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Nouvel Orde Mondial: Accord sur le nucléaire iranien ou la stratégie gagnante de l’Iran…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis with tags , , , , , , , , , on 11 décembre 2013 by Résistance 71

Excellente analyse de Georges Stanechy à laquelle nous tendons à adhérer. Il est très difficile de concevoir que l’Iran se fasse soit rouler dans la farine, soit succombe par les effets pervers d’une « taupe » de l’empire placée en haut du système iranien (Rohani) ou que les intérêts convergents de la grande bourgeoisie (iranienne et occidentale) aient fini par prévaloir… C’est possible, ce serait possible dans bien des cas, mais il est difficile de l’imaginer pour l’Iran. La politique du cheval de Troie semble être une plus juste hypothèse, l’Iran jouant le jeu du « sale flic, bon flic » avec Ahmadinejad qui était dans le rôle  du « méchant » cédant la place au « gentil » Rohani, qui gagne les cœurs de l’occident.

Un bon vieux scenario de film quoi !

— Résistance 71 —

 

Accord nucléaire: “Chiffon de papier”

 

Georges Stanechy

 

9 Décembre 2013

 

url de l’article original:

 

http://stanechy.over-blog.com/2013/12/accord-nucléaire-chiffon-de-papier.html

 

 » Notre but suprême, bien faire la guerre pour qu’on nous donne le droit de participer aux conférences de paix… »

Gilles Deleuze (*)

Passionnant de complexité !…

L’accord provisoire sur le « Nucléaire Iranien », conclu à Genève le 24 novembre dernier, pour une durée de six mois dans l’attente d’une négociation pouvant mener à un accord définitif, en présente toutes les composantes.

Signé, après les inévitables gesticulations et psychodrames pour entretenir la tension, entre les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU plus l’Allemagne (pourquoi ce pays, et pas les puissances nucléaires que sont l’Inde ou le Pakistan, par exemple ?…), d’un côté, et l’Iran de l’autre, pose en fait plus de questions, ou révèle plus d’ambiguïtés, qu’il n’apporte de solutions au « problème ». Vrai ou faux problème…

Rituel théâtral et mécanismes interactifs, habituels des négociations. Plus particulièrement internationales. Avec leurs variations pouvant conduire à des résultats diamétralement opposés, selon un curseur évoluant entre deux bornes :

i) « Gagnant-gagnant » : « je gagne si tu gagnes aussi« . Le « Win-Win » des anglophones. Impliquant un strict pied d’égalité entre les partenaires, dans un respect mutuel, partageant un objectif commun. C’est le contexte idéal pour parvenir à un accord durable, pas simplement fondé sur de bonnes intentions, mais sur des éléments tangibles d’intérêts convergents.

ii) « Gagnant-perdant » : « je gagne si tu perds« . Qui est le propre des accords « imposés », dont la durabilité est aléatoire, ou provisoire, du fait qu’il s’inscrit dans un rapport de force. Donc, de domination. Fondée sur l’illusion que ce rapport de force ne changera pas. Ce qui, dans un contexte historique ou de longue durée, n’existe jamais.

A Genève, où se situe le curseur ?…

L’hérétique

Que valent un accord, un contrat, une convention, un traité ?…

« Ce que valent ses signataires », répond la sagesse des nations ….

L’évolution des partenaires dans le temps introduit, toutefois, un facteur d’incertitude ou de dysfonctionnement. Classique exemple : celui considéré comme de « bonne foi » peut subitement, ou progressivement, changer selon ses intérêts du moment, ou à long terme.

Un des exemples historiques les plus frappants est celui de l’Allemagne signataire avec les « grandes puissances » de l’époque, du Traité de Londres, dit des XXIV articles, le 19 avril 1839, garantissant la neutralité de la Belgique : Empire Autrichien, Empire Russe, Royaume-Uni, Royaume des Pays-Bas, Prusse et France.

