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Guerre impérialiste par procuration en Ukraine : Zelensky piégé par Moscou et Washington (Thierry Meyssan)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 23 novembre 2022 by Résistance 71

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De la vie d’une marionnette…

Zelensky piégé par Moscou et Washington

Thierry Meyssan

22 novembre 2022

Url de l’article original : https://www.voltairenet.org/article218419.html

Article précédent : “Ukraine : qui sont les nationalistes intégraux ?” (Thierry Meyssan)

L’évolution du rapport de forces sur le champ de bataille ukrainien et l’épisode tragique du G20 de Bali marquent un retournement de situation. Si les Occidentaux croient toujours vaincre prochainement Moscou, les États-Unis ont déjà débuté des négociations secrètes avec la Russie. Ils s’apprêtent à lâcher l’Ukraine et à faire porter le chapeau au seul Volodymyr Zelensky. Comme en Afghanistan, le réveil sera brutal.

Discutant , il y a une dizaine de jours à Bruxelles, avec un chef de file des députés européens que l’on dit ouvert d’esprit, je l’écoutais me dire que le conflit ukrainien était certes complexe, mais que la chose la plus évidente était que la Russie avait envahi ce pays. Je lui répondis en observant que le droit international faisait obligation à l’Allemagne, à la France et à la Russie d’appliquer la résolution 2202, ce que Moscou, seul, avait fait. Je poursuivais en lui rappelant la responsabilité de protéger les populations en cas de défaillance de leur propre gouvernement. Il me coupa la parole et me demanda : « Si mon gouvernement se plaint du sort de ses ressortissants en Russie et attaque ce pays, vous trouverez cela normal ? ». Oui, lui répondis-je, si vous avez une résolution du Conseil de sécurité. En avez-vous une ? Décontenancé, il changea de sujet. Trois fois, je lui demandais si nous pouvions aborder la question des « nationalistes intégraux » ukrainiens. Trois fois, il refusa. Nous nous séparâmes avec courtoisie.

La question de la responsabilité de protéger aurait dû être nuancée. Ce principe n’autorise pas à une guerre, mais à une opération de police, menée avec des moyens militaires. C’est pourquoi le Kremlin veille à ne pas désigner ce conflit comme une « guerre », mais comme une « opération militaire spéciale ». Les deux manières de parler désignent les mêmes faits, mais « opération militaire spéciale » limite le conflit. Dès l’entrée de ses troupes en Ukraine, le président russe, Vladimir Poutine, a précisé qu’il n’entendait pas annexer ce territoire, mais uniquement libérer les populations persécutées par les « nazis » ukrainiens. Dans un long article précédent, j’ai indiqué que, si l’expression « nazis » est juste au sens historique, elle ne correspond pas à la manière dont ces gens se désignent. Ils utilisent l’expression : « nationalistes intégraux ». Rappelons que l’Ukraine est le seul État au monde à disposer d’une Constitution explicitement raciste.

Le fait d’observer que le droit international donne raison à la Russie ne signifie pas qu’on lui donne un blanc-seing. Chacun doit critiquer la manière dont elle applique le droit. Les Occidentaux trouvent toujours la Russie « asiatique », « sauvage » et « brutale », même s’ils se sont montrés eux-mêmes bien plus destructeurs en de nombreuses occasions.

RENVERSEMENT DE SITUATION

Les points de vue russe et occidentaux ayant été précisés, force est de constater que plusieurs évènements ont suscité une évolution occidentale.
Nous entrons dans l’hiver, une saison rude en Europe centrale. La population russe a conscience, depuis l’invasion napoléonienne, qu’elle ne peut pas défendre un pays aussi grand. Aussi a-t-elle appris à utiliser précisément l’immensité de son territoire et les saisons pour vaincre ceux qui l’attaquaient. Avec l’hiver, le front est figé pour plusieurs mois. Chacun peut constater que, contrairement au discours selon lequel les Russes sont vaincus, l’armée russe a libéré le Donbass et une partie de la Novorussia.
Avant que l’hiver ne tombe, le Kremlin a replié la population libérée qui habitait au Nord du Dniepr, puis a retiré son armée, abandonnant la partie de Kershon située sur la rive Nord du Dniepr. Pour la première fois, une frontière naturelle, le fleuve Dniepr, marque une frontière entre les territoires contrôlés par Kiev et ceux contrôlés par Moscou. Or, durant l’entre-deux-guerres, c’est l’absence de frontières naturelles qui a fait tomber tous les pouvoirs successifs en Ukraine. Désormais, la Russie est en position de tenir.
Depuis le début du conflit, l’Ukraine peut compter sur l’aide illimitée des États-Unis et de leurs alliés. Or, les élections de mi-mandat aux USA ont enlevé la majorité de l’administration Biden à la Chambre des Représentants. Désormais, le soutien de Washington sera limité. Identiquement, l’Union européenne trouve aussi ses limites. Ses populations ne comprennent pas la hausse des coûts de l’énergie, la fermeture de certaines usines et l’impossibilité de se chauffer normalement.
Enfin, dans certains cercles de pouvoir, après avoir admiré les talents de communiquant de l’acteur Volodymyr Zelensky, on commence à s’interroger sur les rumeurs concernant sa soudaine fortune. En huit mois de guerre, il serait devenu milliardaire. L’imputation est invérifiable, mais le scandale des Pandora Papers (2021), la rend crédible. Est-il nécessaire de se saigner aux quatre veines pour ne pas voir arriver les dons en Ukraine, mais disparaître dans des sociétés off shore ?

Les Anglo-Saxons (c’est-à-dire Londres et Washington, NdR71 : c’est à dire la City de Londres et sa succursale de Wall Street...) souhaitaient transformer le G20 de Bali en sommet anti-Russe. Ils avaient d’abord fait pression pour que Moscou soit exclu du Groupe comme ils y sont parvenus au G8. Mais si la Russie avait été absente, la Chine, de très loin le premier exportateur mondial, ne serait pas venue. Aussi, c’est le Français Emmanuel Macron qui a été chargé de convaincre les autres invités de signer une déclaration sanglante contre la Russie. Durant deux jours, les agences de presse occidentales ont assuré que l’affaire était dans le sac. Mais, en définitive, la déclaration finale, si elle résume le point de vue occidental, ferme le débat en ces mots : « Il y avait d’autres points de vue et différentes évaluations de la situation et des sanctions. Reconnaissant que le G20 n’est pas le forum pour résoudre les problèmes de sécurité, nous savons que les problèmes de sécurité peuvent avoir des conséquences importantes pour l’économie mondiale ». En d’autres termes, pour la première fois, les Occidentaux ne sont pas parvenus à imposer leur vision du monde au reste de la planète.

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Le piège

Pire : les Occidentaux ont imposé une intervention vidéo de Volodymyr Zelensky comme ils l’avaient fait, le 24 août et le 27 septembre, au Conseil de sécurité des Nations unies. Or, alors que la Russie avait vainement tenté de s’y opposer en septembre à New York, elle l’a accepté en novembre à Bali. Au Conseil de sécurité, la France, qui détenait la présidence, avait violé le règlement intérieur pour donner la parole à un chef d’État par vidéo. Au contraire, au G20, l’Indonésie tenait une position absolument neutre et ne risquait pas d’accepter de lui donner la parole sans autorisation russe. Il s’agissait à l’évidence d’un piège. Le président Zelensky, qui ne connaît pas le fonctionnement de ces instances, y est tombé.

Après avoir caricaturé l’action de Moscou, il a appelé à l’exclure du… « G19 ». En d’autres termes, le petit Ukrainien a donné, au nom des Anglo-Saxons, un ordre aux chefs d’État, Premiers ministres et ministres des Affaires étrangères des 20 plus grandes puissances mondiales et n’a pas été entendu. En réalité, le litige entre ces dirigeants ne portait pas sur l’Ukraine, mais sur leur soumission ou pas à l’« ordre mondial américain ». Tous les participants latino-américains, africains et quatre asiatiques ont dit que cette domination était finie ; que désormais le monde est multipolaire.

