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Illusion démocratique… La fin du cirque !

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 novembre 2016 by Résistance 71

“Dans le monde dans lequel on vit on peut raisonnablement se demander s’il y a une vie avant la mort.”
~ Coluche ~

“Si voter changeait quoi que ce soit, ce serait interdit depuis longtemps.”
~ Emma Goldman ~

 

La fin du cirque

 

Résistance 71

 

8 novembre 2016

 

Une fois de plus, le système étatique factice, mortifère et à bout se souffle nous propose son grand cirque électoral futile, son illusion démocratique en cette fin d’année 2016 pour l’empire du goulag levant et en 2017 pour sa larbine vassale franchouillarde, jadis peuplée de fiers Celtes dont les sociétés ont refusé la centralisation du pouvoir et donc l’État pendant près de 900 ans, un système politique qui ne leur fut imposé que par la force de la conquête et de l’ethnocide colonial, déjà.

Ainsi donc aujourd’hui les votards yankees vont se déplacer pour satisfaire au grand Barnum électoral où ils ont à choisir, de fait l’illusion de choisir, entre la variole (bien connue des peuples autochtones à qui elle fut inoculée sciemment à fin génocidaire) et l’ébola, entre un milliardaire populiste narcissique et tripoteur soutenu par la mafia de Las Vegas et la harpie du système nouveau con, nouveau libéral, criminelle endurcie à la veûlerie légendaire et dont l’ambition psychopathique pourrait sans aucun doute être étudiée de près dans une étude clinique.

Nous ne perdrons pas notre temps à présenter ces deux corniauds utiles du système oligarchique en place, amis de longue date et soutenus par la même fange capitalisto-colonialiste qui en mît tant d’autres au pouvoir des deux côtés de la grande mare.

En France, le plus petit cirque essaie de ressembler à ses maîtres. De “primaires” en rhétorique, et de mensonges en promesses qui n’engagent que ceux qui y croient encore ; de la même manière l’oligarchie proposera ses marionnettes, qui un repris de justice mafieux ayant “fait son temps” au placard, choisi par l’élite financière auto-proclamée, qui un nabot criminel de guerre ou qui un arriviste arrogant à l’éructation tremblottante, tous comme les deux gugusses cités plus haut, des cas potentiels d’étude psychiâtrique qui nous en apprendrait bien plus sur les arcanes du pouvoir qui rend fou,

Popov le grand maître clown a fait rire de bon cœur des générations de petits et grands et a donné ses lettres de noblesse au véritable cirque, mais ces clowns là, monsieur, sont d’une tristesse sans pareille et ironie du sort n’ont jamais voulu faire rire qui que ce soit, si ce n’est de rires nerveux éparses les inquiets sachant que la mascarade un jour, accouchera d’un monstre qu’il faudra abattre.

Messieurs les votards de tous les pays, comprenez enfin que l’acte électoral n’est plus seulement futile et illusoire, mais qu’il est devenu de nos jours une complicité d’assassinat, une complicité de crimes contre l’humanité tant nos marionnettes de tout poil, mises en place selon le bon vouloir d’une avide oligarchie financière et industrielle transnationale, n’ont de cesse de mettre le monde à feu et à sang pour le profit du toujours plus petit nombre, consolidant biens, finances et donc pouvoir réel en société capitaliste privée ou d’état.

Comprenez que voter c’est se soumettre à ces ordures du monopole.

Comprenez que voter c’est abdiquer sa souveraineté, c’est se choisir un maître irrévocable qui vous (re)passera les chaînes de l’esclavage moderne.

Comprenez que voter c’est déléguer le pouvoir du peuple, sa capacité de décider pour et par lui-même, à une clique de commis coursiers passant leur vie politique à renvoyer les ascenceurs à ceux qui les ont mis au pouvoir fictif et illusoire pour les servir en première instance.

Comprenez que la seule solution au marasme sociétal ambiant c’est NOUS. Personne ne peut mieux gérer la société que le peuple lui-mème. Cela a déjà été fait et est de fait la destinée de l’humanité, simplement le plus tôt sera le mieux.

Comprenez que l’État est un outil d’oppression mis en place et perpétué pour garantir la main mise du petit nombre oppresseur et exploiteur par essence.

Comprenez que l’État n’est en rien inéluctable, qu’il est factice, qu’il n’est qu’une illusion politique, un leurre à l’apparence (parfois) démocratique, mais un monstre froid qui ne peut être par construction que coercitif, répressif et exploiteur.

Comprenez que toutes les institutions privées ou d’État sont des armes de destruction massive des libertés publiques et des outils de l’asservissement du plus grand nombre au seul profit du même petit nombre. Que leurs commis coursiers ne sont que des larbins à qui ont a fait niroiter une “place sous le soleil des grands” de ce pauvre monde inique sous la houlette oligarchique.

Comprenez finalement que tout ceci n’est qu’une illusion politique, une illusion de démocratie à grande échelle dont il nous faut sortir pour arrêter se survivre et vraiment commencer à vivre.

Y a t’il une porte de sortie ?

Oui sous la forme d’un jeu de piste des plus simples à organiser entre nous, il suffit pour cela de dire NON au jeu qu’on nous impose, parce que c’est de cela qu’il s’agit en fin de compte et d’agir en conséquence:

Pensée critique => Réflexion individuelle et collective => BOYCOTT des institutions (élections comprises) et action politique concertée => Associations libres locales => Confédération des associations libres sous forme communale => Dilution du pouvoir dans le peuple là où il est très soluble => Fondation de la Société des Sociétés égalitaire, non-étatique, non-coercitive et anti-autoritaire

Nous vivons les derniers moments, les soubresauts d’une ère politique faite d’injustice, de mensonge, de tromperie, de veulerie, d’assassinat de masse et de corruption forcenée. Nous sommes au bout du bout du banc, la fin du cirque est proche et si le grand Popov manquera au peuple qu’il a tant amusé, les tristes sbires de la politique et leurs maîtres de la finance passeront aux oubliettes de l’histoire.