L’état-major allemand, dans sa minutieuse préparation de l’attaque contre la France de ce qui allait devenir la Première Guerre Mondiale, considérait ce traité international comme un « chiffon de papier ». Voulant prendre ses troupes à revers et par surprise, formidablement aidé par l’incurie des services de renseignement français incapables de voir et recenser l’édification des lignes de chemin de fer et entrepôts de matériel vers et le long de la frontière de la Belgique. Ce sont les termes employés par le chancelier Bethmann Hollweg dans son entretien avec l’ambassadeur du Royaume-Uni, Edward Goschen, la veille de la déclaration de guerre, le 4 juillet 1914…

Ou encore, les traités avec les peuples soumis aux invasions coloniales : rompus dès le lendemain de leur signature par les colonisateurs. Les amérindiens, en Amérique du sud ou du nord. Ou, la nation Kanak, dans le Pacifique. Parmi des milliers d’autres, tout au long des siècles.

L’Histoire se construit, en grande partie, sur cet amas de « chiffons de papier ». En ce cas, l’accord de Genève entre-t-il dans cette catégorie ?…

A partir du moment où l’Iran est comparé à un « dangereux hérétique » par ses interlocuteurs, cette « négociation » ne s’apparente-t-elle pas davantage à un Tribunal Inquisitorial qu’à une réunion de partenaires se concertant sur un projet constructif ?…

Dans tous les cas, il ne pouvait échapper à cette « confrontation ». Les uns le disant « épuisé » par les sanctions, et même avec délectation : « à genoux ». D’autres, qu’en cas de refus de « négocier », il encourrait d’autres sanctions encore plus féroces, y compris militaires. Puisqu’on ne cesse de répéter que « toutes les options sont sur la table »…

Se renforcent, à ce stade de la négociation, deux éléments d’analyse :

=> Une posture : nous sommes bien dans un contexte de « rapport de force », sanctions et menaces ; de « procès d’intention » sans commencement de preuve. A aucun moment dans un rapport de confiance : l’Iran étant diabolisé en permanence en menteur et de mauvaise foi. Le curseur désigne clairement la borne « gagnant-perdant » : l’Iran a tort et doit perdre.

=> Une fissure : le bloc des interlocuteurs de l’Iran tend à se lézarder. Apparaissent ainsi deux « sous-blocs » : les membres du Conseil de Sécurité affiliés à l’OTAN d’un côté. Et les autres : Chine et Russie, foncièrement hostiles à toute mesure de nature militaire.

Dans ces conditions, l’Iran avait-il une « marge de manœuvre » ?… Apparemment limitée. Sans issue, « désespérée », affirmaient des commentateurs. D’où une multitude d’interprétations divergentes quant aux résultats, ou aux conséquences, de cet accord.

Certains affirmant que l’Iran avait abdiqué de sa souveraineté, se livrant pieds et poing liés à ceux qui vont le dépecer, comme ils l’ont fait de l’Irak ou de la Libye (1). D’autres célébrant une victoire pour l’Iran, identifiant jusqu’à 12 retombées bénéfiques pour le pays (2).

La majorité des commentateurs se montrant plus sceptiques, ou prudents. S’interrogeant sur la réalité du changement diplomatique du gouvernement des Etats-Unis, prisonnier des lobbies bellicistes (3). Ou, s’inquiétant de la fragilité de cet accord intérimaire (4).

En fait, le texte actuel, dans sa formulation, son interprétation, n’a aucune importance. Le thème de cette conférence n’est qu’un « trompe-l’œil ». L’essentiel, comme souvent dans une négociation aux centaines de ramifications apparentes et dissimulées, résidant dans le « jeu des acteurs ».

Le trompe-l’œil

Les négociateurs Iraniens, soutenus par la remarquable équipe diplomatique de la Russie, ont su exploiter avec habileté le cadre d’expression qui leur était offert. Prenant soin de ne pas se focaliser sur une apparente absence de « liberté » ou « marge de manœuvre » de négociation, mise en scène dans une agressive campagne de propagande, ils ont efficacement travaillé dans une autre direction.

