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Résistance au colonialisme occidental: Une vision australienne (John Pilger)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 25 septembre 2014 by Résistance 71

Nous avons souvent mentionné sur ce blog que considérer que nous vivons dans « un monde post-colonial » comme le veut la doxa élitiste colonialiste occidentale est au mieux naïf, au pire complice des exactions commises envers les peuples indigènes du monde entier. Nous ne vivons en aucun cas dans un monde « post-colonial » mais dans un monde où l’empire anglo-américain plus que jamais hégémonique, est toujours fondé sur un colonialisme actif , dont les racines se trouvent dans les bulles papales Romanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493). Si cela est une évidence pour le pays du goulag levant (ex-USA) et son satellite qu’est l’entreprise commerciale « Canada », on oublie par trop souvent le cas de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. 

John Pilger nous rappelle ici l’ignominie coloniale également pratiquée « DownUnder » à l’encontre des peuples indigènes victime de la doctrine du « Terra Nullus »… La salut de l’humanité passe par les peuples occidentaux libérés de l’idéologie coloniale les accablant tout autant et se tenant debout, la main dans la main avec leurs frères autochtones des cinq continents ! C’est devenu une évidence.

— Résistance 71 —

 

Guerre, grand cirque et injustice en Australie

 

John PIlger

 

19 Septembre 2014

 

url de l’article:

http://johnpilger.com/articles/war-circus-and-injustice-down-under

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Il y a des moments où la farce et la caricature vivante consumme presque le cynisme et le manque total de confiance en la vie quotidienne des dirigeants australiens. Sur toutes les manchettes de journaux se trouve la photo d’un Tony Abbot (NdT: premier ministre australien) résolu, se tenant avec des enfants indigènes à Arnhem Land, dans le lointain et isolé nord du pays. “Politique intérieure aujourd’hui, concentration sur la guerre demain” nous dit la légende.

Rappelant un anthropologue d’antan, le premier ministre se saisit de la tête d’un enfant indigène qui essaie de lui serrer la main. Il est aux anges, comme s’il ne pouvait pas croire au succès de cette double opération de relation publique: “gérer la nation” depuis une tente de savane sur la Gove Peninsula tout en “menant la nation à la guerre”. Comme dans toute “télé réalité” qui se respecte, il est entouré de caméras et de spectateurs frénétiques, qui alertent la nation de ses actions réfléchies et décisives.

Mais attendez un peu. Le chef de tous les Australiens doit s’envoler vers le sud pour dire au revoir au SAS, sur le départ pour sa dernière mission héroïque depuis son orgie sanguinaire d’Afghanistan. “Poursuivre le mal absolu” est une phrase bien sûr familière, un rôle historique de mercenariat est indiscible, cette fois-ci soutenant le tout dernier régime sectaire installé par les Etats-Unis à Baghdad et des anciens “terroristes” kurdes re-étiquetés, qui gardent maintenant les puits et champs pétroliers de Chevron, Exxon-Mobil, Marathon Oil, Hunt Oil et al.

Aucun débat parlementaire n’est autorisé ; aucune invitation fabriquée d’étrangers en détresse n’est nécessaire, comme ce fut le cas pour le Vietnam. La vitesse d’exécution est l’essence même de la chose. Quid des services de renseignement américains insistant qu’il n’y a aucune menace de l’État Islamique aux Etats-Unis ni même de manière présumée en Australie, la vérité pourrait mettre en péril la mission si on perd du temps. Si le spectacle médiatique et policier “anti-terreur” de cette semaine sur les arrestations au sujet d’un “complot contre Sydney” n’arrive pas à exciter les suspicions de la nation, alors rien ne le fera. Que l’acte de guerre irresponsable d’un Abbott impopulaire prouvera à un moment donné que les Australiens seront moins sécures, devrait aussi faire partie des manchettes de journaux. Rappelez-vous le choc en retour des guerres de Bush et de Blair.

