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Petit précis historique… Le nazisme et sa pourriture par l’autre bout de la lorgnette (Le Saker)

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Que signifie le nazisme ?

Batiuschka*

Mars 2022

Publié en français juillet 2022

Source : https://lesakerfrancophone.fr/que-signifie-le-nazisme

“Vous devez comprendre que les principaux bolcheviks qui ont pris le pouvoir en Russie n’étaient pas des Russes. Ils détestaient les Russes. Ils détestaient les chrétiens. Poussés par la haine ethnique, ils ont torturé et massacré des millions de Russes sans une once de remords humain. On ne saurait trop insister. Le bolchevisme a commis le plus grand massacre humain de tous les temps. Le fait que la majeure partie du monde soit ignorante et indifférente à cet énorme crime est la preuve que les médias mondiaux sont aux mains des auteurs de ce crime.”
~ Alexandre Soljenitsyne ~

“L’Occident a gagné le monde non pas par la supériorité de ses idées ou de ses valeurs religieuses (auxquelles peu de membres des autres civilisations se sont convertis), mais plutôt par sa supériorité dans l’application de la violence organisée. Les Occidentaux oublient souvent ce fait, les non-Occidentaux jamais.”
~ Samuel Phillips Huntington, Le choc des civilisations, chapitre 2 ~

Le président ukrainien Zelensky est de race juive, comme l’était d’ailleurs le président Porochenko avant lui. Pourquoi alors le gouvernement fédéral russe appelle-t-il son opération spéciale en Ukraine « dénazification » ? Cela semble contradictoire pour la plupart des esprits occidentaux, où le mot « nazi » ne se rapporte étroitement qu’au génocide anti-juif de l’Allemagne du Troisième Reich (Reich = Empire). En d’autres termes, quelle est la compréhension russe, et d’ailleurs non occidentale, du nazisme ?

Tout d’abord, pour les Russes, comme pour beaucoup d’autres, le nazisme est le credo qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, a organisé avant tout l’holocauste des Slaves (plus de 30 millions de morts), dépassant de loin l’holocauste des Juifs (près de 6 millions de morts), ainsi que le génocide d’autres minorités à cette époque. Le nazisme est le programme pour envahir, tuer, violer, piller et asservir. C’est exactement ce que les nazis ont fait en Union soviétique après 1941. Ils ont envahi les territoires des autres, tué les hommes, violé les femmes (puis les ont tuées – un soldat allemand sur deux était un violeur et un meurtrier en URSS), pillé l’art et la culture, et fait de ceux qui restaient des esclaves, les emmenant dans des usines et des camps d’esclaves en Allemagne, où ils travaillaient jusqu’à leur mort comme serfs du Troisième Reich.

Cependant, les nazis, exclus de la colonisation dans le reste du monde, n’ont fait en Europe centrale et orientale, notamment en Russie, que ce que les autres peuples d’Europe occidentale ont fait dans leurs colonies, comme nous le verrons plus loin. En d’autres termes, ce que l’on entend par « nazisme » n’est pas du tout spécifique à ce que les Allemands ont fait pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans ce sens plus large, qui est celui que le gouvernement fédéral russe a à l’esprit aujourd’hui, le nazisme est ce que l’on peut appeler le « suprémacisme occidental », l’idée que les races non occidentales sont des « Untermenschen », des sous-hommes. Par conséquent, comme les « nègres », les « sauvages », les « singes », les « nips », les « gooks », les Russes aussi peuvent être « annulés ».

Cette mentalité trouve ses racines loin dans la barbarie qui a détruit la partie occidentale de l’Empire romain aux quatrième et cinquième siècles de notre ère. Au début, il semblait que les Barbares allaient être christianisés, en particulier aux confins de l’Europe occidentale, en Irlande, en Angleterre, dans la péninsule ibérique et en Italie. Mais dans le noyau géographique central, contrôlé par les Francs, la tentation des barbares de restaurer l’Empire romain païen était trop forte.

Ce renouveau et cette justification de la barbarie sont visibles dans le premier « Reich » (Empire), fondé par le prince germanique Charles le Grand, également connu sous le nom de Charlemagne (747-814). Avant même qu’il ne fonde ce Reich en 800 et ne se nomme lui-même « Empereur », ses forces franques, commandées par Roland, avaient envahi le Pays basque et avaient été vaincues par les Basques encore libres à Ronceveaux en 778 (l’un des mythes fondateurs de la barbarie occidentale), puis en 782 lors du massacre de 4 500 Saxons à Verden. En conséquence, ce barbare génocidaire a été appelé « Le Grand » et « Le Père de l’Europe » et a été « béatifié » par le catholicisme romain, la nouvelle religion franque, venue de la Babylone de Rome, que Charlemagne a en fait fondée, en la substituant à l’ancien christianisme orthodoxe, venu de Jérusalem.

