double loyauté” amuserait sans doute le président George Washington qui incluait ceci dans son message d’adieu :

… rien n’est plus essentiel que ces apathies invétérées permanentes contre des nations particulières et les attachements passionnés à d’autres devraient être exclus et en leur lieu et place, devrait être cultivé des sentiments justes et amicaux envers toutes. La nation qui manifeste contre des autres une haine habituelle ou une attirance habituelle, est dans une certaine mesure, esclave. Elle est l’esclave de son animosité ou de son affection qui toutes deux sont suffisantes pour la dérouter de son devoir et de son intérêt… De la même manière un attachement particulier passionnel d’une nation pour une autre produit une variété de maux. Une sympathie pour une nation favorite facilite l’illusion d’un intérêt commun imaginaire dans le cas où de véritables intérêts communs n’existent pas, tout en infusant dans l’une les animosités de l’autre, trahit la première dans la participation aux querelles et guerres de la dernière sans aucune raison ou justification.

Cela mène également à des concessions envers la nation favorite et certains privilèges refusés aux autres ce qui agit doublement à endommager la nation qui fait les concessions ; en se séparant de manière inutile de ce qui aurait dû être conservé et en exacerbant la jalousie, la mauvaise volonté et une disposition à la rétaliation. Cela donne aux citoyens ambitieux, corrompus ou mythomanes (qui se dévouent à la nation favorisée), une certaine facilité à trahir ou à sacrifier les intérêts de leur propre pays, parfois avec une certaine popularité, plaquant avec les apparences d’un sens vertueux du devoir, une déférence pour l’opinion publique ou un zèle louable pour le bien public ou l’assujettissement insensé de l’ambition, de la corruption ou de l’infatuation.

S’il semble que le premier président des Etats-Unis prédisait la condition d’asservissement et d’obéissance actuelle des Etats-Unis vis à vis d’Israël, je laisserai ici le lecteur seul juge. Plus récemment, les groupes de pression juifs (lobbies) qui ne recherchent exclusivement que le bénéfice d’Israël ont été aidés par ce soi-disant ambassadeur américain en Israël David Friedman, pour supprimer l’utilisation des mots qui pourraient mettre Israël sous une mauvaise lumière. Le contentieux surgit de l’élimination du mot “occupation” dans les rapports du ministère des affaires étrangères, pour décrire la saisie tout à fait illégale par Israël de terres en Palestine.

Les “territoires occupés” tenus par Israël depuis plus de 50 ans sont maintenant décrits comme “disputés” alors que les colonies juives sur la terre palestinienne, qui étaient auparavant routinièrement qualifiées d’illégales sont maintenant légales. Friedman a exprimé son approbation sur ces morceaux “disputés”, programmés pour être annexés après le 1er juillet. Peut-être va t’il inventer un nouveau mot pour remplacer celui d’annexer, comme quelque chose du style de “restaurer” ou “réunifier” ou mieux “satisfaire la prophétie biblique”…

Les mots sont importants à cause de la manière dont ils sont employés et le contexte aide à façonner la compréhension du lecteur ou de l’auditeur. (NdT: à ce sujet, le légiste Shawnee Steven Newcomb a longuement écrit sur la sémantique coloniale. Ce qui vaut pour cette sémantique sioniste a valu et vaut toujours pour le langage des terres colonisées d’Amérique du Nord, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, terres toujours colonisées et aux problèmes irrésolus…) Aux Etats-Unis, il y a eu un effort concerté pour établir une équivalence entre toute critique d’Israel et l’antisémitisme (NdT: Giraldi est yankee, il en va de même bien entendu en France et dans tous les pays occidentaux, certes à divers degrés.), tout en faisant de l’antisémitisme un crime de haine et ainsi convertir ce que d’aucun pourrait à juste titre considérer comme l’exercice du premier amendement de la constitution (NdT: sur la liberté d’expression, d’idée et de parole) en un crime punissable par la loi. Ceci est largement établi comme faisant partie du plan de supprimer ce boycott qui grandit sous les injonctions du mouvement BDS. 27 états de l’union ont maintenant fait passer des lois criminalisant et punissant la critique d’Israël, ceci incluant la signature d’une déclaration d’opposition au boycott d’Israël pour toutes les personnes désirant travailler pour l’état local ou fédéral ou désirant subsides et bénéfices gouvernementaux.

Donald Trump a aussi signé un décret pour combattre ce qu’il appelle la discrimination contre les juifs et Israël dans les universités et il y a plusieurs projets de lois à l’étude au Congrès visant à criminaliser le mouvement de boycott BDS en particulier, lois impliquant des peines de lourde amende et de prison.