Qu’en est-il des décapitations ? Pendant les 21 mois qui se sont écoulés entre la capture de James Foley et son exécution, il y a eu 113 personnes qui ont été décapitées en Arabie Saoudite, un des alliés les plus proche d’Obama et d’Abbott dans leur entreprise “morale et idéaliste”. De fait, la guéguerre d’Abbott aura sûrememt droit à sa petite plaque commémorative à l’Australian War Memorial aux côtés de toutes les invasions colonialistes reconnues dans ce grand sanctuaire du nationalisme blanc, sauf bien sûr, l’invasion coloniale de l’Australie elle-même durant laquelle la décapitation des défenseurs australiens indigènes n’était pas considérée comme mal absolu.

Ceci nous ramène au spectacle d’Arnhem Land. Abbott dit que la raison pour laquelle lui et les médias ont campé là-bas est qu’il pouvait consulter les “chefs” indigènes et “avoir une meilleure compréhension des besoins des gens vivant et travaillant dans ces zones.”

L’Australie est inondée de la connaissance des “besoins” de ses premières nations. Chaque semaine, semble t’il, une autre étude vient s’ajouter au torrent d’information existant au sujet de l’appauvrissement imposé et de la discrimination raciale vicieuse et éhontée se produisant contre le peuple indigène: L’apartheid sans en porter le nom. Les faits, qui ne peuvent plus être pirouettés, doivent être ancrés dans la conscience nationale si pas dans celle du premier ministre. L’Australie a un ratio d’incarcération de sa population indigène bien supérieur à celui de l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid. Les décès en détention se produisent comme au son des tambours, les maladies de l’ère de Dickens sont légion, incluant pour ceux qui vivent au sein du boum économique minier qui fait engranger des milliards de dollars par semaine. Des maladies cardiaques rhumatiques tuent des indigènes trentenaires et quarantenaires et leurs enfants deviennent sourds et souffent de trachoma, maladie parasitaire qui les rend aveugles.

Lorsqu’alors qu’il était un ministre de la santé fantômatique en 2009, Abbott fut rappelé à l’ordre par le rapporteur des Nations-Unies sur les peuples indigènes, disant que l’”intervention” frauduleuse du gouvernement Howard était raciste, il rétorqua alors au professeur James Anaya d’aller se “faire voir” et “d’arrêter d’écouter la brigade des vieilles victimes”. Le très distingué Anaya revenait juste d’Utopia (NdT: territoire indigène du nord de l’Australie), une vaste région du nord où j’ai filmé la preuve du racisme et de la privation forcée qui l’ont choqué lui et des millions de spectateurs dans le monde entier. “La sous-alimentation est très commune”, m’a dit un médecin généraliste du centre de l’Australie.

Aujourd’hui, alors qu’Abbott pose pour les photographes avec des enfants d’Arnhem Land, les enfants d’Utopia n’ont pas accès à l’eau potable. Pendant 10 semaines, des communautés entières n’ont eu aucune eau courante. Un nouveau puit aménagé coûterait juste 35 000 $. L’impétigo et toujours plus de trachoma en sont le résultat. (par comparaison, considérez que la dernière ministre des affaires indigènes d’un gouvernement socialiste, Jenny Macklin, a dépensé 331 144 $ pour réaménager son bureau de Canberra).

En 2012, Olga Havnen, une officielle vétéran du gouvernement de la province du Northern Territory, a révélé que 80 millions de dollars ont été dépensés sur la surveillance des familles et sur le retrait des enfants indigènes de leur environnement familial, comparés aux 500 000 dollars aloués pour le soutien des familles appauvries. Sa mise en garde contre l’émergence d’une seconde génération perdue a eu pour résultat son limogeage. Cette demaine à Sydney, Amnesty et un groupe connu sous le nom des Grands-mères contre le retrait des enfants ont présenté plus de preuves du fait que le nombre d’enfants indigènes enlevés à leur famille, souvent de manière violente, est bien plus important aujourd’hui qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire coloniale de l’Australie.