Bien que Charlemagne et son Reich se soient rapidement effondrés, ce n’était que le début de la fin. Après lui, les barbares occidentaux ont commencé à rejeter le christianisme. (Voir, The Formation of a Persecuting Society : Power and Deviance in Western Europe, 950-1250 par R. I. Moore, 1987). En effet, au XIe siècle, les barbares, sous la conduite de leurs nouvelles troupes de choc normandes, les SS de l’époque, ont commencé à massacrer et à opprimer les Grecs autochtones dans le sud de l’Italie, puis les musulmans dans la péninsule ibérique et, un peu plus tard, les Mozarabes autochtones chrétiens. Dans le cadre du même processus, en 1066, les SS normands ont envahi l’Angleterre et conquis ce pays, massacrant les indigènes, imposant l’esclavage (« féodalisme ») et le catholicisme romain. De nombreux Anglais se réfugient à Constantinople et dans le sud de la Russie.

Les barbares occidentaux avaient trouvé une justification à leur barbarie, ils n’avaient pas besoin d’essayer de devenir chrétiens, ils pouvaient continuer comme avant, mais sous les nouveaux noms de « catholiques » ou, en langage moderne, de « globalistes ». Après tout, les barbares étaient déjà sauvés, car ils appartenaient désormais à une organisation infaillible, dont le chef détenait pour eux les clés du paradis et qui justifiait toutes sortes de pillages et de meurtres.

Après 1066, l’invasion, le massacre et le pillage du Pays de Galles et de l’Écosse, ainsi que l’imposition de l’esclavage féodal et de la nouvelle « Église » ont rapidement suivi. En 1096, les mêmes barbares occidentaux ont massacré les Juifs en Rhénanie, en route pour massacrer les « Grecs » (= les Chrétiens) et les Musulmans dans leur campagne génocidaire qu’ils ont appelée « la première croisade ». Dans la seconde moitié du 12e siècle, ces barbares, que l’on appellerait aujourd’hui des nazis, ont poursuivi leurs massacres (« croisades ») au Proche et au Moyen-Orient et ont également envahi l’Irlande entre 1169 et 1172. En 1204, ils massacrent et pillent la capitale chrétienne, la Nouvelle Rome, qu’ils appellent Constantinople.

Au début du 13e siècle, les barbares du nord, appelés « Chevaliers teutoniques », ont commencé à envahir, tuer, violer et piller les terres russes. (Voir, Guy Mettan, Russie-Occident, une guerre de mille ans, Genève 2015, en français). Cependant, ce n’est que le début. A la fin du 15ème siècle arrive le nazi italien Colomb. En l’espace de 400 ans, ses disciples barbares et primitifs ont massacré environ 100 millions de personnes, qu’ils appelaient les « Indiens », c’est-à-dire les peuples indigènes des Caraïbes (les Espagnols, les Britanniques, les Français et les Hollandais), de l’Amérique du Sud (les Espagnols et les Portugais), de l’Amérique centrale (les Espagnols) et de l’Amérique du Nord (les Britanniques, les Français et les Espagnols). Ils ont volé les vastes territoires américains de deux continents et leurs ressources naturelles, et ont violé, pillé et réduit en esclavage dans des « réserves ».

Cependant, dans le même laps de temps, ils ont fait de même dans une grande partie de l’Afrique (le commerce des esclaves, la guerre des Boers), en Asie, en Inde (voir la « mutinerie des Indes » 1, la haie de sel, la famine du Bengale) et en Australasie, en massacrant les Aborigènes, les Maoris, ainsi que les Micronésiens et les Polynésiens. Ce que les nazis ont fait lors de l’holocauste des Slaves (30 millions de morts) en Europe de l’Est, les autres Européens l’avaient déjà fait parmi les peuples indigènes dans le reste du monde, à l’exception des Amériques et de l’Australasie, des Britanniques en Inde, en Chine et en Afrique, des Portugais en Angola et au Mozambique, des Hollandais dans ce qui est aujourd’hui l’Indonésie, des Français en Afrique centrale et du Nord-Ouest et en Asie du Sud-Est, des Belges au Congo, des Allemands en Afrique du Sud-Ouest et plus tard des Italiens en Éthiopie. Tout cela au nom de la « civilisation, de la liberté et de la démocratie ». Pourquoi ne pas planter votre drapeau sur la Lune et la revendiquer ?

Cette barbarie occidentale s’appelait autrefois « le monde libre » (ce n’était pas vraiment ironique…), mais se nomme aujourd’hui « la communauté internationale » (= mafia). Il s’agit du même groupe de pays, totalisant peut-être un milliard de serfs zombifiés, dont les dirigeants se sont octroyés le droit divin de s’asseoir au sommet de la pyramide mondiale des républiques bananières et de racketter et exploiter les autres sous le prétexte du « Globalisme », c’est-à-dire de leur contrôle mondial personnel. Aujourd’hui, ils appellent leur doctrine « laïcité » ; en Russie, elle est appelée « nazisme » ; ailleurs, elle est simplement appelée « exploitation impitoyable ».

Aujourd’hui, à la suite de ce qui se passe en Ukraine, une seule question se pose : Allons-nous directement vers la fin du monde en raison de la corruption globale de cette élite de dirigeants, ou la fin sera-t-elle retardée parce que le monde est sur le point d’être nettoyé de cette élite nazie ?

