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Résistance politique: Retour aux sources du conflit israélo-palestinien dissiper l’écran de fumée 1ère partie

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 22 décembre 2015 by Résistance 71

Sami Al Arian

17 décembre 2015

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article15782

 

Dans son roman 1984 George Orwell a introduit le lexique du double langage de Big Brother dans lequel « La guerre, c’est la paix ; la liberté, c’est l’esclavage ; et l’ignorance, c’est la force. » Aujourd’hui on peut enrichir ce novlangue orwellien d’une foule d’expressions en puisant dans le discours des milieux politiques occidentaux et dans la couverture que font les principaux médias de la Palestine, d’Israël et du sionisme politique. Parmi ces expressions qui refléteraient parfaitement ce discours politique et médiatique, on pourrait trouver : « le racisme, c’est la démocratie ; la résistance, c’est du terrorisme, l’occupation, c’’est la félicité. »

Si on devait se fier uniquement aux organes de presse occidentaux comme source d’information sur la situation de plus en plus explosive dans les territoires palestiniens occupés, notamment à Jérusalem, on serait déconcerté par la façon dont sont présentés les victimes et les oppresseurs, mais on en perdrait également son latin quant à l’histoire et la nature du conflit lui-même.

Par exemple, au cours des quelques dernières semaines, dans leur couverture du dernier soulèvement palestinien, la plupart des principaux médias occidentaux, comme le New York Times, CNN, FOX, et la BBC, n’ont virtuellement jamais cité les mots « occupation israélienne, » ou « colonies de peuplement israéliennes illégales. » Ils ne mentionnent que très rarement, voire pas du tout, le fait que Jérusalem est sous le contrôle illégal d’Israël depuis les 48 dernières années, ou que les derniers affrontements furent déclenchés suite aux tentatives d’Israël de modifier le statu quo et de soumettre les lieux saints islamiques situés dans l’enceinte de la vieille ville à une autorité conjointe.

Il arrive très souvent qu’Israël et ses suppôts dans les sphères politiques et médiatiques tentent d’occulter les faits essentiels sur la nature et l’histoire du conflit. Toutefois, nonobstant ces tentatives, ce conflit n’est ni compliqué, ni multi-centenaire. C’est au contraire un phénomène moderne qui remonte à un siècle, et qui a surgi comme conséquence directe du sionisme politique.

Ce mouvement, fondé par le journaliste laïc Théodore Herzl à la fin du 19ième siècle, n’a cessé d’essayer de transformer le judaïsme de l’une des grandes traditions religieuses du monde en mouvement ethnique nationaliste avec l’objectif de faire converger les juifs du monde entier vers la Palestine, la soumettant parallèlement à une purification ethnique en chassant sa population autochtone de la terre de ses ancêtres. Voilà l’essence même du conflit, et donc les politiques mises en œuvres par Israël et ses actes ne peuvent être compris qu’en reconnaissant cette réalité.

Il pourrait être compréhensible, même si c’est odieux, qu’Israël et ses défenseurs sionistes fassent circuler une version frauduleuse de l’histoire et des évènements pour promouvoir leurs objectifs politiques. Mais il n’est pas compréhensible que ceux qui disent prôner l’état de droit, croire au principe de l’autodétermination, et se prononcer pour la liberté et la justice se laissent avoir par cette propagande ou en deviennent ses complices volontaires.

En suivant une bonne partie de la couverture médiatique ou des l’analyses politiques du conflit on est frappé par l’absence de contexte historique, la non prise en compte délibérée des faits empiriques, et le mépris pour les précédents et les concepts juridiques établis.

Les territoires palestiniens sont-ils contestés ou occupés ? Les Palestiniens ont-ils le droit légitime, inscrit dans le droit international, de résister à leur occupant, y compris par la lutte armée, ou bien est-ce que toute forme de résistance est vue comme du terrorisme ? Israël a-t-il un droit quelconque sur la vieille ville de Jérusalem et ses alentours historiques et religieux ? Le prétendu « cycle de violence » qui s’éternise est-il vraiment dû en proportions égales aux deux camps qui s’affrontent ? Israël est-il une réelle démocratie ? Le sionisme politique devrait-il être traité comme un mouvement légitime de libération (et de qui ?) et ses manifestations extrêmement racistes ignorées ? Israël cherche-t-il sincèrement une solution pacifique au conflit ? Les États-Unis peuvent-ils jouer le rôle d’honnête médiateur de la paix qu’ils se sont continuellement proclamés être dans la région ?

