Archive pour Israël mensonge nucléaire iranien

Accord sur le nucléaire iranien… Alerte rouge attentat faux-drapeau !…

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Alerte à l’attentat faux-drapeau: Le monde est averti alors qu’Israël menace d’attaquer l’Iran après l’accord sur le nucléaire iranien

“Tel-Aviv n’a pas besoin de la permission des Etats-Unis pour attaquer l’Iran”

 

Veterans Today

 

2 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2015/04/02/israel-war/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Israël dit que toutes les options sont sur la table devant le programe nucláire de l’Iran.

Le ministre israélien du renseignement a dit que Tel-Aviv attaquerait l’Iran s’il n’avait pas d’autre choix. Yuval Steinitz a aussi dit qu’Israël n’avait pas besoin de la permission des Etats-Unis pour entreprendre une action militaire contre Téhéran.

L’Iran a déjà averti qu’il donnerait une réponse dévastatrice à toute agression que ce soit sur son sol. Israël, le seul possesseur d’armes nucléaires dans tout le Moyen-Orient, a dit à maintes reprises que Téhéran cherche à produire de l’armement nucléaire avec son programme. L’Iran a toujours fortement réfuté l’allégation comme étant fabriquée et sans fondement. (NdT: L’AIEA et les agences de renseignement occidentales, ainsi que l’imagerie satellite espionne donnent tous raison à l’Iran…)

Aux Etats-Unis, la bras politique de Netanyahou, l’AIPAC, travail d’arrache-pied pour donner aux membres de congrès qu’il contrôle leurs arguments tandis que les Américains insouciants vont être martelés par une campagne éclair de désinformation faite pour les forcer à penser que l’accord conclus est un danger pour leurs vies et leurs existences mêmes et que la guerre avec l’Iran est une bien meilleure option que la diplomatie globale.

De plus, des gens de l’intérieur rapportent que les faucons vont-en guerre pensent que l’accord sur le nucléaire iranien met en danger leurs projets de guerre mondiale et de profits. Ainsi une attaque fausse-bannière de dernier recours qui serait blâmée sur l’Iran pourrait bien frapper les Etats-Unis ou l’Europe très prochainement. Ceci serait fait pour effrayer les citoyens et faire basculer ceux qui pensent sur la voie de la paix et les faire monter dans le train de la peur des faucons bellicistes, des républicains et de l’AIPAC, qui ont besoin d’eux pour qu’ils aident à faire dérailler la paix et garantissent ainsi les méga-profits que la guerre rapporte.

Dans le même temps, le président Obama et les leaders du monde renforcent le business global pour assurer la paix et que le calme demeure de mise, de façon à ce qu’Israël et leurs amis faucons prennent conscience de leur soif de guerre. (NdT: peine perdu, ils le savent déjà très bien, mais cela peut les isoler politiquement).

Politique et ingérence: Haro sur l’Iran est le mantra sioniste…

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Les menteurs professionnels s’en prennent à Téhéran

 

Le 5 Avril 2013

 

Pepe Escobar (Asia Times)

 

url de ‘article en français:

http://www.info-palestine.net/spip?article13398

 

 

Oncle Marx n’avait jamais pensé à cela : l’Histoire se répète comme seconde tragédie après d’abord avoir été une farce. Examinons un cas d’espèce.

Obama et Netanyahu : criminels et menteurs…

Tout d’abord, jetez un coup d’œil rapide sur cet article du Wall Street Journal daté de septembre 2002, au moment de la course hystérique pour envahir l’Irak.

Titre : The Case for toppling Saddam. Auteur : Benjamin « Bibi » Netanyahu – alors en dehors du gouvernement israélien.

Tout est là : un « dictateur qui est en pleine expansion de son arsenal d’armes biologiques et chimiques » et « qui est fébrilement à vouloir acquérir des armes nucléaires ». C’est bien sûr Saddam qui est l’égal d’Hitler. Tout y est : la représentation d’Israël (de facto une puissance nucléaire) comme victime impuissante de la « terreur » palestinienne, l’affirmation selon laquelle Saddam pourrait produire du combustible nucléaire « dans des centrifugeuses de la taille de machines à laver qui peuvent être cachés dans tout le pays – et l’Irak est un très grand pays », la promotion d’une « frappe préventive et unilatérale », la conclusion inévitable que « rien de moins que le démantèlement de son régime est nécessaire ».