Peuples du monde, notre heure arrive, reprendre la barre du bateau ivre est notre destinée. Qu’on se le dise !

Boycott !

Solidarité !

Associations libres !

Égalité !

Liberté !

=*=

A lire:

« Du suffrage universel », Pierre Joseph Proudhon

« Les anarchistes et le suffrage universel », René Berthier

« Électrices, électeurs », CNT-AIT

« Voter est-ce agir ? », CNT-AIT

« Appel au socialisme », Gustav Landauer

 

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Mascarade électorale yankee et autre… L’Illusion démocratique bat son plein !

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Nous ne perdons plus de temps avec les fadaises électorales de tout poil, ce qui ne nous empêche pas de garder un œil distrait sur le cirque ambiant. Nous avons cette perle qui mérite d’être relayée sur le grand Barnum électoral corporatiste yankee et la litanie d’inepties confortant à qui mieux mieux le glissement vers un totalitarisme se durcissant. Rappelez-vous qu’où que ce soit: VOTER C’EST ABDIQUER, voter c’est déléguer votre pouvoir politique souverain à une clique de parasites ne servant que les intérêts particuliers d’une caste oligarchique bien spécifique.

Message à l’auteur: Robert, merci de tenter de ramener le marxisme au plus proche de la réalité politique. Nous pensons que tu te « bookchinises » (si, si, c’est un compliment…), encore un petit effort, tu y es presque… L’anarchisme t’attend, parce qu’honnêtement, le seul véritable communisme, est le communisme sociétal originel et il est anarchiste par essence… Marx est systémique, un autre rouage du système, une partie de la grande illusion étatique (capitalisme d’état et éternelle « dictature du prolétariat » sous la houlette du parti d’avant-garde tout puissant et de sa nomenklatura prétorienne à la botte), une « ruse de la Raison » si on veut… Revenons sur terre ! La nature de l’Homme est anarchiste au sein d’une société sans et donc CONTRE l’État.

~ Résistance 71 ~

 

Lire nos dossiers « Illusion démocratique » et « La société organique »

 

« Electeur, vote encore si tu l’oses ! » (Sébastien Faure, 1919)

 

Que se passe-t-il aux États-Unis d’Amérique ?

 

Robert Bibeau

 

28 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/trump-ou-clinton-ont-ils-le-choix/

 

La petite bourgeoisie et les analystes politiques d’estrades sont confondus.  Les experts ne comprennent pas que : 1) les États-Unis sont le fer-de-lance de l’impérialisme occidental ; 2) et que pour ce motif ce pays vit avant les autres la période de décadence économique, politique et idéologique qui balaiera bientôt tous les continents ; 3) le multimilliardaire Donald Trump représente la réponse la plus percutante que ce mode de production déchue peut offrir pour contrecarrer sa décadence. Hillary Clinton représente la vieille garde passéiste. La politicienne retorse, véreuse, menteuse, discréditée, épouse d’un ex-président dégénéré a fait son temps. Seuls, la petite bourgeoisie de gauche, les bureaucrates syndicaux, les ONG subventionnées et les assistés sociaux voteront pour l’ex-première dame cocue. Tous ceux-là, y compris Bernie Sanders, le New York Times et le Washington Post déchireront leur chemise sur la place publique et accréditeront ainsi le mythe du milliardaire « révolutionnaire ». Les riches ont décidé d’offrir le poste à une nouvelle génération d’arnaqueur, et Trump est leur vainqueur. La pire jambette que pourrait commettre un organe de gauche serait d’appuyer le candidat Républicain. Le multimilliardaire ne veut pas du soutien de la go-gauche discréditée.

Bien entendu, ni Donald ni Hillary ne peuvent résoudre la crise économique systémique qui secoue l’Amérique et l’ensemble du mode de production capitaliste. Chacune des factions du grand capital américain l’a bien compris.  Il n’y a que la gauche réformiste et altermondialiste – qui pense que des réformes sont envisageables, les riches savent que cela est invraisemblable.

Aux grands maux, les grands remèdes

Que cherchent donc les multimilliardaires qui soutiennent Donald Trump ? Oubliez les fanfaronnades à propos de murs frontaliers (déjà construits) ; à propos des restrictions à l’immigration musulmane (les musulmans riches pourront entrer et les musulmans pauvres seront interdits de séjour comme il en a toujours été) ; oubliez la discrimination contre les LGBT (la bourgeoisie promeut le mariage gai au moment où les hétérosexuels ne se marient plus). Le grand capital mondial vise trois objectifs avec son candidat outrancier :  premièrement, il souhaite placer les États-Unis dans une bonne position quand la situation économique aura dégénérée « Put America First »!  C’est la raison pour laquelle Trump crie à qui veut l’entendre qu’il ouvrira les traités de libre-échange afin non pas de les répudier, mais de les renégocier à l’avantage du capital américain moins profitable que celui de ses voisins (2). Trump oublie simplement que l’Amérique n’est déjà plus la première puissance économique mondiale. Elle est devancée par L’Allemagne-Union européenne et par la Chine. Deuxièmement, Trump veut faire ce qu’Obama n’a pas osé faire, hausser les taux d’intérêt domestiques et renchérir le crédit et sa rentabilité. En haussant le loyer de l’argent, le Président Trump va remplir les poches de l’oligarchie financière, mais ce faisant des millions de familles américaines seront mises en faillite, jetées à la rue, pire qu’en 2008. La pauvreté endémique s’épandra sur toute l’Amérique créant des turbulences sociales, des soulèvements et possiblement la guerre civile. Ce qui nous amène au troisième objectif de la présidence du multimilliardaire, soit réprimer, écraser dans le sang, ces soulèvements de la populace, des pauvres noirs, latinos ou blancs, et des prolétaires multiethniques de la grande Amérique.

