Archive pour israël état voyou

Résistance politique: La destruction de la Palestine avec ou sans « conférence de la paix »

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 4 octobre 2013 by Résistance 71

La “conférence de paix” occulte la destruction de la Palestine

 

Jacques Bude

 

2 Octobre 2013

 

url de l’article:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14044

 

« Mettre fin aux spéculations sur les mirages de la fin de l’occupation et les chimères quant à la création d’un État palestinien au moyen des négociations, alors que ces tentatives ont échoué de manière cinglante. … L’expérience de vingt années de négociations avec l’entité sioniste prouve que celle-ci, par sa composition, sa nature, son comportement raciste de colonisation et de haine et sa politique ne montre aucune disposition pour une paix véritable qui garantisse au minimum les droits nationaux de notre peuple. … La colonisation s’est poursuivie pendant ces vingt ans de négociations et s’est multipliée par trois, voire par quatre. Tandis que la judaïsation de Jérusalem se propage inexorablement. » – Marwan Barghouti, mars 2012

À de rares exceptions près, les initiatives internationales visant à mettre fin au conflit entre Israéliens et Palestiniens considèrent que le dialogue de paix – négociations sans intervention extérieure – est le seul moyen d’atteindre cet objectif. Cette vision des choses est également largement répandue au niveau du sens commun.

Pourtant les ’conférences de paix’ entre Israéliens et Palestiniens – Madrid (1991), Oslo I (1993-1994), Oslo II (1995), Wye River (1998), Charm El-Cheikh (1999), Camp David (2000), Taba (2001), Charm El-Cheikh (2005), Jérusalem (2006), Annapolis (2007) – n’ont ni réalisé ni même contribué à la paix. Ces ’dialogues de paix’ n’ont ni interrompu, ni même ralenti la colonisation de peuplement et la confiscation des terres dans les territoires occupés en 1967. Ils n’ont pas empêché l’État d’Israël de poursuivre, voire d’accélérer l’installation d’Israéliens juifs dans les territoires occupés – aujourd’hui plus de 500000, soit un Israélien juif sur 10 -, l’implantation de colonies fortifiées, la confiscation et le nettoyage ethnique de terres palestiniennes.

Longtemps les appels à la négociation – au “dialogue de paix“ – entre Israéliens et Palestiniens se sont inscrits dans une rhétorique d’évacuation des territoires occupés en 1967 en échange de la paix. Dans le sillage des Accords d’Oslo, l’Autorité palestinienne s’est totalement engagée dans cette perspective. Il n’en a manifestement pas été de même pour les autorités israéliennes. Avant et après Oslo, tous les gouvernements israéliens ont inscrit leur politique – à l’instar de la politique officiellement prônée par Yitzhak Shamir en 1991 [1] – dans la perspective de la paix en échange de la paix, c’est-à-dire, de la fin des agressions israéliennes en échange de la fin de la résistance à l’occupation et à la colonisation. [2] Ce qui d’ailleurs est conforme à l’essence même de l’État d’Israël.

Intentionnellement ou non, toutes les ’conférences de paix’ ont été des promesses creuses qui ont entravé les Palestiniens, et un moyen d’amener les Israéliens et la communauté internationale à soutenir ou du moins à accepter la colonisation – confiscation des terres et nettoyage ethnique – des territoires occupés en 1967. Par exemple, “l’offre généreuse“ mise au point et utilisée de main de maître par E. Barak à la Conférence de Camp David (2000), a consisté à prétendre que pour arriver à un accord de paix, les autorités israéliennes avaient fait des offres extrêmement généreuses qui avaient été systématiquement rejetées par les Palestiniens. [3] Ce qui est censé prouver que les Palestiniens ne veulent pas la paix mais la destruction d’Israël et par conséquent que, confronté à l’absence d’un partenaire de paix, l’État d’Israël est obligé d’assurer sa sécurité, notamment par la construction d’un “Mur de sécurité“ et par l’implantation de colonies. [4]

L’effet sur l’opinion israélienne et internationale de ces prétendues “offres généreuses“ israéliennes, qui en fait n’ont jamais existé et qui auraient été confrontées à un rejet systématique de la part des Palestiniens, a été stupéfiant. [5] Pourtant les nombreuses et très graves infractions israéliennes aux Droits humains des Palestiniens – crimes de guerre et crimes contre l’humanité – ont été abondamment documentées par des organisations au-dessus de tout soupçon. Force est de constater que la crédulité devient incommensurable dès que l’on invoque de prétendues menaces à la sécurité d’Israël, pourtant de très loin la puissance militaire dominante de la région.

