Archive pour guerres imperialistes

Résistance au Nouvel Ordre Mondial: Traquer le terrorisme là où il est vraiment…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 9 octobre 2017 by Résistance 71

Tout en gardant bien présent à l’esprit que l’Arabie Saoudite, la maison Al Saoud, nid de pathétiques roitelets, ne peuvent exister que par la volonté et le soutien de l’empire. Les services britanniques puis plus tard yankees, ont aidé à la propagation de la secte wahhabite et s’en servent comme arme idéologique pour une  transformation politique de l’Islam suivant le schéma chaotique voulu.

Tout comme le Qatar appartient à Exxon-Mobil (intérêts Rockefeller), l’Arabie Saoudite appartient, au travers de son entreprise ARAMCO, à ses actionnaires: les cavaliers de l’apocalypse pétrolière (Exxon-Mobil / Rockefeller, BP / famille royale anglaise, Royal Dutch Shell / Rothschild et quelques autres sous-fifres pour donner le change, dont la famille royale saoudienne…). La racine profonde du terrorisme mondial est un terrorisme d’état, bras armé de l’entité des cartels pétroliers et financiers eux-mêmes bien entendu inter-reliés. Tout le reste n’est qu’un air de pipeau pour faire danser le monde..
~ Résistance 71 ~

 

Téhéran accuse Ryadh de répandre le terrorisme dans le monde

 

Al Manar

 

8 octobre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/601929 

 

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que l’expansion du terrorisme dans le monde fait partie de la politique étrangère de l’Arabie saoudite, voire elle représente l’une des caractéristiques  de la politique saoudienne en général, a rapporté l’agence d’informations iraniennes Farsnews.

M.Qassemi a souligné : »Dès que les Saoudiens ressentent une pression internationale à cause de leur guerre contre le Yémen et leur soutien au terrorisme, ils lancent des accusations ridicules   à l’encontre de notre pays. Le plus étrange est que malgré de lourds et noirs antécédents de propagation du terrorisme, de violence et d’agression, ils baignent dans l’illusion qu’ils osnt toujours les gardiens du monde et osent, impudemment, poser des conditions  au rôle de l’Iran sur la scène internationale ».

Il a rappelé que « la menace, la campagne de diffamation et le recours aux forces militaires contre de petits pays voisins, les crimes de guerre au Yémen et l’expansion du terrorisme sont les caractéristiques flagrantes de la politique extérieure de Riyad, qui n’a d’autre option que de les attribuer aux autres. Une politique qui cherche à acheter l’opinion publique. De telles méthodes sont inefficaces pour cacher les scandales du régime des Saoud ».

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Dénoncer encore et toujours le colonialisme: Le Canada colonie pénitentiaire (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 8 octobre 2017 by Résistance 71

Pour ceux qui pensent toujours que le Canada est un pays “indépendant et souverain”…
~ Résistance 71 ~

 

Le Canada est une colonie pénitentiaire 

 

Mohawk Nation News

 

6 octobre 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/06/canada-is-a-penal-colony/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le conte de fée démocratique appelé l’entreprise coloniale du Canada maintient les dirigeants derrière le rideau pour qu’ils n’aient jamais à faire face à la vengeance qu’ils suscitent. Le Canada est une prison dirigée par un CEO ; ce CEO est appelé le Gouverneur Général. Il est le seul capable de suspendre le parlement. (NdT: pour information, le GG du Canada est appointé(e) par la reine d’Angleterre. Il/elle est le représentant officiel de la couronne britannique au Canada, il répond directement au monarque… Depuis le 2 octobre 2017, le GG du Canada est une femme Julie Payette, elle est la 4ème femme à être appointée GGC)

Les Affaires Indiennes sont le ministère principal de l’occupation militaire de la terre onk’we:honweh (native) autrement connue sous le vocable de CANADA. Notre terre et notre destitution en sont le prix. Nous vivons dans des camps de prisonniers de guerre appelés “réserves”, à moins que nous n’acceptions d’être assimilés et de servir l’entreprise coloniale avant de mourir. Les Canadiens sont dans la prison entrepreneuriale.

Le Gouverneur Général travaille en relation étroite avec l’”état major de guerre” qui siège au 14ème étage du ministère des Affaires Indiennes, qui est le centre de commandement de l’occupation. Le Canada est un état policier fonctionnant sous des statuts légaux édictés par une constitution qui n’a jamais été ratifiée. Au travers de l’ordre de la Jarretière (The Garter), le Canada est sous le joug et la répression financière des banquiers de la City de Londres (NdT: historiquement, la véritable “couronne”, le kilomètre carré et demi le plus riche de la planète…).

Le boulot des parlementaires est de maintenir l’illusion de la liberté et de la démocratie face au peuple qu’ils affirment représenter. Le Gouverneur Général est le dictateur absolu de l’entreprise coloniale appelée CANADA. Les actionnaires de cette entreprise privée engrangent et orientent tout l’argent résultant du pillage de nos terres et de nos ressources naturelles vers les banquiers de la City de Londres.

Tout le monde est maintenu les yeux bandés à dessein. Pour renforcer l’illusion de liberté, les oligarques utilisent leurs médias corporatistes privés pour promouvoir un sentiment en leur faveur à chaque opportunité.

Sans le monarque, le GG et le Privy Counsel, les banques de Londres ne peuvent plus continuer le pillage et le vol de l’argent des gens par l’impôt forcé sur les gens au moyen d’un état policier et de lois statutaires (NdT: illégales…)

De fait, Le GG est le dictateur en place et les parlementaires continuent leur mission de maintenir l’illusion de la liberté et de la démocratie.

