Archive pour israël crimes de guerre gaza

Crimes à Gaza… Intifada ou Nakba… Palestine vaincra !

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique française, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 10 juillet 2014 by Résistance 71

3eme Intifada ou Nakba II ?

 

Gilad Atzmon

 

8 Juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.gilad.co.uk/writings/3rd-intifada-or-nakba-ii.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

▪ Qui s’en soucie ? Les médias occidentaux ne manifestent que peu d’intérêt dans la couverture des affrontements actuels israélo-palestiniens.

▪ L’Hasbara israélienne préfère raser les murs en ce moment. Les affrontements actuels entre les forces de répression israéliennes et les Palestiniens se passent bien au sein des frontières pré-1967 d’Israël. Ce qui veut pratiquement dire, que la solution des deux états a perdu toute viabilité.

▪ Les soi-disants Irsraéliens-Arabes, ou devrions-nous dire, les Palestiniens qui possèdent la citoyenneté israélienne, font face à la brutalité de la foule juive.

▪ Il y a eu des appels aux pogroms contre les citoyens israélo-arabes provenant de tous les coins de la société israélienne.

▪ Le gouvernement israélien, d’habitude si faucon, apparaît relativement restreint et tempéré dans sa réaction vis à vis de la résistance palestinienne et l’action du Hamas à Gaza.

▪ Pourquoi ?

▪ Israël attend et espère un désastre. Un évènement tragique qui donnerait une excuse à son armée pour mettre en œuvre les mesures les plus drastiques.

▪ Gardons présent à l’esprit que “la voie de la tromperie” est profondément ancrée dans la culture hébraïque et les tactiques israéliennes (NdT: La devise du Mossad n’est-elle pas “Par la tromperie tu feras la guerre”…) ; Israël n’a pas vraiment besoin d’un Palestinien pour lui donner un prétexte à la guerre.

▪ La conclusion est inévitable, nous sommes à l’orée d’un scénarion catastrophe.

▪ La question demeure: Sommes-nous confrontés à une 3ème Intifada ou à une seconde Nakba ? Est-ce une révolte palestinienne ou les Israéliens procèdent-ils encore à un nettoyage ethnique ?

Bien que la terminologie diffère, d’une perspective israélienne il n’y a aucune contradiction entre les deux, ils sont des étapes complémentaires du même objectif, à savoir: Un état juif seulement.

Résistance politique: Le ghetto de Gaza harcelé par le sionisme colonial…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 9 juillet 2014 by Résistance 71

Gaza chancelle sous les bombardements israéliens

 

Joe Catron

 

8 juillet 2014

 

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article14678

 

Les Palestiniens de la bande de Gaza se préparent à des frappes ininterrompues pendant « Opération bordures protectrices », l’agression militaire israélienne contre l’enclave qui a commencé mardi aux aurores.

Tout de suite après son annonce vers 1H du matin, heure locale (22:00 GMT), l’armée israélienne a procédé à 65 frappes aériennes et 3 frappes navales contre 50 objectifs dans la bande de Gaza pendant la nuit, détruisant 5 maisons et blessant 16 Palestiniens dont 7 enfants.

Le Cabinet de Sécurité israélien s’est mis d’accord, à 18H lundi soir, pour intensifier les frappes sur Gaza en réponse aux tirs de roquettes en provenance des territoires occupés sans toutefois envoyer des troupes sur le terrain.

Dimanche soir et lundi matin, 3 frappes israéliennes ont tué 9 Palestiniens dans le camp de réfugiés de al-Bureij et à Rafah. Selon les brigades al-Qassam du Hamas, 7 des hommes tués à Rafah – Ibrahim ’Abdeen par des bombes et Ibrahim al-Bal’aawy, Abdul-Rahman az-Zamely, Mustafa Abu Morr, son jumeau Khaled Abu Morr, Yousef Sharaf Ghannam, et Jom’a Abu Shallouf dans une frappe ultérieure sur un tunnel – faisaient partie de leurs combattants.

« L’ennemi paiera un lourd tribut, » a déclaré le porte-parole du Hamas Sami Abu Zohri en réponse aux attaques.

Des sources dans l’armée ont affirmé à des médias israéliens que les combattants avaient été tués par leurs propres explosifs qu’ils déplaçaient dans les tunnels.

Mazen al-Jadya et Marwan Salim, tués dans une frappe précédente sur al-Bureij, étaient des combattants des brigades Abd al-Qadir al-Husseini.

