Archive pour israel crimes de guerre

Crise nucléaire au Moyen-Orient: Israël enterre des déchets nucléaires sur les plateaux du Golan…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 7 mars 2019 by Résistance 71

 

Déchets nucléaires israéliens: La Syrie appelle à sauver le Golan

 

Press TV

 

6 mars 2019

 

url de l’article en français:

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/06/590317/Isral-irradie-le-Golan

 

Le Centre des études théoriques et des droits civils de Damas a appelé les usagers des réseaux sociaux à signer une pétition visant à sauver le Golan occupé du danger de la mort qui est le résultat d’un acte inhumain consistant à enterrer sur une vingtaine de points au Golan occupé, les déchets nucléaires de sites israéliens.

Selon des rapports de plusieurs instances internationales, Israël aurait placé des ventilateurs à une vitesse supérieure à 100 km heure du côté occidental du mont Sheikh afin qu’en cas de fuite de vapeurs et radiations, elles se tournent vers l’est du mont Sheikh et qu’elles ne polluent pas les colonies.

Il va sans dire que cette décision israélienne entraînera une pollution vaste et meurtrière des terres sur le Golan syrien.

Les rapports confirment que cela ne se limiterait pas au Golan occupé, mais qu’Israël aurait aussi enterré d’autres déchets sur les frontières égyptienne, jordanienne et libanaise.

Selon l’expert des questions politiques et économiques, le Dr. Ghaleb Saleh, le manque d’informations à cet égard résulte du fait qu’Israël se sent impuni de tous ses actes eu égard au soutien indéfectible que lui porte l’administration américaine. Et qu’il ne craint par conséquent nullement de faire propager des malades et des épidémies et de contrevenir remarquablement à toutes les lois internationales.

« Qu’importe pour Israël et ses protecteurs où sont enterrés les déchets nucléaires : sur le Golan occupé, dans un trou dans un désert …ou ailleurs », a-t-il regretté.

Il a averti que ces déchets affecteront inévitablement non seulement l’environnement mais également l’être humain, l’eau, les produits agricoles, ce qui entraînera la propagation des épidémies et des maladies dans les pays du littoral méditerranéen.

Il a souligné qu’Israël était le seul régime de la région qui avait fabriqué et testé des bombes nucléaires et refusé de signer le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

Le Dr Ghaleb Saleh a appelé les organisations internationales à agir immédiatement afin de dissuader Israël d’enterrer ses déchets nucléaires sur le Golan occupé.

Pour mémoire, les habitants du Golan occupé ont organisé de vastes manifestations afin de faire entendre leur voix concernant ce sujet aux instances concernées dont l’ONU.

« Nous devons prendre des mesures concrètes pour dissuader l’entité sioniste ayant occupé le Golan syrien depuis 1967 d’y enterrer ses déchets nucléaires ; ce qui aboutira au massacre des Syriens », a conclu ce dernier.

Poudre aux yeux ou signe avant-coureur ?… Quand Brzezinski tire l’oreille de Bibi…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, politique et lobbyisme, politique et social, terrorisme d'état with tags , , , , , on 23 juillet 2014 by Résistance 71

Quand Brzezinski met en garde Netanyahou !

Al Manar

22 juillet 2014

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=183556&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=22&s1=1

L’ancien conseiller à la sécurité nationale des Etats Unis Zbigniew Brezinski qui s’entretenait avec l’animateur et expert de CNN Farid Zakariya estime qu’en s’attaquant à Gaza, « Netanyahu a commis une grave erreur »!

Interrogé sur l’offensive israélienne contre Gaza, Brezinski a commenté les propos de Netanyahu comme quoi son offensive militaire visait à désarmer la ville de Gaza. « La stratégie de Netanyahu va-t-elle réussir? », s’est-il interrogé, et de poursuivre : « non je crois que Netanyahu est en train de commettre une grave erreur ».

Selon Brezinski, « quand le Hamas a accepté l’idée de participer à un gouvernement d’union nationale, cela veut dire qu’il a accepté de parvenir à un compromis avec Israël. Il s’agit là d’une réelle option sur laquelle il faut insister « .

