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La poussée de l’empire vers la 3ème guerre mondiale… une nécessité de survie du système (VT)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 septembre 2018 by Résistance 71

La guerre est le seul moyen de remettre les compteurs de la supercherie étatico-capitaliste à zéro et de faire perdurer le système encore un peu… avant la prochaine fois. L’histoire de l’État est l’histoire de la guerre, de la domination, du colonialisme, du racisme, du génocide et de l’eugénisme.

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne peut y en avoir. Il est temps de comprendre et de sortir pour créer la société des sociétés seule à même de mettre l’humanité sur la voie de l’émancipation. Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

Lecture complémentaire:
« Quand Trump, Donnie mains d’enfant, lavait plus blanc le fric de la mafia kazhare russe »…

 

 

La Russie va t’elle mettre un terme au bluff de l’Amérique ?

 

par Gordon Duff et New Eastern Outlook, Moscou

 

impliquant des sources au plus haut niveau de la prise de décision stratégique fournissant des informations pour la toute première fois

 

13 septembre 2018

 

url de l’article:

https://www.veteranstoday.com/2018/09/13/groundbreaking-neo-will-russia-call-americas-bluff/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’Amérique menace la Syrie de guerre. Le Wall Street Journal (NdT: organe de la CIA) dit que les troupes russes seront ciblées. Bien que cette nouvelle du 10 septembre 2018 soit fausse, il n’en demeure pas moins vrai qu’il y a une méthode bien sinistre derrière tout ça.

Trump veut la guerre avec la Russie, une guerre qu’il pense que la Russie combattra à moitié, quelques navires coulés, quelques avions abattus, pas de troupes américaines au sol, peut-être avec Trump capable d’utiliser son arsenal biologique et chimique secret et aussi ses armes nucléaires tactiques dont l’utilisation est plus facile à nier.

Cela fait longtemps que Trump dit qu’il aime la guerre, en fait il adore la guerre nucléaire. Trump n’a jamais servi dans l’armée et ne connait rien ni de la guerre ni des souffrances qu’elle inflige. L’amour fou et aveugle pour la guerre est très facile pour la caste des privilégiés du système.

Trump est persuadé que la Russie va battre en retraite, va agir avec tact et restriction, chose qui n’est plus depuis longtemps dans la boîte à outils des Etats-Unis. La Russie sera écrasée pour toujours, au-delà de toute sanction, sera poussée à démilitariser, à dénucléariser et à devenir un état marionnette des Etats-Unis, celui-là même qui avait été envisagé après la chute de l’URSS.

L’Amérique a besoin d’écraser la Russie maintenant, nous allons en reparler. Le timing est très important et pour Washington, le compte à rebours est commencé et la Russie doit être écrasée le plus tôt possible.

La tâche principale de Trump, comme le voit de plus en plus d’analystes, n’est pas d’écraser l’Iran, mais d’écraser un homme: Vladimir Poutine.

Quelqu’un a soufflé dans l’oreillette de Trump que c’était possible. De plus, il semble que quelqu’un dise beaucoup de choses à Trump, lui donne des ordres sans prendre d’ordre de lui. Qui fait cela est la véritable question, “l’état profond” ou peut-être Israël ou une cabale de banquiers et de pétroliers va t’en guerre et bien entendu le tristement célèbre “complexe militaro-industriel”.

Ce qui est clair, c’est ce que dit l’Amérique par les voix des John Bolton, Nikki Haley et Trump lui-même ainsi que les merdias de masse américains, tous ayant depuis longtemps franchi le rubicon de la folie, chose que des sondages montrent en indiquant que 61% des Américains questionnés pensent cela également.

C’est un secret de polichinelle que des millions d’Américains sont si énervés de leur gouvernement que l’idée même que l’Amérique perde une guerre majeure et doive faire face à une occupation militaire, n’est plus vue comme quelque chose de “négatif”. Des millions d’Américains pensent qu’en fait cela s’est déjà produit dans les ténèbres du système, par des élections truquées, des hauts-fonctionnaires corrompus, une police entraînée militairement par Israël, un espionnage continu via internet, des boulots s’amenuisant et mal payés, un jeu truqué de A à Z, une vie de survie et d’esclavage et la fin de l’espoir.

