Archive pour israë¨l palestine guerre de religion

La religion… source passée et présente de la division perpétuelle…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, documentaire, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 9 mai 2018 by Résistance 71

La mythologie, la religion, quelle qu’elle soit, est un outil de la division et donc du contrôle des populations ; un outil qui aide à sceller l’entente ancestrale du prêtre, du chef de guerre et du juge, trio de la zizanie qui à terme se laissa lui-même mener par un 4ème larron aussi menteur et voleur: le capitaliste et sa nouvelle religion de la marchandise et du profit qui assujettit les autres.
Le colonialisme est directement issu de ces fadaises religieuses de « peuple(s) élu(s) », le pillage du monde fut commencé et est continué au nom d’un soi-disant « droit divin ». Il est effarant qu’au XXIème siècle, des millions de gens continuent de croire en toutes ces mythologies… pour le plus grand bonheur des oligarchies tant théocratiques que séculières.
~ Résistance 71 ~

 

La liaison israélo-saoudienne: des similitudes innées

 

Al Manar

 

8 mai 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/883342

 

Dans une interview du 2 avril 2018 dans Atlantic, le prince héritier d’Arabie Saoudite Mohammed bin Salman a publiquement déclaré que les Israéliens “ont le droit de vivre sur leur terre tout comme les Palestiniens”. La déclaration est certes ambiguë étant donné que “leur terre” est celle dont ils ont privé les Palestiniens.

Ceci et bien plus a soit été oublié soit ignoré par le prince héritier saoudien.

Il y a soixante dix-sept ans, Abdulaziz Ibn Saud, le premier roi d’Arabie Saoudite a tenu une position très différente dans une série de lettres adressées à Franklin Delano Roosevelt. Dans l’une d’entre elles datée de novembre 1938 par exemple, Ibn Saud a écrit : « Les Juifs européens n’ont aucun droit sur la Palestine et leurs revendications témoignent d’une injustice sans précédent dans l’histoire de la race humaine ». Malheureusement, si les précédents ne manquent pas lorsqu’il s’agit d’injustice coloniale, la déclaration de Ibn Saud témoignait-elle de la profondeur du sentiment du Roi. D’autres lettres suivirent, prédisant que la Palestine était vouée à devenir un « foyer de perturbations et de troubles » si les sionistes parvenaient à leurs fins.

Les deux leaders se sont finalement rencontrés en 1945 sur le croiseur américain Quincy lorsque Roosevelt revenait de Yalta. Durant ce rendez-vous, Roosevelt a essayé de convaincre le dirigeant saoudien d’autoriser l’occupation juive de la Palestine. Ibn Saud a répliqué que « faire payer l’ennemi et l’oppresseur : c’est ainsi que nous, arabes, faisons la guerre ». Il a ajouté que « c’est au criminel de faire amende et non au spectateur innocent. Quelle blessure les Arabes ont-ils faite aux juifs d’Europe ? Ce sont les “chrétiens” allemands qui ont volé leurs maisons et leurs vies ». Il a finalement ajouté que « les Arabes préféreraient mourir plutôt que de céder leur terre aux juifs ».

Qu’est-ce qui a changé ?

Le Prince bin Salman nous montre qu’entre temps, l’eau a coulé sous les ponts. L’État sioniste d’Israël est devenu une « réalité de terrain » établie et que l’implantation du colonialisme est bien enracinée en Palestine.

L’Arabie saoudite a probablement à contrecœur accepté ce changement et ce n’est pas difficile de voir pourquoi.

Les Saoudiens ont bâti leur sécurité autour d’une alliance avec le supporter principal d’Israël, les États-Unis. L’acceptation de facto de l’existence d’Israël ne fut que l’une des contreparties à payer. En conséquence, l’antipathie saoudienne envers Israël n’avait été jusqu’alors que largement rhétorique.

Cependant, il semblerait que le prince héritier Mohammed bin Salman ait finalement abandonné cette façade.

Ceci explique que durant le dernier voyage du Prince aux USA, on put l’apercevoir se frotter publiquement les épaules avec l’AIPAC (American Israël Public Affairs Committee).

Ne pouvant rien faire face à l’occupation sioniste de la Palestine, les Saoudiens ont redirigé leur attention sur d’autres ennemis. Nul besoin de longue démonstration puisqu’il y a toujours eu un autre adversaire là dehors.

