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Nouvel Ordre Mondial: Le trafic de drogue, levier et source majeure de revenus pour l’empire anglo-américain (VT)

Posted in actualité, économie, canada USA états coloniaux, CIA et traffic de drogue, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 7 janvier 2018 by Résistance 71

“Il est important de savoir que la cocaïne de Colombie dans les années 1980 aidait à financer pratiquement toutes les factions en concurrence des Contras d’Amérique Centrale soutenus par la CIA. C’était en fait une pratique établie de longue date pour la CIA de permettre ses armées clientes d’agrémenter leurs revenus par le trafic de la drogue, parfois avec la complète assistance de l’agence de renseignement: de la Birmanie au Laos dans les années 1950 et 60 à l’armée de guérilla anti-soviétique en Afghanistan dans les années 1980. […] Le gouvernement américain n’a pas fait qu’approuver le trafic de drogue de la plupart des factions des contras, il a aussi favorisé des trafiquants connus dans l’obtention de contrats gouvernementaux et est intervenu pour empêcher que des personnes impliquées dans le trafic de la drogue soient inculpées…
En mai 1979, des mois avant l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS, l’ISI [services secrets pakistanais] ont mit la CIA en contact avec Hekmatyar, le protégé de l’ISI qui deviendrait la figure centrale du trafic de drogue pour les moudjahidines. La CIA a alors établi cette relation à un moment où le trafic international de l’héroïne avait souffert une énorme baisse à cause du manque de l’opium du triangle d’or et qu’elle devait donc reconstruire une nouvelle source…”
~ Peter Dale Scott, 2003 ~

 

Le trafic de la drogue influence t’il la politique mondiale des Etats-Unis ?

 

Gordon Duff

 

1er janvier 2018

 

Source: https://www.veteranstoday.com/2018/01/02/neo-does-the-narcotics-trade-influence-us-global-policy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pour les quelques ceux qui observent l’occupation américaine de l’Afghanistan, ils ne peuvent pas le faire sans considérer quelques réalités. Lorsque l’Amérique est entrée en Afghanistan en 2001, la réalité a commencé à se déformer. Les alliés de l’Amérique sur le terrain furent appelés “L’Alliance du Nord”. En réalité ils étaient des barons de la drogue ouzbeks et tadjiks ayant des armées privées et qui avaient été financièrement éviscérés par les politiques anti-drogues des Talibans.

Il n’y avait virtuellement pas de production d’opium en Afghanistan en 2001 lorsque les Etats-Unis ont renversé les Talibans pour rechercher ce que le ministre de la défense Donald Rumsfeld avait décrit comme littéralement des “douzaines” de bases avancées souterraines qui abritaient une armée de quelques 30 000 combattants d’Al Qaïda. Ces bases qui avaient été soi-disant “cartographiées” de la manière dont Netanyahou avait, bien plus tard, fait son graphique de la bombe iranienne à l’ONU, furent montrés dans des débats télévisés. L’Amérique cherche toujours ces bases, aucune n’a encore été trouvée. On a appris plus tard que les Talibans avaient en réalité été les “hôtes” de 12 membres saoudiens d’Al Qaïda qui avaient demandé un asile religieux et qu’aucune force taliban n’avait jamais existé en Afghanistan ni que personne ne fut jamais impliqué dans quelque attaque que ce soit sur les Etats-Unis et que rien ne pouvait les lier à l’Afghanistan ni au Talibans.

Ce qui a transpiré de tout ça en fait, est un énorme programme de production d’opium organisé par l’USAID ,qui a fourni les engrais et les fonds pour les projets d’irrigation qui furent spécifiquement mis en place pour la reprise de la production d’opium et son expansion. D’après l’ONU, dès 2005, en 4 courtes années, une nation qui n’avait aucune production d’opium produisait 95% de l’opium mondial.

De plus, d’après la lanceuse d’alerte du FBI Sibel Edmonds, un groupe d’investissement d’Amérique, associé avec un groupe renégats au sein des services secrets pakistanais de l’ISI et en association avec la famille du premier ministre afghan d’alors Hamid Karzaï, a commencé à construire les laboratoires de transformation de l’opium en héroïne à travers la province d’Helmand.

Parmi les propriétaires, il y avait deux sénateurs américains et un membre de la chambre des représentants (députés). L’affaire opérait sous le couvert d’entreprises de nettoyage à sec qui importaient les produits chimiques nécessaires à la production d’héroïne via le port pakistanais de Karachi et était transporté en Afghanistan payant des droits de passage aux Talibans pour assurer une utilisation routière sans embarras. (NdT: dans les secteurs routiers que ceux-ci contrôlaient encore après avoir été évincés du pouvoir en 2001)

Derrière tout ceci réside l’histoire du financement sous forme de lettres de crédits transportées par des diplomates américains impliquant les associations et qui ont été récemment exposées à la fois dans les scandales des “Panama and Paradise Papers”.

Une autre source de capital pour la drogue des officiels US met en scène des accusations proférées contre l’ancien candidat à la présidence des Etats-Unis, Mitt Romney. Fin 2012, quelques semaines avant les élections, un agent retraité du FBI ayant une certaine réputation, délivra des dossiers montrant la relation entre près d’un tiers des élus américains et toute une série de cartels de la drogue opérant depuis la Colombie et le Mexique.

Inclus s’y trouvaient des documents et des photographies montrant comment des milliards de dollars étaient blanchis au travers de comptes en banques aux îles Caïmans par une firme d’investissement américaine très connue, sur des comptes personnels aux noms de politiciens incluant des ténors du congrès des Etats-Unis, quelques 1500 comptes en banques en tout.

Les liens des Etats-Unis au trafic mondial de la drogue n’ont rien de nouveau. Longtemps après que la Grande-Bretagne ait abandonné la traite des esclaves, l’Amérique continua ce commerce de la main d’œuvre africaine dont la force de travail devint de bien plus de valeur après l’invention du gin de coton par Eli Whitney.

Bien que le coton fut “roi”, les véritable fortune furent construites dans le trafic de l’opium après que la Grande-Bretagne ait aussi abandonné sa participation dans le trafic chinois de l’opium en sous-traitant le transit de l’opium avec des entreprises de marine marchande américaines, créant ainsi la base de quelques unes des plus grandes fortunes d’aujourd’hui et la fortune des élites de “sang bleu” de la côte Est américaine.

Plus près de nous, l’Amérique est en train d’être dévastée par un commerce illégal de deux substances, la pire d’entre elles étant les opiacées pharmaceutiques. L’espérance de vie en Amérique a baissé ces quelques dernières années à cause du commerce des opiacés, dont la vase majorité est légalement fabriquée aux Etats-Unis et distribuée au travers d’ordonnances médicales en bonne et due forme écrite par des médecins sous licence avec l’agence anti-narcotique américaine ou l’USDEA.

Au-delà de ça est la substance méthamphétamine (Meth), qui est fabriquée officieusement et largement distribuée à travers les Etats-Unis, un commerce mis en scène dans la série télévisée à succès “Breaking Bad”.

Depuis peu, Hollywood et l’internet ont remis au goût du jour de manière romancée les années Reagan et le trafic de cocaïne et d’armes qui mena à la condamnation de 47 membres de l’exécutif américain sous ce qui fut appelé “l’affaire Iran-Contras”.