En Amérique, l’air est lourd de colère, si épais, qu’on peut le palper, un courant de rage assassine qui n’est pas dirigé vers la Russie ni la Syrie, existe. Essentiellement sur Donald Trump tandis que d’autres qui ont pris part au “Kool-Aid” blâment les immigrants, les Afro-Américains, les Latinos ou les progressistes libéraux (NdT: comme chez nous !… même schéma préfabriqué de la division interne des peuples…).

Nous entrons maintenant dans une période de précarité politique, pas tant dans l’aspect d’un face à face nucléaire des grandes puissances mais plutôt quelque chose de plus sinistre. Les Etats-Unis sont en train de prouver à ceux qui ont fait attention  qu’ils sont devenus un véritable asile de fous et que les descriptifs en provenance des anciens associés de Trump, la folie pure qu’on attribue à Trump lui-même, sont maintenant débridés et prêts pour Armaguédon.

Le fanatisme a toujours été présent, il est la véritable racine des attentats du 11 septembre et des guerres qui ont suivi, le tout fondé sur un système qui exalte la psychopathie enrobée de religion, de patriotisme et, le pire de tout, de pureté raciale. Au cœur de la “base Trump” se tiennent des choses vues auparavant comme l’eugénisme, la suprématie blanche, l’identité raciale, l’intolérance ou, pur utiliser un terme souvent très mal employé, le “nazisme”.

L’alignement des forces

La Russie est en train de faire ses plus grosses manœuvres militaires de l’histoire moderne qui impliquent plus de 300 000 troupes tandis que les Etats-Unis bougent leurs forces également.

Une chose est claire, Trump veut pousser la Russie vers une riposte contre l’Amérique et fait de manière continuelle des déclarations éhontées menaçant la Russie. La Grande-Bretagne et la France font de même et pourtant ni la France, ni la GB ni même les Etats-Unis ne sont en mesure de tirer des coups efficaces contre des cibles faibles en Syrie. La marine américaine n’est qu’une “fausse force de dissuasion”, leurs navires sont faciles à couler, leurs avions lancés des portes-avions faciles à abattre, la plupart étant de 4ème génération et très vulnérables aux attaques aériennes.

A part cela, les USA utilisent des chars d’assaut datant des années 1970, leurs carcasses éparpillées pour certains dans le désert irakien où des enfants les ont détruits avec de simples lance-roquettes de l’ère soviétique, rappelant la débâcle israélienne au Liban en 2006.

Le Hezbollah maintient un musée des véhicules blindés israéliens détruits juste à la sortie de Beyrouth. Nous sommes le 11 septembre 2018. La cause réelle de cette “guerre contre le terrorisme” vieille de 17 ans est toujours controversive, les rôles d’Israël et de l’Arabie Saoudite sujets à continuelle spéculation, les Etats-Unis sont à la recherche d’une nouvelle guerre.

D’après les médias, la guerre sera contre la Syrie et sera basée sur une riposte après une attaque à l’arme chimique que le président Al Assad aura ordonnée contre son peuple. Les rapports du contraire, seront totalement censurés par les merdias à la botte et seront virés de l’internet par la censure de Google et Facebook, ceci est en train d’être amené devant le CS de l’ONU et la CIJ de La Haye.

Les Etats-Unis ignorent ces deux institutions. Le conseiller à la sécurité du président Trump, John Bolton,a récemment menacé les juges de la CIJ de représailles personnelles pour toutes affaires de crimes de guerre qui seraient amenées devant eux concernant tout criminel de guerre américain, Bolton inclus.