Faisons un saut rapide de plus de 10 ans jusqu’à cette semaine en Israël. La scène : une conférence de presse du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (Bibi) lors de la visite du président américain Barack Obama. Tous ceux qui ont regardé cela en direct sur Al-Jazeera, du Moyen-Orient à l’Asie de l’Est, ont dû penser qu’ils observaient une scène de Retour vers le futur – mais franchement, l’acteur Michael J Fox au moins avait du charme.

Mais aucune séduction ici, c’était plutôt un curieux Retour des morts-vivants avec costard et cravate. Bibi et Obama ont tenu à souligner que le lien américano-israélien est « éternel ». En fait, Bibi a préféré souligner que les [inexistantes] armes nucléaires de l’Iran posaient une menace existentielle pour Israël. Il a répété maintes et maintes fois – et Barack Obama a été tout aussi catégorique – qu’Israël a le droit de faire n’importe quoi pour se défendre, et que sa sécurité ne serait sous la responsabilité de personne, pas même Washington.

Obama, pour sa part, a une fois de plus souligné que la politique officielle de Washington envers l’Iran n’était pas le confinement – mais d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Il a souligné que la « fenêtre d’opportunité » devenait plus étroite, et, bien sûr, que toutes les options étaient sur la table.

La pensée que le président des États-Unis (POTUS – President Of The United-States) ignore volontairement la soupe de lettres de ses propres agences de renseignement à propos de l’Iran, devrait faire lever les sourcils dans un monde sensé. Mais ceci n’a rien à voir avec la réalité, mais plus avec une émission de télé réalité trash.

Un rêve de colons

Les pouvoirs en place en Israël – malgré les avalanches de démentis des médias américains infestés de néocons – ont joué un rôle essentiel dans le déclenchement de la guerre en Irak. Ariel Sharon, à l’époque, se vantait que la coordination stratégique entre Israël et les États-Unis avaient atteint « des dimensions sans précédent ».

Bibi n’était qu’un rouage dans dans tout cet engrenage, comme Jim Lobe le détaille ici, citant les perles de Bibi dispensés en 2002 à un Congrès américain désinformé ou même carrément amnésique.

Chaque « officiel israélien » à l’époque n’avait de cesse de déclamer que Saddam n’était qu’à quelques mois de posséder l’arme nucléaire. La majeure partie des « informations » sur des armes de destruction massive présentées au Congrès et fidèlement reprises par les médias, a été filtrée si ce n’est pas entièrement fabriquée par les services israéliens du renseignement – ceci est dûment détaillé, entre autres, par Shlomo Brom, dans son étude sur un échec du renseignement, publié par le Centre Jaffee d’études stratégiques de l’Université de Tel-Aviv, en novembre 2003.

Bien sûr, cela n’avait aucune importance que les inspecteurs des Nations Unies n’aient trouvé sur le terrain aucune preuve d’un quelconque programme d’armement nucléaire. Bien sûr, cela n’avait pas d’importance que le beau-fils de Saddam, Hussein Kamel, qui avait fait défection en Jordanie en 1995, ait révélé aux inspecteurs des Nations Unies qu’il n’y avait pas eu la moindre arme de destruction massive depuis 1991.

Maintenant, c’est une double tragédie, en même temps qu’une double farce, et tout va recommencer. Pourtant, même les travailleurs népalais qui construisent les tours étincelantes à Dubaï savent que l’hystérie de Tel Aviv sur la soit-disant « bombe iranienne » est tactique et vise à détourner l’attention de l’implacable confiscation des terres et du nettoyage ethnique rampant en Palestine, et par conséquent de la totale impossibilité aujourd’hui d’une solution à deux États.

Ici, Jonathan Cook résume les détails de la configuration politique franchement effrayante en Israël après les dernières élections. Le site israélien Ynet a rapporté que les colons israéliens n’en peuvent plus de se réjouir de leur tout nouveau cabinet « de rêve ». Traduction : c’est le clou final dans le cercueil du « processus de paix » déjà mort et enterré.

