Archive pour ingérence française syrie

Ingérence française en Syrie: Des bidasses français arrêtés en Syrie !…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 15 novembre 2013 by Résistance 71

Débâcle, débâcle… Vous avez dit débâcle ?…

— Résistance 71 —

 

Des officiers français effectivement arrêtés en Syrie

 

IRIB

 

15 novembre 2013

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/284553-des-officiers-français-effectivement-arrêtés-en-syrie

 

La nouvelle de l’arrestation d’un nombre des agents français en Syrie se confirme.

Cette information a été abondamment citée et commentée dans la presse internationale, sauf en France. Cependant, l’ancien colonel français Alain Corvez a brisé le silence formel français en affirmant que cette information qui circule depuis quelques jours s’avère quasi officielle.Dans une lettre électronique envoyée à certains de ses amis dont Alintiqad a reçu une copie, M. Corvez confirme que la nouvelle qui circule dans la presse depuis huit jours évoquant l’arrestation des officiers français en Syrie avec une différence sur leur nombre est devenue quasi officielle.« Que feront-ils dans cette impasse ? Nos soldats sont davantage envoyés dans des pays pour défendre des intérêts qui ne sont pas les nôtres, mais ceux des Etats-Unis », a écrit l’expert stratégique dans sa lettre.« En participant aux ingérences américano-qataries dans les affaires d’autres pays, notre diplomatie est devenue dépendante et destructive pour notre réputation internationale », a-t-il déploré.Et M. Corvez d’ajouter : « Bachar n’est pas prêt pour être renversé et ses partisans augmentent en Syrie et dans le monde arabe dont les peuples ne sont pas favorables seulement aux idées des Saoudiens et des Qataris alliés des Etats Unis, ce que la France cherche malheureusement à promouvoir ».« En tout cas, cette situation pourrait exploser à la face des candidats à la présidentielle française et changerait les données, même si certains candidats ont observé un silence à l’égard de ce sujet », a-t-il conclu.M. Corvez avait dénoncé un complot tramé contre la Syrie vise son rôle clé dans la région, accusant l’entité sioniste de jouer un rôle dans les événements en Syrie dans le cadre d’un agenda étranger bien défini.Dans une interview accordée à la télévision syrienne, il s’est interrogé sur les vrais motifs de Sarkozy à changer ses positions vis-à-vis de la Syrie. Il a appelé les autorités françaises à considérer que ce qui se déroule en Syrie n’est pas une révolution démocratique mais une tentative violente de certaines forces extrémistes à imposer un nouveau régime à la Syrie qui convient à leur taille.Samedi dernier, la télévision publique syrienne a confirmé des informations publiées deux semaines plus tôt par le Réseau Voltaire : l’Armée nationale syrienne a fait prisonniers 18 agents français à Homs et un 19e à Azouz.De son côté, la presse turque a confirmé l’arrestation du 19e agent français en expliquant que 4 agents turcs avaient été arrêtés avec lui.

Source : Alintiqad Par : Nidal Hamadé – Paris

http://www.french.moqawama.org/essaydetails.php ?eid=5170&cid=287

Echec à l’empire… Point de vue intéressant sur la débâcle impérialiste de Syrie

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, France et colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique française, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 6 avril 2012 by Résistance 71

La débâcle de Syrie

 

Par Thierry Meyssan

 

Le 4 Avril 2012,

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/La-debacle-de-Syrie

 

Le président Bachar el-Assad s’est rendu, le 27 mars 2012, à Homs. Il a visité le quartier de Baba Amr où des takfiristes syriens [1] et des combattants étrangers avaient proclamé durant un mois un Émirat islamique indépendant. Il a assuré les habitants déplacés que l’État reconstruirait leurs maisons « beaucoup mieux qu’avant  », et qu’ils pourraient retourner bientôt chez eux. Des milliers de personnes, principalement sunnites, avaient été contraintes de fuir pour ne pas tomber sous la dictature des islamistes. En leur absence, les maisons ont été saccagées et plusieurs centaines ont été dynamitées par les rebelles, quant elles n’ont pas été détruites par les combats.