Instruits par plus de 30 ans d’hostilité à leur encontre, ils savent que ce n’est pas de la « non prolifération nucléaire militaire« , dont souhaitent s’assurer les membres de l’OTAN. Pas plus que de « la sécurité » dans la région qu’ils transforment en champs de ruines depuis des décennies, Les armes nucléaires sont inexistantes en Iran, mais omniprésentes au Moyen-Orient.

Tout le monde le sait : arsenaux israéliens, bases turques et jordaniennes, bâtiments et sous-marins de l’OTAN dans le Golfe Persique, la Mer Rouge, le long des côtes méditerranéennes.

Aucun élément concret dans l’amorce de fabrication d’une bombe atomique n’a pu être produit au Conseil de Sécurité, par l’IAEA. Même dans les rapports tendancieux signés du responsable de cette organisation, le japonais Yukiya Amano, comme l’ont souligné maintes fois les représentants de la Russie et de la Chine.

Derrière ce prétexte, l’objectif ultime est clair : le renoncement de l’Iran à sa souveraineté. La fin de son indépendance : de sa diplomatie, de ses forces armées, de ses avancées scientifiques et technologiques, de ses choix de développement et de croissance. De sa culture, aussi, aux multiples composantes ethniques, philosophiques, artistiques ; un des plus somptueux et anciens creusets de civilisations de l’Humanité. (5)

Sa reddition. (6)

Le retour au « statu quo ante« , celui de l’âge d’or du pillage du pays par les occidentaux sous le règne de leurs polichinelles : le Shah, son atroce régime policier, et son entourage ultra-corrompu, civil et militaire. Prédation de ses immenses ressources en gaz, pétrole et uranium. « Privatisation-spoliation » de ses services publics transformés en rentes de situation pour les « milieux » financiers internationaux.

Plonger l’Iran dans le sous-développement économique, social et technologique. Le réduire en simple « bassin de consommateurs captifs ». Comme l’Egypte, l’Irak, la Libye et tant d’autres pays.

En conséquence, quoi qu’il fasse, dise, promette, accepte, souscrive, il sera toujours considéré comme « coupable ». Si, pour reprendre l’expression de certains sociologues des systèmes d’organisation, il ne bénéficie dans cette « négociation » que d’une « liberté limitée« , ses accusateurs occidentaux ne fonctionnent que sur une « rationalité limitée« . (7)

La « rationalité limitée »

Structurée par une idéologie prédatrice, néocoloniale, d’une férocité proportionnelle à la résilience de l’Iran, la « rationalité » des négociateurs occidentaux dans cette négociation, s’en trouve plus que « limitée ». Chine et Russie souhaitant, pour leur part, un terme à ce blocage de la part des membres de l’OTAN, tout en sachant que leur aveuglement rend cette sortie de « crise artificielle » quasiment impossible.

Le fait d’accepter ce dialogue de sourds, cette démonstration du « deux poids-deux mesures », est-il pour l’Iran une démonstration de faiblesse, un abandon de sa stratégie d’indépendance ?… Les commentateurs qui en ont véhiculé le cliché ont eu tort, ou ont sciemment induit en erreur leurs paroissiens. Ce fut, au contraire : un coup de maître !

Pratiquer « la politique de la chaise vide » aurait constitué une erreur grossière que les talentueux diplomates Iraniens ont, évidemment, évité. Mieux : ils s’y sont investis à fond !

Car, une négociation même dans une apparente « liberté limitée », loin d’être un affaiblissement stratégique permet, en entrant dans le « système d’acteurs », d’identifier les « logiques d’action », de contourner la « rationalité limitée » des opposants. Pour reprendre les termes des chercheurs sur ces mécanismes et leurs dérivés relevant de la « sociologie de la traduction ». (8)

Et, en fin de compte, de retourner la situation à son avantage.