Mais quand il faut protéger Israël dans les discours et les écrits, personne ne peut rivaliser avec les totalement soumis Européens. C’est un crime que de mettre en doute bien des détails scabreux du narratif standard de l’holocauste en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne et maintenant les façonneurs de langage travaillent d’arrache-pied pour élargir le spectre de ce qui est inacceptable dans la langue parlée ou écrite.

Une histoire des plus bizarres nous provient d’Angleterre, autrefois la mère de la démocratie parlementaire et un modèle pour ceux qui chérissaient la liberté d’expression. On se rappelle que récemment, le leader du parti travailliste (NdT: équivalent du PS français), Jeremy Corbyn, a été viré, après un effort continu mené par le rabbin en chef du pays, patron de ce qu’on peut tout à fait raisonnablement appeler le “lobby d’Israël”. Il fut affirmé que Corbyn était antisémite parce qu’il croyait aux droits humains du peuple palestinien et avaient aussi participé à plusieurs évènements pro-palestiniens. Depuis le départ de Corbyn, il y a eu un effort majeur de tous les “socialos” de purger le parti de toute trace d’antisémitisme, ce incluant bien entendu toute critique d’Israël et toutes expressions de sympathie envers les Palestiniens.

Le nouveau chef du parti Sir Keir Starmer a apparemment appris comment se comporter avec l’expérience Corbyn. Il rampe plus bas que terre devant les intérêts juifs depuis qu’il a repris le flambeau et s’est même soumis au conseil fourni par le “Conseiller indépendant sur l’antisémitisme” du gouvernement, un bureau d’intérêt spécial pas bien différent de l’abomination du ministère des affaires étrangères américain où Ellen Carr est l’envoyée spéciale pour la surveillance et le combat contre l’antisémitisme.

Le conseiller, Lord Mann, qui comme Carr est bien entendu juif, a maintenant insisté envers Starmer que l’utilisation des mots comme “sioniste” ou “sionisme” dans un contexte critique, soient regardés comme antisémitisme, si Starmer veut établir au sein du parti travailliste ce qu’il se réfère à “un anti-racisme compréhensif”. Mann veut confronter ce qu’il appelle le “racisme anti-juif” en Grande-Bretagne disant que “ce que doit faire Keir Starmer est de se conformer à la stricte définition de l’antisémitisme et ne pas en déroger. La seconde chose qu’il devra faire s’il veut vraiment implémenter un anti-racisme compréhensif incluant une lutte contre l’antisémitisme dans le parti, alors l’utilisation des mots sioniste et sionisme en tant que termes de haine, d’abus et de mépris, en terme négatif, devrait être bannie du parti.

Pas surprenant peut-être de savoir que les commentaires de Mann survinrent lors d’une discussion en ligne avec le directeur de l’Antisemitism Policy Trust, Danny Stone, un des composants majeurs du puissant lobby juif/sioniste d’Israél en Grande-Bretagne. Une grande majorité des membres du parlement britannique des deux partis sont enregistrés comme supporteurs des associaitions des “amis d’Israêl”, une autre indication du comment le pouvoir juif se manifeste en GB et à quel point les politiciens du pays sont devenus des larbins rampants.

Mann ajouta:

S’il met cela en place, celui lui donnera les outils de purger ceux qui choisissent d’être antisémites, plutôt que ceux qui le font plus par ignorance en opposition à leur attitude calculée. Je pense qu’il regarde la lutte contre l’antisémitisme comme une des choses qui marquera son leadership.”

Ainsi, au Royaume-Uni, vous êtes toujours présumé être libre de critiquer le sionisme, mais pas les Israéliens et tant que vous n’utilisez pas le mot lui-même, si vous utilisez le mot de manière critique, alors vous serez un de ceux qui seront de manière présumée, “évincés du parti travailliste pour avoir choisi d’être antisémite”. Ne vous alarmez pas si un pareil non sens prend racine aux Etats-Unis, où déjà la critique d’israël en tant que telle, évince le mot juif dans tout contexte.