Le candidat Trump, saura-t-il réaliser les plans de l’establishment ? Le risque de guerre civile est-il trop élevé ? La dame Clinton saurait-elle le faire plus subtilement, plus nuancé ?  L’armée, la garde civile, la police accepteront-elles de tirer sur la foule révoltée ? La population américaine surarmée saurait-elle tenir la milice et les services de police en échec ? Les premiers tests réalisés dans le cadre de la répression des noirs et des latinos démontrent que la situation est très volatile et que rien n’est moins certain qu’une victoire des forces de l’ordre dans le cas d’un soulèvement de masse dans les grands centres métropolitains. Voilà, les questions qui hantent l’oligarchie financière américaine qui en dernière analyse décidera de qui sera le 45e Président des États-Unis.

Pourquoi la mascarade électorale ?

Puisque les dés sont pipés et que l’un ou l’autre candidat mènera l’Amérique au bord du précipice, par une voie ou par une autre, à quoi sert cette mascarade électorale sous la démocratie des riches ? Une campagne électorale bourgeoise a trois fonctions, la première fonction est de mettre les candidats à l’épreuve de la confrontation… Lequel parviendra à créer la mystification la plus crédible autour de sa personnalité controversée ? La seconde fonction est de créer du consentement, de préparer l’opinion parmi la petite bourgeoisie – le prolétariat – le lumpenprolétariat et les assistés sociaux – aux sacrifices qui seront imposés par le prochain chef de l’État des riches. La troisième fonction est de compromettre tous ces gens à qui on dira un jour de révolte – « C’est vous qui l’avez voulu! » – « c’est vous qui l’avez élu! » – même à ceux qui protesteront « Je n’ai pas voté pour ça ! »… Mais oui vous avez voté pour ça… à quoi vous vous attendiez ?

Finalement, Trump ou Clinton c’est la même tromperie, excepté que Donald croit fermement qu’il saura briser la classe prolétarienne américaine alors qu’Hillary sait qu’elle n’y parviendra pas… Veut-elle vraiment de l’emploi ? La classe prolétarienne ne doit se commettre pour aucune de ces girouettes, surtout pas pour ceux de la go-gauche collaboratrice de service chargée d’accréditer cette mascarade alambiquée (3).

Notes

(1)   http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-krach-est-en-marche/

(2)   http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-vrais-patrons-sont-derriere-les-rideaux-quatre-traites-inegaux/

http://plus.lapresse.ca/screens/71edb5db-ffdf-4250-b841-614284defb9a%7C_0.html

Illusion ou réalité en fin de compte une affaire de choix…

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« Vous devez tous disparaître, non seulement pour être les représentants d’une aberration historique, une négation humaine et une cruauté cynique, mais vous devez disparaître parce que vous êtes avant tout une insulte à l’intelligence humaine. Vous nous avez rendu possible, vous nous avez grandi et fait grandir. Nous sommes votre alter-ego, votre opposé siamois. Pour nous faire disparaître, vous devez disparaître. »
~ Communiqué zapatiste au nouveau gouvernement mexicain le 1er décembre 1994 ~ (traduit de l’espagnol par Résistance 71 )

Cette déclaration s’applique bien évidemment à tout gouvernement de tout état quel qu’il soit !… Qu’on se le dise !

 

Résistance 71

 

16 Mai 2016

 

Il devient urgent de constater que nous vivons depuis un bon moment (quelques siècles) dans un monde de dualité politico-sociale. D’un côté, celui de l’illusion qu’elle soit politique, économique, sociale et de l’autre, celui de la réalité qui subit directement les effets de l’illusion établie à des fins obscures d’ingénierie sociale et de contrôle.

Le monde de l’illusion est partout, une création patiente pour le contrôle de la vaste majorité par le plus petit nombre émanant d’un système établi de la division et de l’exploitation. Le pouvoir usurpé se maintient par l’établissement d’institutions de contrôle politique, économique et social, fonctionnant comme rouages d’une dictature plus ou moins virulente dont l’intensité est régulée à dessein selon les circonstances parfois impromptues, mais le plus souvent induites artificiellement. Ces institutions sont d’ordre étatique, religieux, économique, financier, toutes influant généralement négativement sur la vie de tout à chacun. Les institutions séculières et religieuses, les banques, le secteur de la finance et du commerce, les institutions industrielles, englobant bien entendu aujourd’hui la vaste majorité du secteur agricole, sont toutes sans aucune exception fondée sur le système pyramidale autoritaire, hiérarchique et totalitaire, cancer de nos sociétés en phase métastatique terminale. Nous avons traité plus en détail de cet état de fait dans quelques-uns de nos articles plus anciens, articles que nous vous invitons à (re)lire (petite liste de lecture en fin d’article) à titre complémentaire.