Bachar el-Assad, qui reste le chef d’État le plus populaire du monde arabe, a rencontré des Homsiotes, mais a renoncé au traditionnel bain de foule en raison de la présence toujours possible de terroristes isolés.

La guerre de basse intensité est finie « une fois pour toutes », a commenté Jihad Makdissi, porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères. Le pays, dont les principales infrastructures d’énergie et de télécommunication ont été sabotées, entre dans une phase de reconstruction.

Pendant ce temps, l’OTAN et le CCG ont continué leurs manigances. Une réunion du Conseil national syrien a été organisée pour adopter un « Pacte national » acceptable par l’opinion publique occidentale. Il s’agissait de donner une apparence laïque et démocratique à un organe dominé par les Frères musulmans, lesquels réclament l’instauration de la Charia et d’un régime islamique. Le programme rédigé par les Frères a donc été toiletté par des conseillers en communication et enrichi de quelques expressions politiquement correctes. Il a été adopté lors d’une étrange scrutin au cours duquel les Frères ont voté contre et ont fait participer au scrutin des inconnus qui ont voté pour, de sorte que le texte est passé sans qu’ils aient à se renier. Le Conseil a donc un texte programmatique qui n’engage que ceux qui le lisent, et que la majorité de ses membres permanents espèrent fouler aux pieds le plus vite.

De leur côté, le secrétaire général de la Ligue arabe et son homologue de l’ONU ont nommé un envoyé spécial conjoint, Kofi Annan, pour négocier une sortie de crise. Il a pris sous sa responsabilité un plan en six points, qui est une version légèrement amendée de la proposition russe à la Ligue. Il a obtenu l’accord du président el-Assad sous réserve que ces dispositions ne soient pas détournées de leur sens et utilisées pour infiltrer à nouveau des armes et des combattants.

C’est dans ce contexte que l’OTAN et le CCG ont convoqué la seconde Conférence des « Amis » de la Syrie, dimanche 1er avril à Istanbul. 83 États et organisations intergouvernementales y ont participé, sous présidence turque [2].

Comme ils l’avaient fait lors de leur précédente rencontre à Tunis, le 24 février, les participants ont avant tout réaffirmé leur soutien à « une transition politique conduite par des Syriens vers un État civil, démocratique, pluraliste, indépendant et libre ; un État qui respecte les droits des gens quelque soit leur appartenance ethnique, leur religion ou leur sexe » [3] ; une position distrayante venant, entre autres, d’États qui ne sont ni civils, ni démocratiques, ni pluralistes, ni indépendants, ni libres et qui discriminent leurs ressortissants en fonction de leur appartenance ethnique, de leur religion ou de leur sexe comme l’Arabie saoudite et le Qatar.

Puis, les «  Amis  » de la Syrie ont exprimé leur soutien sans faille au plan en six points de Kofi Annan, alors même que la présidence turque de la Conférence proposait d’armer et de financer les rebelles en violation dudit plan Annan.

Dans cette lignée, la Conférence a entendu les rapports du Conseil national syrien. Elle s’est félicitée de l’adoption formelle du Pacte national, et de la volonté des membres du Conseil de travailler unis, oubliant que la dernière réunion du Conseil s’est terminée par hurlements, des claquements de portes, et la démission des 24 délégués kurdes. Par conséquent, elle a reconnu le Conseil comme « un » représentant légitime de tout le peuple syrien, et comme une organisation rassemblant les groupes d’opposition syriens.