Effrayés des punitions qui peuvent inclure des pertes d’emploi, comme c’est arrivé à Rick Sanchez de la chaîne CNN, les quelques ceux qui ont le courage de critiquer régulièrement Israël emploient des euphémismes génériques tels que “lobby d’Israël” ou “sionisme”, ignorant le fait que ce qui mène le processus sioniste est centré sur une forme ethnique ou religieuse. De quelque manière que l’on choisisse de brouiller l’image, le pouvoir d’Israêl aux Etats-Unis est indéniablement basé sur l’argent juif, le contrôle des médias et un accès des plus faciles aux politiciens et à leurs carrières. Quand les Amis d’Israêl en Amérique vont suivre les Britanniques et vont se rendre compte que le mot sioniste est devenu péjoratif, ils vont pour sûr tenter de le rendre inacceptable dans les discussions de salon des médias et ailleurs. Alors beaucoup de critiques de l’état juif n’auront plus de vocabulaire à utiliser, plus nulle part où aller comme en Grande-Bretagne et c’est sûrement leur intention.

 


Colonialisme encore et toujours…

Résistance politique: Réflexion sur la Palestine, Israël, le sionisme, le racisme et l’antisémitisme (UJFP)

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“Ma liberté passe par la liberté des autres. Je ne puis être libre si vous ne l’êtes pas.”
~ Michel Bakounine ~

Excellente réflexion de Pierre Stambul sur le sionisme, Israël, l’antisémitisme et la relation à la Palestine. A lire et diffuser sans modération…

— Résistance 71 —

 

Israël contre les juifs

 

Pierre Stambul

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

 

19 février 2015

 

url de l’article original:

http://www.ujfp.org/spip.php?article3885

 

C’est un refrain bien établi. Vous critiquez Israël et le sionisme ? Vous êtes antisémite ! Un Juif français veut pouvoir « vivre son judaïsme » ? On l’invite à faire son « alyah » et à apporter sa pierre à la colonisation de la Palestine. 
On essaie de nous marteler que l’histoire des Juifs s’est achevée et qu’Israël en est l’aboutissement. Israël fonctionne comme un effaceur de l’histoire, de la mémoire, des langues, des traditions et des identités juives. La politique israélienne n’est pas seulement criminelle contre le peuple palestinien. Elle se prétend l’héritière de l’histoire juive alors qu’elle la travestit et la trahit. Elle met sciemment en danger les Juifs, où qu’ils se trouvent. Et elle les transforme en robots sommés de justifier l’injustifiable

Retour sur un passé récent
L’histoire des Juifs français n’a strictement rien à voir avec Israël. Régulièrement spoliés, massacrés ou expulsés par différents rois très chrétiens, les Juifs ont acquis la citoyenneté française avec l’Abbé Grégoire pendant la Révolution. Ces deux derniers siècles ont été marqués par une quête de la citoyenneté et de l’égalité des droits. L’affaire Dreyfus a révélé que, si une partie de la société française était antisémite, une autre partie, finalement majoritaire, considérait que l’acquittement et la réhabilitation de Dreyfus étaient l’objectif de tous ceux qui étaient épris de liberté et refusaient le racisme. L’histoire des Juifs français a été marquée par leur participation importante à la résistance contre le nazisme et le régime de Vichy, puis par l’engagement de nombre d’entre eux dans des luttes progressistes et/ou anticoloniales. Les intellectuels juifs de cette époque s’appelaient Raymond Aubrac, Marc Bloch, Laurent Schwartz, Pierre Vidal-Naquet, Stéphane Hessel. C’était une époque où beaucoup de Juifs pensaient que leur propre émancipation passait par celle de tou-te-s. C’était une époque où le racisme, le fascisme et la haine de l’autre étaient considérés comme des abjections à combattre. Les enfants juifs allaient à l’école publique, jamais il ne leur serait venu à l’idée de se séparer des autres dans des écoles confessionnelles.
On s’efforce aujourd’hui en Israël d’effacer l’histoire des Juifs dans les différents pays où ils ont vécu. Si les Juifs ont longtemps été considérés par les antisémites en Europe comme des parias inassimilables et s’ils ont été persécutés parce qu’ils constituaient un obstacle aux nationalismes fous qui rêvaient de sociétés ethniquement pures, ils n’ont jamais recherché la séparation mais au contraire l’insertion à l’intérieur des sociétés dans lesquels ils vivaient.