L’oligarchie en place a réussi à phagocyter le politique au moyen de l’économique. Il est clair qu’aujourd’hui, toutes les fonctions étatiques de toutes les nations sont assujetties aux desideratas des grandes entreprises économico-financières, banques en tête de liste, entités qui ont leur nez dans l’ensemble des affaires allant de la création monnétaire privée et son corollaire inhérent de la dictature de la dette toute aussi fictive que criminelle, au contrôle de la grande industrie transnationale, en passant par le contrôle politique des gouvernements (voir les portiques tourniquets existant entre la haute finance et les hautes-fonctions gouvernementales partout dans le monde et l’achat ni plus ni moins de candidats “présidentiables et présidentiels” par le monde du gros business…), mais aussi de la “dissidence” via la 5ème colonne des ONG et autres entités médiatiques. Les financements de la quasi-totalité des ONG (Organisations Non-Gouvernementales) supposées faire le contre-poids à un pouvoir sous étroit contrôle oligarchique privé, s’opèrent depuis les mêmes entités contrôlant les décideurs politiques et les gouvernements. Il suffit de voir le nombre de “fondations”, véritables peste bubonique du monde moderne, finançant, corrompant les ONG pour comprendre qu’il n’y a aucune indépendance réelle, que tout une fois de plus n’est qu’illusion, jusqu’aux entités soi-disant “alternatives” faisant la promotion de mouvement se voulant dissidents, mais somme toute toujours parfaitement sous contrôle (Nuit Debout, Occupy Wall Street, Los Indignados etc…) du véritable pouvoir oligarchique.

Aujourd’hui, retrouver une conscience politique veut avant toute chose dire: lâcher-prise de l’illusion démocratique mise sous nos yeux depuis si longtemps et comprendre une fois pour toute qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais…

Une fois ceci intégré, peut on alors bouger dans la seule direction politique viable qui s’impose d’elle-même: le retour au mode de gouvernance de la véritable société organique, celui qui va dans le sens de la nature et de la nature des choses, celui qui est fondé sur la véritable nature humaine faite d’empathie, de compassion, de coopération, de partage, et de quête collective du bonheur en harmonie avec notre environnement et non pas en guerre perpétuelle avec celui-ci.

La société humaine originelle, de source anthropologique, est une société égalitaire, non divisée, où le pouvoir n’est pas séparé du peuple, mais où le pouvoir est le peuple ; ses “chefs” n’étant que des portes-parole n’ayant aucun pouvoir exécutif ni de commandement. Par “originelle” nous entendons ici, “première”, qui contrairement à l’illusion inculquée par une anthropologie de connivence inféodée aux pouvoirs oligarchiques, ne sont pas “sauvages” et sujettes à une “évolution” vers la société étatique qui serait, de manière fort convéniente, le “stade ultime” du développement sociétal humain. La société humaine originelle: indivisée, égalitaire, collectiviste, coopératrice, non pyramidale et anti-autoritaire, possède un mécanisme d’auto-défense contre une société divisée, terreau de la société étatique, qui, plus on l’observe et plus on comprend qu’elle est un cancer politico-social, que le charcutage et la chimiothérapie “révolutionnaires” toujours étatique par essence à de très rares exceptions près, non seulement n’en guérissent pas, mais à terme, en amplifient les symptômes.

Nos ancêtres vivant très proches de la nature, ne développaient que très très peu de cancers. Nos sociétés s’éloignant rapidement de leur essence naturelle, développent des cancers (physiques et sociaux) à une vitesse des plus alarmantes. Le retour aux fonctions naturelles est la seule solution pour une guérison toujours possible de nos sociétés malades, le retour à une société organique, égalitaire, anti-autoritaire, non coercitive et environnmentalement viable doit devenir une priorité.

Il est bien évident que nous ne prônons en aucun cas un retour à “l’âge de pierre”, ce que semble du reste avoir prévu pour nous l’oligarchie en place, mais l’abandon de l’illusion et du préfabriqué social, pour la construction d’une maison politique et sociale aux fondations des plus solides puisque fondées sur sa force vitale et organique: Nous et rien d’autre !

Toute imposition est un leurre. Chacun doit prendre sa décision. Au bout du compte, la prise de conscience sera telle que l’abandon massif du monde illusoire en place deviendra l’évidence même ; son obsolescence sera telle que l’ancien monde ne pourra même plus lutter pour survivre, il tombera comme un fruit pourri qu’il est de l’arbre et s’écrasera lamentablement de lui-même. Ce qu’il faut bien comprendre est que ce n’est pas de la mort de l’ancien monde que naîtra le nouveau paradigme politico-social(conception “révolutionnaire” classique, le charcutage/chimio que nous évoquions précédemment…), mais que l’ancien monde mourra de lui-même, étouffé par son obsolescence provoquée par le rayonnement de la société des sociétés, des confédérations des associations libres qui écloreront et s’allieront de partout.

Il y a un mot qui terrifie plus que tout l’oligarchie depuis des siècles et ce mot n’est pas “Révolution”, mais le mot “Union”. Celui-là même que Norma Rae écrivit sur un bout de carton et brandît dans l’atelier textile assourdissant d’une usine américaine et qui vit les ouvrières et les ouvriers, une à une arrêter leur machine jusqu’au silence total. Pour l’oligarchie, le silence est assourdissant, le tumulte est porteur du chaos dont elle se nourrit pour survivre.

Au bout du compte c’est et ce sera toujours une affaire de choix que chacun doit et devra faire en étant le mieux informé possible.

Croire au système et à sa réforme digne de l’Arlésienne et entretenir le cancer un peu plus longtemps avant la mort clinique de la société ou retourner à l’harmonie naturelle adaptée à notre monde technologique et soigner le cancer en s’attaquant vraiment à ses causes et non pas à ses symptômes ?

