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Guerres impérialistes et terrorisme d’état: les mutants Daesh / Al CIAda rejetons d’un Wahhabisme perfusé d’impérialisme occidental…

Posted in actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 28 mars 2019 by Résistance 71

.. au service de la pure fabrication néo-conservatrice du « choc des civilisations » afin de mener le monde au chaos géniteur de leur Nouvel Ordre Mondial. Un outil de plus pour un génocide planétaire organisé.

~ Résistance 71 ~

 


Daesh et ses sponsors + Royaume-Uni et France

 

Al Qaïda et Daesh enfants du Wahhabisme

 

Youssef Hindi

 

Mai 2015

 

Source:

https://youssefhindi.fr/2015/05/02/al-qaida-et-daech-enfants-du-wahhabisme/

 

Le Moyen-Orient, région traversée par les grands empires depuis l’Antiquité et où convergent les destinées du monde, a vu naître Daech, fils d’Al-Qaïda et de la CIA et petit-fils du wahhabisme. Cette entité qui paraît surgir du néant offre un spectacle apocalyptique dont l’humanité ne voit pas les coulisses.

Pour comprendre la démence sanguinaire de Daech, nous devons remonter aux origines du wahhabisme, cette doctrine que l’islamologue Jean-Michel Vernochet a identifiée comme étant un véritable « contre-islam » ayant pour vocation de détruire la religion musulmane de l’intérieur. Les massacres de masse, les destructions, la rage meurtrière de ces hordes téléguidées depuis Riyad, Doha et Washington et assistées par Tel Aviv, contre la Libye, la Syrie et l’Irak, ont donc une cause et une finalité autant politiques qu’eschatologiques.

C’est au père du wahhabisme qu’il faut d’abord s’intéresser pour comprendre l’entité à laquelle le monde fait face aujourd’hui. Le prédicateur Mohamed ibn Abd al-Wahhab (1703-1792) fut en son temps accusé d’être un innovateur, un égaré, un athée et un faux prophète, ceci par les plus grands savants et docteurs contemporains de l’imposteur, autant sunnites que chiites. Ils lui dénièrent le statut de savant mujtahid – l’aptitude exégétique -, ayant constaté l’insuffisance de sa maîtrise des sciences islamiques.

Or, la doctrine instituée par Abd al-Wahhab est simple, elle se résume à l’excommunication et au meurtre de tous les musulmans, sunnites et chiites, tombant sous l’accusation arbitraire d’idolâtrie, autrement dit de mécréance.

Néanmoins, Abd al-Wahhab seul n’aurait jamais pu élever sa doctrine de bédouin au-delà d’une secte éphémère sans l’aide de la tribu des Séoud avec qui il fit alliance pour conquérir l’Arabie devenue à présent la propriété personnelle des Séoud, ceci après l’institution du wahhabisme comme doctrine officielle de leur royaume. Un royaume qui n’aurait jamais vu le jour en 1932 sans le soutien actif des Britanniques durant et après la Première Guerre mondiale.

Le wahhabisme n’aurait pas, non plus, connu son essor actuel sans l’aide des États-Unis qui, en 1945, ont passé un pacte maléfique avec les Séoud : « Le pétrole contre une indéfectible protection armée. » Cet or noir qui, pompé par les majors anglo-américaines, a financé l’expansion du wahhabisme à travers le monde, notamment par des canaux prestigieux tels une chaire universitaire à Harvard ou des médias d’influence planétaire tels Al-Jazira. Le wahhabisme n’a pu développer son pouvoir de nuisance que grâce au soutien et à la bénédiction du monde anglo-protestant.

Au reste, le wahhabisme, doctrine pauvre, à l’origine destinée à des bédouins incultes, ne put accéder aux élites urbaines sans connaître une transformation adaptative. C’est ainsi qu’apparaît, dans la seconde moitié du XIXe siècle, le réformisme islamique : le pendant libéral du wahhabisme qui va, en 1928, donner naissance aux Frères musulmans.