Une assignation à la désertion
On fait un saut de quelques années. En tête d’une gigantesque manifestation parisienne censée dénoncer le terrorisme, on trouve trois criminels de guerre, Nétanyahou, Lieberman et Bennet qui viennent de s’illustrer dans le massacre de plus de 2000 Palestinien-ne-s (essentiellement des civil-e-s) à Gaza pendant l’été 2014. Profitant de l’émotion causée par l’attentat antisémite de la Porte de Vincennes, Nétanyahou est autorisé (par le gouvernement français) à déclarer aux Juifs français qu’ils sont en insécurité en France et qu’ils doivent partir dans leur « vrai » pays, Israël. 
En fait, le sionisme n’a jamais combattu l’antisémitisme. Il s’en est toujours nourri avec en permanence un seul et unique but : faire immigrer le maximum de Juifs en Israël. Du coup, Nétanyahou n’hésite pas à mettre en danger les Juifs français. Il en fait des étrangers dans leur propre pays, des « touristes » qui n’ont pas compris que leur « patrie » est là-bas. Les Juifs sont sommés d’être des « traîtres » (à la seule et unique cause, celle du Grand Israël de la mer au Jourdain) ou des complices. La France a toujours été un échec pour Israël : à peine 80000 Juifs sont partis depuis 1948 et une moitié est revenue. Alors la propagande se fait assourdissante. Pourtant, s’il y a bien un pays où les Juifs sont en insécurité, c’est Israël et il sera ainsi tant que la destruction de la Palestine se poursuivra. 
À « l’alyah » (la montée) des vivants vers Israël, s’ajoute à présent celle des morts. Les autorités israéliennes incitent vivement les Juifs français à faire enterrer leurs proches en Israël. Ainsi les victimes de la tuerie de la porte de Vincennes ont été inhumées au cimetière de Givat Shaul. Ce « quartier » de Jérusalem, c’est l’ancien Deir Yassine, le village martyr de la guerre de 1948 où les milices de l’Irgoun dirigées par Menachem Begin ont massacré toute la population avant que le village ne soit, comme tant d’autres, rayé de la carte. Quel symbole !

Israël à l’avant-garde de l’islamophobie
Les Juifs ont vécu pendant des centaines d’années dans le monde musulman. Ils ont même été accueillis par l’empire ottoman après leur expulsion d’Espagne en 1492. Aujourd’hui, Israël participe à la diabolisation des Arabes et des musulmans en se comportant en élève modèle du « choc des civilisations ». Le racisme anti-arabe et l’islamophobie s’expriment ouvertement, des politiciens en ont fait leur fond de commerce et les passages à l’acte sont fréquents. Les crimes de masse comme à Gaza ou la multiplication des propos racistes (Pour le rabbin Rosen, les Palestiniens sont des Amalécites et la Torah autorise qu’on les tue ainsi que leurs femmes, leurs enfants, leurs troupeaux) laisseront des traces. Comment imaginer que ce qui est infligé aux Palestiniens sera sans conséquences ?
En Israël, des propagandistes rivalisent pour expliquer que les Juifs ont vécu l’enfer dans le monde musulman, masquant le fait que l’antisémitisme a été avant tout une invention européenne et chrétienne. Les Juifs orientaux subissent en Israël des discriminations sociales et un mépris raciste. Ils ont souvent été humiliés et discriminés à leur arrivée. Ils sont coupés de leurs racines et poussés à renier leur identité. L’expulsion des Palestiniens de 1948 est présentée comme un « échange de population » alors que le sionisme est le principal responsable, et de la Nakba, et du départ des Juifs orientaux de leurs pays.