Sous ce programme, le président Ronald Reagan autorisa la vente d’armes de haute technologie à l’Iran au travers d’agents israéliens et saoudiens tout en blanchissant l’argent liquide au travers des barons de la drogue colombiens. Une fiction de cette histoire implique la ville de Mena dans l’Arkansas comme étant le centre des opérations avec des rumeurs de l’implication de la famille Clinton (NdT: qui était alors le gouverneur de l’état d’Arkansas et qui ne pouvait pas ignorer l’ampleur d’une telle opération si tant est que ce se soit passé sur ces terres, l’histoire avait ressurgi lors de la dernière campagne électorale yankee…)

La vérité est un peu différente, suffisamment pour questionner pourquoi des films récents comme “American Made” avec Tom Cruise, théoriquement l’histoire de l’agent de la CIA Barry Seal accusé de trafic de drogue, sont faits et diffusés maintenant.

Des sources très proches de ces opérations de l’époque décrivent un scénario différent. Elles décrivent un programme utilisant des pilotes gérant un trafic de drogues et d’armes sous la supervision de firmes sous-traitantes de la sécurité comme Kroll Group et Wackenhut, amenant des milliards de dollars à être blanchis au travers de ce qui était des bureaux propriété de la famille Bush, de la Bank of Venezuela, sise dans le bloc du 1400 Brickell Avenue à Miami.

Des “vieux de la vieille” de la CIA décrivent comment les chefs de cartels comme Pablo Escobar et d’autres voyageaient à travers les Etats-Unis avec les membres de l’équipe de Reagan, donnant des ordres aux officiels de la CIA et du FBI tandis que le ministère de la défense américain fournissait un équipement de brouillage électronique haute technologie afin de permettre à la cocaïne de pénétrer sans être détectée dans l’espace américain, où elle était larguée dans les marécages des Everglades de Floride et éventuellement, amenée directement sur des terrains d’aviation aussi loin au Nord que le Commonwealth de la Pennsylvanie.

Des douzaines de banques américaines, des grosses maisons d’investissement de Wall Street et des leaders politiques et de l’armée US de l’époque étaient impliqués jusqu’au cou.

Ainsi, lorsque des théoriciens de la conspiration, comme ils sont si utilement appelés (NdT: expression, rappelons-le, inventée par la CIA pour discréditer ceux qui doutaient de la version officielle de l’assassinat de JFK…), font allusion à une complicité des officiels du gouvernement US, militaires et civils, dans les attaques du 11 septembre, ces mêmes officiels étaient, en fait, ceux qui avaient aussi géré le trafic de drogue lors de l’affaire Iran-Contra ou du cartel de commerce du NAFTA (North America Free Trade Agreement entre les US, le Canada et le Mexique) avec le Mexique ou même le trafic suspecté du tristement célèbre “triangle d’or” lors de la guerre du Vietnam.

Une fois de plus, juste après les attentats du 11 septembre 2001, l’énorme trafic d’opium/héroïne depuis l’Afghanistan commença… Est-ce une coïncidence ?…

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Démonter le mur du silence: La kosherisation du mouvement de la vérité sur le 11 septembre (Gilad Atzmon)

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“Qu’est-ce qu’un goy ? Une rapide tentative de se figurer cela révèlerait que le goy est en fait le reste de l’humanité, ou plus simplement, l’humanité. Ainsi, la politique identitaire juive crée une opposition binaire juxtaposant le juif et l’humanité. Ceci semble être un problème perpétuel pour le juif et explique le rôle historique de la politique identitaire juive d’évoquer les sentiments anti-juifs… La judéité peut-être définie comme les différentes formes de célébrer le fait d’avoir été choisi, élu, clairement une forme de privilège. Parmi celles-ci, le sionisme est le précepte politique juif contemporain le plus fort, le plus belliqueux et le plus réussi.”
~ Gilad Atzmon, “Being in Time”, 2017 ~

 

La kosherisation du mouvement de la vérité sur les attentats du 11 septembre

 

Gilad Atzmon

 

1er janvier 2018

 

url de l’article original: http://www.gilad.co.uk/writings/2018/1/2/kosherising-the-911-truth-movement

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

J’ai été accusé à juste titre de demeurer silencieux sur l’affaire des attentats du 11 septembre. Bien que je sois en contact et que je communique fréquemment avec des groupes militants pour la vérité sur le 11 septembre pour parler de sujet comme Israël, le sionisme, la judéité et la politique avenante, je ne contribue pas au discours impliquant les démolitions contrôlées des bâtiments et des avions s’écrasant dans ces mêmes bâtiments.. L’ingénierie, la construction et le pilotage des avions n’appartiennent pas à mon domaine de recherche. Bien que je sois au courant de bien des détails ayant trait au mouvement pour la vérité sur les attentats du 11 septembre, je ne peux faire aucune contributions originale experte dans ce domaine.

Quoi qu’il en soit, il y a quelques zones de ma recherche qui, je le pense, sont importantes en relation avec le mouvement pour la vérité sur le 11 septembre:

1.     Le slogan du Mossad est “par voie de mensonge et de tromperie” et les opérations faux-drapeau sont profondément enracinées dans le Mossad’s modus operandi.

2.   Le bénéficiaire majeur des attentats du 11 septembre fut sans conteste Israël. Ce furent les nouveaux cons(ervateurs) sionistes qui poussèrent pour cette soi-disants “guerre contre le terrorisme”. Au nom de la démocratie et de Coca Cola, l’empire jactant anglais a combattu les conflits sionistes depuis maintenant près de deux décennies.

3.   Plus important encore, toujours être conscient que le contrôle de l’opposition est au cœur même de la stratégie de survie sioniste…

Ce dernier point est une de mes conclusions les plus importantes tirée de mon dernier ouvrage “Being in Time, a Post Political Manifesto” (Being in Time – a Post Political Manifesto.)

Lorsque des juifs auto-identifiés remarquent que quelque chose au sujet de leur culture, idéologie ou politique devient un sujet problématique, quelques juifs forment souvent un “mouvement juif dissident”. Une fois que le conflit israélo-palestinien eut évolué en un “problème juif”, quelques juifs motivés éthiquement formèrent la JVP ou Jewish Voice of Peace, Mondoweiss et autres entités juives pro-palestiniennes. Très rapidement, ces groupes ont gagné une hégémonie complète au sein du mouvement de solidarité palestinienne. Dès qu’il est devenu très clair que l’école néo-conservatrice est essentiellement un rassemblement sioniste étendu et que les guerres néo-cons sont, dans la pratique, des conflits globalistes Siocons, alors le “débat nouveau con” fut réduit à une querelle interne juive entre des nouveaux-cons sionistes enragés comme Sam Harris et des anti-cons comme Noam Chomsky.

Qu’en est-il du 11 septembre ?

Dans mes conférences et mes écrits je suggère sarcastiquement à mon audience que si le réchauffement climatique en venait à devenir un “problème juif”, en quelques heures nous verrions la formation d’une nouvelle entité écologiquement responsable les “Juifs contre le Réchauffement Climatique” (JRC je suppose…). Cela prendrait sans doute une semaine de plus avant que cette nouvelle entité juive ait complètement récupéré le mouvement et commence à purger les soi-disants “antisémites” en son sein. Ce scenario s’applique au mouvement pour la vérité sur le 11 septembre. Dès que quelques uns ont remarqué que de ce mouvement pour la vérité a commencé à émerger un “problème juif”, on a pu voir un nombre croissant d’infiltrés tentant de diriger le mouvement hors de la zone Israël. Cette transition au sein du mouvement pour la vérité sur le 11 septembre a rendu ce mouvement très intéressant pour moi.