Des réponses concrètes à ces questions dissiperaient sans nul doute le brouillard et permettraient aux observateurs objectifs d’accéder non seulement à une compréhension complète du conflit, mais aussi de déterminer en toute connaissance de cause quelles politiques et actions sont nécessaires pour y mettre un terme.

Occupation, auto-détermination, et droit international

Que les territoires saisis par Israël en juin 1967, y compris Jérusalem-Est, soient occupés ne devrait faire l’objet d’aucune contestation. Des dizaines de résolutions de l’ONU ont été adoptées depuis novembre 1967, y compris des résolutions contraignantes du Conseil de Sécurité exigeant d’Israël de se retirer des territoires occupés, auxquelles l’état sioniste a obstinément refusé de se soumettre.

En fait, s’il y avait des territoires « contestés », ce devrait être ces territoires palestiniens qu’Israël a pris en 1948, au cours d’une campagne de terreur, de massacres, et de conquêtes militaires, qui se sont traduites par l’expulsion de force, tout à fait illégale, de plus de 800 000 Palestiniens de leur maison, village, et ville, afin de faire de la place pour des milliers de juifs venant d’Europe et d’autres parties du monde. En conséquence, la résolution 194 de l’ONU stipulait que ces « réfugiés palestiniens qui souhaitent rentrer chez eux …soient autorisés à le faire. » Voilà 67 ans que cette résolution reste lettre morte. Il est également incontestable en droit international qu’Israël est un occupant belligérant, ce qui doit déclencher l’application de toutes les conventions de Genève pertinentes, car le peuple palestinien est sous occupation puisque leur « territoire est effectivement placé sous l’autorité d’une armée hostile. »

En outre, le droit à l’auto-détermination du peuple palestinien et son droit de résister à l’occupant par tous les moyens sont bien établis en droit international. En 1960 ; la résolution 1514 de l’ONU a adopté la « Déclaration sur l’octroi de l’Indépendance aux pays et peuples coloniaux. »

Elle stipulait que « Tous les peuples ont le droit de libre détermination », et que « La sujétion des peuples à une subjugation, à une domination et à une exploitation étrangères constitue un déni des droits fondamentaux de l’homme, et est contraire à la Charte des Nations Unies. » Dix ans plus tard l’ONU adoptait la résolution 2625 qui appelait ses membres à soutenir les peuples colonisés ou les peuples sous occupation contre leurs colonisateurs et occupants.

En fait, la résolution 3246 de l’ONU réaffirmait en 1974 « la légitimité de la lutte des peuples pour se libérer de la domination coloniale et étrangère et de l’emprise étrangère par tous les moyens en leur pouvoir, y compris la lutte armée. » Quatre ans plus tard, la résolution 33/24 de l’ONU confirmait aussi fermement « la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère et de l’occupation étrangère par tous les moyens en leur pouvoir, en particulier la lutte armée, » et « condamne énergiquement tous les gouvernements » qui ne reconnaissent pas « le droit à l’autodétermination du peuple palestinien. »

Quant à Jérusalem occupée, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté en 1980 deux résolutions contraignantes (476 et 478) par 14 voix contre 0 (les EU se sont abstenus et n’ont pas opposé leur véto à aucune des deux résolutions.) Les deux résolutions condamnaient la tentative d’Israël de modifier « le caractère physique, la composition démographique, la structure institutionnelle et le statut de la ville sainte de Jérusalem. »

Elles réaffirmaient également « la nécessité impérieuse de mettre fin à l’occupation prolongée des territoires arabes occupés par Israël depuis 1967, y compris Jérusalem, » et interpellaient Israël en tant que « puissance occupante. » Elles considéraient, en outre, que tout changement à la ville de Jérusalem constituait « une violation du droit international. »

* Sami Al-Arian est un militant pour les droits civiques américain, d’origine palestinienne.

