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Illusion ou réalité en fin de compte une affaire de choix…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 16 mai 2016 by Résistance 71

« Vous devez tous disparaître, non seulement pour être les représentants d’une aberration historique, une négation humaine et une cruauté cynique, mais vous devez disparaître parce que vous êtes avant tout une insulte à l’intelligence humaine. Vous nous avez rendu possible, vous nous avez grandi et fait grandir. Nous sommes votre alter-ego, votre opposé siamois. Pour nous faire disparaître, vous devez disparaître. »
~ Communiqué zapatiste au nouveau gouvernement mexicain le 1er décembre 1994 ~ (traduit de l’espagnol par Résistance 71 )

Cette déclaration s’applique bien évidemment à tout gouvernement de tout état quel qu’il soit !… Qu’on se le dise !

 

Résistance 71

 

16 Mai 2016

 

Il devient urgent de constater que nous vivons depuis un bon moment (quelques siècles) dans un monde de dualité politico-sociale. D’un côté, celui de l’illusion qu’elle soit politique, économique, sociale et de l’autre, celui de la réalité qui subit directement les effets de l’illusion établie à des fins obscures d’ingénierie sociale et de contrôle.

Le monde de l’illusion est partout, une création patiente pour le contrôle de la vaste majorité par le plus petit nombre émanant d’un système établi de la division et de l’exploitation. Le pouvoir usurpé se maintient par l’établissement d’institutions de contrôle politique, économique et social, fonctionnant comme rouages d’une dictature plus ou moins virulente dont l’intensité est régulée à dessein selon les circonstances parfois impromptues, mais le plus souvent induites artificiellement. Ces institutions sont d’ordre étatique, religieux, économique, financier, toutes influant généralement négativement sur la vie de tout à chacun. Les institutions séculières et religieuses, les banques, le secteur de la finance et du commerce, les institutions industrielles, englobant bien entendu aujourd’hui la vaste majorité du secteur agricole, sont toutes sans aucune exception fondée sur le système pyramidale autoritaire, hiérarchique et totalitaire, cancer de nos sociétés en phase métastatique terminale. Nous avons traité plus en détail de cet état de fait dans quelques-uns de nos articles plus anciens, articles que nous vous invitons à (re)lire (petite liste de lecture en fin d’article) à titre complémentaire.

L’oligarchie en place a réussi à phagocyter le politique au moyen de l’économique. Il est clair qu’aujourd’hui, toutes les fonctions étatiques de toutes les nations sont assujetties aux desideratas des grandes entreprises économico-financières, banques en tête de liste, entités qui ont leur nez dans l’ensemble des affaires allant de la création monnétaire privée et son corollaire inhérent de la dictature de la dette toute aussi fictive que criminelle, au contrôle de la grande industrie transnationale, en passant par le contrôle politique des gouvernements (voir les portiques tourniquets existant entre la haute finance et les hautes-fonctions gouvernementales partout dans le monde et l’achat ni plus ni moins de candidats “présidentiables et présidentiels” par le monde du gros business…), mais aussi de la “dissidence” via la 5ème colonne des ONG et autres entités médiatiques. Les financements de la quasi-totalité des ONG (Organisations Non-Gouvernementales) supposées faire le contre-poids à un pouvoir sous étroit contrôle oligarchique privé, s’opèrent depuis les mêmes entités contrôlant les décideurs politiques et les gouvernements. Il suffit de voir le nombre de “fondations”, véritables peste bubonique du monde moderne, finançant, corrompant les ONG pour comprendre qu’il n’y a aucune indépendance réelle, que tout une fois de plus n’est qu’illusion, jusqu’aux entités soi-disant “alternatives” faisant la promotion de mouvement se voulant dissidents, mais somme toute toujours parfaitement sous contrôle (Nuit Debout, Occupy Wall Street, Los Indignados etc…) du véritable pouvoir oligarchique.

Aujourd’hui, retrouver une conscience politique veut avant toute chose dire: lâcher-prise de l’illusion démocratique mise sous nos yeux depuis si longtemps et comprendre une fois pour toute qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais…

Une fois ceci intégré, peut on alors bouger dans la seule direction politique viable qui s’impose d’elle-même: le retour au mode de gouvernance de la véritable société organique, celui qui va dans le sens de la nature et de la nature des choses, celui qui est fondé sur la véritable nature humaine faite d’empathie, de compassion, de coopération, de partage, et de quête collective du bonheur en harmonie avec notre environnement et non pas en guerre perpétuelle avec celui-ci.

La société humaine originelle, de source anthropologique, est une société égalitaire, non divisée, où le pouvoir n’est pas séparé du peuple, mais où le pouvoir est le peuple ; ses “chefs” n’étant que des portes-parole n’ayant aucun pouvoir exécutif ni de commandement. Par “originelle” nous entendons ici, “première”, qui contrairement à l’illusion inculquée par une anthropologie de connivence inféodée aux pouvoirs oligarchiques, ne sont pas “sauvages” et sujettes à une “évolution” vers la société étatique qui serait, de manière fort convéniente, le “stade ultime” du développement sociétal humain. La société humaine originelle: indivisée, égalitaire, collectiviste, coopératrice, non pyramidale et anti-autoritaire, possède un mécanisme d’auto-défense contre une société divisée, terreau de la société étatique, qui, plus on l’observe et plus on comprend qu’elle est un cancer politico-social, que le charcutage et la chimiothérapie “révolutionnaires” toujours étatique par essence à de très rares exceptions près, non seulement n’en guérissent pas, mais à terme, en amplifient les symptômes.