« Mais qu’a fait Netanyahu ? Netanyahu a lancé une campagne de diffamation contre le Hamas et l’a accusé d’être derrière le meurtre de trois jeunes colons et ce sans aucune preuve. Israël a tourné ce triple meurtre à son avantage pour justifier son offensive contre Gaza, une offensive bien mortelle. Ce qui ne fait qu’inciter les arabes « , a-t-il lancé.

Et d’affirmer:  » je crois que Netanyahu est en train d’isoler Israël. Il met en danger l’avenir à long terme d’Israël. Je crois que nous devons préciser que nous nous opposons complètement à cette action (attaque contre Gaza : ndlr) et que nous ne la soutenons pas. Et que cette opposition pourrait conduire les Etats Unis et la communauté internationale à franchir des pas pour légitimer les idéaux palestiniens, peut-être via l’ONU ».

Ces déclarations de Brezinski n’augurent rien de bon pour « Israël » dont les tensions avec les Etats Unis ne sont plus à cacher.

Gaza… Entre censure israélienne et chiffre du Hamas… La guerre des chiffres

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 23 juillet 2014 by Résistance 71

Apres 2006 contre le Hezbollah au Liban, 2014 contre le Hamas a Gaza… Seconde defaite au sol pour Israel ?

— Resistance 71 —

 

Les chiffres du Hamas sur les tués israéliens: Loin de ceux de la censure israéiienne

 

Al Manar

 

22 juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=183588&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=20&s1=1

 

Compte tenu de la censure imposée par le gouvernement israélien durant cette guerre, et révélée par les medias israéliens, il est difficile de se fier totalement aux chiffres officiels des tués dans les rangs des militaires israéliens.

Le dernier chiffre admis officiellement pour les militaires israéliens tués est de 28 et de 10 blindés détruits. Dans les rangs des civils, il n’a été question que d’un seul colon tué.

Selon de nombreux analystes et correspondants israéliens dont Amos Hareil du Haaretz, « le gouvernement et l’armée israéliens mentent dans la publication des chiffres des pertes humaines dans les rangs des Israéliens », en général.

Et ce, à la demande du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a menacé de pénaliser toute information dans ce domaine. Seul le cinquième des faits est révélé au grand public, semble-t-il, d’après le site d’info palestinien al-Quds.

Selon le correspondant de la deuxième chaine, le but de cette censure est de réduire la peur du public israélien qui commence à réclamer à voix haute un cessez-le-feu après avoir passé 11 jours dans les abris souterrains en raison des roquettes de Gaza qui ont touché tout le pays.

Or, selon le Hamas, les chiffres des tués israéliens, surtout dans les rangs des militaires sont nettement supérieurs aux 28 déclarés : 100 soldats au moins ont péri avance ce mouvement palestinien dans un rapport publié dans l’agance d’information palestinienne al-Ray .

Dans les opérations

Dans les opérations commando à l’est de Rafah, 5 israéliens ont été tués. 6 autres ont péri dans une opération contre la position militaire Abou Motaybek et 6 autres dans une opération commando derrière les lignes de l’occupation en face de Beit Hanoune.

Devraient également être répertoriés les 15 militaires (et non 13 selon les chiffres israéliens)  abattus dans l’opération spéciale effectuée dans les quartiers de Chajaïyyé (chouja’ié) et Touffah et au cours de laquelle un soldat israélien a été fait prisonnier.

Par des snipers

Al-Qassam assure également que ses snipers sont parvenus à toucher mortellement 9 soldats israéliens, c’est-à-dire dans la tête, utilisant des armes super sophistiquées.

Dans les embuscades

En plus, il rapporte avoir réalisé 22 embuscades suivies d’accrochages, dont 9 à Khan Younès, 7 à Beit Hanoune et Beit Lahia, 2 à Chajaïyyé, 2 à Jajar-aldik et 1 à Rafah.

Vu que les résistants ont utilisé des engins hautement explosifs dans les embuscades, ils s’attendent à ce que le nombre de ceux qui ont péri est de trois soldats dans chacun d’entre eux. Ce qui équivaudrait à 66 tués dans les 22 embuscades.