 

 

 

 

Colonialisme en Palestine: « Rompre le silence » sur le nettoyage ethnique sioniste en Palestine…

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Gaza le terrain de jeu de l’armée israélienne

 

Tarik Bouapia

 

8 Mai 2015

 

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/Gaza-le-terrain-de-jeu-de-l-armee.html?lang=fr

 

L’ONG Breaking the silence (rompre le silence) vient de publier des témoignages accablants de militaires israéliens ayant participé à l’opération « Bordure Protectrice » de l’été dernier. Certains soldats, sous couvert d’anonymat, affirment qu’aucune distinction n’était faite entre les civils et les soldats. Une surprise ? Sans doute pas pour ceux qui ont toujours considéré Israël comme un État lâche et criminel.

Civils, combattants, pas de distinction

Ceux qui croyaient (encore) que l’armée israélienne était celle que décrivent les médias dominants risquent d’avoir une toute autre image de Tsahal. Breaking the silence, une ONG composé d’anciens combattants de l’armée israélienne, vient en effet de publier le lundi 4 mai 2015 une série de témoignage d’anciens militaires ayant participé au massacre de l’été dernier à Gaza. (1)
Autant dire tout de suite que ces témoignages viennent ajouter encore plus de barbarie à l’histoire déjà peu glorieuse de l’État d’Israël qui, depuis 1948, a commis des atrocités sans nom contre le peuple palestinien.
Rappelons tout d’abord que l’offensive israélienne menée du 8 juillet au 26 août 2014 a fait plus de 2100 victimes côté palestinien dont l’écrasante majorité étaient des civils. Une offensive qui, comme les précédentes, avait été soigneusement préparée par des média-mensonges.
Cette fois-ci, les TF1, France 2 et autre RTBF avait expliqué que Tsahal avait répondu à l’assassinat de trois jeunes israéliens le 12 juin. Si on suivait la logique imposée par les médias, Israël aurait donc simplement réagi au meurtre de trois de ses ressortissants.

Pourtant, lorsqu’on y regardait de plus près, l’explication donnée était un peu moins simpliste qu’elle n’en avait l’air. Avant cet événement en effet, il y avait eu la grève de la faim des prisonniers palestiniens d’avril à juin 2014 et la mort de deux jeunes Palestiniens tués par l’armée israélienne devant les télévisions le 15 mai 2014. La situation n’était donc pas apaisée. 

Mais comme toujours, afin de « protéger la sécurité » de son territoire, un territoire volé, l’armée israélienne avait lancé une attaque meurtrière dont d’anciens protagonistes viennent ici décrire la cruauté la plus abjecte qu’il soit. 

“Il y a une technique qui consistait à envoyer des milliers d’obus sur des zones densément peuplées, pour préparer l’entrée des soldats dans ces quartiers. Une fois distribués des avertissements prévenant les civils qu’ils devaient fuir, il n’y avait plus de raison de faire la distinction entre civils et militants” explique Avihai Stollar, membre de Breaking de silence.

Puis c’est au tour des soldats de livrer leur témoignage. 

L’un d’entre eux qui se trouvait à un endroit surplombant une route importante menant à la bande de Gaza raconte comment lui et ses camarades s’occupaient la journée : 
« Nous avons commencé un petit concours entre tireurs. Pour voir qui était un vrai homme, il fallait toucher une voiture qui roulait. J’ai vu un taxi et j’ai tiré un obus mais je l’ai manqué. On a encore visé et manqué des voitures. Jusqu’à que je vois un cycliste qui pédalait. Et j’ai dit « je le vise » mais je l’ai manqué. Il s’est mis à pédaler comme un fou parce qu’on lui tirait dessus ».
Puis le journaliste lui pose la question suivante « Vous est-il venu à l’esprit dans le tank que vous tiriez sur des civils à l’intérieur des véhicules ? ». Le soldat lui répond « Cela m’a dérangé un peu mais, après trois semaines dans la bande de Gaza, on en vient à tirer sur tout ce qui bouge, la distinction entre le bien et le mal devient floue, vous perdez votre morale, votre bon sens » Avant de conclure « Tout devient un super jeu vidéo réaliste ». 