Ces félicitations imméritées ne doivent pas être comprises comme traduisant une ignorance de la situation ou un aveuglement, mais comme une sucrerie diplomatique pour faire agréablement oublier une grosse déception. En fait, la Conférence a refusé de reconnaître le Conseil comme « le » représentant du peuple syrien, c’est-à-dire comme un Parlement en exil, qui aurait pu désigner un Gouvernement en exil et revendiquer le siège syrien à l’ONU. Cette rebuffade montre que les « Amis » de la Syrie ont renoncé à changer le régime et qu’ils ne destinent plus le Conseil à gouverner. Sa fonction est désormais limitée à participer aux campagnes médiatiques contre son pays. Dans cette perspective, le service de propagande de la Maison-Blanche a besoin de contrôler la communication de toute l’opposition syrienne. Par conséquent, la Conférence a exigé de n’avoir plus qu’un seul interlocuteur, le Conseil, dans lequel tous les groupes d’opposition ont été sommés de se fondre.

 Le Centre sur la responsabilité syrienne

Cette question de discipline étant close, la Conférence a acté la création de trois nouveaux organes. En premier lieu, à l’initiative du département d’État US, un Centre de renseignement a été chargé de « collecter, rassembler, analyser » toutes les informations disponibles sur les violations des Droits de l’homme commises par les autorités syriennes en vue de leur jugement futur par une juridiction internationale [4].

À Damas, on se souvient que, des années durant, les États-Unis ont pensé pourvoir faire endosser au président Bachar el-Assad la responsabilité de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri. Ils avaient alors œuvré à la collection de faux témoignages et à la mise en place du Tribunal spécial pour le Liban. On avait entendu les vassaux de Washington au Proche-Orient prophétiser que le président syrien serait traîné pieds et poings liés à La Haye. On se souvient aussi que les faux témoignages accumulés contre Bachar el-Assad s’effondrèrent au milieu de scandales de corruption et que Washington décida d’orienter son dispositif pseudo-judiciaire vers d’autres cibles.

Toujours est-il que ce Centre sera surtout chargé de coordonner le travail des ONG déjà subventionnées directement ou indirectement par Washington, tel qu’Amnesty International, Human Rights Watch ou la Fédération internationale des Droits de l’homme. Pour ce travail de secrétariat, le département d’État a immédiatement débloqué 1,25 millions de dollars et mis à disposition du personnel bien choisi.

 Le Groupe de travail sur les sanctions

La Conférence s’est dotée d’un Groupe de travail sur les sanctions. Il s’agit officiellement de coordonner les mesures prises par les États-Unis, l’Union européenne, la Ligue arabe etc. pour les rendre plus efficaces. Les Syriens avaient répondu aux sanctions en soulignant qu’elles les feraient souffrir, mais qu’elles tueraient certains de leurs voisins. C’est pourquoi le document final précise également que le Groupe devra veiller à ce que ces sanctions ne blessent pas des pays tiers, ce qui inclut parfois d’ouvrir des routes commerciales alternatives.

En effet, la Ligue arabe avait été contrainte de suspendre l’application des sanctions qu’elle avait décrétées parce qu’elles menaçaient directement l’économie de ses propres membres. À titre d’exemple, la Jordanie s’était brutalement trouvée privée de plus des deux tiers de ses importations et aurait dû se priver de l’eau potable que lui fournit la Syrie. En une semaine, son économie s’était effondrée.

Le Groupe de travail sur les sanctions semble donc chargé de résoudre la quadrature du cercle. Sa première réunion se tiendra à Paris dans la seconde quinzaine d’avril, c’est-à-dire avant l’élection présidentielle française et le changement prévisible de politique qui en découlera.

Le Groupe de travail sur la Relance économique et le Développement de la Syrie

Troisième et dernier organe créé par la Conférence : le Groupe de travail sur la Relance économique et le Développement. Il avait initialement été prévu que le Conseil national syrien formerait le premier gouvernement syrien après le renversement de Bachar el-Assad. Dans cette perspective, il devait bénéficier d’une aide financière considérable qui lui aurait permis de rallier à lui une population épuisée par les sanctions. La promesse de cette manne avait attiré au sein du Conseil tous les aigrefins possibles.

