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Colonisation Palestine: des soldats israéliens parlent des atrocités israéliennes à Gaza…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 5 mai 2015 by Résistance 71

Gaza: des soldats israéliens accusent l’armée d’usage indiscriminé de la force

 

Al Manar

 

5 Mai 2015

 

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=234826&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=22&s1=1

 

Une organisation israélienne donnant la parole à des soldats a publié lundi un document accusant l’armée israélienne d’avoir causé un nombre sans précédent de victimes civiles en recourant à la force sans discrimination pendant la guerre israélienne contre Gaza en 2014.

Dans le document compilant les témoignages anonymes de plus de 60 officiers et soldats ayant participé à la guerre de juillet-août 2014, « Briser le silence » dénonce une centaine de cas de mauvais comportements imputables pour une grande part au principe du « risque minimum » adopté par l’armée d’occupation israélienne pour protéger ses soldats.

Ce principe ainsi que les efforts déployés contre les résistants palestiniens « ont causé dans la population et sur les infrastructures civiles un nombre de victimes et des dégâts massifs et sans précédent », écrit « Briser le silence », qui offre une plateforme aux soldats israéliens pour s’exprimer anonymement et est l’un des bêtes noires des autorités d’occupation israéliennes.

« Briser le silence » dénonce l’hypothèse de travail de l’armée d’occupation selon laquelle, à la suite de ses frappes préparatoires et de ses avertissements aux civils, les zones où se déployaient ses soldats avaient été désertées par les civils, « faisant de chacun se trouvant dans la zone une cible légitime ».

Ouvrir le feu partout

Dans un témoignage recueilli par « Briser le silence », un soldat d’infanterie affirme que « les règles d’engagement dispensées aux soldats sur le terrain consistaient à ouvrir le feu, ouvrir le feu partout (…).

Le postulat de départ était qu’à partir du moment où nous entrions (dans la bande de Gaza pour la phase terrestre de l’opération, NDLR), quiconque osait montrer sa tête était un terroriste ».

Deux femmes tuées

Un soldat raconte que deux femmes marchant dans un verger avaient été repérées puis tuées simplement parce qu’elles étaient trop près des lignes israéliennes.

Après inspection des corps, il s’est avéré qu’elles n’étaient pas armées. « Elles ont quand même été listées comme terroristes. On leur avait tiré dessus, alors évidemment elles devaient être des terroristes », affirme le soldat amer.

Un viellard abattu

Un autre sergent relate comment un garde a ouvert le feu sur un vieux Palestinien approchant son poste parce qu’il redoutait qu’il ne se fasse exploser avec des grenades. Le vieillard atteint se tordait de douleur. Personne n’osait l’approcher de crainte que son corps ne soit piégé, dit le sergent.

« Tout le monde savait qu’il n’y avait que deux possibilités: soit nous le laissions mourir doucement, soit nous mettions fin à ses souffrances ». Les soldats l’ont finalement achevé.

Un autre sergent raconte comment son unité blindée a lâché une salve contre un immeuble au loin sur ordre de son commandant pour rendre hommage à un soldat tué.

Le document fait aussi état d’agressions, de pillage, de racisme et de vandalisme aux dépens des civils palestiniens. La conduite de la guerre « suscite de graves doutes sur la morale » de l’armée d’occupation israélienne, dit-il.

Le document est publié alors que les agissements des soldats israéliens pendant la guerre de juillet-août 2014 continuent d’être examinés à la loupe par l’ONU, par les Palestiniens qui veulent faire juger les dirigeants israéliens par la justice internationale pour crimes de guerre.

Le cofondateur de « Briser le silence », Yehuda Shaul, a indiqué à l’AFP que l’organisation avait écrit le 23 mars au chef d’état-major pour proposer une rencontre et qu’elle aurait été « plus qu’heureuse » de partager ses informations. « Malheureusement, nous n’avons jamais obtenu de réponse », a-t-il dit.

* * *

Article connexe: Pour l’armée israélienne, les Palestiniens ne sont pas des humains

Continuité du génocide en Palestine: La guerre promise de Gaza…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 1 mars 2015 by Résistance 71

Guerre sans merci

 

Israël se précipite vers la prochaine guerre à Gaza

 

Israël se dirige vers la prochaine éruption de violence avec les Palestiniens comme s’il s’agissait d’une sorte de catastrophe naturelle qui ne peut pas être évitée.

 

Par Gidéon Lévy – 26 février 2015

 

Scènes de l’été 2015 ? Une frappe israélienne à Gaza, juillet 2014

 

Source : http://normanfinkelstein.com/2015/02/26/war-without-mercy/ (http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.644219)

 

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

 

La prochaine guerre éclatera cet été. Israël lui donnera un autre nom puéril et elle aura lieu à Gaza. Il y a déjà un plan pour évacuer les communautés israéliennes le long de la frontière de la bande de Gaza.

Israël sait que cette guerre va éclater, et Israël sait aussi pourquoi – et il s’y précipite au grand galop les yeux bandés, comme si c’était un rituel cyclique, une cérémonie périodique ou une catastrophe naturelle qui ne peut être évitée. Ici et là, on perçoit même de l’enthousiasme.

Peu importe l’identité du Premier ministre et du ministre de la Défense – il n’y a aucune différence entre les candidats en ce qui concerne Gaza. Isaac Herzog et Amos Yadlin ne disent bien évidemment rien, et Tzipi Livni se vante du fait que grâce à elle, aucun port n’a été ouvert à Gaza. Le reste des Israéliens ne sont pas non plus intéressés par le sort de Gaza et bientôt, Gaza sera obligée de leur rappeler à nouveau sa situation tragique de la seule manière qui lui est laissée, les roquettes.

La situation de Gaza est désastreuse, épouvantable. Aucune mention n’en est faite dans le discours israélien, et certainement pas dans la campagne électorale la plus minable, la plus creuse qui se soit jamais tenue ici. Il est difficile de le croire, mais les Israéliens ont inventé une réalité parallèle, coupée du monde réel, une réalité cynique, insensible, enfouie dans le déni, alors que tous ces malheurs, la plus grande partie étant de leur propre fait, se déroulent à une courte distance de leurs maisons. Les nourrissons gèlent à mort sous les décombres de leurs maisons, les jeunes risquent leur vie et franchissent la clôture frontalière juste pour obtenir une portion de nourriture dans une cellule israélienne. Quelqu’un a-t-il entendu parler de cela ? Est-ce que quiconque s’en préoccupe ? Quelqu’un comprend-il que cela conduit à la prochaine guerre ?

Salma n’a vécu que 40 jours, comme l’éternité d’un papillon. C’était un bébé de Beit Hanoun, au nord-est de la bande de Gaza, qui est décédé le mois dernier d’hypothermie, après que son corps frêle ait gelé sous le vent et la pluie qui ont pénétré dans la hutte de contreplaqué et de plastique où elle vivait avec sa famille, depuis que leur maison a été bombardée.

« Elle a été gelée comme de la crème glacée », a déclaré sa mère au sujet de la dernière nuit de la vie de son nourrisson. Le porte-parole de l’UNRWA, Chris Gunness, a raconté l’histoire de Salma la semaine dernière dans le journal britannique The Guardian. Mirwat, sa mère, lui a dit que quand elle est née, elle pesait 3,1 kg. Sa sœur Ma’ez, âgée de trois ans, est hospitalisée pour des gelures.

Ibrahim Awarda, 15 ans, qui a perdu son père dans un bombardement israélien en 2002, fut plus chanceux. Il a décidé de traverser la barrière entre Gaza et Israël. « Je savais que je serais arrêté », a-t-il déclaré au journaliste du New York Times à Gaza la semaine dernière. « Je me suis dit, peut-être que je vais trouver une vie meilleure. Ils m’ont donné de la nourriture décente et m’ont renvoyé à Gaza. »

Ibrahim a été détenu pendant environ un mois dans deux prisons en Israël avant d’être rejeté vers la destruction, la misère, la faim et la mort. Trois cents habitants de Gaza se sont noyés dans la mer en Septembre dernier, dans une tentative désespérée de quitter la prison de Gaza. Quatre-vingt-quatre habitants de Gaza ont été arrêtés par les Forces de défense israéliennes dans les six derniers mois après avoir tenté d’entrer en Israël, la plupart d’entre eux seulement pour fuir l’enfer dans lequel ils vivaient. Neuf autres ont été arrêtés ce mois-ci.