Alors comme ça, il fallait savoir tirer sur une voiture pour démontrer qu’on était un « vrai homme ». Nouvelle définition du courage et de la virilité masculine version Tsahal.

Ainsi, la bande de Gaza est devenue un terrain de jeu. Les Gazaouis ne sont pas considérés comme des humains mais comme des cibles qu’il faudrait abattre.
En fait, Gaza est à la fois un terrain de jeu et un terrain de chasse pour les soldats israéliens. Les habitants de cette prison à ciel ouvert sont totalement déshumanisés et considérés comme de vulgaires membre d’une sous-espèce dont la vie ne compte pas ou si peu.

Un autre témoignage affirme que « Les soldats ont reçu pour instruction de leurs commandants de tirer sur chaque personne identifiée dans une zone de combat, dès lors que l’hypothèse de travail était que toute personne sur le terrain était un ennemi ». Un sergent d’infanterie raconte « On nous a dit, il n’est pas censé y avoir de civils, si vous repérez quelqu’un, tirez ! ». 

Un autre cas révèle que deux femmes qui au petit matin parlaient au téléphone à 800 mètres des forces israéliennes ont été prises pour des « guetteuses ». On ne savait pas trop. Résultat ? Elles ont été abattues sur le champ car considérées comme « terroristes ». Ce mot « terroriste » a décidément bon dos et sert constamment à justifier le pire. 

Pour un autre soldat, un civil qui « voit un char et ne s’enfuit pas n’est pas innocent et peut être tué ». Ce dernier considère Breaking the Silence comme une organisation anti-sioniste et quand cette dernière lui demande s’il y a eu crime de guerre, ce dernier répond cyniquement « Crime de guerre ? C’est un grand mot. Mais j’ai le sentiment d’avoir fait des trucs amoraux, sur le plan international. J’ai visé des cibles civiles, parfois juste pour le plaisir ».

Médias, politique, pseudo-intellectuels, où êtes-vous ?

Et la liste des témoignages de cette nature est malheureusement encore très longue. Ces témoignages ne surprendront que ceux qui ont cru aux belles histoires racontées tant pas les médias dominants que les prétendus « intellectuels ». Celle d’un État « démocratique », le « seul » au Moyen-Orient qui lutterait sans relâche contre des « terroristes ». Cette histoire, lue, entendue et réentendue vient une nouvelle fois se fracasser sur le mur des réalités, des faits et des témoignages de ceux qui ont été les premiers témoins mais aussi et surtout les premiers acteurs de cette barbarie. 

Car en effet, l’histoire officielle, celle écrite par les dominants et relayée par les organes de propagande tels que les médias ou l’école ne cesse encore aujourd’hui de présenter l’État d’Israël comme un territoire agressé et qui utiliserait la force dans le seul but de se défendre. Ou encore cette fable racontée à chaque agression israélienne et qui prétend décrire le conflit comme une guerre « propre ».
Déjà le mot « guerre » doit être banni du vocabulaire lorsqu’on présente les événements meurtriers à Gaza. Car la guerre est un conflit qui se mène principalement entre deux États avec plus ou moins de ressources militaires, financières, logistiques à peu près équivalentes. Ce qui n’est pas du tout le cas à Gaza. Là-bas, ce n’est pas de guerre qu’il faut parler mais bien de massacres, d’anéantissement d’un peuple, de meurtres de masse, d’une entreprise coloniale… Et puis parler d’une guerre « propre » est un oxymore insupportable.

Mais il fait partie du langage hégémonique utilisé par ceux qui défendent de manière inconditionnelle l’État d’Israël. La « propreté » comme ultime légitimation de la barbarie. 