Nous avons là un wahhabisme « de gauche » utile à diluer l’islam traditionnel, dans une modernité délétère. Le réformisme islamique forme ainsi, avec le wahhabisme, deux faces d’une même pièce se complétant l’une et l’autre, soit une hérésie à deux visages suivant la dialectique infernale existant entre le capitalisme ultra et le communisme totalitaire.

Il n’est pas étonnant, alors, de voir aujourd’hui se bousculer les héritiers du courant réformiste à l’instar du Turc Erdoğan, pour apporter le poison sous forme de remède à cette maladie mortelle qui a frappé l’islam et qu’ils ont tant de mal à appeler par son nom : le wahhabisme. Le réformisme islamique à la façon des Frères musulmans et le wahhabisme séoudien et qatari sont des frères siamois… dont l’opposition apparente constitue, en vérité, cette synthèse dévastatrice que l’on voit à l’œuvre en Syrie, en Irak, au Yémen et dans les banlieues de l’Occident.

= = =

Voir notre dossier « Al CIAda »

 

Nouvel Ordre Mondial: Quand le choc des civilisations (inventé de toute pièce) fait trempette…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 17 août 2016 by Résistance 71

Excellente analyse de Bruno Guigue sur cette (non) affaire du « burkini ». L’oligarchie jette en pâture un os à ronger à la vindicte populaire pour détourner l’attention de ses turpitudes dans et hors de nos frontières. Tout ceci n’est qu’un test supplémentaire pour voir et mesurer le niveau de contrôle sur les esprits… Plus la masse réagit à ce genre de truc, plus l’oligarchie est en sécurité…

Il serait plus que grand temps de dénoncer les VRAIS problèmes concernant le « choc des civilisations » inventé par la clique trotskiste néo-conservatrice yankee des Fukuyama, Huntington and co, mise en application par l’équipe Cheney-Rumsfeld-Wolfowitz… Ce dogme fabriqué est la toile de fond de l’hégémonie impérialiste yankee en action depuis les années 1990. Depuis 2007 et l’avènement de « sarko l’américain », le pion de la CIA au sommet de l’État français et son successeur Hollande, la France est entrée dans la danse des pions de l’empire… Voilà où on en est.

~ Résistance 71 ~

 

Burkini ou le choc des civilisations à l’heure du pastis

 

Bruno Guigue

 

15 août 2016

 

url de l’article original:

http://arretsurinfo.ch/burkini-le-choc-des-civilisations-a-lheure-du-pastis-par-bruno-guigue/

 

 

Curieux pays que la France. Ses dirigeants tentent d’abattre depuis cinq ans, par tous les moyens, le seul régime non confessionnel du Moyen-Orient. Ils livrent des armes aux djihadistes au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Ils bombardent les populations civiles en prétendant lutter contre le terrorisme qu’ils soutiennent par ailleurs. Ils distribuent des médailles honorifiques et vendent des avions de chasse aux sponsors saoudiens de la terreur planétaire. Mais cette absurdité permanente de notre politique étrangère n’offusque personne. Elle ne suscite dans les médias dominants que des débats feutrés. Aucun mouvement de foule n’en dénonce la nocivité. Pour peu elle passerait inaperçue, faisant place à d’autres préoccupations.

Car ce ne sont pas les événements d’Alep qui passionnent les foules. Ces affrontements exotiques auxquels on ne comprend rien n’intéressent personne. Loin de nous, ils sont comme frappés d’insignifiance. Le vrai sujet est ailleurs, son urgence saute aux yeux. Son extrême gravité nous pétrifie d’angoisse. Le burkini ! Ce costume de bain ne devrait provoquer, au pire, qu’un sourire narquois ou désabusé. Il ne devrait susciter, au mieux, qu’une souveraine indifférence. Mais voilà qu’il se transforme en casus belli pour estivants déchaînés, qu’il devient le motif extravagant d’une bataille de parasols. Portée à l’incandescence par l’atmosphère corse, la discorde frôle même le paroxysme, à coups de jets de canettes et de fléchettes de harpon.