Nos ancêtres vivant très proches de la nature, ne développaient que très très peu de cancers. Nos sociétés s’éloignant rapidement de leur essence naturelle, développent des cancers (physiques et sociaux) à une vitesse des plus alarmantes. Le retour aux fonctions naturelles est la seule solution pour une guérison toujours possible de nos sociétés malades, le retour à une société organique, égalitaire, anti-autoritaire, non coercitive et environnmentalement viable doit devenir une priorité.

Il est bien évident que nous ne prônons en aucun cas un retour à “l’âge de pierre”, ce que semble du reste avoir prévu pour nous l’oligarchie en place, mais l’abandon de l’illusion et du préfabriqué social, pour la construction d’une maison politique et sociale aux fondations des plus solides puisque fondées sur sa force vitale et organique: Nous et rien d’autre !

Toute imposition est un leurre. Chacun doit prendre sa décision. Au bout du compte, la prise de conscience sera telle que l’abandon massif du monde illusoire en place deviendra l’évidence même ; son obsolescence sera telle que l’ancien monde ne pourra même plus lutter pour survivre, il tombera comme un fruit pourri qu’il est de l’arbre et s’écrasera lamentablement de lui-même. Ce qu’il faut bien comprendre est que ce n’est pas de la mort de l’ancien monde que naîtra le nouveau paradigme politico-social(conception “révolutionnaire” classique, le charcutage/chimio que nous évoquions précédemment…), mais que l’ancien monde mourra de lui-même, étouffé par son obsolescence provoquée par le rayonnement de la société des sociétés, des confédérations des associations libres qui écloreront et s’allieront de partout.

Il y a un mot qui terrifie plus que tout l’oligarchie depuis des siècles et ce mot n’est pas “Révolution”, mais le mot “Union”. Celui-là même que Norma Rae écrivit sur un bout de carton et brandît dans l’atelier textile assourdissant d’une usine américaine et qui vit les ouvrières et les ouvriers, une à une arrêter leur machine jusqu’au silence total. Pour l’oligarchie, le silence est assourdissant, le tumulte est porteur du chaos dont elle se nourrit pour survivre.

Au bout du compte c’est et ce sera toujours une affaire de choix que chacun doit et devra faire en étant le mieux informé possible.

Croire au système et à sa réforme digne de l’Arlésienne et entretenir le cancer un peu plus longtemps avant la mort clinique de la société ou retourner à l’harmonie naturelle adaptée à notre monde technologique et soigner le cancer en s’attaquant vraiment à ses causes et non pas à ses symptômes ?

Mesdames et messieurs rien ne va plus, faites vos jeux…

UNION !

Résistance 71

Quelques saines lectures complémentaires:

« Que faire ?… La marche vers la tyrannie globale et comment s’en sortir » (Résistance 71 Juin 2010)

« Élite globaliste, eugénisme et contrôle des populations » (Anarchix, Le Gaulois Déchaîné, Avril 2010)

« Et si on se trompait de dialectique » (Résistance 71, Mai 2010)

« Fascisme global et Nouvel Ordre Mondial » (Résistance 71 Juillet 2010)

« Crise systémique mondiale, pédagogie critique, éducation et émancipation sociale » (Résistance 71, Novembre 2010)

« Nous sommes tous des colonisés ! » (Résistance 71, Mai 2013)

Illusion démocratique

Anthropologie politique avec Marcel Mauss, Pierre Clastres, Marshall Sahlins, David Graeber, Robert Jaulin

Le fédéralisme proudhonien

3 textes politiques fondamentaux pour un changement politique radical

La société organique (Gustav Landauer)

 

 

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Résistance politique: La supercherie de la « démocratie » américaine…

Posted in actualité, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 5 avril 2016 by Résistance 71

Petite et bonne analyse utile du système électoral bison yankee par Thierry Meyssan, qui nous montre de l’intérieur l’illusion totale de la « démocratie » américaine. Les « pères fondateurs » de cette pseudo-nation (entreprise commerciale de la « couronne » c’est à dire de la City de Londres et de sa Banque d’Angleterre..) ne furent qu’une poignée de riches chrétiens blancs, propriétaires d’esclaves, n’œuvrant en aucun cas pour le bien commun mais pour museler toute rébellion possible de la plèbe qu’ils détestaient. Rien de démocratique là-dedans mais au contraire tout d’aristocratique, puis d’oligarchique. Le système politique yankee n’existe que pour maintenir le consensus du statu quo oligarchique, ce que nous disons ici depuis des années. Il en va de même de toutes les institutions politiques en charge du monde occidental. TOUTES, sans aucune exception. Qu’on arrête de nous bassiner avec la « démocratie » que nous exportons au monde sous les tapis de bombes fournis par les cartels des industries de la guerre et de l’énergie.

Tout ceci n’est qu’une vaste fumisterie ! Une illusion démocratique savamment entretenue.

Voter c’est acquiescer ! Voter c’est se choisir un maître ! Voter c’est abdiquer sa souveraineté ! Boycott de la fange étatique et œuvrons pour la confédération des associations libres !

— Résistance 71 —

 

Qui sera le prochain président des Etats-Unis

 

Thierry Meyssan

 

4 Avril 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article191070.html

 

Thierry Meyssan analyse ici le système politique et électoral des États-Unis. Selon lui, le seul enjeu véritable de l’élection présidentielle est le maintien au pouvoir des WASP, jamais contesté depuis la Déclaration d’indépendance. Alors que Ted Cruz et Hillary Clinton en seraient les garants, la candidature de Donald Trump annonce un chamboulement profond du système qui devrait n’intervenir qu’une fois les Anglo-Saxons devenus minoritaires dans la population.

Les primaires états-uniennes offrent un spectacle désolant au cours duquel les principaux candidats semblent ne pas avoir conscience que leurs jugements à l’emporte-pièces et leurs déclarations démagogiques auront des conséquences, intérieures et extérieures, s’ils sont élus président.