Atiya al-Navhin, 15 ans, a également tenté d’entrer en Israël en Novembre, juste pour échapper à son sort. Des soldats de Tsahal ont ouvert le feu sur lui, il a été traité dans deux hôpitaux israéliens et est retourné à Gaza en Janvier. Maintenant, il est couché dans son domicile, paralysé et incapable de parler.

Quelques 150 000 personnes sans-abris vivent dans la bande de Gaza et environ 10 000 réfugiés sont dans les abris de l’UNRWA. Le budget de l’organisation a été dépensé après que le monde ait totalement ignoré son engagement à contribuer à hauteur de 5,4 milliards de dollars à la reconstruction de Gaza. L’engagement à négocier la levée du blocus sur Gaza – la seule façon d’éviter la prochaine guerre et celle d’après – a également été rompu. Personne n’en parle. Ce n’est pas intéressant. Il y a eu une guerre, des Israéliens et des Palestiniens y ont été tués pour rien, passons donc à la prochaine guerre.

Israël fera de nouveau semblant d’être surpris et offensé – les cruels Arabes l’attaquent à nouveau avec des roquettes, sans raison.

Colonialisme, Israël, médias et apartheid… Réflexions sur un super état voyou

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 23 novembre 2014 by Résistance 71

Excellente analyse de Daniel Vanhove à lire et diffuser sans modération…

— Résistance 71 —

 

L’info israélienne et ses relais ou… la nausée garantie

 

Daniel Vanhove

 

22 novembre 2014

 

url de l’article:

http://www.mondialisation.ca/linfo-israelienne-et-ses-relais-ou-la-nausee-garantie/5415503

 

Comme à chaque fois, il a fallu le meurtre de quelques juifs dans une synagogue de Jérusalem pour entendre les versions victimaires des représentants d’Israël accuser les Palestiniens de tous les maux et les tenir pour uniques responsables de l’état des choses dans le pays. Quand tout le monde sait que ceci n’est que la résultante d’une infâme occupation qui dure depuis plus de 65 ans…

Comme à chaque fois, il a fallu écouter nos journaleux faire semblant de s’interroger sur le pourquoi et le comment d’une telle tension dans la région, se demandant même – ô la perspicacité que voilà ! – si  l’on ne se trouvait pas à l’aube d’une 3è Intifada. Soulignant ainsi la morbidité de ces pervers à l’affût du moindre fait qui pourrait épicer leur bulletin d’informations insipides et faire grimper l’audimat…

Comme à chaque fois, il aura fallu suivre les habituels invités des grands médias venus relayer un méticuleux travestissement de l’information niant ce qui est l’évidence même, à savoir : les seuls réels obstacles à la paix dans la région sont les gouvernements successifs d’Israël et nos Etats complices qui les soutiennent…

Il n’y a là plus rien à démontrer. Tout a été dit. Tout a été écrit. Tout est vérifiable. Tout indique que le projet sioniste de cet Etat poursuit ouvertement une politique de colonisation effrénée, doublée d’un apartheid odieux, écrasant une population depuis des décennies dans la plus parfaite impunité. Et tout le monde sait – même ceux qui font semblant de l’oublier – que tous ces agissements sont en totale infraction avec le Droit international, et qu’aucun Etat ne pourrait faire le centième de ce qu’Israël s’autorise à l’encontre des Palestiniens sans que l’ensemble des pays se proclamant « démocratiques » ne lui tombent dessus à coups de sanctions drastiques et immédiates !

Seulement voilà… A force de n’avoir pas rappelé les limites à cet Etat voyou, personne n’ose aujourd’hui initier la chose, d’autant que les USA, autre Etat voyou s’il en est, le soutient de toutes parts malgré les gesticulations lamentables des différents secrétaires d’Etat valsant à tour de rôle dans cette tragi-comédie d’un soi-disant processus de paix inexistant, pour donner le change à la face du monde… avec pour résultat une colonisation qui n’a jamais été aussi rampante, invasive, envahissante et de plus en plus souvent meurtrière. De plus, il faudrait un courage qu’aucun responsable politique et médiatique n’a, préférant se concentrer, s’acharner sur le maillon faible du moment, à savoir, les pays arabo-musulmans dont les ressources pétrolières sont loin d’être étrangères à leur démantèlement programmé. Que pèse donc la vie d’un citoyen Arabe à côté d’un baril de pétrole !? Je vous laisse deviner…

Et maintenant que n’importe quel observateur un peu sérieux qui s’est rendu sur place suffisamment longtemps et a pu voir qu’aucun Etat palestinien n’est plus viable sur ce qu’il reste des bantoustans de Cisjordanie, le nouvel enjeu de ce plan sordide est désormais la ville de Jérusalem, proclamée « capitale éternelle et indivisible » par ces tarés de sionistes – aussi fous et dangereux que les djihadistes dont on nous rabâche les oreilles ces derniers mois – dont étrangement aucun média ne fait ses gros titres. L’on nous pointe chaque jour tel ou tel jeune européen reconnu sur des vidéos pour sa participation à des exactions sinistres perpétrées par « Daesh » mais on ne pipe mot sur ceux qui reviennent en toute tranquillité au pays après avoir servi dans l’armée israélienne et avoir participé aux massacres de la population de Gaza cet été. La question que les militants de la cause palestinienne doivent se poser d’urgence est de savoir comment contourner ces médias aliénés au grand capital, pour informer les citoyens de ce deux-poids deux-mesures intolérable dans le traitement de l’info. Je pense qu’il y a là un travail essentiel à fournir pour changer les choses.

Par ailleurs, depuis les crimes de guerre perpétrés contre la population exsangue du camp d’extermination de Gaza l’été passé, quelques pays de l’UE semblent soulever une paupière et avancent de manière toute symbolique leur reconnaissance d’un Etat palestinien. Faut-il s’en réjouir ? Sur la forme, ce sursaut tardif laisse songeur et l’on se dit « qu’il est bien tard »… Sur le fond, de quel Etat parle-t-on ? De cet archipel démantelé, à la dérive, avec Gaza comme camp d’extermination où sont parqués les plus déterminés ? Et une fois cette reconnaissance prononcée, que feront ces Etats européens qui auront ainsi rejoint les 135 pays qui l’ont reconnu depuis des décennies !? Ne cherchez pas : nos Etats européens ne feront rien ! Ils ne feront rien tant que les USA soutiendront Israël… Ils ne feront rien parce qu’ils en sont depuis toujours de zélés complices… Ils ne feront rien parce que les différents gouvernements israéliens ne sont absolument pas intéressés par une solution pacifique qui les contraindrait à des concessions… Ils ne feront rien parce que personne ne se mettra d’accord sur les frontières éventuelles de la Palestine sournoisement démantelée depuis 1948… Ils ne feront rien parce que dans le fond, tout le monde sait qu’un tel Etat moribond n’est pas viable tant qu’Israël a toute latitude pour intervenir comme bon lui semble sans que personne ne s’y oppose. Et de la sorte, tous nos Etats et leurs représentants signent par-là leur vile complicité avec Israël. Tous ceux-là sont donc de sinistres collabos ! Et un jour (peut-être ?) seront-ils traînés devant la Justice si tant est que cette dernière émerge des ténèbres, ce qui pour l’heure est loin d’être le cas…

Aujourd’hui, ceux-là préfèrent nous endormir avec leurs commémorations diverses à propos de la « graaande guerre » dont ils affirment l’indispensable devoir de mémoire pour ne pas oublier ni reproduire les mêmes erreurs… quand sous leurs yeux, ils laissent se perpétrer l’innommable ! Ces mêmes pédants cravatés qui prétendent donner des leçons de moralité et de civisme aux peuples dont ils ont la charge sont les premiers à ne tirer aucune leçon de l’Histoire. Suivis par une kyrielle de prétentieux se poussant sur les plateaux télé pour nous étaler leur petite érudition à propos de ce qu’ils auront ressassé sur fiches quelques jours auparavant mais n’ayant, eux non plus, pas le moindre regard sur l’inqualifiable qui se déroule sous leurs yeux. Ces mêmes arrogants toujours en retard d’une guerre, préférant celles du passé où ils ne risquent rien que celles du présent que par lâcheté ils ignorent… quand ils n’en falsifient pas les données ! A vomir, tous autant qu’ils sont…

Personnellement, je ne cède pas à ces visions travesties de la réalité. Et si je regrette profondément  certains actes désespérés de la résistance palestinienne qui sait fort bien qu’elle fait le sacrifice d’elle-même, je ne les condamne pas. Et me rappelle, sans faillir, qu’il y a bien un occupé et un occupant. Et je ne renverserai jamais les rôles. Quoi qu’il advienne.