Aurait-on tort de ne pas prendre au sérieux cette invraisemblable querelle ? Oui, nous dit-on, car elle serait symboliquement décisive. Elle serait lourde de signification implicite, grosse d’une menace existentielle. A croire certains, elle s’élèverait même au rang du combat suprême pour la défense de nos valeurs. Menacée de submersion, l’identité européenne jouerait son va-tout dans cette rixe saisonnière aux relents de pastis. Congédiant la pétanque et les épuisettes, elle reléguerait les passions vacancières au magasin des accessoires. Alors que dans les piscines allemandes on s’en moque, ce maudit vêtement émeut l’opinion, chez nous, avec une singulière intensité.

On a parfaitement le droit, bien sûr, de ne pas aimer cette tenue de bain pour ce qu’elle représente. Car cette version balnéaire du voile intégral n’est pas étrangère à un rigorisme qu’il est légitime de combattre sur le plan des idées. Mais la vie en société implique aussi l’acceptation de la différence culturelle. Dès lors qu’elle n’entrave la liberté de personne, une pratique sociale, vestimentaire ou autre, ne peut faire l’objet d’une interdiction que si elle déroge à un principe fondamental. Mais dans le cas d’espèce, lequel ? On peine à le trouver. Et l’on interdit la pratique des uns parce qu’elle ne plaît pas aux autres. Ce qui soulève cette question : dans un Etat laïc, les prohibitions légales ont-elles vocation à épouser les aversions subjectives des uns et des autres ?

Effet collatéral du climat créé par les attentats, cette interdiction, en réalité, renvoie sans le dire à la lutte contre le terrorisme. Que le burkini entretienne un rapport de connivence implicite avec l’idéologie wahhabite, au demeurant, n’est pas faux. Que cette idéologie soit la matrice originelle du djihadisme non plus. Mais les femmes qui adoptent cette tenue par conviction religieuse ne sont pas pour autant des adeptes du terrorisme. Et le motif de l’interdiction, il faut le reconnaître, demeure juridiquement faible, puisqu’on ne peut même pas invoquer le fait que le visage est masqué, contrairement à la burqa.

Il n’empêche que pour une partie de la population française cet argument est de peu de poids. A ses yeux, cette lutte symbolique est le baroud d’honneur de l’Occident en proie aux barbares. La guerre du maillot intégral, c’est le choc des civilisations mis à la portée des plagistes, le grand frisson identitaire à l’heure de l’apéro aux olives. On croit combattre le fanatisme en faisant la chasse au burkini, mais on ne poursuit que des ombres, sans voir la diversion à laquelle on prête la main. Nourrie par des médias rapaces, cette bataille dérisoire, une fois de plus, détourne de l’essentiel. Cette vaine dispute est un écran de fumée dont des politiciens véreux font leur miel. Et elle montre notre incapacité politique à prendre au sérieux l’islamisme radical pour mieux le combattre.

Analyse géopolitique: L’association des BRICS… alternative ou remplacement de l’hégémonie impérialiste occidentale ?…

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Nous avons déjà émis quelques circonspections sur ce blog quant à la véritable nature de l’action de la Chine (voire de la Russie), ainsi nous ne pouvons qu’abonder dans le sens de l’excellent Ulson Gunnar et de son analyse sur la dualité (feinte ?) du monde unipolaire totalitaire occidental et d’un renouveau unipolaire proposé par les BRICS. Quoi qu’il en soit, nous ne pensons en aucune façon qu’une solution au marasme mondial ne puisse venir de nations-états. Leur temps est révolu, place aux peuples et à la confédération des associations libres et autogérées.