Dans les accrochages

Pour leur part, les combattants du Hamas assurent avoir tués à bout portant 22 soldats durant les accrochages , dont 10 dans le get-apen de chajaïyyé , 5 à l’est de alKarara, 6 à Khan Younès et deux dans l’embuscade de Hajar-eddine, au centre de Gaza.

Et dans les attaques contre les véhicules

Concernant les véhicules détruits, dont les blindés et les chars, dans les 23 communiqués militaires du Hamas, trente ont été recensés. : dont 4 chars à Chajaïyyé, 5 chars à l’est du quartier Touffah, 6 véhicules au nord de Beit Hanoune , 10 à l’est de Khan Younès, 2 à l’est de Rafah et un dans le quartier Zaïtoune) .

Des missiles Cornet, des RPG, des RPG29 ont été utilisés dans ces attaques.

De plus 5 Jeeps militaires ont été faits exploser : 3 dans la position militaire israélienne d’Abou Motaybek et deux autres dans la position Eretz. 
Selon le Hamas, le nombre de ceux qui ont été tués dans ces attaques devrait être de l’ordre de 3 pour chacune. Ce qui aussi devrait les – dans leur totale à près de 66 tués.

Dans les pillonnages

Le mouvement de résistance assure aussi avoir visé depuis le début de l’incursion terrestre  et à plusieurs reprises les renforts israéliens mobilisés tout au long de la frontière avec la bande de Gaza au moyen de 111 roquettes de type 107, de 176 obus de mortiers de type 120mm. Là aussi des tués dans les rangs des militaires israéliens devraient être tombés.

Dans un décompte final, le Hamas recense entre 128 et 160 tués dans les rangs militaires israéliens. Ce chiffre non plus ne peut être fiable, car non vérifié de source indépendante. Il est certes très probable que face à la censure du gouvernement israélien qui tente de minimiser les pertes dans les rangs de ses militaires, le Hamas ait recours à amplifier ces chiffres. Guerre médiatique oblige. Ce qui ne devrait pas minimiser l‘importance de ses exploits et des autres factions de la résistance .

Là aussi, le Hamas semble avoir perfectionné ses méthodes au fil de ses expériences militaires.

Crimes à Gaza… Intifada ou Nakba… Palestine vaincra !

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 10 juillet 2014 by Résistance 71

3eme Intifada ou Nakba II ?

 

Gilad Atzmon

 

8 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.gilad.co.uk/writings/3rd-intifada-or-nakba-ii.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

▪ Qui s’en soucie ? Les médias occidentaux ne manifestent que peu d’intérêt dans la couverture des affrontements actuels israélo-palestiniens.

▪ L’Hasbara israélienne préfère raser les murs en ce moment. Les affrontements actuels entre les forces de répression israéliennes et les Palestiniens se passent bien au sein des frontières pré-1967 d’Israël. Ce qui veut pratiquement dire, que la solution des deux états a perdu toute viabilité.

▪ Les soi-disants Irsraéliens-Arabes, ou devrions-nous dire, les Palestiniens qui possèdent la citoyenneté israélienne, font face à la brutalité de la foule juive.

▪ Il y a eu des appels aux pogroms contre les citoyens israélo-arabes provenant de tous les coins de la société israélienne.

▪ Le gouvernement israélien, d’habitude si faucon, apparaît relativement restreint et tempéré dans sa réaction vis à vis de la résistance palestinienne et l’action du Hamas à Gaza.

▪ Pourquoi ?

▪ Israël attend et espère un désastre. Un évènement tragique qui donnerait une excuse à son armée pour mettre en œuvre les mesures les plus drastiques.

▪ Gardons présent à l’esprit que “la voie de la tromperie” est profondément ancrée dans la culture hébraïque et les tactiques israéliennes (NdT: La devise du Mossad n’est-elle pas “Par la tromperie tu feras la guerre”…) ; Israël n’a pas vraiment besoin d’un Palestinien pour lui donner un prétexte à la guerre.

▪ La conclusion est inévitable, nous sommes à l’orée d’un scénarion catastrophe.

▪ La question demeure: Sommes-nous confrontés à une 3ème Intifada ou à une seconde Nakba ? Est-ce une révolte palestinienne ou les Israéliens procèdent-ils encore à un nettoyage ethnique ?

