Archive pour guerres imperialistes

Résistance au colonialisme: costard sur mesure pour « l’armée la plus morale du monde » (Daniel Vanhove)

Posted in actualité, colonialisme, France et colonialisme, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 15 avril 2018 by Résistance 71

« Les trois axiomes de la politique intérieure d’Israël » (extrait du livre d’Ilan Pappe « The Ethnic Clearing of Palestine », 2006 page 239), traduit de l’anglais par Résistance 71

« La première des trois lignes de conduite, ou plutôt axiomes, d’Israël est que le conflit israélo-palestinien a son origine en 1967. Pour le résoudre tout ce dont on avait besoin était un accord qui déterminerait le statut futur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. En d’autres termes, comme ces zones ne constituent que 22% du territoire de la Palestine, Israël a réduit d’un coup de crayon toute résolution de paix à seulement une toute petite partie du territoire originel palestinien. Non seulement cela, mais Israël demandait et continue à demander aujourd’hui, toujours plus de compromis territoriaux, soit en résonance avec l’approche économique favorisée par les Etats-Unis ou comme dictés par une carte sur laquelle les deux camps politiques se sont mis d’accord en Israël.

Le second axiome est que tout ce qui est visible dans ces zones, la Cisjordanie et la bande de Gaza, peut toujours encore être divisé et que ces divisions, cette faculté à toujours plus diviser, est une des clefs du processus de paix. Pour Israël, cette division du visible inclut non seulement la terre mais aussi le peuple et les ressources naturelles.

Le troisième axiome israélien est que rien de ce qui s’est produit avant 1967, incluant la Nakba et le nettoyage ethnique, ne sera jamais négociable. Les implications ici sont très claires: cela retire complètement de l’équation du processus de paix le problème des réfugiés et met directement sur la touche et sans appel le droit des Palestiniens au retour à la terre. »

= = =

L’armée “la plus morale du monde” dans ses œuvres

 

Daniel Vanhove

 

11 avril 2018

 

Source: http://www.chroniquepalestine.com/larmee-la-plus-morale-du-monde-dans-ses-oeuvres/

 

Voilà des années que la colonie terroriste israélienne nous enfume avec son baratin, ses mensonges et ses affirmations obscènes vantant la « moralité » de son armée d’occupation.

Comme si de nos jours, une armée – d’occupation de surcroît, et tout observateur de ce qui se déroule en Palestine occupée sait ce qu’il en est – pouvait être « morale ». 

C’est en soi, ce que l’on appelle un oxymore. Dans la mesure où c’est exactement à l’opposé de tout ce que peut représenter les armées modernes que l’on a vues à l’œuvre ces dernières décennies. Que ce soit l’armée israélienne et ses multiples crimes contre des civils désarmés ; ou celle de son indéfectible allié américain, la plus belliciste qui soit, et dans ce que l’on a vu d’elle à Abou Ghraïb ; sans parler de l’armée allemande et ses camps d’extermination ; ni de celles des différents pays européens dans leurs conquêtes coloniales à travers la planète … et sans parler des multiples exactions commises par ces mêmes armées, y compris celles des « casques bleus », blancs, et onusiennes de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel dont la dite « Communauté internationale » affectionne de se parer pour cacher l’innommable …

Rappelons donc une évidence que certains aimeraient taire : une armée est faite pour combattre et entraînée à tuer. Est-ce si difficile de ne pas l’oublier, à moins de ne pas l’assumer ?! Et sauf à vouloir tromper l’opinion … à travers des manifestations d’hommage bien orchestrées pour les soldats tués dans des opérations dont ils connaissent les risques et pour lesquels ils sont volontaires. Imagine-t-on un instant nos aînés organiser ce genre de manifestation surmédiatisée à chaque soldat tué en 14-18 ou en 39-45 ? Grotesque !

Dès lors, face à l’immoralité qui caractérise justement les armées de manière générale, il a fallu essayer d’établir des Conventions à travers un Droit de la guerre, tentant par ses textes de « moraliser » autant que faire se peut, l’outil mortifère que représente toute armée au service des États qui font la guerre.

Ce Droit de la guerre n’est pas neuf et déjà 2000 ans avant notre ère l’on en trouve des bribes dans le code d’Hammurabi, roi de Babylone – l’actuel Irak que l’occident a mis tant de zèle hypocrite à dévaster – et où il est dit : « Je prescris ces lois afin que le fort n’opprime pas le faible ». Il semble en être de même dans l’Inde ancienne, et certains livres dits « sacrés » comme la Bible et le Coran contiennent eux aussi des prescriptions claires en ce qui concerne la manière de traiter les vaincus et les plus faibles, d’agir toujours de manière proportionnée, dans le respect de certaines conventions et avec comme principe absolu : la stricte séparation entre le domaine civil et le domaine militaire.

Au vu de certaines pratiques de nos armées, ces civilisations anciennes que l’on nous présente la plupart du temps avec l’arrogance de l’homme moderne pensant qu’il a tout inventé, témoignent que ceux-là traités souvent de « sauvages » étaient sans doute plus civilisés que nous ne le sommes aujourd’hui.

Ainsi, comme dans d’autres domaines et à l’inverse de ce que d’aucuns pourraient penser, l’on ne peut que constater notre glissade, notre recul par rapport aux principes qui animaient les anciens. Et puisque la critique de l’outil militaire actuel ne viendra jamais de nos gouvernements – ni des médias qu’ils contrôlent – qui tous en font l’usage tôt ou tard et selon les modalités du moment, et qui comme on le voit en France pour l’instant en fait même l’apologie à travers une vaste campagne de propagande publique dans les abris-bus et autres supports médiatiques et publicitaires, il convient que les citoyens éveillés en relèvent l’imposture et la dénonce haut et fort.

Et dès lors, NON, nos armées n’ont rien de « moral » ! Sauf à galvauder, piétiner nos concepts « moraux » et balancer par la fenêtre ce que le sens du mot « moral » peut encore vouloir dire, dans ce monde qui a tendance à tout violer, sans concession, jusqu’à l’enfance puisque des enfants sont régulièrement emprisonnés, abusés, torturés et même tués par cette armée israélienne qui n’a de « morale » que l’hypocrisie de ses chefs qui lui donnent des ordres et la couvrent quelle que soit l’abjection de ses crimes !

Depuis des décennies, les images et les témoignages plus accablants les uns que les autres nous renseignent sur cette « moralité » prêtée à l’armée israélienne au service de l’idéologie coloniale sioniste qu’elle défend et encourage chaque jour. Que ce soit pour protéger les colons psychopathes qui s’en prennent à tout ce qui a les traits arabes – jusqu’aux animaux et aux arbres appartenant aux familles palestiniennes ! – ou que ce soit pour violer les lieux sacrés comme les cimetières, les lieux de culte, et jusqu’à la mosquée al Aqsa, ou encore pour tuer des handicapés, des femmes, des vieillards, des enfants … rien n’est épargné par cette armée de criminels.

Mais au-delà de cette idéologie à caractère nazie, comment cela se peut-il, sinon par le sentiment bien entretenu et relayé par d’odieux imposteurs infiltrés dans les milieux politico-médiatiques occidentaux qui n’ont de cesse de rappeler la faute suprême commise pendant la seconde guerre mondiale à l’encontre de la communauté juive … et que continue de payer aujourd’hui la population arabe de Palestine au prix le plus fort du silence complice occidental ? Telle une double peine …

Il convient donc de le dire, de l’écrire, de le répéter et de le diffuser le plus largement et régulièrement possible : l’armée israélienne est de la même nature que le pouvoir qui l’utilise, à savoir : une armée qui pratique le terrorisme, en tuant des civils non-armés, pacifiques, quel que soit leur âge. N’hésitant pas à les abattre, courageusement … dans le dos ! Et pour l’illustrer, quantité de documents sont disponibles (dont un dernier en date que vous pourrez voir ici).