Enfin, j’affirme qu’en l’état actuel des choses, il n’y aura jamais d’Etat palestinien digne de ce nom aux côtés d’un Etat israélien. Et tirant mes propres leçons de l’Histoire je pense que l’entêtement et l’aveuglement imbécile des représentants d’Israël les mène lentement à leur propre perte, tant l’Histoire nous indique justement qu’aucun Etat colonial moderne ne réussit dans son entreprise. Et que tous les empires d’un moment, pétris de leurs certitudes – Angleterre, France, Allemagne, URSS, et USA bientôt… – finissent tôt ou tard par s’effondrer et perdre leur hégémonie. Ce n’est qu’une question de temps. Et face à l’appendice israélien, les Palestiniens le savent fort bien. La différence entre ces derniers et les Israéliens est que, n’ayant plus rien à perdre, ils sont prêts à en payer le prix. Et cela, personne – ou bien peu – de ces irresponsables, ne semble en avoir pris conscience, ni dans quelle mesure…

Résistance politique: Comme tout état colonial, Israël n’a aucun droit d’exister…

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Cet excellent article de réflexion sur le colonialisme sioniste paru dans le quotidien Al-Akhbar, peut parfaitement s’appliquer au colonialisme occidental régissant, au moyen de ses états colons, des pays comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et de ce fait tous les pays du Commonwealth toujours sous dépendance de la “couronne” d’Angleterre, c’est à dire la City de Londres/Vatican et la Banque d’Angleterre, QG des Rothschild et des quelques familles du cartel banquier transnational. Les Palestiniens, comme tous les peuples originels indigènes de tous les continents, luttent pour un retour de leur souveraineté et leur auto-détermination en tant que collectif humain de droit naturel, vivant sur des terres ancestrales depuis des temps immémoriaux. C’est parce que nous sommes tous des colonisés, que nous sommes tous des Palestiniens.

~ Résistance 71 ~

 

Pardon, mais Israël n’a aucun droit d’exister

 

Sharmine Narwani

 

4 Août 2014

 

url de l‘article en français:

http://www.legrandsoir.info/pardon-mais-israel-n-a-aucun-droit-d-exister-al-akhbar.html

 

L’expression « droit d’exister » est entrée dans ma conscience dans les années 1990, tout comme le concept d’une solution à deux Etats est entré dans notre vocabulaire collectif. Dans chaque débat à l’université, quand un sioniste était à bout d’arguments, ces trois mots magiques étaient invoqués pour interrompre la conversation avec un « êtes-vous en train de dire qu’Israël n’a pas le droit d’exister ? » indigné.

Bien sûr, vous ne pouviez pas contester le droit d’Israël à exister – c’était comme nier le droit fondamental des Juifs d’avoir… des droits, avec toute la culpabilité de l’Holocauste jetée à la figure pour faire bonne mesure.

Sauf bien-sûr que je n’y suis pour rien dans l’Holocauste – et les Palestiniens non plus. Le programme de nettoyage ethnique méthodique en Europe de sa population juive a été employée de façon tellement cynique et opportuniste pour justifier le nettoyage ethnique de la nation arabe palestinienne, qu’il me laisse totalement indifférente. Je me suis déjà surprise – oh, stupeur – en train de lever les yeux au ciel en entendant Holocauste et Israël dans la même phrase.

Ce qui me trouble dans cette ère post-« solution à deux Etats », est l’audace même de l’existence d’Israël.

Quelle idée fantastique, cette notion qu’un groupe d’étrangers d’un autre continent puisse s’approprier une nation existante et peuplée – et convaincre la « communauté internationale » que c’était la chose juste à faire. Un tel culot me ferait rire si ce n’était pas aussi grave.

Encore plus flagrant est le nettoyage ethnique de masse de la population palestinienne indigène par les juifs persécutés, à peine remis de leur propre expérience de nettoyage ethnique.

Mais ce qui est vraiment effrayant, c’est la manipulation psychologique des masses dans la croyance que les Palestiniens seraient en quelque sorte dangereux – des « terroristes » déterminés à « jeter les juifs à la mer ». Je gagne ma vie avec les mots et l’usage du langage dans la création de perceptions m’intrigue. Cette pratique – souvent appelée « diplomatie publique » – est devenue un outil indispensable dans le monde de la géopolitique. Les mots, après tout, sont les blocs de construction de notre psychologie.

Prenez par exemple la façon dont nous sommes arrivés à percevoir le « différend » israélo-palestinien et toute résolution de ce conflit qui perdure. Ici, je vais généreusement emprunter des passages d’un article précédent…

Les États-Unis et Israël ont déterminé le discours mondial sur cette question, en définissant des paramètres strictes qui limitent de plus en plus le contenu et l’orientation du débat. Tout discussion en dehors de ces paramètres, jusqu’à récemment, était largement considérée comme irréaliste, improductive et même subversive.

La participation au débat est réservée à ceux qui souscrivent à ses grands principes : l’acceptation d’Israël, son hégémonie régionale et sa supériorité militaire ; l’acceptation de la logique douteuse sur laquelle est fondée la revendication de la Palestine par l’Etat juif ; et l’acceptation de quels sont les interlocuteurs, mouvements et gouvernements acceptables ou non dans toute solution au conflit.

Des mots comme colombe, faucon, militant, extrémiste, modéré, terroriste, islamo-fasciste, négationniste, menace existentielle, mollah fou déterminent la participation de certains à la solution – et sont capables d’en exclure d’autres instantanément.

Ensuite, il y a le langage qui préserve « le droit d’Israël à exister » sans poser de questions : tout ce qui invoque l’Holocauste, l’antisémitisme et les mythes sur les droits historiques des Juifs à la terre léguée par le Tout-Puissant – comme si Dieu était un agent immobilier. Ce langage ne vise pas seulement à empêcher toute contestation de la connexion juive à la Palestine, mais cherche surtout à punir et à marginaliser ceux qui s’attaquent à la légitimité de cette expérience coloniale moderne.

Mais cette pensée collective n’a abouti à rien. Elle n’a fait qu’occulter, distraire, dévier, esquiver, et diminuer, et nous ne sommes pas plus près d’une solution satisfaisante… parce que la prémisse est fausse.

Il n’y a pas de solution à ce problème. C’est le genre de crise où vous constatez votre échec, réalisez vos errements et rebroussez chemin. C’est Israël qui est le problème. C’est la dernière expérience coloniale des temps modernes, une expérience menée au moment même où de tels projets s’effondraient partout dans le monde.

Il n’y a pas de « conflit israélo-palestinien » – qui laisserait entendre une sorte d’égalité dans la puissance, la souffrance et les éléments concrets négociables. Mais il n’y a pas la moindre symétrie dans cette équation. Israël est l’occupant et l’oppresseur. Les Palestiniens sont occupés et opprimés. Qu’y a-t-il à négocier ? Israël détient toutes les cartes. Ils peuvent rendre des terres, des biens, des droits, mais même cela est une absurdité – car qu’en est-il du reste ? Pourquoi ne pas rendre toutes les terres, tous les biens et tous les droits ? Pourquoi auraient-ils le droit de garder quoi que ce soit – en quoi l’appropriation des terres et des biens avant 1948 est-elle fondamentalement différente de l’appropriation des terres et des biens après cette date arbitraire de 1967 ?

En quoi les colonialistes d’avant 1948 sont-ils différents de ceux qui ont colonisé et se sont installés après 1967 ?

Permettez-moi de me corriger : les Palestiniens ont bien une carte en main qui fait saliver Israël – la grande revendication à la table de négociation qui semble contenir tout le reste. Israël aspire à la reconnaissance de son « droit d’exister ».