Malgré les apparences, la fonction présidentielle ne dispose que de pouvoirs limités. Ainsi, il était évident pour tous que le président George W. Bush n’avait pas la capacité de gouverner et que d’autres le faisaient pour lui. De même aujourd’hui, il est évident que le président Barack Obama ne parvient pas à se faire obéir par l’ensemble de son administration. Par exemple on voit, sur le terrain en Ukraine et en Syrie, les hommes du Pentagone livrer une guerre féroce à ceux de la CIA. En réalité, le principal pouvoir de la Maison-Blanche n’est pas de commander les armées, mais bien de nommer ou de confirmer 14 000 hauts fonctionnaires —dont 6 000 lors de l’entrée en fonction du président—. Au-delà des apparences, la présidence est donc le garant du maintien au pouvoir de la classe dirigeante ; raison pour laquelle c’est cette dernière et non pas le Peuple qui fait l’élection.

Rappelons que, selon la Constitution (article 2, section 1), le président des États-Unis n’est pas élu au suffrage universel au second degré comme le prétendent des médias ignorants, mais uniquement par les 538 représentants des gouverneurs. La Constitution ne fait pas obligation aux gouverneurs de désigner des électeurs correspondant au souhait exprimé par leurs administrés lors du scrutin consultatif qui précède. Ainsi en 2000, la Cour suprême des États-Unis a refusé d’invalider les électeurs désignés par le gouverneur de Floride alors même qu’il existait un doute sur le souhait exprimé par les électeurs de cet État.

Rappelons également que les « primaires » ne sont pas organisées par les partis politiques comme en Europe, mais par les États —sous la responsabilité des gouverneurs—, chacun selon son propre système. Les primaires sont conçues pour que, in fine, les grands partis présentent chacun un candidat à la fonction présidentielle qui soit compatible avec les intérêts des gouverneurs. Elles sont donc organisées sur le modèle du « centralisme démocratique » soviétique afin d’éliminer tout individu ayant une pensée originale ou simplement susceptible de remettre en question le système, au profit d’une personnalité « consensuelle ». Dans le cas où les citoyens participants ne parviendraient pas à désigner un candidat, ou surtout s’ils parvenaient à en désigner un mais que celui-ci soit incompatible avec le système, la Convention du parti qui suivra tranchera, au besoin en renversant le vote des citoyens.

Les primaires US ne sont donc pas un « moment démocratique », mais bien au contraire un processus qui, d’un côté permet aux citoyens de s’exprimer, et d’un autre leur enjoint de renoncer à leurs intérêts et à leurs idées pour se ranger derrière une candidature conforme au système.

En 2002, Robert A. Dahle, professeur de Droit constitutionnel à l’université de Yale, publiait une étude sur la manière dont la Constitution avait été écrite, en 1787, afin de s’assurer que jamais les États-Unis ne seraient une véritable démocratie [1]. Plus récemment, en 2014, deux professeurs de Sciences politiques, Martin Gilens à Princeton et Benjamin I. Page à Northwestern, ont montré que le système a évolué de sorte qu’aujourd’hui toutes les lois sont votées à la demande et sous le contrôle d’une élite économique sans que jamais on ne tienne en compte les opinions de la population [2].

La présidence de Barack Obama a été marquée par la crise financière, puis économique, en 2008, dont la principale conséquence est la fin du contrat social. Jusqu’ici, ce qui unissait les États-uniens, c’était le « rêve américain », l’idée que chacun pouvait s’extraire de la misère et devenir riche par le fruit de son travail. On pouvait admettre toutes sortes d’injustices pourvu que l’on ait l’espoir de « s’en sortir ». Désormais, à l’exception des « super-riches » qui n’en finissent pas de s’enrichir, le mieux que l’on puisse espérer, c’est de ne pas déchoir.

La fin du « rêve américain » a d’abord suscité la création de mouvements de colère, à droite le Tea Party en 2009 et à gauche Occupy Wall Street en 2011. L’idée générale, c’était que le système inégalitaire n’était plus acceptable, non pas parce qu’il s’était creusé, mais car il était devenu fixe et permanent. Les supporters du Tea Party affirmaient que pour que cela aille mieux, il faudrait diminuer les impôts et se débrouiller seuls plutôt que d’attendre une protection sociale ; tandis que ceux d’Occupy Wall Street pensaient qu’il faudrait au contraire imposer les super-riches et redistribuer ce qu’on leur aurait pris. Cependant, cette étape a été dépassée en 2015 avec Donald Trump, un milliardaire qui ne conteste pas le système, mais prétend avoir bénéficié du « rêve américain » et pouvoir le relancer. C’est ainsi en tous cas que les citoyens ont compris son slogan « America great again ! » (L’Amérique grande à nouveau !). Ses supporters n’entendent pas se serrer un peu plus la ceinture pour financer le complexe militaro-industriel et relancer l’impérialisme, mais espèrent qu’il pourra leur permettre, à leur tour, de s’enrichir comme l’ont fait plusieurs générations d’États-uniens avant eux.

Alors que le Tea Party et Occupy Wall Street ont légitimé respectivement les candidatures de Ted Cruz chez les Républicains et de Bernie Sanders chez les Démocrates, la candidature de Donald Trump met en péril les positions acquises de ceux qui se sont protégés lors de la crise financière de 2008 en bloquant le système. Il apparaît donc non pas opposé aux super-riches, mais aux hauts-fonctionnaires et aux professionnels de la politique, à tous les « nantis planqués », qui ont de gros revenus sans jamais prendre de risques personnels. Si l’on doit comparer Trump à des personnalités européennes, ce n’est ni à Jean-Marie Le Pen, ni à Jörg Haider, mais à Bernard Tapie et à Silvio Berlusconi.

Comment les gouverneurs vont-ils réagir ? 
Qui vont-ils faire élire président ?