Alors, voici une parabole moderne géopolitique qui aurait intrigué Esope. Bibi insulte publiquement POTUS. Il soutient sans vergogne Mitt Romney (c’est qui, celui-là ?) lors des élections présidentielles américaines. Il démolit le « processus de paix » avec un barrage de feu d’enfer « de faits établis sur le terrain » (avec pour les Palestiniens « les dommages collatéraux »). Il s’en tient à son seul et unique message : bombardez, bombardez, bombardez l’Iran. Et voici POTUS, en théorie le tout puissant Obama, avec son permis de tuer (toute une liste) mais qui se comporte comme un touriste de passage, et qui atterrit en Israël pour se prélasser dans la gloire de Bibi, avec sous le coude, sa liste de gens à assassiner.

Pas étonnant que la foule des enragés néocons israéliens et américains se gargarisent d’appels à bombarder l’Iran. Depuis plus de 10 ans, leur slogan est : « les vrais hommes foncent sur Téhéran ». La question est maintenant de savoir si POTUS aura quelque chose dans le pantalon qui lui permette de les regarder de haut..

 

* Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007) et Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge. Son dernier livre vient de sortir ; il a pour titre : Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).

Préparation de la 3ème guerre mondiale: les mensonges d’Israël sur le nucléaire iranien, une routine rassurante ?..

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, terrorisme d'état with tags , , , , on 16 novembre 2011 by Résistance 71

Tel Aviv ment au sujet de la menace nucléaire iranienne

 

Lors d’un entretien, réalisé en mai 2011, Giorgio S. Frankel, journaliste italien, auteur du livre « L’Iran et la bombe » (*), avait répondu à nos questions au sujet des menaces que Tel Aviv profère régulièrement contre l’Iran. Alors que l’attitude arrogante et dominatrice d’Israël ne manque pas de choquer, et de faire peur aux Iraniens, dans l’extrait que nous rediffusons ici, Frankel se montre plutôt rassurant. Puisse-t-il dire vrai !

 

8 NOVEMBRE 2011

 

url de l’article original:

http://www.silviacattori.net/article2306.html

 

 

Silvia Cattori : …La pression continue exercée par Israël contre le programme nucléaire civil iranien en fait partie. Croyez-vous en une attaque possible de l’armée israélienne ou d’autres, contre des sites iraniens ?

Giorgio S. Frankel : Je n’y crois pas parce qu’Israël a commencé à menacer d’attaquer l’Iran au début des années 90 ; ça fait 20 ans que les autorités israéliennes répètent qu’elles vont attaquer l’Iran, que l’Iran est en train de fabriquer la bombe atomique, que l’Iran est une menace. Mais quand, dans l’histoire, un pays menace de faire la guerre et ne la fait pas pendant vingt ans, il ne la fera jamais.

Cette menace contre l’Iran sert à Israël pour maintenir un climat de tension au Proche et au Moyen-Orient. En menaçant plusieurs fois par an de faire la guerre à l’Iran, il crée une situation de péril aux États-Unis et en Europe. La probabilité qu’Israël attaque l’Iran est très faible. Mais si Israël attaque vraiment l’Iran, les conséquences mondiales seraient tellement catastrophiques que, même si tout le monde pense que la menace du gouvernement israélien tient du bluff, personne ne va vérifier si c’est vraiment du bluff.

Israël n’est pas en mesure d’attaquer l’Iran, il suffit de regarder une carte géographique. Il doit passer à travers d’autres pays. Il y a deux ans, les États-Unis firent un cadeau empoisonné aux Israéliens. Comme Israël parlait du danger iranien, les États-Unis envoyèrent en Israël un grand appareil radar qui contrôle le ciel autour du pays sur des centaines de kilomètres. Cette station est gérée par des militaires états-uniens. Elle fut présentée comme un geste de solidarité envers Israël ; en réalité les Israéliens ne sont pas très contents. Parce que les États-Unis savent exactement ce que font les avions israéliens. Les États-Unis ont affirmé de façon récurrente qu’ils ne veulent pas une guerre contre l’Iran, parce que ce serait une catastrophe.