Dans la mesure où d’une part il n’est plus question de changement de régime et, d’autre part, on annonce un renforcement des sanctions, pourquoi donc aider le président el-Assad à relancer l’économie et à développer son pays ? Et pourquoi ce groupe de travail est-il co-présidé par les Émirats et l’Allemagne ?

Notre hypothèse, jusqu’à plus ample information, est que ce groupe de travail est chargé d’habiller le versement de dommages de guerre par la France en échange de la restitution de ses officiers détenus en Syrie. Nos lecteurs et auditeurs savent que 19 militaires français ont été arrêtés en Syrie et que 3 d’entre eux ont été restitués au chef d’état major, l’amiral Edouard Guillaud, lors de son passage au Liban. Des négociations se poursuivent entre les deux parties au conflit par l’entremise des Émirats arabes unis. La France a admis que les prisonniers sont bien ses ressortissants, même si tous ont une double nationalité, algérienne ou marocaine, mais elle nie qu’il s’agisse de militaires en mission. Elle soutient que ce sont des jihadistes, venus combattre de leur propre initiative et à son insu. La Syrie fait valoir que le matériel OTAN de communication qu’ils détenaient prouve qu’ils agissaient sous ce drapeau. Quoi qu’il en soit, la France pourrait verser une indemnité pour leur libération, mais le montant de celle-ci est difficile à établir. La Syrie réclame des dommages de guerre pour les milliers de tués et les infrastructures détruites. La France observe que si guerre secrète il y a eu, elle ne peut pas l’avoir conduite seule et n’en serait donc pas la seule responsable. Dans le cas où la France verserait de l’argent, elle refuserait de reconnaître publiquement la raison de ce mouvement de fonds. Elle devrait alors anonymiser cette somme avec le concours de son partenaire allemand.

Quelle stratégie pour l’OTAN et le CCG ?

Le bilan de cette Conférence laisse entrevoir la nouvelle stratégie des États-Unis, et par conséquent celle de l’OTAN et du CCG.

Washington a renoncé à changer le régime syrien parce qu’il n’en a pas les moyens militaires. Dans un premier temps, plutôt que de le reconnaître, le secrétaire à la Défense Léon Panetta a souligné qu’une intervention militaire ne ferait que compliquer la situation sur le terrain et précipiterait le pays dans la guerre civile au lieu de la prévenir. Puis, le chef d’état-major, le général Martin Dempsey, et le commandant du CentCom, le général James Mattis, ont admis que l’US Air Force ne pourrait pas bombarder la Syrie si elle en recevait l’ordre car le pays est désormais équipé par la Russie du plus efficace système anti-aérien au monde. En outre, les généraux US ont admis qu’ils continuent à exercer une surveillance aérienne et spatiale de la Syrie, non plus pour fournir des renseignements à l’Armée syrienne libre, mais pour s’assurer qu’elle ne s’empare pas des arsenaux chimiques et biologique. En d’autres termes, non seulement Washington a renoncé à renverser le régime par la force, mais il veille à ce que cela ne survienne pas afin de ne pas entrer en conflit avec la Russie, la Chine et l’Iran.

À défaut, Washington s’autorise à instrumenter le cas syrien pour embarrasser Moscou et Beijing. La création du Centre sur la responsabilité syrienne se résume à la mise en place d’une nouvelle campagne de propagande anti-syrienne, non plus pour paver la voie d’une intervention de l’OTAN, mais pour accuser la Russie et la Chine d’être des dictatures solidaires d’une autre dictature. Et les sanctions ne visent plus à démoraliser la bourgeoisie et à la faire se retourner contre le régime, mais à contraindre la Russie et la Chine à payer pour la Syrie.

C’est dans cette perspective que l’on doit interpréter l’agitation d’Alain Juppé. Le ministre français des Affaires étrangères sait que ses déclarations anti-syriennes sont creuses, mais il n’en a que faire puisqu’il quittera bientôt ses fonctions, et que son successeur refusera d’en assumer les conséquences au nom de l’alternance politique. Sa surenchère permanente sert à la fois à alimenter le dossier que le Centre sur la responsabilité syrienne prépare, et à satisfaire un lobby dont le soutien lui sera utile lorsqu’il se retrouvera dans l’opposition.