(*) Batiushka : Recteur orthodoxe russe d’une très grande paroisse en Europe, il a servi dans de nombreux pays d’Europe occidentale et a vécu en Russie et en Ukraine. Il a également travaillé comme conférencier en histoire et en politique russes et européennes.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

Notes

  1. Voyez comment les nazis camouflent toujours leurs massacres et leurs guerres avec des noms différents : Chrétiens anglais = les Anglo-Saxons
    Les chrétiens = les Grecs
    Le génocide des peuples indigènes et le vol de leurs terres = La découverte du Nouveau Monde
    L’invasion franco-britannique de la Russie = La guerre de Crimée
    La première guerre de libération des Indiens = la mutinerie des Indes
    Le génocide des Chinois par les Britanniques = les guerres de l’opium
    Le génocide des colons néerlandais = la guerre des Boers
    La Grande Guerre européenne = Première Guerre mondiale
    La guerre euro-américaine = Seconde Guerre mondiale

= = =

Lectures complémentaires en format PDF :

« Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte », Steven Newcomb

« Wall Street et la montée de Hitler », Anthony C. Sutton

« Comprendre le système d’oppression coloniale pour mieux le démonter, 1ère partie »

« Comprendre le système d’oppression coloniale pour mieux le démonter, 2ème partie »

« Confession d’un évêque jésuite », Alberto Rivera

La City de Londres, au cœur de l’empire

« Les 8 familles derrière le cartel banquier », Dean Henderson

« Réflexions sur le peuple en arme, 3 textes »

Messages aux nazillons civilistes, tract

« La nature humaine : une illusion occidentale », Marshall Sahlins

« L’art de ne pas être gouverné », James C. Scott

Entretien avec James C. Scott

« Propaganda, comment manipuler l’opinion publique en démocratie », Edward Bernays

formatage

La Russie publie les coordonnées de tir sur les centres de décision occidentaux… (Réseau Voltaire)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , on 30 juin 2022 by Résistance 71

Fuck_NATO

La Russie menace les centres de décisions occidentaux

Réseau Voltaire

28 juin 2022

Source: https://www.voltairenet.org/article217472.html

Alors que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan se réunissent à Madrid et envisagent une Troisième Guerre mondiale contre la Fédération de Russie, la société publique russe de l’espace, Roscosmos, a publié sur sa chaîne Telegram les coordonnées des centres de décision de l’Occident.

On peut y voir les photos satellitaires de la Maison-Blanche et du Pentagone (États-Unis), du siège de l’Otan (Belgique) [photo], du centre de congrès où se tient le sommet de l’Otan (Espagne), du ministère de la Défense (Royaume-Uni), du Reichstag et de la Chancellerie fédérale (Allemagne), ou encore du palais de l’Élysée (France).

Le site précise les coordonnées de tir :
⠀🇺🇸 38.897542, -77.036505 (USA)
⠀⠀🇺🇸 38.870960, -77.055935 (USA)
⠀⠀🇬🇧 51.503049, -0.127727 (GB)
⠀⠀🇫🇷 48.870433, 2.316842 (France)
⠀⠀🇩🇪 52.519903, 13.368921 (Allemagne)
⠀⠀🇧🇪 50.879986, 4.425771 (Belgique)

Dmitry Rogozin, le directeur de Roscosmos, est l’ancien ambassadeur russe auprès de l’Otan.

Interrogé par des journalistes, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré : « Je ne devinerai pas ce qu’espère le président Zelensky – peu importe ce qu’il pense, ce qu’il espère. Il ne prend pas de décisions. Les décisions sont prises à Washington, et en aucun cas au niveau présidentiel. Des responsables bien connus prennent des décisions au département d’État, et probablement même dans l’administration présidentielle ».

À bon entendeur salut !

globeguerre
Le monde marchand

Guerre contre la Fédération de Russie : en marche! (Paul Craig Roberts)