Les groupes armés palestiniens ont riposté par des dizaines de tirs de roquettes sur Israël. Dans une déclaration au petit matin, les brigades al-Qassam ont prévenu que le groupe « répondrait en élargissant le champ de ses objectifs » si Israël continuait à viser les maisons car, a-t-il ajouté, « en bombardant des maisons civiles ils franchissent la ligne rouge. »

L’échange vient après presque un mois d’escalade de la tension suite à des raids israéliens, des détentions et des fusillades en Cisjordanie et un durcissement de l’étranglement de la bande de Gaza après la disparition des 3 jeunes colons qu’on a plus tard retrouvés morts près de Hébron le 12 juin.

« C’est une autre forme d’escalade, » a dit Noor Harazeen, une journaliste de Gaza à Middle East Eye, lundi soir, avant l’annonce de l’opération par Israël.

« Dans les escalades précédentes, il y avait quelques frappes aériennes ici et là et les combattants de la résistance tiraient quelques roquettes,” a-t-elle ajouté. “Cela ne durait que quelques jours et les Israéliens bombardaient surtout des endroits déserts en faisant peu de martyrs et de blessés. »

Mardi, les magasins de Gaza étaient plus fréquentés qu’un matin normal de Ramadan, le mois pendant lequel les musulmans jeûnent toute la journée, parce que les gens faisaient des stocks de produits de consommation.

« Cette opération va faire des morts à Gaza, » a dit Maher Azzam, un étudiant en droit du quartier al-Nasser de la ville de Gaza à Middle East Eye, mardi matin.

« Ça va être l’enfer ici, » a-t-il ajouté. « Personne ne pourra sortir de chez lui parce qu’Israël va viser tout ce qui bouge à Gaza. »

Les précédentes agressions militaires israéliennes en 2008-2009 et en 2012 ont contraint des milliers de Gazaouis à rester enfermés chez eux pendant des jours et des jours.

Pourtant ce sont dans les maisons privées que les Israéliens ont tué le plus de monde à la fois : 49 Palestiniens de la famille Samouni 2009 et 12 dans la maison des Dalou en 2012.

Et comme Israël recommence à viser les maisons privées, les Palestiniens ne sont pas plus à l’abri dans leur maison aujourd’hui que ceux qui ont été tués dans leurs maisons lors des précédents raids.

« Ils vont tuer des citoyens et détruire des maisons comme d’habitude mais à une bien plus vaste échelle, » a dit Azzam.

Une guerre contre les moyens de subsistance

Avec la fermeture du terminal de Kerem Shalom, la seule route que peuvent emprunter les importations de Gaza, à toutes les marchandises, sauf l’essence, la pression israélienne s’est accrue sur l’enclave.

Les familles de 377 prisonniers palestiniens ont été interdites de visite pendant plusieurs semaines.

Dimanche, Israël a réduit la zone de pèche autorisée aux pécheurs de Gaza de 6 miles nautiques, la distance maximum autorisée suite aux accords conclus avec les groupes palestiniens armés pour mettre fin au conflit de 2012, à 3 miles nautiques.

Le ministre palestiniens de l’agriculture a déclaré que cette décision qui s’est accompagnée de menaces de tirer sur les contrevenants était une « guerre contre des milliers de pécheurs palestiniens et leurs moyens de subsistance ».

Nizar Ayyash, un porte-parole du syndicat des pécheurs de Gaza a dit à Ma’an News que les pécheurs allaient continuer de pécher dans les 6 miles nautiques et qu’ils « verraient bien si on allait leur tirer dessus. »

L’opération israélienne dans la bande de Gaza s’accompagne d’une offensive en Cisjordanie. Depuis le 12 juin, l’armée israélienne a tué au moins 5 Palestiniens – Mustafa Hosini Aslan, Mahmoud Jihad Muhammad Dudeen, Ahmed Said Soud Khaled, Muhammad Ismail Atallah Tarifi, et Yousef Abu Zagha – et en a emprisonné plus de 830.

Pendant la même période, 17 Palestiniens ont été tués et plus de 50 ont été blessés dans la bande de Gaza, a annoncé, mardi, le ministre palestinien de la santé.

