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Contrôle de l’internet: L’ONU suit la logique dictatoriale qui lui est insufflée…

Posted in actualité, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, résistance politique, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , on 10 décembre 2012 by Résistance 71

L’ONU, dans le délire des parasites psychopathes poussant pour le Nouvel Ordre Mondial, est la structure de base avec le FMI et la Banque Mondiale pour la gestion de la gouvernance mondiale. A ce titre, le pouvoir de l’ombre pousse pour que cette entité dictatoriale par essence, car contrôlée par l’oligarchie transnationale consolidant le pouvoir en le moins de mains possible.

L’internet, de l’épine dans le pied de l’oligarchie, est devenu une énorme boule de pus qui handicape la progression vers l’établissement du Nouvel Ordre Mondial.A ce titre, l’internet doit sinon disparaître, du moins être transformé et contrôlé de façon à ce que l’oligarchie puisse contrôler la pensée critique et la dissidence qui devient de plus en plus et à juste titre, hors de son contrôle…

La guerre de l’internet n’a pas fini de faire rage et nous devons tous nous battre pour protéger la liberté d’expression et de diffusion. En ce qui nous concerne pour les « droits d’auteurs » et la « propriété intellectuelle », nous ne reconnaissons pas cette « loi » inepte. Toute création humaine, qu’elle soit physique ou intellectuelle, artistique, ne peut pas se faire sans la somme de travail effectuée par un nombre incalculable de personnes, ainsi toute réalisation humaine fait partie intégrante du patrimoine de l’humanité et se doit de pouvoir être utilisée par tout à chacun, sans restriction.

Le contrôle de l’internet passe par la foutaise du contrôle « des droits d’auteurs » et de la lutte contre le piratage de réalisations tombant sous le coup de règlementations obsolètes sur la « propriété intellectuelle », non sens total. Ceci n’est que l’écran de fumée. La véritable bataille est celle de la liberté d’expression et de son contrôle sous couvert de protection de privllèges qui n’ont aucun lieu d’être.

Nous devons rester vigilants et nous battre pour un internet de plus en plus libre et non pas de plus en plus restreint…

— Résistance 71 —

 

L’ONU demande le contrôle de l’internet mondial

 

RT

 

Le 6 Décembre 2012

 

url de l’article original:

http://rt.com/usa/news/un-internet-itu-packet-385/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les membres de l’International Telecommunications Union (ITU) de l’ONU se sont mis d’accord pour travailler sur des standards de l’internet qui permettraient une mise sous surveillance des usagers à l’échelle mondiale.

Dans une conférence à Dubaï cette semaine, les membres de l’ITU ont décidé d’adopter le standard Y.2770 pour un Deep Packet Inspection (DPI), une proposition top-secrète, qui à l’image de la Chine, permettrait aux entreprises de télécommunications à travers le monde de creuser plus avant et de stocker les données circulant sur la toile.

D’après l’ONU, utilisert les DPI sur une telle échelle globale permettrait aux autorités de détecter plus facilement les transfets et les partages de matériaux à copyrights et d’autres fichiers protégés, en trouvant une façon pour les administrateurs d’analyser les données des transmissions sur la toile et pas seulement les données d’en-tête, qui sont généralement identifiées et interprétées.

“C’est une procédure standard que de canaliser les packets d’information en se fiant aux en-têtes, après tout, cela est la partie qui contient les in formations sur la destination d el’information”, écrit Lawrence Lati de l’Inquirer, “mais en inspectant les contenus de chaque packet d’ISP, les gouvernements et quiconque d’autre, peuvent regarder des données sensibles. Bien que les utilisateurs peuvent limiter les risques d’interception en encryptant les données, suffisamment de ressources d’encryptage peuvent être craquées.”

Tim Berners-Lee, un scientifique informatique que beaucoup regarde comme étant le “père de l’internet”, s’est élevé contre cette mesure de lecture des DPI sur une telle échelle, en s’adressant plus tôt dans l’année dans une conférence du World Wide Web Consortium.

“Quelqu’un attache un de ces intercepteurs de DPI sur votre câble et peut lire chaque packaet d’information et peut réassembler les pages internet visionnées, les cataloguer sous votre nom, votre adresse, votre numéro de téléphone, pour être soit donné au gouvernement lorsqu’il le demande ou pour étre vendu au plus offrant, ceci est une chose très sérieuse au sujet de l’ingérence dans la vie privée des gens”, a t’il dit.

Le blogueur Arthur Herman écrit cette semaine pour Fox News en ligne qe le but des délégués de l’ITU est “de reprendre le contrôle du World Wide Web aux Etats-Unis et le donner aux bureaucrates de l’ONU. Ce sera la plus grosse prise de pouvoir de l’histoire de l’ONU, ainsi qu’une perversion de ce pouvoir”, a t’il prévenu.

 

Le secrétaire général de l’ITU, le Dr Hamadoun I. Touré, a balayé les critiques qui ont dépeintes le modèle proposé de DPI comme étant invasif, écrivant cette semaine un ´´ditorial où il insiste que la réunion de son organisation à Dubaï ne pose “aucun danger à la liberté d’expression”.

“Ceci est notre chance de tracer une carte routière pour connecter les non-connectés, tout en s’assurant qu’il y ait l’investissement pour créer l’infrastructure nécessaire pour la croissance exponentielle du traffic audio et audio-visuel en ligne”, a déclaré le Dr. Touré durant la conf´´rence, ajoutant que cela présente pour l’ONU “une opportunité en or de donner une connectivité bon marché pour tous, incluant les milliards d’êtres humains sur la planètre qui ne peuvent pas être connectés sur la toile.”