Les Occidentaux ont dû sentir le sol trembler sous leurs pieds. Ils n’ont pas été les seuls. Volodymyr Zelensky a vu, pour la première fois, que ses parrains, jusqu’ici maîtres absolus du monde, le laissaient tomber sans hésiter pour maintenir quelques temps encore leur position.

Il est probable que Washington a été de mèche avec Moscou. Les États-Unis constatent qu’à l’échelle du monde, les choses tournent à leur désavantage. Ils n’auront aucune hésitation à faire porter le chapeau au régime ukrainien. William Burns, directeur de la CIA et opposant à la ligne straussienne, a déjà rencontré Sergueï Narychkine, le directeur du SVR, en Turquie. Ces entretiens font suite à ceux du straussien Jacob Sullivan, le conseiller national de Sécurité US, avec plusieurs officiels russes. Or, Washington n’a rien à négocier en Ukraine. Deux mois avant le conflit en Ukraine, j’expliquais que le fond du problème n’avait aucun rapport avec ce pays, pas plus qu’avec l’Otan. Il porte essentiellement sur la fin du monde unipolaire.

Aussi ne faut-il pas s’étonner que, quelques jours après la gifle du G20, Volodymyr Zelensky ait contredit, pour la première fois en public, ses parrains états-uniens. Il a accusé la Russie d’avoir lancé un missile sur la Pologne et a maintenu ses propos lorsque le Pentagone a indiqué qu’il avait tort, c’était un contre-missile ukrainien. Il s’agissait pour lui de continuer à agir dans la droite ligne du Traité de Varsovie, conclu le 22 avril 1920, par les nationalistes intégraux de Symon Petlioura avec le régime de Piłsudski ; de pousser la Pologne à entrer en guerre contre la Russie. C’est la seconde fois que Washington faisait sonner une clochette à ses oreilles. Il ne l’a pas entendue.

Probablement, ces contradictions ne vont plus se manifester en public. Les positions occidentales vont s’assouplir. L’Ukraine est prévenue : dans les prochains mois, elle va devoir négocier avec la Russie. Le président Zelensky peut prévoir dès à présent sa fuite car ses compatriotes meurtris ne lui pardonneront pas de les avoir dupés.

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Guerre contre la Fédération de Russie : en marche! (Paul Craig Roberts)

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Nous n’avons plus traduit Paul Craig Roberts (PCR) depuis bien longtemps. Nous fûmes des pionniers dans la traduction de ses textes il y a plus de 10 ans. PCR est un insider, il a travaillé au plus haut sommet du gouvernement américain sous l’ère Reagan et les reaganomics. Il connaît bien le système de l’intérieur et c’est tout à son honneur qu’il ait décidé à un moment donné, de dire la vérité et de participer à une critique et un éveil massifs concernant la turpitude et le mensonge ambiant. A Résistance 71, nous sommes les pionniers de la traduction de ses analyses en français depuis 2010 et le respectons pour le chemin qu’il a pris. Depuis quelques années, nous avons cessé de le traduire pour une raison simple : nous donnons depuis un bon moment la priorité aux solutions en plus de la critique du système étatico-marchand. Roberts, comme Pepe Escobar, John Pilger, Thierry Meyssan et tant d’autres, sont de bons analystes, mais ne savent faire que cela : analyser pour mieux faire comprendre. C’est bien, mais pas, ou plus suffisant, nous devons maintenant penser aux solutions… Comment radicalement sortir de cette merde systémique dont l’aboutissement implosif final est programmé dans sa propre “mécanique” ? Comment reprendre la barre du bateau ivre et mener la société humaine sur la voie émancipatrice de l’exploitation, de la répression, du mensonge perpétuel et de la division politico-sociale qui entretient le système dans sa dérive et décadence permanentes, sachant qu’il n’y a pas de solution en son sein, ce que Roberts et autres critiques ne voient pas ou ne veulent pas voir… Ceci dit, PCR est correct dans son évaluation de la croisée des chemins à laquelle mène cette énième crise politico-marchande résolue dans la guerre. Les stratèges yankees l’ont dit depuis des lustres : le seul ennemi dangereux de l’empire anglo-américano-sioniste n’est ni la Russie, ni la Chine… mais l’Europe, qui seule a la capacité économique et technologique de rivaliser avec l’empire et si l’Europe s’alliait avec la Russie dans un élan unificateur politico-économique, ce serait très vite la fin de l’hégémonie anglo-saxonne et de ses vassaux. Elle doit donc être détruite. Ainsi donc, cette guerre en Ukraine est un piège qui se referme sur la Russie et l’Europe, qui a terme, verra le triomphe de la marchandise mondialisée et de sa dictature planétaire achevée… si, une fois de plus, nous les laissons faire !
La solution est hors système, dans la reprise en main des affaires politiques, économiques et sociales par les peuples du monde, unis en une vaste Commune Universelle, une société des sociétés horizontale, non-hiérarchique et non coercitive. Roberts et consort sont incapables de comprendre cela parce que ce sont d’indécrottables réformistes, des sbires du système, critiques certes, mais sbires quand même puisque pour eux, rien n’existe et ne saurait exister hors du moule, ce qui les rend invalides et obsolètes… Nous ne devons rien attendre d’eux, la solution est en nous et nous seuls. Personne ne viendra nous aider. C’est à nous de (re)prendre nos affaires en main comme les Zapatistes l’ont fait il y a 28 ans et continuent de montrer la marche à suivre à un monde aveuglé et distrait par l’illusion marchande et son spectacle perpétuel.
~ Résistance 71 ~

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Reprendre la barre et foutre le système par dessus bord !…

Guerre contre la Fédération de Russie

Paul Craig Roberts

24 juin 2022

Url de l’article original :
https://www.paulcraigroberts.org/2022/06/24/war-with-the-russian-federation/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Je me souviens lorsque l’on félicitait mes analyses et dires. Le gouvernement français de François Mitterrand m’a décerné la légion d’honneur pour la restauration de la science économique. Le président Reagan envoya son directeur du budget, Jim Miller, à la cérémonie de remise de la médaille avec une lettre de Reagan me donnant crédit pour la politique économique réussie de Reagan qui aida à résoudre la stagflation. Le ministère de l’économie américain m’a donné sa médaille d’argent pour “une remarquable contribution à la politique économique des Etats-Unis.” Le Who’s Who des Etats-Unis me donna son Lifetime Achievement Award. Le Club de la Presse du Mexique m’a donné sa palme du journalisme international. Lorsque mes enfants sont nés, des lettres de félicitations s’amassèrent en provenance de personnalités telles que le chef des opérations de la marine américaine et le chef d’état-major des armées, etc, etc.

Aujourd’hui, on ne me félicite plus, je dois le faire moi-même, ce que je n’ai jamais fait, mais vais le faire. Je me suis ruiné à dire la vérité et on ne me donne même pas le crédit de cela.

Hier (23 juin), The Saker (Andrei Raevsky) a écrit que cela devenait indéniable que ce qui avait commencé comme une opération militaire russe limitée en Ukraine avait tourné en une guerre ouverte et totale entre la Russie et l’occident.

Je fus la première personne qui écrivit que l’aspect “limité” de l’intervention russe au Donbass n’était qu’une illusion. Washington, avais-je dit, ne permettrait jamais que cela soit limité. Pour cette analyse correcte, Andrei m’a dénoncé comme un anti-russe. Dmitry Orlov m’a traité de barjot qui voulait une guerre nucléaire. En d’autres termes, le fait que je pointais du doigt un mauvais calcul du Kremlin qui résulterait en une guerre plus large n’était pas le bienvenu, ce malgré la vérité évidente que cela annonçait.

Et bien, alors qu’Andrei maintenant le reconnaît, la guerre plus large que j’avais prédite est sur nous. La réceptivité du Kremlin aux provocations les a amené à la situation où un pays insignifiant, du moins militairement, a bloqué les provisions russes vers une partie de la Russie, Kaliningrad. Si le Kremlin, toujours tolérant envers les provocations, tolère ceci, La Russie est finie. Si le Kremlin ne l’accepte pas, la Lithuanie est finie.