Will Tony Abbott, l’ami auto-proclamé du peuple indigène s’interpose t’il pour défendre ces familles ? Bien au contraire, dans son budget fédéral du mois de Mai, Abbott a coupé 536 millions de dollars pour les “besoins” du peuple indigène pour les cinq prochaines années, un quart de cet argent était aloué au système de santé. Bien loin d’être un “ami” des indigènes, le gouvernement Abbott continue le vol des terres indigènes avec une supercherie à la confiance appelée la “location sur 99 ans”. En retour d’abandonner leur terres, l’essence même de l’aboriginalité, les communautés vont recevoir des bribes de loyers, que le gouvernement prendra des royalties sur l’extraction minière en territoires indigènes. Peut-être que seulement en Australie peut avoir lieu une telle politique du mensonge, de la mascarade et de la tromperie.

Similairement, Abbott semble soutenir une réforme constitutionnelle qui “reconnaîtra” le peuple indigène dans un referendum proposé. La campagne “Reconnaissance” consiste en des gestes familiers et remise de récompense, promus par une campagne de relation publique “autour de laquelle la nation peut se rassembler”, d’après le journal du Sydney Morning Herald, voulant dire que la majorité ou ceux que cela intéresse, peuvent avoir le sentiment qu’ils font quelque chose tout en ne faisant rien.

Durant toutes les années de mes reportages et de mes documentaires sur l’Australie indigène, un “besoin” m’a toujours paru essentiel. Un traité. Par cela je veux dire une charte des droits effective et cohérente des droits indigènes: droits sur la terre, droits sur les ressources, droits sur la santé, droits sur l’éducation, droits sur le logement et bien plus. Aucune des soi-disantes “avancées” de ces dernières années, comme le Native Title, n’a donné les droits et les services accordés à presque tous les Australiens et que ceux-ci considèrent comme acquis.

Comme le dit si bien la leader Arrente/Amatjere Rosalie Kunoth-Monks: “Nous n’avons JAMAIS cédé la propriété de cette terre. Ceci demeure notre terre et nous devons négocier un traité légal avec ceux qui s’en sont emparés.” La vaste majorité si ce n’est pas tous les indigènes sont d’accord avec elle et une campagne pour l’obtention d’un traité, bien qu’ignorée par les médias, est en train de gagner un sérieux momentum, spécifiquement parmi la jeunesse indigène éduquée qui n’est pas représentée par des leaders corrompus et vendus au système, disant à la société blanche ce qu’elle désire entendre. Que l’Australie possède un premier ministre qui a décrit ce pays comme étant “inhabité” jusqu’à ce que les Britanniques n’y arrivent, ne fait qu’indiquer l’urgence d’une véritable réforme, de la fin du paternalisme et de la mise en action d’un traité négocié entre partenaires EGAUX. Car tant que nous, qui sommes arrivés bien plus tard, ne redonnons pas aux premiers Australiens leur nationalité, nous ne pourrons jamais clâmer la nôtre.

Résistance politique: Impérialisme et crime de l’occident… Le cas (silencieux) de l’invasion de l’Australie.

Posted in actualité, média et propagande, pédagogie libération, politique et social, presse et média, résistance politique with tags , , , , on 4 juillet 2011 by Résistance 71

« Les pères fondateurs de la nation américaine n’étaient qu’une clique d’esclavagistes qui voulaient être libres… »

— George Carlin —

 

Nous avons traduit ici un (excellent) article de John Pilger concernant le secret honteux et silencieux qui ronge l’Australie: sa politique d’apartheid vis à vis des populations aborigènes. Alors d’aucuns bien sûr diront: c’est leurs affaires, c’est loin, cela ne nous concerne pas. Probablement les mêmes qui clament d’une part que les affaires intérieures irakiennes, afghanes, libyennes, syriennes et yéménites, sont les nôtres et d’autre part les bienfaits du colonialisme… Ceci est une autre histoire…