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cauchemar-non

Nous n’avons plus traduit Paul Craig Roberts (PCR) depuis bien longtemps. Nous fûmes des pionniers dans la traduction de ses textes il y a plus de 10 ans. PCR est un insider, il a travaillé au plus haut sommet du gouvernement américain sous l’ère Reagan et les reaganomics. Il connaît bien le système de l’intérieur et c’est tout à son honneur qu’il ait décidé à un moment donné, de dire la vérité et de participer à une critique et un éveil massifs concernant la turpitude et le mensonge ambiant. A Résistance 71, nous sommes les pionniers de la traduction de ses analyses en français depuis 2010 et le respectons pour le chemin qu’il a pris. Depuis quelques années, nous avons cessé de le traduire pour une raison simple : nous donnons depuis un bon moment la priorité aux solutions en plus de la critique du système étatico-marchand. Roberts, comme Pepe Escobar, John Pilger, Thierry Meyssan et tant d’autres, sont de bons analystes, mais ne savent faire que cela : analyser pour mieux faire comprendre. C’est bien, mais pas, ou plus suffisant, nous devons maintenant penser aux solutions… Comment radicalement sortir de cette merde systémique dont l’aboutissement implosif final est programmé dans sa propre “mécanique” ? Comment reprendre la barre du bateau ivre et mener la société humaine sur la voie émancipatrice de l’exploitation, de la répression, du mensonge perpétuel et de la division politico-sociale qui entretient le système dans sa dérive et décadence permanentes, sachant qu’il n’y a pas de solution en son sein, ce que Roberts et autres critiques ne voient pas ou ne veulent pas voir… Ceci dit, PCR est correct dans son évaluation de la croisée des chemins à laquelle mène cette énième crise politico-marchande résolue dans la guerre. Les stratèges yankees l’ont dit depuis des lustres : le seul ennemi dangereux de l’empire anglo-américano-sioniste n’est ni la Russie, ni la Chine… mais l’Europe, qui seule a la capacité économique et technologique de rivaliser avec l’empire et si l’Europe s’alliait avec la Russie dans un élan unificateur politico-économique, ce serait très vite la fin de l’hégémonie anglo-saxonne et de ses vassaux. Elle doit donc être détruite. Ainsi donc, cette guerre en Ukraine est un piège qui se referme sur la Russie et l’Europe, qui a terme, verra le triomphe de la marchandise mondialisée et de sa dictature planétaire achevée… si, une fois de plus, nous les laissons faire !
La solution est hors système, dans la reprise en main des affaires politiques, économiques et sociales par les peuples du monde, unis en une vaste Commune Universelle, une société des sociétés horizontale, non-hiérarchique et non coercitive. Roberts et consort sont incapables de comprendre cela parce que ce sont d’indécrottables réformistes, des sbires du système, critiques certes, mais sbires quand même puisque pour eux, rien n’existe et ne saurait exister hors du moule, ce qui les rend invalides et obsolètes… Nous ne devons rien attendre d’eux, la solution est en nous et nous seuls. Personne ne viendra nous aider. C’est à nous de (re)prendre nos affaires en main comme les Zapatistes l’ont fait il y a 28 ans et continuent de montrer la marche à suivre à un monde aveuglé et distrait par l’illusion marchande et son spectacle perpétuel.
~ Résistance 71 ~

bateau_ivre
Reprendre la barre et foutre le système par dessus bord !…

Guerre contre la Fédération de Russie

Paul Craig Roberts

24 juin 2022

Url de l’article original :
https://www.paulcraigroberts.org/2022/06/24/war-with-the-russian-federation/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Je me souviens lorsque l’on félicitait mes analyses et dires. Le gouvernement français de François Mitterrand m’a décerné la légion d’honneur pour la restauration de la science économique. Le président Reagan envoya son directeur du budget, Jim Miller, à la cérémonie de remise de la médaille avec une lettre de Reagan me donnant crédit pour la politique économique réussie de Reagan qui aida à résoudre la stagflation. Le ministère de l’économie américain m’a donné sa médaille d’argent pour “une remarquable contribution à la politique économique des Etats-Unis.” Le Who’s Who des Etats-Unis me donna son Lifetime Achievement Award. Le Club de la Presse du Mexique m’a donné sa palme du journalisme international. Lorsque mes enfants sont nés, des lettres de félicitations s’amassèrent en provenance de personnalités telles que le chef des opérations de la marine américaine et le chef d’état-major des armées, etc, etc.

Aujourd’hui, on ne me félicite plus, je dois le faire moi-même, ce que je n’ai jamais fait, mais vais le faire. Je me suis ruiné à dire la vérité et on ne me donne même pas le crédit de cela.

Hier (23 juin), The Saker (Andrei Raevsky) a écrit que cela devenait indéniable que ce qui avait commencé comme une opération militaire russe limitée en Ukraine avait tourné en une guerre ouverte et totale entre la Russie et l’occident.

Je fus la première personne qui écrivit que l’aspect “limité” de l’intervention russe au Donbass n’était qu’une illusion. Washington, avais-je dit, ne permettrait jamais que cela soit limité. Pour cette analyse correcte, Andrei m’a dénoncé comme un anti-russe. Dmitry Orlov m’a traité de barjot qui voulait une guerre nucléaire. En d’autres termes, le fait que je pointais du doigt un mauvais calcul du Kremlin qui résulterait en une guerre plus large n’était pas le bienvenu, ce malgré la vérité évidente que cela annonçait.

Et bien, alors qu’Andrei maintenant le reconnaît, la guerre plus large que j’avais prédite est sur nous. La réceptivité du Kremlin aux provocations les a amené à la situation où un pays insignifiant, du moins militairement, a bloqué les provisions russes vers une partie de la Russie, Kaliningrad. Si le Kremlin, toujours tolérant envers les provocations, tolère ceci, La Russie est finie. Si le Kremlin ne l’accepte pas, la Lithuanie est finie.

Comme la Lithuanie est un membre de l’OTAN, l’OTAN et ses mauvaises décisions devra entrer en guerre ou reculer. Les néo-conservateurs juifs qui contrôlent la politique étrangère américaine ne les laisseront pas reculer. Washington paienbeaucoup pour l’obéissance et s’attend à ce que l’OTAN acquiesce et obéisse.

En d’autres termes, Les “leaders” européens vont certainement très bientôt devoir prendre une décision : détruisons-nous l’Europe ou abandonnons-nous notre pognon américain ?

Ils vont prendre l’oseille et se tirer, mais où ?