« Cette fois-ci ce n’est pas seulement une escalade à Gaza, » a dit Harazeen. « Cela s’accompagne de raids en Cisjordanie et dans la Palestine occupée depuis 1948. On peut parler d’une agression contre toute la Palestine. Ce qui se passe en Cisjordanie affecte la population de Gaza et ce qui se passe à Gaza affecte la Cisjordanie. »

Le Hamas a donné ses conditions pour un cessez le feu ; elles incluent les termes du précédent accord conclu avec Israël lors de la trêve de 2012 et la libération des Palestiniens libérés dans l’échange de prisonniers de 2011 qu’Israël a remis en prison.

« L’escalade va continuer, » dit Harazeen. « Je ne crois pas que les populations de la bande de Gaza et de Cisjordanie vont supporter ces attaques israéliennes sans rien dire. »

Les Gazaouis qui ont déjà enduré deux agressions miliaires au cours des six dernières années, semblent pour la plupart se résigner à cette nouvelle attaque et aux nouvelles épreuves à venir.

« La vie quotidienne à Gaza commence à se dégrader, » a dit Wafaa Abu Hajajj, journaliste à Gaza, lundi soir. « La population a peur d’une nouvelle guerre. Mais les Gazaouis sont forts. Après tout ce qu’ils ont subi, ils sont capables de faire face à n’importe quoi. »

Mardi matin, de bonne heure, les bombes ont commencé à tomber en quantité. « La population qui a supporté avec endurance les guerres précédentes, sera capable de supporter aussi celle-ci, » a affirmé Azzam.

* Joe Catron : New-Yorkais membre de ISM, Catron est un militant et journaliste qui vit à Gaza. 
Il a co-édité The Prisoners’ Diaries : Palestinian Voices from the Israeli Gulag, une anthologie de récits de prisonniers libérés en 2011. Son blog : http://joecatron.wordpress.com – son compte twitter : @jncatron.

Impérialisme et Nouvel Ordre Mondial: L’épouvantail Israël ne fait plus peur à personne…

Posted in actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 11 décembre 2012 by Résistance 71

Israël n’est plus qu’un tigre de papier

 

Thierry Meyssan

 

Le 10 Décembre 2012,

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article176898.html

 

 

La célébration du 25ème anniversaire du Hamas correspondait à la célébration de la victoire après la récente attaque israélienne. Or, cette brève guerre a profondément modifié la situation stratégique de l’État hébreu et a ressoudé une partie des combattants palestiniens.

Ainsi, le Hamas a autorisé les partisans du Fatah a manifester à Gaza lors de la reconnaissance de la Palestine comme État observateur à l’ONU, et vice-versa : le Fatah a autorisé les militants du Hamas à manifester en Cisjordanie. Plus encore, les quatre courants internes du Hamas semblent s’être rabibochés autour de Khaled Mechaal. Cette soudaine évolution traduit une prise de conscience. Les Palestiniens n’ont plus peur d’Israël et se reprennent à espérer en l’avenir.

Signe de cette confiance retrouvée, ils étaient des centaines de milliers à s’être rassemblés pour écouter les discours de leurs leaders, sans crainte de bombardements israéliens.

Durant cette guerre, la Résistance palestinienne a testé de nouveaux missiles d’une portée de 120 km (au lieu des 8 km de leurs habituels projectiles artisanaux). Ils ont sans difficulté passé la barrière du Dôme de fer, qui n’est capable d’intercepter que des roquettes primitives. Si l’on met en perspective cette capacité avec celle du Hezbollah depuis le Liban, c’est désormais la totalité du territoire israélien qui est à portée de frappe. Par conséquent, la défense israélienne basée sur la « profondeur stratégique » est caduque. Israël n’est plus défendable.

À Tel-Aviv, les services de renseignement assurent que la capacité de bombardement du Hezbollah a été multipliée par 400 depuis la guerre de 2006 (oui, ce n’est pas une faute de frappe, vous avez bien lu « multiplié par quatre cent »). En cas de guerre régionale, le territoire israélien serait donc ravagé en quelques mois.

Ce nouveau rapport de force apparaît lorsque l’on compare les agressions israéliennes. L’attaque du Liban en 2006 a duré 33 jours, celle de Gaza en 2009 a duré 22 jours, la récente n’en a duré que 8. Lors de la guerre de 2006, 200 000 Israéliens ont été contraints de se réfugier dans des abris pour échapper à la riposte du Hezbollah. Cette fois-ci, ils ont été 2 000 000 à se protéger des missiles des Palestiniens.