L’article de Pilger va bien au-delà à notre sens, de la particularité liée à l’Australie dans ce cas précis, mais peut être étendu à l’histoire de l’Occident depuis la première croisade de 1096. Grâce à une avance technologique certes supérieure et s’aggravant au fil du temps, nous avons sillonné les mers et territoires de la planète et n’avons apporté là où nous avons posé le pied que misère, destruction, pillage, génocide, esclavagisme, évangélisation forcée, vol, expropriation, oppression, répression, extorsion, guerres, discorde, abus, traitrise, injustice, double standard, tortures, exécutions sommaires, exécutions institutionnalisées, parasitisme, capitalisme, colonialisme… et le hamburger au fromage, autre ignominie occidentale s’il en est.

L’article de Pilger ne reflète pas uniquement la culpabilité australienne, il nous permet de demander au miroir de l’Histoire qui est le plus beau ?… Il n’y a que dans les contes de fée que le miroir répond… ce que nous voulons entendre.

La réalité est toute autre…

— Résistance 71 —

 

 

L’invasion de l’Australie enfin admise officiellement

 

Par John Pilger

Le 1er Juillet 2011

Url de l’article original:

http://www.johnpilger.com/articles/the-invasion-of-australia-official-at-last

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

La ville de Sydney a voté pour remplacer les mots “arrivée européenne” dans les archives officielles pour les remplacer par le mot “invasion”. L’adjoint au maire, Marcelle Hoff, dit que cela est intellectuellement malhonnête d’utiliser un autre mot pour décrire comment l’Australie native fut dépouillée par les Britanniques. “Nous avons été envahis”, a dit Paul Morris, conseiller aborigène auprès de la mairie. “C’est la vérité et elle ne doit pas être diminuée. Nous ne nous attendons pas à ce que les juifs acceptent une version altérée et minimisée de l’Holocauste, pourquoi le devrions-nous ?”

En 2008, le premier ministre d’alors Kevin Rudd s’excusa de manière formelle auprès des Aborigènes séparés de force de leurs familles alors qu’ils étaient enfants, sous une politique inspirée des théories eugénistes crypto-fascistes. L’Australie blanche était supposée être venue a bout de son passé et de son présent prédateurs. Vraiment ? Le gouvernement Rudd, nota un éditorial du Sydney Morning Herald, “a agit promptement pour éliminer un morceau de grave échec politique d’une façon qui répond aux besoins émotionnels d’une partie de ses supporteurs, mais cela ne change rien. Ce n’est qu’une manœuvre habile.”

La décision de la ville de Sydney est bien différente et admirable, car elle n’est pas une “campagne d’excuses” libérale et limitée, cherchant une réconciliation arrondissant les angles plus qu’une justice, mais elle contrecarre un mouvement historique lâche de révision dans lequel un groupe de politiciens d’extrême-droite, de journalistes et d’intellectuels mineurs ont proclamé qu’il n’y a pas eu d’invasion, ni de génocide, ni de racisme, ni de génération perdue.

La plateforme de soutien pour ces négationnistes est la presse de Murdoch, qui a menée depuis longtemps une campagne insidieuse contre la population indigène, les présentant comme des victimes d’eux-mêmes ou comme de nobles sauvages demandant à être fermement dirigés: la vision eugéniste des choses. Les leaders noirs qui ont les faveurs sont ceux qui disent à l’élite blanche ce qu’elle veut entendre tout en blamant leur propre peuple pour leur pauvreté et donne une couverture de relation publique pour un racisme qui a souvent choqué les visiteurs étrangers. Aujourd’hui, les natifs australiens ont une des espérances de vie les plus courtes au monde (NdT: avec les natifs nord américains (Sioux et autres tribus des réserves) comme nous l’avons déjà relaté sur ce blog; est-ce une coïncidence ?…) et sont incarcérés à un ratio cinq fois supérieur de celui des noirs lors de l’apartheid en Afrique du Sud. Allez faire un tour dans l’arrière pays australien et voir les enfants aveuglés par la trachoma, maladie biblique, qui peut-être prévenue à 100%, qui a été éradiquée des pays du tiers monde, mais pas de l’Australie riche. La population aborigène est à la fois le secret de l’Australie, et en même temps la marque la plus distinguée de cette société: la plus ancienne société au monde.