Jusqu’ici l’« aristocratie » US —selon l’expression d’Alexander Hamilton— était composée exclusivement de WASP, c’est-à-dire des White Anglo-Saxons Protestants (Blanc anglo-saxons et protestants) [Au départ le « P » signifiait « puritains », mais avec le temps, le concept s’est élargi à tous les « protestants ».]. Cependant, une première exception eu lieu, en 1961, avec le catholique irlandais John Kennedy, qui permit de résoudre pacifiquement le problème de la ségrégation raciale. Et une seconde, en 2008, avec le noir kenyan Barack Obama, qui permit de donner l’illusion de l’intégration raciale. Quoi qu’il en soit, dans aucun de ces deux cas, l’élu n’a utilisé son pouvoir pour renouveler la caste dirigeante. Aucun non plus, malgré la promesse de désarmement général pour le premier et de désarmement nucléaire pour le second, n’a pu entreprendre quoi que ce soit contre le complexe militaro-industriel. Il est vrai que dans les deux cas, on leur avait imposé un de ses représentants comme vice-président, Lyndon B. Johnson et Joe Biden ; une mesure de remplacement qui fut activée dans le cas de Kennedy.

Donald Trump, quant à lui, incarne par son franc-parler un populisme à l’opposé des manières conventionnelles du « politiquement correct » cher aux WASP. À l’évidence, le rapprochement bancal entre le président de la National Governors Association (Association nationale des gouverneurs), le gouverneur de l’Utah Gary Herbert, et Donald Trump montre qu’un accord entre celui-ci et la caste dirigeante sera très difficile à trouver.

Restent deux autres options : Hillary Clinton et Ted Cruz. Ce dernier est un hispanique devenu intellectuellement WASP après sa « conversion » au protestantisme évangélique. Sa désignation permettrait de réaliser une opération comparable à celle de l’élection d’Obama, cette fois en manifestant une volonté d’intégrer les « Latinos » après avoir caressé les « noirs ». Malheureusement, bien qu’il ait été lancé par une société travaillant à la fois pour la CIA et le Pentagone, c’est un personnage totalement artificiel qui aurait du mal à endosser le costume. Reste l’avocate féministe Hillary Clinton, dont l’élection permettrait de manifester une volonté d’intégration des femmes. Or, son comportement irrationnel et ses crises de fureur hystérique ne peuvent qu’inquiéter. Toutefois, elle se trouve sous le coup d’une grave enquête judiciaire qui permet d’exercer sur elle un chantage et donc de la contrôler.

À aucun moment dans cette analyse je n’ai évoqué les programmes des candidats. C’est qu’en réalité, dans la philosophie politique locale, cela ne compte pas. Depuis le « Commonwealth » d’Oliver Cromwell, la pensée politique anglo-saxonne considère la notion d’intérêt général comme une imposture visant à masquer des intentions dictatoriales. Les candidats n’ont donc pas de programme pour leur pays, mais des « positions » sur des sujets donnés, qui leur permettent d’obtenir des « soutiens ». Les élus —le président, les parlementaires, les gouverneurs, les procureurs, les shérifs, etc.— ne prétendent pas servir le Bien commun, mais satisfaire la plus grande majorité possible de leurs électeurs. Lors d’un meeting électoral, un candidat ne présentera jamais sa « vision du monde », mais il livrera la liste des soutiens dont il dispose déjà pour inviter d’autres « communautés » à lui faire confiance pour les défendre. C’est la raison pour laquelle, la trahison politique aux États-Unis n’est pas de changer de parti, mais d’agir contre les intérêts supposés de sa communauté.

L’originalité de cette conception, c’est que les politiciens ne sont pas tenus d’avoir une cohérence dans leur discours, mais uniquement entre les intérêts qu’ils défendent. Par exemple, on peut affirmer que les fœtus sont des êtres humains et condamner l’avortement au nom de la protection de la vie humaine, puis dans la phrase suivante, prôner l’exemplarité de la peine de mort.

Il n’y aurait pas grande différence entre la politique que pourrait suivre l’évangéliste Ted Cruz, la féministe Hillary Clinton ou le marxiste Bernie Sanders. Tous trois devraient marcher dans les pas déjà tracés par George W. Bush et Barack Obama. Ted Cruz évoque la Bible —en fait les valeurs juives de l’Ancien Testament— et parle à un électorat religieux du retour aux valeurs fondamentales des « pères fondateurs ». Le déblocage du système serait donc affaire de morale personnelle, l’argent étant censé être « un don de Dieu à ceux qui le craignent ». De son côté, Hillary Clinton mène une campagne en direction des femmes et considère comme acquis le vote de ceux qui se sont enrichis sous la présidence de son mari. Pour eux, le déblocage du système serait donc une affaire de famille. Tandis que Bernie Sanders dénonce la captation des richesses par 1 % de la population et appelle à leur redistribution. Ses soutiens rêvent d’une révolution dont ils bénéficieraient sans avoir à la faire.

Seule l’élection de Donald Trump pourrait marquer un changement dans le système. Contrairement à ses déclarations, il est le seul candidat rationnel, car ce n’est pas un homme politique, mais un homme d’affaire, un dealmaker. Il ignore tout des sujets qu’il devrait aborder et n’a aucun a priori. Il se contenterait de prendre des décisions au fur et à mesure des alliances qu’il nouerait. Pour le meilleur ou pour le pire.

Étrangement, les États où Bernie Sanders a gagné sont à peu près les mêmes que ceux de Ted Cruz, tandis que ceux de Donald Trump comprennent presque tous ceux d’Hilllary Clinton. C’est que, inconsciemment, les citoyens appréhendent leur avenir soit à travers la morale qui permet la rédemption puis l’enrichissement (Sanders et Cruz), soit à travers le travail et la réussite matérielle qu’il devrait procurer (Trump et Clinton).