En tant qu’ancien guerrier de la guerre froide, en tant qu’ex-membre d’un comité d’enquête présidentiel (NdT : dans l’ère Reagan) pour évaluer les vues de la CIA sur la capacité militaire et économique de l’URSS, je peux dire en toute confiance, qu’il n’y a nulle part où aller, nulle part où se planquer.

A moins que l’emprise hégémonique sur la politique étrangère des Etats-Unis et donc de l’occident, tenue par les juifs néo-conservateurs ne soit brisée, l’Occident et la Russie sont en marche pour une guerre nucléaire.

La guerre sera nucléaire, parce que l’occident est trop faible pour gagner une confrontation conventionnelle contre la Russie. L’occident ne le sait pas, parce que l’intervention russe dans le Donbass n’implique que peu de troupes russes et celles-ci bougent lentement dans des manœuvres d’encerclement. Normalement, une force d’invasion table sur une supériorité numérique de 3 pour 1, mais dans le conflit du Donbass, les Ukrainiens étaient probablement bien plus nombreux que les Russes, la masse de l’armée russe elle, attendant en renfort dans l’éventualité d’une intervention des troupes de l’OTAN.

Il n’y a absolument aucun doute que la Russie va nettoyer le Donbass de toutes forces militaires ukrainiennes. Le boulot est presque fini du reste ; mais pas le conflit plus large.

“L’UE et l’OTAN forment une coalition pour une guerre contre la Russie” – Lavrov

Le ministre des affaires étrangères russe a dit aujourd’hui : “Hitler a rallié une portion significative si pas la plupart des nations européennes sous sa bannière pour mener une guerre contre l’Union Soviétique,” ajoutant “maintenant, L’UE avec l’OTAN sont en train de former une autre coalition, moderne, pour un défi, plus ultimement, une guerre contre la Fédération de Russie.

https://www.rt.com/russia/557741-nato-europe-coalition-war-moscow/

AmAzNazflag

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

ne-pas-abandonner-cest-la-vie

Guerre en Ukraine : des nouvelles des nazis d’Azov soutenus par l’OTAN et l’UE…

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On nous pète les plombs quotidiennement avec les mensonges systématiques des merdias occidentaux au sujet de la guerre en Ukraine (entre autre) , voici des nouvelles de l’autre côté de la barrière… sans aucun doute plus fiables, concernant le sort des nazillons d’Azov soutenus par l’OTAN et l’UE.
~ Résistance 71 ~

Les commandants du bataillon ukrainien Azov qui se sont rendus aux forces russes à Marioupol transférés dans un centre de détention à Moscou

Agence Tass

20 juin 2022

Url de l’article original :
https://tass.com/society/1468175?utm_source=rense.com&utm_medium=referral&utm_campaign=rense.com&utm_referrer=rense.com

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

MOSCOU,  20 juin 2022 /TASS/. 

Plusieurs commandants du bataillon nazi ukrainien Azov, qui se sont rendus lors de la bataille de Marioupol, ont été transférés au centre de détention Lefortovo de Moscou, a indiqué à l’agence TASS, une source des agences de sécurité russes ce dimanche.

“En ce moment, plusieurs commandants d’Azov, qui furent faits prisonniers lors des batailles de Marioupol, ont été transférés à Lefortovo”, a dit la source, mais elle n’a pas indiqué les noms des détenus.

D’après de précédents rapports, Svyatoslav Palamar (indicatif radio Kalina), commandant adjoint du bataillon Azov et Sergei Volynsky 8indicatif radio Volyna), le commandant de la 36ème brigade de fusiliers marins des forces armées ukrainiennes, qui se sont rendus au terme de la bataille de Marioupol, ont été transférés en Russie à des fins d’enquête.

Plus de 1000 soldats ukrainiens qui se sont rendus à Marioupol, ont été transférés en Russie à des fins d’enquête. Une source des forces de sécurité a dit à l’agence TASS que plus de 100 soldats faits prisonniers ÷a l’issue de la bataille de l’usine Azovstal, incluant des mercenaires étrangers, pourraient être détenus à Moscou.

D’après le ministère de la défense russe, quelques 2439 soldats ukrainiens et membres du bataillon Azov, se sont rendus aux forces russes le 16 mai après avoir été bloqués dans l’usine Azovstal pendant plus d’un mois. Le 20 mai 2022, les forces russes ont totalement libéré toute la zone territoriale de l’usine.

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Guerre Ukraine : La Russie contre un occident maquereau de sa pute néo-nazie…

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Encore une excellente analyse de Thierry Meyssan. Nous ajouterions ceci : le but de l’empire et de la politique du Nouvel Ordre Mondial n’est pas/plus de gagner les guerres qu’il met en place , mais que ces guerres durent. Les guerres occidentales ne sont plus faites pour être gagner mais pour générer le plus de chaos possible sur la longue durée, maintenir la division des peuples tout en engrangeant le plus de fric possible pour le complexe militaro-industriel. Ceci n’est bien entendu pas le cas pour la Russie, qui fixe ses objectifs et arrête lorsque ceux-ci sont atteints. Ceci veut dire que l’OTAN, géré par l’empire anglo-américano-sioniste, fera durer cette guerre et essaiera de l’étendre par procuration toujours. A terme, il y a deux solutions pour marre fin à cette saloperie : soit la Russie devra frapper de manière décisive l’OTAN et l’empire, soit l’empire de l’intérieur doit être anéanti par ses peuples en rébellion contre le système étatico-marchand qui, bien que moribond, entraîne le monde à sa perte.
La question est toujours et encore la même : qu’allons-nous faire pour empêcher ce chaos annoncé ? Quand allons-nous enfin cesser d’être spectateurs hypnotisés et enfin devenir les acteurs éclairés de notre futur ?…
~ Résistance 71 ~