Dans son rejet remarquable de la propagande historique, Sydney, la plus vieille et plus grande ville du pays, reconnait “l’endurance culturelle” de l’Australie noire et, sans la nommer directement, une résistance grandissante à un scandale connu sous le nom de “l’intervention”. En 2007, John Howard envoya l’armée dans l’Australie aborigène pour “protéger les enfants”, qui disait alors le ministre des affaires aborigènes, étaient abusés en “nombre incroyable”. Il est effarant de voir comment l’élite incestueuse politique et des médias se rabat souvent sur la petite communauté noire avec toute la ferveur des coupables, inconscients sans doute que la psyché et la mythologie nationales restent endommagées à juste titre pendant qu’une nation, une fois volée, n’est pas retournée à ses habitants originels.

Les journalistes ont accepté la raison du gouvernment d’Howard pour intervenir et s’empressèrent de chasser les détails croquants, Un programme de télévision nationale utilisa “un travailleur social anonyme” pour supputer de l’existence de réseaux “d’esclavage sexuel” parmi le peuple Mutitjulu. Il fut plus tard identifié comme un membre officiel du gouvernement fédéral et ses dires/preuves furent discrédités. Sur les 7433 enfants aborigènes auscultés par les docteurs, quatre furent indentifiés comme des cas d’abus possibles. Il n’y avait pas de “nombre incalculable”. Le ratio était le même que celui des enfants blancs abusés. La seule différence fut qu’aucuns soldats n’envahirent les plages de la banlieue, aucuns parents blancs ne furent discriminés, leurs salaires diminués et leurs droits sociaux “mis en quarantaine”. Tout ceci n’était qu’une farce, mais avec un but très sérieux.

Les gouvernements travaillistes (NdT: comme au Royaume-Uni, le parti travailliste australien est l’équivalent du PS français) qui ont succédés à celui d’Howard ont renforcé les nouvelles puissances de contrôle sur les terres indigènes; spécifiquement la stricte Julia Gillard, une femme premier ministre qui donne des leçons à ses compatriotes sur les vertus des guerres coloniales qui “ont fait ce que nous sommes aujourd’hui” et met en prison indéfiniment des réfugiés de ces même guerres, y compris des enfants, sur une île au large supposée ne pas être l’Australie mais qui l’est pourtant bel et bien (NdT: Pilger fait ici référence à Chritsmas Island au large de l’Australie de l’Ouest qui abrite un centre de détention pour réfugiés politiques illégaux. Il y a un projet d’extradition de ces réfugiés politiques vers une prison malaise, qui suscite une grosse controverse en Australie car cela s’applique à des enfants).

Dans les Territoires du Nord, le gouvernement Gillard parque les communautés aborigènes dans des zones d’apartheid où ils seront “économiquement viables”. La raison non déclarée de tout ceci est que les Territoires du Nord sont la seule partie de l’Australie où les Aborigènes ont des droits territoriaux tangibles et que là réside une des plus grosses réserve d’uranium au monde ainsi que d’autres minéraux. La force politique la plus importante en Australie est celle represésentée par l’industrie des mines, une industrie multi-milliardaires. Canberra veut exploiter et vendre et ces maudits noirs sont encore en travers du chemin. Mais cette fois-ci, ils sont conscients, organisés, militants et forment une résistance de conscience et de culture.

Ils savent que cela représente une seconde invasion. Ayant finalement articulé le mot interdit, l’Australie blanche devrait se tenir debout avec eux.