Histoire de crimes

Les Etats-Unis se sont également retirés de la commission des droits de l’Homme, bien que les Américains à titre individuel, l’auteur de ces lignes inclus, maintiennent un statut de délégation malgré des menaces du ministère de la sécurité de la patrie (NdT: Department of Homeland Security ou DHS, la stasi/gestapo de l’empire du goulag levant…). Les USA ont quitté la convention de Genève depuis longtemps (NdT: les EU ne sont pas signataires de la 1ère CG de 1867, ils en font partie succintement depuis 1948 mais n’ont pas ratifié les protocoles I et II s’y rattachant), sont sortie unilatéralement de traités sur le nucléaire et les armes spatiales, pourtant très très peu d’Américains le savent, aucun vote ne fut tenu, aucun rapport dans les médias et aucune conséquence ne fut débattue.

Les activités navales des Etats-Unis dans la Mer Noire violent les traités en vigueur dans cette zone, leurs menaces sur l’Iran au sujet du contrôle légal de cette nation sur le détroit d’Ormouz sont toutes aussi illégales. Le soutien de Trump au nettoyage ethnique des Palestiniens est un crime de guerre aussi bien que d’avoir bougé l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Le rôle des Etats-Unis en Syrie est totalement illégal tout comme leur implication dans la guerre au Yémen également. Les attaques par drones au Pakistan sont illégales tout comme la complicité de la CIA dans des attaques terroristes en Iran.

Au-delà de tout ça, les Etats-Unis ont été pris la main dans le sac avec le National Reference Laboratory de Tbilissi en Géorgie, qui fabriquait et déployait des armes biologiques. Le programme de rendition de la CIA (enlèvement et détention/torture de suspects de terrorisme), qui impliqua la Libye de Kadhafi depuis Tripoli sous couvert du régime (NdT: mais pas seulement, ce programme utilisa des bases secrètes de détentions en Pologne, en Lituanie, en Thaïlande, en Roumanie et en… Syrie…) viola non seulement les règles de la guerre mais impliqua des enlèvements et des assassinats dans plus de 40 pays. Des innocents furent détenus et torturés pendant une décennie, furent jugés par des tribunaux militaires d’exception illégaux. Il y a des charniers retrouvés en Pologne, Ethiopie, Libye, Egypte et d’autres endroits connus de peu, tout cela tandis qu’une des grande responsable de ce programme, Gina Haspel, a été promu par Trump à la tête de la CIA..

Centre sans morale

Pour bien comprendre la menace, des notions depuis longtemps dépassées, sur la démocratie américaine ou la “décence chrétienne” doivent être abandonnées. Dès les années 1980, une “religion utilitaire” a supplanté les sectes normalement majoritaires du protestantisme chrétien. Sous la doctrine hérétique du “dominionisme”, une religion parallèle au christianisme s’est développée mélangeant les sectes patoisantes et manipulatrices de serpents à sonnette des régions primitives, pauvres et violentes des Appalaches avec les nouvellement formés cultes de l’apocalypse centrés sur le soutien du sionisme et d’Israël.

Se propageant comme un feu de brousse, ces cultes extrémistes centrés sur de bizarres traductions éronnées de passages contradictoires de la bible, se sont répandus dans des douzaines de sectes pseudo-chrétiennes “infectant” au passage quelques 45 millions d’Américains.

Derrière tout cela, se tenait bien entendu l’extrémisme le plus pur et les organisations politiques prêtes à exploiter l’ignorant et le coléreux au travers de leaders religieux ressemblant bien plus à des animateurs de télé réalité et à des aboyeurs de foire.

A la base de tout, se tiennent des courants sous-jacents de jalousie de classe, de haine raciale, de ressentiment envers les femmes et de peur, mélange détonnant s’il en est. Sentant la frénésie, se créa une nouvellement légalisée organisation médiatique contrôlée par des étrangers et gérée par Rupert Murdoch, rejoignant une volée d’entités entrepreneuriales qui ont éviscéré depuis longtemps toute forme d’intégrité dans les médias Etats-uniens.

Ajoutez à tout ça Google et Facebook, leurs partenaires de la NSA et la détérioration des protections individuelles sous des législations liberticides telle le Patriot Act et l’Amérique que bien des gens croient encore exister est bel et bien morte et enterrée.