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Nazis en Ukraine ?… Pfff ! complotisme…

Ukraine : quiproquos, méprises et incompréhensions 

Thierry Meyssan

7 juin 2022

Url de l’article original : https://www.voltairenet.org/article217171.html

La guerre d’Ukraine n’a lieu qu’en raison d’abord de l’ignorance des Occidentaux de ce qui se passait en Ukraine et d’autre part d’une série de quiproquos et de méprises. Les Occidentaux, centrés sur eux-mêmes, incapables de penser comme leurs interlocuteurs, n’ont cessé de se tromper. Finalement, lorsque les opérations militaires prendront fin et que les Russes auront atteint leurs objectifs publiquement énoncés dès le premier jour, ils pourront même se persuader d’avoir gagné. En définitive, la seule chose qui compte pour les Occidentaux, ce n’est pas d’épargner des vies humaines, mais d’avoir la conviction de se tenir du bon côté de l’Histoire.

La guerre en Ukraine est interprétée très différemment selon que l’on est Occidental ou Russe. L’expérience précédente de chacun conditionne son interprétation des mots et des événements. De fait, nul ne réagit aux mêmes choses et recherche pas les mêmes informations que les autres. En définitive, les deux camps n’ont plus du tout la même perception de la réalité. Cette succession de quiproquos et de méprises enclenche une incompréhension qui peut favoriser involontairement un conflit majeur.

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Pourriture en marche, soutenue par l’UE et l’OTAN

LES BANDÉRISTES

Les deux camps, qui ont combattu côte à côte face au nazisme, n’ont pas du tout vécu la même chose durant cette période et par conséquent n’en ont pas le même souvenir.

La presse russe ne distingue pas les bandéristes des nazis. Il s’agit pour elle de réveiller le souvenir de la « Grande Guerre patriotique » (dite en Occident : « Seconde Guerre mondiale »). Lorsque l’Allemagne attaqua la Russie, en juin 1941, celle-ci n’était pas du tout prête. Le choc fut désastreux. Staline ne parvint à unir son peuple qu’en s’alliant avec l’Église orthodoxe qu’il avait jusque-là combattue et en libérant ses opposants politiques condamnés au Goulag. Évoquer aujourd’hui cette période, c’est prendre l’engagement de reconnaître à chacun sa place pourvu qu’il défende la Nation.

Les Russes perçoivent les bandéristes/nazis contemporains comme des dangers existentiels contre leur peuple. Ce faisant, ils ont raison car les nationalistes ukrainiens considèrent qu’ils sont « nés pour éradiquer les Moscovites ».

Par conséquent, toutes les attaques occidentales contre la personne de Vladimir Poutine sont décalées et inopérantes. Pour les opposants russes, ce n’est plus le sujet. Qu’ils l’apprécient ou le combattent, Poutine est leur chef comme Staline l’avait été à partir de juin 1941.

La presse occidentale, quant à elle, assimile aussi les bandéristes aux nazis, mais c’est pour en relativiser plus facilement l’importance. Dans le souvenir des populations d’Europe de l’Ouest, le nazisme ne menaçait que des minorités. Les malades mentaux et les vieillards malades incurables d’abord, puis les juifs et les tsiganes ont été séparés du lot pour disparaître à jamais. Au contraire, les Slaves se souviennent d’armées qui avançaient en rasant un à un tous les villages qu’elles prenaient. Nul ne pouvait survivre. Non seulement le nazisme fait moins peur aux Européens de l’Ouest, mais les Anglo-Saxons suppriment discrètement les symboles qui pourraient raviver cette mémoire. Par exemple, les conseillers en communication britanniques ont modifié fin mai l’écusson du régiment Azov. Ils ont substitué au crochet du loup (Wolfsangel) associé à la division SS Das Reich, trois épées en trident évoquant la République nationale ukrainienne (1917-20). Ce faisant, ils ont fait disparaître un insigne nazi pour le remplacer par un insigne anti-bolchévique. Or, dans l’imaginaire ouest-européen, on assimile l’Union soviétique à la Russie, ignorant que la majorité des dirigeants soviétiques n’étaient pas russes.

Les conseillers en communication britanniques assurent que les bandéristes/nazis ukrainiens sont comparables aux nazis occidentaux actuels : des groupuscules marginaux d’enragés. Ils ne nient pas leur existence, mais laissent à penser qu’ils n’ont aucune importance. Aussi font-ils disparaître à la fois les traces de leur activité parlementaire et gouvernementale depuis l’indépendance de 1991 et les images des monuments qui leur ont été élevés depuis un peu partout dans le pays.