Après le jeune Abd al-Fattah Abd al-Nabi, 19 ans, abattu d’une balle dans le dos alors qu’il venait en aide à l’un de ses camarades (voir notre précédent article), la soldatesque a récidivé, encouragée, excitée par ses supérieurs qui l’ont félicitée pour tant de prouesses !

En vérité, ce à quoi le monde horrifié assiste, c’est le résultat d’une société de MALADES, de haut en bas et de gauche à droite … ainsi, de tous ceux qui la soutiennent … Voilà ce qu’est devenue, après des décennies de formatage, de bourrage de crânes et de haine raciale, la colonie terroriste israélienne !

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Guerre impérialiste, mensonge et propagande: Le poison de l’affaire Skripal en provenance des pays de l’OTAN…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et social, presse et média, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , on 15 avril 2018 by Résistance 71

Et les mensonges s’accumulent… C’en est devenu une routine, qui peut encore s’en étonner. La harpie du système Teresa May avait besoin de cette attaque en Syrie pour faire diversion de l’affaire Skripal, Donnie « mains d’enfants » de l’affaire Mueller et du FBI et MacRo pour faire oublier son incompétence crasse… Sera-ce suffisant ?…
Le pire est que comme rien n’est jamais fait après que les mensonges de l’empire soient révélés,  tout continue, tranquille et tout est devenu une routine dont tout le monde se fout… sauf ceux bien sûr qui se retrouvent sous les bombes et les missiles de l’humanisme sans borne occidental.
~ Résistance 71 ~

 

Les experts suisses identifient le poison de l’affaire Skripal

 

Réseau Voltaire

 

14 avril 2018

 

Source: http://www.voltairenet.org/article200678.html

 

Selon l’Institut suisse pour la protection des armes nucléaires, biologiques et chimiques (Schweizerisches Institut für ABC-Schutz), le poison prélevé à Salisbury par les enquêteurs de l’OIAC, dans l’« affaire Skripal », est du « BZ ».

L’appellation « Novichok » désigne un programme de recherche soviétique et non pas une substance issue de ce programme.

Le « BZ » est un innervant de l’Otan, agissant dans les 30 à 60 minutes et pour une durée de 2 à 4 jours. L’URSS, puis la Russie, n’ont jamais travaillé sur ce type de substance.

L’Institut suisse pour la protection des armes nucléaires, biologiques et chimiques est une référence mondiale en la matière. Il a procédé à cette analyse à la demande de l’OIAC.

Le degré zéro de l’imbécilité criminelle !…

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Résistance 71

 

14 avril 2018

 

Les pitres marionnettes des maîtres banquiers de la City de Londres et de sa succursale de Wall Street que sont Trump, May et Macron ont quand même décidé d’ouvrir le bal de ce qui pourrait être le début de la 3ème guerre mondiale. Tant d’imbécilité criminelle est au delà de tout entendement. Ils agissent sous le « couvert » d’un évènement (l’attaque chimique de la Ghoutta)  qui non seulement n’est en rien prouvé dans son imputation au gouvernement syrien, mais dont il y a même de fortes probabilités pour qu’il ait été purement et simplement inventé. La réaction de ces imbéciles, à la commande, intervient bien entendu avant que toute enquête de terrain n’ait pu être convenablement menée et est basée sur des suspicions biaisées. La réalité est que ces criminels mettent le monde devant le fait accompli de leur agression, bien entendu toujours « humanitaire »… Agression qui manifestement pourrait bien avoir des répercussions mortifères mondiales.
Le pathétisme et la psychopathie ne semblent plus avoir de limite dans le monde psychédélique dans lequel ces guignols, mafieux sans scrupules, évoluent aux ordres de leurs maîtres de la haute finance et de l’industrie de la guerre.
Reste maintenant à attendre la réponse syrienne et surtout celle de la Russie. Il est aussi possible que ceci soit une nouvelle mascarade permettant à ces pitres, une fois de plus, de « sauver la face » devant leur incompétence et leur bellicisme avérés. Mais ne jurons de rien là-dessus bien évidemment.
En ce qui nous concerne, nous condamnons sans restriction cette attaque criminelle de l’empire et osons espérer que cela génèrera une action politique réfléchie et concertée des opinions publiques des pays concernés pour se liguer contre cette guerre en marche, voulue par les banquiers, comme à l’accoutumée, pour sauver leur système obsolète et mortifère de l’implosion totale à laquelle il est voué à terme. Nous l’avons dit et le répèterons sans cesse: tout ceci en grande partie incombe également aux votards de tout poil qui continuent malgré tout de se déplacer pour « élire » cette clique de criminels psychopathes dont les intérêts ne sont en rien communs avec ceux des peuples.
Vous les votards, êtes aussi responsables du sang répandu par la bidasserie à la botte de la City et de l’oligarchie transnationale, même ceux qui n’ont pas voté Macron sont tout aussi responsables, parce que le simple fait de lâcher un bulletin dans l’urne (funéraire en l’occurence) vous fait valider et justifier le système en place et ses dérives criminelles, telle la nouvelle dont nous sommes actuellement les témoins contre la Syrie et ses alliés.
Ces agressions et assassinats de peuples par l’occident ne se font en revanche pas au nom de tous les abstentionnistes et ceux qui refusent de cautionner plus avant ce système inique et criminel dont la preuve de la malfaisance dirigée, éclate une fois de plus avec les missiles et autres engins de mort envoyés par les représentants de l’esclavagisme planététaire.

Sédition ! Désobéissance civile ! Non à la guerre ! Non aux ordures qui pilotent la machine de guerre commanditée par la haute finance transnationale ! Macron, mignon porte-flingue des Rothschild, tu n’enverras pas nos enfants se battre pour les intérêts de ta clique banquière et de l’oligarchie mondialiste… Jamais !

Une fois de plus: Il est évident qu’il n’y a pas de solution au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et ne peut y en avoir ! Peuples du monde, levons-nous et reprenons notre destinée en mains propres, assez de procéder par intermédiaires ceci ne générant que crimes, chaos, destruction et misère planétaire pour le seul profit du petit nombre.

A bas l’État, à bas l’argent, à bas l’économie, à bas le salariat néo-esclavagiste, pour que nous créions ensemble une société des sociétés juste, égalitaire, non-coercitive et harmonieuse d’où la guerre sera bannie à tout jamais.

~ Collectif Résistance 71 ~

Mise à jour du 14/4 source ministère de la défense russe:

Tous les tirs de missiles ont été tracés. 103 missiles et roquettes ont été tirés depuis des navires et des avions américains, britanniques et français, 71 ont été interceptés et abattus par la DCA syrienne seule au moyen de système S-125, S-200 et Buk.
Ce qui veut dire que 69% des missiles n’ont jamais atteint leurs cibles.
Tous les missiles tirés sur des aéroports / aérodromes ont été interceptés. Les interceptions n’ont été que l’œuvre des forces syriennes, aucune batterie anti-aérienne russe n’a ouvert le feu, car aucun des tirs ne menaçaient des installations militaires russes.
La baudruche se dégonfle, les pitres croient avoir « sauvé la face ».
Méfiance…

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: le ton se durcit entre l’Iran et l’entité sioniste…

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L’Iran hausse le ton envers l’entité sioniste

 

Al Manar

 

13 avril 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/854698

 

« Si Israël nous attaque, Tel-Aviv et Haïfa seront effacées de la surface de la terre », a menacé jeudi Ali Shirazi, le porte-parole du guide suprême auprès des Forces Al-Qods, Ali Shirazi, cité par l’agence Fars.