À ce propos, Damas, qui anticipe la défaite électorale de Nicolas Sarkozy, a envoyé un diplomate de très haut niveau à Paris. Il y a rencontré un de ses amis, ancien ministre des Affaires étrangères socialiste, qui l’a introduit auprès de François Hollande. La Syrie connaît parfaitement les liens unissant le candidat socialiste à Israël et au Qatar. Mais elle ne doute pas que le prochain président français s’alignera d’abord sur la position états-unienne, et cessera donc tout soutien à l’opposition armée.

Thierry Meyssan

[1] Les Takfiristes sont des musulmans sectaires qui pensent détenir la pure vérité et entendent éliminer les hérétiques. Leurs principaux chefs spirituels sont réfugiés en Arabie saoudite d’où ils appellent à « tuer un tiers des Syriens pour que les deux autres tiers vivent », c’est-à-dire à assassiner tous les non-sunnites.

[2] « Chairman’s Conclusions Second Conference Of The Group Of Friends Of The Syrian People », Voltaire Network, 1er avril 2012.

[3] « A Syrian-led political transition leading to a civil, democratic, pluralistic, independent and free state ; one which respects people’s rights regardless of ethnicity, belief or gender »

[4] « State Department on Syria Accountability Clearinghouse », Voltaire Network, 2 avril 2012.

Ingérence française en Syrie: une partie de l’administration se rebelle contre Juppé « la gâchette »…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 21 mars 2012 by Résistance 71

Ces révélations font suite aux rapports que nous avons publié ici concernant la lutte au sommet des administrations américaines et israéliennes au sujet des guerres en cours et des guerres « préventives » ou « humanitaires » toujours dans l’agenda de la faction des mondialistes fascistes et hégémonistes.

Le vent de la révolte semble souffler dans les hautes instances administratives étatiques, sans doute exacerbé par la position ferme de la Russie (et de la Chine dans une moindre mesure) contre la guerre avec la Syrie puis l’Iran. Nous avons dit depuis toujours que des psychopathes étaient aux commandes du bateau occidental ivre du dogme inepte du Nouvel Ordre Mondial sur le « choc des civilisations » comme outil du renforcement de l’hégémonie néo-colonialiste et prédatrice de notre civilisation décadente. Ces psychopathes semblent être maintenant confrontés par certains hauts-fonctionnaires des services de renseignement et de la diplomatie, qui sont apparemment en désaccord avec le chemin emprunté par les chantres du Nouvel Ordre Mondial.

Il y a semble t’il une sorte de « consensus de la bonne volonté » pour tenter de ramener le bateau ivre sur un cap plus sûr pour l’ensemble de la planète, car pour l’heure ce navire a été engagé sur une trajectoire de collision et de destruction, génératrices du chaos nécessaire pour que voit le jour une gouvernance mondiale étatico-corporatrice du plus bel effet fasciste qui soit.

Y a t’il encore un semblant de santé mentale au sein du système ? De plus en plus de langues se délient. Les crimes récents de l’occident seront-ils admis au grand jour et les responsables punis ? Où la dissidence de l’intérieur sera t’elle muselée ?

Affaire à suivre avec grand intérêt…

— Résistance 71 —

 

Alain Juppé accusé par sa propre administration d’avoir falsifié les rapports sur la Syrie

 

Réseau Voltaire

 

Le 20 Mars 2012

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/Alain-Juppe-accuse-par-sa-propre

 

Un haut fonctionnaire français a invité , le 19 mars 2012, des journalistes arabes basés à Paris pour leur révéler la bataille qui se livre actuellement au sein du gouvernement français en général et du Quai d’Orsay en particulier à propos de la Syrie.