Bien que la terminologie diffère, d’une perspective israélienne il n’y a aucune contradiction entre les deux, ils sont des étapes complémentaires du même objectif, à savoir: Un état juif seulement.

Hypocrisie internationale: Armes chimiques… vous avez dit armes chimiques ?..

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 26 septembre 2013 by Résistance 71

Et si on parlait des armes chimiques en Israël ?

 

Jonathan Cook

 

24 Septembre 2013

 

url de l’article :

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14015

 

Le plan d’inspection et de destruction des armes chimiques de la Syrie attire l’attention sur les armes de destruction massive (ADM) non déclarées d’Israël.

Les responsables israéliens semblent de plus en plus nerveux, craignant que les efforts internationaux pour détruire les armes chimiques syriennes ne servent de prélude à des exigences pour qu’Israël élimine ses propres ADM non déclarées.

Israël maintient ce qu’il appelle « une posture de l’ambiguïté » sur la question de savoir s’il dispose d’armes nucléaire ou chimiques. Mais ce État est très fortement soupçonné de disposer d’un grand arsenal de bombes nucléaires, soustrait à toute surveillance internationale, et il existe de forts soupçons qu’il ait secrètement développé un programme d’armes chimiques.

Ces préoccupations se sont renforcées après la divulgation ce mois-ci d’un rapport confidentiel de la CIA suggérant qu’Israël avait constitué un stock important d’armes chimiques dans les années 1980. Israël a refusé à la fois de signer le Traité de non-prolifération de 1968, portant sur la réglementation des armes nucléaires, et de ratifier la Convention sur les armes chimiques de 1993, laquelle oblige les États à soumettre à une surveillance internationale et à détruire les agents chimiques en leur possession.

Au cours des derniers jours, d’autres pays du Moyen-Orient ont pris une série d’initiatives pour attirer l’attention internationale sur les ADM d’Israël.

Ces efforts ont suivi la ratification de la Convention sur les armes chimiques par Damas la semaine dernière, et l’annonce ce week-end d’un calendrier convenu entre la Russie et les États-Unis pour débarrasser la Syrie de ses stocks de substances chimiques d’ici le milieu de l’année prochaine.

Israël est aujourd’hui l’un des seuls six États qui refusent d’appliquer la Convention, avec dans la liste l’Égypte, le Myanmar, l’Angola, la Corée du Nord et le Sud Soudan. Cela a suscité des inquiétudes qu’Israël ne devienne rapidement un État paria sur la question.

Le journal quotidien Haaretz a rapporté cette semaine que la perspective que des pressions internationales ne s’exercent sur Israël pour connaître la vérité sur ses stocks d’ADM « tenait éveillés toute la nuit pas mal de hauts responsables de la défense israélienne ».

Shlomo Brom , un ancien général israélien et maintenant chercheur à l’Institut d’études de sécurité nationale à l’Université de Tel Aviv, a qualifié « d’imprudente » la politique actuelle d’Israël sur les armes chimiques.

« La réalité au Moyen-Orient a changé depuis qu’Israël a refusé de ratifier la convention. Il n’y a plus aucune bonne raison pour Israël de rester avec la poignée de régimes qui s’opposent à lui. »

Cette semaine, les États arabes ont présenté une résolution devant l’organisme de surveillance nucléaire des Nations Unies, l’Agence internationale de l’énergie atomique, demandant à Israël de placer ses installations nucléaires sous le régime d’inspection de l’AIEA dans le cadre du projet d’instaurer une zone sans armes nucléaires dans la région.

Le Traité de non- prolifération des armes nucléaires, qu’Israël a refusé de signer, a été élaboré en 1968, un an après Israël ait très certainement produit sa première ogive nucléaire.

« Mesures graves »

Un rapport publié ce dimanche par deux experts en prolifération a évalué qu’Israël avait construit un total de 80 bombes nucléaires jusqu’à 2004, année où il a semble-t-il avoir interrompu la production. Le même rapport conclut qu’Israël avait des stocks de matières fissiles suffisamment importants pour doubler le nombre de bombes à court terme.