Tout le monde a le choix. 98% des Canadiens ont choisi de “dériver”, c’est à dire de laisser quelqu’un d’autre penser pour eux. Ceci constitue l’arme principale aux mains des contrôleurs des esprits. Par le moyen de la peur, ils resserrent la vis de la répression sur le peuple.

Resistance politique: Le judaïsme antisioniste avec Hassan Nasrallah

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 7 octobre 2017 by Résistance 71

Point de vue intéressant jamais mis en lumière par les merdias inféodés. Il est pourtant avéré que la religion judaïque ne peut être qu’anti-sioniste puisque la croyance veut  que « seul un messie puisse ramener le peuple juif en Israël. » Le témoignage du rabbin nous éclaire aussi sur ce qu’il se passe en Israël même. Il serait erroné de penser que la pensée y est uniforme, même si le dogme sioniste demeure toujours dominant. Il nous informe que les juifs antisionistes sont également persécutés.

Rappelons au passage que les résultats des recherches archéologiques n’ont jamais démontré la présence des Israélites de l’ère « biblique » dans cette région du monde.

~ Résistance 71 ~

“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999 ~

Sur les mythes bibliques et et l’origine arabo-yéménite du judaïsme

 

Entretien avec un rabbin antisioniste suite au discours de Hassan Nasrallah

 

Al Manar

Source: Press TV

 

5 octobre 2017

 

url de l’article en français:

http://french.almanar.com.lb/599267

 

En cas de guerre Israël/Hezbollah, pour qui se battront les juifs antisionistes ? La distinction faite par le secrétaire général du Hezbollah entre juifs et sionistes continue à faire couler beaucoup d’encre. Dans son discours, Nasrallah a évoqué comment l’impérialisme s’est souvent servi de juifs à titre de « bûcher » pour embraser différentes régions du monde.

Le site iranien Dolat Bahar (DB) a interrogé l’une des plus célèbres figures du judaïsme antisioniste, le rabbin Yisroel Dovid Weiss. Il dirige le mouvement antisioniste Neturei Karta, qui plaide depuis bien longtemps pour le retour des juifs dans leur pays d’origine. Taxé d’ultra-orthodoxie en Israël, le discours du rabbin est désormais d’une cuisante actualité.

Dolat Bahar: Au cours de son dernier discours , Nasrallah a annoncé que son combat ne visait pas les juifs, mais les sionistes. Il a mis en garde contre une nouvelle guerre que les Américains projettent de déclencher et pour laquelle ils comptent bien se servir des juifs comme d’un bûcher. Que pensez-vous de ces propos ?

Rabbin Weiss : Nasrallah est un homme très sérieux et son approche est toujours empreinte de sincérité. Il se présente comme le porte-voix des deux peuples libanais et palestinien. En Israël, pas un jour ne passe sans que des jeunes filles et garçons refusent de servir dans l’armée. Il s’agit d’une opposition qui s’étend et dont une partie est motivée par la religion. Les juifs croyants estiment que Dieu leur a interdit de porter des armes, de former un État.

DB: Combien de juifs antisionistes vivent en Israël ?

RW : il y a 300 ans naquit un mouvement politique dont le slogan était ceci : « Pour être un bon juif, pas besoin de respecter toutes les instructions religieuses. » Ce mouvement voulait inciter les juifs à créer un État et il s’appelait « le sionisme ». De nombreux juifs vivant en Israël ne réclament jamais une carte d’identité, ou une fiche d’état civil, car pour eux, Israël n’est pas un État légitime. Les rabbins, et je parle de ceux qui pratique le vrai judaïsme, estiment qu’il faut éviter tout acte qui reconnaît de près ou de loin une quelconque légitimité à Israël.

DB: Ces juifs agissent-ils contre le gouvernement israélien ?

RW : Quand ces juifs sont arrêtés, le gouvernement les met en prison. Après avoir subi toutes sortes de pressions, ils comparaissent devant les tribunaux. Quand le juge leur demande leur nom, ils lui disent : je ne te reconnais pas. Et tout est à recommencer : la police les place en isolement, pendant des semaines voire des mois avant qu’ils ne comparaissent à nouveau. Il se pourrait qu’ils ne sortent jamais de prison ou qu’ils disparaissent.

DB: À quel point les juifs antisionistes pourront-ils influer sur le cours des événements ?

RW : Nous sommes en minorité en Israël et pourtant, nous pesons de tout notre poids. Et puis notre communauté tend à s’agrandir de jour en jour. Tout le monde sait que Nasrallah ne parle jamais pour ne rien dire. Quand il s’adresse aux juifs antisionistes, c’est que ces derniers ont suffisamment de poids pour changer le cours des choses.

DB: Si une guerre venait à éclater entre Israël et le Hezbollah, à côté de qui vous tiendrez-vous ? Resterez-vous neutres ou agirez-vous contre le gouvernement israélien ?

RW : Quand Israël voulait naître, les sionistes sont venus avec leurs armes menacer les juifs de mort : « Si vous ne coopérez pas avec nous, nous allons vous tuer tous. » Et effectivement, ils ont tué et emprisonné des juifs. Le judaïsme nous recommande de ne pas porter des armes quand bien même on nous menacerait de mort ou on nous tuerait. Les juifs ne pactiseront jamais avec les sionistes. On leur a résisté une première fois ; il n’y a aucune raison pour que l’on ne leur résiste pas de nouveau. Si une guerre venait à éclater entre Israël et le Hezbollah, nous ne serons sans doute pas du côté d’Israël. Nous serons dans le camp du Hezbollah et nous prierons Dieu pour que l’État d’Israël soit anéanti sans que beaucoup de sang soit versé.