Malgré son explication, quelques nations et qulques grands noms du milieu des affaires en ligne sont demeurés opposés à cette proposition. La conférence de l’ITU cette semaine s’est déroulée à huis-clos et les représentants des grands prestataires de service internet comme Google, Facebook et Twitter n’ont pas pu y participer.

Dans un rapport publié cette semaine par CNet, le journaliste tech Declan McCullagh cite un document coréen qui décrit le document confidentiel standard Y.2770 comme étant capable “d’identifier des données watermark incluses dans les packets MP3, de découvrir les contenus audios protégés par les droits d’auteur, de trouver des messages Jabber dans les textes espagnols et d’identifier les utilisateurs de téléchargements BitTorrent.”

Mercredi, la chambre des représentants américaine a unanimement passée une résolution demandant au gouvernement de s’opposer aux efforts des Nations-Unies à contrôler l’internet.

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Internet et Nouvel Ordre Mondial: la bataille cybernétique est engagée, les peuples ne doivent pas la perdre…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, ingérence et etats-unis, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 28 mai 2012 by Résistance 71

La bataille pour le contrôle de l’internet est bel et bien engagée. Elle constitue un enjeu majeur pour nous les peuples, car l’internet, malgré ses imperfections, demeure notre meilleure arme contre l’oligarchie et le Nouvel Ordre Mondial.

Il est vital que nous nous battions pour conserver son indépendance, l’accroître même. L’internet représente l’ossature d’un système auto-organisé et coopératif. Permettre son contrôle au cartel fasciste militaro-corporatiste serait un faute grave et au-delà un grand pas vers la réalisation de la gouvernance mondiale par l’écrasement de la dissidence de l’information et de la culture de la pensée critique.

Sécurité partout… Liberté nulle part !

— Résistance 71 —

 

DHS, CYBERCOM: Le gouvernement et le secteur privé “doivent” partager les données afin de prévenir toutes menaces cybernétiques

 

“Le fascisme devrait plutôt être appelé corporatisme car il est la fusion de l’état et du pouvoir industriel” -Benito Mussolini-

 

Aaron Dykes & Alex Jones

 

Le 27 Mai 2012,

 

url de l’article original:

http://www.infowars.com/dhs-cybercom-government-private-sector-must-share-data-to-prevent-cyber-threats/print/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La prise de contrôle de l’internet est litéralement un partenariat fasciste entre Google, la NSA (NdT: National Security Agency, l’équivalent de la DCRI… avec bien plus de moyens financiers !), le CyberCommand de l’armée américaine et d’autres entités clés. Ces dernières semaines, une cour de justice a refusé de divulguer les liens entre Google et la NSA, mais confime par cela de manière évidente ce qui a déjà été documenté et exposé au grand jour.

Le général Keith Alexander, chef à la fois de la NSA et de CyberCom et qui rencontre annuellement à la réunion du groupe Bilderberg des gens comme Eric Schmidt de Google, Craig J. Mundie de Microsoft (ainsi que son ex-CEO Bill Gates), les fondateurs et financiers de Facebook et bien d’autres, a témoigné récemment au comité sur les services armés du sénat à propos de la mission du CyberCommand états-unien.

Le Gen. Alexander a endorsé le modèle créé par le département de la sécurité de la patrie (NdT: le DHS, Stasi / Securitate de l’empire du goulag levant) pour un “futur cybernétique sécure”, lequel général a aidé et a donné des conseils pouer sa rédaction. “Nous embrassons et supportons des autorités statutaires nouvelles pour le DHS, qui s’assurera que le partage de l’information aura réellement lieu ; raison importante sur le pourquoi une législation cybernétique qui promeuve ce partage est si importante pour cette nation.”

Alexander déclara de plus que “un aspect fondamental de la mission du CyberCommand est le partage de l’information qui doit avoir lieu entre le gouvernement fédéral et le secteur privé, et au sein du secteur privé, tout en s’assurant de mesures pour protéger la vie privée et préserver les libertés civiles”. A part la reconnaissance de l’aspect des libertés civiles, qui n’a été cité que pour la consommation du public, ceci est un aveu flagrant du vol massif de données informatiques qui s’est produit et qui est demeuré sans contrôle depuis quelque temps.

Un tel pompage de données, ainsi que les “contrôles d’accès de services basés sur l’identité”, bizarrement proches de ce que leur acolyte du Bilderberg Neelie Kroes de la commission européenne préconise, permettrait la prévention et la détection de crimes cybernétiques, d’attaques de hackers et “tous plans” d’évènements comme une attaque terroriste cybernétique. Afin de mieux se préparer à ces évènements catastrophiques potentiellement incapacitants, CyberCom a fait ce qu’il fait de mieux: il est passé à l’offensive ainsi que le rapporte Information Weeks:

“Le directeur de la NSA et du CyberCommad, le général Alexander, a dit en Octobre dernier que “l’avantage est à l’attaque” en ce qui concerne les menaces cybernétiques et que le gouvernement en certaines instances devrait agir contre des botnets et autres acteurs vicieux du domaine. En Novembre, l’agence DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) a discuté publiquement pour la première fois du fait qu’elle était en train de rechercher des capacités cybernétiques offensives.