Mais Israël existe déjà, non ?

En fait, ce que Israël craint plus que tout c’est sa « délégitimation ». Derrière le rideau de velours, voici un Etat construit sur des mythes et des récits, protégé uniquement par un géant militaire, des milliards de dollars d’aide des États-Unis et un seul veto au Conseil de sécurité de l’ONU. Rien d’autre ne se dresse entre cet Etat et son démantèlement. Sans ces trois choses, les Israéliens ne vivraient pas dans une entité qui est devenue « le lieu le plus dangereux au monde pour les Juifs. »

Retirez tout le discours et tout le vernis de la propagande, et vous réalisez rapidement qu’Israël n’a même pas les bases d’un Etat normal. Après 64 ans, il n’a pas de frontières. Après six décennies, il n’a jamais été plus isolé. Plus d’un demi-siècle plus tard, et il a besoin d’une armée gigantesque simplement pour empêcher les Palestiniens de rentrer chez eux à pied.

Israël est une expérience ratée. Il est sous assistance respiratoire – débranchez ces trois tubes et il est mort, ne survivant que dans l’esprit de quelques étrangers qui se sont gravement fourvoyés en pensant qu’ils pouvaient réussir le casse du siècle.

La chose la plus importante que nous pouvons faire dans l’optique d’un seul État est de nous débarrasser rapidement du vieux langage. Rien n’était vrai de toute façon – ce n’était que le langage employé dans un « jeu » particulier. Développons un nouveau vocabulaire de possibilités – le nouvel Etat sera la naissance de la grande réconciliation de l’humanité. Musulmans, chrétiens et juifs vivront ensemble en Palestine comme ils le faisaient auparavant.

Les détracteurs peuvent aller se faire voir ailleurs. Notre patience s’amenuise comme la toile des tentes dans les camps de purgatoire où vivent les Palestiniens depuis trois générations.

Ces réfugiés exploités de tous parts ont droit à ces beaux appartements – ceux qui ont des piscines au rez-de-chaussée et un bosquet de palmiers à l’extérieur du hall d’entrée. Parce que l’indemnité qui leur est due pour cette expérience occidentale ratée sera toujours insuffisante.

Et non, personne ne hait les Juifs. C’est l’argument de dernier recours qu’on nous hurle aux oreilles – le dernier « pare-feu » pour protéger ce Frankenstein israélien. Ca ne m’intéresse même plus d’insérer les mises en garde habituelles censées prouver que je ne hais pas les Juifs. C’est impossible à prouver et franchement, l’argument n’est qu’un alibi. Si les Juifs qui n’ont pas vécu l’Holocauste en ressentent encore la douleur, qu’ils s’arrangent avec les Allemands. Qu’ils exigent une portion importante de terres en Allemagne – et bonne chance à eux.

Quant aux antisémites qui salivent sur un article qui s’en prend à Israël, allez faire un tour ailleurs – vous faites partie de la cause qui a provoqué ce problème.

Les Israéliens qui ne voudront pas partager la Palestine comme des citoyens égaux avec la population palestinienne indigène – ceux qui ne voudront pas renoncer à ce qu’ils ont demandé aux Palestiniens de renoncer il y a 64 ans – pourront prendre leur deuxième passeport et rentrer chez eux. Ceux qui resteront feront mieux d’adopter une attitude positive – les Palestiniens ont montré leur capacité à pardonner. Le niveau du carnage qu’ils ont subi de la part de leurs oppresseurs – sans riposte comparable – démontre une retenue et une foi remarquables.

Ce sera moins la mort d’un Etat juif que la disparition des derniers vestiges du colonialisme moderne. Ce ne sera qu’un rite de passage – tout se passera très bien. A ce stade particulier du 21e siècle, nous sommes tous, universellement, des Palestiniens – et corriger cette injustice constituera un test de notre humanité collective, et personne n’a le droit de rester les bras croisés.

Israël n’a pas le droit d’exister. Brisez cette barrière mentale et dites-le : «  Israël n’a pas le droit d’exister ». Savourez-le, tweetez-le, postez-le sur Facebook – et faites-le sans y réfléchir à deux fois. La délégitimation est là – n’ayez pas peur.

La Palestine sera moins douloureuse qu’Israël ne l’a jamais été.

 

 

= Source de l’article original en anglais:

http://english.al-akhbar.com/blogs/sandbox/excuse-me-israel-has-no-right-exist

Guerre colonialiste de Gaza: Nouvelles de l’autre côté du miroir de la propagande sioniste…

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Un régiment de la brigade Golani israélienne arrêté !

 

IRIB

 

4 Août 2014

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/335675-israël-un-régiment-de-la-brigade-golani-arrêté

 

La hiérarchie au sein de l’armée israélienne vient de donner l’ordre de l’arrestation de tous les membres d’un régiment de la brigade élite, Golani, pour cause de refus de poursuivre la guerre.  selon le site israélien 0404, les commandants de l’armée israélienne ont donné l’ordre de l’arrestation de tous les membres de ce régiment qui ont refusé d’un commun accord de poursuivre la guerre!! selon les informations qui parviennent de l’intéroeur d’Israël, de nombreux militaires , soldats et officiers, ont désormais peur de faire face aux combattants palestiniens !! la brigade Golani a subi de très lourdes pertes dès le premier jour de l’offensive terrestre israélienne contre Gaza. cette brigade élite a été décapitée et a aussi perdu son commandant adjoint tout comme 13 de ses soldats . selon les analystes l’armée israélienne surprise a été amené à se retirer de Gaza puisque ses effectifs désobéissent de plus en plus à leur hiérarchie.

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Autopsie de la défaite israélienne à Gaza

4 Août 2014

 RIB

Selon le site proche du renseignement de l’armée israélienne, le retrait des soldats israéliens de Gaza et ce, sans qu’aucun des objectifs militaires soit atteint est un très mauvais signe : cela montre bien qu’Israël s’est engagé dans une guerre d’usure et que les calcules de Netanyahu ont été faussés.  » Alors que le premier contingent des troupes israéliennes s’est retiré samedi de la bande de Gaza, Netanyahu a promis de poursuivre l’offensive Roche invincible . mais aussitôt après , il a affirmé au cours d’un point de presse que l’armée agira en fonction des besoins sécuritaires d’Israël et seulement en fonction de ces besoins » . les experts de Debka accusent ensuite Netanyahu et son ministre de la Guerre, Yaalon d’avoir commis quatre erreurs dans leur évaluation de la guerre :  »

1 -Le fait que le Hamas cherche à tout prix une trêve

2- le fait que les tunnels sous terrains ont été en majorité localisés et détruits

3- le fait que le Hamas devra mettre trop longtemps à se remettre du coup fatal que lui a porté Israël pendant 25 jours de son offensive

4- le fait que le Hamas finira par arrêter le tir de ses missiles et de ses roquettes une fois qu’il aura senti et constaté de ses yeux l’ampleur des dégâts infligés à la population de Gaza »
Après avoir mis en avant cette évaluation, Debka ajoute :  » les slogans des autorités israéliennes ces quatre dernières semaines renvoient en effet à ces quatre fausses hypothèses. samedi soir, le climat a soudain changé et les discours se sont modifiés : on a eu droit à entendre les phrases telles que : « Pas de compromis, seulement la dissuasion »,  » Aucune trêve n’aura lieu »,  » nous irons mettre un terme à notre opération de façon unilatérale quand nos besoins sécuritaires le dictent ». Ces nouveaux slogans découlent en effet de la décision d’Israël de ne pas envoyer de délégués aux pourparlers de cessez le feu au Caire qui ont débuté dimanche. les dirigeants politiques ont tenté à leur manière de tempérer les effets du retrait de troupes de certaines localités de Gaza et de leur redéploiement derrière les frontières suivant une nouvelle configuration. Rafah restait toutefois sous contrôle israélien » . Debka s’intéresse ensuite à la question des tunnels :  » En dépit de plusieurs semaines de guerre, l’armée israélienne n’a été capable que de pénétrer de 1 à 3 kilomètres à l’intérieur de Gaza . les régions de l’ouest de Gaza restent toujours intacts. donc les soldats israéliens ne peuvent que neutraliser le danger de ceux des tunnels qui s’ouvrent dans la secteur orientale ou en d’autres termes qui ont une entrée sur le sol israélien.  à vrai dire, l’armée israélienne n’a détruit qu’une partie des tunnels qui mènent au territoire israélien. » Debka relève ensuite le troisième aspect de la défaite israélienne à Gaza : « plus d’un tiers des missiles et des roquettes palestiniens dont le nombre total est de 9000 restent intacts. c’est un nombre largement suffisant pour envoyer les ressortissants israéliens dans les abris et ce, dans une vaste région ». Debka conclut ensuite :  » cette hypothèse selon la quelle il faut bien longtemps avant que le Hamas puisse retrouver ses forces vives risque de faire aussi long feu dans la mesure où l’Iran et le Hezbollah pourraient à la limite décider de voler au secours de leur allié palestinien !! en tout état de cause , si l’armée israélienne finit par retirer le gros de ses troupes de Gaza avant qu’elle ne parvienne à ses objectifs, les colonies du sud d’Israël feront tôt de tomber dans un cycle infernal de guerre d’usure et Israël sera amené à lancer une nouvelle offensive terrestre contre Gaza « …