Pour la première fois, les Palestiniens, le Hezbollah et Téhéran ont revendiqué que ces nouveaux missiles sont de technologie iranienne. Or, dans le même temps, l’Iran a fait la démonstration de sa supériorité technique dans le domaine, certes limité, mais néanmoins crucial, des drones. Un gros avion sans pilote, télécommandé par le Hezbollah, a été capable de traverser tout Israël, du Liban jusqu’à Dimona, sans être repéré. Il n’a été vu et détruit que lorsqu’il survolait la centrale atomique. Tandis que lorsqu’un drone US a été vu au dessus de l’Iran, les Gardiens de la Révolution ont été capables d’en prendre le contrôle et de le faire atterrir, plutôt que de le détruire.

Les perspectives de Tel-Aviv ont complétement changé. Durant 64 ans, Israël avait intérêt à la guerre et espérait à chaque fois grignoter un peu de territoire. Désormais, Tel-Aviv doit éviter d’entrer en conflit à tout prix, car il n’y survivrait pas.

Dès lors, on comprend pourquoi la rhétorique du Hamas a changé. Durant son discours, pour la première fois, Khaled Mechaal a déclaré : « La Palestine est à nous, de la rivière (Jourdain) à la mer (Méditerranée) et du sud au nord. Nous ne ferons aucune concession, nous n’abandonnerons pas un seul pouce de notre terre ». En d’autres termes, il revendique non seulement Gaza et la Cisjordanie, mais toute la Palestine mandataire, y compris l’actuelle Jordanie. Prenant au mot la reconnaissance de la Palestine par l’ONU et l’abandon par Mahmoud Abbas du « droit au retour », le Hamas récuse la solution à deux États et revendique un État unique là où il y en a trois ; une position qui correspond précisément à celle de l’Iran depuis la Révolution de 1979.

« Nous ne reconnaîtrons jamais la légitimité de l’occupation israélienne (…) Israël n’a aucune légitimité et n’en aura jamais » a poursuivi Khaled Mechaal.

A contrario, cette nouvelle donne pousse Tel-Aviv à appuyer sans réserve le projet de Paris, Londres et Doha de saboter avant février l’accord de paix USA-Russie et d’attaquer la Syrie. C’est en effet la dernière fois qu’Israël pourra se lancer dans une aventure militaire.

Crimes impérialistes sioniste en Palestine: L’oppression israélienne et son narratif orwellien…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 17 novembre 2012 by Résistance 71

« Dans sa publication en 2003 ‘Combating Torture’, Amnesty International a conclu que beaucoup des méthodes utilisées dans le passé ont été remises au goût du jour et que la torture des Palestiniens détenus par le GSS était de nouveau très répandue… A part la torture systématique des détenus palestiniens, les organisations des droits de l’Homme ont documenté une brutalité généralisée sur les Palestiniens par les forces israéliennes. »

— Norman Finkelstein —

 

L’hypocrisie du massacre: Le narratif orwellien d’Israël sur la campagne de Gaza

 

Adrian Salbuchi

 

Le 16 Novembre 20102

 

url de l’article original:

http://rt.com/news/israel-gaza-campaign-hypocrisy-815/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’assaut d’Israël sur Gaza lève certains doutes sur l’intérêt réel de trouver une solution durable pour la paix qu’Israël prétend vouloir. La campagne a t’elle un objectif alternatif de déclencher une attaque sur l’Iran ?

Ceci est probablement la tragédie sans fin la plus importante au monde.Pour près de 65 ans maintenant, Israël a bombardé, incapacité et humilié les Palestiniens, détruisant leurs maisons au bulldozer et en plaçant Gaza dans un mode de verrouillage tel que cela le place au rang de plus grand camp de concentration au monde. Dans cette dernière rage de violence ayant eu lieu cette semaine, les deux côtés de la belligérance clament que l’autre a commencé. Qui sait ? A ce stade, cela a t’il encore une importance quelconque de savoir qui a commencé la violence ?

Mercredi 14 Novembre , un hélicoptère d’attaque israélien a tué le chef de la branche militaire du Hama, Ahmed Jabari, déclanchant une violente réaction du Hamas qui a fait pleuvoir les roquettes et missiles sur les ville du sud d’Israël, ce qui à terme a amené plus de raids aériens de la part d’Israël, tuant 19 personnes, en blessant plus de 100 et laissant six enfants morts.