Talleyrand avait, bien avant ces sociologues de la négociation, découvert ces principes, portant leur application au plus haut point. Il a sauvé la France anéantie, au Congrès de Vienne (septembre 1814 – juin 1815), à la suite des désastres Napoléoniens. Les alliés voulant l’exclure du Congrès selon l’adage : « Malheur aux vaincus ! ». Il s’y est imposé, incrusté, et a renversé la tendance violemment antifrançaise œuvrant à sa partition et son écrasement. Face à une « rationalité limitée« , il a su admirablement manœuvrer malgré une « liberté limitée« …

Dans une négociation de type « gagnant-perdant », les « réseaux d’acteurs » se trouvent engagés dans une remise en cause du « vrai ». Sachant que le « vrai » est défini par le plus fort ou le vainqueur, suivant les contextes. Les enjeux se situent dans ce système de régulation, de normes et de règles, imposées. Dans ce cadre d’analyse, la « vérité », proclamée par le plus fort, est relative à l’importance du nombre de ceux qui affichent leur croyance en cette « révélation », ou « théorie »…

Les Iraniens ont éminemment réussi à modifier cet équilibre, élargissant lézardes, fissures et fossés dans ce groupe. Non seulement à l’intérieur du bloc des négociateurs, mais même entre membres de l’OTAN. Et, encore plus déterminant : aux yeux des gouvernements du reste de la planète…

La bonne foi de l’Iran ne fait plus de doute. Apparaît ainsi, en plein en lumière, l’aventurisme belliciste des membres de l’OTAN, sans foi ni loi.

Alors, qu’importe de savoir si les Iraniens ont échangé des « perles pour des bonbons » (pearls vs candies), comme le prétendent les Cassandre !… La réussite de cette « négociation » n’est pas fondée sur des « pourcentages », des « milliards » en US $ ou en € bloqués, en ou calculs d’arrière-boutique, d’autant plus pour une durée de six mois :
« tu n’enrichis pas ton uranium au-delà de 5%, je te restitue 7 milliards de dollars d’avoirs gelés dans mes banques, etc. ».

Mais, sur des « logiques d’action » parfaitement maîtrisées. Sur ce qui ne se voit pas, mais se révèle performant à terme.

L’aveuglement

Paradoxe : dès la signature de l’accord, les membres de l’OTAN multiplient les menaces de sanctions économiques et de bombardements, alors que l’Iran en respecte les termes, ouvrant toutes les portes de ses installations nucléaires aux inspections de l’IAEA, et à présent de ses mines d’uranium.

Les déclarations publiques des représentants élus des Etats-Unis, récusant la validité de cette négociation, hystérisant sur la nécessité de bombarder l’Iran, se sont multipliées. Parmi les plus notables, celle de Michele Bachmann, du parti républicain.

Ou encore, celle d’un autre parlementaire républicain, Duncan Hunter, membre de la Commission des Forces Armées, recommandant le bombardement nucléaire des installations de l’Iran au nom de « la non prolifération nucléaire préventive » !… Allant jusqu’à souhaiter une opération sous forme de campagne de bombardement aérien massif [massive aerial bombing campaign]. (9)

L’oligarchie de la France n’échappe pas à ce conditionnement : sa diplomatie est inexistante. Jusqu’à ses services de renseignement entièrement formatés par les idéologues de l’OTAN. Un très récent éclairage de ce délire collectif nous est donné par une émission de la chaîne gouvernementale Public Sénat, intitulée Bibliothèque Médicis, en date du 29 novembre 2013, sur le thème : « Le renseignement et l’espionnage ». (10)

Réunissant des « spécialistes » du renseignement et de l’action clandestine, professionnels, et aussi parlementaires chargés d’en assurer « le suivi » au nom de notre Parlement, il est amusant de voir tout ce beau monde se lamenter sur les insuffisances de nos moyens par rapport à la NSA… Nullement inquiets de l’atteinte aux libertés publiques, mais désolés de n’avoir, pour reprendre leurs expressions, qu’un « tuyau d’arrosage au lieu d’un pipeline« …