Selon cette personnalité, l’ambassadeur de France à Damas, Éric Chevallier, dont l’ambassade vient d’être fermée et qui est rentré à Paris, a pris a parti son ministre devant ses collègues. Il a accusé Alain Juppé de ne pas avoir tenu compte de ses rapports et d’avoir falsifié les synthèses pour provoquer une guerre contre la Syrie.

Au début des événements, en mars 2011, le Quai avait dépêché des enquêteurs à Deraa pour savoir ce qui s’y passait. Leur rapport, transmis à Paris, indiquait qu’après quelques manifestations, la tension était retombée, en contradiction avec les reportages d’Al-Jazeera et de France24 qui indiquaient à l’inverse que la ville était à feu et à sang. L’ambassadeur demanda la prolongation de la mission pour suivre l’évolution des événements. Furieux de ce premier rapport, le ministre des Affaires étrangères lui téléphona pour exiger qu’il le modifie et fasse état d’une répression sanglante. L’ambassadeur plaça alors le chef de mission à Deraa en conférence téléphonique avec le ministre pour lui redire qu’il n’y avait pas de répression sanglante. Le ministre menaça l’ambassadeur et la conversation se termina de manière glaciale.

Immédiatement après, le cabinet d’Alain Juppé fit pression sur l’AFP pour qu’elle publie des dépêches mensongères confortant la vision du ministre.

Durant les mois qui suivirent, les incidents opposant Éric Chevallier et Alain Juppé ne cessèrent de se multiplier, jusqu’à l’affaire des otages iraniens et la mort du « journaliste » Gilles Jacquier. À cette occasion, l’ambassadeur reçu l’ordre d’exfiltrer les agents de la DGSE travaillant sous couverture de presse. Il réalisa l’importance de l’action secrète entreprise par Alain Juppé [1].

Ancien ministre de la Défense, Alain Juppé a semble t-il conservé de solides amitiés au sein des services militaires dont certains agents lui restent dévoués.

La même source assure que des rapports de l’ambassadeur auraient été négligés ou falsifiés et que celui-ci, pour étayer ses dires, aurait fait parvenir au Quai des rapports d’homologues européens attestant tous que la Syrie n’est pas confrontée à un cycle de manifestations/répression, mais à une déstabilisation par des groupes armés venus de l’étranger. À son arrivée à Paris, Éric Chevallier aurait demandé une enquête administrative interne pour confondre son propre ministre.

Ces révélations en appelant d’autres, un autre haut-fonctionnaire a révélé qu’Alain Juppé n’est pas seulement en conflit avec son administration, mais aussi avec ses collègues de l’Intérieur et de la Défense. Claude Guéant et Gérard Longuet auraient non seulement négocié avec le général Assef Chawkat l’exfiltration des agents français présents dans l’Émirat islamique de Baba Amr, comme le Réseau Voltaire l’a relaté [2], mais aussi la libération de trois commandos français détenus par la Syrie [3].

Dimanche 18 mars, le quotidien pro-syrien Ad-Diyar, édité à Beyrouth, a confirmé que trois prisonniers français ont été remis au chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Édouard Guillaud, lors d’un déplacement au Liban, prétendument effectué à l’occasion de la réorganisation du contingent français de la FINUL. Selon une source syrienne de haut niveau, l’amiral aurait en échange personnellement veillé au complet démantèlement de la base arrière que les services militaires français avaient installée au Liban.