«Si Israël désire poursuivre son existence perfide […] il doit éviter les mesures stupides. S’ils donnent des excuses à l’Iran, Tel Aviv et Haïfa seront détruites»

Cette déclaration vient en réponse aux déclarations du Premier ministre israélien. Ce dernier a appelé, mercredi soir, la République islamique d’Iran de ne pas tester la détermination d’ « Israël ».

Sept conseillers iraniens sont tombés en martyre suite à une agression militaire qui a visé dans la nuit de dimanche à lundi la base aérienne syrienne de Tiyas, ou T-4, située près de la ville de Homs. Le gouvernement syrien, l’Iran et la Russie ont accusé ‘Israël’ d’être responsable de cette attaque.

Le principal conseiller du guide suprême l’Ayatollah Sayed Ali Khamenei, Ali Akbar Velayati, en visite en Syrie, a assuré mardi que « cette attaque criminelle ne restera pas sans réponse ».

Résistance au colonialisme: Les agents doubles de l’entreprise coloniale et la trahison organisée (MNN)

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Le caucus iroquois bidon se réunit les 17 et 18 avril 2018 à Akwesasne

 

Mohawk Nation News

 

12 avril 2018

 

Url de l’article: http://mohawknationnews.com/blog/2018/04/12/fake-iroquois-caucus-getogether-apr-17-18-akwesasne/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La caucus (assemblée) iroquois bidon va se réunir à la grande épicerie de distribution IGA sur la route US 37, en face du casino d’Akwesasne les 17 et 18 avril courant. Ce sont des légumes de l’entreprise coloniale des tribus et des bandes américano-canadienne qui paradent et se déguisent en Confédération Iroquoise rotinoshonnionwe. Ce sont des agents doubles payés et dirigés par les envahisseurs étrangers sis à Ottawa.

D’abord, le public fut invité pour y discuter de l’affiliation entrepreneuriale coloniale, de la citoyenneté et la vente de notre terre. La réunion a lieu sur notre terre et dans notre bâtiment. Nous n’avons jamais renoncé à notre droit de naissance. Ces agents de gouvernements étrangers en revanche, ont renié le leur et s’alignant sur la loi illégale sur les Indiens (NdT: Indian Act au Canada). Ils ont violé la Grande Loi de la Paix (kaianerekowa) et le Wampum Deux Rangées, pas nous. Notre i vitation à toute réunion concernant notre destin est kaianerekowa, la grande loi de la paix. Absolument rien ne doit être caché au peuple. Ces vendus, ces traîtres tentent de réduire le vérité au silence, celle qui sort de la bouche du peuple. Ils ne nous représentent en rien, ils ne se représentent qu’eux-mêmes… et nos ennemis.

Leur mission consiste à accomplir ce que paraissait conseiller Frank L. Baum en 1900 en éliminant les peuples autochtones une bonne fois pour toute. Lorsque cet écrivain d’histoires pour enfants a entendu parler du massacre de Wounded Knee (NDT: en 1890), il a écrit des éditoriaux  se faisant l’écho de l’idée d’exterminer tous les Indiens jusqu’au dernier. L’auteur du “Magicien d’Oz” conseillait:

“Le fier esprit des propriétaires originaux de ces vastes prairies héritées au fil de siècles de guerres farouches et sanglantes pour leur possession, s’est terminé sous la responsabilité de Sitting Bull. Avec sa chute s’est éteinte la noblesse peau-rouge, et ce qu’il en reste n’est qu’une bande de pleurnichards qui lèchent la main qui les gifle. Les Blancs, par la loi de la conquête, par la justice de la civilisation, sont les maîtres du continent américain et la meilleure des sécurités pour les colonies du Far-West ne sera assurée que par l’annihilation totale des quelques Indiens demeurant. Et pour pas l’annihilation ? Leur gloire est passée, leur esprit, leur virilité sont effacés, il est mieux qu’ils meurent tous plutôt que de vivre dans la misère qui leur incombe.”

http://www.npr.org/sections/thetwo-way/2010/10/27/130862391/l-frank-baum-advocated-extermination-of-native-americans 

Ces sacs à merde aident le Canada à mettre en place les quatre murs des prisons coloniales du futur: 1. le Canada, 2. la province, 3. les municipalités et 4. les municipalités indiennes pour le massacre final des autochtones.

Tous répondent aux banquiers de la City de Londres.

Las Vegas est l’endroit où ces cafards vont pour célébrer leurs crimes, tout ça financé par notre fond fiduciaire. Pour toutes ces sorcières qui pensent que signer quelques papiers va nous faire disparaître… Le karma est une salope !

Republication d’un texte d’une actualité brûlante: « La guerre » de Pierre Kropotkine (1912)

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Nous avons déjà publié ce texte de Kropotkine (1912) le 11 novembre 2013, jour de la 99ème commémoration de la fin de la grande boucherie qui fut appelée la “der des ders”, bien à tort évidemment.
Kropotkine, avant la 1ère guerre mondiale avait tout compris et exposé des turpitudes financières et mascarades “patriotiques” de la grande bourgeoisie va t’en guerre. Qui a t’il de changer aujourd’hui ?
Remplacez les noms d’Allemagne et de Japon du texte par Russie et Chine, le schéma est identique, la fumisterie toujours de mise.
Que tous les va t’en guerre y pensent: la guerre est un racket, un génocide et un pillage en bande organisée.
Nous n’avons jamais été aussi proche aujourd’hui de la 3ème GM et ce que disait Kropotkine en 1912 est toujours on ne peut plus valide en ce moment même. Pourquoi ? Comment se fait-il que nous n’avons pas bouger d’un pouce ?
Une chose est certaine, si les psychopathes occidentaux aux manettes du bateau ivre, les Trump, Merkel, May, Macron et autres dégénérés veulent, la SEDITION sera le seul recours !
Rien ne doit se faire en notre nom et rien ne se fera si nous, gens du peuple, refusons de jouer leur jeu truqué criminel, parce que les guerres modernes, ce ne sont pas ces ordures qui les font…
Les laisser faire, les laisser nous emmener vers l’annihilation n’est que complicité de crime contre l’humanité. L’heure de la révolte est peut-être plus proche qu’on ne le croit !

Il n’y a pas de solutions au sein du système, il n’y en a jamais eu et ne peut pas y en avoir… Sortir de ce marasme, c’est sortir du cercle vicieux de l’antagonisme. Comprendre pour mieux pouvoir le faire.

Hoka Hey !

~ Résistance 71 ~

 

La Guerre

 

Pierre Kropotkine (1912)

 

Extrait de La Science Moderne et l’Anarchie Publications des «TEMPS NOUVEAUX» — N° 59 — 1912

Publié sur R71 le 11 novembre 2013:

https://resistance71.wordpress.com/2013/11/11/en-ce-11-novembre-la-guerre-texte-ecrit-en-1912-pierre-kropotkine/

 

Déjà en 1882, lorsque l’Angleterre, l’Allemagne, l’Autriche et la Roumanie, profitant de l’isolement de la France, s’étaient liguées contre la Russie et qu’une guerre européenne terrible était sur le point d’éclater, nous montrions dans Le Révolté, quels étaient les vrais motifs des rivalités entre États et des guerres qui en résulteraient.