Comme la Lithuanie est un membre de l’OTAN, l’OTAN et ses mauvaises décisions devra entrer en guerre ou reculer. Les néo-conservateurs juifs qui contrôlent la politique étrangère américaine ne les laisseront pas reculer. Washington paienbeaucoup pour l’obéissance et s’attend à ce que l’OTAN acquiesce et obéisse.

En d’autres termes, Les “leaders” européens vont certainement très bientôt devoir prendre une décision : détruisons-nous l’Europe ou abandonnons-nous notre pognon américain ?

Ils vont prendre l’oseille et se tirer, mais où ?

En tant qu’ancien guerrier de la guerre froide, en tant qu’ex-membre d’un comité d’enquête présidentiel (NdT : dans l’ère Reagan) pour évaluer les vues de la CIA sur la capacité militaire et économique de l’URSS, je peux dire en toute confiance, qu’il n’y a nulle part où aller, nulle part où se planquer.

A moins que l’emprise hégémonique sur la politique étrangère des Etats-Unis et donc de l’occident, tenue par les juifs néo-conservateurs ne soit brisée, l’Occident et la Russie sont en marche pour une guerre nucléaire.

La guerre sera nucléaire, parce que l’occident est trop faible pour gagner une confrontation conventionnelle contre la Russie. L’occident ne le sait pas, parce que l’intervention russe dans le Donbass n’implique que peu de troupes russes et celles-ci bougent lentement dans des manœuvres d’encerclement. Normalement, une force d’invasion table sur une supériorité numérique de 3 pour 1, mais dans le conflit du Donbass, les Ukrainiens étaient probablement bien plus nombreux que les Russes, la masse de l’armée russe elle, attendant en renfort dans l’éventualité d’une intervention des troupes de l’OTAN.

Il n’y a absolument aucun doute que la Russie va nettoyer le Donbass de toutes forces militaires ukrainiennes. Le boulot est presque fini du reste ; mais pas le conflit plus large.

“L’UE et l’OTAN forment une coalition pour une guerre contre la Russie” – Lavrov

Le ministre des affaires étrangères russe a dit aujourd’hui : “Hitler a rallié une portion significative si pas la plupart des nations européennes sous sa bannière pour mener une guerre contre l’Union Soviétique,” ajoutant “maintenant, L’UE avec l’OTAN sont en train de former une autre coalition, moderne, pour un défi, plus ultimement, une guerre contre la Fédération de Russie.

https://www.rt.com/russia/557741-nato-europe-coalition-war-moscow/

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

ne-pas-abandonner-cest-la-vie

Guerre en Ukraine : des nouvelles des nazis d’Azov soutenus par l’OTAN et l’UE…

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On nous pète les plombs quotidiennement avec les mensonges systématiques des merdias occidentaux au sujet de la guerre en Ukraine (entre autre) , voici des nouvelles de l’autre côté de la barrière… sans aucun doute plus fiables, concernant le sort des nazillons d’Azov soutenus par l’OTAN et l’UE.
~ Résistance 71 ~

Les commandants du bataillon ukrainien Azov qui se sont rendus aux forces russes à Marioupol transférés dans un centre de détention à Moscou

Agence Tass

20 juin 2022

Url de l’article original :
https://tass.com/society/1468175?utm_source=rense.com&utm_medium=referral&utm_campaign=rense.com&utm_referrer=rense.com

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

MOSCOU,  20 juin 2022 /TASS/. 

Plusieurs commandants du bataillon nazi ukrainien Azov, qui se sont rendus lors de la bataille de Marioupol, ont été transférés au centre de détention Lefortovo de Moscou, a indiqué à l’agence TASS, une source des agences de sécurité russes ce dimanche.

“En ce moment, plusieurs commandants d’Azov, qui furent faits prisonniers lors des batailles de Marioupol, ont été transférés à Lefortovo”, a dit la source, mais elle n’a pas indiqué les noms des détenus.

D’après de précédents rapports, Svyatoslav Palamar (indicatif radio Kalina), commandant adjoint du bataillon Azov et Sergei Volynsky 8indicatif radio Volyna), le commandant de la 36ème brigade de fusiliers marins des forces armées ukrainiennes, qui se sont rendus au terme de la bataille de Marioupol, ont été transférés en Russie à des fins d’enquête.

Plus de 1000 soldats ukrainiens qui se sont rendus à Marioupol, ont été transférés en Russie à des fins d’enquête. Une source des forces de sécurité a dit à l’agence TASS que plus de 100 soldats faits prisonniers ÷a l’issue de la bataille de l’usine Azovstal, incluant des mercenaires étrangers, pourraient être détenus à Moscou.

D’après le ministère de la défense russe, quelques 2439 soldats ukrainiens et membres du bataillon Azov, se sont rendus aux forces russes le 16 mai après avoir été bloqués dans l’usine Azovstal pendant plus d’un mois. Le 20 mai 2022, les forces russes ont totalement libéré toute la zone territoriale de l’usine.

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Guerre Ukraine : La Russie contre un occident maquereau de sa pute néo-nazie…

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Encore une excellente analyse de Thierry Meyssan. Nous ajouterions ceci : le but de l’empire et de la politique du Nouvel Ordre Mondial n’est pas/plus de gagner les guerres qu’il met en place , mais que ces guerres durent. Les guerres occidentales ne sont plus faites pour être gagner mais pour générer le plus de chaos possible sur la longue durée, maintenir la division des peuples tout en engrangeant le plus de fric possible pour le complexe militaro-industriel. Ceci n’est bien entendu pas le cas pour la Russie, qui fixe ses objectifs et arrête lorsque ceux-ci sont atteints. Ceci veut dire que l’OTAN, géré par l’empire anglo-américano-sioniste, fera durer cette guerre et essaiera de l’étendre par procuration toujours. A terme, il y a deux solutions pour marre fin à cette saloperie : soit la Russie devra frapper de manière décisive l’OTAN et l’empire, soit l’empire de l’intérieur doit être anéanti par ses peuples en rébellion contre le système étatico-marchand qui, bien que moribond, entraîne le monde à sa perte.
La question est toujours et encore la même : qu’allons-nous faire pour empêcher ce chaos annoncé ? Quand allons-nous enfin cesser d’être spectateurs hypnotisés et enfin devenir les acteurs éclairés de notre futur ?…
~ Résistance 71 ~

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Nazis en Ukraine ?… Pfff ! complotisme…

Ukraine : quiproquos, méprises et incompréhensions 

Thierry Meyssan

7 juin 2022

Url de l’article original : https://www.voltairenet.org/article217171.html

La guerre d’Ukraine n’a lieu qu’en raison d’abord de l’ignorance des Occidentaux de ce qui se passait en Ukraine et d’autre part d’une série de quiproquos et de méprises. Les Occidentaux, centrés sur eux-mêmes, incapables de penser comme leurs interlocuteurs, n’ont cessé de se tromper. Finalement, lorsque les opérations militaires prendront fin et que les Russes auront atteint leurs objectifs publiquement énoncés dès le premier jour, ils pourront même se persuader d’avoir gagné. En définitive, la seule chose qui compte pour les Occidentaux, ce n’est pas d’épargner des vies humaines, mais d’avoir la conviction de se tenir du bon côté de l’Histoire.

La guerre en Ukraine est interprétée très différemment selon que l’on est Occidental ou Russe. L’expérience précédente de chacun conditionne son interprétation des mots et des événements. De fait, nul ne réagit aux mêmes choses et recherche pas les mêmes informations que les autres. En définitive, les deux camps n’ont plus du tout la même perception de la réalité. Cette succession de quiproquos et de méprises enclenche une incompréhension qui peut favoriser involontairement un conflit majeur.

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Pourriture en marche, soutenue par l’UE et l’OTAN

LES BANDÉRISTES

Les deux camps, qui ont combattu côte à côte face au nazisme, n’ont pas du tout vécu la même chose durant cette période et par conséquent n’en ont pas le même souvenir.