Qu’y a-t-il de juif en Israël ?
Les sionistes ont théorisé l’idée que les Juifs et les non-Juifs ne peuvent pas vivre ensemble. C’est totalement contraire à tout ce qui s’est passé pendant des centaines d’années. Cela va à l’encontre de l’aspiration des Juifs à sortir des ghettos, des mellahs et des juderias pour devenir des citoyens normaux.
Les Juifs religieux qui émigrent en Israël y rencontreront rarement la religion telle qu’elle a été pratiquée pendant des siècles. Le courant national-religieux s’est imposé. Ce courant intégriste a totalement révisé la religion. Le « peuple élu », ça n’a jamais voulu dire qu’il a plus de droit que les autres mais au contraire qu’il a plus de devoirs. Parmi les préceptes, il y a « ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse » et « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». « L’an prochain à Jérusalem », ça n’a jamais voulu dire qu’il faut réaliser le nettoyage ethnique en cours, mais « vivement que le Messie vienne ». L’hébreu a toujours été une langue religieuse interdite à l’usage profane. La religion juive est une religion de « l’exil ». L’installation sur cette terre (d’Israël/Palestine) avant l’arrivée du Messie et a fortiori l’établissement d’un Etat juif étaient interdits. D’ailleurs les Juifs expulsés d’Espagne en 1492 ne sont pas allés à Jérusalem. Herzl a rencontré une hostilité quasi unanime des rabbins contre le projet sioniste dès qu’il a été question d’établir un État juif en Palestine.
Pour les Juifs laïques, les valeurs dominantes d’Israël sont à l’antithèse de ce que sont pour eux les valeurs du judaïsme. Où trouve-t-on dans la tradition juive le racisme, le chauvinisme, le militarisme, le négationnisme de l’existence et de la dignité de l’autre ? Qu’y a-t-il de commun entre ce qu’ont représenté les grands intellectuels juifs (Einstein, Freud, Arendt, Kafka, Benjamin …) et les criminels de guerre qui dirigent Israël ? Qu’est devenue en Israël la mémoire de celles et ceux qui ont lutté contre le fascisme et le colonialisme (Marek Edelman, Abraham Serfaty, Henri Curiel …) ? De quel héritage juif peuvent se prévaloir les colons et les militaires qui justifient à l’avance les violences et les crimes commis contre les Palestiniens ? 
Comme l’écrit l’historien israélien Shlomo Sand à propos du livre de Yakov Rabkin Comprendre l’État d’Israël, « celui qui voit dans le sionisme une continuation du judaïsme ferait bien de lire ce livre. Mais celui qui croit que l’État d’Israël est un État juif est obligé de le lire ».
Certains Juifs pensent qu’après le génocide nazi, Israël est l’ultime refuge. Au nom de quoi les dirigeants israéliens peuvent-ils brandir partout l’antisémitisme et le souvenir du génocide ? Les sionistes n’ont joué qu’un rôle marginal dans la lutte contre l’antisémitisme et la résistance au nazisme. Certains dirigeants sionistes ont même eu un comportement honteux pendant la montée du fascisme (Ben Gourion avec les accords de Haavara, 1933) et à l’époque de l’extermination (le groupe Stern assassinant des soldats et des dignitaires britanniques). Comment ne pas comprendre que la mémoire du génocide signifie « que cela n’arrive plus jamais » et pas « que cela ne NOUS arrive plus jamais », ce qui correspond à une vision tribale de l’humanité totalement contraire à toutes les formes d’héritage juif.

Refuser l’assignation et la peur, refuser toutes les formes de racisme et de discrimination.
Il y a des confrontations qui ont du sens : les luttes contre l’oppression, la domination, le colonialisme, pour l’égalité des droits. On nous vend aujourd’hui une guerre qui n’est pas la nôtre : celle d’un monde dit « civilisé » contre le « terrorisme islamique ». Dans cette « guerre », les musulmans sont considérés comme des terroristes en puissance et sont sommés de « prouver » qu’ils ne sont pas des complices de Daesh. 
Et les Juifs sont assignés à soutenir sans réserve une politique israélienne criminelle contre les Palestiniens et suicidaire pour les Juifs. 
Cette fuite en avant criminelle tient par la peur. Ce syndrome assure le consensus à un point tel qu’un négociateur palestinien (le professeur Albert Aghazarian) a pu dire que les Israéliens ont peur de ne plus avoir peur. Cette peur irrationnelle a gagné beaucoup de Juifs français.
Dans le contexte du « choc des civilisations », prétexte des dominants pour ensanglanter le monde, il y a en France une montée générale de toutes les formes de racisme. Contrairement à l’image fabriquée par les principaux médias, le racisme frappe essentiellement tous les « dominés », toutes les victimes de l’apartheid social : Arabes, Noirs, Roms. Il prend une nouvelle tournure en se masquant derrière l’islamophobie. Comme il n’est plus politiquement correct de dire « sale arabe », on diabolise l’islam.
Il y a aussi une incontestable et détestable montée de l’antisémitisme. Mais les différentes formes de racisme ne sont pas traitées de la même façon.
Les dirigeants israéliens et en France le CRIF, participent activement à la stigmatisation des musulmans. Ils affirment contre toute évidence qu’il n’y a qu’un seul racisme à dénoncer (l’antisémitisme) et qu’on est à la veille d’une nouvelle « nuit de cristal ». Ils font apparaître les Juifs comme ceux que le pouvoir protège alors que l’idéologie sécuritaire, les déclarations des principaux dirigeants et le travail nauséabond de pseudo intellectuels, visent une seule population déclarée dangereuse.
Les stéréotypes antisémites se nourrissent aussi de la complicité du CRIF avec la politique israélienne et de la partialité évidente du pouvoir. À l’heure des confusions, l’indignation légitime contre les crimes israéliens fait monter l’antisémitisme et les quelques paumés attirés par la violence effroyable de Daesh commettent des attentats criminels contre les Juifs parce que Juifs.