Mesdames et messieurs rien ne va plus, faites vos jeux…

UNION !

Résistance 71

Quelques saines lectures complémentaires:

« Que faire ?… La marche vers la tyrannie globale et comment s’en sortir » (Résistance 71 Juin 2010)

« Élite globaliste, eugénisme et contrôle des populations » (Anarchix, Le Gaulois Déchaîné, Avril 2010)

« Et si on se trompait de dialectique » (Résistance 71, Mai 2010)

« Fascisme global et Nouvel Ordre Mondial » (Résistance 71 Juillet 2010)

« Crise systémique mondiale, pédagogie critique, éducation et émancipation sociale » (Résistance 71, Novembre 2010)

« Nous sommes tous des colonisés ! » (Résistance 71, Mai 2013)

Illusion démocratique

Anthropologie politique avec Marcel Mauss, Pierre Clastres, Marshall Sahlins, David Graeber, Robert Jaulin

Le fédéralisme proudhonien

3 textes politiques fondamentaux pour un changement politique radical

La société organique (Gustav Landauer)

 

 

Résistance politique: La supercherie de la « démocratie » américaine…

Posted in actualité, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 5 avril 2016 by Résistance 71

Petite et bonne analyse utile du système électoral bison yankee par Thierry Meyssan, qui nous montre de l’intérieur l’illusion totale de la « démocratie » américaine. Les « pères fondateurs » de cette pseudo-nation (entreprise commerciale de la « couronne » c’est à dire de la City de Londres et de sa Banque d’Angleterre..) ne furent qu’une poignée de riches chrétiens blancs, propriétaires d’esclaves, n’œuvrant en aucun cas pour le bien commun mais pour museler toute rébellion possible de la plèbe qu’ils détestaient. Rien de démocratique là-dedans mais au contraire tout d’aristocratique, puis d’oligarchique. Le système politique yankee n’existe que pour maintenir le consensus du statu quo oligarchique, ce que nous disons ici depuis des années. Il en va de même de toutes les institutions politiques en charge du monde occidental. TOUTES, sans aucune exception. Qu’on arrête de nous bassiner avec la « démocratie » que nous exportons au monde sous les tapis de bombes fournis par les cartels des industries de la guerre et de l’énergie.

Tout ceci n’est qu’une vaste fumisterie ! Une illusion démocratique savamment entretenue.

Voter c’est acquiescer ! Voter c’est se choisir un maître ! Voter c’est abdiquer sa souveraineté ! Boycott de la fange étatique et œuvrons pour la confédération des associations libres !

— Résistance 71 —

 

Qui sera le prochain président des Etats-Unis

 

Thierry Meyssan

 

4 Avril 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191070.html

 

Thierry Meyssan analyse ici le système politique et électoral des États-Unis. Selon lui, le seul enjeu véritable de l’élection présidentielle est le maintien au pouvoir des WASP, jamais contesté depuis la Déclaration d’indépendance. Alors que Ted Cruz et Hillary Clinton en seraient les garants, la candidature de Donald Trump annonce un chamboulement profond du système qui devrait n’intervenir qu’une fois les Anglo-Saxons devenus minoritaires dans la population.

Les primaires états-uniennes offrent un spectacle désolant au cours duquel les principaux candidats semblent ne pas avoir conscience que leurs jugements à l’emporte-pièces et leurs déclarations démagogiques auront des conséquences, intérieures et extérieures, s’ils sont élus président.

Malgré les apparences, la fonction présidentielle ne dispose que de pouvoirs limités. Ainsi, il était évident pour tous que le président George W. Bush n’avait pas la capacité de gouverner et que d’autres le faisaient pour lui. De même aujourd’hui, il est évident que le président Barack Obama ne parvient pas à se faire obéir par l’ensemble de son administration. Par exemple on voit, sur le terrain en Ukraine et en Syrie, les hommes du Pentagone livrer une guerre féroce à ceux de la CIA. En réalité, le principal pouvoir de la Maison-Blanche n’est pas de commander les armées, mais bien de nommer ou de confirmer 14 000 hauts fonctionnaires —dont 6 000 lors de l’entrée en fonction du président—. Au-delà des apparences, la présidence est donc le garant du maintien au pouvoir de la classe dirigeante ; raison pour laquelle c’est cette dernière et non pas le Peuple qui fait l’élection.

Rappelons que, selon la Constitution (article 2, section 1), le président des États-Unis n’est pas élu au suffrage universel au second degré comme le prétendent des médias ignorants, mais uniquement par les 538 représentants des gouverneurs. La Constitution ne fait pas obligation aux gouverneurs de désigner des électeurs correspondant au souhait exprimé par leurs administrés lors du scrutin consultatif qui précède. Ainsi en 2000, la Cour suprême des États-Unis a refusé d’invalider les électeurs désignés par le gouverneur de Floride alors même qu’il existait un doute sur le souhait exprimé par les électeurs de cet État.

Rappelons également que les « primaires » ne sont pas organisées par les partis politiques comme en Europe, mais par les États —sous la responsabilité des gouverneurs—, chacun selon son propre système. Les primaires sont conçues pour que, in fine, les grands partis présentent chacun un candidat à la fonction présidentielle qui soit compatible avec les intérêts des gouverneurs. Elles sont donc organisées sur le modèle du « centralisme démocratique » soviétique afin d’éliminer tout individu ayant une pensée originale ou simplement susceptible de remettre en question le système, au profit d’une personnalité « consensuelle ». Dans le cas où les citoyens participants ne parviendraient pas à désigner un candidat, ou surtout s’ils parvenaient à en désigner un mais que celui-ci soit incompatible avec le système, la Convention du parti qui suivra tranchera, au besoin en renversant le vote des citoyens.