La presse russe ne distingue pas les bandéristes des nazis. Il s’agit pour elle de réveiller le souvenir de la « Grande Guerre patriotique » (dite en Occident : « Seconde Guerre mondiale »). Lorsque l’Allemagne attaqua la Russie, en juin 1941, celle-ci n’était pas du tout prête. Le choc fut désastreux. Staline ne parvint à unir son peuple qu’en s’alliant avec l’Église orthodoxe qu’il avait jusque-là combattue et en libérant ses opposants politiques condamnés au Goulag. Évoquer aujourd’hui cette période, c’est prendre l’engagement de reconnaître à chacun sa place pourvu qu’il défende la Nation.

Les Russes perçoivent les bandéristes/nazis contemporains comme des dangers existentiels contre leur peuple. Ce faisant, ils ont raison car les nationalistes ukrainiens considèrent qu’ils sont « nés pour éradiquer les Moscovites ».

Par conséquent, toutes les attaques occidentales contre la personne de Vladimir Poutine sont décalées et inopérantes. Pour les opposants russes, ce n’est plus le sujet. Qu’ils l’apprécient ou le combattent, Poutine est leur chef comme Staline l’avait été à partir de juin 1941.

La presse occidentale, quant à elle, assimile aussi les bandéristes aux nazis, mais c’est pour en relativiser plus facilement l’importance. Dans le souvenir des populations d’Europe de l’Ouest, le nazisme ne menaçait que des minorités. Les malades mentaux et les vieillards malades incurables d’abord, puis les juifs et les tsiganes ont été séparés du lot pour disparaître à jamais. Au contraire, les Slaves se souviennent d’armées qui avançaient en rasant un à un tous les villages qu’elles prenaient. Nul ne pouvait survivre. Non seulement le nazisme fait moins peur aux Européens de l’Ouest, mais les Anglo-Saxons suppriment discrètement les symboles qui pourraient raviver cette mémoire. Par exemple, les conseillers en communication britanniques ont modifié fin mai l’écusson du régiment Azov. Ils ont substitué au crochet du loup (Wolfsangel) associé à la division SS Das Reich, trois épées en trident évoquant la République nationale ukrainienne (1917-20). Ce faisant, ils ont fait disparaître un insigne nazi pour le remplacer par un insigne anti-bolchévique. Or, dans l’imaginaire ouest-européen, on assimile l’Union soviétique à la Russie, ignorant que la majorité des dirigeants soviétiques n’étaient pas russes.

Les conseillers en communication britanniques assurent que les bandéristes/nazis ukrainiens sont comparables aux nazis occidentaux actuels : des groupuscules marginaux d’enragés. Ils ne nient pas leur existence, mais laissent à penser qu’ils n’ont aucune importance. Aussi font-ils disparaître à la fois les traces de leur activité parlementaire et gouvernementale depuis l’indépendance de 1991 et les images des monuments qui leur ont été élevés depuis un peu partout dans le pays.

De 1991 à 2014, les journaux du monde entier ont ignoré la lente reformation des bandéristes en Ukraine. Cependant en février 2014, lors du renversement du président élu Viktor Ianoukovytch tous les journalistes qui couvraient la « Révolution de la dignité » ont été frappés par le rôle central de milices d’extrême-droite dans les manifestations. Les médias du monde entier ont produit des reportages sur ces étranges « nationalistes » arborant des croix gammées. Mais la presse occidentale a brusquement cessé ses investigations, un mois plus tard, lorsque la Crimée, refusant l’arrivée au pouvoir de ces extrémistes, proclama son indépendance. Continuer à rendre compte de la dérive de l’Ukraine aurait été donner raison à la Fédération de Russie qui avait accepté son rattachement. À partir de là et durant 8 ans, aucun média occidental n’a enquêté par exemple sur les accusations d’enlèvement et de torture à grande échelle qui ont parcouru le pays. Parce qu’ils ont délibérément ignoré les bandéristes durant cette période, ils ne sont plus capables d’estimer leur rôle politique et militaire aujourd’hui.

Cet aveuglement se poursuit avec l’évolution du pouvoir ukrainien durant la guerre. La presse occidentale ignore tout de la dictature mise en place : confiscation par l’État de tous les médias, arrestation des personnalités d’opposition, confiscation des biens des personnes évoquant les crimes historiques des bandéristes et des nazis, etc. Au contraire, la presse russe ne manque rien de cette soudaine évolution et se morfond d’avoir fermé les yeux durant des années.

Pour notre part, nous avons écrit —avec retard— l’histoire des bandéristes ; un sujet auquel aucun livre n’a été consacré, signe que l’Ukraine sous cet angle ne passionnait personne. Notre travail, traduit en une dizaine de langues, a fini par toucher de nombreux responsables militaires et diplomates occidentaux. Ces derniers font désormais pression sur leurs gouvernements pour qu’ils ne soutiennent plus ces ennemis de l’humanité.

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LA CRÉDIBILITÉ DES DIRIGEANTS OCCIDENTAUX ET RUSSES

Il y a deux manières d’évaluer la crédibilité d’un dirigeant : on examine soit ses bonnes intentions, soit son bilan. Les Européens de l’Ouest, qui se sont placés sous la protection des États-Unis, ont la conviction de ne plus faire l’Histoire, mais de la subir. Ils n’ont donc plus besoin de dirigeants politiques comme au siècle dernier. De fait, ils n’élisent plus que des gestionnaires se présentant comme pétris de bonnes intentions. Au contraire, les Russes, après l’effondrement de leur pays durant les années Eltsine, ont voulu restaurer leur indépendance et finalement couper avec le libéralisme US auquel ils avaient cru une décennie. Pour cela, ils ont élu et réélu Vladimir Poutine, dont ils vérifient l’efficacité. Leur pays s’est ouvert à l’étranger tout en devenant auto-suffisant en de nombreux domaines, y compris alimentaire. Ils interprètent les sanctions de l’Otan non pas comme des punitions, mais, sachant que l’Alliance atlantique ne représente que 12 % de la population mondiale, comme une fermeture de l’Occident au reste du monde.

Indépendamment des régimes politiques, les dirigeants civils qui cherchent à rassembler leur peuple le plus largement possible s’interdisent de mentir pour conserver la confiance de leurs concitoyens, au contraire ceux qui sont au service d’une minorité pour exploiter la majorité sont tenus de mentir pour ne pas être renversés. Par ailleurs, les dirigeants militaires s’ils ont tendance à prendre leurs rêves pour des réalités, donc à mentir, en temps de paix, sont tenus de coller au plus près des réalités en temps de guerre pour vaincre.

Les Occidentaux sont marqués par un très fort traumatisme vécu lors des attentats du 11 septembre 2001 et de la prestation du secrétaire d’État états-unien, le général Colin Powell, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le 5 février 2003. Ils ont d’abord tremblé durant les attentats de New York, en voyant les gens qui se jetaient par les fenêtres, puis les tours qui s’effondraient avant de réaliser que les explications qu’on leur donnait ne tenaient pas la route. Une défiance s’est installée entre eux et les dirigeants qui faisaient mine de croire à ces fariboles [1]. Puis ils ont cru ce que leur disait un général parce qu’un militaire ne pouvait pas mentir à propos d’une très grave menace sécuritaire. Enfin, ils sont devenus dépressifs lorsqu’ils ont constaté que toute cette mise en scène n’était qu’une excuse pour renverser un gouvernement qui résistait aux USA et s’emparer des richesses pétrolières et financières de son pays. C’est que le discours du général Powell [2] avait été écrit par des politiciens civils, les Straussiens de l’Office of Strategic Influence (OSI) comme, honteux, il l’avoua plus tard. Cette confiance mal placée à coûté la vie à plus d’un million de personnes [3]. Depuis 2003, les Occidentaux n’ont plus confiance dans la parole donnée par leurs dirigeants ; un phénomène un peu moins marqué en France dans la mesure où ce pays fut le seul à contredire publiquement le général Powell.