La saignée

L’Amérique est terrifiée à l’idée de voir ses bateaux couler et ses avions abattus. Le Vietnam a détruit la volonté de l’Amérique de voir ses pertes militaires exposées publiquement. Les guerres sont maintenant combattues en utilisant des mercenaires et des terroristes (NdT: comme au Moyen-Age et sous la renaissance…et jusqu’au XVIIIème siècle…), en utilisant des missiles à distance et des sanctions économiques eles sont combattues par la propagande et la couardise, la couardise pourrait bien être même la nouvelle religion des Etats-Unis.

La seule chose qui arrête un couard et un caïd de cour de récrée, c’est un bourre-pif et un nez qui saigne, c’est ce que nous enseignent les cours de récréation. Donald Trump est souvent dépeint comme un enfant. Il parle et agit comme un enfant gâté et ceux autour de lui, sont même ceux qui affirment se “rebeller”, mais ne sont que les faibles, inutiles et inadéquats se cachant derrière le caïd, le tyran ; ne sont que des perdants et des mécontents jamais satisfaits.

La situation à laquelle nous devons faire face est celle de soit nous soumettre à un tyran ou à un petit caïd de cour de récrée et pour ceux d’entre nous qui vivent en Amérique, reconnaître un peu honteusement que ce “petit caïd et ce couard” en question est en fait “nous” ou soit de résister, de répondre.

Ici aux Etats-Unis, résister est considéré comme étant une trahison. Même rapporter la vérité est criminalisé et tout ce qui empêche l’arrestation massive des quelques vrais journalistes faisant encore leur travail est la capacité de l’internet de pouvoir encore les censurer, de les réduire au silence ou de les calomnier.

Pour une raison des plus vagues, toute opposition à la politique démente des Etats-Unis est considéré être de “l’antisémitisme” (NdT: cela vous semble familier ??…)

Les options

Lorsque l’Amérique va attaquer la Syrie, ce qui sera une attaque sur la Russie également, qu’on le veuille ou non, il y aura des choix. Si rien n’est fait, sachant que l’Amérique ne peut pas empêcher la libération d’Idlib des groupes terroristes qu’elle soutient, le monde sera plus sûr, pour un petit moment encore.

De là, les Etats-Unis bougeront sur l’Iran, un base d’opérations contre la Russie. Les Etats-Unis sont déjà en train de bouger contre la Biélorussie.

Pour Trump, ou plutôt, pour ceux qui contrôlent Trump, s’il est possible de contrôler un enfant colérique, pousser la Russie à riposter est l’équivalent du Saint Graal. Voir un porte-avion américain couler, des avions américains abattus par des S400 russes, les médias n’attendent que ça pour crier “Pearl Harbor”, “11 septembre”…

La Russie n’utilisera pas son arsenal nucléaire et ne possède pas une économie qui puisse soutenir une guerre ouverte avec l’OTAN. Voyez-vous, bien que l’OTAN soit morte, elle n’est pas encore enterrée, et pousser la Russie dans une guerre pourrait bien ravigoter l’OTAN. La France est partante, Macron a prouvé depuis un bon moment qu’il est un bon “outil” et un bon “toutou” à la botte.

La Grande-Bretagne n’est plus gouvernée et se retrouve avec le fou furieux Boris Johnson prêt à saisir le pouvoir. Les Etats-Unis pensent que la Chine est encore une décennie en retard pour une confrontation militaire viable avec eux. C’est ça qui pousse peut-être l’Amérique à la guerre plus que tout autre chose. Une fois que la Chine aura plus de porte-avions et c’est de cette manière que l’Amérique juge de la puissance d’un pays, les Etats-Unis se sentiront pris de côté sur l’Asie.

Si la Russie est éliminée maintenant, la Chine sera seule. Si la Russie est poussée à la guerre maintenant, l’Europe tombera sous le joug yankee de nouveau comme ce fut le cas en 1945, dirigée par une Amérique qui n’a plus rien “d’américain” en quoi que ce soit, ni en manière, ni en forme, ni en fond.