Les primaires US ne sont donc pas un « moment démocratique », mais bien au contraire un processus qui, d’un côté permet aux citoyens de s’exprimer, et d’un autre leur enjoint de renoncer à leurs intérêts et à leurs idées pour se ranger derrière une candidature conforme au système.

En 2002, Robert A. Dahle, professeur de Droit constitutionnel à l’université de Yale, publiait une étude sur la manière dont la Constitution avait été écrite, en 1787, afin de s’assurer que jamais les États-Unis ne seraient une véritable démocratie [1]. Plus récemment, en 2014, deux professeurs de Sciences politiques, Martin Gilens à Princeton et Benjamin I. Page à Northwestern, ont montré que le système a évolué de sorte qu’aujourd’hui toutes les lois sont votées à la demande et sous le contrôle d’une élite économique sans que jamais on ne tienne en compte les opinions de la population [2].

La présidence de Barack Obama a été marquée par la crise financière, puis économique, en 2008, dont la principale conséquence est la fin du contrat social. Jusqu’ici, ce qui unissait les États-uniens, c’était le « rêve américain », l’idée que chacun pouvait s’extraire de la misère et devenir riche par le fruit de son travail. On pouvait admettre toutes sortes d’injustices pourvu que l’on ait l’espoir de « s’en sortir ». Désormais, à l’exception des « super-riches » qui n’en finissent pas de s’enrichir, le mieux que l’on puisse espérer, c’est de ne pas déchoir.

La fin du « rêve américain » a d’abord suscité la création de mouvements de colère, à droite le Tea Party en 2009 et à gauche Occupy Wall Street en 2011. L’idée générale, c’était que le système inégalitaire n’était plus acceptable, non pas parce qu’il s’était creusé, mais car il était devenu fixe et permanent. Les supporters du Tea Party affirmaient que pour que cela aille mieux, il faudrait diminuer les impôts et se débrouiller seuls plutôt que d’attendre une protection sociale ; tandis que ceux d’Occupy Wall Street pensaient qu’il faudrait au contraire imposer les super-riches et redistribuer ce qu’on leur aurait pris. Cependant, cette étape a été dépassée en 2015 avec Donald Trump, un milliardaire qui ne conteste pas le système, mais prétend avoir bénéficié du « rêve américain » et pouvoir le relancer. C’est ainsi en tous cas que les citoyens ont compris son slogan « America great again ! » (L’Amérique grande à nouveau !). Ses supporters n’entendent pas se serrer un peu plus la ceinture pour financer le complexe militaro-industriel et relancer l’impérialisme, mais espèrent qu’il pourra leur permettre, à leur tour, de s’enrichir comme l’ont fait plusieurs générations d’États-uniens avant eux.

Alors que le Tea Party et Occupy Wall Street ont légitimé respectivement les candidatures de Ted Cruz chez les Républicains et de Bernie Sanders chez les Démocrates, la candidature de Donald Trump met en péril les positions acquises de ceux qui se sont protégés lors de la crise financière de 2008 en bloquant le système. Il apparaît donc non pas opposé aux super-riches, mais aux hauts-fonctionnaires et aux professionnels de la politique, à tous les « nantis planqués », qui ont de gros revenus sans jamais prendre de risques personnels. Si l’on doit comparer Trump à des personnalités européennes, ce n’est ni à Jean-Marie Le Pen, ni à Jörg Haider, mais à Bernard Tapie et à Silvio Berlusconi.

Comment les gouverneurs vont-ils réagir ? 
Qui vont-ils faire élire président ?

Jusqu’ici l’« aristocratie » US —selon l’expression d’Alexander Hamilton— était composée exclusivement de WASP, c’est-à-dire des White Anglo-Saxons Protestants (Blanc anglo-saxons et protestants) [Au départ le « P » signifiait « puritains », mais avec le temps, le concept s’est élargi à tous les « protestants ».]. Cependant, une première exception eu lieu, en 1961, avec le catholique irlandais John Kennedy, qui permit de résoudre pacifiquement le problème de la ségrégation raciale. Et une seconde, en 2008, avec le noir kenyan Barack Obama, qui permit de donner l’illusion de l’intégration raciale. Quoi qu’il en soit, dans aucun de ces deux cas, l’élu n’a utilisé son pouvoir pour renouveler la caste dirigeante. Aucun non plus, malgré la promesse de désarmement général pour le premier et de désarmement nucléaire pour le second, n’a pu entreprendre quoi que ce soit contre le complexe militaro-industriel. Il est vrai que dans les deux cas, on leur avait imposé un de ses représentants comme vice-président, Lyndon B. Johnson et Joe Biden ; une mesure de remplacement qui fut activée dans le cas de Kennedy.

Donald Trump, quant à lui, incarne par son franc-parler un populisme à l’opposé des manières conventionnelles du « politiquement correct » cher aux WASP. À l’évidence, le rapprochement bancal entre le président de la National Governors Association (Association nationale des gouverneurs), le gouverneur de l’Utah Gary Herbert, et Donald Trump montre qu’un accord entre celui-ci et la caste dirigeante sera très difficile à trouver.