Ce sont des périodes cycliques. De temps en temps les Israéliens sortent cette carte iranienne. On en parle pendant quelques semaines et puis ça s’arrête. Le général Moshe Yalon, vice-premier ministre et ministre pour les menaces stratégiques, a déclaré : le programme nucléaire iranien est en retard ; donc nous avons deux ou trois ans pour prendre une décision. Ceci est un message pour indiquer qu’en ce moment il n’y a pas de danger iranien. Ce danger sert aux Israéliens pour entretenir un climat de tension et contraindre les États-Unis et les Européens à faire certaines politiques. Les Israéliens espéraient créer un climat de tension suffisant pour provoquer un affrontement entre l’Iran et les pays arabes. Cette stratégie aussi a échoué.

Combien de temps a-t-il fallu aux autres puissances nucléaires pour fabriquer la bombe atomique ? Les États-Unis dans les années 40, quand on ne savait même pas à coup sûr qu’on pouvait faire la bombe atomique, y ont employé trois années. Israël a mis dix ans. Maintenant on dit depuis plus de vingt ans que l’Iran construit la bombe. C’est la bombe atomique la plus lente de l’histoire ! L’agence nucléaire qui doit contrôler la bombe atomique continue à dire qu’il n’existe pas d’indices de programme militaire.

La bombe iranienne sert à Israël pour créer des problèmes stratégiques dans la région. La grande peur d’Israël est qu’un dialogue politique ne s’ouvre entre les États-Unis et l’Iran. Après quoi l’Iran serait reconnu comme puissance régionale avec laquelle on doit parler et discuter.

L’autre puissance régionale qui est en train de s’affirmer est la Turquie. À présent Israël a des problèmes avec la Turquie parce qu’elle pourrait devenir la principale interlocutrice des États-Unis, du monde arabe et du monde musulman.

L’autre grande arme d’Israël est l’accusation d’antisémitisme. C’est une arme à laquelle les Israéliens ont un grand et immédiat recours. Toute forme de critique d’Israël est dénoncée comme acte d’antisémitisme. Au début cela faisait un grand effet ; aujourd’hui un peu moins ; tôt ou tard, elle perdra son importance. Quand on abuse de ces armes elles perdent leur valeur. Israël accuse tout le monde d’antisémitisme. Si un Juif critique Israël, on dit que c’est un Juif qui a la haine de lui-même.

A la fin, ça aussi ça s’écroulera. Parce que l’antisémitisme est une chose ; la critique d’Israël en est une autre. D’antisémitisme, il y en a peu actuellement, dans le monde. S’il resurgit c’est parce que cette façon qu’ont les Israéliens d’établir une identité entre judaïsme et « israélisme » est vraiment dégoûtante : c’est là un terrain très glissant.

Silvia Cattori : Pendant ces années d’offensive militaires par Tel Aviv, on a assisté, en France par exemple, à une intensification des accusations d’antisémitisme même de la part de militants de groupes de « juifs pour la paix ». Des accusations d’antisémitisme et de négationnisme, se sont mises à pleuvoir sur des journalistes ou des militants qui mettent en évidence l’idéologie qui a amené l’État juif à conduire des politiques inacceptables depuis le début [1]. Si comme vous le soulignez, critiquer la politique israélienne n’a rien à voir avec le racisme, que cherchent alors, en vérité, ceux qui accusent les gens d’antisémitisme ?

Giorgio S. Frankel : La grande erreur est celle commise par les communautés juives dans le monde en tant que, comme communautés juives, elles pensent avoir le droit de parler au nom d’Israël. De nombreux Juifs non Israéliens pensent pouvoir, en tant que Juifs, avoir le droit de soutenir Israël. C’est leur droit. Mais cela comporte que, tôt ou tard, on imputera aux Juifs non israéliens ce que font les gouvernements israéliens. D’autre part, quand Israël proclame qu’il veut être reconnu non seulement comme État juif, mais comme État national du peuple juif, cela veut dire qu’il demande, au niveau international, que lui soit reconnue une sorte de primauté aussi à l’égard des Juifs qui sont dans les autres pays. Cela devient très dangereux.