Ludwig Watzal, Elias Davidsson et le naratif kosher

Suivant la vicieuse campagne de diffamation me concernant et contre mon travail en Allemagne, campagne menée par Elias Davidsson et Ludwig Watzal, je suis tombé sur leur pirouette comique sur le 11 septembre. Leur publication sur Countercurrent de l’article Are 9/11 Truthers Anti-Semites?  Un entretien avec Elias Davidsson par Ludwig Watzal, constitue un cas d’école de tentative ouverte et sans scrupules de saboter un mouvement.

Watzal écrit: “Elias Davidsson est un de ces diseurs de vérité qui défient le narratif officiel des attentats du 11 septembre. Il est aussi préoccupé par l’affirmation venant de certains membres du mouvement qu’Israël serait derrière ces attaques…”

Puis nous apprenons qu’Elias Davidsson est énervé par ceux qui détestent les juifs se référant aux tristement célèbres “juifs dansant” et à cette affaire qui vit que “quelques 4000 juifs, prévenus à l’avance ne se sont pas rendus au travail au WTC en ce 11 septembre 2001.” Larry Silverstein est aussi sauvegardé par notre “diseur de vérité” parce qu’”il n’a fait aucun effort pour couvrir ses soi-disantes traces. Il loua le WTC juste 6 semaines avant les attentats, annonça ce leasing au monde, l’assura contre le terrorisme pour 3,2 milliards de dollars et ‘admit’ dans un film documentaire avoir donné son accord en ce jour néfaste pour ‘descendre’ le WTC7.”

D’après notre “détective kosher” Davidsson, tout ceci est en fait la “preuve” que Silverstein est innocent. Pourquoi ? Parce que “nous avons ici tous les éléments requis: un juif veule, un motif pour le crime. C’est précisément le fait que Silverstein soit le méchant d’évidence, qui me (Davidsson) rend hésitant à l’impliquer dans le crime. Sa soi-disante complicité est simplement trop évidente.”

Silverstein est peut-être innocent, bien qu’il fut proche du crime, ait eu un motif et y ait été très visible, ceci ne sont pas des éléments pour “l’innocenter”, bien au contraire cela justifierait des mesures d’enquête bien plus approfondie sur ses actions.

Si Davidsson et Watzal avaient passé plus de temps à lire la recherche de votre serviteur au lieu de fabriquer des déclarations et de me les attribuer, ils sauraient que j’explique tout ceci. Je maintiens que les juifs auto-identifiés ne conspirent pas, ils préfèrent agir à découvert. Que ce soit l’AIPAC, J-STRET, CFI, le CRIF, Soros, Kushner ou les crimes de guerre israéliens à Gaza, l’action juive n’est pas déguisée. Par contre le véritable pouvoir juif, est le pouvoir de supprimer la discussion sur le pouvoir juif.

Silverstein et Davidsson fournissent tous deux une preuve à mon hypothèse. Silverstein a agi au grand jour et Davidsson est évidemment impliqué à supprimer la discussion sur Israël et sur Silverstein au sein du mouvement sur la vérité du 11 septembre.

Mais “quels peuvent bien être les motifs pour relier Israël au 11 septembre ?” se demande Watzal.

Davidsson répond: “qui est mieux placé comme croquemitaine que les juifs ou Israël ? Les nazis ont utilisé cette méthode avec succès.”

Apparemment donc, le rôle de Davidsson dans le mouvement de la vérité est identique au rôle du JVP dans le mouvement de solidarité palestinienne. Les commissaires politiques auto-nommés sont là pour étiqueter de “nazis” tous ceux qui n’adhèrent pas au narratif “correct”.

A ce stade, je ne suis pas en position d’évaluer le rôle qu’a pu avoir Israël dans les attentats du 11 septembre 2001 ; mais je peux facilement évaluer l’action kosher de Davidsson et de Watzal. Tous deux essaient publiquement de diriger l’enquête hors de la zone de suspicion d’Israël ou de quoi que ce soit touchant au sionisme.

Finalement, Watzal demande à Davidsson qui a perpétré les attentats, ce à quoi Davidsson répond: “Je considère au-delà de toute discussion que l’armée américaine a planifié et exécuté l’assassinat de masse du 11 septembre pour le profit de l’élite états-unienne (qui évidemment inclut quelques personnes de descendance juive).

Watzal et Davidsson agisse sournoisement pour amener le mouvement de la vérité sur le 11 septembre dans le domaine de l’”au-delà de toute discussion”, un territoire dans lequel Israël est blanche comme neige et Silverstein est devenu une victime. Dans le pays du “au-delà de toute discussion” de Davidsson, une fois de plus, ce sont des goyim qui tuent des goyim. Est-il possible que Watzal et Davidsson soient tant effrayés que le mouvement de la vérité maintienne sa liberté d’explorer des narratifs alternatifs ? Dans son remarquable livre Heidegger and the Jews,, le philosophe français Jean-François Lyotard a suggéré que l’histoire affirme nous dire ce qui s’est passé, mais en pratique, elle agit pour cacher notre honte collective. Dans cet article ci-dessus, je m’arrête en chemin pour qualifier Watzal et Davidsson d’agents israéliens ou d’opposition contrôlée, mais il est clair “au-delà de toute discussion” qui et quoi ces deux personnages s’attèlent si durement à la tâche à balayer sous le tapis.

= = =

“Crucialement, l’holocauste affirme l’unicité de ses adorateurs. Il est dévoué à la primauté de la souffrance juive, octroyant au juif la couronne d’épines de l’ultime martyr. Il est aussi utilisé pur justifier toute action juive, du nettoyage ethnique au génocide. N’importe quel psycho-analyste peut confirmer que bien souvent l’abusé devient abuseur…”

~ Gilad Atzmon, “Being in Time”, 2017 ~

Résistance politique: Sales types and Co… et après ?…

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Une fois de plus, bonne analyse de Duff, mais… quelle solution ? que propose t’il pour en sortir ? Attendre encore 3 ans et voter pour une autre gugusse sous contrôle du système ? Quoi ?…

N’est-il pas grand temps de commencer à pointer vers la solution sachant qu’il n’y en a pas au sein du système ?…

~ Résistance 71 ~

 

Les vrais sales types

 

Gordon Duff

 

27 décembre 2017

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2017/12/27/neo-the-real-bad-guys/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Après le 11 septembre, l’Amérique est partie en guerre autour du monde. Elle a fabriqué du renseignement et a lâché des milliers de gangsters armés, faisant kidnapper des innocents partout dans le monde, les étiquetant terroristes, les torturant pendant des années puis les relâchant pour la plupart avec de stupides excuses et quelques milliers de dollars de dédommagement.

Ce qui n’est pas dit, ce sont les milliers de ces personnes qui n’ont pas survécu à ce programme d’enlèvement et de torture sous-traité et qui furent enterrées dans des fosses communes en Pologne, en Ethiopie, en Libye, en Roumanie et dans une douzaine d’autres nations, exactement comme ces fosses communes qui furent mises à jour après la seconde guerre mondiale des victimes de ce qui est appelé “l’holocauste”.

Ajoutez à cela environ 2 millions d’Irakiens tués, pour la plupart des enfants, victimes des sanctions économiques ; 30 000 Syriens tués par “erreur” dans des bombardements et les dizaines de milliers de tués aussi par “erreur” au moyen de drones dans 45 nations ainsi que les actions meurtrières de ces Etats-Unis “amoureux de la liberté”, tout cela commence vraiment à rivaliser avec ces histoires de régimes les plus brutaux et sanguinaires.