La lutte contre le racisme ne peut pas être découpée. Choisir certaines « bonnes » victimes contre d’autres est à l’antithèse du combat antiraciste. La politique israélienne et la négation totale des droits du peuple palestinien ne protègent absolument pas les Juifs. Au contraire. Pour créer l’Israélien nouveau, il a fallu « tuer le Juif », celui qui pensait que son émancipation passait par celle de l’humanité. Comme le dit le militant israélien anticolonialiste Eitan Bronstein : « nous ne serons jamais libres tant que les Palestiniens ne le seront pas ». En refusant le tribalisme, les Juifs français réaffirmeront une histoire dont ils peuvent être fiers.
C’est tou-te-s ensemble qu’il faut combattre tous les racismes, toutes les stigmatisations, toutes les discriminations. C’est tou-te-s ensemble qu’il faut défendre le droit, en Palestine comme ici.

Résistance politique: La solution au colonialisme en Palestine passe par la sécession de la diaspora avec le sionisme…

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A lire Alan Hart, journaliste très expérimenté et documenté sur le sujet du conflit israélo-palestinein, on comprend pleinement la similitude avec le colonialisme occidental en Afrique, en Asie, en Océanie et bien sûr aux Amériques toujours colonisées (comme le sont également l’Australie, la Nouvelle-Zélande dans la pratique, car entités entrepreneuriales de la « couronne » britannique, alias la City de Londres…) et on se rend également compte que la solution est en fait la même: que les peuples colons (mais aussi idéologiquement colonisés…) réalisent le mal fait et toujours en cours, se démarque du crime et rejoignent les colonisés pour une solution dans la voie du milieu.

A ce titre, les similitudes entre les conditions d’existence des Indiens des Amériques, les aborigènes d’Australie, les Maoris de Nouvelle-Zélande et celles des Palestiniens sont stupéfiantes.

Nous sommes tous des colonisés! et à ce titre devons en sortir ensemble. Union, réflexion, désobéissance civile, boycott des institutions et des entités entrepreneuriales mondialistes pour enfin reprendre le pouvoir pour le diluer et ne plus jamais le laisser échapper à une quelconque oligarchie.

— Résistance 71 —

 

Le paradoxe juif émergeant du maléfice du sionisme

 

Alan Hart

 

Novembre 2013

 

url de l’article original:

http://www.alanhart.net/the-jewish-paradox-arising-from-the-curse-of-zionism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

J’ai été inspiré (peut-être devrais-je dire provoqué) à écrire cet article par quelque chose que le vice-président américain Joe Biden a dit dans son récent discours du J Street National Conference de Washington D.C. Il se rappelait avoir visité, alors qu’il était encore un jeune sénateur, la premier ministre israélienne Golda Meir. Ses mots de départ lorsqu’il prit congé furent: “Nous, les juifs avons une arme secrète dans notre conflit avec les Arabes: nous n’avons nulle part où aller.

Prendre ce que disait Golda pour sûr n’était pas de mise car il y avait alors et toujours aujourd’hui, beaucoup de pays où les juifs israéliens pourraient recommencer une nouvelle vie s’ils le voulaient. Du million qui sont partis de l’état sioniste (et non pas juif) pour une meilleure vie ailleurs, les Etats-Unis demeurent le premier choix, mais aujourd’hui l’Allemagne devient très populaire.

Alors quel était vraiment le message par implication de Golda Meir à Biden ?

De manière feutrée, Maman Israël donnait sa voix à la raison d’être (NdT: en français dans le texte original) du sionisme dont la logique peut-être résumée ainsi.

Le monde a toujours été antisémite (voulant dire anti-juif ici car les Arabes sont aussi des sémites) et le sera toujours. Ainsi le sionisme anticipe le fait qu’un Holocauste no2 est en préparation, un autre grand tumulte contre les juifs est inévitable. Israël existe pour être un refuge de dernière instance, une police d’assurance pour tous les juifs du monde lorsque ce jour viendra. C’est pourquoi Israël a une faim insatiable de toujours plus de terres palestiniennes et une soif inextinguible pour l’eau palestinienne ainsi qu’un désir profond pour le pétrole qui vient d’être découvert en Palestine maintenant Israël.

(Voir: http://m.aljazeera.com/story/201311114571416794 )

C’est pour cela que les leaders du sionisme en Israël, assistés de leur lobby, associés et alliés en Amérique, ne s’arrêteront devant rien pour faire avancer leur cause ; une cause qui requiert entre autres choses, la consolidation de l’occupation du sionisme en Cisjordanie occupée sans écarter un nettoyage ethnique final de l’endroit et la création d’un prétexte pour entrer de nouveau en guerre avec le Liban pour prendre possession et conserver le sud du pays jusqu’à la rivière Litani. Dans un de ses récents articles Franklin Lamb a fait référence à un document israélien qui contient le texte d’un discours prononcé en 1941 par David Ben-Gourion, le père fondateur d’Israël et son premier ministre initial. Une phrase en particulier était entourée: “Nous devons nous rappeler que pour que l’état juif puisse survivre, il doit avoir dans ses frontières les rivières Jourdain et Litani.