De 1991 à 2014, les journaux du monde entier ont ignoré la lente reformation des bandéristes en Ukraine. Cependant en février 2014, lors du renversement du président élu Viktor Ianoukovytch tous les journalistes qui couvraient la « Révolution de la dignité » ont été frappés par le rôle central de milices d’extrême-droite dans les manifestations. Les médias du monde entier ont produit des reportages sur ces étranges « nationalistes » arborant des croix gammées. Mais la presse occidentale a brusquement cessé ses investigations, un mois plus tard, lorsque la Crimée, refusant l’arrivée au pouvoir de ces extrémistes, proclama son indépendance. Continuer à rendre compte de la dérive de l’Ukraine aurait été donner raison à la Fédération de Russie qui avait accepté son rattachement. À partir de là et durant 8 ans, aucun média occidental n’a enquêté par exemple sur les accusations d’enlèvement et de torture à grande échelle qui ont parcouru le pays. Parce qu’ils ont délibérément ignoré les bandéristes durant cette période, ils ne sont plus capables d’estimer leur rôle politique et militaire aujourd’hui.

Cet aveuglement se poursuit avec l’évolution du pouvoir ukrainien durant la guerre. La presse occidentale ignore tout de la dictature mise en place : confiscation par l’État de tous les médias, arrestation des personnalités d’opposition, confiscation des biens des personnes évoquant les crimes historiques des bandéristes et des nazis, etc. Au contraire, la presse russe ne manque rien de cette soudaine évolution et se morfond d’avoir fermé les yeux durant des années.

Pour notre part, nous avons écrit —avec retard— l’histoire des bandéristes ; un sujet auquel aucun livre n’a été consacré, signe que l’Ukraine sous cet angle ne passionnait personne. Notre travail, traduit en une dizaine de langues, a fini par toucher de nombreux responsables militaires et diplomates occidentaux. Ces derniers font désormais pression sur leurs gouvernements pour qu’ils ne soutiennent plus ces ennemis de l’humanité.

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LA CRÉDIBILITÉ DES DIRIGEANTS OCCIDENTAUX ET RUSSES

Il y a deux manières d’évaluer la crédibilité d’un dirigeant : on examine soit ses bonnes intentions, soit son bilan. Les Européens de l’Ouest, qui se sont placés sous la protection des États-Unis, ont la conviction de ne plus faire l’Histoire, mais de la subir. Ils n’ont donc plus besoin de dirigeants politiques comme au siècle dernier. De fait, ils n’élisent plus que des gestionnaires se présentant comme pétris de bonnes intentions. Au contraire, les Russes, après l’effondrement de leur pays durant les années Eltsine, ont voulu restaurer leur indépendance et finalement couper avec le libéralisme US auquel ils avaient cru une décennie. Pour cela, ils ont élu et réélu Vladimir Poutine, dont ils vérifient l’efficacité. Leur pays s’est ouvert à l’étranger tout en devenant auto-suffisant en de nombreux domaines, y compris alimentaire. Ils interprètent les sanctions de l’Otan non pas comme des punitions, mais, sachant que l’Alliance atlantique ne représente que 12 % de la population mondiale, comme une fermeture de l’Occident au reste du monde.

Indépendamment des régimes politiques, les dirigeants civils qui cherchent à rassembler leur peuple le plus largement possible s’interdisent de mentir pour conserver la confiance de leurs concitoyens, au contraire ceux qui sont au service d’une minorité pour exploiter la majorité sont tenus de mentir pour ne pas être renversés. Par ailleurs, les dirigeants militaires s’ils ont tendance à prendre leurs rêves pour des réalités, donc à mentir, en temps de paix, sont tenus de coller au plus près des réalités en temps de guerre pour vaincre.

Les Occidentaux sont marqués par un très fort traumatisme vécu lors des attentats du 11 septembre 2001 et de la prestation du secrétaire d’État états-unien, le général Colin Powell, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le 5 février 2003. Ils ont d’abord tremblé durant les attentats de New York, en voyant les gens qui se jetaient par les fenêtres, puis les tours qui s’effondraient avant de réaliser que les explications qu’on leur donnait ne tenaient pas la route. Une défiance s’est installée entre eux et les dirigeants qui faisaient mine de croire à ces fariboles [1]. Puis ils ont cru ce que leur disait un général parce qu’un militaire ne pouvait pas mentir à propos d’une très grave menace sécuritaire. Enfin, ils sont devenus dépressifs lorsqu’ils ont constaté que toute cette mise en scène n’était qu’une excuse pour renverser un gouvernement qui résistait aux USA et s’emparer des richesses pétrolières et financières de son pays. C’est que le discours du général Powell [2] avait été écrit par des politiciens civils, les Straussiens de l’Office of Strategic Influence (OSI) comme, honteux, il l’avoua plus tard. Cette confiance mal placée à coûté la vie à plus d’un million de personnes [3]. Depuis 2003, les Occidentaux n’ont plus confiance dans la parole donnée par leurs dirigeants ; un phénomène un peu moins marqué en France dans la mesure où ce pays fut le seul à contredire publiquement le général Powell.