Nous discuterons ici d’un simple fait, est-ce une assomption raisonnable de dire que les Etats-Unis sont un “mauvais” pays. Est-ce que l’Amérique, comme s’appellent eux-même les Etats-Unis, est une nation néfaste, représentant l’injustice, la guerre de conquête, la discrimination religieuse, raciale et sexuelle et soutenant des activités criminelles dans le monde ?…

Pouvons-nous aller plus loin ? Est-ce que l’Amérique soutient l’injustice économique mondiale, musèle la croissance de gouvernements démocratiques ou interfèrent avec des études scientifiques ou le développement culturel ? Si vous faites partie de la minorité d’Américains mieux éduqués et informés ou d’une majorité de gens ailleurs dans le monde, la réponse est simple, c’est un “oui” fort et clair.

Ce qui est en train de changer est la vision des Américains du quotidien qui ne sont pas obsédés par les tweets de Trump ni par ce que veut instiller CNN. Cette suspicion générale que l’Amérique est en charge du trafic mondial de l’héroïne et a inventé et Al Qaïda et l’EIIL/Daesh est bel et bien là, l’Américain moyen y croit et pas à cause de quelque chose de barjot qu’il aurait entendu sur un podcast ou en lisant un courriel. Ils ont trouvé tout cela par eux-mêmes. Les gens du quotidien sont beaucoup moins cons que les journalistes et les politiciens…

Une des zones clef de la démystification de cette maladie bien américaine de la rectitude arrogante est le résultat de la télévision satellite câblée. Voyez-vous, avec des douzaines de chaînes et de nouveaux réseaux, la recherche documentaire d’habitude sous l’étroit contrôle des universités elles-mêmes contrôlées de longue date par la CIA et/ou le MI6/5, ne publie que des livres ou des articles.

Personne ne les lit. Tout est basé sur une recherche en bibliothèques remplies d’autres livres et d’autres articles de recherche, tous fabriqués et filtrés par des générations antérieures d’universitaires sous contrôle.

Les documentaires vidéo sont quelque chose de complètement différent. Un mélange de recherche innovatrice et funambule, le public peut directement prendre connaissance, de découvertes historiques ou, pire, de réseaux entiers dédiés à mettre au grand jour les mensonges du passé.

Donc, quand quelqu’un dit que “Hitler était un bon mec” ou que “l’holocauste ne s’est jamais produit”, de telles choses qui coûteraient à un professeur d’université non seulement sa carrière mais aussi du temps de prison, les réalisateurs de documentaires engrangent les profits.

Pas seulement ça, poser ce type de questions ouvre des portes. Alors qu’Hitler n’est pas lavé de tout soupçon, bien que certains puissent espérer que cela se produise, il est généralement accepté que la guerre de 1967 fut commencée par Israël et non pas par l’Egypte.

Il est aussi accepté que les Etats-Unis ont commis des crimes horribles contre des nations comme l’Iran ou le Vietnam et tant d’autres et que les excuses données durant la guerre froide faisant part d’une opposition à un “empire du mal”, celui de l’URSS, ne sont plus plausibles aujourd’hui. L’Amérique ou ceux qui pilotent secrètement l’Amérique, enfumaient tout simplement le monde en mettant des gouvernements marionnettes au pouvoir un peu partout.

Les Américains du quotidien, peut-être même la majorité [NdT: là Duff est un peu optimiste, il pousse le bouchon volontairement un peu loin…], le pensent maintenant, bien qu’aucun sondage sérieux ne sera jamais publié à ce sujet.

Juste quelques jours avant que ceci ne soit écrit, l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations-Unies, Nikki Haley, a fustigé le CS pour avoir passé, à l’exception d’un veto américain, des sanctions pour crimes de guerre contre Israël clâmant sa capitale en territoire palestinien occupé. [NdT: nous sommes d’accord là-dessus, mais Duff devrait aussi et par dessus tout se retourner contre son pays qui occupe illégalement des terres volées et usurpées aux populations autochtones depuis des siècles, vols et pillages validés par la loi coloniale dès 1823 avec la décision de la Cour Suprême dans l’affaire Johnson c. M’Intosh, invoquant la doctrine chrétienne de la découverte… L’empire est un empire sans terre légale, si tant est que la possession de la terre le soit, ce qui est encore une autre histoire, il le fait par ailleurs mais devrait le rappeler aussi ici…]

La “relation spéciale” entre l’Amérique et la Grande-Bretagne est morte ce jour là. En réalité, l’OTAN est morte ce jour là également. Le “triumvirat” mis en place par le seigneur des bidonvilles devenu diplomate Jared Kushner, composé de l’Arabie Saoudite, d’Israël et du régime Trump, s’est aliéné chaque allié des Etats-Unis.

Si on devait croire les sondages publiés en Amérique, peu de gens prennent la politique étrangère de ce pays au sérieux, ni ne soutiennent toute action militaire de Trump contre quelque nation que ce soit, la Corée du Nord, le Canada, l’Iran, la Chine ou la Grande-Bretagne. N’importe lequel de ces pays, ou tout autre, pourrait bien et sera probablement, à un moment donné, la victime d’un “tweet” de Trump le menaçant d’un holocauste nucléaire.

Réexaminer l’histoire, que ce soit les guerres napoléoniennes ou l’histoire du Vatican, n’est plus dorénavant consigné comme “révisionnisme” ou “théorie de la conspiration”.

Ceci, bien entendu, explique la floraison de l’insanité sur internet, où, si on gratte la surface, on trouve des agences de sécurité finançant des centaines, des milliers même de faux sites internet d’information et conspirationnistes, espérant par là noyer les vérités nouvellement émergentes dans un gloubiboulga de calomnie toxique et de “controverses” fabriquées mais surtout futiles, afin de détourner l’attention.

Derrière ceci se cache une plus sale réalité, une qui est aussi généralement acceptée dans le monde, qui dit que les gouvernements de manière générale sont tous contrôlés par des groupes d’intérêts qui exploitent les ressources, appauvrissent les nations par la dette forcée et le font sous un vernis de guerre et de faux désaccord mal nommé “terrorisme” ou “extrémisme”.

Ceci laisse quelques nations bien établies qui refusent de se soumettre. Dans la liste: le Vénézuéla, la Syrie, Cuba, l’Iran, la Corée du Nord et combien d’autres ? Est-ce que la Russie et la Chine appartiennent à cette liste, protégées par leur arsenal nucléaire ?

Derrière tout cela se tient le monde de l’ombre du commerce international, des équités, des bons du trésor, des bons imaginaires, des commodités, réelles ou totalement inventées, le commerce des métaux et le plus barjot de tous: celui des devises. Tout est artifice, rien n’est vrai, tout cela implique la création de “richesses” et de “puissance” sans aucun pouvoir, seulement celui du mensonge, de la tromperie et de la soumission.

En revenant au monde de la nouvelle recherche documentaire, est-ce que des questions comme celles-là et des individus comme Hitler, Staline et même le Kaiser, pourront être jugés pour leurs horribles crimes, qui pourraient bien être spoliés par la fausse histoire ou par leur manque de coopération avec les institutions de l’éternel esclavage humain ? Nous posons la question.