Soit dit en passant, un des meilleurs promoteurs de la peur juive d’une nouvelle résurgence de l’antisémitisme est Abe Foxman, le directeur national de la Ligue Anti-Diffamation (ADL) aux Etats-Unis, bien qu’un vocable plus approprié serait la Diffamation des Critiques d’Israël... Il y a 10 ans, dans son adresse annuelle à cette 90ème édition de la réunion de l’ADL à New York il a dit: “Nous faisons actuellement face à une grande menace pour la sécurité du peuple juif comme celle à laquelle nous avons été confrontés dans les années 1930, si pas plus grande…”

En plus de ses agents traîtres élus au congrès des Etats-Unis, les associés du lobby sioniste et ses alliés incluent les néo-conservateurs non juifs des divers départements et ministères d’état et des services de sécurité, une horde de think tanks et les médias de masse ainsi que les leaders des quelques dizaines de millions de fondus du missel fondamentalistes chrétiens. Ce fondamentalisme est historiquement antisémite mais soutient Israël quoi qu’il en soit, parce qu’il perçoit l’état sioniste comme un instrument pour parvenir à l’Armaggedon. De leur côté les leaders de la droite israélienne et leur lobby ont fricoté avec et accepté le fondamentalisme chrétien parce que l’alliance que cela leur apporte leur donne une influence maximum à Washington D.C.

Comme je le souligne dans mon livre “Sionisme: Le véritable ennemi des juifs”, la réponse à la question sur ce que ferait le sionisme dans l’éventualité d’un échec de sa mission m’a été donnée par Golda Meir lorsque je l’ai interviewé lorsque j’animais l’émission phare de la BBC, “Panorama”. Elle m’a dit que lors d’une situation apocalyptique, Israël “serait préparé à détruire avec lui la région entière et le monde.”

Le paradoxe juif en arrive à ceci. Israël a été créé par le sionisme pour garantir le bien-être et l’existence des juifs. Mais ce bien-être et peut-être même cette existence sont le plus sérieusement menacés par les politiques et les actions du sionisme lui-même.

Comment cela est-il possible ?

Ce dont nous sommes les témoins aujourd’hui est une montée, une marée mondiale d’anti-israélisme. Ceci N’EST PAS une manifestation d’antisémitisme, ce qui veut dire que cela n’est pas dirigé en tant que préjudice racial ou haine des juifs simplement parce qu’ils sont juifs ; l’anti-israélisme est provoqué par l’arrogance du pouvoir d’Israël, sa suffisance maladive et son mépris total de la loi internationale et des droits des Palestiniens en particulier.

Le danger pour les juifs partout est que cet anti-israélisme puisse être transformé en un antisémistisme rampant. La mise en garde la plus explicite que ceci pourrait bien arriver, a été donnée par Yehoshafat Harbaki, le plus long directeur du renseignement militaire israélien. Dans son livre: “Israel’s Fateful Hour”, publié en anglais en 1988, il écrivit ceci:

Israël est le critère par lequel tous les juifs seront jugés. Israël en tant qu’état juif, est un exemple du caractère juif, qui trouve son expression libre et concentrée en son propre sein. L’antisémitisme a des racines profondes et historiques. Quoi qu’il en soit, toute faute dans la conduite israélienne, qui est initialement citée comme anti-israélisme, pourrait être transformée en preuve empirique de la validité de l’antisémitisme. Ce serait une tragique ironie que de voir l’état juif, qui fut créé pour résoudre le problème de l’antisémitisme, devenir un facteur d’une nouvelle montée d’antisémitisme. Les Israéliens doivent prendre conscience qu’ils paient eux-mêmes  le prix de leur mauvaise conduite, mais aussi tous les juifs à travers le monde.”

Harkabi nota aussi qu’Israël est le pire ennemi de sa propre rectitude. S’il était encore en vie aujourd’hui, je lui suggérerais à titre de commentaire que si “l’ennemi” peut-être défini comme une force qui a la capacité et l’intention réelle de détruire Israël par des moyens militaires, la rectitude est le SEUL ennemi de l’état juif.