DB : Les juifs sont interdits de porter des armes. Quelles sont les chances d’une action armée venant de l’intérieur d’Israël contre le gouvernement israélien ?

RW : Nous ferons de notre mieux pour empêcher le régime sioniste de déclencher une nouvelle guerre. Nous organiserons des manifs, nous irons partout dans le monde pour dénoncer le régime israélien, qui n’est pas légitime.

J : On connaît Nasrallah pour sa franchise, puisque c’est un homme qui tient parole. Qu’en pensez-vous ?

RW : J’aimerai bien le rencontrer. Je n’ai pas encore eu cet honneur. En Israël, on essaie de le présenter comme un antisémite, alors qu’il n’en est rien. J’ai fait plusieurs voyages au Liban et j’ai vu que le Hezbollah s’entendait bien avec les juifs. Nasrallah est un dirigeant antisioniste et pas anti-juif. Son image ne sera jamais ternie auprès de ceux qui s’opposent au sionisme.

La guerre, nature profonde de l’État colonial (Mohawk Nation News)

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“Pour détruire un peuple, vous devez d’abord le couper de ses racines.”
~ Alexandre Soljénytsine ~

“Notre civilisation ne conçoit le dialogue avec l’Autre que sous la forme d’un monologue à sens unique ; la réciprocité ne peut résulter que d’une lutte, dont les formes sont multiples et qui peut durer très longtemps.”

“Le monde occidental lui-même est une communauté, mais négative et cette négativité est la mort de toute communauté, de toute civilisation. L’idée ‘blanche’ selon laquelle il y aurait d’un côté ‘la Nature’, nature que l’on respecte ou non, et de l’autre l’Humanité, est une idée décivilisée.”

~ Robert Jaulin, 1970 ~

 

 

Nature contre Guerre

 

Mohawk Nation News

 

3 octobre 2017

 

url de l’article original: http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/03/nature-vs-war/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Quel est l’héritage de nos enfants ? Kasotsra a fait la vie que l’on vit. Nos ancêtres essayèrent de garder une philosophie et un principe de l’intention que la création/nature a pour nous et pour les sept prochaines générations. Ils le payèrent le prix fort.

Nous avons besoin d’une véritable compréhension de ce qu’est le fait d’être onkwe’honweh, le véritable peuple de la terre de l’Île de la Grande Tortue. Toutes les dictatures s’effondrent, ceci inclut la république de la guerre des Etats-Unis. La nature frivole de l’homme blanc ne peut plus être mise en avant, nous ne pouvons plus risquer cela. Ils nous ont presque exterminé. Il est malade. Les symptômes sont haine, colère, rage et guerre. Ils manquent de véritable émotion humaine et ne peuvent jamais être en paix. Ils pensent qu’ils doivent contrôler l’humanité.

Les envahisseurs de ce qui est maintenant l’Amérique du Nord sont absolument terrifiés d’observer leur propre histoire et tous ces esprits tordus et criminels qui ont répandus leur semence malfaisante à travers l’Île de la Grande Tortue.

On nous a assassiné et incinéré sans cligner de l’œil, sans aucun remord. Maintenant l’entreprise coloniale [de la couronne, City de Londres] essaie de nous régler notre compte dans une exécution finale. Nous devons y faire face. Tout le monde hérite à la fois du bien et du mal.

Leur langue crée leurs phrases sans aucun sens et des mots afin de nous demander de leur pardonner, ce qui est un sentiment dont ils n’ont aucune expérience. Tout le monde connaît l’assassinat de masse, le génocide dont a été victime notre peuple.

Avant qu’ils n’arrivent, nous ne nous faisions plus la guerre (NdT: les 5 nations iroquoises, en suivant Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, ne se sont plus combattues entre elles depuis le XIIème siècle et à un moment donné 49 nations autochtones suivaient les principes de Kaianerekowa et ce de manière non coercitive…), nous n’avions ni prisons et ne connaissions pas le meurtre. Nous vivions par nos véritables sens, suivant nos instincts pour vivre en accord avec les instructions originelles de la création/nature. La Grande Loi de la Paix qui fut émise pour tout le monde, doit être dite et connue. La république de la guerre de l’homme blanc ne veut jamais de la paix. Leur existence n’a aucun sens. La notre est de ressentir. Ils ne connaissent pas les actions du véritable amour pour les humains et la vie. Ils le prétendent, mais cela n’est que vanité.

Leur future est fait d’insanité perpétuelle, de haine, de jalousie, de rage, aucune joie véritable qui pourrait faire de l’homme blanc quelqu’un de grand. Karonhiaktajeh a dit: “J’attends toujours cette soi-disante ‘civilisation’ qu’ils ont promis d’amener ici depuis leur vieux pays.”

Ils veulent que nous rentrions dans le rang afin de nous contrôler plus facilement. Notre mère a d’autres instructions pour nous. Ils essaient de nous régimenter, mais ils échouent. Notre esprit, notre corps et notre énergie sont faits pour la liberté totale.

Résistance politique: Sortir de la pseudo-religion et de la violence étatique (Léon Tolstoï)

Posted in actualité, altermondialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 5 octobre 2017 by Résistance 71

Une des raisons pour laquelle Tolstoï a souvent été crédité du titre “d’anarcho-chrétien” se trouve dans ce court texte ci-dessous, publié en 1908. Les deux termes sont absolument antinomiques, mais on peut concevoir une approche de la source chrétienne (la parole du personnage mythologique appelé Jésus Christ) sous l’angle de Tolstoï. Cette minorité de chrétiens là au moins, ne mettent pas le feu aux gens… Ce qui est tout à leur honneur, mais ils sont si peu nombreux.