À ce stade, il est impossible de prédire quel sera le prochain président et si cela aura ou non une importance. Mais, pour d’inéluctables raisons démographiques, ce système s’effondrera de lui-même dans les prochaines années, les Anglo-Saxons devenant minoritaires.

 

1] How Democratic is the American Constitution ?, Robert A. Dahl, Yale University Press, 2002.

[2] « Testing Theories of American Politics : Elites, Interest Groups, and Average Citizens », Martin Gilens and Benjamin I. Page, Perspectives on Politics, Volume 12, Issue 03, September 2014, pp. 564-581.

Communiqué électoral de la Fédération Anarchiste

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Groupe Proudhon de Besançon

 

 Décembre 2015

 

Distribuez-vous des chèques en blanc ?

 

Candidats: Ils vous promettent la lune

 

Élus: Ils deviennent les nouveaux bénéficiaires des privilèges économiques et des inégalités sociales

 

L’urne = le cercueil de vos illusions !

 

AGIR AU LIEU D’ÉLIRE !

 

Fédération Anarchiste 145, rue Amelot, 75011 Paris

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Illusion démocratique

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Aux votards du second tour des régionales…

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Nous avons publié cette harangue originellement le 6 janvier 2012, avec d’autres articles, elle fait partie du dossier « Illusion démocratique » sur ce blog.

Votards, rejoignez le premier mouvement politique de France: le mouvement abstentionniste ! Cessez de passer vos vies à vous soumettre et à élire le moindre mal, de choisir la peste plutôt que le choléra ! Avec une abstention non plus à 53% mais à 70% et plus, le levier politique sera énorme. Le premier pas du changement de paradigme politique, c’est de refuser de donner à l’oligarchie notre consentement. Cela commence avec le vote et refuser d’élire ces baltringues quels qu’ils/elles soient ! Voter c’est se soumettre, voter c’est abdiquer !

fraternellement

— Résistance 71 —

 

Voter, est-ce agir ?

 

par AnarSonore

Nous refusons toutes les élections, qu’elles soient politiques ou professionnelles. Car jamais un élu, de quelque bord qu’il soit, n’a à parler ni à décider à notre place. Face au pouvoir des canailles, nous appelons en toutes circonstances à l’abstention.

On nous dit que les élections seraient le moyen pour les opprimés de renverser la situation. Observons tout d’abord que les alternances gouvernementales n’ont rien produit de semblable. Abusivement présenté comme démocratique, le parlementarisme, produit de la délégation de pouvoir, favorise la démission au quotidien, déshabitue les individus de l’exercice du pouvoir politique et favorise les « spécialistes » de la politique et autres nantis. Défendre le parlementarisme, c’est accepter de se soumettre aux résultats des urnes, même quand on sait que les résultats sont truqués, c’est légitimer la politique anti-sociale qui en découle. C’est aussi attendre éternellement la « prochaine » élection pour espérer un changement, et, dans l’attente, continuer à se faire piétiner. C’est transformer la lutte sociale en champ clos de conflits entre fractions parlementaires qui, lorsqu’elles sont minoritaires se présentent comme « la » solution de rechange, avant de continuer toujours la même politique quand elles reprennent le pouvoir. Un mouvement de lutte qui chercherait à s’appuyer sur le parlementarisme ne peut que s’affaiblir et se diviser et oublierait la masse croissante d’exploités qui refuse le jeu électoral et s’abstient consciencieusement à chaque élection.

Si l’électoralisme divise, l’action directe construit au contraire le rapport de force puisque, par définition, elle est l’action collective et sans intermédiaire des opprimés en lutte. L’action directe est la base originelle du syndicalisme, celle qui lui a permis, un temps, de contrer les attaques du capital. Il est grand temps de renvoyer les bureaucrates, les permanents politiques et syndicaux, les « partenaires sociaux », les élus (politiques ou professionnels), les spécialistes du paritarisme (qui participent à la gestion anti-sociale des caisses et de l’administration) aux poubelles de l’histoire.

Nous refusons tous les partis politiques, toutes les chapelles, tous les États et toutes les cliques d’arrivistes et de possédants, qui, au nom de la démocratie, de dieu ou d’un drapeau vivent en parasites sur la misère matérielle et morale qu’ils nous imposent à coups de lois et de milices. A bas l’État, le parlementarisme et les partis politiques !

Illlusion démocratique: Aux votards du 29 mars…

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A lire aussi: Notre dossier « illusion démocratique »

— Résistance 71 —

 

Chantage électoral

 

Groupe Déjacque de la Fédération Anarchiste

 

25 mars 2015

 

url de l’article original:

http://fa-nantes.over-blog.com/2015/03/chantage-electoral.html

 

Nous apprenons que les « écologistes » défendent le projet de criminaliser l’abstention. S’ils réclament une peine, c’est qu’ils la considèrent comme un délit. Or, le vote consistant pour les anarchistes en un abandon de souveraineté et en une parodie d’acte politique, l’encourager, c’est encourager le renoncement. Nous pouvons donc considérer que punir l’abstention revient à criminaliser l’engagement politique réel.