Depuis quelques années et de plus en plus souvent, les masques tombent du côté israélien. Des hautes autorités israéliennes ne font plus allusion à l’évacuation des territoires occupés, au démantèlement des colonies, ni même à la fin de la colonisation en échange de la paix. Par exemple, en réaction à l’attribution du statut d’État observateur à la Palestine par l’ONU le 29 novembre 2012, le Gouvernement israélien a publié le 2 décembre 2012 un communiqué officiel du Premier Ministre Benjamin Netanyahu où on peut lire : “Aujourd’hui nous construisons et nous continuerons à construire à Jérusalem et dans toutes les zones qui se trouvent sur la carte des intérêts stratégiques de l’État d’Israël“ “Il n’y aura pas d’État palestinien sans un dispositif qui garantisse la sécurité des citoyens israéliens. Il n’y aura pas d’État palestinien tant que l’État d’Israël ne sera pas reconnu comme l’État du Peuple juif. Il n’y aura pas d’État palestinien tant que les Palestiniens n’auront pas proclamé la fin du conflit“. [6] Donc le Gouvernement israélien proclame officiellement que les Palestiniens n’auront la paix qu’à condition de laisser les Israéliens coloniser en toute sécurité.

Bien qu’elle continue à évoquer l’échange de la paix contre l’évacuation des Territoires, il y a longtemps que l’Autorité palestinienne a été amenée à souscrire à la perspective de ’la paix en échange la paix’. [7] Du fait de sa totale dépendance à l’égard des États-Unis, de l’Union européenne et de la bonne volonté douanière d’Israël et sans doute surtout afin de préserver les privilèges liés à la gestion de l’occupation, l’Autorité palestinienne réprime ou du moins endigue fermement toute opposition militante à l’occupation, en échange du pouvoir d’administrer sous stricte tutelle israélienne la mosaïque de “réserves“ telle qu’elle existe aujourd’hui. Toutefois, bien que l’État d’Israël – Territoires occupés inclus – soit déjà, à l’image des États-Unis, un État moderne avec ses réserves d’indigènes, les autorités israéliennes ne sont pas encore rassasiées. Il reste des terres à confisquer et à “nettoyer“.

Le fait que l’Autorité palestinienne ne porte pas les graves violations du droit international et humanitaire commises par les autorités israéliennes devant la Cour internationale de Justice de La Haye est à mon sens une manifestation probante de l’acceptation de “la paix en échange de la paix“ par l’Autorité palestinienne.

Au moment de la création de l’État d’Israël, la quasi totalité des Palestiniens vivaient en Palestine mandataire. Ils y étaient propriétaires de 93% du territoire. Aujourd’hui près des 2/3 des Palestiniens vivent à l’extérieur de leur pays d’origine. [8] Ceux qui y vivent – en Israël proprement dit et dans les territoires occupés en juin 1967 – constituent quelque 50% de la population [9], mais ne sont propriétaires que d’environ 11% du sol [10] et d’un pourcentage bien inférieur encore – moins de 5% – des terres cultivables. En Israël proprement dit, la grande majorité des Palestiniens – bien que de nationalité israélienne – vivent dans des lieux restreints, étroitement surveillés et très défavorisés par rapport à ceux où vivent les Israéliens juifs. Dans les Territoires occupés, la situation est bien plus sévère encore. Les Palestiniens y sont progressivement amenés à se cantonner dans des enclaves largement dépouillées de ressources, si ce n’est la charité internationale. Tant en Israël proprement dit que dans les territoires occupés, leurs droits humains sont bafoués, leurs institutions sont soumises à une tutelle draconienne, le harcèlement est omniprésent et la confiscation des terres – notamment dans le Néguev – s’intensifie.

Bref, nous assistons depuis plus de 65 ans à la destruction officielle et délibérée de la société palestinienne par les autorités de l’État d’Israël : colonisation de peuplement, contrôle total des institutions, confiscation des terres et nettoyage ethnique des zones confisquées. Cette destruction – aujourd’hui largement réalisée – se poursuit et s’accélère derrière l’écran de l’actuelle Conférence de paix entre des autorités israéliennes bénéficiant d’une totale impunité et une Autorité palestinienne sous tutelle.