Aujourd’hui comme hier, le masque tombe et montre comment une armée ultra-puissante anéantit un peuple sans défense auquel ne restent que le courage et la dignité. 

N’est ce pas Heilbrun, président du comité électoral du maire de Tel-Aviv qui avait déclaré : « Nous devons tuer tous les Palestiniens à moins qu’ils ne soient résignés à vivre en tant qu’esclaves ».(2) N’est ce pas Ben Gourion, le fondateur de l’Etat d’Israel qui avait affirmé : « Nous devons utiliser la terreur, les assassinats, l’intimidation, la confiscation des terres et l’arrêt de tous les programmes sociaux afin de débarrasser la Galilée de sa population arabe ».(3) 

Mais alors, ou sont les supposés « intellectuels » et « philosophes » tel que Bernard Henri Lévy ou Alain Finkielkraut qui hier apportaient un soutien indéfectible à Tsahal et qui aujourd’hui font preuve d’un silence assourdissant sur ces révélations plus qu’embarrassantes ? Que va dire BHL pour qui la responsabilité de la situation à Gaza devait être imputée au « Hamas » ?
Quelle sera la réaction de celui qui avait affirmé que « ceux qui pleurent pour les Palestiniens, je ne les ai jamais vus dans la rue pleurer d’autres morts » (4). En bon petit soldat de Tsahal en France, il ne fera sans doute aucune déclaration. Ou bien alors, il tentera de minimiser les faits et de trouver des excuses aux soldats israéliens en accusant les Palestiniens de ne pas s’être assez désolidarisés du Hamas. Qui sait ? Cet homme-là est prêt à inventer n’importe quoi pour sauver l’honneur d’une armée et d’un État qui n’en a jamais eu. 

Et François Hollande ? Va-t-il réagir face à ces révélations ? Condamnera-t-il les crimes de guerre ? Attendre de celui qui a déclaré son amour à Israël qu’il condamne ne serait-ce que timidement le gouvernement de Benjamin Netanyahu, ce serait comme attendre la venue du Père Noël. Seuls les plus naïfs pourraient croire un seul instant que le dirigeant français, totalement soumis aux États-Unis et à l’État sioniste daigne condamner la brutalité de Tsahal. 

Il ne faudra attendre que moins encore une quelconque condamnation de l’armée israélienne de la part de Manuel Valls. Lui qui avait déclaré son « attachement éternel » à Israël est sans doute l’homme politique le plus fidèle à l’idéologie colonisatrice sioniste. 

Enfin, il est intéressant de souligner le silence quasi-général des médias après les témoignages recueillis par Breaking the silence. Au journal de 20h de France 2, l’ami des puissants, David Pujadas, n’a pas du tout abordé le sujet. Ni le lundi 4 mai, jour de la publication du rapport, ni le lendemain.
Par contre, il a évoqué dans son misérable 20h une information de la plus haute importance pour l’avenir de l’humanité : le nom donné à la future princesse d’Angleterre. Des témoignages de soldats israéliens décrivant la nature sauvage de l’armée est alors passée sous silence et un sujet totalement sans intérêt est lui abordé pendant quelques minutes. La vie de l’enfant de Gaza assassiné par des lâches ne vaut apparemment pas grand-chose, contrairement à la vie d’un bébé né avec une cuillère d’argent dans la bouche… 

Le journal de droite Le Monde, expert en média-mensonges et en manipulations en tous genres a, quant à lui, traité le sujet. Néanmoins, ce qui est particulièrement embêtant, c’est la manière dont il a titré un article qui traitait des révélations faites par les soldats israéliens. Le titre en question est « La dérive morale de l’armée israélienne à Gaza ». (5) 

Ainsi selon le quotidien français, ces actes criminels ne seraient en réalité que le fruit d’une « dérive morale » et ne viendraient pas de causes beaucoup plus diverses et profondes. Car dire que le problème est moral, c’est en réalité dépolitiser, décontextualiser, dé-historiciser la question relative à la colonisation des territoires palestiniens.
Il suffirait donc de corriger ces « dérives » et tout rentrerait dans l’ordre. Tout ça a pour but, consciemment ou inconsciemment, de faire oublier les racines profondes de ce conflit qui dure depuis plus d’un demi-siècle. Les raisons politiques, géopolitiques et stratégiques de cette colonisation.
Faire oublier qui est l’agresseur et qui est l’agressé. Faire oublier qui est la victime constante des bombardements. Faire oublier qui voit ses droits fondamentaux constamment bafoués par un État assassin.