Ce sont toujours des rivalités pour des marchés et pour le droit à l’exploitation des nations arriérées en industrie, qui sont la cause des guerres modernes. On ne se bat plus en Europe pour l’honneur des rois. On lance les armées les unes contre les autres pour l’intégrité des revenus de Messieurs les Très-Puissants Rothschild ou Schneider, la Très Honorable Compagnie d’Anzin, ou la Très Sainte Banque Catholique de Rome. Les rois ne comptent plus.

En effet, toutes les guerres que l’on a eues en Europe depuis cent cinquante ans furent des guerres pour des intérêts de commerce, des droits à l’exploitation.

Vers la fin du dix-huitième siècle, la grande industrie et le commerce mondial, appuyé sur des colonies en Amérique (le Canada) et en Asie (dans les Indes) et une marine de guerre, commençaient à se développer en France. Alors l’Angleterre qui avait déjà écrasé ses concurrents en Espagne et en Hollande, tenant à retenir pour elle le monopole du commerce maritime, de la puissance sur les mers et des riches colonies dans les Indes, — afin de pouvoir s’enrichir, par l’écoulement monopolisé des produits de son industrie, — profita de la révolution en France pour commencer contre elle toute une série de guerres. Se voyant assez riche pour payer les armées de la Prusse, de l’Autriche et de la Russie, elle fit à la France une succession de guerres terribles, désastreuses pendant un quart de siècle. La France dut se saigner à blanc pour soutenir ces guerres ; et ce ne fut qu’à ce prix qu’elle parvint à maintenir son droit de rester une «grande puissance». C’est-à-dire, elle retint le droit de ne pas se soumettre à toutes les conditions que les monopolistes anglais voulaient lui imposer dans l’intérêt de leur commerce ; et elle retint le droit d’avoir une marine et des ports militaires. Frustrée dans ses plans d’expansion coloniale dans l’Amérique du Nord (elle avait perdu le Canada) et dans les Indes (elle dut y abandonner ses colonies), elle obtint la permission en retour de se créer un empire colonial en Afrique (à condition de ne pas toucher à l’Égypte), et d’enrichir ses monopolistes en pillant les Arabes en Algérie.

Plus tard, dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle, ce fut le tour de l’Allemagne. Lorsque le servage y fut aboli à la suite des soulèvements de 1848, et que l’abolition de la propriété communale força les jeunes paysans à quitter en masse les campagnes pour les villes, où ils offraient leurs «bras inoccupés» aux entrepreneurs d’industrie pour des salaires de meurt-la-faim, — la grande industrie prit son essor dans divers États allemands. Les industriels allemands comprirent bientôt que si l’on donnait au peuple une bonne éducation réaliste, ils pourraient rapidement rattraper les pays de grande industrie, comme la France et l’Angleterre, — à la condition, bien entendu, de procurer à l’Allemagne des débouchés avantageux en dehors de ses frontières. Ils savaient ce que Proudhon avait si bien démontré : que l’industriel ne parvient à sérieusement s’enrichir que si une bonne partie de ses produits est exportée dans des pays où ils peuvent être vendus à des prix auxquels ils ne pourraient jamais arriver dans le pays d’origine.

Alors dans toutes les couches sociales de l’Allemagne, celle des exploités, aussi bien que des exploiteurs, — ce fut un désir passionné d’unifier l’Allemagne à tout prix : d’en faire un puissant Empire qui serait capable de maintenir une immense armée, une forte marine, et conquérir des ports dans la mer du Nord, dans l’Adriatique, et — un jour — en Afrique et en Orient. Un empire qui pourrait dicter la loi économique en Europe.

Pour cela, il fallait évidemment, briser la force de la France, qui s’y opposerait sans doute et qui, alors, avait ou semblait avoir la force de l’empêcher.

De là — la guerre terrible de 1870, avec toutes ses tristes conséquences pour le progrès universel, que nous subissons jusqu’à ce jour.

Par cette guerre et cette victoire remportée sur la France, un empire Allemand, ce rêve des radicaux, des socialistes et des conservateurs allemands depuis 1848, fut enfin constitué, et il fit bientôt sentir et reconnaître sa puissance politique et son droit de dicter la loi en Europe.

Bientôt l’Allemagne, entrant dans une période frappante d’activité juvénile parvint, en effet, à doubler, tripler, décupler sa productivité industrielle, et en ce moment le bourgeois allemand convoite de nouvelles sources d’enrichissement un peu partout : dans les plaines de la Pologne, dans les prairies de la Hongrie, sur les plateaux de l’Afrique et surtout autour de la ligne de Bagdad, — dans les riches vallées de l’Asie Mineure, qui offriront aux capitalistes allemands une population laborieuse à exploiter, sous un des plus beaux ciels du monde.

C’est donc des ports d’exportation et surtout des ports militaires, dans l’Adriatique méditerranéenne et dans celle de l’Océan Indien — le golfe persan — ainsi que sur la côte africaine à Beïra et, plus tard, dans l’Océan Pacifique, que cherchent maintenant à conquérir les brasseurs d’affaires coloniales allemands et leur fidèle serviteur — l’Empire germanique.

Mais partout, ces nouveaux conquérants rencontrent un rival formidable, l’Anglais, qui leur barre le chemin.

Jalouse de garder sa suprématie sur les mers, jalouse surtout de retenir ses colonies pour l’exploitation par ses monopolistes ; effarouchée par les succès de la politique coloniale de l’Empire Allemand et le rapide développement de sa marine de guerre, l’Angleterre redouble d’efforts pour avoir une flotte capable d’écraser à coup sûr la flotte allemande. Elle cherche aussi partout des alliés pour affaiblir la puissance militaire de l’Allemagne sur terre. Et lorsque la presse anglaise sème l’alarme et épouvante la nation en feignant de craindre une invasion allemande, elle sait très bien que le danger n’est pas là. Ce qu’il lui faut, c’est de pouvoir lancer l’armée régulière anglaise, là où l’Allemagne attaquerait quelque colonie de l’Empire Britannique (l’Égypte, par exemple) ; après s’être mise d’accord pour cela avec la Turquie, et de retenir à la maison une forte armée «territoriale» qui puisse, au besoin, noyer dans le sang toute révolte ouvrière. C’est pour cela, surtout, que l’on enseigne l’art militaire à la jeunesse bourgeoise, groupé en escouades d’éclaireurs (Scouts).

La bourgeoisie anglaise veut faire aujourd’hui, avec l’Allemagne, ce qu’elle fit à deux reprises pour arrêter pour cinquante ans ou plus, le développement de la Russie comme puissance maritime : une fois en 1855 avec l’aide de la France et de la Turquie, et une autre fois, en 1900, en lançant le Japon contre la flotte russe et son port militaire dans le Pacifique.

Ce qui fait que nous vivons depuis deux années sur le qui-vive, en prévision d’une guerre colossale européenne qui peut éclater du jour au lendemain. [Note de R71: écrit en 1912..]

En outre, il ne faut pas oublier que la vague industrielle, en marchant de l’occident vers l’orient, a aussi envahi l’Italie, l’Autriche, la Russie. Et ces États viennent affirmer à leur tour leur «droit» — le droit de leurs monopolistes et de leurs privilégiés — à la curée en Afrique et en Asie.

Le brigandage russe en Perse, le brigandage italien contre les Arabes du désert à Tripoli et le brigandage français au Maroc en sont la conséquence.

Le consortium de brigands, au service des monopolistes a «permis» à la France de s’emparer du Maroc, comme il a permis aux Anglais de saisir l’Égypte. Il a «permis» aux Italiens de s’emparer d’une partie de l’Empire ottoman, pour empêcher qu’il ne soit saisi par l’Allemagne ; et il a permis à la Russie de saisir la Perse septentrionale, afin que les Anglais puissent s’emparer d’un bon morceau sur les bords du Golfe Persan, avant que le chemin de fer allemand n’y soit arrivé !