Hors l’application du droit international, s’en remettre à une négociation de paix entre une puissance militaire occupante et la communauté désarticulée qui est à sa merci, c’est s’en remettre à la raison du plus fort, celle de la puissance occupante ; c’est entériner l’occupation, les déplacements de population, les spoliations de terres et de maisons, les punitions collectives, les violences de l’armée, des polices et des milices des colonies, la destruction des infrastructures éducatives, économiques, sanitaires, … ; c’est être complice de la pacification de la communauté opprimée et de sa désarticulation ; c’est avaliser les violations du droit international et des droits humains des Palestiniens : droits à se défendre, à résister à l’occupation, à la sécurité alimentaire, à l’assistance sanitaire, à l’éducation, à la propriété, à la libre circulation, … ; c’est contribuer à assurer l’impunité aux autorités politiques et militaires de l’État d’Israël pour leur politique délibérée de destruction de la société palestinienne ; c’est, en quelque sorte par défaut, être complice de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Il ne s’agit évidemment pas de mettre en question l’existence de l’État d’Israël, d’ailleurs reconnu dans ses frontières de 1949 par la Communauté internationale, l’OLP [11] et, implicitement, le Hamas [12]. Cela s’apparenterait à une incitation au crime contre l’humanité. Il s’agit d’appeler la Communauté internationale : à contraindre un État et ses autorités à respecter le droit international [13] ; à se préoccuper non plus de la pacification d’une zone d’occupation militaire mais du respect des droits humains des victimes d’une occupation illégale et meurtrière, ce qui implique la fin de l’occupation.

Tant que l’État d’Israël ne respecte pas les droits humains des Palestiniens, y compris ceux de nationalité israélienne ; tant que cet État et ses autorités violent gravement le droit international et humanitaire, toute personne – particulièrement tout responsable politique – doit appeler les instances politiques et judiciaires nationales et internationales à remplir leurs obligations de respecter et de faire respecter le droit. Ces instances doivent signifier aux autorités politiques et militaires israéliennes qu’enfreindre au Droit des peuples à disposer d’eux mêmes est un crime contre l’humanité et que ceux qui en sont responsables seront inculpés. Ces instances doivent exiger, sous peine de sanctions et d’inculpations : la fin de l’occupation, du nettoyage ethnique et des confiscations – notamment des terres et de l’eau – et le dédommagement des Palestiniens, notamment en vertu de leur “droit au retour“, entériné par l’ONU, y compris par l’État d’Israël. [14]

Ce n’est que dans le respect du droit international et humanitaire que le rétablissement d’une société palestinienne autonome et viable sera possible et que les soi-disant “dialogues de paix“ entre Israéliens et Palestiniens ne serviront plus uniquement à occulter la destruction de la société palestinienne et à assurer l’impunité de ceux qui en sont responsables.

Notes :

[1] Devenu Premier Ministre, Yitzhak Shamir – ancien chef du Lehi, groupe terroriste, responsable de massacres, entre autres Deir Yassine en avril 1948, perpétrés pour faire fuir les Palestiniens – déclare dans son discours d’ouverture de la Conférence de Paix de Madrid (1991) : ’La nature du conflit n’est pas territoriale. … Nous prions pour que cette rencontre marque la fin de l’hostilité, de la violence, de la terreur et de la guerre ; qu’elle apporte le dialogue, la réconciliation, la coexistence et – par-dessus tout – la paix.’. Voir Le Monde diplomatique, Cahier spécial sur le Proche-Orient, janvier 2006.

[2] On accorde souvent le bénéfice du doute au gouvernement dont I. Rabin était Premier Ministre et Ministre de la Défense. Or, “Quelques mois après la signature de l’Accord d’Oslo, Rabin déclarait « Il n’y a pas de dates sacrées », autrement dit qu’il ne se sentait pas obligé de respecter le calendrier qu’il avait lui-même signé.“ A. Kapeliouk, Le gouvernement israélien prisonnier de ses contradictions, Le Monde Diplomatique, juin 1995. En fait, entre la signature des Accords d’Oslo en Septembre 1993 et l’assassinat de Rabin en février 1995, le nombre de colons a fortement augmenté et les infrastructures de l’occupation se sont considérablement développées. “En 1993, on comptait environ 120000 colons en Cisjordanie ; leur nombre augmente de 40000 sous les gouvernements travaillistes (celui de Rabin, puis celui de Pérès, juin 1993-mai 1996) ; de 30000 sous le gouvernement de droite de Benyamin Netanyahou (mai 1996-mai 1999).“ Alain Gresh, Pourquoi les accords d’Oslo ont-ils échoué ? Blogs du Monde Diplomatique, 22 octobre 2007. Après le massacre de 29 Palestiniens en prière dans une mosquée de Hébron en février 1994, I. Rabin a refusé, contre l’avis de ses ministres, de s’en prendre aux colons. Voir Dominique Vidal, I. Rabin. ’Faucon’, puis ’colombe’, Manières … , p.50.