— Résistance 71 ~

 

L’Orient doit être une alternative à l’hégémonie de l’occident et non pas la remplacer

 

Ulson Gunnar

 

15 Juin 2015

 

url de l’article:

http://landdestroyer.blogspot.fr/2015/06/east-must-provide-alternative-to-not.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

De récentes informations ont montré le gain rapide de terrain de la Chine contre un Occident qui a maintenu son hégémonie depuis des siècles sur l’Asie et la zone Pacifique. Au-delà de l’Asie, la Chine a étendu régulièrement son influence en Afrique et au Moyen-Orient. Avec la Russie, l’Iran et d’autres nations de L’Orient, ils construisent ce qui est communément appelé un ordre mondial multipolaire.

Cet orde multipolaire fait contraste avec l’ordre unipolaire que l’occident a essayé d’imposer depuis les décennies de l’après seconde guerre mondiale et n’est que la continuation de l’impérialisme occidental amené par les empires britannique et autres venant d’Europe pendant et après le déclin de l’empire Ottoman.

Mais ce que l’orient est en train de faire est-il vraiment une alternative à la marque de fabrique hégémonique impérialiste de l’Occident ? Ou cela n’est-il que la même chose sous une étiquette différente ? De plus, le comportement de l’occident ralliant d’autres nations à unifier sous un étendard unique et consolidé, pour n’être en fait que mis sous la tutelle de la vision qu’a l’occident de l’ordre international géré par Washington, Wall Street, Londres et Bruxelles ?

Voilà des questions qui doivent être posées et explorées particulièrement par les gens qui gravitent le plus vers l’Orient. Ils comprennent la menace de l’hégémonie occidentale et le véritable marasme qu’elle a et continue d’infliger à l’humanité. De la dévastation de l’Afghanistan et de l’Irak aux guerres qui font rage en Libye, en Syrie et au Yémen, les méthodes occidentales ont pris des régions poudrières instables et en ont fait des enfers actifs.

Tout naturellement, les gens cherchent une force capable de contrer une telle violence inhumaine, les bains de sang et l’exploitation sans honte et la manipulation. Ils voient ce contre-pouvoir dans la Russie, la Chine et leurs sphères d’influence et bien que ces forces ont servi dans le passé de contre-poids aux forces du fascisme ou de l’impérialisme, on doit toujours être prudent de ne pas soutenir une hégémonie pour une autre.

Pour Moscou, Pékin et les autres nations des BRICS, ils doivent comprendre que le soutien et le succès qu’ils ont en ce moment est spécifique parce qu’ils offrent ce que beaucoup croient être une alternative à et non pas le remplacement, à l’hégémonie occidentale. Le monde regarde les BRICS comme une alternative viable parce qu’ils ne mettent pas en place de bases militaires partout dans le monde, ils n’interviennent pas militairement à des milliers de kilomètres de leurs frontières et ils travaillent avec les nations au lieu d’utiliser la force coercitive. Dès qu’ils cesseront de maintenir ces principes, ils cesseront de servir comme alternative viable à l’Occident.

La Chine en particulier a été critiquée depuis longtemps par l’occident pour faire du commerce avec quelque nation que ce soit sans se soucier des violations de droits de l’Homme. L’occident fait ces critiques parce que cela dérange sa capacité à exploiter les droits de l’Homme comme un prétexte pour interférer diplomatiquement, militairement et économiquement avec le pays ciblé. Dans le même temps, l’occident a pratiqué des relations d’affaire de longue durée avec les plus vicieux bafoueurs de droits de l’Homme sur la planète, le régime saoudien parmi eux.

La Chine a réaffirmé répétitivement et parfois même douloureusement, la primauté de la souveraineté nationale sur toutes les relations internationales. Elle doit non seulement continuer de réaffirmer cela sur un plan diplomatique, mais aussi de manière pragmatique au travers de sa politique étrangère. Ceci est non seulement un sujet de son propre intérêt, empêchant des intérêts étrangers de dicter à Pékin ce qu’il devrait faire dans ses propres frontières, mais cela aide pour établir un solide précédent dans l’établissement d’un ordre multipolaire mondial.