Un autre façon d’inciter artificiellement les récalcitrants au vote consiste à agiter le spectre du fascisme, celui des nationalistes ou bien du fondamentalisme religieux, lesquels s’alimentent réciproquement. Aussi, pour faire face à ces danger, on nous conseille d’opter pour un moindre mal, pour une autorité diluée dans une pseudo-démocratie. Or il n’y a de salut que dans la fin de l’autorité et non dans une autorité travestie en prestataire de service.
 Les politiciens, pour défendre leur « profession », considèrent les habitants comme des amateurs, des handicapés de la politique. Ils peuvent l’être en effet dès lors qu’on les encourage dès le plus jeune âge à déléguer leurs responsabilités à des chefs, en maintenant l’ignorance des techniques de gestion autonome. Or, en réalité, ce ne sont pas les habitants qui sont incompétents mais ceux qui pensent pouvoir les représenter dans les administrations confortables. Les politiciens, classe privilégiée à l’abri des problèmes réels, n’en ont qu’une vision abstraite et technocratique. Ils ne travaillent véritablement que pour leurs maîtres, leurs sponsors, les décideurs, les promoteurs, les actionnaires et les puissants, et non pour leurs sujets. En réalité, ce sont les politiciens les réels incompétents qui n’ont d’autre ambition que de travailler leur image, de promouvoir leur carrière et de se vendre dans les médias comme des biens de consommation à l’aide des pires mensonges.
 Les habitants ne sont pas dupes, c’est pourquoi ils sont déjà nombreux à s’abstenir de voter. Ce qu’on leur cache, c’est la manière dont on peut gérer les affaires de la cité autrement, en se passant des élus. Pourtant les savoir-faire existent en matière de contestation, de réquisition, d’autogestion et de fédération. Quittons les isoloirs, organisons-nous, détrônons les accapareurs et partageons les richesses pour que l’émancipation des peuples devienne effective et non promise sur fond de catastrophes déjà bien entamées.

Aux votards des 22 et 29 Mars 2015… Notre conseil de 2012 vaut plus que jamais !

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2012 année électorale ou la continuité de l’illusion démocratique

 

Par Résistance 71

 

Le 4 Janvier 2012,

 

“La puissance au contraire tranche tout. Nous y avons mis le temps, mais nous avons compris. Par exemple vous avez dû remarquer, notre vieille Europe philosophe enfin de la bonne façon. Nous ne disons plus comme aux temps naïfs: ‘Je pense ainsi quelles sont vos objections ?’ Nous sommes devenus lucides. Nous avons remplacé le dialogue par le communiqué… »

‘Telle est la vérité, disons-nous. Vous pouvez toujours la discuter, cela ne nous intéresse pas. Mais dans quelques années, il y aura la police, qui vous montrera que j’ai raison.”

“La mort est solitaire, la servitude est collective.”

(Albert Camus, La Chute, 1956)

 

Cette année 2012 s’annonce comme l’année de tous les dangers sur le plan international avec la montée des tensions pouvant mener à un conflit majeur, voire mondial où les principaux acteurs de l’empire anglo-américains et ses satellites entreraient en collision avec le club de la multipolarité (Russie-Chine-Iran-Amérique du Sud); ainsi que la mise en place des habitutelles grandes messes du cirque électoral poussant plus avant l’illusion démocratique dans les pays occidentaux.

Ces mascarades démocratiques auront essentiellement lieu au pays du goulag levant (USA) en Novembre prochain et surtout chez nous en France au mois de Mai.

A cet effet, le grand barnum s’est mit en branle et l’oligarchie s’affaire à réactiver la verve électorale des citoyens désabusés et pour cause, par les turpitudes politico-financières des aristocrates en place. Les dernières éditions de la pantalonade pseudo-démocratique ont vu des taux records d’absention en France, en Espagne et ailleurs. Ceci n’est pas suffisant. Il nous faut boycotter complètement cette insulte à l’intelligence humaine que sont les élections et ce mécanisme obsolète de la délégation de pouvoir à une clique oligarchique toujours plus puissante (en apparence du moins).

Nous pourrions disserter longuement sur le sujet pour essayer de convaincre toujours plus de citoyens d’accomplir le seul devoir qui se doit: boycotter l’élection et toute forme de délégation de pouvoir non directement contrôlée et révocable par la base, afin de mettre fin à l’oligarchie de la pseudo-démocratie représentative. Au lieu de cela, nous allons faire un inventaire aussi complet que possible des textes anciens et modernes, écrits pour révéler au public l’étendue de la supercherie de ce qu’il est communément appelé “la démocratie représentative” devenue depuis un demi-siècle la “social-démocratie” asservie au consensus du statu quo oligarchique.

Nous publierons ces textes périodiquement sous la rubrique: “L’illusion démocratique”. Ces textes, issus de la littérature anarchiste, replaceront l’état et ses institutions dans leur contexte historique et analyseront l’ineptie du concept électoral en ce qu’il représente l’acquiescement à la servitude volontaire aux institutions sous couvert de la délégation parlementaire et présidentielle.

Le marasme dans lequel est plongé le monde actuel n’est en rien une nouveauté. Il n’est que le résultat d’une nouvelle phase de consolidation de la concentration politico-financière en moins de mains possible, le tout ici en vue de l’établissement d’un état fasciste mondial régit par une gouvernance mondiale supranationale, d’un super-état corporatif, correspondant en cela à la définition du fascisme donnée par Mussolini lui-même comme étant la fusion de l’état et des cartels industrio-financiers.

L’illusion démocratique par l’élection arrive à sa fin, l’UE est déjà dirigée de facto par des commissaires (politiques) tous puissants, non élus, sévissant dans des commissions européennes toutes puissantes, également non élues et échappant à tout contrôle populaire. L’assemblée européenne n’est qu’une mascarade qui ne sert qu’à donner un semblant de légitimité aux décisions prises par les sbires des corporations. Il en va de même dans les parlements des pays d’Europe et des Etats-Unis qui ne sont plus que des ramifications des conseils d’administration des grosses corporations de Wall Street, de la City de Londres et des représentants de CAC40 pour la France, promue au rang de république bananière en 2007.