Au contraire, les Russes font la distinction entre ceux de leurs dirigeants qui tiennent le même discours que les autres et ceux qui défendent l’intérêt collectif. Ils ont d’abord cru, dans les années 2000, au discours occidental et espéré connaître eux aussi la liberté et la prospérité. Mais ils ont vécu un effroyable effondrement tout en observant quelques voyous s’approprier leur richesse collective. Ils se sont alors tournés vers des valeurs sûres : des concitoyens soucieux de l’intérêt général et formés par le KGB. Ils vivent aujourd’hui en espérant être délivrés de ce qui reste de cette période d’égarement : des oligarques installés à l’étranger et une certaine bourgeoisie mondialiste à Moscou et à Saint-Petersbourg. Ils perçoivent les premiers comme des voleurs et se félicitent que leur biens, déjà perdus pour le pays, soient saisis par les Occidentaux. Quant aux seconds, ils savent qu’il n’en existe pas seulement chez eux, mais partout dans le monde globalisé. Ils voient sans regret partir certains d’entre eux. Pour les Russes, le président Poutine et son équipe sont parvenus à résoudre le problème alimentaire et à leur redonner du travail. Ils ont restauré leur armée et les protègent de la résurgence du nazisme. Bien sûr, tout n’est pas rose, mais c’est beaucoup mieux depuis qu’ils sont aux manettes.

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L’OTAN EST-ELLE LA PLUS GRANDE ALLIANCE MILITAIRE DU MONDE OU UNE MENACE CONTRE LA RUSSIE ?

Pour les Européens de l’Ouest, qui sont nés et ont été élevés dans une région sous protectorat US, l’organisation unipolaire du monde semblait couler de source. N’ayant jamais connu la guerre chez eux depuis une soixantaine d’années (les Français ont oublié les attentats à Paris durant la guerre d’Algérie), ils ne comprennent pas pourquoi le reste du monde ne veut plus de la Pax Americana.

Au contraire, les Russes ont éprouvé une brutale baisse de leur espérance de vie de 20 ans lorsqu’ils ont élu Boris Eltsine et ses conseillers US. En outre, ils ont vécu deux guerres dans leur province de Tchétchénie avec les attentats islamistes qui les accompagnèrent de Beslan à Moscou. Les bandéristes ukrainiens étaient venus prêter main forte aux jihadistes de l’Émirat islamique d’Itchkérie.

Pour les Européens de l’Ouest peu importe que l’Otan ait tenté d’éliminer Charles De Gaulle en France, fait assassiner Aldo Moro en Italie ou organisé le coup d’État des colonels en Grèce [4]. Ces événements ne sont connus que des spécialistes et ne sont pas enseignés dans les manuels scolaires. L’Otan est la plus grande alliance militaire de l’Histoire et sa taille lui garantit théoriquement la victoire.

Or, l’Otan a refusé l’adhésion de la Russie dans les années 1990. Elle s’est redéfinie non pas comme une force stabilisant le continent, mais comme une organisation anti-Russe, au risque de provoquer la guerre en Europe. Les Occidentaux récrivent l’Histoire en affirmant n’avoir jamais pris la décision de ne pas étendre leur alliance à l’Est. Or, lors de la réunification allemande, le président français François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Köhl firent inscrire dans le Traité portant règlement définitif concernant l’Allemagne (13 octobre 1990) que les quatre puissances vainqueurs du nazisme établiraient des mesures de confiance en matière d’armement et de désarmement pour garantir la paix sur le continent conformément aux principes de l’Acte final d’Helsinki (1er août 1975). Ces principes furent réaffirmés dans les Déclarations d’Istanbul (Charte de sécurité européenne, 19 novembre 1990) et d’Astana (2 décembre 2010). Ils posent :
le droit de chaque État à conclure les alliances militaires de son choix
et, comme corolaire, le devoir de chaque État de ne pas prendre de disposition de sécurité menaçant ses voisins.

C’est pourquoi la Russie n’a jamais contesté l’adhésion des États d’Europe centrale et orientale au Traité de l’Atlantique-Nord, mais a toujours dénoncé l’installation de forces états-uniennes sur leur sol. En d’autres termes, elle ne conteste pas l’existence de l’Otan, mais son fonctionnement au sein du Commandement intégré. Soyons précis : aujourd’hui, elle n’a aucune objection à ce que l’Ukraine, la Finlande ou la Suède fassent alliance avec les États-Unis et soient protégées par l’article 5 du Traité de l’Atlantique-Nord, mais refuse que cela implique l’installation de troupes US et d’armes US sur son sol.

Il ne s’agit pas de prévenir des tirs de missiles depuis sa frontière terrestre, car des sous-marins pourraient toujours s’approcher de sa frontière maritime. La préoccupation de Moscou est ailleurs. À la différence de la plupart des États, la Fédération de Russie a une faible population par rapport à l’étendue de son territoire. Elle ne peut donc pas défendre ses frontières. Depuis son invasion par Napoléon en 1812, elle a appris à se protéger en misant sur son immensité : couper l’envahisseur de ses lignes d’approvisionnement et le laisser mourir de froid l’hiver venu. C’est la « stratégie de la terre brûlée » qui conduisit à l’abandon de Moscou et au déplacement de toute sa population vers l’Est. Or, cette stratégie suppose que l’envahisseur ne puisse pas bénéficier de bases arrières dans un pays proche.

Cette stratégie est aussi source de quiproquos. La Russie ne cherche pas à disposer d’une zone d’influence en Europe comme l’avait fait Union soviétique de l’Ukrainien Léonid Brejnev. Elle n’a pas non plus de visée impérialistes comme la Russie tsariste. Elle cherche uniquement à ce qu’aucune grande armée ne s’approche pas d’elle. Une attitude que les Kremlinologues les mieux informés qualifient à tort de « paranoïaque », alors qu’elle est mûrement réfléchie.

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Symbole ?.. Les volontaires tchétchènes écrasent les nazis
ukrainiens… au cri d' »Allah Akbar ! »

L’ART OPÉRATIF

Alors que les films de guerre hollywoodiens mettent en scène des initiatives héroïques de quelques hommes faisant basculer le sort d’une bataille, les films de guerre russe ne parlent que de héros qui se sacrifient pour retarder l’avancée ennemie et permettre à la population de se replier. Les Russes n’éprouvent aucune honte à fuir si cela peut éviter un bain de sang.

Cette différence a conduit les militaires slaves à imaginer l’« art opératif », à mi-chemin entre la stratégie et la tactique. Il ne s’agit ni de penser le déploiement des armées, ni la conduite d’une bataille, mais ce qui pourrait être fait pour retarder l’armée ennemie et prévenir la bataille. Les armées occidentales ont elles aussi tenté d’imaginer un « art opératif », mais elles n’y sont pas parvenues parce qu’elles n’en ont aucun besoin.

Au plan militaire, la guerre en Ukraine peut être résumée ainsi : l’objectif, fixé publiquement par le président Vladimir Poutine, était « de désarmer et de dénazifier » l’Ukraine. Sa mise en œuvre par son état-major a d’abord consisté à semer la confusion chez les adversaires, puis à réaliser l’objectif une fois l’armée ukrainienne désorganisée.

L’état-major russe a attaqué par toutes les frontières possibles ; depuis la Crimée, depuis Rostov, depuis Belgorod, depuis Koursk et depuis la Biélorussie. De la sorte, les armées ukrainiennes ne savaient où elles devaient se concentrer. Dans cet apparent désordre, les armées russes ont détruit les défenses aériennes ukrainiennes et foncé sur la centrale nucléaire de Zaporijjia, dont elles ont récupéré les réserves illégales d’uranium et de plutonium, et sur plusieurs laboratoires militaires où elles ont détruit des containers de virus et autres armes biologiques [5]. Elles ont détruit les chemins de fer lorsque les Occidentaux se sont proposé d’envoyer des armes sur le front. Puis elles ont combattu le régiment bandériste Azov dans son fief de Marioupol. Enfin, elles nettoient les parties des oblasts de Donetsk et Lougansk qui étaient occupées par les Ukrainiens.

Pendant ce temps, les Occidentaux ont cru que les Russes voulaient prendre Kiev et arrêter le président Volodymyr Zelensky, qui n’ont jamais fait partie de leurs cibles, puis qu’ils allaient occuper l’ensemble du pays, ce qu’ils ne veulent surtout pas. Il y a donc eu méprise sur la Blitzkieg. Les États-Unis croyaient qu’ils devaient prévenir une chute rapide du régime, tandis qu’ils auraient dû défendre les réserves de Zaporijjia. Puis ils ont cru qu’ils devaient protéger Odessa et Lviv, tandis que Marioupol tombait. L’« art opératif » des Russes s’est exercé en atteignant les objectifs annoncés en un temps record tandis que les Occidentaux se félicitaient d’empêcher la prise d’objectifs imaginaires.