Source:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/335672-gaza-l-autopsie-de-la-défaite-d-israël-par-debka

Résistance palestinienne: Bibi le tueur d’enfants pleurniche chez ses maîtres yankees pour une aide au cessez-le-feu…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 30 juillet 2014 by Résistance 71

Nétanyahou a hissé le drapeau blanc !

 

Abdoul Bari Atwan

 

30 juillet 2014

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/334988-netanyahu-a-levé-le-drapeau-blanc-par-abdul-bari-atwan

 

Selon le célèbre journaliste et spécialiste du monde arabe,

Abdul Bari Atwan, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu a levé le drapeau blanc, en demandant aux Etats-Unis d’aider à sceller un cessez-le-feu. Dans son récent article publié dans l’édition électronique du quotidien al-Ray al-Youm, Abdul Bari Atwan écrit : « Le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry a dit avoir eu au téléphone mardi le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu qui a lui demandé à aider, de nouveau, à sceller un cessez-le-feu. Cette déclaration de John Kerry signifie que le Premier ministre israélien a levé le drapeau blanc et s’est bien aperçu qu’il n’obtiendra aucune victoire, petite ou grand,e, dans son agression barbare ».

Tout louant les forces de la résistance palestinienne pour avoir asséné des coups lourds aux occupants, Abdul Bari Atwan poursuit : « Netanyahu a mis de côté son orgueil et son arrogance, pour supplier son « sauveur » américain d’intervenir. La reddition de Netanyahu est intervenue, grâce aux vaillants combattants dans la bande de Gaza qui ont surpris le monde entier, par leur gestion extraordinaire de la guerre, leur endurante et leur vaillante résistance face à l’occupation, leurs produits militaires, leur confiance en soi, leurs martyrs, et en tournant le dos à tous les comploteurs arabes, à leurs argents et à leurs arsenaux d’armes qui ne sont utilisés que tuer leurs propres peuples ». Et atwan de rappeler : « Netanyahu qui a mené, Lundi, d’élargir son offensive terrestre, a envoyé ses avions de combat pour tuer 10 enfant. Il a comprend bien qu’il a perdu cette guerre. Donc, il a décidé de prendre la clé du champ pour réduire ses pertes et ses dégâts. Netanyahu pensait que la guerre serait simple et facile. Il imaginait que comme les précédentes guerres, il tuera par des raids aériens des centaines de personnes innocentes et puis les arabes du camp « modéré », prétendant à la pensée et à l’esprit de réalisme et de paix, interviendraient pour jouer leur rôle et établir le cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Mais cela ne s’est pas produit pour la première fois dans l’histoire des affrontements entre les Arabes et Israël, car les combattants de la résistance ont rejeté toutes les propositions du cessez-le-feu n’incluant pas, pleinement, leurs conditions pour la levée du blocus de Gaza. » l’évolution la plus importante survenue, cette fois-ci, était le soutien total et sans précédent populaire à toute tendance de la résistante et la plus grande disponibilité à faire du sacrifice et du dévouement pour faire face aux agressions, avec l’entre-aide populaire, la confiance en soi et la foi en la victoire ».

Et Atwan d’ajouter : « Les tunnels demeurent et symbolisent l’innovation des combattants dans la bataille. Les missiles s’abattant comme une pluie sur les territoires occupés, sur les villes et colonies à population sioniste, dont Tel-Aviv, Haïfa, Yafa, Quds, Ashkelon et Ashdod. Ils exposent, à tout moment, l’aéroport de Ben Gourion au danger de la fermeture. La précision de ces missiles sera optimisée et et ils seront munis des vecteurs beaucoup plus destructeurs.

Tout en critiquant, vivement, ceux des pays arabes « alliés d’Israël et inquiets de la culture de la résistance », il indique : « les complices arabes sont beaucoup plus paniqués que les Israéliens de la culture de la résistance et nous sommes surs qu’ils seront atteint de déception et savoureront la défaite, après que le Premier ministre israélien ait levé le drapeau le drapeau blanc pour supplier Kerry de le sauver, car « leur héros » israélien n’a pas pu satisfaire leurs attentes d’anéantir la résistance, de la désarmer, et de conduire la bande de Gaza à un compris de paix et de tractation économique. Ils ont commis cette erreur, car ils ne connaissent pas leur peuple palestinien, ni sa forte détermination et sa confiance en soi ».

Et Atwan d’ajouter : « Au cours de ces trois semaines de l’offensive et de l’agression israélienne contre Gaza, les médiateurs arabes ont observé le silence dans l’attente de la victoire de Netanyahu, en pronostiquant que les habitants de Gaza finiraient par lever le drapeau blanc, mais leur attente a duré, longtemps, poussant certains d’entre à parler, tout comme par exemple, l’ancien chef des services secrets de l’Arabie Saoudite qui a réprimandé la victime « la population de Gaza » et innocente le bourreau( le régime israélien ».

« Le premier ministre israélien a reculé, d’une manière humiliante, car il a vu comment ses militaires et officiers étaient abattus, lors des combats avec les combattants de la résistance. Les combattants surgissaient des tunnels souterrains et affrontaient, vaillamment, avec eux, l’exemple le plus manifeste est ce qui s’est passé dans la colonie à population sioniste, « Nahal Oz », au nord de la Bande de Gaza où les combattants palestiniens ont tué 10 militaires israéliens et blessé des dizaines d’autres.

Et Abdul Bari Atwan de marteler : « la légitimité est la résistance ;et la résistance est la légitimité. Le processus des changements a commencé. Ce processus démarrera du cimetière des martyrs, des tunnels de Gaza, des bras des combattants palestiniens, des combattants qui ont créé le miracle de la victoire ».

Résistance politique: Après le Liban en 2006, Israël vaincu à Gaza en 2014 (Hassan Nasrallah)

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“La Résistance a émergé comme réaction à l’occupation israélienne, qui a commencée en Palestine et s’est étendue aux autres régions arabes. Dès lors, aussi longtemps que continuera l’occupation israélienne la résistance persistera, car elle émane d’une croyance fondamentale en l’élimination de toute occupation et ne représente par une condition temporaire ou disparate.”

“La paix mondiale ne peut réellement se produire que si les nations et les populations sont libres d’exprimer leur existence et de réaffirmer la liberté et l’indépendance des peuples…”

~ Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah, 2005 ~

 

=> Note de Résistance 71 sous l’article…

 

Israël vaincu à Gaza en 2014 comme au Liban en 2006

Hassan Nasrallah (Hezbollah)

 

27 juillet 2014

 

url de l’article:

http://www.legrandsoir.info/hassan-nasrallah-hezbollah-israel-vaincu-a-gaza-en-2014-comme-au-liban-en-2006.html

http://sayed7asan.blogspot.com/2014/07/hassan-nasrallah-israel-vaincu-gaza-en.html

 

Discours de Sayed Hassan Nasrallah à l’occasion de la journée mondiale de Al-Qods (Jérusalem), 25 juillet 2014

Retranscription :

Dans ce contexte, survient la guerre terroriste israélienne contre la bande de Gaza, depuis plusieurs jours. Et c’est dans un contexte similaire qu’a eu lieu la guerre contre le Liban en 2006 et contre Gaza en 2008. A chaque fois, quel était l’objectif de la guerre ? Ecraser, humilier, briser, imposer la reddition, retirer les armes, ôter tout point fort dont on dispose, amener au désespoir, convaincre qu’il n’y a pas d’autre choix que de se rendre à Israël… Mais en 2006 comme en 2008, les résultats ont été différents.