Et pour cela les Italiens massacrent ignoblement les Arabes inoffensifs et les sicaires du Tzar pendent les patriotes persans qui voulaient régénérer leur patrie par un peu de liberté politique.

Quels gredins que ces «honnêtes gens» !

II

La Haute Finance

Nous avons vu comment tous les États, dès lors que la grande industrie se développe dans la nation, sont amenés à chercher la guerre. Ils y sont poussés par leurs industriels, et même par les travailleurs, pour conquérir de nouveaux marchés — de nouvelles sources de facile enrichissement.

S’il n’y avait que cela ! Mais aujourd’hui il y a dans chaque état une classe — une clique plutôt, — infiniment plus puissante encore que les entrepreneurs d’industrie et qui, elle aussi pousse à la guerre. C’est la haute finance, les gros banquiers qui interviennent dans les rapports internationaux et qui fomentent les guerres.

Cela se fait aujourd’hui d’une manière très simple.

Vers la fin du moyen âge la plupart des grandes cités-républiques de l’Italie, avait fini par s’endetter. Lorsqu’elles furent entrées dans la période de décadence, à force de vouloir conquérir de riches marchés en Orient, et que cette conquête des marchés amena des guerres sans fin entre les cités-républiques, ces cités arrivèrent à contracter des dettes immenses envers leurs propres guildes, de gros marchands.

Un même phénomène se produit aujourd’hui pour les États, auxquels des syndicats de banquiers prêtent très volontiers, afin de prendre un jour hypothèque sur leurs revenus.

C’est surtout, cela se comprend, avec les petits États que cela se pratique. Les banquiers leur prêtent à 7, 8, 10 pour cent, sachant qu’ils ne «réaliseront» l’emprunt qu’à 80 ou 70 pour cent. Ce qui fait que, déduction faite des «commissions» des banques et des intermédiaires, — qui se montent de 10 à 20, et quelquefois jusqu’à 30 pour cent, — l’État ne reçoit pas même les trois quarts des sommes qu’il inscrit à son grand-livre.

Sur ces sommes, grossies de la sorte, l’État endetté doit payer désormais l’intérêt et l’amortissement. Et lorsqu’il ne le fait pas au terme dû, les banquiers ne demandent pas mieux que d’ajouter les arriérés de l’intérêt et de l’amortissement au principal de l’emprunt. Plus les finances de l’État débiteur vont mal, plus insensées sont les dépenses de ses chefs — et plus volontiers on lui offre de nouveaux emprunts. Après quoi les banquiers s’érigent un jour en «consortium» pour mettre la main sur tels impôts, telles douanes, telles lignes de chemin de fer.

C’est ainsi que les gros financiers ont ruiné et plus tard fait annexer l’Égypte par l’Angleterre. Plus les dépenses du khédive étaient folles, plus on les encourageait. C’était l’annexion à petites doses.

C’est encore de la même façon qu’on ruina la Turquie, pour lui enlever peu à peu ses provinces. Ce fut aussi la même chose, nous dit-on, pour la Grèce, qu’un groupe de financiers poussa à la guerre contre la Turquie, pour s’emparer ensuite d’une partie des revenus de la Grèce vaincue.

Et c’est ainsi que la haute finance de l’Angleterre et des Etats-Unis exploita la Japon, avant et pendant ses deux guerres contre la Chine et la Russie.

Bref, il y a dans les États prêteurs toute une organisation, dans laquelle gouvernants, banquiers, promoteurs de compagnies, brasseurs d’affaires et toute la gent interlope que Zola a si bien décrite dans L’Argent,se prêtent la main pour exploiter des États entiers.

Là où les naïfs croient découvrir de profondes causes politiques, ou bien des haines nationales, il n’y a que les complots tramés par les flibustiers de la finance. Ceux-ci exploitent tout : rivalités politiques et économiques, inimitiés nationales, traditions diplomatiques et conflits religieux.

Dans toutes les guerres de ce dernier quart de siècle, on trouve la main de la haute finance. La conquête de l’Égypte, l’annexion de Tripoli, l’occupation du Maroc, le partage de la Perse, les guerres du Japon — partout on retrouve les grandes banques ; — partout la haute finance a eu la voix décisive. Et si jusqu’à ce jour la grande guerre européenne n’a pas encore éclaté, c’est que la haute finance hésite encore. Elle ne sait pas trop de quel côté penchera la balance des milliards qui seront mis en jeu ; elle ne sait pas sur quel cheval mettre ses milliards.

Quant aux centaines de mille vies humaines que coûtera la guerre, — qu’est-ce que la finance à y voir ! L’esprit du financier raisonne par millions, — par colonnes de chiffres qui se balancent mutuellement. Le reste n’est pas de son domaine : il ne possède même pas l’imagination nécessaire pour faire intervenir les vies humaines dans ses raisonnements.

Quel monde ignoble à dévoiler, si quelqu’un se donnait seulement la peine d’étudier les coulisses de la haute pègre de la finance ! On le devine, rien que par le tout petit coin de voile soulevé par «Lysis» dans ses articles de La Revue(parus en 1908 en volume sous ce titre : Contre l’oligarchie financière en France).

On voit, en effet, par ce petit travail, comment quatre ou cinq banques, — le Crédit Lyonnais, la Société Générale, le Comptoir National d’Escompte et le Crédit Industriel et Commercial, — possèdent en France le monopole absolu des grandes opérations financières.

La plus grande partie — près des huit dixièmes de l’épargne française, qui se monte chaque année à peu près à deux milliards, est versée dans ces grandes banques ; et lorsque les États étrangers, grands et petits, les compagnies de chemins de fer, les villes, les compagnies industrielles des cinq parties du monde se présentent à Paris pour faire un emprunt, c’est à ces quatre ou cinq banques qu’ils s’adressent. Ces banques ont le monopole des emprunts étrangers et disposent du mécanisme nécessaire pour les faire mousser.

Il est évident que ce n’est pas le talent des directeurs de ces banques qui créa pour elles cette situation lucrative. C’est l’État, — le gouvernement français d’abord, qui donna à ces banques sa garantie et constitua pour elles une situation privilégiée qui devint bientôt un monopole. Et puis ce sont les autres États, les États emprunteurs qui renforcèrent ce monopole. Ainsi le Crédit Lyonnais, qui monopolise les emprunts russes, doit cette situation privilégiée aux agents financiers et aux ministères des finances du gouvernement russe.

Les affaires brassées par ces quatre ou cinq Sociétés se chiffrent par milliards. Ainsi, en deux années, 1906 et 1907, elles distribuèrent en emprunts divers sept milliards et demi, — 7.500 millions, dont 5.500 en emprunts étrangers (Lysis, p. 101). Et quand on apprend que la «commission» de ces compagnies lorsqu’elles organisent les emprunts étrangers est de 5 pour cent pour le «syndicat d’apporteurs» (ceux qui «apportent» de nouveaux emprunts), 5 pour cent pour le syndicat de la garantie, et de 7 à 10 pour cent pour le syndicat ou plutôt le trust des quatre ou cinq Sociétés que nous venons de nommer, — on voit quelles sommes immenses vont à ces monopolistes.

Ainsi, un seul intermédiaire qui «apporta» l’emprunt de 1.250 millions conclu par le gouvernement russe en 1906, pour écraser la révolution, toucha, de ce fait, une commission de douze millions !