Cet ennemi, qui a toujours été vu par les sunnites comme un apostat, c’est le peuple des musulmans chiites. Plus spécifiquement et d’actualité, l’Iran chiite. Le prince héritier saoudien, recourant à nouveau à l’hyperbole, a affirmé au sujet du leader de ce pays, l’ayatollah Ali Khamenei, «  qu’en comparaison, Hitler faisait bonne figure». Le Hezbollah du Liban, les Zaydites et les Houthis yéménites, tous chiites, n’en sont que d’autres exemples.

La partie intéressante de ce revirement est qu’en se concentrant sur les chiites et particulièrement sur l’Iran (qui n’a par ailleurs pas accepté la permanence de l’État sioniste israélien depuis la révolution de 1979), le prince saoudien a découvert qu’il « avait de nombreux intérêts communs avec Israël ».

Faisant usage de l’adage « les ennemis de nos ennemis doivent être nos amis », les sionistes israéliens sont devenus de « bons juifs » aux yeux de l’actuel aspirant leader saoudien. De même, les Saoudiens sont devenus de “bons arabes” aux yeux des sionistes. Tous les deux conspirent à l’heure actuelle contre leurs ennemis communs.

Le couple étrange

Les Saoudiens et les Israéliens constituent sans aucun doute un couple étrange. Cependant, il y a si l’on veut, des similitudes innées. Par exemple :

— Israël et l’Arabie Saoudite ont tous deux affirmé qu’il y avait “des peuples élus” et donc, des nations bénies par un “Dieu unique” respectif. Dans les deux cas, cette assertion a mené à l’affirmation que le territoire qu’ils contrôlent est “une terre sacrée” divinement octroyée.

— Dans les deux cas également, la théocratie exerce son influence sur de nombreuses politiques internes.

— En conséquence, les Saoudiens et Israéliens dirigent tous deux leurs pays respectifs comme un club privé. L’un demande que les juifs en aient une carte de membre et l’autre exige que vous soyez un musulman wahhabite sunnite pour y accéder.

Les étrangers revendiquant l’égalité des droits (lisez ici la citoyenneté) seront limités, persécutés ou juste expulsés. Et bien sûr, dans les deux cas, des groupes minoritaires réclament ces droits : en Israël ce sont les Palestiniens et en Arabie saoudite, ce sont les populations chiites de la péninsule Est de l’Arabie.

Conclusion

Objectivement considérés, l’Arabie Saoudite et Israël devraient être considérés comme des anachronismes. Voilà deux nations proférant des affirmations outrageuses, justifiant des comportements et des politiques non démocratiques et racistes par un soi-disant droit divin.

À ceci, ajoutez les Etats-Unis qui se voient également bénis de Dieu, et qui les soutiennent tous deux volontiers.

Cela suggère que, même au sein d’une culture de plus en plus high-tech, des pensées moyenâgeuses persistent toujours, assez profondément enracinées, pour influencer l’esprit de millions, dessiner les politiques gouvernementales et mener des croisades.

Impérialisme moderne: Guerre de religion israélo-palestinienne (Gilad Atzmon)

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Le conflit israélo-palestinien est maintenant une guerre de religion

 

Gilad Atzmon

 

12 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://www.gilad.co.uk/writings/2015/10/12/op7gcrtkwdxga74jyxrxm85o9kgeou

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il y a deux jours, j’ai écrit que le conflit israélo-palestinien était devenu une guerre de religion et que notre compréhension de cette bataille doit évoluer pour bien saisir cette nouvelle réalité. Mon observation a semblé être raisonnable pour beaucoup. Dès que j’eus publié mon article, la chaîne de télévision iranienne anglophone Press TV m’a appelé et m’a demandé de commenter sur le sujet dans un de leurs programmes. Beaucoup de Palestiniens m’ont contacté pour me remercier d’avoir dit cela et en fait ce qu’ils pensaient être une description juste de leur situation sur le terrain.

Quoi qu’il en soit, quelques uns de mes amis et supporteurs, incluant quelques Palestiniens de la diaspora, furent réellement offensés et perturbés en lisant mon article sur la situation. Leur argument était que la quête des Palestiniens pour leur terre n’a pas besoin d’une autorité religieuse pour la légitimiser. Un autre argument fut que voir le conflit comme une bataille religieuse n’est “pas bon pour le mouvement de solidarité”.