Le Gen. Alexander s’est vanté du premier exercice tactique du Cyber Com, baptisé “Cyber Flag” (NdT: Drapeau cybernétique), dans lequel des opérateurs “s’engageaient dans des simulations de combats cybernétiques contre une opposition ‘réelle’ “. Les pontes du pentagone et de nombreuses agences de renseignement furent impliquées, tout ce joli monde étant partie prenante avec CyberCom comme l’a expliqué le Gen. Alexander, et a participé à cet exercice qui a duré plusieurs jours. Alexander a mis en garde que “Cyber Flag n’était pas seulement un exercice, mais un entrainement pour ceux qui sont par nécessité engagés dans des opérations cybernétiques dès maintenant.” Waouh !

Le CyberCom états-unien, qui est abrité litérallement au sein de la NSA, n’existe que depuis deux ans et n’est opérationnel que depuis un peu plus d’un an et il est déjà très excité d’étendre son pouvoir dans un effort de sauvegarder la nation, son gouvernement et son peuple des menaces cybernétiques domestiques et extérieures. Le Gen. Alexander a cité de nombreux exemples de tentatives de mettre à mal les réseaux militaires et ceux de leurs contracteurs. Des groupes de hackers comme Anonymous ou LulzSec ont fait de 2011 l’année des hackers, a dit Alexander au congrès américain, et les choses ne viennent juste que de commencer. Stuxnet (que les Etats-Unis et Israël ont conjointement admis avoir lancé) et d’autres incidents ont rendu cela on ne peut plus clair !

Nouvel Ordre Mondial: la grille de surveillance de l’internet se resserre en Grande-Bretagne.. Grand-frère veut nous observer toujours plus !

Posted in actualité, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, presse et média, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 3 avril 2012 by Résistance 71

Le pire est que toutes ces mesures ne sont faites que pour légaliser et généraliser ce qui existe déjà en grande partie en matière d’espionnage des citoyens sur la toile. Toutes les récentes manœuvres de Google par exemple, pour « toujours plus intégrer leurs services pour mieux servir le client », a vu la firme changer ses statuts de collection de données des utilisateurs. Tous les utilisateurs désirant continuer à utiliser les services du monopoliste de la toile ont dû acquiescer au fait que l’ensemble de leurs données sont maintenant unifiées dans une grande base de données et bien sûr bien plus facile à contrôler et espionner qu’auparavant.

L’heure est venue pour l’oligarchie transnationale de passer au stade gouvernemental (tous les gouvernements sont sous contrôle des corporations financières et industrielles supra-nationales de toute façon…) pour museler la dissidence qui gronde et s’amplifie de jour en jour. Nous y reviendrons bientôt…

— Résistance 71 —

 

Un plan de contrôle de l’internet par le gouvernement mène à la colère des Britanniques.

 

 

Press TV

Le 2 Avril 2012,

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/234296.html

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des groupes pour les libertés civiles ont réagi avec colère au plan du gouvernement britannique de contrôler les activités personnelles de ses citoyens sur l’internet.

Sous un plan gouvernemental connu sous le nom de Communications Capabilities Development Program (CCDP), les fournisseurs d’accès internet seront forcées de donner aux services de sécurité un accès facile à l’information sur les utilisateurs en ligne.

Si cette législation passe, le plan donnera aux agents de renseignement un portrait complet de l’activité d’une personne sur la toile, ceci incluant avec qui cette personne est en contact de manière individuelle ou en groupe, à quelle fréquence et pour combien de temps.

Des préoccupations sur le terrorisme ont incité les agences d’espionnage britanniques de proposer ce nouveau système de surveillance de masse qui sera capable de contrôler les communications s’établissant sur le réseau social et permettra à ces agences d’avoir accès en temps réel à toutes les archives de communication de téléphonie et d’internet.

Des détails du CCDP ont été d’abord publiés par le Daily Telegraph en Février; mais le débat a été ravivé à travers le pays le dimanche 1er Avril après que le Sunday Times ait couvert l’affaire en première page avec un titre pour le moins enflammant puisqu’il titrait: “Le gouvernement va espionner les courriers électroniques”.

Nouvel Ordre Mondial: la censure et le contrôle de l’internet prend corps… Plus de lois liberticides à venir

Posted in actualité, Internet et liberté, média et propagande, N.O.M, résistance politique with tags , , , , , , , , , on 28 juillet 2011 by Résistance 71

Nous reproduisons ici cet excellent article de François Marginean du Québec, qui s’alarme à juste titre des projets de loi liberticide et de contrôle de la toile. La dissidence est devenue intolérable pour l’oligarchie et l’internet est devenu l’ennemi. Les chantres de la pensée unique du N.O.M se doivent de reprendre la main sur les esprits qui errent un peu trop et de plus en plus dans la critique et le lèse-majesté depuis quelques années. La contre-propagande qui expose les turpitudes des parasites qui nous gouvernent est devenue l’empêcheur de bombarder, de massacrer et de piller en rond, activités si lucrative et si honorables pour l’establishment fasciste occidental et de ses médias larbinisés à souhait et complices de leurs méfaits.