Sur un air de déjà-vu, c’est l’opération “plomb durci” revisitée, mais cette fois-ci ils l’ont appelé “opération pilier de défense”.

De manière évidente, les leaders de l’extrême droite ne veulent pas d’un accord de paix avec les Palestiniens. C’est pourquoi, ils ont systématiquement saboté toute possibilité de parvenir à une solution pour deux états. Le dernier israélien honnête qui a tenté d’amener la paix fut l’ancien premier ministre Yitzahk Rabin, avant qu’il ne soit abattu dans les rues de Tel Aviv en Novenbre 1995, non pas par un fanaitique musulman, pas non plus par un néo-nazi, mais par un certain Ygal Amir, un fanatique sioniste de l’ultra-droite lié à la fois au mouvement fondamentaliste colonial et à l’agence de sécurité militaire israélienne du Shin-Beth.

Depuis lors, l’extrême droite d’apartheid d’Israël a mené la danse et va continuer de le faire bien plus maintenant que le parti d’extrême droite du Likud a mergé avec le parti Yisrael Beitenu d’Avigdor Lieberman. Peut-être que cette dernière volée de coups sur la Palestine est leur façon a eux de célébrer le nouveau Gross Partei…

‘Ne vous souciez pas de l’Amérique…’

L’ancien premier ministre Ariel Sharon est tristement célèbre pour avoir hurlé à ses collègues durant un débat très animé à la Knesset en Octobre 2001, qu’ils ne devaient pas se soucier outre mesure de l’Amérique et de sa réaction envers le matraquage de la Palestine par Israël parce que “Les juifs contrôlent l’Amérique”.

Il suffit de noter comment les politiciens américains  se pressent  devant les lobbys, les think tanks et les organisations pro-israéliennes comme l’AIPAC (le Comité américain-israélien des affaires publiques) l’ADL (Anti-Defamation League) et autres, et comment ils rivalisent de discours pro-israéliens dramatiques et passionnés, on est tenté de croire les paroles candides de M. Sharon.

Pendant la récente campagne présidentielle Barack Obama et Mitt Romney ont tous les deux essayé de trouver à dire des choses aussi convaincantes que le « je suis sioniste » de Joe Biden pour gagner, non pas seulement le vote et l’argent des Juifs américains mais aussi le vote sioniste de beaucoup d’Américains chrétiens  non juifs.

Aussi quand au début de la semaine l’ambassadrice américaine à l’ONU, Susan Rice, a soutenu ouvertement Israël et condamné les représailles du Hamas en parlant des « violences que le Hamas et d’autres organisations terroristes font subir à Israël », on peut difficilement être surpris.

Peu importe qui occupe le bureau ovale ; que ce soit un Démocrate ou un Républicain, les États-Unis soutiendront toujours Israël, sans réserves et sans réfléchir, chaque fois que ce pays décidera de porter de nouveaux coups aux Palestiniens.

Il va de soi que les médias internationaux et américains qui ont réussi à convaincre l’opinion publique que le « terrorisme » est toujours lié aux « fondamentalistes islamiques », s’associent de tout cœur à ce soutien. De fait, le Hamas est considéré comme illégitime avant même que ne commence le débat sur la solution de deux états. Il importe peu que le Hamas ait gagné démocratiquement les élections de 2006 en Palestine.

Il importe peu qu’Israël lui-même ait été fondé par de violents groupes terroristes comme Irgun Zvai Leumi, Stern et Hagganah qui ensuite ont fusionné pour devenir les si démocratiques Forces de Défense Israéliennes (IDF).

Ces groupes terroristes sionistes ont été dirigés par les pères fondateurs d’Israël qui sont ensuite devenus premiers ministres (et même un prix Nobel de la Paix) comme Menahem Beguin et Itzahk Shamir, eux qui au temps de leur « lutte pour la liberté » avaient fait sauter des hôtels avec les dizaines de personnes qui s’y trouvaient, assassiné des délégués de l’ONU, perpétré des centaines d’assassinats ciblés, imposé des politiques génocidaires qui ont causé la mort et la mutilation de centaines de milliers et chassé des millions de Palestiniens, hommes femmes et enfants, de chez eux au moyen des tactiques terroristes les plus barbares qui soient.