Vieilles et nouvelles institutions supranationales

La Russie, la Chine et le reste des pays des BRICS (NdT: Brésil, Inde, Afrique du Sud et quelques pays au statut d’observateurs comme… l’Iran…) créent eux-mêmes une variété d’institutions supranationales et d’alliances militaires pour être compétitives avec celles de l’occident, particulièrement le FMI, la Banque Mondiale, l’OTAN et même l’ONU. Mais, en faisant cela, ils doivent s’assurer de la préservation, et même de l’encouragement pour que la souveraineté nationale soit le principe organisateur principal parmi ces nouvelles institutions. Ceci pas seulement sur le papier, mais plus spécialement en pratique, que cela soit bon pour les BRICS en ce moment ou pas.

Parce que que ces intérêts spéciaux qui sont derrière les BRICS et qui se présentent en apparente opposition à l’occident le comprennent ou pas, la vraie raison pour laquelle le public global leur a donné une opportunité, est justement parce qu’ils sont perçus comme étant différents de l’occident et différents de la méthode occidentale d’utilisation de leur richesse et de leur influence. Que cela serve leurs intérêts immédiatement ou pleinement, ils devront remplir cette attente ou souffrir très rapidement du même retour de bâton dont souffre l’occident actuellement, aussi bien domestiquement qu’à l’étranger.

Le monde change économiquement, technologiquement et culturellement. Ces changements n’ont pas été favorables à la “globalisation” ou même aux institutions supranationales. Rechercher de créer des doublons d’institutions supranationales occidentales existantes, erronées et obsolètes, semble au mieux idiot.

Comprendre cela et équilibrer la concurrence avec les institutions occidentales toujours actives, contre la dynamique de changement du futur proche est essentiel pour la survie et l’éventuel succès des BRICS et du monde multipolaire qu’ils affirment vouloir créer.

Dans un monde où la technologie maintenant donne le pouvoir à un individu de faire ce qu’auparavant plusieurs personnes pouvaient faire avec de grandes ressources, constitue un glissement dans l’équilibre du pouvoir entre les communautés locales, les nations, les alliances mondiales et les accapareurs de pouvoir. Le future des BRICS dépend d’une compréhension collective que le combat de ce changement à venir mènera les BRICS tout droit à la même falaise de laquelle l’occident est actuellement suspendu et à bout de souffle.

Pour les peuples eux-mêmes, ils doivent comprendre qu’ils ont toujours en fait été dans le siège du pilote, même si des mains insidieuses se sont saisies du volant pour la majorité du voyage que nous faisons. Il nous faut réaliser que le peuple et non pas des intérêts spéciaux, a la capacité de diriger, de conduire le monde sur la route que nous désiront toutes et tous suivre et que cela est notre plus grande chance de réussite. Nous ne devons pas soutenir un bloc de manière obsessive par rapport à un autre, nous ne devons pas souscrire presque religieusement à des partis politiques, des personnalités ou des marques de produits, mais nous devrions en fait nous accorder sur un set de principes et ne soutenir que ceux qui se tiennent à ces principes (de bien commun).

En nous attachant à des partis politiques, des personnalités et des marques, nous ne pourrons qu’être encore et toujours déçus. D’un autre côté, les principes sont indestructibles, indomptables et durent pour toujours. Dans le grand jeu de la géopolitique, si nous voulons vraiment briser cette habitude de voir le volant de l’histoire tourné pour nous par des mains insidieuses, nous devons cesser de suivre et de cautionner ces mains qui tournent ce volant pour nous et nous devons suivre les principes qui toujours vont de l’avant.