D’aucun pourrait penser: « C’est au Canada on s’en fout ! » Ces projets de lois fleurissent et poussent dans les parlements de tous les pays occidentaux, des Etats-Unis à l’Allemagne en passant par la France et le Royaume-Uni. L’affaire criminelle fausse-bannière d’Oslo ne va bien sûr pas arranger les choses, et les voix se font déjà entendre pour la censure de l’internet, lieu de perdition où des « cinglés » puisent leur idées qui finissent dans l’horreur. Les lois LOPPSI en France sont une porte ouverte au totalitarisme et au muselage total d’expression, il suffira de quelques amendements votés à trois tondus et un pelés tard un soir ou en période de vacances.

Entre Breivik dont le lavage de cerveau fut parfait et les hacking en série des « Anonymous » et consorts, ainsi que les largages d’info d’un Wikileaks très probablement partie prenante dans une psyop du cybercommand états-unien, nous voyons que tout est fait pour que l’étau se resserre sur une toile devenue plus qu’encombrante pour les rats du pouvoir, banquiers, gros industriels et la clique de minions politicards à leur solde dans tous les pays. Il faut bien comprendre que les parlements ne sont plus aujourd’hui que des ramifications des multiples conseils d’administration de multinationales milliardaires qui ont totalement phagocytées nos sociétés et les États obsolètes qui les régissent.

Ce sera aux citoyens du monde de se battre pour leur liberté d’expression et arrêter le totalitarisme qui grandit de jour en jour pour contribuer de plus belle à notre esclavage. Tout progrès dans l’Histoire n’est venu que d’une poignée « d’empêcheurs de tourner en rond », car par essence les pouvoirs économiques et politiques défendent le statu quo. Le progressisme est toujours venu de la dissidence… Toujours et en toutes circonstances !

N’oublions également jamais deux choses:

  • Sécurité partout… Liberté nulle part
  • L’urne est la boîte à suggestion des esclaves
No pasaran !
– Résistance 71 –

 

Chronique nécrologique: Liberté d’expression sur l’Internet au Canada (2011)

Par François Marginean

 

Url de l’article original:

http://les7duquebec.wordpress.com/2011/07/27/chronique-necrologique-liberte-expression-internet-canada-2011/

 

Poster un lien vers un site « haineux » fera de vous un criminel

Poster un lien vers un site « haineux », même si c’est fait anonymement ou sans être conscient que le site en question contient du matériel jugé comme étant « haineux », risque fort bien d’être un crime, selon le nouveau projet de loi de Stephen Harper.

Le problème est que ce qui est défini comme étant « haineux » demeurera toujours aussi vague que la guerre contre le « terrorisme ». Quiconque devient un peu trop critique du Système est susceptible d’être déclaré un potentiel terroriste par les autorités. Bien évidemment, les sites pro-palestiniens font partie du lot, classés parmi les « sites haineux ». On peut alors comprendre que nous assistons à une démolition contrôlée de notre liberté d’expression et de nos droits fondamentaux.

Bien sûr, le motif semble noble en voulant punir le langage haineux, raciste et xénophobe, mais les conséquences et risques de dérapages légaux dans la réalité, ainsi que le but ultime réel, sont des plus graves.

Voici le projet de loi omnibus sur le crime mis de l’avant par le gouvernement conservateur de Stephen Harper et qui sera introduit bientôt pour être voté au Parlement canadien. D’après le site officiel du parlement canadien:

http://www.parl.gc.ca/About/Parliament/LegislativeSummaries/bills_ls.asp?ls=c51&source=library_prb&Parl=40&Ses=3&Language=E#a8
2 Description et analyse
2.1 Modifications au Code criminel
2.1.1 Modernisation des infractions
2.1.1.1 la propagande haineuse (articles 4 et 5)
Les infractions de propagande haineuse doivent être commises contre un «groupe identifiable». L’article 4 du projet de loi ajoute «l’origine nationale» à la définition de «groupe identifiable» (8).L’article 5 du projet de loi prévoit que les infractions d’incitation publique à la haine et la propagation volontaire de la haine peuvent être commises par tout moyen de communication et notamment en rendant accessible du matériel haineux, par exemple, en créant un lien hypertexte qui dirige les internautes vers un site Web où du matériel haineux est affiché.

Le problème est que sous le gouvernement majoritaire de Harper, qui est extrêmement influencé par la droite pro-sioniste, les campagnes de boycott et de désinvestissement d’Israël et de ses produits, l’étiquette d’État d’apartheid et la critique des actes et de la politique étrangère israélienne, sont vertement condamnés et considérés comme étant « antisémite ». En fait, la critique de l’idéologie politique et des actes perpétrés sous son égide qui peut être tout à fait légitime, tend à être considérée comme haineuse et antisémite. On cherche à faire des amalgames entre l’antisionisme et l’antisémitisme, embrouiller la frontière entre l’idéologie politique et une religion.

Le Canada sous influence

À voir et à revoir – le documentaire produit par Radio-Canada:

Le Canada sous influence: l’influence du lobby pro-israélien au sein du gouvernement Harper, qui lève le voile sur la guerre sioniste contre des ONG, telles que Droits et Démocratie, qui « aident les terroristes et sont anti-Israël », et le virage violemment pro-israélien du gouvernement canadien sous Stephen Harper.

Voici deux articles qui critiquent la dimension liberticide de cette loi:

http://openmedia.ca/blog/proposed-crime-bill-makes-anonymity-and-hyperlinks-illegal-canada


Le projet de loi sur le crime rendrait illégal l’anonymat et les hyperliens au Canada
Soumis par Erin Brown-John, le jeu, 12/05/2011 – 00:12

Anonymat et hyperliens seront-ils illégaux au Canada?