~ Résistance 71 ~

 

S’affranchir et de la pseudo-religion et de la violence étatique

 

Léon Tolstoï

 

Extrait de “La loi de la violence et la loi de l’amour”, publié en 1908

 

La doctrine chrétienne dans son sens véritable, qui affirme que l’amour est la loi suprême, et n’admet en aucun cas la violence, correspond si bien au cœur humain, donne une telle garantie de liberté et de bonheur, si indépendant de tout désir, qu’on penserait qu’elle aurait été acceptée à partir du moment où elle a été connue.

En fait, les hommes essaient de la réaliser progressivement, en dépit des efforts que fait l’Eglise pour cacher son sens véritable. Malheureusement, quand le sens véritable de la doctrine chrétienne a commencé à apparaître, la plus grande partie du monde chrétien était déjà tellement accoutumée à voir la vérité dans ses formes extérieures qu’il n’était plus possible de percevoir le sens exact de cette doctrine, ou son désaccord avec la situation existante. C’est la raison pour laquelle ceux qui ont plus ou moins bien compris la doctrine chrétienne devraient s’affranchir non seulement des formes mensongères du pseudo-christianisme, mais également de la croyance à la nécessité d’un état social basé sur la fausse religion de l’Église.

C’est ainsi que les hommes d’aujourd’hui, qui ont rejeté les dogmes, les miracles, la sainteté de la Bible, et d’autres articles de foi, sont incapables de se libérer de la fausse doctrine étatique qui, grâce au pseudo-christianisme, voile la véritable doctrine.

D’un côté la grande masse des travailleurs continue à pratiquer le culte par tradition, à croire à l’Église dans une certaine mesure et à croire aussi à un gouvernement étatique fondé sur la religion officielle, si contraire au vrai christianisme. D’un autre côté, les classes soi-disant éduquées ont pour la plupart abandonné la religion officielle depuis longtemps, et en conséquence ne croient pas au christianisme, mais ils continuent à croire, aussi inconsciemment que le peuple, à l’organisation étatique, qui a pour principe la violence, et qui a été établi par le même christianisme d’Église auquel ils ne croient plus.

Ainsi, ni les uns ni les autres ne peuvent concevoir aucune autre organisation sociale que celle qui est fondée sur la violence.

C’est vraiment cette foi inconsciente, cette superstition du monde chrétien, selon laquelle la violence est le principe indispensable à toute organisation sociale, qui constitue le principal obstacle à la doctrine chrétienne dans son sens véritable.

Guerre impérialiste: recyclage des « djihadistes » mercenaires de l’empire au Myanmar ?

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Analyse très intéressante de Meyssan sur la future guerre en préparation de l’empire en Asie du Sud-Est.

Question néanmoins: Qui est vraiment Aung San Suu Kyi ? Meyssan fait passer dans cet article l’actuelle leader du Myanmar Aung San Suu Kyi pour une politicienne sincère et naïve d’avoir fait confiance à l’empire. C’est en effet une possibilité..

Mais il y en a une autre. Aung San Suu Kyi est, depuis le départ de son assignation à résidence, sous le contrôle et la protection de l’empire et de sa branche armée extérieure, la CIA. Comme l’a dit Tony Cartalucci dans un article en 2011:

“La CIA et le renseignement britannique (MI6) ont développé, armé et financé des de facto narco-états à travers le Myanmar depuis des décennies tandis que des organisations gouvernementales américaines incluant la NED (branche de la CIA) et ses nombreuses succursales, aux côtés de fondations privées financées par des entreprises multinationales, ont financé l’opposition politique au gouvernement du pays et ce à la fois au sein de la nation et en dehors depuis presque aussi longtemps.

Et tandis que la subversion politique et les armées des narco-micro-états soutenues par la CIA fleurissent dans le Myanmar et en Asie du Sud-Est, c’est la propagande sponsorisée par l’occident qui remodèle la perception du monde sur cette nation et cette propagande est des plus insidieuses. Le centre de gravité de cete campagne est la promotion comme “sainte” d’Aun San Suu Kyi, éduquée en occident, financée par les Etats-Unis et caniche de l’ONU, favorisant l’agenda mondialiste. On lui a donné toutes les accolades possibles et imaginables offertes par “l’ordre international” géré par la City de Londres et Wall Street, du prix Nobel de la Paix au “Grand Prix de Chatham House” (NdT: le CFR britannique…) en 2011 et a même été promue sur skype pour conférencer avec la clique de la “Clinton Global Initiative” financée par les cartels du pétrole et de la haute finance à New York en 2011.” 

(article complet de novembre 2011: http://landdestroyer.blogspot.jp/2011/11/bbc-behind-aung-san-suu-kyi-propaganda.html ) Ce qui fait d’elle une totale marionnette de l’empire et ce de longue date. Donc, inclure de préférence cette perspective également dans toute réflexion sur ce qui se trame au Myanmar et en Asie du Sud-Est.