Guerre mondiale: Hors propagande occidentale, de quoi aura l’air un conflit majeur USA contre Russie/Chine…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M with tags , , , , , on 24 octobre 2016 by Résistance 71

… la dissuasion sino-russe étant déjà en place. Une guerre conventionnelle verrait une neutralisation du pseudo-avantage aérien otanesque. Qui contrôle les airs contrôle la guerre dit-on, jusqu’ici l’empire n’a eu qu’à combattre des « ennemis » diminués, sans aucune force aérienne moderne. Là, c’est une toute autre affaire… Les Yanks iraient au devant de sérieuses surprises.
~ Résistance 71 ~

 

Pour empêcher une nouvelle grande guerre

La Russie et la Chine se préparent à une guerre
– au seuil même de l’Amérique

 

Niki Vogt

 

23 octobre 2016

 

Source:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7756

 

Source originale en allemand (13 septembre 2016):

http://quer-denken.tv/russland-und-china-bereiten-sich-auf-einen-krieg-vor-und-diesmal-direkt-vor-amerikas-haustuer/

 

La Fédération de Russie a effectué, du 5 au 10 septembre, l’un des plus grands exercices militaires jamais exécutés, « Caucase 2016 ». 120 000 soldats et officiers ont participé à cet exercice de défense. Selon l’agence Tass, tout cela a eu lieu dans le voisinage immédiat de la péninsule de Crimée. Il n’y aurait jamais eu plus de 12 500 participants à l’exercice en même temps, a annoncé le 9 septembre Valéry Guérassimov, chef de l’état-major général russe. Des représentants des ministères et des membres de la banque centrale russe y ont également pris part.

Guérassimov a décrit les manœuvres militaires comme un « entraînement militaire intensif ». Il s’agissait d’un test difficile pour tous les gradés, qui a également mis les organismes de contrôle militaires à dure épreuve et testé leurs capacités de coordination des opérations des forces armées unies.

Un avertissement clair pour l’Occident

L’ampleur même de ces manœuvres et le choix de l’endroit peuvent être considérés, sans qu’on ait besoin de le souligner de façon explicite, comme un avertissement clair à l’Occident afin qu’il n’utilise pas la question de l’« annexion de la Crimée » et ne mette pas à trop rude épreuve la patience de la Russie dans le Donbass. On a appris en même temps la construction projetée jusqu’en 2018 d’une ligne de défense côtière à la pointe orientale de la Russie.

Une semaine avant le début de l’exercice militaire « Caucase 2016 », le ministre russe de la Défense Shoigu a fait état de la création d’une unité spéciale dans la région de la Tchoukotka impliquant d’énormes dépenses en personnel et en matériel. La décision a été prise en 2015 et fait « partie d’un plan d’installation d’un système unifié de défense depuis la côte arctique au Nord jusqu’au territoire de Premorja au Sud ». Le but en est de sécuriser les Iles Kouriles et la mer de Béring ainsi que d’assurer la protection des routes maritimes de la flotte dans le Pacifique et d’accroître la combativité de la marine nucléaire. Les nouvelles divisions doivent assurer la défense des régions très faiblement peuplées de la côte orientale de la Fédération de Russie.

Des divisions russes à la frontière orientale de la Russie

Le communiqué n’en dit pas plus. Par rapport à ces deux nouvelles, il est vraiment intéressant de noter que la Fédération de Russie adresse un message tout à fait clair à Washington. Jusqu’à présent, la Russie n’avait aucune division défensive côtière. Les frontières ouest de la Russie se trouvent sur le continent européen et du côté est, désert, il n’y avait aucune nécessité à défendre les côtes contre l’Alaska qui se trouve en face, elle aussi pratiquement déserte. Il n’y a aucune indication, ni sur ce à quoi une défense côtière orientale doit ressembler, ni sur son déploiement où sur l’armement prévu. Jusqu’à présent – à l’époque soviétique –, il y avait des forces navales en mer Baltique, dans l’océan Arctique, en mer Noire et dans le Pacifique assurant la défense des côtes russes. Pourquoi met-on alors en place des divisons terrestres entières le long des côtes ?