Bien entendu, je crois également que le droit palestinien à leur terre est enraciné éthiquement et universellement et n’a pas besoin de plus de justification, qu’elle soit religieuse ou séculière. La transformation du conflit en une guerre de religion ne fut pas causée par les Palestiniens cherchant une autorité pour approuver leur cause. Tandis que je ne me préoccuppe pas beaucoup du “mouvement de solidarité” et de ses “intérêts”, je suis profondément concerné par le sujet de la solidarité palestinienne, à savoir des Palestiniens et de leurs projets de vivre sur une terre qui soit la leur.

Un conflit religieux est un conflit dans lequel les actions et la rhétorique du conflit sont dominées par des idéologies religieuses, une argumentation et un symbolisme religieux. Ceci ne veut pas dire que tous les gens ou même la plupart des gens impliqués dans le conflit soient religieux ou religieusement motivés. Il est très possible qu’une majorité d’Israéliens s’opposent aux assauts sans relâche des colons messianiques sur la mosquée Al Aqsa, ce qui a mené aux escalades récentes. Pourtant, ces assauts perpétrés par ces activistes fanatiques religieux juifs ont maintenant moulé le conflit. Ceci ne s’applique pas seulement aux Israéliens. Il semble que la mosquée Al Aqsa soit devenue le symbole de l’unification des Palestiniens. Et cette unification a été un développemet positif pour ceux-ci. Tandis qu’il est apparu pendant un moment qu’Israël avait réussi à briser les Palestiniens et leur capacité de lutte en tant que peuple, l’assaut actuel juif sur Al Aqsa a unifié les Palestiniens et les Arabes et pas seulement les musulmans.

Qu’est-ce qui fait peur aux activistes du mouvement de solidarité dans ce développement ? Pourquoi nos marchants de gauche de la solidarité palestinienne ont ils peur de l’Islam et des religions en général ? Est-il si difficile de voir que le Shaïd qui crie “Allah u akhbar” tout en commettant son acte de martyr est religieusement motivé ? Une activiste très dévouée m’a écrit qu’il était impossible de défendre l’Islam dans l’amérique juive (sioniste) d’aujourd’hui. “Dur, dur” fut ma réponse; ceux qui soutiennent la Palestine doivent reconnaître les Palestiniens pour ce qu’ils sont plutôt que d’assayer de les faire correspondre aux ligne de l’ADL (NdT: Anti-Defamation League, l’équivalent yankee de la LICRA) ou de l’AIPAC (NdT: American Israeli Public Action Committee, le lobby sioniste américain dont le CRIF en France s’inspire grandement…). Mais je pense que le problème est bien plus grand et est bien plus profondément enraciné.

Si j’ai raison et que le conflit s’est maintenant transformé en guerre de religion (et j’ai toujours raison…), alors nous pouvons mettre à la poubelle toute la terminologie futile qui nous a été imposée par les activistes juifs progressistes. Les mots “colonialisme”, “colonialisme d’occupation”, “apartheid”, “un état/deux états”, “sionisme” etc, etc pourraient bien être obsolètes pour comprendre le conflit. Tout ce à quoi cette terminologie fait converger est la fausse image que le conflit est de nature politique et qu’une solution politique est dûe à un moment donné imaginaire du futur. Mais au contraire des disputes politiques, les conflits religieux ne sont jamais résolus par des solutions et moyens politiques, au mieux, ils disparaissent pour un moment.

Si le conflit israélo-palestinien est un conflit religieux, alors l’étude attentive de l’ancien testament, du talmud et des autres textes judaïques doit nous réveler ce qu’est l’état hébreu dans sa forme actuelle et quel est son objectif. L’Armaguédon est clairement une réponse valide. Ceci est la réponse offerte par les colons jiifs qui attaquent Al Aqsa. Un état de guerre totale est leur mission. Pas exactement une vision pacifique et œucuménique du monde, qui a tant besoin de tolérance universelle et de réconciliation. Pour les juifs fanatiques qui attaquent la montagne du temple, la coexistence n’est absolument pas une option. Pour eux, la célébration du choix est la véritable interpétation de l’appel judaïque. Je ne dirais pas que c’est la seule interprétation du judaïsme, mais c’est certainement l’interprétation judaïque qui façonne le conflit en ce moment.

Et si ce conflit israélo-palestinien est devenu de fait une guerre de religion, nous devons alors considérer de changer d’approche. Plutôt que de s’engager dans un activisme poli et cosmétique qui conforte quelques juifs, nous devons appeler ouvertement pour une dissolution pacifique de l’état juif. Cet élément cancéreux a déstabilisé la totalité du Moyen-Orient et est la plus grande menace à la paix mondiale. L’expérience impérialiste britannique (NdT: Israël…) doit prendre fin immédiatement.