D’autre part, l’analyse doit toujours aussi inclure le fait que la Chine, contrairement à ce que la propagande de l’empire veut nous faire croire, n’est pas “l’ennemi” de l’occident, mais la nouvelle entité dans laquelle l’empire actuel est en train de fusionner, les transferts de fonds ayant déjà commencé avec la création de la BAII (Banque Asiatique d’Investissement et d’Infrastructures), entre autre… Les conflits régionaux sont faits pur déstabiliser les régions et les mettre sous contrôle et sous gestion commune. L’Europe est larbinisée à souhait, le Moyen-Orient et l’Afrique incapacités et donc sous contrôle, l’Amérique du nord cartéllisée, reste l’Amérique du Sud à redominer , d’où le lancement de l’opération Condor 2.0 pour faire retomber le Vénézuéla dans l’escarcelle de l’empire et la mise au pas et sous contrôle de l’Asie du Sud-Est qu’il faut inféoder et rendre dépendante du nouvel empire mutant en cours de transformation et qui inclut la Chine comme paramètre fonctionnel. L’article de Meyssan ci-dessous offre une bonne perspective, mais est incomplète à notre sens…

~ Résistance 71 ~

 

L’Islam politique contre la Chine

 

Thierry Meyssan

 

3 octobre 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article198122.html

 

Vous avez probablement conscience d’être incomplètement informé sur ce qui se trame au Myanmar et vous n’avez probablement pas entendu parler de la coalition militaire qui se prépare pour attaquer ce pays. Pourtant, comme Thierry Meyssan l’expose ici, les événements actuels sont organisés par Riyad et Washington depuis 2013. Ne prenez pas position avant d’avoir lu cet article et d’en avoir intégré les informations.

Poursuivant sa Grande stratégie d’extension du domaine de la guerre [1], le Pentagone préparait en même temps l’instrumentation des kurdes au Moyen-Orient élargi, une guerre civile au Venezuela et une guerre d’usure aux Philippines. Cependant, ces conflits devront attendre au profit d’un quatrième théâtre d’opération : la Birmanie, aux marches de la Chine.

Lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’Onu, le 28 septembre, l’ambassadrice US et plusieurs de ses alliés ont accusé le gouvernement de coalition du Myanmar de « génocide » [2]. Ce gros mot —qui en droit européen désigne un massacre de masse, mais en droit US s’applique à une méthode d’assassinat même si le criminel ne fait qu’une seule victime— suffit pour Washington à justifier d’une guerre, avec ou sans l’aval du Conseil de sécurité comme on l’a vu en Yougoslavie [3]. La réunion du Conseil de sécurité s’est tenue à la requête de l’Organisation de la Conférence islamique (OIC).

Depuis 2013, les médias occidentaux s’appliquent à présenter le bouddhisme sous une forme sectaire. Ici, le moine Ashin Wirathu. Condamné en 2003 à 25 ans de prison, en raison de ses prêches anti-musulmans, il a bénéficié de l’amnistie générale en 2012. Il n’est pas difficile de trouver des fanatiques dans n’importe quelle religion.

Pour faire correspondre les faits avec leur narration, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, qui célébraient lors de la « révolution safran » (2007) Aung San Suu Kyi et les moines bouddhistes pour leur résistance non-violente à la dictature du SLORC [4], ont purement et simplement amalgamé l’armée birmane, la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi [5] et tous les bouddhistes du pays [6] dans le camp des méchants.

La Birmanie n’a jamais connu la paix civile depuis la domination étrangère, britannique puis japonaise [7]. Elle est plus facile à déstabiliser depuis que la junte du SLORC a accepté de partager le pouvoir avec la Ligue nationale pour la démocratie (LND) et qu’ils tentent ensemble de résoudre pacifiquement les nombreux conflits internes du pays.

Par un hasard de la géographie, la Birmanie laisse passer sur son territoire le pipe-line reliant le Yunnan chinois au golfe du Bengale, et héberge des stations de surveillance électronique chinoises des voies navales qui passent au large de ses côtes. Faire la guerre en Birmanie est donc plus important pour le Pentagone que de stopper les deux « routes de la soie » au Moyen-Orient et en Ukraine.

Héritage de la colonisation britannique, se trouve parmi les populations birmanes discriminées, 1,1 million de descendants des ouvriers bengalis que Londres déplaça à l’intérieur de l’Empire des Indes vers la Birmanie : les Rohingyas [8]. Il se trouve que cette minorité nationale —et non pas ethnique— est musulmane alors que la grande majorité des Birmans sont bouddhistes. Enfin, il se trouve que durant la Seconde Guerre mondiale, les Rohingyas collaborèrent avec l’Empire des Indes contre les nationalistes birmans.

En 2013, alors que le Pentagone et la CIA avaient déployé des hordes jihadistes en Syrie et y tenaient une guerre de position, l’Arabie saoudite créa une énième organisation terroriste à La Mecque, le Mouvement de la Foi (Harakah al-Yaqin). Ce groupe, qui déclare rassembler des Rohingyas, est en réalité commandé par le Pakistanais Ata Ullah, qui combattit les Soviétiques en Afghanistan [9]. Le royaume saoudien hébergeait la plus importante communauté masculine Rohingyas, après la Birmanie et avant le Bengladesh, avec 300 000 travailleurs mâles sans leurs familles.

Selon un rapport des services de renseignement bengalis, antérieur à la crise actuelle, le Mouvement pour la Foi agit depuis un an avec une scission de la Jamat-ul-Mujahideen bengalie autour du slogan « Le Jihad du Bengale à Bagdad ». Ce groupuscule a fait allégeance au Calife de Daesh, Abou Bakr al-Baghdadi, et a rassemblé dans une même coalition les Mudjahiden indiens, Al-Jihad, Al-Ouma, le Mouvement des étudiants islamiques d’Inde (SIMI), le Lashkar-e-Toiba (LeT) et le Harkat-ul Jihad-al Islami (HuJI) pakistanais. Cet ensemble a été financé par la fondation Revival of Islamic Heritage Society (RIHS) du Koweït.