= = =

« Les horreurs de telles philosophies et actions remontent à la ‘Doctrine d cela découverte’ émise par le pape Alexandre VI en 1493. Cette doctrine dans son essence, décrivait les protocoles par lesquels les explorateurs chrétiens devaient se conduire lorsqu’ils arrivaient en terres étrangères. Les règles étaient comme suit:

  1. Si les terres étaient occupées par des autres chrétiens, ils devaient laisser la terre ou la diviser équitablement.
  2. Si la terre n’étaient occupée par personne. elle est au premier venu
  3. Si la terre est occupée par des païens, deux choix: massacrer les habitants ou les réduire en esclavage

La doctrine de la découverte, la destinée manifeste, le colonialisme, nous sommes les ELUS DE DIEU, nous avons trouvé LA VOIE… est la fondation simpliste de laquelle toutes les horreurs sont infligées aux autres de manière justifiable… »
~ Gordon Duff, 4 janvier 2018 ~

Résistance au colonialisme: Manifestations avant et pendant Australia Day du 26 janvier… Appel des Guerriers de la Résistance Aborigène

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“Jusque dans les années 1830, les officiels britanniques à la fois en Angleterre et sur place dans les colonies [australiennes] écrivaient au sujet des Aborigènes comme étant des ennemis étrangers… Un colon de Tasmanie plus tard écrivit que ‘les Aborigènes sont les propriétaires originels de la terre et les vrais possesseurs de l’île. Les colons britanniques leur ont pris leurs terres par la force, les ont persécutés, et sacrifiés. Nous sommes en guerre contre eux: ils nous regardent comme des ennemis, des envahisseurs et des oppresseurs, des persécuteurs ; ils résistent à notre invasion…”
~ Henry Reynolds, professeur d’histoire université de Tasmanie ~

 

 

Australie: Les Guerriers de la Résistance Aborigène appellent à un mouvement de résistance de 7 jours menant au jour de l’invasion

Date: du 20 au 26 janvier 2018

 

Warriors for Aboriginal Resistance (WAR), Australie

 

30 décembre 2017

 

Source: 

https://warriorpublications.wordpress.com/2017/12/30/australia-warriors-of-the-aboriginal-resistance-war-call-for-7-days-of-resistance-in-the-lead-up-to-invasion-day-jan-20th-26th/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les Warriors of the Aboriginal Resistance (WAR) invitent tout le monde à participer à un mouvement de 7 jours de résistance qui commencera le 20 janvier pour se terminer le 26 janvier 2018. Les Warriors of the Aboriginal Resistance seront les hôtes d’une série d’évènements dans la semaine qui précèdera les manifestions du “Jour de l’Invasion” dans un bon nombre de villes, de régions et d’endroits plus isolés à travers le pays (Australie).

WAR encourage les foules participantes à créer des activités locales pour maximiser la participation de la communauté et du partage de l’information en fabriquant des banderoles, des pancartes, des T-shirts, des autocollants, des instruments de percussion, des boomerangs et des lances pour les danses traditionnelles, la cuisine de nourriture traditionnelle, des activités de tissage, de chants en langue aborigène, organisation de repas avec les anciens et des temps pour raconter les histoires ancestrales, la peinture du drapeau dans les espaces publics, des drapeaux, cérémonies avec les familles et la communauté. WAR demande à tous et toutes de participer aux Stolenwealth Games (NdT: jeu de mot en contraste avec les Commonwealth Games entre nations de l’ex-empire britannique mais toujours sous contrôle de la City de Londres…) de mars 2018. Nous sommes en train de lever des fonds pour l’organisation des transports par bus et pour payer les dépenses de voyage pour les membres de la communauté qui veulent se rendre aux manifestations. WAR ne soutient aucune activité dont le résultat serait l’emprisonnement.

#7daysofresistance #stolenwealth #invasionday

7 jours de résistance fut une initiative proposée par les Warriors of the Aboriginal Resistance en 2016 pour encourager le public à être pro-actif dans le temps menant au jour de l’invasion chaque année (NdT: qui est pour les colons bien entendu “Australia Day”…) Ces 7 jours de résistance ont reçu un succès quant à l’activation de la communauté pour prendre part à des activités créatrices afin de protester contre les célébrations coloniales du 26 janvier. La ville de Melbourne a vu trois conseils locaux voter en faveur de rendre honneur aux peuples aborigènes en ne célébrant pas ce jour et de plus à recevoir le conseil des propriétaires traditionnels de la terre et de la communauté indigène au sens plus large afin de trouver des façons plus appropriées de se souvenir de ceux qui ont combattu dans les guerres pionnières (NdT: frontier wars en anglais)

Le jour national de deuil a été un moment national d’inspiration pour les actions de la communauté emmenée par des activistes aborigènes importants le 26 janvier 1938 sur Elizabeth Street à Sydney, NSW. La résistance aborigène a été la fondation de l’existence aborigène, car nous n’aurions pas pu survivre si nous n’avions pas honoré les guerres pionnières et tous ceux des nôtres qui y trouvèrent la mort. Les Stolenwealth Games seront le thème principal pour la manifestation du 26 janvier 2018 afin de contester les célébrations dans le monde de ce que la “couronne” appelle le “Commonwealth”.

http://koorihistory.com/1938-day-of-mourning/

http://treatyrepublic.net/content/australias-dirty-little-colonial-wars

– Pour se débarrasser de plus de célébrations du 26 janvier

– Pour changer créativement l’environnement pour résister au 26 janvier

– Pour éveiller sur l’histoire du génocide en Australie

– Pour promouvoir la manifestation des Stolenwealth Games de mars 2018

 

Média et propagande: France télévision, larbin de l’occupant sioniste

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, média et propagande, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 3 janvier 2018 by Résistance 71

France télévision vulgaire propagandiste de l’occupant israélien

 

Daniel Vanhove

 

31 décembre 2017

 

Source:

http://chroniquepalestine.com/france-tv-vulgaire-propagandiste-de-loccupant-israelien/

 

L’odieuse ‘désinformation’ de France Télévision dans ses JT. Une HONTE journalistique!

La semaine dernière, la jeune résistante palestinienne Ahed al Tamimi était arrêtée par la soldatesque israélienne en pleine nuit (plus commode !) et emmenée menottée dans une jeep de l’armée.

Il y a deux ans, lors d’un JT de France2 présenté par le « has been » – qui paraît-il ne se remet pas de son remplacement au 20h par ‘une journaliste’ – David Pujadas, commençait son sujet à propos de l’adolescente par ces mots : « L’image est une arme au moins aussi efficace que les fusils. Celle-ci a fait le tour du monde. Regardez, des boucles blondes, un visage d’ange (…) Héroïne ou enfant manipulée ? La fabrique d’une histoire… »

L’introduction est éloquente et explique que « les Palestiniens l’ont bien compris, plus que les pierres les images sont devenues une arme redoutable ».

Le téléspectateur n’a déjà plus le choix. Il est prié de comprendre que derrière ces « boucles blondes, visage d’ange » il va découvrir un montage, une image travaillée, truquée, composée… que derrière ce visage lumineux qui apparaît à l’écran se cacherait peut-être (sans doute) toute la félonie de la résistance à l’occupation, se servant d’enfants pour mener sa lutte de libération…

Tout au long du reportage les commentaires sont d’une honteuse partialité et ne relatent en aucun cas les faits pour ce qu’ils sont. En revanche, ils insinuent à demi-mots, ils manipulent les téléspectateurs pour leur faire accroire que les enfants palestiniens sont utilisés par leurs parents comme des armes vivantes envoyées au contact direct de l’armée israélienne.