Les citoyens en 2011 se sont pour beaucoup éveillés à ces turpitudes. Il faut maintenant concrétiser la sortie des peuples du système oligarchique qui n’existe que par notre aval tacite ou affirmé et le remplacé par l’autogestion et la démocratie directe par la participation économique et politique directe… C’est la seule solution viable: ne plus déléguer sans contrôle. Jamais plus !

Il n’y a pas de solution au sein du système.

Il faut en sortir sans retour et créer la société correspondant à la véritable nature humaine faite de solidarité, de coopération et de créativité progressiste égalitaire.

En ce tout début d’année 2012, année de tous les dangers, nous suggérons la lecture ou la re-lecture de ces ouvrages essentiels quant à la perception de l’universalité de l’humain et le chemin pour une véritable révolution sociale en dehors de la propagande oligarchique pour un consensus du statu quo esclavagiste (liste bien entendu non-exhaustive mais représentative):

–       “L’homme révolté” Albert Camus

–       “L’entr’aide” Pierre Kropotkine

–       “La conquête du pain” Pierre Kropotkine

–       “Dieu et l’état” Michel Bakounine

–       “L’état dans l‘histoire” Gaston Leval

–       “Discours de la servitude volontaire” Etienne de la Boétie

–       “”Qu’est-ce que la propriété ?” Pierre Joseph Proudhon

–       “Hommage à la Catalogne” George Orwell

–       “Un projet de société communiste libertaire” Alternative Libertaire

–       “L’autogestion” Alternative Libertaire

–       “la pédagogie des opprimés” Paulo Freire

Voter c’est se soumettre, voter c’est acquiescer à l’oligarchie et abdiquer son droit à la révolte !

Lecteurs, lisez les textes que nous publierons sous la rubrique “L’illusion démocratique”. Ils en valent la peine !

Nous concluerons avec ces mots de Sébastien Faure (1919):

“Electeur, vote encore si tu l’oses!…”

Aux votards des européennes du 25 Mai…

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Qu’est-ce que voter ?

 

Résistance 71

 

19 Mai 2014

 

Demandons-nous au préalable qu’est-ce que la république dans laquelle nous vivons ? Une entité politique appelée “démocratie représentative”, qui comme son nom l’indique, fonctionne sur un système de “représentation” du peuple par, selon le dogme républicain aristocratique issus de la philosophie platonicienne, une “élite éclairée”, menant le peuple sur le chemin de la vérité et de la lumière. Ce dogme présuppose et postule au préalable que les “citoyens”, les gens constituant une “nation”, sont par essence ignares, incapables, non éduqués, infantiles et irresponsables et qu’ils ne peuvent par conséquent pas être responsables des affaires de la société organisée en État et se doivent de se laisser piloter par “ceux qui savent”, par les “éclairés” qu’ils délègueront à la majorité des voix, parmi une caste d’aristocrates auto-proclamée (ce qui ne veut pas dire “nobles” éthymologiquement, mot qui provient du grec ancien: aristoi qui veut dire les meilleurs et kratos qui veut dire pouvoir…”le pouvoir des meilleurs” donc…).

Pour ce faire, de grands rites sont mis en place ayant pour noms “campagnes électorales” et “élections” afin que la masse inculte choisisse ses “représentants”, ceux qui vont mener leurs affaires pour eux. Parce que c’est cela la représentation… C’est une délégation de son autorité, de sa souveraineté politique citoyenne à une personne ou un groupe de personnes, issus de partis politiques dûment estampillés “certifié conforme oligarchique”. Suite à un rite quasi-religieux revenant à intervalle de préférence le plus régulier possible, l’élection, la masse de citoyens “incultes et inaptes” délègue son pouvoir, sa souveraineté d’agir à un groupe de personnes qui n’ont absolument plus les mêmes intérêts que ses électeurs. L’électeur devenu votard (ou veau… tard pour certains) a alors abandonné son pouvoir souverain de gouverner pour et par lui-même. Il a délégué sa souveraineté à autrui en pensant, ou plutôt en ayant été préalablement convaincu, que cet autrui œuvrera pour ses intérêts et que tout ira pour le mieux, le pouvoir délégué étant en de bonnes mains. Turlututu… chapeau pointu… Les responsables aristocrates/oligarques ont expliqué et convaincu les votards que voter est un acte responsable. Qu’abdiquer sa souveraineté, sans aucun moyen de contrôle ultérieur, est non seulement une bonne chose mais un devoir ! Prendre plus les gens pour des cons que cela est probablement impossible !

De fait, le rite religieux électoral est la mise en scène de l’abdication de la souveraineté politique de millions de gens, qui le font comme un seul homme (ou femme) à titre de devoir. Y en a t’il encore pour douter que la propagande ne marche pas ?? Pour les politiques, rats dans un fromage riche et crémeux à souhait, faire voter c’est donner aux citoyens trois illusions:

  • L’illusion du choix
  • L’illusion de l’action
  • L’illusion de la responsabilité politique et civique

Pour que la recette fonctionne mieux, répétez cette démarche à intervalles réguliers de façon à ce que les votards, dépossédés, mais heureux de l’être, continuent de se soumettre aux diktats d’autrui sans aucun recours, mais en leur expliquant bien que gràce à eux, la “démocratie” est solide et fonctionne.

Voter ce n’est de facto pas agir mais s’engager à ne pas/plus agir, s’engager à ne plus participer à aucun débat politique efficace et concret, abdiquer sa capacité à véritablement influer sur le développement de la société et ne rester confiné qu’à l’illusion des discussions du café du commerce du coin. Voter c’est se déresponsabiliser. Voter c’est abdiquer sa souveraineté, réfléchissez-y ! Techniquement, le votard n’est souverain qu’un très court moment: celui où il met le nom du clown dans l’enveloppe et surtout, au moment où il lâche son papelard inutile dans l’urne, boîte à suggestions des esclaves. Au moment où le votard a lâché son bulletin, il a perdu toute souveraineté avec le “a voté” qui entérine sa démission et sa complicité ultime de la dictature de la majorité. Il est “souverain” une seconde et demie environ, tous les 4, 5 ou 7 ans !