Les Occidentaux en général sont tellement nombrilistes qu’ils n’ont pas été capables de penser comme leurs adversaires. Le Pentagone s’est d’autant plus facilement trompé que la plupart des officiers ignoraient le travail des Straussiens : la structuration des bandéristes, leurs liens avec les éléments d’extrême droite de nombreuses armées occidentales (l’ordre secret Centuria [6]), et leurs programmes secrets d’armement [7].

Notes :

[1] L’auteur de cet article, Thierry Meyssan, est l’auteur de L’Effroyable imposture, le livre qui révéla les mensonges du 11-Septembre. [NdlR].

[2] “Colin Powell Speech at the UN Security Council”, by Colin L. Powell, Voltaire Network.

[3] « Plus d’un million d’Irakiens tués sous l’occupation US », par Dahr Jamail, Michael Schwartz, Joshua Holland, Luke Baker, Maki al-Nazzal, Réseau Voltaire, 9 février 2010.

[4Les Armées Secrètes de l’OTAN, Danielle Ganser, Demi-Lune (2007).

[5] « Les programmes militaires secrets ukrainiens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 31 mai 2022.

[6] « L’alliance du MI6, de la CIA et des bandéristes », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 avril 2022.

[7] Ibid. « Les programmes militaires secrets ukrainiens ».

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

ukr_neonazis4

Fuck_NATO

GDC_Ukraine

Guerre en Ukraine : L’empire anglo-américain derrière le masque du fascisme + un général canadien capturé à Marioupol (VT et Réseau Voltaire)

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La Russie lutte contre le fascisme et le visage derrière le masque de Hitler est américain

Ian Greenhalgh

2 mai 2022

Url de l’article original :
https://www.veteranstoday.com/2022/05/02/russia-takes-on-fascism-and-the-face-behind-the-hitler-mask-is-american/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Les nazis ne furent rien de plus qu’une excroissance de la véritable superpuissance fasciste : les Etats-Unis d’Amérique. Hitler et les nazis furent emmenés au pouvoir par les machination financières des familles banquières et entrepreneuriales américaines. Rappelez-vous de la définition correcte de Mussolini concernant le fascisme comme étant la dictature des entreprises et demandez-vous quelle nation est la propriété et est gérée par ses entreprises ?

La machine de guerre nazie fut créée par les entreprises américaines, par exemple la Standard Oil des Rockefeller a fourni non seulement de grosses quantités de carburant via l’Espagne neutre jusqu’à au moins 1942, mais aussi cette technologie critique de l’hydrogénisation afin de transformer le charbon de Silésie en carburant liquide pour les panzers.

Les finances passèrent très largement de Wall Street et de banques telle celle de Prescott Bush (NdT : le père de Bush I et grand-père de Bush II) la Bank of America aux industriels allemands tels que Fritz Thyssen, ce qui montrait de l’extérieur que les nazis étaient financés par les industriels allemands. Le soi-disant miracle économique de Hitler ne s’est jamais produit, ce fut une illusion, créée par l’influence de vastes injections d’argent en provenance de la haute finance américaine. (NdT : lire à ce sujet notre traduction du remarquable ouvrage de l’historien Antony Sutton “Wall Street et la montée de Hitler”)

En ayant tout ceci présent à l’esprit au sujet des nazis, percevez-vous comment l’OTAN* est aussi un organe fasciste des Etats-Unis créée pour être utilisée afin de dominer et de contrôler l’Europe ?

Je discutais de la guerre en Ukraine avec mon père hier et nous en sommes venus à la conclusion que Poutine a été pris au piège de lancer une attaque contre l’Ukraine en pensant que les Ukrainiens ne voudraient pas vraiment se battre contre leurs frères russes et que tout cela sera fini en quelques jours : envoyer les troupes pour obtenir ce que les négociations n’ont pas pu faire ; les Russes considéraient vraiment cela comme une “opération militaire spéciale” plutôt qu’une guerre, mais ils se sont rapidement retrouvés confrontés à une véritable guerre.

Ceci est un piège qui a été tendu par l’OTAN et en réalité, les Russes se retrouveraient en train de se battre contre un grand nombre de mercenaires étrangers et des troupes de l’OTAN sous le couvert de mercenaires et de conseillers militaires ; des forces spéciales américaines ont été capturées au Donbass par exemple, des entreprises mercenaires polonaises ont été vues près de Kiev, le front des personnels de l’OTAN.

L’OTAN n’a pas fait qu’envoyer un grand nombre de personnels, elle a aussi très largement fourni des armes du dernier cri, comme par exemple les missiles anti-chars Javelin américains ou NLAW britanniques. Le plus souvent, les hommes qui utilisent ces armes contre les blindés russes ne sont as ukrainien, mais des spécialistes étrangers et des membres de forces spéciales commandos. Depuis 8 ans, les Ukrainiens ont été entraînés par l’OTAN et spécifiquement par les Britanniques, qui sont les leaders dans le monde pour l’envoi de conseillers militaires pour entraîner des troupes de pays lointains sur l7art et la manière d’utiliser l’armement britannique fourni.

Dans tous les sens possibles, la guerre en Ukraine est une guerre par procuration entre l’OTAN et la Russie, cela permet à l’OTAN de tester ses armes et de raffiner ses tactiques, ses techniques et son armement contre les Russes, tout en apprenant en même temps les tactiques de terrain russes, leurs méthodes et leur armement. Ceci est aussi particulièrement lucratif, pensez qu’un seul missile anti-char NLAW coûte 20 000 GBP ; la GB en fourni par milliers, ce qui crée des revenus de dizaines de millions, de bons bénéfices pour tous les actionnaires des grands fabricants d’armes comme Thales et BAE Systems.

NdT : l’actuel ministre de la défense du gouvernement Biden, Lloyd Austin n’est autre que l’ex-CEO de Raytheon Technologies (1922), un des fabricants d’armes, missiles and Co yankee… Elle est pas belle la vie ? Carnet de commandes plein ! Et que ceux qui crient au “conflit d’intérêts” soient marquées à jamais de la marque de l’infamie “conspi”.

Dans le même temps, l’Europe demeure toujours autant dépendante du gaz et du pétrole russes et elle est toujours fournie par la Russie. Bien que de manière plus discrète qu’avant la guerre. La Pologne par exemple, reçoit toujours gaz et pétrole russes, mais au lieu de l’acheter directement à la Russie, elle passe par l’Allemagne, qui l’achète à la Russie et le fournit à la Pologne. (NdT : pas gratuitement bien entendu…)

Donc quand le patron de l’OTAN Inc. Jens Stoltenberg dit que cette guerre va durer des années, il dit la vérité parce que c’est l’intention de l’OTAN, de meuler et de finalement affaiblir fatalement les forces armées russes en Ukraine afin d’amener l’effondrement du régime Poutine, un bis-repetita de la guerre en Afghanistan et de la stratégie US des années 80 lorsque les USA combattirent l’URSS dans cette guerre par procuration en Afghanistan, mais cette fois-ci au lieu d’utiliser des moudjahidines armés de missiles Stinger pour abattre les aéronefs russes dans les montagnes afghanes, ce sont des troupes européennes armées de missiles anti-chars javelin tirant sur les blindés russes dans les plaines ukrainiennes.

Poutine se retrouve piégé de la même manière que ses prédécesseurs marxistes. La guerre en Afghanistan a commencé à détruire l’URSS de l’intérieur lorsque les cercueils des soldats russes ont commencé à s’empiler et que les mères des jeunes conscrits commencèrent à se retourner contre le régime en place et c’est comme ça que Poutine sera attaqué et fragilisé, en retournant le peuple russe contre lui par le travail de sape opéré par le nombre de morts et de blessés au fur et à mesure que la guerre durera.