On comprend ainsi quelle influence occulte les grands directeurs de ces Sociétés financières exercent sur la politique internationale. Avec leur comptabilité mystérieuse, avec les pleins pouvoirs que certains directeurs exigent et obtiennent des actionnaires — car il faut bien le discrétion quand on paie 1,2 millions à M. Un Tel, 250.000 francs à tel ministre, et tant de millions, en plus des décorations, à la presse ! Il n’y a pas, dit «Lysis», un seul grand journal en France qui ne soit pas payé par les banques. Cela se comprend. On devine aisément ce qu’il fallu distribuer d’argent à la presse, lorsqu’on préparait dans les années 1906 et 1907, la série d’emprunts russes (d’État, des chemins de fer, des banques foncières). Ce qu’il y eut de plumitifs qui mangèrent gras avec ces emprunts, — on le voit par le livre de «Lysis». Quelle aubaine, en effet ! Le gouvernement d’un grand État aux abois ! Une révolution à écraser ! Cela ne se rencontre pas tous les jours !

Eh bien ! tout le monde sait cela, plus ou moins. Il n’y a pas un seul homme politique qui ne connaisse les dessous de tous ces tripotages, et qui n’entende nommer à Paris les femmes et les hommes qui ont «touché» les grosses sommes après chaque emprunt, grand ou petit, russe ou brésilien.

Et chacun, s’il a la moindre connaissance des affaires, sait aussi parfaitement combien toute cette organisation de la haute finance est un produit de l’État, — un attribut essentiel de l’État.

Et ce serait cet État, — l’État dont on se garde bien de diminuer les pouvoirs ou de réduire les attributions, — qui dans la pensée des réformateurs étatistes, devrait devenir l’instrument d’affranchissement des masses ?! Allons donc !

Que ce soit par bêtise, ou ignorance, ou fourberie de l’affirmer, — toutes les trois explications sont impardonnables.

III

La Guerre et l’Industrie

Descendons maintenant un degré plus bas, et voyons comment l’État a créé dans l’industrie moderne toute une classe de gens directement intéressés à faire des nations des camps militaires, prêts à se ruer les uns sur les autres.

En ce moment, il existe en effet, des industries immenses qui occupent des millions d’hommes, et qui n’existent que pour préparer le matériel de guerre ; ce qui fait que les propriétaires de ces usines et leurs bailleurs de fond ont tout intérêt à préparer des guerres et à maintenir la crainte des guerres prêtes à éclater.

Il ne s’agit pas ici de menu fretin, — des fabricants d’armes à feu de mauvaise qualité, de sabres à bon marché, et de revolvers qui ratent tout le temps, comme on en a à Birmingham, à Liège, etc. Ceux-ci ne comptent presque plus, quoique le commerce de ces armes, fait par les exportateurs qui spéculent sur les guerres «coloniales», soit déjà d’une certaine importance. Ainsi, on sait que des marchands anglais approvisionnaient d’armes les Matabélés, alors que ceux-ci se préparaient à se soulever contre les Anglais qui leur imposaient le servage. Plus tard, ce furent des fabricants français, et même des fabricants anglais très connus, qui firent des fortunes en envoyant des armes, des canons et des munitions aux Boërs. Et en ce moment même on parle de quantités d’armes importées par les marchands anglais en Arabie, — ce qui amènera des soulèvements de tribus, le pillage de quelques marchands et — l’intervention anglaise, pour «rétablir l’ordre» et faire quelque nouvelle «annexion».

Ces faits, d’ailleurs, ne comptent plus. On sait bien ce que vaut le «patriotisme» bourgeois, et l’on a vu récemment des faits bien plus graves. Ainsi, pendant la dernière guerre entre la Russie et le Japon, l’or anglais approvisionnait les Japonais, pour qu’ils détruisissent le pouvoir maritime naissant de la Russie dans l’Océan Pacifique, dont l’Angleterre prenait ombrage. Mais, d’autre part, les compagnies houillères anglaises vendaient à un très haut prix 300.000 tonnes de charbon à la Russie pour lui permettre d’envoyer en Orient la flotte de Rojdestvensky. D’une pierre on faisait deux coups : les compagnies du Pays de Galles faisaient une belle affaire, et les financiers de Lombard Street (le centre des opérations financières de Londres) plaçaient leur argent à neuf ou dix pour cent dans l’emprunt japonais et prenaient hypothèque sur une bonne partie des revenus de leurs «chers alliés» !

Et tout cela, ce ne sont que quelques petits faits sur mille autres du même genre. On en saurait de belles sur tout ce monde de nos gouvernants, si les bourgeois ne savaient pas bien tenir leurs secrets ! — Passons donc à une autre catégorie de faits.

On sait que tous les grands États ont favorisé la création, à côté de leurs arsenaux, d’immenses usines privées qui fabriquent des canons, des blindages de cuirassés, des vaisseaux de guerre de moindres dimensions, des obus, de la poudre, etc. Des sommes immenses furent dépensées par tous les États pour avoir ces usines auxiliaires, où l’on trouve aujourd’hui concentrés les plus habiles ouvriers et ingénieurs.

Or, il est de toute évidence, qu’il est de l’intérêt direct des capitalistes qui ont placé leurs capitaux dans ces entreprises, de maintenir toujours des bruits de guerre, de pousser sans cesse aux armements, de semer, s’il le faut, la panique. C’est ce qu’ils font en effet.

Et si les probabilités d’une guerre européenne diminuent à certains moments, si les gouvernants, — quoique intéressés eux-mêmes comme actionnaires des grandes usine de ce genre (Anzin, Krupp, Armstrong, etc.), ainsi que des grandes compagnies des chemins de fer, des mines de charbon, etc., — si les gouvernants se font quelquefois tirer l’oreille pour sonner la fanfare guerrière, n’y a-t-il pas cette grande prostituée — la grande presse — pour préparer les esprits à de nouvelles guerres, précipiter celles qui sont probables, ou, du moins, forcer les gouvernements à doubler, à tripler leurs armements ? Ainsi n’a-t-on pas vu en Angleterre, pendant les dix années qui précédèrent la guerre des Boërs, la grande presse, et surtout ses adjoints dans la presse illustrée, préparer savamment les esprits à la nécessité d’une guerre «pour réveiller le patriotisme» ? Dans ce but, on fit flèche de tout bois. On publia à grand fracas des romans sur la prochaine guerre, où l’on racontait comment les Anglais, battus d’abord, faisaient un suprême effort et finissaient par détruire la flotte allemande et s’installer à Rotterdam. Un lord dépensa des sommes folles pour faire jouer dans toute l’Angleterre, une pièce patriotique, trop stupide pour faire ses frais, mais nécessaire pour ces messieurs qui tripotaient avec Rhodes en Afrique. Oubliant tout, on alla même jusqu’à faire revivre le culte — oui, le culte— de l’ennemi juré de l’Angleterre, Napoléon Ier. Et depuis lors le travail dans cette direction n’a jamais cessé. En 1904, on avait même presque tout à fait réussi à lancer la France, gouvernée en ce moment par Clemenceau et Delcassé, dans une guerre contre l’Allemagne — le gouvernement conservateur (lord Lansdowne) ayant fait la promesse d’appuyer les armées françaises par un corps d’armée anglais envoyé en Belgique ! Il se fallut de bien peu à ce moment pour que Delcassé, attachant à cette promesse risible une importance qu’elle n’a certainement pas, ne lançât la France dans une guerre désastreuse.