Cet argument de la morale rappelle celui utilisé par l’ancien président Nicolas Sarkozy à la suite de la crise financière de 2008. Il avait déclaré face à l’urgence de la situation qu’il fallait « moraliser le capitalisme ».
La morale, l’éthique comme le salut de l’humanité. C’est par ces valeurs que la communauté humaine trouvera le chemin de la prospérité et de la paix. Voilà le message de l’idéologie dominante.
Chacun devrait donc faire un travail sur lui-même pour que les choses aillent mieux. Une idée qui a pour but de culpabiliser les gens à propos d’une situation à laquelle ils font face oubliant ainsi les structures sociales, économiques et politiques à l’origine même de ces désastres humains. 

Ce n’est pas la morale ou l’éthique qui améliorera le monde de demain mais bien les structures qui régissent les comportements humains. C’est toutes les institutions dominantes qui prônent le néolibéralisme comme le FMI ou la Banque Mondiale qu’il faudra éliminer pour commencer à mettre fin à la misère dans le monde et poser les bases d’un monde plus juste et plus égalitaire. C’est en mettant fin à des institutions comme l’Otan que les guerres impérialistes pourront enfin prendre fin. 

Et c’est avec la lutte et la solidarité du monde entier que la Palestine vivra et vaincra !

Nouvelles du front palestino-israélien, celles que nos merdias ne diffusent pas !…

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Le bilan “confidentiel” des pertes israéliennes

23 Août 2014 == Ce bilan des pertes  de l’armée israélienne, bien confidentiel, est parvenu au journal tunisien Al Chorouk qui le publie dans son intégralité : il s’agirait des chiffres qui ont fuité à travers les rapports de l’expert des questions militaires du journal Haaretz et conseiller du cabinet sécuritaire, Amos Harel. selon les rapports rédigé par l’intéressé ,  » depuis le 7 juillet, date à laquelle l’offensive Roch invincible a été déclenchée, 497 soldats israéliens ont été tués. 113 officiers sionistes ont également péri. le bilan des blessés s’élève à 879 soldats et à 362 officiers qui se trouvent d’ailleurs dans un état grave » . toujours selon le journal,  » l’armée israélienne a perdu 270 mercenaires tandis que 629 autres (mercenaires ) sont blessés » (ndlr : le rapport ne précise pas ce qu’entend l’armée israélienne par le terme mercenaire)  » 166 militaires israéliens ont commis une tentative de suicide. 311 militaires se sont tirés une balle dans leur pied pour ne pas partir au front » et le journal d’ajouter :  » 332 soldats et 418 réservistes sont allés jusqu’à blesser voir amputer l’un de leurs membres pour ne pas faire la guerre »!!

Gaza: Le ministre de la guerre israélien Yaalon hisse le drapeau blanc !

23 Août 2014 = = La déclaration a eu l’effet d’une bombe, en Israël !!

Selon Walla, au bout de 45 jours d’offensive contre Gaza, le ministre israélien de la Guerre a affirmé que l’objectif d’Israël consistait, à ce stade, à « faire revenir le Hamas à la table des négociations » !!! Dans des propos qui marquent, clairement, une marche arrière, par rapport aux objectifs affichés par les commandants militaires de « Tsahal », Yaalon ne cherche plus qu’à négocier avec la Résistance. Walla a vite fait de supprimer les propos du ministre de la Guerre.

L’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv hors service

23 Août 2014 == Dans la foulée des attaques aux missiles de la Résistance, l’aéroport international de Ben Gourion à Tél-Aviv a annulé tous les vols en partance et en provenace de la capitale israélienne. Israël a détruit un immeuble de 10 étages ce samedi à Gaza, tuant 10 palestiniens. depuis mercredi plus de 200 missiles de la Résistance ont été tirés contre les villes sionistes.