(*) O.T.A.N pour Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

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Arrestation d’un général canadien à Marioupol

Réseau Voltaire

3 mai 2022

Url de l’article orignal : https://www.voltairenet.org/article216727.html

Les forces armées russes ont arrêté le général canadien Trevor Kadier à Marioupol, dans la nuit du 2 au 3 mai 2022. Il a été transféré à Moscou où il sera jugé.

Le général Trevor Kadier n’était apparemment pas en mission du gouvernement canadien, mais était le responsable du biolaboratoire n°1, où 18 personnes travaillaient sous ses ordres.

The National Pulse a révélé qu’Hunter Biden, le fils du président états-unien Joe Biden, et Christopher Heinz, le beau-fils de John Kerry, avaient organisé, via leur société Rosemont Capital, une sous-traitance de laboratoires de recherche militaires ukrainiens pour le compte de la Defense Threat Reduction Agency (DTRA), une agence du Pentagone.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a révélé que les États-Unis entretiennent ainsi 336 laboratoires de recherche sur des armes biologiques et chimiques à l’étranger.

Le Conseil de sécurité a tenu une réunion à ce sujet, le 11 mars 2022.

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Explication sémantique des expressions de Poutine « bande de drogués et de néo-nazis » avec Thierry Meyssan

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“Une bande de drogués et de néo-nazis”

Thierry Meyssan

5 mars 2022

Url de l’article original: https://www.voltairenet.org/article215853.html

En évoquant une bande de drogués et de néo-nazis au pouvoir à Kiev, le président Poutine a beaucoup choqué. La presse atlantisme s’est efforcée de le présenter comme un malade mental. Pourtant, les faits sont là : le pouvoir en Ukraine est bien occupé par une bande de drogués qui a volé les revenus du gaz. Une loi raciale a été votée. Des monuments au Collaborateur nazi Stepan Bandera ont été érigés. Et deux bataillons nazis ont déjà été incorporés dans l’armée régulière.

La stratégie militaire de la Russie est aujourd’hui impossible à décrypter car nous n’avons pas de relevé exact des opérations sur le terrain. Seuls les états-majors russe et otanien en ont. Ce qui est diffusé est clairement faux, dans le cas des journaux occidentaux et du gouvernement ukrainien, et invérifiable, dans le cas des armées de la Russie, de Donestz et de Lougansk.

La seule chose qui est certaine, c’est que —pour le moment— les combats se limitent au territoire ukrainien alors que le conflit concerne la Russie et les États-Unis, et uniquement de manière incidente l’Ukraine.

Nous nous attendons à ce que, le 5 mars 2022, la Russie hausse le ton et porte le conflit sur un second théâtre d’opération.

En attendant, je vais expliquer ce dont le président Vladimir Poutine voulait parler en décrivant les autorités ukrainiennes comme « une bande de drogués et de néo-nazis », une expression extrêmement choquante, mais très étayée.

Peut-être le président Poutine accorde-t-il trop d’importance à ces faits, ou peut-être est-ce nous, Occidentaux, qui les minimisons.

« UNE BANDE DE DROGUÉS »

Le gouvernement de Viktor Ianoukovytch (2010-14) tentait de maintenir l’Ukraine dans un juste milieu entre son voisin russe et son ami états-unien. Cependant selon le mot du président Bush fils, « Ceux qui ne sont pas avec nous, sont contre nous ». Par conséquent, il était considéré par les Occidentaux comme « pro-Russe ». Il fut renversé par les États-Unis, sous le commandement de l’assistante du secrétaire d’État pour l’Eurasie, la straussienne Victoria Nuland, à l’occasion de la « révolution de la dignité » sur la place Maïdan. Le régime transitoire était au mains d’émeutiers professionnels. On découvrit alors l’ampleur de la corruption de l’équipe Ianoukovytch et les Straussiens décidèrent de gagner plus d’argent encore.

Le 3 avril, un des anciens conseillers du secrétaire d’État états-unien, John Kerry, l’escroc David Archer, et son camarade de défonce, le fils du vice-président Joe Biden, Hunter Biden, rencontrèrent le milliardaire Stephen Schwartzman, directeur du fonds d’investissement Blackstone (à ne pas confondre avec Blackrock) en Italie, sur les bords du lac de Côme, à l’Ambrosetti Club.

David Archer, fut placé au conseil d’administration de Burisma Holdings, une des principales sociétés gazières ukrainiennes dont le propriétaire était sous le coup de poursuites judiciaires du FBI et du MI5 en Occident. Les policiers états-uniens et britanniques avaient acquis la conviction que le propriétaire de Bursima, l’oligarque Mykola Zlochevsky, qui était le ministre des ressources naturelles du régime de Ianoukovytch s’était illégalement octroyé des licences pour ses sociétés gazières et pétrolières. Pour cette fonction d’homme de paille, Archer fut rémunéré 83 333 dollars par mois. Une photo de lui à la Maison-Blanche avec le vice-président Biden fut placée sur le site de la compagnie.

Puis le vice-président Joe Biden et ses conseillers Jake Sullivan et Antony Blinken arrivèrent à Kiev pour promettre l’aide des États-Unis au nouveau régime et organiser des élections crédibles. Cependant, les oblasts de Donestzk et de Lougansk rejetèrent le gouvernement provisoire qui comprenait cinq ministres nazis et, par référendum, proclamèrent leur indépendance. Le lendemain, 12 mai 2014, le fils du vice-président Biden, le junkie Hunter Biden, rejoignit le conseil d’administration de Burisma Holding. Par la suite, un troisième homme, le beau-fils du secrétaire d’État John Kerry, Christopher Heinz, rejoignit David et Hunter au conseil d’administration de Burisma.

Durant le second semestre 2014, sur instructions de David Archet et Hunter Biden, Burisma a versé 7 millions de dollars de dessous de table au Procureur général d’Ukraine du nouveau régime Poroshenko pour rédiger des faux et clore les poursuites judiciaires contre elle et son oligarque de propriétaire. Une écoute téléphonique a permis d’entendre le président Petro Poroshenko confirmer au vice-président Biden que l’affaire était « arrangée ». Les États-Unis avaient donc recyclé l’ancien ministre du « pro-Russe » Ianoukovytch. Par la suite, le procureur général, décidément très gourmand, fut évincé par un vote du Parlement provoqué par les États-Unis, l’Union européenne, le FMI et la Banque mondiale qui souhaitaient aussi sauver l’oligarque et ancienne Première ministre Yulia Tymoshenko, mais à moindre prix.

Tous ces événements ont largement été relatés dans la presse ukrainienne. Ils ne sont que le sommet de l’iceberg. Par exemple, selon le Wall Street Journal, le secrétaire à l’Énergie états-unien Rick Perry aurait fait pression sur le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour virer les administrateurs de la société gazière publique Naftogaz et les remplacer par d’autres dont le straussien Amos Hochstein.

En juillet 2019, le président états-unien Donald Trump demande à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, d’enquêter sur ces affaires de corruption (incluant celle de son propre secrétaire à l’Énergie), celui-ci refuse. Alors que Trump se fait de plus en plus pressant, un fonctionnaire du Renseignement US révèle le contenu de cette conversation et accuse le président Trump d’instrumenter l’Ukraine pour nuire à son rival, le candidat démocrate Joe Biden. Il s’en suivra une procédure de destitution du président Trump au Congrès, l’Ukrainegate.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’un grand nombre de faits de corruption est avéré, qu’ils ont été perpétrés au bénéfice de personnalités ukrainiennes et états-uniennes, et qu’en définitive, des dizaines de milliards de dollars ont disparu et le niveau de vie de la population ukrainienne s’est effondré. Tout cela a été effectué grâce à des hommes de paille qui n’ont aucune compétence en matière de gaz, mais ont en commun de participer aux soirées de consommation de drogue d’Hunter Biden. C’est cela que le président russe Vladimir Poutine a évoqué à juste titre.