En général, plus nous avançons dans notre civilisation bourgeoise étatiste, plus la presse, cessant d’être l’expression de ce qu’on appelle l’opinion publique, s’applique à fabriquer elle-même l’opinion par les procédés les plus infâmes. La presse, dans tous les grands États, c’est déjà deux ou trois syndicats de brasseurs d’affaires financières qui font l’opinion qu’il leur faut dans l’intérêt de leurs entreprises. Les grands journaux leur appartiennent et le reste ne compte pas.

Mais ce n’est pas tout : la gangrène est encore plus profonde.

Les guerres modernes, ce n’est plus seulement le massacre de centaines de mille hommes dans chaque bataille, — un massacre dont ceux qui n’ont pas suivi les détails des grandes batailles dans la guerre de Mandchourie et les atroces détails du siège et de la défense de Port-Arthur, n’ont absolument aucune idée. Et cependant, les trois grandes batailles historiques, Gravelotte, Potomack et Borodino (de la Moskowa), qui durèrent chacune trois jours, et dans lesquelles il y eut cent mille homme blessés et tués des deux côtés, c’étaient des jeux d’enfants en comparaison des guerres modernes. Les grandes batailles se font aujourd’hui sur un front de cinquante, soixante kilomètres ; elles durent non plus trois jours, mais sept jours (Liao-Yang), dix jours (Moukden), et les pertes sont de cent cinquante mille hommes de chaque côté.Les ravages faits par les obus, lancés avec précision par des batteries placées à cinq, six, sept kilomètres, et dont on ne peut même pas découvrir la position, grâce à la poudre sans fumée, sont inouïs. Lorsque le feu de plusieurs cents bouches à feu est concentré sur un carré d’un kilomètre de côté (comme on le fait aujourd’hui), il ne reste pas un espace de dix mètres carrés qui n’ait reçu son obus, pas un buisson qui n’ait été rasé par les monstres hurlants envoyés on ne sait d’où. La folie s’empare des soldats, après sept ou huit jours de ce feu terrible, et lorsque les colonnes des assaillants arrivent jusqu’aux tranchées ennemies, alors la lutte s’engage corps à corps entre les combattants. Après s’être lancé mutuellement des grenades à la main et des morceaux de pyroxiline (deux morceaux de pyroxiline, liés entre eux par une ficelle étaient employés comme une fronde), les soldats russes et japonais se roulaient dans les tranchées de Port-Arthur comme des bêtes féroces, se frappant de la crosse du fusil, du couteau, des dents…

Les travailleurs occidentaux ne se doutent même pas de ce terrible retour à la plus affreuse sauvagerie que représente la guerre moderne, et les bourgeois qui le savent se gardent bien de le leur dire.

Mais les guerres modernes, ce n’est seulement le massacre, la folie du massacre, le retour, pendant la guerre, à la sauvagerie. C’est aussi la destruction sur une échelle colossale, du travail humain ; et les effets de cette destruction, nous les ressentons parmi nous continuellement, en temps de paix,par un accroissement de la misère parmi les pauvres, l’enrichissement parallèle des riches.

Chaque guerre, c’est la destruction d’un formidable matériel, qui comprend non seulement le matériel de guerre proprement dit, mais aussi les choses les plus nécessaires pour la vie de tous les jours, de toute la société : le pain, les viandes, les légumes, les denrées de toute sorte, les bêtes de trait, le cuir, le charbon, les métaux, les vêtements. Tout cela représente le travail utile de millions d’hommes pendant des dizaines d’années, et tout cela sera gaspillé, brûlé, jeté à l’eau en quelques mois. Mais c’est déjà gaspillé aujourd’hui même, en prévision des guerres.

Et comme ce matériel de guerre, ces métaux, ces provisions doivent être préparés à l’avance, la simple possibilité prochaine d’une nouvelle guerre amène dans toutes nos industries les soubresauts et des crises qui nous atteignent tous. Vous, moi, chacun de nous en ressentons les effets dans les moindres détails de notre vie. Le pain que nous mangeons, le charbon que nous brûlons, le billet de chemin de fer que nous achetons, leur prix, le prix de chaque chose, dépendent des bruits, des probabilités de guerre à courte échéance, propagés par les spéculateurs.

IV

Nous avons montré comment la nécessité de préparer à l’avance un formidable matériel de guerre et des amas de provisions de toutes sortes qui allaient être détruites en quelques mois de guerre, produirait dans toutes les industries des soubresauts et des crises dont chacun de nous, et surtout les salariés, se ressentaient d’une façon terrible. En effet, on a pu s’apercevoir très bien récemment aux Etats-Unis.

On se souvient sans doute de la terrible crise industrielle qui ravagea les Etats-Unis pendant ces trois ou quatre dernières années. En partie, elle dure encore. Eh bien ! l’origine de cette crise, — quoi qu’en aient dit les «savants» économistes qui connaissent les écrits de leurs prédécesseurs, mais ignorent la vie réelle, — la vraie origine de cette crise fut dans la production outrée des principales industries qui se fit pendant quelques années en prévision d’une guerre entre les grandes puissances de l’Europe, et d’une autre guerre entre les Etats-Unis et le Japon. Ceux qui poussaient à ces guerres savaient très bien l’effet que la prévision de ces conflits exercerait sur les industries américaines. Ce fut, en effet, pendant deux ou trois ans, une activité fiévreuse dans la métallurgie, les charbonnages, la fabrication du matériel des chemins de fer, des matériaux pour le vêtement, des conserves alimentaires.

L’extraction du minerai de fer et la fabrication de l’acier aux Etats-Unis atteignirent, pendant ces années, des proportions tout à fait inattendues. C’est surtout de l’acier que l’on consomme pendant les guerres modernes, et les Etats-Unis en faisaient des provisions fantastiques, ainsi que des métaux, comme le nickel et la manganèse, requis pour fabriquer les sortes d’acier nécessaires pour le matériel de guerre. C’était à qui spéculerait le mieux sur les provisions de fonte, d’acier, de cuivre, de plomb et de nickel.

Il en fut de même pour les provisions de blé, les conserves de viande, de poisson, de légumes. Les cotonnades, les draps, les cuirs suivaient de près. Et, puisque chaque grande industrie fait vivre à côté d’elle une quantité de petites, la fièvre d’une production surpassant de beaucoup la demande se répandait. Les prêteurs d’argent (ou plutôt de crédit), qui alimentaient cette production, profitaient de la fièvre — cela va sans dire — plus encore que les chefs d’industrie.

Et alors, d’un coup, tout s’arrêta soudain, sans qu’on pût invoquer une seule des causes auxquelles on avait attribué les crises précédentes. Le fait est que du jour où la haute finance européenne se persuada que le Japon, ruiné par la guerre en Mandchourie, n’oserait pas attaquer les Etats-Unis, et qu’aucune des nations européennes, ne se sentait assez sûre de la victoire pour dégainer, les capitalistes européens refusèrent de nouveaux crédits aux prêteurs américains qui alimentaient la surproduction en prévision de la guerre, ainsi qu’aux «nationalistes» japonais.

«Plus de guerre à courte échéance !» — et les usines d’acier, les mines de cuivre, les hauts fourneaux, les chantiers de navires, les tanneries, les spéculateurs sur les denrées, tous suspendirent soudain leurs opérations, leurs commandes, leurs achats.

Ce fut alors plus qu’une crise : ce fut un désastre ! Des millions d’ouvriers et d’ouvrières furent jetés sur le pavé dans la plus affreuse des misères. Grandes et petites usines se fermaient, la contagion se répandait comme une épidémie, en semant l’épouvante tout autour.