[3] Pour une analyse de la mise au point, de l’utilisation et des effets de cette technique de légitimation de la politique israélienne, voir Tanya Reinhart, Détruire … p. 59-64.

[4] Cette technique d’occultation de la destruction de la société palestinienne, a été systématiquement utilisée depuis lors. Ainsi en janvier 2009, B. H. Lévy affirme tenir de la bouche même du Premier Ministre de l’époque Ehoud Olmert, la teneur d’une proposition que celui-ci venait de faire à Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité palestinienne. “Je lui ai fait une offre. 94,5% de la Cisjordanie. Plus 4,5% sous forme d’échange de territoires. Plus un tunnel, sous son contrôle, reliant la Cisjordanie à Gaza et équivalant au 1% manquant. Et, quant à Jérusalem, une solution logique et simple : les quartiers arabes pour lui ; les quartiers juifs pour nous ; et les Lieux Saints sous administration conjointe saoudienne, jordanienne, israélienne, palestinienne, américaine. … L’offre est là. J’attends.“, Extrait de ’Carnets de guerre’, Le Journal du Dimanche du 18 janvier 2009. On notera que cette offre est censée avoir été formulée alors que la dévastation Plomb durci – quelque 1400 tués, 5000 blessés, 10.000 logements détruits ou sévèrement endommagés – était en cours et que la marionnette médiatique de propagande israélienne B. H. Lévy parcourait Gaza à l’intérieur d’un blindé des forces d’invasion israéliennes. Quand on parle d’occulter des crimes de guerre par l’appel au dialogue de paix … .

[5] En Israël, ’Depuis 1993, les sondages avaient constamment montré une majorité autour de 60% en faveur de ’la terre pour la paix’. Après Camp David et les ’négociations’ qui ont suivi, le soutien aux concessions pour la paix est tombé dans les sondages à 30%.’ Tanya Reinhart, Détruire … p. 63-64.

[6] “Today we are building and we will continue to build in Jerusalem and in all areas that are on the map of the strategic interests of the State of Israel.“ “There will be no Palestinian state without an arrangement in which the security of Israeli citizens will be ensured. There will be no Palestinian state until the State of Israel is recognized as the state of the Jewish people. There will be no Palestinian state until the Palestinians declare an end to the conflict.“ www.mfa.gov.il/MFA/Government/Commu…

[7] Le principe des Accords d’Oslo qui instaurent l’Autorité palestinienne, était l’évacuation des territoires occupés en juin 1967 en échange de la sécurité de l’État d’Israël. L’Autorité palestinienne s’est résolument engagée dans cette perspective en réprimant toute opposition militante à l’occupation – à l’époque, la première Intifada – afin d’assurer l’évacuation des territoires. Étant donné que les autorités israéliennes n’ont pas respecté leurs engagements, l’Autorité palestinienne s’est trouvée piégée. Paralysée par le mirage des “négociations de paix“, elle a été rapidement réduite à s’en tenir à gérer l’occupation.

[8] Fin 2008 – et la situation s’est encore considérablement dégradée depuis lors – on estimait à 10.600.000 le nombre de Palestiniens dans le monde. Au moins 7.100.000 d’entre eux – soit les 2/3 – étaient des personnes déplacées. 6.600.000 – soit 62% – s’étaient réfugiés à l’étranger et 427.000 étaient des déplacés de l’intérieur. Badil, Survey of Palestinian Refugees and Internally Displaced Persons, 2008-2009, p.56.