D’un point de vue européen, chacun a constaté que depuis un an, le prix du gaz à la consommation a été multiplié par dix. Certes, l’augmentation de la demande est plus importante que celle de l’offre, mais cela ne peut absolument pas expliquer l’ampleur de cette hausse du prix. En réalité, les contrats de gaz à long terme sont toujours calculés à des prix un peu plus chers que par le passé, tandis que les contrats à court terme ont subit une envolée. La différence s’explique exclusivement par la spéculation. Et précisément, Blackstone et les amis du président Joe Biden ont été les premiers à spéculer. Ils s’attendaient à l’évidence à une crise dans un des pays producteurs.

On comprend mieux pourquoi la presse atlantiste minimise l’affaire Hunter Biden, dans laquelle son père devenu président des États-Unis est mouillé jusqu’au cou. En définitive, l’opération militaire actuelle en Ukraine provoque une hausse supplémentaire des prix du gaz, toujours au profit des amis du président US et au détriment des Européens.

Ces faits doivent être reliés à ce que j’écrivais dans l’article précédent de cette série. Jake Sullivan, Antony Blinken et Victoria Nuland, qui ont piloté ces combines, sont des Straussiens. Et comme l’écrivait le premier d’entre eux, Paul Wolfowitz, en 1992 : « Le premier rival des États-Unis, c’est l’Union européenne dont il faut empêcher le développement ».

Au demeurant, ces faits sont des affaires intérieures ukrainiennes et ouest-européenne. Ils ne justifient pas d’intervention extérieure.

« UNE BANDE DE NÉO-NAZIS »

Le président Vladimir Poutine a également évoqué une bande de néo-nazis. Cette fois, il ne s’agit plus d’un petit groupe de quelques dizaines de personnes, mais de quelques milliers, entre 10 et 20 000.

Pour comprendre, il faut se souvenir qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis et l’URSS ont chacun fait prisonnier de nombreux dignitaires nazis. Tous ont essayé de récolter leurs informations. Mais si, au bout de huit mois, les Soviétiques les ont renvoyés chez eux, les États-uniens en ont conservé un certain nombre et les ont recyclés. Chacun sait que, par exemple, le savant nazi qui imagina les V2, Werner von Braun, devint le directeur de la Nasa (opération « Paperclip »). Ou encore que le conseiller spécial du chancelier Adolf Hitler pour l’Ordre nouveau en Europe, Walter Hallstein, devint le premier président de la Commission européenne. Ou encore que l’alpiniste Heinrich Harrer fut chargé par la CIA d’élever le Dalaï-Lama. Ce que l’on sait moins, c’est que la CIA recycla aussi de nombreux SS et policiers de la Gestapo un peu partout dans le monde. Elle plaça par exemple le gestapiste Klaus Barbie à la tête de la Bolivie où il parvint à assassiner Che Guevara, ou le SS Alois Brunner en Syrie (alors alliée de Washington).

Durant toute la Guerre froide, la CIA utilisa les nazis. Cependant, le président Jimmy Carter chargea l’amiral Stansfield Turner de remettre de l’ordre dans l’agence, d’y limiter le rôle de ces agents et d’en finir avec les dictatures. La plupart des nazis furent renvoyés, mais ceux qui pouvaient agir dans le Pacte de Varsovie furent conservés. Ainsi le président Ronald Reagan célébra les « nations captives » d’Europe de l’Est, créant une ribambelle d’associations pour déstabiliser les États membres du Pacte de Varsovie, voire l’URSS.

C’est donc de manière tout à fait logique, qu’en 2007, la CIA organisa à Ternopol (Ukraine) un congrès pour rassembler les néo-nazis européens et les jihadistes moyen-orientaux anti-Russes. Il fut présidé par le nazi ukrainien Dmitro Yarosh et l’émir tchétchène Dokou Umarov. Toutefois ce dernier, recherché par Interpol, ne put pas se rendre sur place. Il envoya donc un message vidéo de soutien. Par la suite, les néo-nazis et les jihadistes se battirent ensemble pour imposer l’Émirat islamique d’Itchkérie à la place de la République tchétchène.

En 2013, l’Otan forma au combat de rue les hommes du même Dmitro Yarosh en Pologne. De la sorte, ils furent opérationnels lors du changement de régime diligenté par Victoria Nuland en Ukraine : la « révolution de la dignité » dite aussi « EuroMaïdan ». La plupart des journalistes sur place ont remarqué la présence inquiétante de ces nazis, mais les personnalités occidentales qui venaient participer à cette « révolution », comme Bernard-Henri Lévy étaient aveugles.

Dans les mois qui suivirent, la présence de cinq ministres nazis dans le gouvernement de transition provoqua les référendums d’indépendance des oblasts de Donestz et Lougansk. Le président Petro Porochenko, sur les conseils des amis d’Hunter Biden, les organisa en unités militaires qu’il plaça à la frontière des nouvelles Républiques populaires de Donestz et de Lougansk. Les groupes néo-nazis étaient financés par le parrain de la mafia locale Ihor Kolomoïsky. Le fait que ce dernier soit président de la Communauté juive d’Ukraine ne l’a pas empêché de choisir ainsi ses hommes de main. Cependant lorsque Kolomoïsky tenta de prendre le contrôle des organisations juives européennes grâce à son argent et par la menace, il se fit éjecter.

Pour renverser le président Porochenko, Ihor Kolomoïsky fabriqua de toutes pièces un nouvel homme politique en produisant une série de télévision, Serviteur du peuple, dont l’acteur principal était un certain Volodymyr Zelensky. Lorsque celui-ci fut élu président et que les Straussiens accédèrent à nouveau à la Maison-Blanche, il accepta toutes leurs suggestions. Il dressa des monuments en hommage à Stepan Bandera, le chef des Collaborateurs nazis durant la Seconde Guerre mondiale. En définitive, il soutint son idéologie selon laquelle la population ukrainienne a deux origines, d’une part scandinave et proto-germanique, d’autre part slave, seuls les premiers sont de véritables Ukrainiens, les seconds ne sont que des Russes, des sous-hommes. Il promulgua, le 21 juillet 2021, une « Loi sur les peuples autochtones » qui prive les Ukrainiens d’origine salve de la jouissance des Droits de l’homme et des libertés fondamentales. Cette loi n’a pas encore été appliquée.

Durant sept ans, les groupes nazis ont massacré des habitants du Donbass, au hasard. L’Allemagne et la France, garants des accords de Minsk, n’ont rien fait . Les Nations unies elles mêmes ont fermé les yeux. Pendant sept ans, ces groupes se sont développés. Ils sont passés de centaines de soldats à des milliers.

A la demande de Victoria Nuland, le président Zelensky nomma Dmitro Yarosh conseiller spécial du chef des armées. Ce dernier, manifestement gêné, refusa de commenter cet étrange duo pour des questions de « sécurité nationale ». Yarosh réorganisa les néo-nazis en deux bataillons et en groupes urbains. Il lança une vaste attaque des oblasts séparatistes le week-end de la Conférence sur la sécurité de Munich, déclenchant ainsi la réponse russe.

Le 3 mars, le bataillon nazi Aïdar fut vaincu par l’armée russe. Le président Zelensky nomma alors son commandant gouverneur d’Odessa avec pour mission d’empêcher les armées russes de faire la jonction entre la Crimée et la Transnistrie.

Tous ces faits sont indiscutables. On peut estimer que la réponse de la Russie est disproportionnée et inappropriée, mais pas qu’elle soit injustifiée.

Il faut garder à l’esprit que la Seconde Guerre mondiale a été vécue différemment à l’Ouest et à l’Est. En Europe de l’Ouest, le nazisme était une dictature qui s’en est prise à des minorités, les Tsiganes et les Juifs, qu’elle a enlevés et exterminés par millions dans des camps. En Europe de l’Est, le projet était tout autre. Il s’agissait de de libérer un espace vital en exterminant la population slave. Il n’y avait pas besoin de camp. Il fallait tuer tout le monde. Les destructions ne sont pas comparables. La seule URSS a compté 27 millions de morts. La Russie moderne s’est construite sur le souvenir de cette Grande Guerre patriotique contre le nazisme. Pour les Russes, il est inacceptable de porter des croix gammées et de voter une loi raciale. Il faut agir sans attendre qu’elle soit appliquée.

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

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