Bien sûr, ces génies du renseignement chargé d’éclairer nos gouvernants sur nos intérêts géopolitiques ne voient comme principaux dangers pour notre pays que le « terrorisme islamique », notamment « l’islam du radicalisme chiite » (minute 17, seconde 14) et, inévitablement : « l’Iran », nommément désigné comme « ennemi » (minute 41, seconde 22).

Quant aux agressions, ravages, actions terroristes, carnages et chaos répandus de concert avec nos « alliés » par nos armes, nos armées, nos « services spéciaux », nos mercenaires, dans les pays musulmans qui ne demandent qu’à vivre en paix, visiblement ces « tontons flingueurs » ne sont au courant de rien !… Le « Trou Noir »…

Un tel concentré de fanatisme « tranquille », d’imbécillité grotesque, d’analphabétisme culturel comparable aux Croisades du X° siècle, est devenu la norme dans notre nomenklatura, reproduisant en copié-collé les diktats obsessionnels des néoconservateurs américains. Autrement dit « l’extrême-droite » des Etats-Unis, délirante d’islamophobie et d’hyperviolence. Relayés, en France comme chez les autres membres de l’OTAN, par une puissante mécanique souterraine de bielles et pistons ; de nos médias à nos appareils politiques, de nos sociétés d’édition à nos ministères…

L’apocalypse

Face à cet aveuglement des membres de l’OTAN, et au regard de la bonne foi de l’Iran, les gouvernements du reste de la planète, qui représentent qu’on le veuille ou non la véritable « Communauté Internationale » commencent de plus en plus à être excédés par cette attitude obstinément belliqueuse.

En fait :

i) Ce sont eux, et non l’Iran, qui menacent la sécurité de la région en refusant la « dénucléarisation » du Moyen-Orient
ii) Ce sont eux, et non l’Iran, qui ne respectent pas le droit international. Edictant, unilatéralement des sanctions économiques, illégales, en infraction de la charte de l’ONU et de l’OMC

iii) Ce sont eux, et non l’Iran, qui s’opposent à la libres circulation des hommes, des marchandises et des capitaux. Se réjouissant de lui avoir occasionné par ces sanctions économiques un « manque à gagner » évalué à 120 milliards de dollars, non compris le gel de ses avoirs dans divers pays. Oubliant stupidement, que l’impact de ce manque à gagner se répercute, avec autant de force, dans les propres économies des autres pays. A commencer par ceux de l’OTAN…

Mais ces gouvernements pourront-ils résister aux pressions de l’OTAN ?… Oui, dès lors que leurs entrepreneurs et hommes d’affaires, du moins ceux plus préoccupés par des perspectives saines et sûres d’investissement à long terme que par l’affairisme aléatoire, vont taper du poing sur la table.

Ils ont commencé à le faire, britanniques et allemands en tête. Entraînant du même coup une partie des milieux d’affaires américains. Les lignes bougent. Autre béante fissure dans le bloc de l’OTAN ouverte par l’accord sur le nucléaire, s’élargissant tous les jours…

Il est vrai que l’Iran, un des rares pays dans le monde à n’avoir aucune dette mais de multiples avoirs dans de multiples pays, négocie actuellement un programme d’échanges « avoirs contre biens, services, et projets d’investissements » estimé à 30 milliards de dollars (évidemment, sans dollars…) : avec la Chine… De quoi susciter des envies.