Lorsque la Russie, la Chine et le reste des pays des BRICS se dressent pour la souveraineté nationale, le non-interventionisme et le non-expansionisme militaire, nous devons les applaudir et les soutenir, pas parce qu’ils sont les BRICS, mais parce qu’ils se tiennent aux principes qu’ils ont énoncés. Lorsqu’ils échouent de le faire, alors nous devons les condamner de la même vive voix que celle que nous utilisons pour condamner l’occident hégémonique.

Propagande hégémonique occidentale: Kosovo, Afghanistan, Irak, Libye… Mêmes mensonges, mêmes effets destructeurs !

Posted in actualité, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, terrorisme d'état with tags , , , , , on 28 mars 2011 by Résistance 71
L’Enfer est pavé des bonnes intentions occidentales.

Pascal SACRE

 

Dans le combat mené pour maintenir les opinions publiques occidentales assises à leur place, et les faire applaudir au moment où leurs gouvernements leur disent de le faire, comme dans ces jeux télévisés stupides, dans ce combat interminable et répétitif, les mots magiques sont à nouveau à l’honneur.

« Frappes ciblées ».
« Frappes chirurgicales ».
« Dommages collatéraux ».
« Zones d’exclusion aérienne ».
« Coalition internationale ».

Dans la réalité, il n’y aura point de frappe chirurgicale ou ciblée, mais des boucheries, et la coalition, si elle implique toujours les mêmes pays belliqueux, n’a pas l’assentiment de toute l’humanité que le mot international pourrait laisser supposer.

Mêmes prétextes fallacieux qu’en 1991, lors de la première guerre du Golfe, et qu’en 2001, pour l’Afghanistan, en 2003 pour la seconde invasion de l’Irak.

Le langage et la propagande sont les premières armes des agresseurs, les plus puissantes, avant les bombes et les missiles.

Les opinions publiques occidentales sont prises dans les filets du vocabulaire travaillé et des connotations orientées habituelles de leurs gouvernants, pendant que les Libyens tomberont eux sous le coup des armes de destruction massive occidentales.

Le peuple Libyen, les enfants, les femmes, les civils, les vrais, opprimés par le régime corrompu de Kadhafi, souffriront tout autant de l’intervention « humanitaire » de Nicolas Sarkozy et de ses alliés, vassaux des Etats-Unis.

Ils mourront tout autant de faim, souffriront de la misère et des maladies causées par les déplacements de population, les déportations, les confinements dans des camps improvisés.

Tortures, viols, destructions, exils, corruptions, exactions, pauvreté attendent les civils Libyens, ceux dont ces messieurs Sarkozy, Cameron, Obama ou de l’OTAN prétendent se soucier, à en croire nos journalistes disciplinés.

Comme toujours dans ce cas et depuis longtemps, nos journalistes sont au garde-à-vous.

Les laboratoires irakien et afghan permettent le mieux de prédire ce qui attend la Lybie, et tout autre pays sur la triste liste des interventions « humanitaires » occidentales ou de l’OTAN, qu’une caution de l’ONU soit obtenue ou non.

Plus personne, ou presque, ne le croit aujourd’hui, mais nous serions allés fièrement en Afghanistan et en Irak pour libérer leurs peuples, affranchir les femmes, protéger les enfants, et mettre dehors un affreux dictateur, un « gentil » tyran devenu subitement monstrueux, ou des intégristes, hier alliés et invités [1] en Occident, puis infréquentables du jour au lendemain.

Depuis, dix années ont passé en Afghanistan (2001), et huit en Irak (2003, seconde guerre du Golfe).

Vérifions les résultats des bonnes intentions occidentales, pour nous faire idée du sort futur des Libyens et de tous les peuples qui auront le malheur d’attirer la cupidité des dirigeants occidentaux.