[9] Selon le Bureau central israélien de statistiques, il y avait en 2011 5.770.9OO Juifs et 1.559.100 Arabes en Israël. Selon le Recensement de la population 2007 de l’UNRWA, il y avait 3.767.126 Palestiniens dans les territoires occupés. Ce qui donne 52% de Juifs et 48% d’Arabes sur le territoire de l’ancienne Palestine mandataire. Le pourcentage de Juifs est probablement surestimé et celui des Arabes, sous-estimé. Apparemment, les statistiques israéliennes prennent en compte tous les Juifs de nationalité israélienne, y compris de double nationalité. Or, un grand nombre d’entre eux – sans doute des centaines de milliers – ne résident pas en Israël. D’autre part, étant donné que le recensement de l’UNRWA date de 2007, la croissance d’environ 3% par an de la population palestinienne des territoires occupés au cours des 5 dernières années, n’est pas prise en compte.

[10] En 1947, les membres de la Communauté juive étaient propriétaires d’environ 7% du territoire de la Palestine mandataire. Entre 1947 et 2009, les autorités israéliennes ont confisqué 82% de ce territoire. Ainsi, sur 89% du territoire de la Palestine mandataire, seuls des Juifs peuvent devenir propriétaires. Badil, Survey …, p.3.

[11] Implicitement en 1988, lorsque le Conseil national palestinien reconnaît les résolutions de l’ONU et explicitement, en 1996, lorsqu’il élimine de sa Charte tous les articles contestant le droit à l’existence de l’État d’Israël.

[12] En 2006, le Hamas signe le document d’’Entente nationale’ qui reconnaît implicitement Israël dans ses frontières de 1967.

[13] Pour une revue rigoureuse des violations du droit international commises par l’État d’Israël et les autorités israéliennes, ainsi que des manquements de l’Union Européenne et de ses États membres à leur obligation de réagir à ces violations, voir Conclusions de la première session internationale du Tribunal Russel sur la Palestine, Barcelone, 1-3 mars 2010. www.russelltribunalonpalestine.com

[14] La résolution 194, adoptée le 11 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies, “Décide qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables“. Cette résolution a été votée par la délégation israélienne.

* Jacques Bude est Professeur émérite de psychologie sociale de l’Université libre de Bruxelles. Mère et père morts en déportation. « Enfant caché » sauvé par des gens merveilleux du pays de Liège.

Du même auteur :

L’Appel au dialogue de paix occulte la destruction de la communauté palestinienne – 19 octobre 2011
 La destruction officielle des communautés palestiniennes en Israël-Palestine – 14 octobre 2011

 

Guerre contre l’Iran: Le clown Bibi continue son numéro sous le chapiteau de l’ONU…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 2 octobre 2013 by Résistance 71

Le discours de Bibi à l’Onu n’est que provocation guerrière (Envoyé iranien à l’ONU)

 

Press TV

 

1er Octobre 2013

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2013/10/01/327101/bibis-un-speech-saberrattling-envoy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’adjoint ambassadeur de l’Iran aux Nations-Unies a condamné les remarques anti-irnaiennes faites par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à la tribune de l’assemblée générale de l’ONU, les qualifiant d”inflammatoires” et l’accusant de “réthorique guerrière”.

“Nous venons juste d’entendre une déclaration tres inflammatoire”, a dit Khodadad Seifi à l’AG de l’ONU mardi, quelques minutes après la fin du discours de Netanyahou, ajoutant, “tout comme l’an dernier, il a continué sa réthorique de guerre contre l’Iran abusant du temps de cette auguste assemblée.”

Le diplomate iranien a aussi prévenu Netanyahou contre tout mauvais calcul en planifiant d’attaquer l’Iran, en réponse à la menace de netanyahou d’agir seul pour arrêter le programme nucléaire iranien.

“Le premier ministre israélien ferait bien mieux de ne même pas penser à attaquer l’Iran, encore moins de s’y préparer”, a dit Seifi.

Seifi a demandé à netanyahou de revoir son histoire de l’Iran au sujet de son engagement dans ses obligations internationales en contraste total avec la défiance de Tel Aviv devant tout traité ou régulation internationales.

“A l’encontre d’Israël, l’Iran n’a pas attaqué et n’attaquera pas quelque pays que ce soit”, a t’il ajouté.

Quoi qu’il en soit, il a noté que “la politique de non-agression de l’Iran remontant à des siècles ne doit en aucun cas être interprêtée comme étant une incapacité à se défendre.”

“Nous avons beaucoup parlé d’armes de destruction massive au Moyen-Orient sans mentionner le fait qu’Israël est le seul pays de la région à posséder tous les types de ces armes, mais ne fait partie d’aucun traité pour les banir.”, a t’il ajouté.