Le conflit entre l’ambassadeur Chevallier et le ministre Juppé est connu depuis longtemps. Le 4 avril 2011, le journal électronique Rue89 avait publié un article attribué à un auteur franco-syrien anonyme [4]. On pouvait y lire que l’ambassadeur « se serait fait le porte-parole du régime, prétendant que les révoltes de Daraa et Lattaquié sont manipulées depuis l’étranger et que les médias mentent sur la réalité ». Dix jours plus tard, c’était au tour de Georges Malbrunot d’affirmer sur son blog du Figaro que l’ambassadeur « est complètement basharisé » [5]. Enfin, le 5 mai, France24, la chaîne placée sous la tutelle d’Alain Juppé, avait accusé l’ambassadeur de « minimiser la révolte » [6]

Le conflit entre le chef d’état-major des armées et Alain Juppé est également connu depuis longtemps. L’amiral Edouard Guillaud n’avait pas apprécié qu’Alain Juppé, alors ministre de la Défense, planifie à l’avance le renversement de Mouammar el-Kadhafi. Avec le discret soutien de son nouveau ministre de tutelle Gérard Longuet, il avait fait savoir publiquement son désaccord lorsqu’il avait reçu instruction de mobiliser les forces françaises contre la Libye.

Quant aux relations Guéant-Juppé, elles sont notoirement exécrables. On se souvient qu’avec l’arrogance qu’on lui connaît Alain Juppé avait posé comme condition pour son entrée au gouvernement Fillon que Claude Guéant quitte le secrétariat général de l’Élysée parce qu’il ne voulait pas avoir à lui parler.

Après l’accord survenu entre Washington, Londres et Moscou pour calmer le jeu en Syrie, Alain Juppé peut toujours compter sur l’appui d’Ankara, de Riyad et de Doha, ainsi que sur les principaux médias, mais se trouve isolé en France et privé des moyens nécessaires à sa politique … à moins, bien sûr, que le président Sarkozy ne pousse à la guerre pour faire remonter dans les sondages le candidat Sarkozy.

[1] « Le fiasco des barbouzes français à Homs », par Boris V., Komsomolskaïa Pravda, 18 janvier 2012, version française de New Orient News disponible sur le site du Réseau Voltaire.

[2] « Les journalistes-combattants de Baba Amr », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 mars 2012.

[3] « La France rétablit la censure militaire », Réseau Voltaire, 4 mars 2012. [4] « À Damas, le régime de Bachar el-Assad prépare un bain de sang », par Sadik H., Rue89, 4

avril 2011.

[5] « Syrie : quand l’ambassadeur de France déjeunait avec la bête noire des frondeurs », par Georges Malbrunot, L’Orient indiscret/Le Figaro, le 14 avril 2011.

[6] « L’ambassadeur de France en Syrie a clairement minimisé la révolte », par Julien Pain et Peggy Bruguière, France24, 5 mai 2011.

Ingérence française en Syrie…

Posted in actualité, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 2 mars 2012 by Résistance 71

La France exfiltre ses agents restés en Syrie

 

Réseau Voltaire

 

Le 1er Mars 2012

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/La-France-exfiltre-ses-agents

 

L’ambassadeur de France à Beyrouth, Denis Pietton, a officiellement visité la semaine dernière la région de Baalbeck, à l’Est du Liban. En réalité, il a voyagé avec une équipe sécuritaire française dans le Nord de la Békaa, région frontalière limitrophe de la province syrienne de Homs.

Côté syrien de la frontière, des officiers et des experts des services de renseignement militaires français, certains sous couvert du statut de journaliste, encadrent les combattants de l’Armée « syrienne » libre. Tous se sont infiltrés illégalement en Syrie.

L’ambassadeur Denis Pietton et ses hôtes ont récupéré à un point de passage illégal des agents des services de renseignement français fuyant l’Émirat islamique de Baba Amr où ils dispensaient leur savoir-faire en matière de combat urbain.

En vertu de la Convention de Vienne, les voitures diplomatiques ne peuvent être perquisitionnées. Le convoi a donc pu ramener les agents français à l’ambassade sans que la police libanaise puisse intervenir.

Avec toute l’arrogance de l’ancienne puissance mandataire, l’ambassadeur de France s’était, une fois de plus, publiquement ingéré dans les affaires libanaises en déclarant le 23 février dernier à nos confrères du Daily Star : « Le Liban devrait rester à l’écart des troubles en Syrie ».