Selon Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch (HRW),

« Huit ans après l’invasion américaine, les conditions de vie en Irak s’empirent pour les femmes et les minorités, tandis que les journalistes et les détenus subissent de graves violations de leurs droits. » [2]

Pour Human Rights Watch (HRW), qui a enquêté dans sept villes d’Irak en 2010 [3],

« […] la détérioration de la situation sécuritaire a encouragé le retour à certaines pratiques de justice traditionnelle et à un extrémisme politique à caractère religieux, qui ont eu un effet délétère sur les droits des femmes, tant au sein du foyer qu’à l’extérieur. »« Diverses milices qui font la promotion d’idéologies misogynes ont pris les femmes et les filles irakiennes pour cible, recourant à des assassinats et à des actes d’intimidation afin de les empêcher de prendre part à la vie publique. De plus en plus, les femmes et les filles sont persécutées dans leurs propres foyers pour une diversité de transgressions supposées contre l’honneur de leur famille ou de leur communauté. La traite des femmes et des filles à des fins d’exploitation sexuelle tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays est par ailleurs répandue. »

Toujours selon Joe Stork,

« Pour les femmes irakiennes, qui bénéficiaient avant 1991 des degrés les plus élevés de la région en matière de protection de droits et de participation sociale, cela a représenté une pilule extrêmement amère à avaler. »

Toujours selon HRW, en Irak, huit ans après l’invasion « pacificatrice » de l’Occident,

« […] Des milliers de personnes déplacées internes vivent désormais dans des bidonvilles sans accès à des besoins essentiels tels que l’eau potable, l’électricité et les installations sanitaires. »

Des tortures qui n’ont rien à envier à celles du régime de Saddam Hussein continuent d’être pratiquées sous le nouveau gouvernement irakien. Ainsi [4], en 2010,

« Des Irakiens détenus dans un centre de détention secret à Bagdad ont été pendus par les pieds, empêchés de respirer, frappés à coup de poing et de pied, fouettés, soumis à des chocs électriques et sodomisés. »

Les bombardements ciblés, chirurgicaux, euphémismes dont raffolent nos médias télévisés et radiophoniques, sont un artifice de langage.

« Comme l’a rapporté en détail Human Rights Watch dans son rapport de décembre 2003 sur la guerre, les efforts américains pour bombarder des cibles abritant des responsables ont été un échec total. Le bilan de 0 succès pour 50 tentatives a reflété une méthode de ciblage se rapprochant d’un comportement à l’aveuglette, avec des bombes larguées sur la base de preuves suggérant à peine plus que la présence d’un responsable dans une communauté. Un tel comportement a causé, de façon tout à fait prévisible, de substantielles pertes civiles. » [5]

Pour un occidental assis bien au chaud devant le spectacle de ces feux d’artifice « chirurgicaux », on serait tenté de dire que tout est mieux plutôt que de vivre sous la tyrannie de Saddam Hussein hier, de Kadhafi aujourd’hui, mais malheureusement, il existe des scénarios bien pires. Aussi vicieux que furent ces régimes, le chaos, une guerre civile entraînant des abus se révéleront encore plus meurtriers, comme le montrent l’Irak et l’Afghanistan aujourd’hui.

La peine de mort a été réinstaurée en Irak avec 79 pendaisons en 2009, tandis que 900 condamnés y attendaient leur tour. [6] En 2009.

Sabah Al Mukhtar, interviewé en 2010, nous dit,

« En apparence, tout va pour le mieux : on a 350 partis politiques, 26 satellites TV, 60 journaux. Des élections législatives auront lieu le 7 mars. Une femme va même s’y présenter. Mais en réalité, le pays est laminé, il n’y a plus aucune infrastructure, ni éducation, ni santé, ni sécurité. Quatre millions de réfugiés, deux millions de morts, des milliers de viols et d’emprisonnements […] » [7]

Plusieurs années après la « libération » et l’apport du « savoir-faire occidental »,

« L’effondrement des infrastructures en Irak a entraîné une pénurie d’eau qui ne fait que s’aggraver et qui tue un grand nombre d’Irakiens.Une grande partie du pays souffre d’un manque d’eau aigu, et les faibles quantités fournies sont impropres à l’utilisation humaine.