Une division est une grande organisation de forces terrestres capable de mener un affrontement « interarmes », c’est-à-dire infanterie, génie militaire, défense NBC, blindés, service de santé, missiles et artillerie lourde … bref, tout l’attirail du « Grand Cirque ». Dorénavant, plusieurs divisions seront installées le long de la côte orientale.

Pas plus de 90 kilomètres de l’Alaska

Un coup d’œil sur la carte, et on se rend compte que le point le plus avancé du nord-est de la Russie n’est séparé des Etats-Unis que par le détroit de Béring. Là, où il est le plus étroit, les deux superpuissances ne se trouvent pas à plus de 90 kilomètres l’une de l’autre. L’Alaska n’est qu’à un jet de pierre. Mais qu’y a-t-il en Alaska, à part des élans, des loups, des ours, des rennes et quelques villages ?

Il y a déjà quelques bases militaires américaines pas tout à fait anodines, telle la base Elmendorf Air Force à Anchorage. C’est là qu’on trouve non seulement les derniers modèles d’avions de combat F-22-Raptor, capables d’en décoller pour intercepter les bombardiers stratégiques russes, mais aussi le Norad pour la zone d’Alaska, le Command of the 11th Air Army et Fort Richardson, avec la 4th Brigade Combat Team (parachutistes) de la 25e division d’infanterie.

« Les avions de combat américain auraient 
à peine le temps de décoller en cas de guerre »

Comme mentionné plus haut, les divisions pourraient aussi être équipées de missiles de différentes sortes. Dans l’une de ses analyses, l’analyste militaire Sergej Ischenko a remarqué que si la Russie installait le long de sa côte orientale des rampes de lancement mobiles pour le système de missiles balistiques à courte portée Iskander, les F-22-Raptors des Américains auraient à peine le temps de décoller pour intercepter les bombardiers russes. Comme nous l’avons appris avec le cas « Donald Cook » et d’autres démonstrations de force des Russes, ces derniers peuvent paralyser complètement l’électronique militaire américaine, ce qui se produirait très vraisemblablement également en Alaska, plongeant dans le noir tous les postes d’observation et d’alerte. « Tout comme au temps de la guerre froide, les troupes des bases militaires d’Elmendorf et de Fort Richardson iront se coucher chaque soir avec un mauvais pressentiment », résume Ischenko.

Avec les USA, la Russie applique 
ce qu’elle a dû elle-même supporter

La Russie applique à présent exactement ce qu’elle a dû elle-même supporter au cours des dernières années : les bases militaires et les troupes de la puissance adverse se resserrent sur les frontières des Etats-Unis. Là-dessus, comme l’a souligné le président chinois Xi Jinping lors du Sommet du G20 à Hangzhou : la Chine poursuivra avec confiance ses intérêts dans la mer de Chine méridionale. Celle-ci se situe juste au-dessous de la côte orientale de la Russie. Cela ne se présente pas très bien pour les Etats-Unis.

Cependant, il n’y a pas que les divisions de défense côtière dans la Tchoukotka et les côtes du sud vers la Chine. L’armée de l’air russe a construit dix bases aériennes dans l’Arctique. L’organisation russe pour les constructions spéciales (Spetsstroy) développe actuellement les installations d’infrastructure de ces bases militaires aériennes dans le grand Nord, en Extrême-Orient et en Sibérie pour 20 000 militaires, leurs familles et des employés civils du ministère de la Défense.

Selon un rapport du site Internet « The National Interest », les avions de combat des 10 bases de l’armée de l’air sont équipés du redoutable Vympel R-37 (missile air-air) à très haute portée et qui est en mesure d’abattre de manière ciblée les avions américains AWACS et C4-ISTAR ; ils peuvent également se déplacer sur une si grande distance qu’ils sont inaccessibles pour les avions de combat américains qui doivent protéger les AWACS et les C4-ISTAR. Les avions de combat russes peuvent en outre abattre avec une très grande précision les avions ravitailleurs des Américains, ce qui, lors de l’explosion du chargement de kérosène hautement inflammable, rend obsolète la possibilité pour l’équipage de s’échapper en utilisant leurs sièges éjectables. Un tir réussi transforme immédiatement le chargement de kérosène volant en boule de feu.