Un nouveau projet de loi sur le crime mis de l’avant par le gouvernement conservateur laisse penser qu’ils pourraient le devenir. Le projet de loi, un des nombreux prévus pour être présentés au Parlement, imposerait de nouvelles limites sur la création d’hyperliens vers des contenus considérés comme illégaux ou à l’aide d’un pseudonyme en ligne.

En surface de l’idée paraît ridicule. Ces deux choses sont essentielles pour faire de l’Internet ce qu’il est – un véhicule pour le dialogue centré sur les citoyens et le partage d’informations. Certes, le gouvernement n’adopterait jamais une telle position!

Mais au cours de la dernière campagne électorale, Stephen Harper a clairement indiqué qu’il avait l’intention de faire adopter une série de projets de loi sur la criminalité à l’intérieur ses 100 premiers jours de son mandat. Ces projets de loi comprennent, entre autres choses, la permission au gouvernement d’accroître son pouvoir de surveiller vos activités en ligne. Ils comprennent également une disposition qui pénalise les gens pour des liens vers du contenu qui est considéré comme un «discours haineux» et pour avoir utilisé des noms qui protègent leur anonymat en ligne.

Ces lois visent à donner plus de pouvoirs aux policiers pour lutter contre le discours haineux et le harcèlement, mais comme l’indique l’article récent de Macleans, elles sont mal écrites et vagues, laissant beaucoup trop de place à interprétation.

Bien que la propagation de la haine ne doive absolument pas être tolérée, ce projet de loi mis sur le crime ne fait pas de distinction entre les personnes qui répandent la haine et celles qui la commentent. Ne devrait-il pas être de notre droit en tant que citoyens d’être en mesure de commenter les choses, indépendamment de leur contenu? Restreindre notre capacité à le faire constitue une violation grave de notre liberté d’expression.

Tel qu’il est écrit, le projet de loi sur la criminalité nous tient responsable pour les actions d’autres personnes. Le contenu des sites Internet change tout le temps. Ce à quoi vous reliez un jour donné pourrait contenir des propos haineux le lendemain, et vous n’avez aucun contrôle sur ce contenu.

Ce projet de loi inhibera le dialogue qui doit avoir lieu dans notre société et punira les gens pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression.

Les Canadiens ont besoin d’un Internet axés sur les citoyens et abordable, qui leur permet de parler ouvertement des enjeux qui comptent pour eux. Il est clair que ces nouveaux projets de loi sur le crime nous conduisent dans la mauvaise direction.

C’est pourquoi il est si important de cultiver notre communauté Pro-Internet et de continuer à faire pression sur le gouvernement afin de promouvoir un Internet ouvert et abordable qui sert le public. Ensemble, nous pouvons tenir le gouvernement responsable et l’internet gratuit.

……………

http://www.torontosun.com/2011/05/05/lilley-tory-crime-bill-an-attack-on-our-liberty
Le projet de loi sur le «crime haineux» cible les Canadiens
Vendredi 6 mai 2011
Par Brian Lilley
Toronto Sun

Il est dit que le prix de la liberté est la vigilance éternelle et c’est tout aussi vrai aujourd’hui, après la victoire des conservateurs, que cela l’était avant.

Je suis sûr que certains partisans conservateurs ont dansé dans les rues en chantant Let Freedom Reign (« Laissons la liberté régner »), mais de faire un acte de foi envers un parti politique c’est de la foi aveugle.

Le gens qui sont au pouvoir sont ceux dont nous devrions souvent en fait avoir le plus peur, sans nom, des bureaucrates anonymes au pouvoir immense d’établir des règlements qui peuvent être impossible à renverser. Et puisque nous ne votons pas pour eux, ils n’ont aucune raison de nous craindre.

Les politiciens ne mènent pas vraiment la danse, ils donnent simplement des directions et j’espère que les bureaucrates le comprennent.

Nous espérons que nos élus agissent en superviseurs en notre nom, mais nous ne pouvons pas compter sur eux.

Si vous ne voulez pas que des lois intrusives viennent s’immiscer dans nos vies, si vous ne voulez pas que votre liberté s’érode, alors c’est à vous de monter la garde.

Les Conservateurs prévoient introduire, lorsque la Chambre reprendra ses travaux, un projet de loi omnibus du crime qui comprend l’ensemble de leur législation précédente en une seule loi.

Le projet de loi est présenté comme s’il devait permettre à la police de traquer et de mettre la main au collet des pervers qui font circuler de la pornographie impliquant des enfants et leur permettre de mettre à jour leurs techniques de surveillance pour traiter avec le monde informatique en constante évolution dans lequel nous vivons.

Ça m’a l’air bien. Qu’est-ce qui pourrait y avoir de mal à cela?

En fait, il n’y a rien de mal avec cette partie, mais il y a beaucoup à s’inquiéter en ce qui concerne ce qu’ils proposent de faire contre les crimes haineux.

Le projet de loi prévoit de criminaliser le fait de poster un lien vers un site Web qui diffuse de la haine.

Voici ce que la Bibliothèque du Parlement dit à propos du projet de loi sur son site Internet: «L’article 5 du projet de loi prévoit que les infractions d’incitation publique à la haine et la propagation volontaire de la haine peuvent être commises par tout moyen de communication et notamment en rendant accessible du matériel haineux, en créant un lien hypertexte qui dirige les internautes vers un site Web où du matériel haineux est affiché, par exemple. «

Pour avoir simplement posté un lien vers un site Web affichant du matériel que quelqu’un d’autre juge odieux, vous pourriez aller en prison pour deux ans et être marqué comme étant un criminel.