Restent deux autres options : Hillary Clinton et Ted Cruz. Ce dernier est un hispanique devenu intellectuellement WASP après sa « conversion » au protestantisme évangélique. Sa désignation permettrait de réaliser une opération comparable à celle de l’élection d’Obama, cette fois en manifestant une volonté d’intégrer les « Latinos » après avoir caressé les « noirs ». Malheureusement, bien qu’il ait été lancé par une société travaillant à la fois pour la CIA et le Pentagone, c’est un personnage totalement artificiel qui aurait du mal à endosser le costume. Reste l’avocate féministe Hillary Clinton, dont l’élection permettrait de manifester une volonté d’intégration des femmes. Or, son comportement irrationnel et ses crises de fureur hystérique ne peuvent qu’inquiéter. Toutefois, elle se trouve sous le coup d’une grave enquête judiciaire qui permet d’exercer sur elle un chantage et donc de la contrôler.

À aucun moment dans cette analyse je n’ai évoqué les programmes des candidats. C’est qu’en réalité, dans la philosophie politique locale, cela ne compte pas. Depuis le « Commonwealth » d’Oliver Cromwell, la pensée politique anglo-saxonne considère la notion d’intérêt général comme une imposture visant à masquer des intentions dictatoriales. Les candidats n’ont donc pas de programme pour leur pays, mais des « positions » sur des sujets donnés, qui leur permettent d’obtenir des « soutiens ». Les élus —le président, les parlementaires, les gouverneurs, les procureurs, les shérifs, etc.— ne prétendent pas servir le Bien commun, mais satisfaire la plus grande majorité possible de leurs électeurs. Lors d’un meeting électoral, un candidat ne présentera jamais sa « vision du monde », mais il livrera la liste des soutiens dont il dispose déjà pour inviter d’autres « communautés » à lui faire confiance pour les défendre. C’est la raison pour laquelle, la trahison politique aux États-Unis n’est pas de changer de parti, mais d’agir contre les intérêts supposés de sa communauté.

L’originalité de cette conception, c’est que les politiciens ne sont pas tenus d’avoir une cohérence dans leur discours, mais uniquement entre les intérêts qu’ils défendent. Par exemple, on peut affirmer que les fœtus sont des êtres humains et condamner l’avortement au nom de la protection de la vie humaine, puis dans la phrase suivante, prôner l’exemplarité de la peine de mort.

Il n’y aurait pas grande différence entre la politique que pourrait suivre l’évangéliste Ted Cruz, la féministe Hillary Clinton ou le marxiste Bernie Sanders. Tous trois devraient marcher dans les pas déjà tracés par George W. Bush et Barack Obama. Ted Cruz évoque la Bible —en fait les valeurs juives de l’Ancien Testament— et parle à un électorat religieux du retour aux valeurs fondamentales des « pères fondateurs ». Le déblocage du système serait donc affaire de morale personnelle, l’argent étant censé être « un don de Dieu à ceux qui le craignent ». De son côté, Hillary Clinton mène une campagne en direction des femmes et considère comme acquis le vote de ceux qui se sont enrichis sous la présidence de son mari. Pour eux, le déblocage du système serait donc une affaire de famille. Tandis que Bernie Sanders dénonce la captation des richesses par 1 % de la population et appelle à leur redistribution. Ses soutiens rêvent d’une révolution dont ils bénéficieraient sans avoir à la faire.

Seule l’élection de Donald Trump pourrait marquer un changement dans le système. Contrairement à ses déclarations, il est le seul candidat rationnel, car ce n’est pas un homme politique, mais un homme d’affaire, un dealmaker. Il ignore tout des sujets qu’il devrait aborder et n’a aucun a priori. Il se contenterait de prendre des décisions au fur et à mesure des alliances qu’il nouerait. Pour le meilleur ou pour le pire.

Étrangement, les États où Bernie Sanders a gagné sont à peu près les mêmes que ceux de Ted Cruz, tandis que ceux de Donald Trump comprennent presque tous ceux d’Hilllary Clinton. C’est que, inconsciemment, les citoyens appréhendent leur avenir soit à travers la morale qui permet la rédemption puis l’enrichissement (Sanders et Cruz), soit à travers le travail et la réussite matérielle qu’il devrait procurer (Trump et Clinton).

À ce stade, il est impossible de prédire quel sera le prochain président et si cela aura ou non une importance. Mais, pour d’inéluctables raisons démographiques, ce système s’effondrera de lui-même dans les prochaines années, les Anglo-Saxons devenant minoritaires.

 

1] How Democratic is the American Constitution ?, Robert A. Dahl, Yale University Press, 2002.

[2] « Testing Theories of American Politics : Elites, Interest Groups, and Average Citizens », Martin Gilens and Benjamin I. Page, Perspectives on Politics, Volume 12, Issue 03, September 2014, pp. 564-581.

Communiqué électoral de la Fédération Anarchiste

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Groupe Proudhon de Besançon

 

 Décembre 2015

 

Distribuez-vous des chèques en blanc ?

 

Candidats: Ils vous promettent la lune

 

Élus: Ils deviennent les nouveaux bénéficiaires des privilèges économiques et des inégalités sociales

 

L’urne = le cercueil de vos illusions !

 

AGIR AU LIEU D’ÉLIRE !

 

Fédération Anarchiste 145, rue Amelot, 75011 Paris

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Illusion démocratique

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Aux votards du second tour des régionales…

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Nous avons publié cette harangue originellement le 6 janvier 2012, avec d’autres articles, elle fait partie du dossier « Illusion démocratique » sur ce blog.