Cela venant s’ajouter aux nombreuses allégations déjà entendues en d’autres temps que les Palestiniens se servent de leurs enfants comme boucliers vivants, alors que tous les témoins qui se sont rendus sur place ont pu voir à diverses reprises – et de nombreuses vidéos existent sur Internet – que la plupart du temps, ce sont les courageux soldats israéliens qui prennent des enfants comme boucliers humains, quand ils ne sont pas des dizaines à s’y mettre harnachés comme des Robocops pour en arrêter l’un ou l’autre qui n’a que son courage pour toute arme!

Plus loin, il est question d’une vidéo de 2015 tournée par l’oncle d’Ahed qui d’après les sous-entendus du journaliste en a fait son business et où, sans jamais pointer le fait que ce valeureux soldat s’en est pris à un enfant – jeune frère d’Ahed – qui a le bras cassé et qu’il étrangle sans ménagement par une clé de bras sous prétexte qu’il est ‘soupçonné’ d’avoir jeté des pierres, le journaliste Franck Jenauzeau poursuit son commentaire: « …l’adolescente apparaît et tente de le libérer et en vient aux mains avec le soldat… lui-même roué de coups par le reste de la famille (le pauvre!) et devra finalement renoncer (à emmener l’enfant)… et poursuit en disant « …à aucun moment l’oncle n’a lâché sa caméra… »,  mais ne soulignera pas que de rage, le courageux soldat lâche une grenade lacrymogène au beau milieu du groupe de jeunes et d’adultes venus secourir l’enfant.

Et le journaliste d’insister : « Ces images seront mises à disposition gracieusement dans le monde entier… stratégie assumée par le père de l’adolescente, accusé par certains Israéliens de provoquer à dessein ces scènes de tensions ».

Pourquoi souligner cela ? Ces images devraient-elles être payantes ? Internet ne sert-il pas aussi à diffuser des infos le plus largement possible et à tous ceux qu’elles peuvent intéresser dès lors que les chaînes officielles ne sont plus fiables mais qu’elles sont au service du pouvoir?!

Et comme si cela ne suffisait pas, le journaliste dont on a bien compris l’impartialité, enfonce le clou en s’adressant au père : « Ahed est devenue l’une de vos armes, en fait ».

Ce que le père réfute, en concédant sourire en coin, qu’elle serait alors une « arme de communication… c’est une enfant qui accomplit son devoir et ses responsabilités… »

« C’est une icône » lancera le journaliste qui n’en démord pas et ne saisit pas à quel point les Palestiniens ont le sens de l’humour et de la dérision : « Oui, une icône, lâche le père, pour convaincre les autres pays, grâce à elle ». Peu de chance que ces mots soient compris par celui qui a définitivement choisi son camp !

Et la sentence tombe : « Alors, adolescente manipulée ou caractère bien trempé… ? » Mais, après un tel reportage le téléspectateur a-t-il encore le choix ? La manière dont sont proposés les éléments (images et commentaires) pousse à faire passer les occupés pour la menace et les occupants pour les menacés. C’est encore et toujours cette abjecte façon de retourner les faits, de travestir la réalité et de transformer la victime en coupable et inversement de présenter une armée, dont on connaît toutes les dérives, pour de pauvres victimes.

A aucun moment de ce reportage il ne sera question d’une armée d’occupation déployée depuis des décennies dans tout le pays, dans tous les villages et qui ne lésine pas sur les moyens pour détruire les habitations, brimer, blesser, tuer les Palestiniens de tous âges, y compris des enfants sans autre défense que des cailloux ! Ni des handicapés, comme on a pu le voir encore la semaine dernière à Gaza.

Le téléspectateur est laissé face à une enfant présentée comme une diablesse déguisée en ange aussi redoutable et dangereuse que la cinquième armée du monde !

Si comme moi, vous êtes outrés par ce reportage, vous pouvez suivre ma démarche et écrire au médiateur de France2 à l’adresse suivante pour lui exprimer votre désapprobation :

https://www.francetvinfo.fr/nous-contacter/mediateur-info

Par ailleurs, j’ai adressé aussi un Tweet directement à D. Pujadas que je vous relaie ci-après :

@DavidPujadas : odieux votre séquence au JT à propos de la petite Ahed Tamimi face aux soldats de la colonie israélienne… cela s’appelle de la « désinformation » doublée de propagande sioniste. Mais, rien de neuf de la part d’un ‘has been’…

La Palestine a besoin de nous… sachons rester mobilisés à chaque moment et n’hésitons pas à faire entendre notre voix. Ne baissons pas les bras comme certains le voudraient tant et espèrent que nous nous lasserons.

Lors de mes déplacements sur place, les Palestiniens m’ont demandé une chose que je m’efforce de faire, à chaque occasion : « Comme nous ne pouvons pas sortir de notre prison et venir vous dire nous-mêmes ce qu’il en est, vous qui pouvez voyager, soyez notre voix ! »

Je ne l’oublierai jamais.

Petit bilan 2017

Posted in actualité, altermondialisme, Internet et liberté, média et propagande, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 30 décembre 2017 by Résistance 71

 

 

 

Résistance 71

 

30 décembre 2017

 

2017 fut une année intéressante en bien des points. Elle marqua le coup d’arrêt à l’impérialisme occidental en Syrie avec la défaite de l’armée mercenaire pseudo-djihadiste de l’empire que fut et est toujours l’EIIL/Daesh, même si ses cadres furent et sont toujours régulièrement évacués par les Yankees avant qu’ils ne soient exterminés avec leur chair à canon de terrain et afin d’être réemployés ailleurs au profit des oligarques (Afghanistan, Causase etc…).

2017 a vu la marionnette Donnie “mains d’enfants” Trump abattre une partie de ses cartes et montrer au monde qu’il pédale à 100% pour le sionisme et l’extension du “grand israël” au Moyen-Orient. Ceci ne devant être une surprise pour personne.

2017 a vu la France se doter d’un nouveau monarque, Macron, pathétique pantin mis en place par les conseils d’administration des grandes banques et de CAC40 pour mieux siphonner ce qu’il reste à voler et finir de mettre le peuple à genoux. Il est la 3ème vague destructrice après sarko et hollande, il est la 3ème lame du rasoir qui tond les moutons…

2017 a vu une partie de la blogosphère “dissidente” tant anglophone que francophone partir en sucette.

2017 nous a vu publier notre “Manifeste pour la société des sociétés” que nous avons rédigé afin d’aider à peut-être faire passer plus de personnes en mode de vision panoramique et d’activité politique efficace. Nous avions dit en 2016 que ceci constituait un de nos grands projets pour l’année et nous sommes ravis d’avoir pu mener cet objectif à bien en espérant que cela aide à pousser pour une vision plus synthétique des choses menant à des solutions politiques concrètes sur la voie affirmant qu’”il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu et qu’il ne peut pas y en avoir”…

En ce qui concerne la fréquentation du blog en 2017 elle fut en baisse dûe en partie à la mascarade de censure de la blogosphère alternative par ces géants aux pieds d’argile que sont ces merdias de masse, qui n’en finissent plus de trembler sur leur base mensongère et obsolète et d’en mourir, mais aussi peut-être par lassitude d’un certain lectorat, tandis qu’un autre se renforçait, se consolidait et renforçait ses convictions face à la censure et la montée perceptible de l’oppression dans l’empire et ses pays satellites dont la France fait partie, comme 5ème roue du carrosse.