La police de l’Internet. Seulement au Canada.

Il ne s’agit pas de protéger les gens contre un génocide ou même des menaces de mort, la façon dont la loi est écrite aujourd’hui est beaucoup plus large.

«Quiconque communique des déclarations, autrement que dans une conversation privée, fomentant volontairement la haine contre un groupe identifiable est coupable. »

Il y a aussi la question épineuse de savoir qui décide de ce qui est « haineux »?

Est-ce que le site web promouvant la Semaine de l’Apartheid Israélien, qui occupe aujourd’hui une place importante sur les campus universitaires partout au Canada, va mener des gens en prison? Qu’en est-il des messages postés sur le web concernant le génocide des Arméniens, que ces derniers blâment sur les Turcs bien que les Turcs le contestent?

Il s’agit d’une proposition ridicule qui n’a pas lieu d’être dans un pays qui prétend chérir la liberté d’expression.

Nous avons l’habitude de dire: « Je désapprouve ce que vous dites, mais je défendrai jusqu’à la mort votre droit de le dire ». Maintenant il semble que la société canadienne croit « Je désapprouve ce que vous dites et je vais vous poursuivre en justice. »

Les conservateurs de Stephen Harper ont remporté la majorité lundi, ils peuvent passer ce projet de loi sans avoir recours à l’appui de tout autre parti. Mais ils ont encore besoin de votre soutien et de vos dons et le public canadien devrait leur dire qu’ils auront ni l’un ni l’autre s’ils mettent de l’avant des projets de loi comme celui-ci qui attaque la liberté.

Pour exprimer votre désapprobation, voici quelques courriels pour les rejoindre:
Harper.S @ parl.gc.caLayton.J @ parl.gc.caRae.B @ parl.gc.ca
et info@greenparty.ca
Vous pouvez également leur envoyer par la poste… et, à votre député parlementaire à l’adresse:

Parlement du Canada, Ottawa, Ontario K1A 0A9. Aucun postage n’est nécessaire!

Le lien pour la liste mise à jour des membres du parlement est ici.

……………..

Voici le texte intégral du Protocole d’Ottawa qui explique que l’antisionisme c’est de l’antisémitisme.

http://www.cbc.ca/news/politics/inside-politics-blog/2010/11/for-the-record-the-full-text-of-the-ottawa-protocol.html


Le texte intégral du Protocole Ottawa

Novembre 10, 2010

par Kady O’Malley

… tel que publié à la fin de la réunion d’hier de la Coalition interparlementaire pour la lutte contre l’antisémitisme.

Le Protocole d’Ottawa sur la lutte contre l’antisémitisme

Préambule

Nous, représentants de nos parlements respectifs à travers le monde, réunis à Ottawa pour la deuxième Conférence et sommet de la Coalition interparlementaire pour la lutte contre l’antisémitisme, soulignons et réaffirmons la Déclaration de Londres sur la lutte contre l’antisémitisme comme un modèle de document pour la lutte contre l’antisémitisme.

Nous craignons que, depuis la Conférence de Londres en Février 2009, il continue d’y avoir un accroissement dramatique des crimes de haine antisémites et des attaques ciblant des juifs et des biens, et institutions religieuses juives, éducatives et communautaires.

Nous restons inquiets de l’antisémitisme génocidaire sanctionné par l’État et des idéologies extrémistes rattachées. Si l’antisémitisme est la plus vivace des haines, et le génocide le crime le plus horrible, alors la convergence de l’intention génocidaire incarnée dans l’idéologie antisémite est la plus toxique des combinaisons.
(…)

Nous sommes alarmés par l’explosion de l’antisémitisme et la haine sur Internet, un médium essentiel pour la promotion et la protection de la liberté d’expression, la liberté de l’information et la participation de la société civile.

Nous sommes préoccupés par l’échec de la plupart des Etats participants de l’OSCE à mettre pleinement en œuvre les dispositions de la Déclaration de Berlin de 2004, y compris l’engagement à:

«Recueillir et conserver des informations et de statistiques fiables sur les crimes antisémites, et autres crimes haineux, commis sur leur territoire, rapporter périodiquement ces renseignements au Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l’Homme de l’OSCE (BIDDH), et rendre cette information accessible au public. »

Nous sommes préoccupés par les signalements d’incidents antisémites sur les campus, comme les actes de violence, violence verbale, de l’intolérance liée au rang, et les agressions contre ceux qui sont attachés à la liberté d’investigation, sapant ainsi les valeurs fondamentales universitaires.

Nous renouvelons notre appel aux gouvernements nationaux, aux parlements, aux institutions internationales, aux dirigeants politiques et civiques, aux ONG et à la société civile à affirmer les valeurs démocratiques et humaines, à bâtir des sociétés fondées sur le respect et la citoyenneté et à lutter contre toutes les manifestations d’antisémitisme et toutes les formes de discrimination.