Aujourd’hui encore, nous au Liban, et dans l’atmosphère et le souvenir de la guerre de juillet (2006), nous pouvons comprendre, saisir, ressentir et nous rendre compte de manière complète de tout ce qui arrive à Gaza et à notre peuple à Gaza en juillet 2014, car c’est la même chose que ce qui nous est arrivé ici en juillet 2006.

Depuis le prétexte – je fais un bref rappel – depuis le prétexte de l’enlèvement des trois colons, (et pour nous) le prétexte des deux prisonniers (soldats israéliens capturés en 2006), (on voit les similitudes) dès le prétexte de la guerre. Et est-ce que c’était la vraie raison de la guerre ? Israël qui veut profiter de toutes les occasions, Israël qui a pensé et considéré que la bande de Gaza, sous blocus depuis des années, avec les conditions régionales et internationales actuelles, le moral des gens, etc., Israël a considéré cela comme l’occasion en or, historique pour soumettre Gaza, la briser, y mettre fin – pour Israël cette occasion se présentait maintenant.

Comme pour le projet de guerre de 2006 qui apportait avec lui (un projet pour) un Nouveau Moyen-Orient – vous vous souvenez de (la phrase de) Madame Condoleeza Rice… Aujourd’hui je vais rester sérieux et ne me moquer de personne. Israël a manipulé l’enlèvement des trois colons – et jusqu’à présent on ne sait pas qui les a enlevés et qui les a tués, jusqu’à ce jour on ne le sait pas, ce n’est pas sûr. Au moins, en 2006, on savait qui avait capturé les deux soldats israéliens. L’oppression et l’injustice à Gaza sont encore plus grandes.

Une opération d’enlèvement a été (faussement) attribuée aux Palestiniens, aux mouvements de la Résistance, et ils en ont pris prétexte pour mener cette guerre dans ces circonstances. Eh bien, avec le prétexte de la capture des colons, (ils en sont venus) à la guerre avec des bombardements aériens, à des milliers d’incursions et de frappes aériennes, au bombardement continuel de Gaza par l’artillerie – tout cela vous vous en souvenez, nous étions tous ensemble durant la guerre de juillet 2006 –, jusqu’aux frappes par les navires de guerre, aux massacres, au meurtre des femmes, des enfants, des civils, à la destruction des maisons, des écoles, des mosquées, et plus encore qu’au Liban, la destruction des églises également. Jusqu’au déplacement des gens, forcés de quitter leurs maisons, jusqu’à l’opération terrestre qui a commencé il y a quelques jours. Jusqu’au silence de la communauté internationale, d’une partie de la communauté internationale, et la collaboration d’une partie de la communauté internationale. Aujourd’hui, l’Amérique couvre cette guerre depuis les premiers instants et la soutient financièrement, militairement, par les médias et par leur prise de position politique, et l’Occident fait de même. Le Conseil de Sécurité et les Nations Unies également. Jusqu’à la collaboration de certains régimes arabes, et au silence de certains d’entre eux. Jusqu’au fait de faire porter à la Résistance la responsabilité du sang versé, des martyrs, et de tout ce que subit la bande de Gaza, et d’innocenter l’ennemi de ces crimes et de ces massacres.

Mais face à cela, (il y a) cette Résistance extraordinaire du peuple, cet attachement du peuple de Gaza à la Résistance, et le fait qu’il compte sur elle, qu’il supporte admirablement les douleurs, les souffrances, les blessures, les tueries, les déplacements. Cette performance unique et exceptionnelle de la part des factions de la Résistance, cette persévérance et cette endurance politiques face à toutes les pressions internationales et régionales.

Mais au final, je dis à notre peuple à Gaza, à notre peuple palestinien, à vous, à tous ceux qui écoutent, au final, qui est-ce qui va emporter la décision ? Ou plutôt qu’est-ce qui permet d’emporter la victoire ? Trois choses, dans la voie des trois éléments en or : la réalité du terrain, l’endurance du peuple, l’endurance politique. La réalité du terrain, l’endurance du peuple, l’endurance politique. Voilà ce qui permettra de l’emporter.

Durant la guerre de juillet 2006 – pour bénéficier de l’expérience et des leçons –, Israël, dès le premier jour, a fixé des objectifs très élevés, puis a dû les revoir à la baisse, les revoir, les revoir… La dernière semaine de la guerre, celui qui intercédait en faveur de la fin de la guerre était Israël. Pourquoi ? Et je me réfère là aux Mémoires de George Bush et aux Mémoires de Condoleeza Rice, où ils racontent comment, pendant les deux dernières semaines, Ehud Olmert insistait instamment auprès d’eux en leur disant que si on poursuit la guerre, Israël va disparaître.

Nous-mêmes, en toute humilité, la Résistance au Liban, avons été surpris par de telles conclusions. Comment, Israël aurait disparu si la guerre s’était poursuivie ? Au moment où certains régimes arabes disaient à Israël : « Finissez-en avec eux, éradiquez-les » – tout cela se répète à présent – « Finissez-en avec eux, éradiquez-les, ou au moins imposez-leur des conditions humiliantes, ne vous arrêtez pas. » Mais Israël lui-même en est arrivé à un point où il ne pouvait pas poursuivre la guerre, et il a appelé les Américains au secours – car lorsque les Américains ont une volonté véritable, toute la région s’y plie, et c’est ce qui s’est passé, et tout a bien marché. N’est-ce pas ce qui s’est passé durant la guerre de juillet (2006) ?

Voilà ce qui a changé l’équation : 1/ la réalité du terrain, le terrain des Résistants héroïques ; 2/ la persévérance du peuple, des femmes, des enfants, des hommes, des civils dans toutes les régions, et surtout dans celles qui étaient prises pour cibles par les bombes et les tueries ; 3/ et la persévérance, l’endurance politiques. Aujourd’hui encore, pour cette guerre actuelle, je vous dis : le seul espoir des Palestiniens – regardez, si on laisse la question entre les mains des Américains, de l’Occident, et de beaucoup d’Arabes, ils diront « saisissez cette occasion, finissez-en. Finissez-en. » Si quelqu’un considère – certains disent « Finissez-en avec le Hamas ». Ils ne vont pas en finir avec le Hamas (seulement), mais avec le Hamas, le Jihad Islamique, et toutes les factions palestiniennes. Ce qui est visé à Gaza, c’est la Résistance, les armes de la Résistance, la volonté de la Résistance, la culture de la Résistance, l’espoir dans la Résistance.

Aujourd’hui, tel ou tel jour, la Résistance a tel ou tel nom, puis tel autre jour elle aura tel autre nom, comme cela s’est produit pour nous au Liban, comme cela se passe en Palestine, les noms sont distincts et évoluent. Mais la cible n’est pas seulement le Hamas. La cible est toute la Résistance en Palestine. Tout tunnel à Gaza. Toute roquette à Gaza. Toute Kalachnikov à Gaza. Toute arme de poing à Gaza. Bien plus, tout sang résistant qui coule dans les veines des habitants de Gaza. Telle est la cible actuellement.

L’horizon (pour la Résistance) est que vienne un stade où Israël lui-même voie qu’il ne peut pas poursuivre (la guerre). C’est ce qui s’est passé en juillet 2006. Il n’a pas pu poursuivre, « au secours les Américains, trouvez-nous une issue. » Voilà ce qui s’est passé en 2006. Naturellement, le verdict du Conseil de Sécurité a condamné la Résistance, mais l’important est ce qui s’est passé après la condamnation, voilà ce qui compte.