La diplomatie et le rayonnement de l’Iran sont, à l’issue de cette négociation : à leur zénith. Même dans les pétromonarchies du Qatar, des Emirats Arabes Unis, d’Oman, peu désireux de lier leur sort à celui de l’Arabie Saoudite. Où les visites de ces derniers jours, au plus haut niveau gouvernemental, ont révélé dans les déclarations officielles que tous souhaitaient un Iran « fort et prospère ». Autre brèche, dont les craquements sont retentissants dans le Golfe…

Inexorablement, charnière entre Proche-Orient et Asie-Centrale, l’Iran avec ses élites scientifiques, ses immenses ressources naturelles, son marché de 80 millions de personnes, représente une des locomotives du futur « marché commun » en cours d’édification au cœur d’une des régions les plus prometteuses en terme de développement dans le monde.

La 21° réunion de l’ECO (Economic Cooperation Organization) tenue à Téhéran, du 24 au 26 novembre dernier, en est l’illustration. Regroupant, autour de l’Iran, les responsables des économies des pays allant de la Turquie au Pakistan : Azerbaïdjan, Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kazakhstan, Kirghizistan, Afghanistan. Ce sont de gigantesques marchés d’infrastructures ferroviaires, routières, d’échanges en énergie, en recherches et technologies, en agriculture et tourisme, en enseignement et santé, qui s’ouvrent pour ces pays et leurs partenaires…

Bénéficiant du statut d’observateur auprès du BRICS et, surtout, du SCO (The Shanghai Cooperation Organisation), l’Iran, partenaire respecté, est appelé à intégrer inéluctablement ces deux puissantes organisations interétatiques…

L’Histoire poursuit sa marche…

Iran : « grande puissance régionale ».

N’en déplaise aux « va-t-en-guerre ». Face à l’évidence, s’ils s’obstinent dans le déni, ne leur reste plus « sur la table » qu’une option :

 

L’Apocalypse…

Média et propagande: Masques et mensonges finissent toujours par tomber… Ahmadinejad avait bien gagné les élections !

Posted in actualité, désinformation, ingérence et etats-unis, média et propagande, neoliberalisme et fascisme, politique et social with tags , , , , , on 1 mars 2013 by Résistance 71

 

Washington admet enfin la validité de l’élection d’Ahmadinejad

 

Réseau Voltaire

 

Le 28 Février 2013

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article177687.html

 

 

Washington reconnaît désormais que le président Ahmadinejad (dont le second mandat arrive à terme en juin et qui ne peut se représenter [1]) a été élu par ses concitoyens.

Jusqu’à présent, Washington affirmait que l’élection présidentielle de 2009 avait été truquée et que l’Administration Ahmadinejad était illégitime. En réalité, la NED avait organisé une tentative de révolution colorée, intitulée « Révolution verte ». À contre-courant des médias occidentaux, seuls deux intellectuels avaient dénoncé cette imposture aux États-Unis et en France : James Petras [2] et Thierry Meyssan [3].

Lors de son audition de confirmation par le Sénat, le 31 janvier, le nouveau secrétaire à la Défense Chuck Hagel avait déclaré que l’Iran a « un gouvernement élu légitime, que cela nous plaise ou non » [4].

Ces propos avaient été confirmés en privé par le président Obama.

Ils ont été réitérés par le nouveau secrétaire d’État, John Kerry (dont le gendre est Iranien), lors d’un point de presse à Paris, le 27 février : « L’Iran est un pays avec un gouvernement qui a été élu et qui siège aux Nations Unies » [5].

La presse occidentale continue, en ce qui la concerne, de relayer les mensonges officiels d’hier.

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[1] « Ahmadinejad, l’insubmersible », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 21 février 2013.

[2] « Iran : le bobard de l’ »élection volée » », par James Petras, Traduction Marcel Charbonnier, Réseau Voltaire, 19 juin 2009.

[3] « La CIA et le laboratoire iranien », « Pourquoi devrais-je mépriser le choix des Iraniens ? », « La « révolution colorée » échoue en Iran », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 17, 21 et 24 juin 2009.

[4] « An elected, legitimate government, whether we agree or not »

[5] « Iran is a country with a government that was elected and that sits in the United Nations ».