Viennent en outre les missiles air-air Nivator KS-17 qui portent déjà parmi les Américains le nom d’AWACS-killers et atteignent sûrement leur but sur une portée de 400 kilomètres. Ce sont les missiles air-air les plus lourds et les plus destructeurs n’ayant jamais été construits. L’armée de l’air indienne en possède afin d’armer ses SU-30MKI-FIGHTERJETS russes.

1500 soldats d’élite russes en Bolivie

Le réarmement ne s’arrête cependant pas à la frontière nord-ouest de l’Amérique. Le 6 septembre, l’agence Tass a rapporté que la Fédération de Russie avait envoyé 1500 soldats d’élite, les Spetsnaz, pour action immédiate en Bolivie. Cette mesure faisait partie d’un accord sur la collaboration militaire signé entre la Fédération de Russie et la Bolivie et appliqué sur le champ. Il s’agit là également d’une avant-garde – qui ne devrait pas s’en tenir au nombre de 1500 – se rapprochant des frontières étatsuniennes. La Bolivie voit la Russie comme un pays fraternel, avec lequel elle entretient d’excellentes relations, a fait savoir le ministre de la Défense bolivien. De son côté, la Russie voit en la Bolivie un partenaire prometteur, a répondu avec bienveillance le ministre de la Défense russe Shoigu.

Pas de nouveau Brésil

L’empressement de la Bolivie à collaborer avec la Russie doit être vu dans un contexte de crainte de devenir le prochain Venezuela ou le prochain Brésil où les Etats-Unis provoqueraient désordres et renversements politiques. Au Brésil, où Washington serait derrière la destitution de Dilma Rousseff, dont le successeur au poste de président, Michel Temer, a, selon des informations de Wikileaks, travaillé de longues années comme informateur des services secrets américains contre son propre pays. 
L’article indique ensuite que Temer va nommer Goldman Sachs et le FMI pour gérer et diriger l’économie brésilienne.

Lors du renversement de Dilma Rousseff, Temer était soutenu par le sénateur Aloysio Nunes qui a œuvré pour la destitution de celle-ci. Une fois que le renversement a abouti, Nunes est allé trois jours aux Etats-Unis pour y rencontrer des représentants du gouvernement américain. Parmi ceux-ci, on trouvait aussi des membres du US-Senate Foreign Relations Committee, de l’Albright Stonebridge Group (Présidente : 
Madeleine Albright) et l’ancien ambassadeur américain au Brésil, Thomas Shannon. De plus, l’actuelle ambassadrice des Etats-Unis au Brésil Liliana Ayalde est une femme qui, selon Wikileaks, a déjà été impliquée dans la chute du gouvernement paraguayen.

Avion-espion américain au-dessus de la mer Noire

La Russie s’est justifiée du renforcement massif de ses efforts militaires – dirigés à l’évidence contre les Etats-Unis – par le survol de la mer Noire, d’un des avions-espions américains P8-Poseidon, ayant tenté de pénétrer la semaine dernière, avec son transpondeur éteint, dans l’espace aérien russe. Il a été intercepté par un SU-27. Le Pentagone s’est ensuite plaint de ce que l’avion de combat russe ait opéré des manœuvres dangereuses et s’est approché de l’avion américain à une distance de 10 pieds. La tentative de pénétrer dans l’espace aérien russe est contre toutes les règles internationales et, serait en outre le prolongement des agressions américaines délibérées du 1er août, lorsque les Etats-Unis ont fait voler le long de la frontière nord de la Russie plusieurs bombardiers stratégiques pouvant transporter des armements nucléaires.

Si l’on prend en compte également le fait – déjà mentionné plus haut – que la Chine a ouvertement montré sa disposition de s’opposer aux activités américaines dans la région, et l’armement qu’a développé la Chine, il en résulte une nouvelle image de la situation internationale.