Je vous le dis aujourd’hui, Gaza, aujourd’hui même, alors qu’elle enterre ses martyrs et qu’elle combat, Gaza a gagné selon la logique de la Résistance. Lorsqu’on arrive au 18e jour, et que les sionistes, et avec eux le monde entier, se révèlent incapables de réaliser un seul des objectifs de la guerre contre Gaza, cela signifie que la Résistance a gagné à Gaza. Et je vous dis également, depuis la position de quelqu’un qui connaît le terrain et participe (à la lutte), la Résistance à Gaza est capable d’obtenir la victoire, et elle sera victorieuse si Dieu le veut.

Aujourd’hui, nous – arrêtons-nous pour évaluer la situation, et concluons sur notre position. Aujourd’hui, et en prenant en considération le fait que la bataille a lieu entre deux côtés sur le terrain : le côté israélien, qui compte parmi les armées les plus puissantes au monde, mais ce qui est plus important est que cette armée, après la guerre de 2006 au Liban et de 2008 à Gaza, a institué des commissions – vous vous souvenez de Winograd, n’est-ce pas – Israël a institué des commissions, des enquêtes, des études, des débats, et depuis 2006 jusqu’à ce jour, ils sont en état d’entraînement, de manœuvres, d’armement, de préparation, de collecte d’informations – c’est à dire que ce qu’ils ont fait durant ces 8 années, est de fonder une nouvelle armée forte. Voilà ce que nous avons d’un côté. Mais d’autre part, nous avons une bande (de territoire), d’une superficie étroite, une bande côtière dont le terrain est plat, et plus grave que tout cela, soumise à un blocus depuis des années. Assiégée, du type de blocus le plus sévère.

Pour comparer ces deux côtés, qu’avons-nous sous les yeux ? Nous voyons devant nous l’échec israélien. L’échec israélien. Et nous voyons devant nous les succès de la Résistance. Du côté israélien, premièrement, le recul d’Israël dans la définition des objectifs de l’opération, ou de la guerre. Maintenant, est-ce que quiconque chez eux – quel était l’objectif annoncé ? Ils ont des objectifs implicites, je les ai annoncés précédemment. Mais quel est l’objectif annoncé ? Est-il le même que l’objectif implicite, caché ? Non ! Ils ne commencent pas par des objectifs élevés. Pourquoi ? Soyez très attentifs. Car ils ont peur, dès le début ils ont peur de l’échec. C’est-à-dire qu’ils bénéficient des leçons de la guerre au Liban. Au Liban (en 2006), ils ont commencé par annoncer « Eradiquer la Résistance, lui faire rendre les armes, l’expulser du Sud, ou au moins du Sud du fleuve Litani, qu’elle rende les deux prisonniers sans délai ni conditions. »

Avez-vous remarqué qu’Israël ne parle pas de son soldat prisonnier (à Gaza) ? Ils sont muets à son sujet.

Eh bien, ils n’ont pas commencé par fixer des objectifs élevés. Pourquoi n’ont-ils pas commencé par des objectifs élevés ? Alors qu’il sont censés avoir tiré des enseignements et leçons de toutes leurs expériences, et avoir réorganise leur armée. Bien sûr, ce propos n’est pas une vaine description mais concerne Gaza, nous concerne nous au Liban ainsi que toute la région. J’y reviendrai à la fin de mon propos.

Eh bien, Israël n’a pas osé annoncer des objectifs (élevés) – même pour son opération, ses objectifs déclarés étaient la destruction des tunnels à la frontière. Israël fixe des objectifs modestes pour que, au cas où il les réalise, il puisse dire : « J’ai réalisé mes objectifs de guerre ».

(Premier point à relever), le recul d’Israël dans la définition des objectifs (militaires annoncés).

Deuxièmement, un échec du renseignement sur les capacités de la Résistance, sur ses armes, ses roquettes, ses stocks, les lieux où les roquettes sont stockées, leur fabrication, les lieux d’où elles sont lancées, les emplacements des tunnels… Israël partait du principe que Gaza et toutes les informations à y prendre étaient dans sa sphère de maîtrise totale, depuis l’air, la terre, la mer, les espions… Mais on découvre un échec monumental sur le plan du renseignement.

Troisièmement, l’échec de la force aérienne à être décisive et à emporter la victoire. C’est quelque chose de très important pour Gaza et pour le Liban. Pourquoi est-ce que j’évoque le Liban ? Si vous suivez les médias israéliens, pendant même la guerre à Gaza, ils parlent de la deuxième guerre du Liban (2006) et de la troisième guerre du Liban (à venir). Alors même qu’ils combattent à Gaza. La guerre est à Gaza, mais Israël a les yeux rivés sur vous pour savoir comment vous interprétez la guerre à Gaza, et quelles sont les leçons que vous tirez de la guerre à Gaza, car car aux aguets derrière le monticule, il y a ce qu’il y a.

L’échec de la force aérienne à être décisive et à emporter la victoire. En sachant qu’il y a quelques mois, le chef de l’état-major des forces aériennes israélien a déclaré – et cela inaugurait une nouvelle armée, certains ne comprennent rien à rien – il a déclaré que l’armée de l’air israélienne est aujourd’hui dans un état de préparation tel, après toutes les transformations qui ont eu lieu, qu’elle est capable – écoutez bien – qu’elle est capable (car je ne pense pas que les Libanais aient suivi ces déclarations durant les derniers mois ; nous les Libanais sommes tous occupés à d’autres choses). Il a déclaré que les forces aériennes sont capables d’être décisives et d’emporter la victoire au Liban – si une guerre advenait – en 24 heures. Et d’être décisives et d’emporter la victoire à Gaza – si une guerre advenait – en 12 heures. Et aujourd’hui, ça fait combien de temps ? 18 (jours). Aujourd’hui, c’est le 18e (jour).

Telle est la force aérienne israélienne. Et de qui parle-t-on ? De Gaza l’assiégée.

L’échec d’Israël, son incapacité à atteindre les cadres dirigeants et à maîtriser la situation à l’intérieur de la bande de Gaza. Et avec notre respect pour tous les martyrs, Israël en arrive à inventer des chefs martyrs, et il parle parfois de la mort de dirigeants alors qu’ils sont toujours en vie. Voilà le point auquel Israël est arrivé.

L’échec à mettre fin aux tirs de roquettes et à empêcher leur lancement, malgré le fait que tous les avions qui sillonnent le ciel, ainsi que tous les radars, les drones, et toutes les agences de renseignement de la région sont au service d’Israël. Et nous savons bien, nous autres, quelle est l’importance de la continuation des tirs de roquettes dans un tel climat de guerre.

L’échec de l’opération terrestre : il me suffit de vous répéter ce qu’ont dit certains commentateurs israéliens. Ce propos est le leur. Il dit : « Notre armée a échoué. » Ce n’est pas moi qui dit cela aux Libanais, moi qui aime la Résistance (palestinienne) et suis son allié, c’est l’ennemi qui s’exprime ainsi. Un des commentateurs importants de l’entité ennemie déclare : « Notre armée a échoué, et le Hamas et le Jihad (Islamique) persévèrent, et persévèrent et ont combattu le pilier essentiel de nos troupes d’infanterie. » Que veut-il dire ? Il parle de la Brigade Golani, du Commando Egoz (unités d’élite israéliennes)… Oui, un échec de l’opération terrestre.

L’étendue des pertes chez les cadres, les officiers, les soldats, les tanks, les véhicules israéliens.

Une peur manifeste de s’engager dans une opération terrestre vaste. Nous voyons cela sur le visage de Netanyahu, sur le visage du chef d’état-major, sur le visage de Ya’alon (Ministre de la Défense), sur tous leurs visages. C’est eux qui sont assiégés, ils sont la plus grande puissance mais ce sont eux les peureux, les craintifs, terrorisés face à cette perspective.

Et c’est pourquoi les Israéliens se sont précipités, dès le début – à cause de leur manque de confiance en leur armée et en eux-mêmes – vers le meurtre de civils, d’enfants, ils ont pris pour cible la base de soutien (populaire) de la Résistance, ils (essayent de) briser la volonté du peuple – tout comme au Liban en 2006, quel était leur rêve ? Ils rêvaient de voir des manifestations, dans le Sud, la Bekaa, à Beyrouth, dans la banlieue Sud (de Beyrouth, bastion du Hezbollah) ou quelque endroit que ce soit au Liban où se trouvent les déplacés, surtout ceux qui ont été déplacés de leur maison, (Israël rêvait qu’ils) demandent à la Résistance de cesser le feu ou de se rendre. Et grâce à vous, le plus noble des peuples, le plus digne des peuples, le plus pur des peuples, cela ne s’est pas produit en juillet (2006).