Le chef d’état-major israélien Benny Gantz échape à un missile et est grièvement blessé

23 Août 2014 == Le chef de l’état major interarme israélien a échappé à une attaque aux missiles de la Résistance. selon Al Mayadin, Benny Gantz se trouvait dans la base militaire de Nahal Uz quand les missiles de la Résistance se sont abattus sur cette base. les médias israéliens annoncent qu’il a été grièvement blessé. 4 missiles ont été tirés samedi soir contre Sderot. 140 missiles ont été tirés samedi contre Israël provouant la mort d’un israélien.

 

Source:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/338079-le-bilan-confidentiel-des-pertes-israéliennes

 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/338132-moshé-yaalon-hisse-le-drapeau-blanc

 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/338159-l-aéroport-de-ben-gourion-hors-service

 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/338173-israël-benny-gantz-échappe-à-un-missile,-blessé

Résistance au colonialisme: La déconfiture sioniste sur le terrain prend de plus en plus forme à Gaza…

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Fin du pouvoir de dissuasion d’Israël ? Réponse de Mofaz (ancien ministre de la sécurité israélien)

 

IRIB

 

29 juillet 2014

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/334836-fin-du-pouvoir-de-dissuasion-d-israël-mofaz-répond

 

L’ex ministre israélien de la Sécurité , Shaol Mofaz le regrette :

Israël a perdu partiellement son pouvoir de dissuasion. l’ex ministre qui s’exprimait devant une conférence faisait allusion aux échecs cumulés par l’armée israélienne en plus de 20 jours de combats contre Gaza. la chaine 10 de la TV israélienne qui a évoqué ce discours a tout de suite affirmé que l’armée israélienne avait demandé aux colons de la colonie Shaar Hanegev d’évacuer leurs habitations et ce pour éviter tout incident sécuritaire! selon la chaine,  » il existe des craintes concernant l’infiltration des palestiniens dans cette colonie où les unités de l’armée israélienne procèdent en ce moment à une fouille maison par maison ». En ce sens, Mofaz n’a pas eu tort. outre les missiles palestiniens qui ont prouvé la défaillance total du dôme de fer, Israël est exposé désormais aux opération d’infiltration des commandos palestiniens. plusieurs colonies sionistes ont déjà été infiltrés par les commandos palestiniens et la liste s’allonge de jour en jour . les colons confient leur crainte :  » on avait l’habitude des roquettes et des missiles mais depuis le 7 juillet, on attend les terroristes venir nous tuer chez nous , dans nos maisons » . Cependant, les commandos militaires palestiniens diffèrent totalement de militaires sionistes en ce sens qu’ils n’ont jamais attaqué les civils sionistes !!

= = =

100 soldats et officiers sionises tués !

IRIB

29 juillet 2014

 

l’armée sioniste a confirmé la mort de 9 de ses effectifs lundi à Gaza!

l’armée israélienne évite toutefois et de façon très soignée d’expliquer les circonstances dans lesquelles les militaires sionistes ont été tués !! le communiqué mentionne  » des accrochages » sans préciser le caractère  » commando » de ces opérations menées par des combattants palestiniens qui agissent en  » soldat professionnels » , rappellent les experts. avec ces nouvelles morts, le bilan officiel des pertes militaires israéliennes s’élève désormais à 52 tués. le vrai bilan est toutefois celui diffusé par la Résistance palestinienne qui confirme la mort de plus de 100 soldats et officiels israéliens et ce uniquement au cours des combats du corps contre les militaires sionistes. Plus de 1100 palestiniens, tous des civils ont été tués au cours des raids israéliens contre Gaza . la seule journée de lundi, célébrée comme l’Aïd al Fitr, a laissé 47 morts du côté des civils palestiniens, Israël ayant bombardé le plus grand hôpital de Gaza, Chafa.

Source:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/334838-100-soldats-et-officiers-sionistes-tués