Lorsque, il y a moins d’un an et demi, en mars 2016, le SLORC accepta de partager le pouvoir avec le parti d’Aung San Suu Kyi, les États-Unis tentèrent d’instrumenter la prix Nobel de la paix contre les intérêts chinois. Sachant qu’il leur serait difficile de manipuler la fille du père de l’indépendance birmane, le communiste Aung San, ils encouragèrent le Mouvement pour la Foi —« on ne sait jamais… »

En septembre 2016, Aung San Suu Kyi représenta son pays à l’Assemblée générale des Nations Unies [10]. Fort naïvement, elle expliqua les problèmes de son peuple et les moyens qu’elle mettait en place pour les résoudre progressivement, à commencer par celui des Rohingyas. De retour chez elle, elle réalisa que ses anciens soutiens états-uniens étaient en réalité les ennemis de son pays. Le Mouvement pour la Foi lança une série d’attaques terroristes, dont celle du poste de la police des frontière de Maungdaw où 400 terroristes volèrent l’arsenal tuant 13 douaniers et soldats.

Persévérante, Aung San Suu Kyi poursuivit la mise en place d’une commission consultative chargée d’analyser la question rohingya et de proposer un plan concret pour mettre un terme aux discriminations dont ils font l’objet. Cette commission était composée de six Birmans et de trois étrangers : l’ambassadrice néerlandaise Laetitia van den Assum, l’ancien ministre libanais (en réalité représentant la France) Ghassan Salamé, et l’ancien secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, en qualité de président de la commission.

Les neuf commissaires entreprirent un travail d’une rare qualité malgré les obstacles birmans. Des partis politiques échouèrent à faire dissoudre la commission par l’Assemblée nationale mais parvinrent à faire adopter une motion de défiance de la commission par l’assemblée locale d’Arakan (l’État où vivent les Rohingyas). Quoi qu’il en soit, les commissaires rendirent leur rapport le 25 août avec des recommandations possibles à mettre en œuvre et sans piège, dans le réel but d’améliorer les conditions de vie de chacun [11].

Le jour-même, les services secrets saoudiens et états-uniens donnaient le signal de la riposte : le Mouvement pour la Foi, renommé par les Britanniques Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan, divisé en 24 commandos, attaquait des casernes de l’armée et des postes de police, faisant 71 morts. Durant une semaine, les troupes birmanes menaient une opération anti-terroriste contre les jihadistes. 400 membres de leurs familles fuyaient vers le Bangladesh.

Trois jours plus tard, le président turc Recep Tayyip Erdoğan commençait à téléphoner à tous les chefs d’État de pays musulmans pour les alerter sur « le génocide des Rohingyas ». Le 1er septembre, c’est à dire le jour de la plus importante fête musulmane, l’Aïd al-Adha, il prononçait un vibrant discours à Istanbul, en sa qualité de président en exercice de l’Organisation de coopération islamique, pour sauver les Rohingyas et soutenir leur Armée du salut [12].

Pourtant, ces jihadistes n’ont aucunement défendu les Rohingyas, mais sont intervenus de manière systématique pour faire échouer les tentatives d’améliorer leurs conditions de vie et de mettre un terme aux discriminations qui les frappent.

Le 5 septembre, le président du Conseil de discernement iranien, Mohsen Rezaei, proposait de joindre les forces de tous les États musulmans et de créer une armée islamique pour sauver les « frères rohingyas » [13]. Une prise de position d’autant plus importante que le général Rezaei est un ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution.

Alors que l’armée birmane avait cessé toute activité contre les terroristes, des villages rohingyas étaient brûlés, tandis que la population rakhine de l’Arakan lynchait des musulmans, à ses yeux tous liés aux terroristes. Selon les rohingyas, c’est l’armée birmane qui brûlait les villages, tandis que selon l’armée birmane, c’était les jihadistes. Progressivement, tous les Rohingyas habitant au Nord de l’Arakan se mettaient en marche pour se réfugier au Bangladesh, mais curieusement pas les Rohingyas habitant au Sud de l’État.

Le 6 septembre, une délégation officielle turque se rendait au Bangladesh pour y distribuer des vivres aux réfugiés. Elle était conduite par le ministre des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, et par l’épouse et le fils du président Erdoğan, Bilal et Ermine.

Dans les pays musulmans, une vaste campagne de désinformation assurait, photos à l’appui, que les bouddhistes massacraient en masse les musulmans. Bien sur, aucune de ces photos n’avait été prise en Birmanie, et ces fausses nouvelles furent démasquées les unes après les autres. Mais dans ceux de ces pays où la population est peu éduquée, ces photos convainquirent tandis que les démentis furent inaudibles. Seul le Bangladesh émettait des réserves sur le rôle des jihadistes et assurait le Myanmar de sa coopération contre les terroristes [14].

Le 11 septembre, le président en exercice de l’Organisation de conférence islamique (OCI), Recep Tayyip Erdoğan, intervenait devant la commission scientifique de l’Organisation réunie à Astana (Kazakhstan) —dont ce n’est pas la compétence—, « pour sauver les Rohingyas ».

Dès le lendemain, le 12 septembre, le Guide de la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei prenait position. Très inquiet de la proposition du général Rezaei, il veillait à délégitimer la guerre de religion en préparation, le « choc des civilisations », quitte à mettre en cause la présence d’une femme à la tête d’un État. Il veillait donc à fermer la porte à un engagement militaire des Gardiens de la Révolution. Il déclarait : « Il est tout à fait possible que le fanatisme religieux ait joué un rôle dans ces événements, mais il s’agit là d’une question tout à fait politique, car c’est le gouvernement du Myanmar qui en est le responsable. Et à la tête de ce gouvernement, il y a une femme cruelle, lauréate du Prix Nobel de la paix. En réalité, ces événements ont signé l’acte de décès du Prix Nobel de la paix » [15].