Une nouvelle image de la situation internationale

Avec son missile PL-15, la Chine a plongé les instances dirigeantes de l’armée américaine dans la perplexité. Les AIM-120 AMRAAM des avions de combat américains, vieux de plusieurs décennies, ne peuvent plus tenir la comparaison. « Que pouvons-nous opposer à cette menace ? » a demandé le général Herbert Carlisle, commandant de l’Air Combat Command. Et il a exigé : « Le PL-15 et la portée de ce missile … nous devons tout simplement être capables de le surclasser. » En outre, les Chinois ont également développé avec le Chengdu-J-20, un avion de combat furtif, efficace et ultramoderne. Les Chinois dissimulent certes de nombreuses données, mais il est clair pour les militaires américains qu’ils ont là affaire à un avion optimisé capable d’atteindre une vitesse élevée et de très grande portée. En armant ces avions de combat de missiles PL-15, les Chinois peuvent détruire les avions ravitailleurs américains ainsi que des navires de guerre.

Cependant, afin de permettre les opérations aériennes des avions de combat américains F-22 en mer, trois ou quatre avions ravitailleurs doivent, selon un RAND-Briefing, décoller toutes les heures pour délivrer 2,6 millions de gallons de kérosène aux avions de combat. Cela, Pékin le sait aussi. Les avions Chengdu J-20 n’ont qu’à cibler – à distance sécurisée – les lourds et maladroits avions-ravitailleurs avec des PL-15 à grande portée pour les tirer comme des pigeons et paralyser l’armée de l’air américaine dans les eaux extraterritoriales de Chine et des côtes orientales de la Russie.

Les Américains doivent se faire à l’idée 
d’une guerre menée dans leur propre pays

Si la Russie y ajouterait encore sa capacité à éliminer le très complexe système électronique AEGIS des forces armées américaines, les Etats-Unis ne pourraient à moyen terme plus se permettre aucune épreuve de force avec la Chine et la Russie dans cette région. Il ne serait pas possible aux bombardiers américains de pénétrer profondément en Chine et en Russie pour détruire les grandes villes et les centres importants par des attaques à la bombe, pas plus que de mener des opérations d’engagement dans les zones côtières de la Chine et de la Russie. L’Amérique est en train de perdre sa souveraineté aérienne sur la mer de Chine méridionale, région de grande importance avec les itinéraires commerciaux mondiaux et perd aussi son influence sur les Etats riverains qui voient le champion jusqu’ici incontesté provoqué et mis à mal.

En revanche, la Russie et la Chine ont de bonnes chances d’affronter les Américains le long de leur côte occidentale sur leur propre sol, dans de très dures attaques aériennes. Privées de leurs systèmes d’alerte électroniques, que la Russie peut désactiver, les possibilités de la défense antiaérienne seront restreintes. En combat aérien, les missiles de grande portée russes et chinois sont supérieurs à ceux des Américains. Cette fois-ci, les Américains doivent se faire à l’idée d’avoir la guerre dans leur propre pays. Toute la côte ouest, jusqu’à loin dans l’arrière-pays, serait touchée. Si les Etats-Unis jouaient la carte du nucléaire, la riposte consisterait en au moins une bombe atomique sur une grande ville américaine de la côte ouest.

La tendance esquissée ici montre à l’évidence que la Chine et la Russie veulent le faire voir clairement aux Américains et sont décidées, le cas échéant, à mettre leurs plans en œuvre. Le peuple américain n’est cependant psychologiquement absolument pas préparé à un tel scénario catastrophe. Il y aurait une explosion de panique déclenchant une tourmente anti-gouvernementale. Les Etats-Unis ne seraient pas en mesure de mener une telle guerre plus de deux semaines.

Niki Vogt

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Source : quer-denken.tv/russland-und-china-bereiten-sich-auf-einen-krieg-vor-und-diesmal-direkt-vor-amerikas-haustuer du 13/9/16