Et Israël retente à nouveau cette expérience dans la bande de Gaza, afin d’imposer aux dirigeants de la Résistance, à la direction politique et à la direction du terrain, afin de leur imposer d’accepter un cessez-le-feu à tout prix ou de se rendre.

Cela signifie que lorsque l’armée israélienne s’est rendue à Gaza, elle n’y est pas allée en tant qu’armée combattante, mais en tant qu’armée assassinant les enfants, et c’est comme cela que nous l’avons connue au Liban, et telle a été sa nature à travers toutes ces années.

Et pour conclure sur l’évaluation israélienne de la situation, si vous vous souvenez d’Ehud Barak, le Ministre de la Défense ou le Ministre de la Guerre israélien, dans le premier gouvernement – il me semble – après le départ d’Olmert et de celui dont j’ai oublié le nom – quel est son nom, le Ministre de la Défense ? Beretz, Meretz, quelque chose comme ça. Ehud Barak, après plusieurs années en exercice et ayant tiré les leçons, qu’a-t-il dit ? Et ce propos a également été confirmé par des chefs d’état-major israéliens. Une phrase brève. Aujourd’hui, cette phrase s’est écroulée aux portes de Gaza. Il a dit – bien sûr, il était en train de menacer le Liban à cette époque – il a dit que toute guerre prochaine que mènera Israël sera rapide et décisive, et que sa victoire sera éclatante. Trois éléments : rapide, décisive, et sa victoire éclatante. Aujourd’hui, Gaza leur répond : vous êtes ce que vous avez toujours été, vous ne combattez que depuis des retraites fortifiées ou retranchés derrière des murs. Vous êtes les lâches terrorisés qui se cachent derrière des avions et des tanks et ne tuent que des enfants, et lorsque vous rencontrez nos combattants héroïques face à face, vous êtes écrasés et votre armée est vaincue. Telle est la vérité. Ni de victoire rapide, ni de victoire décisive, ni de victoire éclatante et manifeste.

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

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Note de Résistance 71:

Pour ceux qui veulent vraiment comprendre l’histoire moderne du Moyen-Orient depuis 1948, nous conseillons ce qui est sans aucun doute un des tous meilleurs ouvrages sur le sujet…

“Hezbollah, la voie, l’expérience, l’avenir” de Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah et traduit en français en 2008 aux éditions Al Bouraq. L’édition anglaise date de 2005 (“Hizbullah, the Story from Within” ou “Hezbollah, l’histoire vue de l’intérieur”)

Nous ne faisons en aucun cas du prosélytisme pour une quelconque violence en écrivant ces lignes. Bon nombre de ceux qui ont lu l’ouvrage ont été estomaqués le plus souvent par l’ouverture d’esprit, la tolérance, le véritable message de paix et de liberté qui en émane. Le livre n’est en AUCUN CAS un livre religieux faisant la promotion de l’Islam ou du chi’isme ou d’un quelconque radicalisme religieux, nous ne l’aurions jamais lu autremement c’est aussi simple que cela. Bien sûr il y a quelques passages où il doit être expliqué quelle est la vision politico-religieuse du Hezbollah, mais l’essentiel, la racine du livre est une historiographie du Moyen-Orient en général et se des relations complexes et intriquées avec l’occident, particulièrement les anciennes puissances coloniales (France et Grande-Bretagne) et les nouvelles puissances coloniales: les Etats-Unis et leur satellite moyen-oriental: Israël.

Le chapitre 4 est consacré entièrement à “La Cause Palestinienne” et doit être lu par quiconque veut comprendre quelque chose à la relation tripartite Occident/Palestine/Israêl et les conséquences des objectifs politiques de l’occident aur le monde arabo-musulman et le monde par extension.

Avant de régurgiter la pensée pré-digérée de l’occident colonial au sujet de mouvements politiques de résistance comme le Hezbollah, chacun devrait être informé de manière équilibrée afin de se faire un avis éclairé sur un sujet. L’occident qualifie la résistance libanaise de “mouvement terroriste”, certains gouvernement l’ont classé comme tel. Pour se faire une véritable idée de l’affaire… Lisez le livre de Naïm Qassem, qui n’est pas un livre de propagande, mais l’explication honnête de la réalité de la région et du colonialisme occidental par procuration.

 

Un échantillon en provenance du chapitre 5 sur les problèmes et solutions:

 

“… Une force musulmane unifiée doit se rassembler devant les menaces et les défis. De telles causes communes et objectifs peuvent être spécifiés comme peuvent l’être les mécanismes pratiques de coopération selon le degré de capacité de chaque côté participant, des niveaux de conviction et des caractéristiques particulières. La coopération devrait ouvrir de nouveaux horizons qui n’étaient pas évidents auparavant et devrait créer un environnement cordial au sein des différentes ailes du mouvement […]

Parce que la Palestine et Jérusalem représentent la plus juste des causes dont le soutien est incontestablement légitime, il est de notre devoir de rassembler nos capacités et les ailes différentes afin de la soutenir par tous les moyens possibles. C’est en cela que réside l’importance de l’unité. Elle appelle en partie pour la coordination des efforts et potentiels au travers de réunions et de discussions afin de déterminer les méthodes de soutien, la composition d’un point de vue unifié et l’identification des idées essentielles. Le tout prenant en considération les circonstances particulières des participants, leurs potentiels, l’étendue de leurs intérêts et priorités, tout cela a une grande importance.

Cette “unité de coordination” demande des contacts directs entre les différentes branches, de manière intensive ou intermittante. Une autre forme d’unité est démontrée au travers de l’expression d’une position politique, d’un pas personnel ou subjectif dérivé de convictions et de priorités sans se coordonner avec les autres, mais dans la ligne de ce qui peut servir la cause palestinienne. Voilà ce que nous appelons “l’Unité Pratique”.

Le Hezbollah a lancé son champ d’activité confrontationnelle avec Israël au travers d’une résistance islamique construite autour de la priorité et du principe d’expulsion de l’occupation israélienne. Beaucoup de succès réalisés au Liban le furent en reflet de la réalité palestinienne. Le Hezbollah a aussi exprimé sa croyance en la libération de toutes les parties de la Palestine et de prendre toutes les mesures politiques, opérationnelles et de mobilisation envers cet objectif, ainsi se rencontrant avec l’Intifada au sein de ce cadre d’unité pratique. […] Le défi est de confronter l’unification des puissances dominantes autour des Etats-Unis en soutien de ses projets expansionnistes et dominateurs. En objectant à la politique étrangère américaine dans la région et aux attaques contre l’Irak, la Libye et l’Afghanistan, décriant l’exploitation des puits de pétrole et la domination coloniale des points stratégiques de la région, le Hezbollah sera pratiquemement unifié avec les opposants de la politique américaine.”

 

Ceci sont-ils des propos d’un “fanatique religieux” ? Le livre contient de très bons passages sur la relation compassionnelle chrétienne et musulmane sur ce qui est qualifié de “véritable religion”. Le Hezbollah au Liban est politiquement allié avec le parti chrétien de Michel Aoun.

Dans un monde à la perversité politique bien établie pour la préservation des intérêts du plus petit nombre de privilégiés, tout ce qui s’oppose à l’oligarchie en place est étiqueté “terroriste” à un moment ou un autre par les gardes-chiourme du système étatico-capitaliste.

En parallèle et en complémentarité des propos d’Hassan Nasrallah et de Naïm Qassem ci-dessus, rappelons quelques propos d’autres grands résistants à l’empire colonial occidental: les Indiens des Amériques. Un dicton Lakota (Sioux) dit ceci:

“Tout pouvoir contient en lui-même sa propre résistance.”

Récemment des activistes Indiens (du Canada) répondaient à des questions concernant le renforcement de la répression et ceci fut dit: “Si aujourd’hui vous n’êtes pas sur une quelconque liste noire gouvernementale, honte à vous !”

 

Vous voulez comprendre les tenants et aboutissements au Moyen-Orient et en avoir une vision éclairée en contre-point de la propagande colonialiste occidentale ?

Lisez ce livre !