Voilà la logique israélienne en ce qui concerne la Palestine : Quand Israël vole la terre, les habitations et les moyens d’existence des Palestiniens, ils leur est interdit de se plaindre ; et s’ils osent rendre les coups, alors ils deviennent automatiquement des « terroristes ». Les États-Unis, l’Angleterre et la plus grande partie de l’Union Européenne sont apparemment d’accord avec Israël là-dessus…

Si c’est moi qui le fais, c’est bien ; si c’est toi, c’est mal…

C’est la raison pour laquelle ces pays ont catalogué le Hamas et le Hezbollah comme des « organisations terroristes ».

En vertu du simple bon sens politique, cependant, l’armée d’un pays, que ce soit les États-Unis, la Russie, la Chine, le Brésil ou Israël, reçoit ses ordres des leaders civils de la nation. Mais que se passe-t-il si, comme c’est le cas pour les Palestiniens, il vous est interdit d’avoir un état-nation ? Comment les Palestiniens peuvent-ils se défendre contre les tactiques terroristes israéliennes systématiques sans État, sans Nation et donc sans armée ? La raison pour laquelle le Hamas et le Hezbollah se sont constitués, c’est justement pour qu’ils aient un moyen de se défendre.

Il est évidemment facile de les disqualifier en les traitant « d’organisations terroristes » mais, en utilisant les mêmes critères, les puissances occidentales ne devraient-elles pas classer la Résistance Française par exemple, parmi les « organisations terroristes » puisqu’elle a refusé de se soumettre passivement à l’invasion militaire allemande de son pays ? Les Résistants auraient-ils dû renoncer à lutter pour ne pas être qualifiés de « terroristes » par le Oberkommando (grand état major) de Berlin ?

Et que dire des groupes terroristes qui ont assassiné le leader libyen Mouammar Kadhafi l’année dernière et de ceux qui mettent la Syrie à sac en ce moment. Ce sont « des combattants de la liberté », je présume, parce qu’ils combattent des régimes hostiles aux Américains ?

L’Occident doit comprendre qu’il ne peut pas avoir la chose et son contraire : soit les combattants de la Résistance française, Irgun et Stern, Hamas et Hezbollah, et des soulèvements syriens et libyens sont tous des « combattants de la liberté » soit ce sont tous des « organisations terroristes ». On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

Toutes les options sont sur la table…

Il y a peu, un porte-parole de l’IDF, dans le style va-t-en guerre de Baby Bush, a menacé non seulement les Palestiniens mais le monde entier, en disant que pour Israël « toutes les options étaient sur la table… » Il faut prendre au sérieux des paroles qui viennent du seul état du Moyen-Orient qui possède un arsenal nucléaire, d’autant plus que cet état a eu par le passé un comportement qui rend la menace tout à fait crédible.

Les Palestiniens doivent donc se préparer à une escalade de la violence dans les jours et les semaines à venir. Cette dernière flambée de violence va-t-elle être utilisée par Israël comme prétexte pour attaquer aussi le sud du Liban où le Hezbollah est très implanté (et où Israël a transité pendant sa énième invasion du Liban au milieu de 2006) ?

Assistons-nous à une escalade de la violence en vue d’une attaque armée contre la Syrie par l’OTAN/Turquie et « l’armée syrienne libre » (c’est à dire : Al-Qaeda, la CIA, le Mossad, et le MI6) ?

Cela fait-il partie de la stratégie d’Israël pour « réaliser son rêve ultime » qui est d’attaquer unilatéralement l’Iran ?

L’intensification de la violence généralisée au Moyen-Orient contribuera à convaincre Obama (et l’armée américaine) qu’il faut arrêter de tergiverser en ce qui concerne l’Iran et qu’il leur faut intervenir fermement à nouveau dans la région.

Israël a nommé sa dernière attaque de la série « choc et stupeur » : « Opération pilier de défense ». Un euphémisme orwellien du meilleur cru pour désigner cette nouvelle étape de la persécution des Palestiniens.

Si Israël a décidé de déclencher les feux de l’enfer au Moyen-Orient en préparation d’une attaque contre l’Iran, alors il est normal que la Palestine martyrisée soit (une fois de plus) la première cible des violences israéliennes. Mettons qu’Israël soit bien en train de déclencher une nouvelle guerre en Palestine, la question est : jusqu’où cela ira-t-il ?

Adrian Salbuchi est analyste politique, écrivain et animateur et commentateur à la radio et à la télévision en Argentine. http://www.asalbuchi.com.ar