Impressionnant non ??

Ce que l’on nous fait appeler “démocratie” est un système tout aussi totalitaire que le fascisme brun ou son pendant le fascisme rouge, revers de la même médaille aristo-oligarchique. Car, en y réfléchissant bien, il n’y a qu’une question de degré dans la dictature. Il suffit de voir où nos sociétés étatiques occidentales se dirigent depuis quelques décennies… Tout droit vers une fusion des états et des entreprises transnationales, ce qu’est le Nouvel Ordre Mondial et bizarrement, ce qui correspondait à la définition même du fascisme donnée par Mussolini soi-même.

Le vote est un pacte de soumission, répété à intervalles réguliers de façon à ce que les “citoyens”, rétrogradés au rang de spectateurs ayant abdiqués leur droit de réflexion et d’action politiques, valident vote après vote, grand-messe après grand-messe, leur soumission à la caste des aristo-oligarques. “droite ou gauche”, “gauche ou droite”, peu importe le résultat, ce qui compte vraiment, c’est l’acte de soumission et le paiement du tribut inhérent pour le concrétiser. Ainsi le citoyen, d’acteur de la société est devenu un passif votard et payeur/contribuable. Chaque grande messe électorale entérine plus avant sa soumission aux élus et à la classe politique et économique dominante, le tout en persuadant à grand renfort médiatico-propagandiste que les “citoyen” par leur acte de soumission, participent à la démocratie.

Votards, nous vous mettons au défi de retourner ou de démonter ces arguments de manière rationnelle et argumentée!

Ceci vaut pour toute “démocratie représentative” à l’échelle d’une nation. On nous demande maintenant de voter encore et toujours pour une entité politico-économique européenne.

Qu’en est-il exactement ? Qu’est-ce que l’Union Européenne ?

Une association de grosses entreprises transnationales, un cartel qui a déguisé son monople économique avec l’aide d’un autre cartel, banquier celui-là, représenté par la Banque Centrale Européenne (BCE) qui ne réfère qu’à la City de Londres, à Wall Street et à son QG de la Banque des Règlements Internationaux de Bâle (BRI), le GQG des banques centrales mondiales. Qui pilote l’UE ? La Commission Européenne, dont les “commissaires” (politiques) non élus, inféodés au cartel banquier privé de la BCE, écrivent les législations et amendements que leurs maîtres payeurs leur soufflent dans l’oreille, commission par commission. De là, toute “législation” européenne passe au parlement pour ratification, parfois des “amendements” cosmétiques sont ajoutés pour arrondir certains angles, tout cela étant décidé à huis clos, sans aucune consultation. La différence ? Dans les nations dites “parlementaires”, projet de lois, amendements et règlementations sont au moins écrites et débattues par les groupes et comités parlementaires élus, influencés bien sûr par toute sorte de lobbying possible et imaginable, mais néanmoins le processus se passe au sein des assemblées nationales. Pour l’UE, des commissaires politiques nommés, forcément sous influence, écrivent la législation qui est ensuite présentée devant un par-terre de bénis oui-oui qui entérinent ce qui doit l’être.

Question, pourquoi voter pour élire des représentants fantoches dont la seule fonction est d’acquiescer afin de donner une illusion supplémentaire de “démocratie” ?

La grand-messe électorale européenne du week-end prochain est non seulement un leurre futile à boycotter, mais la meilleure des raisons d’un boycott est, en plus de ce que nous avons déjà mentionné, le fait que le gros enjeu de cette mascarade est de continuer la délégation de pouvoir aux oligarques de façon à ce que le jeu d’enfumage continue comme à l’accoutumée. En ce moment même, la Commission Européenne et Washington sont en pourparlers directs, à huis-clos concernant l’infàme traité trans-atlantique de commerce et de partenariat (http://www.alternativelibertaire.org/?Partenariat-transatlantique-ne ). Traité qui ne vise qu’à une harmonisation des monopoles entrepreneuriaux et banquiers aux dépends des peuples. Un traité qui mettra l’UE et ses gouvernements membres pieds et poings liés devant les grandes entreprises transnationales, Monsanto et ses OGM entre autres, qui pourront attaquer directement devant les tribunaux (que ces entreprises contrôlent) les gouvernements refusant les directives imposées par le traité trans-atlantique. Personne n’est consulté pour ce traité, pas plus que pour son pendant côté océan Pacifique (TPP). Tout se passe dans la nébuleuse des commissions américaines et européennes, totalement infiltrées et inféodées au gros business transnational.

Si voter c’est abdiquer sa souveraineté, voter pour l’Europe c’est se faire le complice à part entière du capitalisme monopoliste qui ne vise qu’à une chose: Finaliser sa grille de contrôle des nations et des peuples à l’échelle planétaire. Quand on parle du Nouvel Ordre Mondial, c’est de cela qu’il s’agit: l’avènement d’un fascisme supranational par le vérouillage d’une grille de contrôle planétaire qui réduira les peuples à l’état de servage perpétuel. C’est le stade ultime du colonialisme ! L’UE et la CEE avant elle, est le “bébé” du groupe Bilderberg et de ses intérêts spéciaux.

Boycottons cette vaste fumisterie et reprenons le pouvoir !

Pour une société égalitaire du, par et pour les peuples émancipés de la société pyramidale coercitive et inégalitaire par essence.

C’est unis que nous établirons la société égalitaire, anti-autoritaire et libre !

Il suffit de dire NON ! et Cela passe par le boycott du vote et des institutions !

 

A lire sur ce blog au sujet de l‘Illusion Démocratique