Il a aussi accusé Israël de commettre des crimes dans ses guerres contre les Palestiniens et contre les nations voisines et non-voisines.

Dans son discours à la 68ème AG de l’ONU, netanyahou a dit que l’Iran devait démanteler entièrement son programme nucléaire, répétant ses accusations non fondées que Téhéran cherche en fait à développer des armes nucléaires.

“Israël ne permettra pas à l’Iran d’obtenir des armes nucléaires. Si Israël doit agir seul, alors il le fera”, a t’il clâmé.

Dans une réunion avec le président obama à Washington Lundi, netanyahou a affirmé qu’une menace militaire crédible et des sanctions économiques on amené l’Iran à la table des négociations.

Il a appelé obama à renforcer ses sanctions économiques sur l’Iran s’il continue son avance dans le programme nucléaire alors que pointe à l’horizon de nouvelles négociations avec l’occident, disant “Ces pressions doivent être maintenues”.

La salve de menaces de natanyahou et ses accusations contre l’iran interviennent alors que Téhéran a catégoriquement rejeté les accusations émises par les Etats-Unis, Israël et quelques uns de leurs alliés contre le programme nucléaire énergétique de l’Iran, argumentant que son programme nucléaire n’a que des buts pacifiques.

Israël est pensé être le seul détenteur d’armes nucléaires au Moyen-Orient avec une estimation de 200 à 400 têtes nucléaires.

Le régime israélien rejette toute réglementation internationale sur le nucléaire, en particulier le traité de non-prolifération (TNP) et refuse une inspection internationale de ses sites nucléaires à des fins régulatrices.

Agression sioniste sur la Syrie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 6 mai 2013 by Résistance 71

Damas accuse Israël de soutenir les terroristes

 

RIA Novosti

 

5 Mai 2013

 

url de l’article:

http://fr.rian.ru/world/20130505/198230461.html

 

Le gouvernement de Damas a condamné les raids de l’aviation israélienne sur le territoire syrien, accusant l’Etat hébreu d’apporter une « aide militaire aux terroristes » anti-Assad, rapportent dimanche les médias occidentaux.

« Ces attaques visaient à apporter une aide militaire directe aux groupes terroristes », a déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères dans un communiqué de presse.

Le ministère a également indiqué avoir envoyé à l’Onu et au Conseil de sécurité une lettre de protestation contre l' »agression israélienne qui a fait plusieurs morts et blessés, ainsi que d’importantes destructions ».

Plus tôt dans la journée, les médias ont rapporté que l’aviation israélienne avait attaqué dans la nuit de samedi à dimanche le territoire syrien sans violer l’espace aérien du pays. D’après l’agence Reuters citant des sources au sein des services de renseignement occidentaux, l’attaque visait un convoi d’armes destinées au Hezbollah.

Pour sa part, l’agence officielle syrienne Sana accusé l’Etat hébreu d’avoir frappé un centre de recherches situé dans une banlieue de Damas. Le bureau du premier ministre israélien s’est refusé à tout commentaire sur le sujet.

Crime international: L’état voyou d’Israël viole (une fois de plus) le droit international…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 5 mai 2013 by Résistance 71

Tout à fait d’accord avec cette analyse de Tony Cartalucci…

— Résistance 71 —

 

Attaque non provoquée sur la Syrie: Israël soutenu par les Etats-Unis commet un crime international odieux

 

Tony Cartalucci

 

5 Mai 2013

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2013/05/unprovoked-attack-on-syria-us-backed.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Non provoqué, Israël a attaqué la Syrie plusieurs fois ces deux derniers jours, incluant une attaque sur la capitale du pays Damas, dans ce qui apparaît être une série de provocations intentionnelles faites pour mener la région dans un conflit plus vaste, que son sponsor états-unien pourrait entrer de manière militaire. Ni attaqué directement par la Syrie, ni capable de citer des preuves tangibles concernant une menace perçue, qu’Israël affirme avoir réagi contre, l’assaut sur la Syrie représente une claire violation du chapitre 7 de la charte des Nations-Unies.

De plus, alors que les Etats-Unis font semblant de se dissocier de la rupture de la paix internationale effectuée par Israël, après avoir de concert mis de l’huile sur le feu d’un conflit régional sectaire dans les frontières syriennes ces deux dernières années, c’est un fait documenté que les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite planifiaient d’utiliser Israël pour des attaques contre l’iran et la Syrie, que ces deux pays ne pouvaient pas justifier d’attaquer ni politiquement, ni légalement, ni même stratégiquement.