En 2017, la vaste majorité de nos lecteurs proviennent de France métropolitaine, puis du Canada, de Belgique, d’Algérie, de Suisse et de l’Afrique francophone en général, avec une mention spéciale pour le Cameroun et le Sénégal.

Quels furent les articles les plus lus en 2017 sur Résistance 71?

Top 5:

1- Oligarchie financière, les huit familles derrière le cartel banquier international (Dean Henderson)

2- Un monde sans cancer, l’histoire du laétrile, vitamine B17 (G.Edward Griffin)

3- De la mythologie au mensonge: l’Egypte antique n’a connu ni pharaons ni Israélites (Dr Ashraf Ezzat)

4- Bilderberg 2016, la liste des participants français (Résistance 71)

5- Voter c’est se soumettre (Anarchix, mars 2010)

En 2017 et grâce à Jo de JBL1960 à l’enthousiasme créateur infatigable, nous avons augmenté notre volume de publications sous format PDF, plus facile à télécharger et à imprimer pour lire à son aise hors écran. Nous encourageons à imprimer ces textes et à les donner autour de soi.

Nous en profitons pour donner une mention spéciale à notre “Manifeste pour la société des sociétés”, qui parut le 15 octobre 2017, c’est à dire il y a à peine 2 mois et demi et est rentré dans le top 3 des téléchargements PDF. Nous sommes à la fois surpris de cette avancée rapide et ravis de voir que de plus en plus de gens, par bouche à oreille, par lien transmis, s’intéressent et lisent ce document de 66 pages que nous avons voulu le plus compact et facile de compréhension possible afin de toucher la plus vaste audience possible. Merci a vous tous de le lire et de le diffuser sans aucune modération comme il se doit. La traduction anglaise du manifeste va sans doute démarrer dans le courant 2018.

Le top 5 de nos PDF pour 2017:

1- Dr Ashraf Ezzat, l’Egypte antique n’a connu ni pharaons ni israélites

2- Un monde sans cancer, histoire de la Vit. B17 (G. Edward Griffin)

3- Manifeste de la société des sociétés (Résistance 71 )

4- Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte (Steven Newcomb)

5- Meurtre par décret (Kevin Annett)

[Notons ici que les 5ème, 6ème et 7ème position se tiennent en quelques dizaines de téléchargements… 6ème position: Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix (constitution de la confédération iroquoise) et 7ème position: Petit précis sur l’État, la société et la désobéissance civile (Résistance 71 ) ]

A noter également que sur le dernier trimestre, notre Manifeste est passé #1 des téléchargements, devant tous les autres classiques. Nous en sommes à la fois surpris et bien entendu ravis.

Il ne nous reste plus qu’à vous remercier toutes et tous pour votre fidélité, conviction et soutien. Comme nos lecteurs le savent depuis maintenant plus de 7 ans, nous ne vendons rien, ne gagnons aucun argent avec ce blog. Notre seul objectif est de faire prendre conscience au plus de gens possible que bien que la situation soit difficile, elle n’est en rien inéluctable et que solution il y a pourvu qu’on la (les) cherche en dehors du système étatico-capitaliste exploiteur, criminel et obsolète. Nous pensons que tout ce qui est publié, créé, n’appartient plus à ses créateurs, mais entre de plein pied dans le patrimoine total de l’humanité, devant être consultable par tout le monde, gratuitement. Notre blog répond à cette démarche et cette demande croissante de lectures politiquement valides et complémentaires.

L’heure est venue d’abandonner les antagonismes et de nous unifier dans notre complémentarité. Commençons à mettre en place la société des sociétés en changeant notre attitude envers l’état et les institutions toutes plus obsolètes les unes que les autres.

Nos vœux 2018 à suivre… A bientôt et merci encore à toutes et à tous.

Résistance politique: Seconde bonne nouvelle en provenance de la Palestine occupée… Yanks et entité sioniste quittent l’UNESCO !

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Les Etats-Unis et Israël quittent l’UNESCO… Bon vent et bon débarras !

 

Jeremy Salt

 

29 décembre 2017

 

Source de l’article en français:

http://chroniquepalestine.com/etats-unis-israel-quittent-unesco-bon-debarras/

 

Main dans la main, les États-Unis et Israël ont décidé de quitter l’UNESCO. On ne pouvait rien espérer de mieux ! Deux états voyous dirigés par deux dangereux bouffons ! Deux États qui ont semé une violence inouïe au Moyen-Orient depuis l’implantation d’ « Israël » en Palestine.

En plus de la Palestine, les États-Unis ont lancé des guerres génocidaires contre trois pays depuis 1990, l’Irak (deux fois), la Libye et la Syrie, et ils continuent de soutenir l’Arabie Saoudite dans sa guerre tout aussi génocidaire contre le Yémen.

Quant à Israël, vivre en permanence en dehors du droit international est une condition nécessaire à son existence. Ce pays aurait dû être exclu de l’ONU il y a longtemps, ou, au moins, suspendu jusqu’ à ce qu’il change de comportement. Après tout, quel club continue d’accepter un adhérent qui n’obéit pas aux règles, qui a été mis en garde une fois, une, deux, trois, voire 50 fois, mais refuse toujours d’obéir aux règles? Mais Israël n’a pas à modifier ses manières pour rester membre de la « communauté internationale » parce qu’un autre État qui ne respecte pas davantage les règles, ni même le droit international, les États-Unis, le protège à tous les niveaux et de toutes les manières, provoquant ainsi toujours plus de violence.

L’UNESCO a fait de son mieux pour protéger le patrimoine culturel palestinien. Rien de ce qui n’est pas juif n’a d’intérêt pour les Sionistes et il y a si peu de traces juives en Palestine que la Palestine musulmane et chrétienne a été ravagée, pas une seule fois (1948) ou deux fois (1967), mais sans arrêt. La destruction de la Palestine est la condition nécessaire à la création de l’ « État juif » de Netanyahou. C’est tout ou rien: il ne peut y avoir de compromis, ni d’alternative. Les Palestiniens ont proposé plusieurs options, un État séculier, deux États vivant côte à côte, mais la seule option acceptable pour Israël, c’est toute la Palestine pour nous et rien pour vous.

L’élimination des Palestiniens en 1948 s’est accompagnée de la destruction de près de 500 villages ou hameaux palestiniens, en dépit de leur valeur historique et culturelle. D’autres destructions ont suivi celles de 1967, à commencer par la démolition du quartier de Magharibah en 1967 pour faire place à une « plaza » autour de Haram al Sharif (dôme du Rocher), et se sont poursuivies dans les années suivantes. La guerre a également permis de chasser d’autres Palestiniens de leur patrie, plus précisément, cette fois-ci, de Cisjordanie, où beaucoup s’étaient réfugiés pendant l’agression sioniste de 1948.

La guerre a été une autre occasion de repousser la Palestine plus loin dans l’histoire en détruisant toutes les preuves matérielles de présence palestinienne, ce qui permet aux sionistes de dire: « Quelle Palestine? Il n’y a jamais eu de Palestine ici. » C’est d’ailleurs en fait ce qu’ils disent depuis le début, sans convaincre qui que ce soit en dehors de leurs propres rangs parce que les Palestiniens ne sont pas partis, parce que leur nombre augmente (il y a peut-être maintenant plus de Palestiniens entre la Méditerranée et le Jourdain que de colons sionistes) et parce que trop de traces de leur histoire peuvent encore se voir dans le paysage. Et si le danger qui menace Al Aqsa qui resplendit sur Jérusalem, est si grand, c’est parce que l’esplanade des Mosquée est le symbole éclatant des mensonges que racontent les sionistes.