Immédiatement à Téhéran, le président cheikh Hassan Rohani faisait appel à l’armée régulière pour participer au conflit en préparation. Le 17 septembre, les chefs d’état-major des armées iraniennes et pakistanaises entrèrent en contact pour unir leur forces dans la crise [16]. Il s’agit de la première initiative militaire, mais elle concerne l’armée iranienne (qui travaille déjà avec ses homologues turques et pakistanaise pour défendre le Qatar) et non pas des Gardiens de la Révolution (qui se battent aux côtés des Syriens contre les jihadistes). L’Iran achemine également une aide massive aux réfugiés.

Le 19 septembre, ignorant les explications d’Aung San Suu Kyi [17] et profitant de l’Assemblée générale de l’Onu, Recep Tayyip Erdoğan réunit le groupe de contact de l’OCI pour demander à tous les États membres de suspendre tout commerce avec le Myanmar et pour demander au Conseil de sécurité de l’Onu de statuer [18].

Sortant enfin de l’ombre, l’Arabie saoudite affirma alors soutenir les Rohingyas discrètement depuis 70 ans et leur avoir déjà offert 50 millions de dollars d’aide durant cette période. Le roi Salmane y ajouta un don de 15 millions de dollars [19]. L’ambassadeur saoudien aux Nations unies à Genève, Abdulaziz ben Mohammed Al-Wassil, y mobilisa le Conseil des Droits de l’homme.

Oubliant les guerres qu’ils se livrent en Irak, en Syrie et au Yémen, la Turquie, l’Iran et l’Arabie saoudite, c’est-à-dire les trois principales puissances militaires musulmanes, se sont ressoudées par simple réflexe communautaire [20] et positionnées aux côtés des Rohingyas. Toutes trois ont désigné l’ennemi commun : le gouvernement de coalition de l’armée birmane et d’Aung San Suu Kyi.

Ce complet retournement de situation au Moyen-Orient a déjà eu un précédent : les guerres de Yougoslavie. En Bosnie-Herzégovine (1992-95) et au Kosovo (1998-99), les pays musulmans et l’Otan se battirent côte à côte contre les chrétiens orthodoxes liés à la Russie.

En Bosnie-Herzégovine, le président Alija Izetbegović s’entoura de l’États-unien Richard Perle, qui le conseilla au plan diplomatique et dirigea la délégation bosniaque lors des accords de Dayton. Il bénéficia au plan médiatique des conseils du Français Bernard-Henri Lévy, selon les dires de celui-ci, jamais démentis. Enfin, au plan militaire, il s’appuya sur les conseils du Saoudien Oussama Ben Laden qui organisa pour lui la Légion arabe et reçut un passeport diplomatique bosniaque. Durant le conflit, soutenu en sous-main par l’Otan, Izetbegović reçut publiquement l’appui de la Turquie, de l’Iran et de l’Arabie saoudite [21].

Le conflit kosovare débuta par une campagne terroriste de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) contre Belgrade. Les combattants furent formés par les forces spéciales allemandes sur une base de l’Otan en Turquie [22]. L’actuel chef des services secrets turcs, Hakan Fidan, fut l’officier de liaison avec les terroristes au sein de l’état-major de l’Otan. Il est aujourd’hui le chef du MIT, les services secrets turcs et le second personnage du régime. Au début de la guerre, 290 000 Kosovars fuirent la Serbie en trois jours pour se réfugier en Macédoine. Les télévisions occidentales montrèrent à loisir cette longue file de fuyards. Cependant, selon les quelques millions de Macédoniens qui les reçurent, il n’y avait aucune raison objective à cette migration largement encadrée par l’Otan. Peu importe, on utilisa ce déplacement de population pour accuser le président Slobodan Milošević de réprimer de manière disproportionnée la campagne terroriste touchant son pays, et l’Otan lui déclara la guerre sans autorisation du Conseil de sécurité.

Le sale travail qui se prépare étend le théâtre des opérations vers l’Est. Le Pentagone n’a pas la possibilité d’imposer une alliance turco-irano-saoudienne, mais il n’en a pas besoin. En Yougoslavie, ces trois États étaient coordonnés par l’Otan lorsqu’ils n’avaient pas de contacts directs. Cependant, le fait de se battre côte à côte en Birmanie va les contraindre à trouver des arrangements en Irak, en Syrie et au Yémen ; voire en Libye. Considérant la dévastation du Moyen-Orient et la persévérance des populations à résister, le Pentagone peut laisser cette région panser ses blessures pendant une décennie sans crainte d’y voir surgir la moindre capacité d’opposition à sa politique.

Au lendemain de la réunion du Conseil de sécurité posant les bases de la future guerre contre la Birmanie, le secrétariat d’État a informé le président Barzani que les États-Unis ne soutiendraient pas l’indépendance d’un Kurdistan en Irak. Le Pentagone ne peut en effet pas mobiliser la Turquie et l’Iran en Asie du Sud-Est tout en leur faisant un enfant dans le dos à leur frontière. Massoud Barzani qui s’était engagé sans retour pour le référendum d’indépendance devrait donc bientôt se retirer de la vie politique. D’autant que l’affichage des drapeaux israéliens à Erbil, massivement relayé par les chaînes de télévision arabes, perses et turques, lui a aliéné la totalité de ses voisins.