Votards, rejoignez le premier mouvement politique de France: le mouvement abstentionniste ! Cessez de passer vos vies à vous soumettre et à élire le moindre mal, de choisir la peste plutôt que le choléra ! Avec une abstention non plus à 53% mais à 70% et plus, le levier politique sera énorme. Le premier pas du changement de paradigme politique, c’est de refuser de donner à l’oligarchie notre consentement. Cela commence avec le vote et refuser d’élire ces baltringues quels qu’ils/elles soient ! Voter c’est se soumettre, voter c’est abdiquer !

fraternellement

— Résistance 71 —

 

Voter, est-ce agir ?

 

par AnarSonore

Nous refusons toutes les élections, qu’elles soient politiques ou professionnelles. Car jamais un élu, de quelque bord qu’il soit, n’a à parler ni à décider à notre place. Face au pouvoir des canailles, nous appelons en toutes circonstances à l’abstention.

On nous dit que les élections seraient le moyen pour les opprimés de renverser la situation. Observons tout d’abord que les alternances gouvernementales n’ont rien produit de semblable. Abusivement présenté comme démocratique, le parlementarisme, produit de la délégation de pouvoir, favorise la démission au quotidien, déshabitue les individus de l’exercice du pouvoir politique et favorise les « spécialistes » de la politique et autres nantis. Défendre le parlementarisme, c’est accepter de se soumettre aux résultats des urnes, même quand on sait que les résultats sont truqués, c’est légitimer la politique anti-sociale qui en découle. C’est aussi attendre éternellement la « prochaine » élection pour espérer un changement, et, dans l’attente, continuer à se faire piétiner. C’est transformer la lutte sociale en champ clos de conflits entre fractions parlementaires qui, lorsqu’elles sont minoritaires se présentent comme « la » solution de rechange, avant de continuer toujours la même politique quand elles reprennent le pouvoir. Un mouvement de lutte qui chercherait à s’appuyer sur le parlementarisme ne peut que s’affaiblir et se diviser et oublierait la masse croissante d’exploités qui refuse le jeu électoral et s’abstient consciencieusement à chaque élection.

Si l’électoralisme divise, l’action directe construit au contraire le rapport de force puisque, par définition, elle est l’action collective et sans intermédiaire des opprimés en lutte. L’action directe est la base originelle du syndicalisme, celle qui lui a permis, un temps, de contrer les attaques du capital. Il est grand temps de renvoyer les bureaucrates, les permanents politiques et syndicaux, les « partenaires sociaux », les élus (politiques ou professionnels), les spécialistes du paritarisme (qui participent à la gestion anti-sociale des caisses et de l’administration) aux poubelles de l’histoire.

Nous refusons tous les partis politiques, toutes les chapelles, tous les États et toutes les cliques d’arrivistes et de possédants, qui, au nom de la démocratie, de dieu ou d’un drapeau vivent en parasites sur la misère matérielle et morale qu’ils nous imposent à coups de lois et de milices. A bas l’État, le parlementarisme et les partis politiques !

Illlusion démocratique: Aux votards du 29 mars…

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A lire aussi: Notre dossier « illusion démocratique »

— Résistance 71 —

 

Chantage électoral

 

Groupe Déjacque de la Fédération Anarchiste

 

25 mars 2015

 

url de l’article original:

http://fa-nantes.over-blog.com/2015/03/chantage-electoral.html

 

Nous apprenons que les « écologistes » défendent le projet de criminaliser l’abstention. S’ils réclament une peine, c’est qu’ils la considèrent comme un délit. Or, le vote consistant pour les anarchistes en un abandon de souveraineté et en une parodie d’acte politique, l’encourager, c’est encourager le renoncement. Nous pouvons donc considérer que punir l’abstention revient à criminaliser l’engagement politique réel.

Un autre façon d’inciter artificiellement les récalcitrants au vote consiste à agiter le spectre du fascisme, celui des nationalistes ou bien du fondamentalisme religieux, lesquels s’alimentent réciproquement. Aussi, pour faire face à ces danger, on nous conseille d’opter pour un moindre mal, pour une autorité diluée dans une pseudo-démocratie. Or il n’y a de salut que dans la fin de l’autorité et non dans une autorité travestie en prestataire de service.
 Les politiciens, pour défendre leur « profession », considèrent les habitants comme des amateurs, des handicapés de la politique. Ils peuvent l’être en effet dès lors qu’on les encourage dès le plus jeune âge à déléguer leurs responsabilités à des chefs, en maintenant l’ignorance des techniques de gestion autonome. Or, en réalité, ce ne sont pas les habitants qui sont incompétents mais ceux qui pensent pouvoir les représenter dans les administrations confortables. Les politiciens, classe privilégiée à l’abri des problèmes réels, n’en ont qu’une vision abstraite et technocratique. Ils ne travaillent véritablement que pour leurs maîtres, leurs sponsors, les décideurs, les promoteurs, les actionnaires et les puissants, et non pour leurs sujets. En réalité, ce sont les politiciens les réels incompétents qui n’ont d’autre ambition que de travailler leur image, de promouvoir leur carrière et de se vendre dans les médias comme des biens de consommation à l’aide des pires mensonges.
 Les habitants ne sont pas dupes, c’est pourquoi ils sont déjà nombreux à s’abstenir de voter. Ce qu’on leur cache, c’est la manière dont on peut gérer les affaires de la cité autrement, en se passant des élus. Pourtant les savoir-faire existent en matière de contestation, de réquisition, d’autogestion et de fédération. Quittons les isoloirs, organisons-nous, détrônons les accapareurs et partageons les richesses pour que l’émancipation des peuples devienne effective et non promise sur fond de catastrophes déjà bien entamées.