Le 19 juillet 2007, l’ambassadeur des Etats-Unis, Ryan Crocker, a confirmé que les habitants de Bagdad n’avaient accès, en moyenne, qu’à une heure d’électricité par jour. Avant l’invasion menée par les Etats-Unis, ils en recevaient entre 16 et 24 heures [malgré l’embargo]. Or, sans électricité, on ne peut pas pomper de l’eau vers les habitations.

Un rapport publié le 30 juillet 2007 par l’ONG internationale Oxfam et NCCI, un réseau d’organisations d’aide qui travaillent en Irak, disait que huit millions d’Irakiens – presque un sur trois – avaient un besoin désespéré d’aide d’urgence. Ce rapport, intitulé Répondre au défi humanitaire en Irak déclarait que 70% des Irakiens n’ont pas des fournitures d’eau adéquates, alors qu’en 2003, année de l’invasion de l’Irak menée par les Etats-Unis, ce pourcentage était encore de 50%. Selon ce même rapport, environ 80% des Irakiens manquent d’infrastructures sanitaires.

Selon le rapport d’Oxfam : « le taux de malnutrition infantile, qui était de 19% avant l’invasion menée par les Etats-Unis en 2003, atteint maintenant 28%. » Le manque d’eau potable est à l’origine de la plupart de ces cas. » [8]

Et du côté de l’Afghanistan.

La presse française se demande si vis-à-vis des femmes afghanes, Hamid Karzai, l’homme placé par la coalition victorieuse, n’est pas pire que les talibans [9],

« Les talibans ne sont plus au pouvoir à Kaboul… mais « la situation des droits de l’homme en Afghanistan empire », s’alarme la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay [10]. Et notamment pour les femmes.Que dit cette loi exactement ? Elle ne laisse une liberté de mouvement aux femmes chiites afghanes que pour des raisons « légitimes ». De ces raisons « légitimes », sont exclues des activités telles que travailler ou suivre des études, précise un communiqué de l’ONU.

Cette nouvelle loi « permet explicitement le viol conjugal, réduit le droit des mères à avoir la garde de leurs enfants dans le cas d’un divorce et rend impossible pour les épouses d’hériter des maisons et des terres de leur mari », poursuit ce communiqué.

En Afghanistan,

« Les chefs de guerre ont remplacé les talibans en adoptant des politiques similaires envers les femmes. » [11]

En attendant l’arrivée de l’équivalent Libyen d’Hamid Karzai, nous saurons dans quelques années comment le peuple de Lybie aura survécu à l’uranium et aux bombes humanitaires de l’Alliance occidentale, mais nous pouvons nous en faire une idée précise en observant le présent de l’Irak et de l’Afghanistan dévastés.

Pascal Sacré

[1] « Guerre et mondialisation », Michel Chossudovsky, Edition Le Serpent à Plumes, 2002, p. 134.

[2] Irak : Les citoyens les plus vulnérables sont dans une situation de danger,http://www.hrw.org/fr/news/2011/02/…

[3] Ibid.

[4] Irak : Des détenus ont témoigné de tortures subies dans une prison secrète,http://www.hrw.org/fr/news/2010/04/…

[5] La guerre en Irak : tout sauf une intervention humanitaire, http://www.hrw.org/fr/news/2004/01/…

[6] « L’Irak reste sans infrastructure, ni éducation, ni santé, ni sécurité » http://www.infosud.org/spip.php?art…

[7] Ibid.

[8] IRAK. Le manque d’eau tue http://www.alterinter.org/article11…

[9] Femmes afghanes : Karzai pire que les talibans ? http://www.lexpress.fr/actualite/mo…

[10] Afghanistan : Pillay dénonce une loi restreignant les droits des femmeshttp://www.un.org/apps/newsFr/story…

[11] http://sisyphe.org/spip.php?article381 Le pouvoir des chefs de guerre met en péril la sécurité des femmes en Afghanistan

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