Les responsables américains se sont cependant opposés aux États arabes à l’AIEA. Joseph Macmanus, le représentant américain à l’agence, a déclaré que la résolution « ne fait pas avancer notre objectif partagé de progrès vers une zone exempte d’ADM au Moyen-Orient. Au lieu de cela, elle sape les efforts d’un dialogue constructif vers cet objectif commun. »

Un plan égyptien préparant le terrain pour l’établissement d’une zone exempte d’armes de destruction massive au Moyen-Orient avait été parrainée par les États-Unis en 2010, malgré l’opposition d’Israël. Cependant, Washington a annoncé l’an dernier qu’il reportait toute action à un date ultérieure. Dans le même temps, dimanche dernier, le ministère iranien des Affaires étrangères a exhorté la communauté internationale à « prendre des mesures sérieuses » pour forcer Israël à ratifier la Convention sur les armes chimiques.

Suite à la ratification de la convention par la Syrie, son ambassadeur à l’ONU, Bachar Jaafari, a déclaré : « le principal danger des armes de destruction massive, c’est l’ arsenal nucléaire israélien », ajoutant qu’Israël possédait des armes chimiques, mais que la plupart des autres États ne sont pas prêts à en parler.

Cela peut encore changer. Les représentants du gouvernement israélien se sont dits inquiets que le secrétaire d’État américain, John Kerry, puisse exiger d’Israël la ratification du traité de non prolifération dans le cadre des efforts américains pour effacer les armes chimiques du Moyen-Orient. « Maintenant, Kerry peut expliquer que les USA ont besoin de l’aide d’Israël avec une ratification du traité interdisant l’utilisation d’armes chimiques », a rapporté le journal Haaretz .

Selon des informations parues dans les médias israéliens, les ambassades israéliennes à l’étranger ont reçu des instructions pour éluder les questions posées par les journalistes et les diplomates et liées aux armes chimiques israéliennes.

Le ministère israélien de la Défense a refusé de faire des commentaires pour Al-Jazeera, renvoyant les questions au bureau du Premier ministre. David Baker, un porte-parole de Netanyahu, a également refusé de répondre, traitant de « spéculations » toutes les interrogations. Il n’a pas voulu dire si le gouvernement israélien avait donné des directives aux responsables politiques.

Dans une déclaration publique inhabituelle, Amir Peretz, ancien ministre de la Défense, a déclaré à Radio Israël cette semaine : « J’espère beaucoup, et je suis certain, que la communauté internationale ne va pas en faire une question centrale et que nous allons maintenir le statu quo ». Contrairement à la Syrie, a-t-il prétendu, Israël était un « régime démocratique et responsable ».

Uri Avnery , un journaliste israélien et ancien homme politique, a déclaré que les Israéliens sont persuadés que leur pays possède secrètement de telles armes. « Le gouvernement israélien a toujours maintenu que Israël était une exception, qu’il s’agissait d’un gouvernement responsable et qu’il n’avait donc pas besoin de se soumettre aux conventions internationales, qu’elles soient nucléaires, biologiques ou chimiques. Les Israéliens croient qu’en raison de l’Holocauste, ils ont droit à une protection supplémentaire, ce qui signifie en pratique l’accès à tout type d’arme. »

Le secret d’Israël est, en partie, motivée par la promesse d’éviter d’embarrasser les États-Unis en déclarant posséder des armes de destruction massive. Washington en effet viole la législation américaine en continuant à verser à Israël des milliards de dollars chaque année, alors qu’Israël possède des armes nucléaires hors de tout traité de non- prolifération.

Une position à courte vue

Le refus d’Israël de ratifier la Convention sur les armes chimiques aux côtés de la Syrie « est une position à courte vue et d’utilité douteuse » , dit un éditorial du Haaretz, ajoutant qu’un changement de politique montrerait qu’Israël était prêt « à faire sa part dans l’effort général pour débarrasser la région des armes de destruction massive ».

Les soupçons qu’Israël puisse dissimuler un programme d’armes chimiques se sont renforcés à la suite d’un récent rapport du magazine américain Foreign Policy, révélant que des satellites espions américains avaient découvert une zone de stockage d’armes chimiques dans le désert du Néguev en Israël pour la première fois en 1982.