Nous réaffirmons la définition de travail de l’EUMC – maintenant l’Agence des droits fondamentaux (FRA) – de l’antisémitisme, qui énonce que:

« Des exemples contemporains d’antisémitisme dans la vie publique, les médias, les écoles, les lieux de travail, et dans la sphère religieuse pourraient, en tenant compte du contexte global, inclure, mais ne pas être limités à:

+ Appeler à, soutenir, ou justifier de tuer ou blesser des Juifs au nom de l’idéologie radicale ou d’une vision extrémiste de la religion.
+ Faire des allégations fallacieuses, déshumanisantes, diabolisantes, ou stéréotypées sur les juifs en tant que tels ou la puissance des Juifs collectivement – telles que, tout spécialement, mais pas exclusivement – le mythe d’une conspiration juive mondiale, ou de juifs contrôlant les médias, l’économie, le gouvernement ou d’autres institutions de la société.
+ Accuser les juifs comme peuple d’être responsables des méfaits réels ou imaginaires commis par une seule personne juive ou d’un groupe, ou même pour des actes commis par des non-Juifs.
+ Nier la réalité, l’ampleur ou les mécanismes (les chambres à gaz) ou l’intention du génocide du peuple juif aux mains du national socialisme et de ses partisans et ses complices au cours de la Seconde Guerre mondiale (la Shoah).
+ Accuser les juifs en tant que peuple, ou Israël en tant qu’Etat, d’avoir inventé ou d’exagérer l’Holocauste.
+ Accuser les citoyens Juifs d’être plus loyaux envers Israël, ou envers les priorités alléguées des Juifs du monde entier qu’envers les intérêts de leur propre nation.

Des exemples de façons dont l’antisémitisme se manifeste à l’endroit de l’État d’Israël en tenant compte du contexte global pourraient inclure:

+ Appliquer un double standard (deux poids deux mesures) en exigeant d’Israël un comportement n’est attendu ni requis de toute autre nation démocratique.
+ Utiliser les symboles et des images associées à l’antisémitisme classique (par exemple la mise en accusation des Juifs pour avoir tué Jésus ou le « libelle de sang », c-à-d le meurtre rituel) pour caractériser Israël ou les Israéliens.
+ Comparer la politique israélienne actuelle à celle des nazis.
+ Tenir les juifs collectivement responsables des actions de l’État d’Israël

Cependant, la critique de l’État d’Israël similaire à celles portées contre tout autre pays ne peut pas être considérée comme antisémite.

Soyons clairs: La critique d’Israël n’est pas antisémite, et ce serait une erreur de dire cela. Mais singulariser Israël pour en faire l’objet d’une condamnation et d’un opprobre sélectif – et à plus forte raison nier son droit d’exister ou chercher sa destruction – est discriminatoire et haineux, et ne pas le dire serait malhonnête.

Les membres de la réunion du Parlement à Ottawa s’engagent à:

Appeler nos gouvernements à respecter les engagements internationaux sur la lutte contre l’antisémitisme – comme les Principes de l’OSCE de Berlin – et collaborer avec l’Organisation des Nations Unies à cette fin. Dans les termes utilisés par l’ancien Secrétaire général Kofi Annan, « Il est […] dit à juste titre que l’Organisation des Nations Unies est née des cendres de l’Holocauste. Et un agenda des droits de l’homme qui ne parvient pas à lutter contre l’antisémitisme nie sa propre histoire. »;

Appeler les parlements et les gouvernements à adopter la définition de travail de l’EUMC et à ancrer son application dans la législation existante;

Encourager les pays à travers le monde à établir des mécanismes de rapport et de suivi de l’antisémitisme national et international, à l’instar de la «Loi lutte contre l’antisémitisme de 2010» récemment présentée au Congrès des États-Unis;

Encourager les dirigeants de toutes les religions – également représentés à cette conférence – à utiliser tous les moyens possibles pour combattre l’antisémitisme et toutes les formes de haine et de discrimination;

Appeler le Forum parlementaire de la Communauté des démocraties à faire de la lutte contre la haine et l’antisémitisme une priorité dans leur travail;

Appeler les gouvernements et les parlementaires à réaffirmer et mettre en œuvre la convention sur le génocide, reconnaissant que lorsqu’il y a incitation au génocide, les États parties ont l’obligation d’agir;

Travailler avec les universités pour les encourager à lutter contre l’antisémitisme avec le même sérieux avec lequel ils sont confrontés à d’autres formes de haine. Plus précisément, les universités devraient être invités à définir clairement l’antisémitisme, donner des exemples précis, et à faire respecter les codes de conduite fermement, tout en assurant le respect de la liberté d’expression et le principe de la liberté académique. Les universités devraient utiliser la Définition de travail de l’antisémitisme utilisée par l’EUMC comme base pour l’éducation, la formation et l’orientation. En effet, il devrait y avoir une tolérance zéro pour toute forme de discrimination contre quiconque dans la communauté universitaire sur la base de la race, le sexe, la religion, l’origine ethnique, l’orientation sexuelle ou le positionnement politique;

Nous encourageons l’Union européenne à promouvoir l’éducation civique et la société ouverte dans sa politique européenne de voisinage (PEV) et à répondre au financement au développement démocratique et au respect des droits de l’homme dans les pays partenaires de la PEV;

Mettre en place un Groupe de travail international de spécialistes de l’Internet comprenant des parlementaires et des experts pour créer des indicateurs communs afin d’identifier et surveiller l’antisémitisme et les autres manifestations de haine en ligne et élaborer des recommandations pour les gouvernements et les cadres internationaux afin de résoudre ces problèmes;

En s’appuyant sur la représentation africaine à cette conférence, développer des relations de travail accrues avec les parlementaires en Afrique pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme;

Nous demandons instamment à la future présidence de l’OSCE, la Lituanie, de faire de la mise en œuvre de ces engagements une priorité pour l’année 2011 et d’appeler à reconduire le mandat des représentants spéciaux pour aider dans ce travail.