Ce qui est maintenant espéré est que la Syrie et l’Iran répondent militairement à cette agression, permettant ainsi “de faire tomber la seconde godasse” et de permettre aux Etats-Unis, à la Grande-Bretagne et à la France et leur axe régional d’intervenir directement en Syrie et avec un peu de chance contre l’Iran également.

Un plan insidieux créé et documenté en 2007-2009

Dès 2007, il fut rapporté qu’une conspiration israrélo-saoudo-états-unienne pour renverser les gouvernements d’Iran et de Syrie au moyen de l’armement de terroristes sectaires, beaucoup liés à Al Qaïda, était mis en branle. Le journaliste de renommée internationale vainqueur du prix Pulitzer Seymour Hersh écrivait dans un article du magazine  New Yorker: « The Redirection, » :

“Pour mettre en difficulté l’Iran qui est en grande majorité chi’ite, le gouvernement Bush a décidé de reconfigurer ses priorités au Moyen-Orient. Au Liban, le gouvernement a coopéré avec l’Arabie Saoudite, qui est sunnite, dans des opérations clandestines qui sont censées affaiblir le Hezbollah, l’organisation chi’ite soutenue par l’Iran. Les Etats-Unis ont aussi pris part dans des opérations clandestines visant l’Iran et son allié la Syrie. Une des conséquences de ces activités a été de renforcer des groupes extrémistes sunnites qui épousent la vision militante de l’Islam et sont hostiles aux Etats-Unis et en faveur d’Al Qaïda.”

Sur le partenariat spécifique entre Israël et l’Arabie Saoudite il était dit:

“Le changement de politique a amené l’Arabie Saoudite et Israël au sein d’une nouvelle alliance stratégique, qui pense qu’une plus grande stabilité en Israël et en Palestine donnera moins de pouvoir de levier à l’Iran dans la région, de plus tous deux voient l’Iran comme une menace. Additionnellement, les officiels saoudiens mentionnèrent le numéro délicat d’équilibrisme auquel ils devront faire face pour cacher leur rôle dans le soutien des intérêts israélo-américains dans la région. Il fut même dit alors, qu’utiliser Israël pour commettre des attaques publiques contre l’Iran serait préférable pour les Etats-Unis, ce qui impliquerait ultimement les Saoudiens. Il fut dit:

“Les Saoudiens ont dit que, du point de vie de ce pays, ils prenaient un risque politique en rejoignant les Etats-Unis en défiant l’Iran: Bandar est déjà vu dans le monde arabe comme très proche de Bush et de son gouvernement. “Nous avons deux cauchemars”, m’a dit l’ancien diplomate. “Que l’Iran n’acquiert la bombe et que les Etats-Unis attaquent l’iran. Je préfererais qu’Israël attaque l’Iran. Je préfèrerais qu’Israël bombarde les Iraniens, ainsi nous pourrions les blâmer. Si l’Amérique le fait, nous serons ceux qui seront blâmés.””

Ce plan fut développé plus avant en 2009 par the Fortune 500-funded (page 19) Brookings Institution dans leur document, « Which Path to Persia? » Sur l’Iran, maintenant clairement utilisé contre la Syrie, le scenario était décrit comme suit:

“… Ce serait bien mieux si les Etats-Unis pouvaient cité une provocation iranienne comme justification pour les frappes aériennes avant de les lancer. Clairement, la plus ignoble, la plus mortelle et la plus non-provoquée des actions iraniennes au mieux ce serait pour les Etats-Unis. Bien sûr ce sera difficile pour les Etats-Unis de leurrer l’iran dans une telle provocation sans que le reste du monde ne voit clair dans leur jeu, ce qui le rendrait inefficace. Une des méthodes serait de pousser pour des efforts de changement de régime dans l’espoir que Téhéran répliquerait ouvertement ou même à moitié ouvertement, ce qui pourrait être qualifié d’acte d’agression iranien non provoqué.”

 » –page 84-85, Which Path to Perisa?, Brookings Institution.

Et:

“Il apparaît qu’Israël ait fait une planifiication et un entrainement extensifs pour ce type de raid aérien et ses avions sont probablement déjà positionnés au plus près de l’Iran que possible, ainsi Israël pourrait être capable de lancer le raid en quelques semaines voire même quelques jours, selon les conditions météorologiques et de renseignement. De plus, comme Israël aura moins besoin ou même d’intérêt à sécuriser un soutien régional pour l’attaque, Jérusalem se sentira moins motivée d’attendre pour une provocation iranienne avant d’attaquer. Bref, Israël pourrait agir très rapidement pour cette option si les leaders américains et israéliens le désirent.