Un rapport confidentiel de la CIA de 1983 et divulgué par le même magazine, avait identifié « une probable installation de production et stockage d’agent innervant », près de la ville israélienne de Dimona, elle-même proche du réacteur nucléaire israélien. Le magazine ajoute que les industries chimiques d’Israël sont également soupçonnées d’être impliquées dans la production d’armes.

Selon des communications militaires israéliennes captées et divulguées par l’Agence de sécurité nationale américaine à cette époque, les bombardiers israéliens ont mené des missions simulant des bombardements par armes chimiques dans le Néguev .

Le rapport suggère que « plusieurs indicateurs nous amènent à croire [que les Israéliens] ont à leur disposition au moins des agents neurotoxiques persistants et non persistants, du gaz moutarde et plusieurs agents toxiques de lutte antiémeute, insérés dans des systèmes appropriés de diffusion ».

Bien qu’il ne soit pas possible de savoir si fonctionne encore le site de stockage d’armes chimiques identifié par la CIA au début des années 1980, il y a des indications sérieuses qu’Israël a continué à travailler sur des agents neurotoxiques dans les années qui ont suivi.

Israël est connu pour avoir un institut de recherche biologique à Ness Ziona, à environ 20km au sud de Tel Aviv, qui se présente comme un centre de recherche du gouvernement. Officiellement, l’institut effectue de la recherche pour la médecine et pour la défense, notamment en aidant Israël à se prémunir contre les effets d’une attaque au moyen d’ armes chimiques ou biologiques.

L’institut est cependant soupçonné d’avoir également et secrètement développé des capacités offensives, le plus célèbre de ses agents toxiques ayant été utilisé dans une tentative d’assassinat du dirigeant du Hamas, Khaled Mechaal, en Jordanie en 1997.

Mechaal, à qui des agents du Mossad avait injecté un produit toxique dans une oreille, ne fut sauvé que parce que les deux agents impliqués ont été capturés alors qu’ils étaient encore en Jordanie. Binyamin Netanyahu, le premier ministre israélien de l’époque, avait décidé de remettre un antidote en échange de la libération des deux espions.

Des armes expérimentales

Israël est fortement soupçonné d’avoir utilisé une toxine très difficile à détecter dans la mort encore inexpliquée du dirigeant palestinien Yasser Arafat en 2004.

La connexion entre Israël et les armes chimiques a également fait surface suite à un crash d’un avion israélien près d’Amsterdam en 1992.

Les médias néerlandais avaient rapporté que l’avion d’El Al transportait des quantités importantes d’un composant chimique majeur du gaz sarin, le gaz neurotoxique utilisé près de Damas le dernier mois, le gouvernement syrien ayant été largement accusé d’être responsable de l’attaque. La société américaine qui avait fourni [en 1992] le produit chimique en question, avait déclaré que la livraison devait se faire à l’Institut de recherche biologique à Ness Ziona.

Une série de rapports, dont un de la BBC au début de la deuxième Intifada palestinienne il y a dix ans, a également accusé Israël d’utiliser ce qui semblait être une forme expérimentale de gaz lacrymogène produisant des convulsions graves pour beaucoup de ceux qui l’ont inhalé.

Plus récemment, les attaques répétées d’Israël sur Gaza ont été l’occasion d’utiliser des munitions Dense Inert Metal Explosive ( DIME), un type d’arme expérimentale qui n’est pas encore couvert par les traités internationaux. Son explosion provoque de graves dommages internes aux victimes et laisse des traces de métaux cancérigènes, tels que le tungstène, dans les corps de ceux qui survivent.

En hiver 2008-09 , Israël a été largement condamné pour avoir utilisé du phosphore blanc sur des zones habitées de Gaza. Même si ce gaz est autorisé à être utilisé sur un champ de bataille pour créer un écran de fumée, le phosphore blanc est considéré comme une arme chimique lorsqu’il est utilisé dans des zones où des civils sont présents. Les éléments de cette substance chimique brûlent à travers la chair et les poumons et ils sont particulièrement difficiles à éteindre.

Sous la pression internationale, l’armée israélienne s’est engagée plus tôt cette année à mettre fin à l’utilisation de ce type de produit toxique.

* Jonathan Cook a remporté le Prix Spécial de journalisme Martha Gellhorn. Ses derniers livres sont Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books). Voici l’adresse de son site : http://www.jkcook.net.