Qui dira jamais les souffrances des millions d’hommes, femmes et enfants, les vies brisées, avec lesquelles furent bâties les fortunes des gredins qui avaient spéculé en prévision des monceaux de cadavres humains et de chairs déchiquetées qui allaient s’accumuler dans les grandes batailles !

Voilà ce qu’est la guerre, voilà comment l’État enrichit les riches, tient les pauvres dans la misère, et les rend d’année en année plus asservis aux riches.

Maintenant une crise semblable à celle des Etats-Unis va se produire, selon toute probabilité, en Europe et surtout en Angleterre, à la suite des mêmes causes.

Tout le monde fut ébahi l’été passé par l’augmentation soudaine et tout à fait imprévue des exportations anglaises. Rien dans le monde économique ne la faisait prévoir ; aucune explication n’en a été donnée, — précisément parce que la seule explication possible c’est que d’immenses commandes venaient du continent en prévision d’une guerre entre l’Angleterre et l’Allemagne. Cette guerre manqua d’éclater, on le sait, en juillet passé, et si elle avait éclaté, la France et la Russie, l’Autriche et l’Italie auraient été forcées d’y prendre part.

Il est évident que les gros financiers qui alimentaient de leur crédit les spéculateurs sur les denrées, les draps, les cuirs, les métaux, etc., avaient été avertis de la tournure menaçante que prenaient les rapports entre les deux rivales. Ils savaient comment les deux gouvernements activaient leurs préparatifs militaires, et ils s’empressèrent de faire leurs commandes qui grossirent outre mesure les exportations anglaises de 1911.

Mais c’est aussi à la même cause que nous devons cette hausse extraordinaire récente des prix de toutes les denrées sans exception, alors que ni le rendement des récoltes de l’année passée, ni les quantités de toutes sortes de marchandises dans les dépôts, ne justifiaient cette hausse. Le fait est, d’ailleurs, que la hausse des prix ne se répandit pas seulement sur les denrées : toutes les marchandises en furent atteintes, et la demande grandissait toujours, alors que rien n’expliquait cette demande exagérée, si ce n’est les prévisions de guerre.

Et maintenant, il suffira que les gros spéculateurs coloniaux de l’Angleterre et de l’Allemagne arrivent à un arrangement concernant leurs parts dans le partage de l’Afrique orientale, — qu’ils s’entendent sur «les sphères d’influence» en Asie, c’est-à-dire sur les conquêtes prochaines, pour qu’il se produise en Europe le même arrêt soudain des industries que l’on a vu aux Etats-Unis.

Au fond, cet arrêt commence déjà à se faire sentir. C’est pourquoi en Angleterre les compagnies de charbonnages et «les lords du coton» se montrent si intransigeants envers les ouvriers, et les poussent à la grève. Ils prévoient une diminution des demandes, et ils ont déjà trop de marchandises en magasin, trop de charbon entassé autour de leurs mines.

Lorsqu’on analyse de près ces faits de l’activité des États modernes, on comprend jusqu’à quel point toute la vie de nos sociétés civilisées dépend — non pas des faits du développement économique des nations, mais de la façon dont divers milieux de privilégiés, plus ou moins favorisés par les États, réagissent sur ces faits.

Ainsi, il est évident que l’entrée dans l’arène économique d’un aussi puissant producteur qu’est l’Allemagne moderne, avec ses écoles, son éducation technique répandue à pleines mains dans le peuple, son entrain juvénile et les capacités d’organisation de son peuple, devait changer les rapports entre nations. Un nouvel ajustement des forces devait se produire. Mais vu l’organisation spécifique des États modernes, l’ajustement des forces économiques est entravé par un nouveau facteur : les privilèges, les monopoles constitués et maintenus par l’État. Au fond, c’est toujours la haute finance qui fait la loi dans toutes les considérations politiques. Le «qu’en dira le baron de Rothschild ?» ou plutôt le «qu’en dira le Syndicat des banquiers de Paris, de Vienne, de Londres ?» est devenu l’élément dominant dans les questions politiques et les rapports entre nations. C’est l’approbation ou la désapprobation de la finance qui font et défont les ministères (en Angleterre, il y a en plus l’approbation de l’Église officielle et des cabaretiers à envisager, mais l’Église et les cabaretiers sont toujours d’accord avec la haute finance, qui se garde bien de toucher à leurs rentes). Et, comme un ministre est après tout un homme qui tient à son poste, à sa puissance, et aux possibilités d’enrichissement qu’ils lui offrent — il s’ensuit que les questions de rapports internationaux se réduisent aujourd’hui en dernière analyse, à savoir si les mignons monopolistes de tel État vont prendre telle attitude ou telle autre, vis-à-vis d’autres mignons de même calibre d’un autre État.

Ainsi l’état des forces mises en jeu est donné par le degré de développement technique des diverses nations, à un certain moment de l’histoire. Mais l’usage qui sera fait de ces forces, dépend entièrement de l’état d’asservissement à son gouvernement et à la forme étatiste d’organisation, auquel les populations se sont laissé réduire. Les forces qui auraient pu donner l’harmonie, le bien-être et une nouvelle efflorescence d’une civilisation libertaire, — une fois mises dans les cadres de l’État, c’est-à-dire d’une organisation développée spécialement pour enrichir les riches et absorber tous les progrès au profit des classes privilégiées, — ces même forces deviennent un instrument d’oppression, de misère, de privilèges et de guerres sans fin pour l’enrichissement des privilégiés.

Impérialisme et Nouvel Ordre Mondial: Washington vit sous la terreur, qui domine qui ? (VT)

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L’Amérique “vaincue et occupé” et l’attaque aérienne en Syrie

 

Gordon Duff

 

10 avril 2018

 

Source: https://www.veteranstoday.com/2018/04/10/occupied-and-defeated-america-and-the-syrian-air-strike/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Editor’s note:  

Les Etats-Unis ont commis une gaffe majeure, une qui expose bien plus que le simple faux-terrorisme. La soi-disante “attaque au gaz” de Douma juste à côté de Damas a été mise en scène en assumant que les groupes terroristes contrôlés par les Etats-Unis planifiaient de résister jusqu’à ce qu’une attaque aérienne américaine puisse les sauver.

Au lieu de ça, is se sont rendus quelques heures après et furent transportés hors de la zone ce qui a permis aux troupes russes d’immédiatement investir les lieux. Aucune victime gazée ne fut évacuée avec les terroristes, aucun docteur ne fut trouvé sur place, pas de “casques blancs” ni de morts.

Rien de tout cela ne s’est même produit, pire, tout ça semble avoir été filmé à Idlib quelques 300 km plus loin. Les lieux de filmage n’existent pas à Douma. Pire même, la zone a été immédiatement ouverte à la presse mais rien ne fut rapporté. Pas de vidéo prise, pas de victimes examinées, mortes ou vivantes, mais rien de tout cela ne fut rapporté non plus.

Ceci est la preuve tangible qu’il y a un contrôle à 100% des médias occidentaux. C’est aussi pourquoi la Russie est suffisamment courroucée pour risquer une guerre ouverte avec les Etats-Unis.

On a poussé trop loin le bouchon Où sont les leaders politiques et militaires américains ? Je peux vous dire que dès maintenant il y a pas mal de monde à DC qui va se planquer. D’autres sont terrifiés d’être les victimes “d’accidents” perpétrés par les escadrons de la mort “Black Cube” de Trump en provenance d’Israël, incluant des agents du FBI et des enquêteurs du contre-terrorisme du Pentagone qui savent tous que toute cette affaire est bidon.

Washington vit sous la terreur mafieuse avec des équipes de porte-flingues du Mossad qui courent les rues. Les Etats-Unis sont réellement une nation vaincue et occupée.

GD