Mais, comme noté dans le précédent chapitre, les raids aériens eux-mêmes ne sont que le début de cette politique. Les Iraniens reconstruiront sans doute leurs établissements nucléaires. Ils répondront sûrement à l’attaque d’Israël et ils pourraient même répliquer contre les Etats-Unis ce qui pourrait créer un prétexte d’attaque et d’invasion pour les Américains.” –page 91, Which Path to Perisa?, Brookings Institution.

Et Israël n’attendant pas une justification plausible pour attaquer la Syrie est exactememt ce qu’il vient de se passer. Il doit aussi être noté en particulier, que le dernier paragraphe qui donne une vision a priori de ce que l’axe mené par les USA planifie de faire après cet ignoble crime international: d’engouffrer la région exponentiellement dans un conflit qui pourra enfin justifier de son entrée en guerre et de son agression militaire.

Que devraient faire La Syrie et ses alliés ?

La Syrie, l’Iran, la Russie et d’autres nations qui soutiennent la nation assiégée étaient très sûrement au courant du document de la Brookings Institute “Which Path to Persia ?” et familiers également avec cette stratégie. On peut espérer que toute chose de valeur que les Israéliens chercheraient à attaquer afin de provoquer une réplique désirée et une guerre subséquente, a été placée sous protection accrue ou enlevée et mise hors de portée des attaques potentielles d’Israël.

Une campagne médiatique illustrant la convergence hypocrite et avérée entre Al Qaïda (la soi-disante ASL) et les intérêts d’Israël torpillerait ce qu’il reste de soutien pour cette campagne de terreur soutenue par l’occident en Syrie et mise sévèrement en échec.

De plus, la sélection d’Israël par les Etats-Unis pour perpétrer ces attaques fut spécifiquement faite parce qu’Israël a épuisé sa légitimité internationale depuis longtemps. Ce qu’Israël fait en Syrie est un crime international ouvert, en violation directe de la loi internationale. En ce moment, La Syrie et ses alliés tiennent le point haut moral contre un ennemi qui ne dupe plus le monde. S’il est calculé que la Syrie puisse survivre la brutalité non provoquée d’Israël, il serait alors mieux de ne rien faire ou presque rien et de déclencher internationalement la même fureur qui accompagne la brutalité d’Israël contre les Palestiniens.

A la lumière des Etats-Unis utilisant Israël comme son intermédiaire contre la Syrie, si la Syrie et ses alliés répondent aux attaques, ce serait mieux de le faire également par intermédiaire qu’ils ont également à leur disposition. Tout comme le Hezbollah et les Palestiniens maintenant mettent en échec de manière routinière Israël à la fois stratégiquement et politiquement, la Syrie a maintenant une bonne opportunité de le faire, mais à plus grande échelle.

Les actions inqualifiables d’Israël, le double-jeu méprisable que les Etats-Unis essaient de jouer en feignant de se dissocier des actions de son voyou régional de Tel Aviv et le silence complice de l’ONU, font que les gens de part le monde demandent une réponse de la Syrie ou de l’Iran… ou des deux. En réalité, ceci est exactement  ce que l’occident espère, déclencher une guerre conventionnelle plus vaste dans laquelle il aurait l’avantage. En refusant de répliquer directement, la Syrie handicappe la politique occidentale, mettant en lumière le caractère gratuit de leurs attaques sur une nation que l’occident clâme être une menace, mais qui ne répond pas lorsque sa capitale est bombardée. En répondant au travers de ses propres intermédiaires qu’ils pourront nier avoir utilisé, la pression politique et tactique sera mise sur Israël pour mettre fin à ses agressions.

Il apparaît que le front terroriste soutenu par l’occident en Syrie a reçu un coup fatal et se trouve dans le processus d’un effondrement complet. L’attaque par Israël est un signe de désespoir, cherchant à étendre un conflit qui est en passe de prendre fin. La Syrie et ses alliés font maintenant face à la décision difficile et au désespoir dangereux dans les prochains jours, prochaines semaines, avec un axe d’états voyous commettant exponentiellement des atrocités haineuses dans leur quête d’une réplique.