Silvia Cattori : Pourquoi dangereux ?

Giorgio S. Frankel : Parce qu’à la fin il est possible que, dans l’avenir, Israël veuille interférer dans la politique intérieure d’autres pays sous prétexte que ce pays a une politique hostile aux Juifs. Chirac refusa de participer à la guerre contre l’Irak. Peu de temps après le premier ministre israélien Ariel Sharon déchaîna une politique hostile à la France en avertissant les Juifs français : faites vos valises, quittez la France, venez en Israël. A l’avenir les Israéliens pourraient se comporter comme si c’était à eux qu’il revenait de définir le destin des Juifs italiens ou français.

Silvia Cattori : Cette arme de l’antisémitisme a toujours permis à Israël de mettre les gouvernements qui ne suivent pas la ligne politique de Tel Aviv sous pression. Cela fait donc vingt ans qu’Israël essaie d’inciter le reste du monde à intensifier la pression contre l’Iran pour l’isoler, le sanctionner, en empêchant son développement normal. D’après vous, y arrivera-t-il ?

Giorgio S. Frankel : Je n’en sui pas convaincu, parce que l’Iran jusqu’ici est protégé par la Chine et en partie par la Russie. Il a de bons rapports avec ses voisins : Turquie, Irak et avec des pays comme l’Azerbaïdjan et la Géorgie. Il a de bons rapports avec le Pakistan, avec l’Inde, avec les pays arabes du Golfe, en particulier avec le Qatar. Il est en train d’étendre sa présence diplomatique en Amérique latine. L’Europe suit la ligne dure : mais d’autres pays ne la suivent pas.

Les Israéliens mènent cette déstabilisation intérieure de l’Iran par le biais d’attentats, de massacres, etc. ; c’est ce qu’ils sont probablement en train de faire. Il faut voir s’ils vont y arriver.

Silvia Cattori : Israël seulement et pas les États-Unis [2] ?

Giorgio S. Frankel : Tous les deux. Mais surtout les Israéliens.

Silvia Cattori : Pourquoi « surtout les Israéliens » ? Ont-ils des moyens particuliers de pénétration et de manipulation des minorités ethniques ?

Giorgio S. Frankel : Le problème de la stabilité de l’Iran est très complexe. On peut entrer clandestinement dans plusieurs zones. Il y a des populations hostiles au gouvernement central. Le Kurdistan est la région la plus importante pour le pétrole. Une minorité sunnite y vit. Il suffit de leur fournir des financements pour l’entraînement et de leur fournir des armes. Ce genre d’opérations s’appelle « la guerre de l’ombre ». Les possibilités d’intervention sont nombreuses.

 

(*) Giorgio S. Frankel, analyste de questions internationales et journaliste indépendant, travaille sur le Moyen-Orient et le Golfe persique depuis le début des années 70. Il est l’auteur de : « L’Iran et la bombe », DeriveApprodi, Roma, 2010.

Silvia Cattori

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio (24.06.2011)

Entretien Giorgio Frenkel en entier :

http://www.silviacattori.net/article1689.html

Texte original en italien (25.05.2011) :

http://www.silviacattori.net/article1639.html

 

[1] Voir : “1001 bugie su Gilad Atzmon” (“1001 mensonges sur Gilad Atzmon”), de Gilad Atzmon, comedonchisciotte.net , 2 novembre 2006.

[2] Le journaliste Bob Wedford affirme que les services de la CIA, du Mossad et du MI-6 collaborent pour conduire des actions de sabotage contre l’Iran. En 2009 et 2010, l’Iran a arrêté plusieurs espions d’origine états-unienne entrés illégalement, parmi lesquels une femme qui possédait des « hidden spying equipment ». La France mène une diplomatie agressive contre l’Iran depuis que, en 2007, le président français Sarkozy a parlé de la possibilité de bombarder l’Iran. On se souviendra de l’appel de Bernard Kouchner aux nations, pour « se préparer au pire », à la « guerre » contre l’Iran.