A ce propos, il est tout à la fois incompréhensible et frustrant pour les sionistes que, malgré le demi-siècle, de fouilles intensives qu’ils mènent sous et autour d’Haram al Sharif, ils n’aient trouvé aucun objet prouvant qu’il y a bien eu un temple là. On trouve aujourd’hui des ruines et des vertiges d’époques beaucoup plus anciennes dans le monde. La Turquie en est pleine : le temple de Gobeklitepe, dans le sud-est de la Turquie, est vieux de 12 000 ans. Comment se fait-il alors qu’il ne reste rien de la structure grandiose qui aurait été construite par Salomon, là où se trouve actuellement l’esplanade d’Al Aqsa? La Bible parle d’un bâtiment de plus de 60 mètres de haut, une construction de bois (les cèdres du Liban) et d’énormes blocs de pierre. Des matériaux similaires auraient été utilisés dans la construction du second temple, achevé en 515 avant JC. et détruit par les Romains en 70 après JC. On dit qu’il aurait eu les mêmes dimensions massives et pourtant rien n’a été trouvé, aucun vestige des colonnades ou des piliers, aucun bol votif, absolument rien ; cela signifie que si le temple se trouvait bien sur ce site, sa description biblique était terriblement exagérée (ce qui n’est pas surprenant dans un livre plein d’exagérations fantastiques).

[Note de Résistance 71: A lire en complément sur le sujet évoqué par l’auteur ci-dessus:

Ashraf Ezzat Mythe Biblique ]

De plus, les Sionistes d’aujourd’hui ne sont liés à l’ancien Israël que par leur religion. Leurs premiers colons n’avaient aucun lien vivant avec la terre et aucun lien ethnique avec les gens qui y vivaient. Les sionistes s’appuient sur la relation vivante des Juifs avec la Palestine au cours des siècles mais se gardent bien de dire que les Juifs qui étaient là quand leurs ancêtres sont arrivés considéraient le sionisme comme une hérésie. L’affirmation de Netanyahou selon laquelle Jérusalem est la capitale d’Israël depuis 3000 ans ne pouvait convaincre que les idiots, vu qu’Israël n’a que 70 ans et que le dernier État juif de Palestine s’est effondré au sixième siècle avant JC.

De toute façon et quoi qu’il en soit, une ancienne présence juive en Palestine ne saurait justifier la destruction de ce qui était là quand les colons sionistes sont arrivés à la fin du XIXe siècle.

Les Sionistes partagent avec les Croisés la distinction peu recommandable d’être responsables, en Palestine, de la plus grande œuvre de destruction de l’histoire moderne. Après avoir conquis la Palestine à la fin du XIe siècle, les Croisés massacrèrent ou chassèrent de Jérusalem tous les musulmans et les juifs. Le retour de la domination musulmane fut suivi, dès le début du XVIe siècle, par quatre siècles d’une longue paix ottomane jusqu’ à la prise de Jérusalem par les Britanniques en décembre 1917. Depuis lors, la Palestine n’a pas connu un seul jour de paix. La violence et la répression dont se sont rendus coupables les occupants britanniques ont été suivies par encore plus de violence, de répression et de dépossession du fait des Sionistes, et cela se poursuit aujourd’hui.

Jérusalem a toujours été une cible privilégiée. Les massacres et les saisies de biens palestiniens de 1948 ont recommencé après l’occupation de la moitié orientale de la ville en 1967, elle-même suivie d’une perpétuelle guerre démographique raciste menée en violation totale du droit international et des lois de n’importe quel pays qui se prétend civilisé. Ce que cela montre, c’est qu’Israël n’est pas un État moderne, mais une communauté tribale atavique qui vit selon ses propres normes brutales, en tout cas en ce qui concerne les Palestiniens, et qui est indifférente à ce que le reste du monde pense, quand elle ne se montre pas carrément insultante. Le fait que les Sionistes pensent qu’ils peuvent s’en tirer indéfiniment est un signe évident de leur folie et de leur délire.

Les États-Unis sont maintenant allés jusqu’à « reconnaître » Jérusalem comme la capitale d’Israël alors qu’en droit international Jérusalem est une ville occupée, et pas seulement la moitié orientale qui a été capturée par la force des armes et colonisée en violation directe du droit et des lois de la guerre. Commentant le vote de l’Assemblée générale des Nations Unies qui a rejeté la déclaration de Trump, Nikki Haley, l’ambassadrice américaine, a ouvertement menacé ceux qui avaient voté pour. Des noms ont été relevés et des châtiments seront infligés au moment opportun. En votant pour la résolution, les membres de l’ONU ont fait preuve d’un manque de respect pour les États-Unis, selon Haley : on pourrait se demander à quel moment les États-Unis ont eux-mêmes manifesté le moindre respect pour le droit international et le droit des membres de l’ONU à prendre des décisions indépendantes en vertu de ce même droit international!

La déclaration de Trump sur Jérusalem a fait l’effet d’une bombe dans tout le Moyen-Orient et chez les musulmans du monde entier. Il faut la saluer parce qu’elle arrache le dernier voile de l’imposture connue sous le nom de processus de paix. Le nez de Mahmoud Abbas a été mis dans son caca. Les gouvernements saoudien et qatari, qui traitaient en cachette avec les sionistes, ont dû s’aligner sur la question de Jérusalem. La déclaration de Trump a uni les musulmans au-delà de toutes leurs divisions.

Par eux-mêmes et tout seul, malgré le courage, la force et la fermeté dont ils ont toujours fait preuve, les Palestiniens n’auraient jamais pu vaincre leurs ennemis. Ils étaient bien trop puissants. Comme George Habash l’a écrit dans les années 1950, le chemin du retour vers la Palestine a toujours dû passer par le monde arabe qui s’étend maintenant, vu l’essor de l’Iran, à tout le monde islamique. Nasser a enflammé le peuple arabe dans les années 1950 et, à eux deux, le Hezbollah et l’Iran sont une fois de plus le fer de lance de l‘opposition aux États-Unis et à Israël, au point qu’Israël est maintenant bien engagé dans les préparatifs de la guerre destinée à les détruire une fois pour toutes.

C’est une guerre existentielle, une guerre pour sa survie, une guerre extrêmement violente, à laquelle Israël se prépare intensivement. Israël menace son ennemi de destruction totale et Hasan Nasrallah répond que le Hezbollah est prêt et a des missiles qui peuvent atteindre n’importe quel endroit de la Palestine occupée. La menace de guerre au Moyen-Orient n’a jamais été aussi grande, ses conséquences éventuelles n’ont jamais été aussi dramatiques pour ne pas dire cataclysmiques. Les conséquences de la déclaration de Trump étaient si faciles à prévoir qu’il semble vain de la qualifier de stupide. Peut-être avait-il pour but de déclencher la guerre avec l’Iran dont les États-Unis et Israël rêvent depuis longtemps.

* Jeremy Salt a enseigné l’histoire moderne du Moyen-Orient à l’Université de Melbourne, à la Bosporus University à Istanbul et à la Bilkent University à Ankara pendant de nombreuses années. Parmi ses publications récentes son livre paru en 2008 : The Unmaking of the Middle East. A History of Western Disorder in Arab Lands (University of California Press).