Si le scénario du Pentagone se poursuit comme on peut l’anticiper, la guerre contre la Syrie devrait se terminer faute de combattants, partis au loin, servir l’« Empire américain » sur un nouveau théâtre d’opération.

[1] Source : The Pentagon’s New Map, Thomas P. M. Barnett, Putnam Publishing Group, 2004. Analyse : « Le projet militaire des États-Unis pour le monde », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti) , Réseau Voltaire, 22 août 2017.

[2] « Myanmar : le Secrétaire général demande « une action rapide » pour mettre fin au « cauchemar » des Rohingya dans l’État de Rakhine », Compte-rendu du Conseil de sécurité, Onu, 28 septembre 2017. Référence : CS/13012.

[3] Le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà fait rédiger l’acte d’accusation du Myanmar, avant même les événements actuels : Countdown to Annihilation : Genocide in Myanmar, Penny Green, Thomas MacManus & Alicia de La Cour Venning, Queen Mary University of London, 2016. Persecution of the Rohingya Muslims ; Is Genocide Occurring in Myanmar’s Rakhine State ; a Legal Analysis, Allard Lowenstein, Yale University, 2016.

[4] « Birmanie : la sollicitude intéressée des États-Unis », par Thierry Meyssan, Abiad & Aswad (Syrie), Réseau Voltaire, 5 novembre 2007.

[5] The Burma Spring : Aung San Suu Kyi and the New Struggle for the Soul of a Nation, Rena Pederson, Foreword by Laura Bush, Pegasus, 2015.

[6] Neither Saffron Nor Revolution : A Commentated and Documented Chronology of the Monks’ Demonstrations in Myanmar in 2007 and Their Background, Hans-Bernd Zöllner, Humboldt-University, 2009.

[7] Burma/Myanmar : What Everyone Needs to Know, David Steinberg, Oxford University Press, 2013.

[8] Pour être plus précis, il y a eu des immigrés bengalis en Birmanie avant la domination britannique, mais l’immense majorité des Rohingyas descend des travailleurs déplacés par les colons. NdA.

[9] “Myanmar’s Rohingya insurgency has links to Saudi, Pakistan”, Simon Lewis, Reuters, December 16, 2016.

[10] “Speech by Aung San Suu Kyi at 71st UN General Assembly”, by Aung San Suu Kyi, Voltaire Network, 21 September 2016.

[11] Towards a peaceful, fair and prosperous future for the people of Rakhine, Advisory Commission on Rakhine State, August 2017.

[12] “We won’t Leave Rohingya Muslims Alone”, Presidency of the Republic of Turkey, September 1, 2017.

[13] “Rezaei urges Muslim states to defend Rohingya Muslims”, Mehr Agency, September 6, 2017.

[14] “Bangladesh offers Myanmar army aid against Rohingya rebels”, AFP, August 29, 2017.

[15] « Myanmar : le Guide critique les défenseurs des droits de l’homme », Leader.ir, 12 septembre 2017.

[16] “Iranian, Pakistani Top Military Commanders Stress Need for Ending Myanmar Muslims’ Plights”, Fars News, September 17, 2017.

[17] “Aung San Suu Kyi speech on National Reconciliation and Peace”, by Aung San Suu Kyi, Voltaire Network, 19 September 2017.

[18] « OIC Contact Group on Rohingya calls for UN Resolution on Myanmar », Organisation of Islamic Cooperation, September 19, 2017.

[19] « Le Serviteur des Deux Saintes Mosquées accorde un don de 15 millions de dollars aux réfugiés Rohingyas », Saudi Press Agency, September 19, 2017.

[20] The Rohingyas : Inside Myanmar’s Hidden Genocide, Azeem Ibrahim, Hurst, 2016.

[21] Comment le Djihad est arrivé en Europe, Jürgen Elsässer, préface de Jean-Pierre Chevènement, éditions Xenia, 2006.

[22] « L’UÇK, une armée kosovare sous encadrement allemand », par Thierry Meyssan, Notes d’information du Réseau Voltaire, 15 avril 1999.

Société contre l’État… 4 principes ancestraux et civisme

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“Les génitrices de la terre ont le devoir de se dresser et d’agir.”
~ Conseil des femmes de la nation Mohawk ~

 

Kaianerekowa, Grande Loi de la Paix (117 articles traduit par Résistance 71)

Le Wampum Deux Rangées

 

Paix, Pouvoir, Rectitude

 

Mohawk Nation News

 

2 octobre 2017

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/02/peace-righteous-power/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Sken-nen, kari-wiio, kasa-stsenera et atonwa-kowa, sont les quatre principes qui relient entre eux les instructions originelles de la création de toute vie.

Sken-nen est le lien d’amour entre les êtres, nos familles, notre peuple et toute vie. Kanoron-watsera nous maintient unifiés dans la réalité naturelle.

Kari-wiio est la réalité parfaite, notre connexion avec le véritable environnement naturel, tionheh-kwen. Chaque individu, famille et peuple fonctionnent en harmonie avec les autres et les différents éléments. Nous faisons partie d’une seule famille dont les membres se soutiennent les uns les autres.

Kasatsten-sera est ce que la nature nous fournit pour avoir un esprit fort, un esprit que nous avons l’obligation d’entraîner, de former. La création/nature a pour intention que chacun d’entre nous doit questionner tout exercice du pouvoir.

Atonwa-sera est la capacité de relier tous ces principes en un, la formule parfaite mise en place par la création pour la paix.