Voici le texte intégral de la Loi de 2010 sur la Lutte contre l’antisémitisme mentionnée ci-dessus, tel que présenté au Congrès américain par le député républicain du New Jersey Christopher Smith. Verrons-nous un projet de loi similaire être présenté par le gouvernement – ou, dans l’alternative, un projet de loi proposé à l’initiative de l’un des membres de la Coalition parlementaire canadienne de lutte contre l’antisémitisme?

Ce n’est peut-être pas nécessaire, selon ce communiqué de presse diffusé après la conférence du ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration Jason Kenney, dont le ministère aurait fourni 450 000 $ en financement pour la conférence de cette semaine. Dans ce document, il affirme que le protocole « complète ce que le Canada fait déjà … entre autres choses, il invite les dirigeants des groupes confessionnels à lutter contre la haine et la discrimination, y compris l’antisémitisme; les gouvernements de réaffirmer et de mettre en œuvre la convention sur le génocide; la mise en place d’une force opérationnelle internationale visant à identifier et surveiller la propagande haineuse sur Internet et; le développement d’une installation complète pour enregistrer tous les crimes haineux, y compris l’antisémitisme « .

Ce dont Kenney ne donne pas la moindre indication c’est qu’une nouvelle législation est en préparation. Mais encore là, peut-être qu’il attend que le susmentionné CPCAA publie son rapport, qui, aux dernières nouvelles, n’est pas prévu avant le printemps prochain au plus tôt.

Si on se fie aux conclusions du Protocole de Toronto, dire qu’Israël commet des crimes de guerre est antisémite, c’est-à-dire haineux. Donc cela va tomber sous le coup de la loi omnibus de Harper.

Stephen Harper a reparlé de cette loi omnibus au discours du Trône et cela lui démange d’enfin passer cette loi. Les conservateurs veulent voter une loi pour faire en sorte que cela devienne un CRIME de poster sur internet, par exemple, un lien vers un site jugé « haineux ». Ceci risque d’être terrible s’ils se mettent à appliquer cette loi de manière vraiment draconienne. Ce pourrait être un vrai massacre de tout ce qui pouvait rester de pensée indépendante dans la population. Parce que pour eux, un site « haineux », c’est un code pour pro-Palestinien.

Il n’y a qu’à regarder la position officielle du Canada concernant l’attaque de la flottille d’aide humanitaire en eaux internationales survenue l’année passée et de l’arrêt de la flottille durant les semaines passées, de l’attaque sauvage et les crimes de guerre commis par Israël durant l’opération Plomb durci, ainsi que le traitement des Palestiniens qui vivent quotidiennement sous occupation militaire et l’apartheid d’Israël. Dans plusieurs des cas, nous avons été la seule nation au monde, avec les États-Unis, à défendre l’injustifiable. Ceci ne représente certainement pas les vues et opinions des Canadiens et Québécois en général. Une chose est certaine, c’est que les gens qui oseront vocaliser leur mécontentement et leurs critiques sur l’Internet vont risquer de se voir accusé d’être des criminels.

Orwell doit se retourner dans sa tombe. Le crime de la pensée est maintenant à nos portes, citoyens.

Si le projet de loi passe – et il va passer éventuellement puisque les Conservateurs sont majoritaires (Harper a déclaré vouloir le faire à l’intérieur des 100 premiers jours de son mandat majoritaire) – du coup les effectifs policiers seront plus importants et il sera possible de dresser des listes d’internautes « à problèmes » (listes probablement fournies par l’ADL et son pendant canadien!), rejoindre les webmestres pour exiger qu’ils retirent certains contenus, par exemple en censurant des (ou tous les) commentaires. Il pourrait éventuellement y avoir des arrestations à domicile, ce qui pourrait ouvrir un débat public… Mais il sera déjà trop tard car une fois adoptée, une loi est difficilement retirée.

Tout cela risque de devenir ingérable, causant un découragement des gens par rapport à l’état de la liberté d’expression des Canadiens sur le web qui à ce moment-là rendra tout simplement l’âme. Et c’est un peu ça le but. Ils envoient déjà des provocateurs afin que les sections commentaires deviennent ingérables. Les sites indépendants, les forums internet indépendants et les sections commentaires surtout, où l’anonymat est encore possible, tout ces espaces de liberté doivent disparaître définitivement.

N’ayant plus de forum public pour discuter d’idées et de faits librement et publiquement, ne pouvant plus évacuer et canaliser leur trop-plein d’indignation dans ce mode d’expression et de diffusion de l’information, les gens (mieux informés) seront davantage démoralisés et marginalisés, plus prompts à rentrer dans le moule. Les gens vont probablement continuer à s’informer comme ils le faisaient avant, mais ne pouvant plus partager leurs connaissances, ils se sentiront encore plus isolés qu’avant et la mouvance de la « dissidence internet » s’évaporera. Il faudra probablement revenir à l’écriture traditionnelle, au journal clandestin, à l’action concrète et aux groupes et organisations non-gouvernementales… Fonder des structures d’action citoyenne qui perdureront, retourner au concept d’une résistance anonyme et sans leader… ce qui préoccupe aussi énormément les tireurs de ficelles.

Note: Mes sincères remerciements à Dave pour les informations et l’inspiration.