Harkabi n’a pas été le premier juif à prévenir du danger pour Israël de devenir un facteur de montée d’antisémitisme, et il fut en très bonne compagnie. Avant l’holocauste perpétré par les nazis, la plupart des juifs dans le monde étaient opposés au sionisme et à son entreprise coloniale. Ils pensaient que c’était immoral (ce qui bien sûr l’était) et mènerait à un conflit sans fin avec les Arabes et le monde musulman au sens large, Mais plus que tout, ils craignaient que si le sionisme était autorisé à faire ce qu’il entendait par les grandes puissances, que cela ne provoque un jour plus d’antisémitisme.

Alors que j’écris ces lignes, je me demande si des historiens honnêtes du futur concluront qu’une des plus grandes ironies de toute l’histoire humaine, peut-être même la plus grande, est dans le fait que le sionisme voulait et avait besoin de l’antisémitisme afin de pouvoir justifier de ses politiques criminelles et des actions des juifs partout et de profiter des gentils mal informés et donc naïfs en Amérique et en Europe.

On m’a donné à l’école ce que je pense toujours être la meilleure définition d’un paradoxe: “La vérité se tenant sur la tête pour attirer l’attention”. Une vérité est ceci. Il n’y a pas de “problème de la Palestine”. Il n’y a qu’un problème juif au sujet et dans la Palestine qui est devenue Israël.

La manchette d’un article de Bradley Burton dans le quotidien Ha’aretz au jour de l’an était celle-ci: “2013 sera t’elle l’année où les juifs américains feront sécession d’Israël ?”

Les juifs américains veulent savoir ce qui est fait en leur nom. Au nom du Judaïsme et s’ils pensent que cela est auto-destructeur, oppressif, borné et mal, alors il y a toute les raisons pour qu’ils désirent que cela s’arrête.

Le gentil que je suis a un problème avec cette expression d’espoir.

La preuve est que si un nombre croissant, bien que toujours petit, de juifs américains sont publiquement critiques d’Israël, de ses politiques et ses actions, beaucoup, la majorité, demeurent silencieux et ne veulent pas vraiment savoir ce que le sionisme fait en leur nom ; et si cela demeure le cas, il n’y a pas de raison suffisante dans l’esprit juif pour changer le cours de l’histoire.

On ne peut que mentionner comment cela pourrait changer si la raison était assistée pour prévaloir. Si une majorité de juifs américains et européens étaient prêts à accepter et reconnaître ouvertement le mal fait aux Palestineins au nom du sionisme pour ensuite insister que le mal soit corrigé en termes acceptables pour les Palestiniens, tout gouvernement israélien devrait changer sa politique et être vraiment sérieux au sujet de la paix en des termes que les Palestineins pourraient accepter.

Ce que je veux dire c’est qu’alors qu’il est parfaitement possible que les leaders sionistes d’Israël puissent dire à un président américain et à tout le monde non-juif d’aller se faire voir, il ne serait pas assez stupide pour dire la même chose au monde juif, spécifiquement du reste aux juifs américians et européens…

Sensé non ?…

Dans des plateformes de discussion publiques (comme dans mon livres), je ne me fatigue jamais d’exprimer ma pensée sur ce fait de l’énorme récompense à portée de main pour les juifs du monde et les Israéliens spécifiquement s’ils autorisaient l’existence d’une raison motivée par la justice de prévaloir. De manière générale, ils constituent l’élite intellectuelle de l’occident et les Palestiniens sont l’élite intellectuelle du monde arabe. Ensemble, en paix et en partenariat, dans un état avec des droits identiques et une sécurité pour tous, ils pourraient changer l’avenir de la région pour le mieux et ainsi redonner tant d’espoir au monde entier. Pour le dire autrement, juifs et palestiniens en paix et associés pourraient devenir la lumière des nations.

Continue de rêver Alan…

FOOTNOTE

Une bonne indication que Netanyahou est alarmé de la possibilité qu’une majorité de juifs américains demandent ou même requierent qu’Israël devienne sérieux au sujet de la paix avec les Palestineins en des termes acceptables pour eux est celle-ci.

L’Israeli American Council a récemment commissionné la distribution de tracts à des milliers de juifs américains leur demandant où serait leur allégeance dans l’éventualité d’une véritable crise entre Israël et les Etats-Unis. Les tracts étaient à l’origine endorsés par des représentants du ministère israélien des affaires étrangères. Lorsque Netanyahou a appris cela, il a instruit le ministère de se désassocier du questionnaire.

Je pense qu’il est raisonnable d’assumer qu’il était préoccupé par la perspective que ce sondage indique que dans l’éventualité d’un duel entre lui-même et le président Obama, une majorité de juifs américains se sentitaient plus américains qu’israéliens ou supporteurs d’Israël.