Au contraire, les Russes font la distinction entre ceux de leurs dirigeants qui tiennent le même discours que les autres et ceux qui défendent l’intérêt collectif. Ils ont d’abord cru, dans les années 2000, au discours occidental et espéré connaître eux aussi la liberté et la prospérité. Mais ils ont vécu un effroyable effondrement tout en observant quelques voyous s’approprier leur richesse collective. Ils se sont alors tournés vers des valeurs sûres : des concitoyens soucieux de l’intérêt général et formés par le KGB. Ils vivent aujourd’hui en espérant être délivrés de ce qui reste de cette période d’égarement : des oligarques installés à l’étranger et une certaine bourgeoisie mondialiste à Moscou et à Saint-Petersbourg. Ils perçoivent les premiers comme des voleurs et se félicitent que leur biens, déjà perdus pour le pays, soient saisis par les Occidentaux. Quant aux seconds, ils savent qu’il n’en existe pas seulement chez eux, mais partout dans le monde globalisé. Ils voient sans regret partir certains d’entre eux. Pour les Russes, le président Poutine et son équipe sont parvenus à résoudre le problème alimentaire et à leur redonner du travail. Ils ont restauré leur armée et les protègent de la résurgence du nazisme. Bien sûr, tout n’est pas rose, mais c’est beaucoup mieux depuis qu’ils sont aux manettes.

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L’OTAN EST-ELLE LA PLUS GRANDE ALLIANCE MILITAIRE DU MONDE OU UNE MENACE CONTRE LA RUSSIE ?

Pour les Européens de l’Ouest, qui sont nés et ont été élevés dans une région sous protectorat US, l’organisation unipolaire du monde semblait couler de source. N’ayant jamais connu la guerre chez eux depuis une soixantaine d’années (les Français ont oublié les attentats à Paris durant la guerre d’Algérie), ils ne comprennent pas pourquoi le reste du monde ne veut plus de la Pax Americana.

Au contraire, les Russes ont éprouvé une brutale baisse de leur espérance de vie de 20 ans lorsqu’ils ont élu Boris Eltsine et ses conseillers US. En outre, ils ont vécu deux guerres dans leur province de Tchétchénie avec les attentats islamistes qui les accompagnèrent de Beslan à Moscou. Les bandéristes ukrainiens étaient venus prêter main forte aux jihadistes de l’Émirat islamique d’Itchkérie.

Pour les Européens de l’Ouest peu importe que l’Otan ait tenté d’éliminer Charles De Gaulle en France, fait assassiner Aldo Moro en Italie ou organisé le coup d’État des colonels en Grèce [4]. Ces événements ne sont connus que des spécialistes et ne sont pas enseignés dans les manuels scolaires. L’Otan est la plus grande alliance militaire de l’Histoire et sa taille lui garantit théoriquement la victoire.

Or, l’Otan a refusé l’adhésion de la Russie dans les années 1990. Elle s’est redéfinie non pas comme une force stabilisant le continent, mais comme une organisation anti-Russe, au risque de provoquer la guerre en Europe. Les Occidentaux récrivent l’Histoire en affirmant n’avoir jamais pris la décision de ne pas étendre leur alliance à l’Est. Or, lors de la réunification allemande, le président français François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Köhl firent inscrire dans le Traité portant règlement définitif concernant l’Allemagne (13 octobre 1990) que les quatre puissances vainqueurs du nazisme établiraient des mesures de confiance en matière d’armement et de désarmement pour garantir la paix sur le continent conformément aux principes de l’Acte final d’Helsinki (1er août 1975). Ces principes furent réaffirmés dans les Déclarations d’Istanbul (Charte de sécurité européenne, 19 novembre 1990) et d’Astana (2 décembre 2010). Ils posent :
le droit de chaque État à conclure les alliances militaires de son choix
et, comme corolaire, le devoir de chaque État de ne pas prendre de disposition de sécurité menaçant ses voisins.

C’est pourquoi la Russie n’a jamais contesté l’adhésion des États d’Europe centrale et orientale au Traité de l’Atlantique-Nord, mais a toujours dénoncé l’installation de forces états-uniennes sur leur sol. En d’autres termes, elle ne conteste pas l’existence de l’Otan, mais son fonctionnement au sein du Commandement intégré. Soyons précis : aujourd’hui, elle n’a aucune objection à ce que l’Ukraine, la Finlande ou la Suède fassent alliance avec les États-Unis et soient protégées par l’article 5 du Traité de l’Atlantique-Nord, mais refuse que cela implique l’installation de troupes US et d’armes US sur son sol.

Il ne s’agit pas de prévenir des tirs de missiles depuis sa frontière terrestre, car des sous-marins pourraient toujours s’approcher de sa frontière maritime. La préoccupation de Moscou est ailleurs. À la différence de la plupart des États, la Fédération de Russie a une faible population par rapport à l’étendue de son territoire. Elle ne peut donc pas défendre ses frontières. Depuis son invasion par Napoléon en 1812, elle a appris à se protéger en misant sur son immensité : couper l’envahisseur de ses lignes d’approvisionnement et le laisser mourir de froid l’hiver venu. C’est la « stratégie de la terre brûlée » qui conduisit à l’abandon de Moscou et au déplacement de toute sa population vers l’Est. Or, cette stratégie suppose que l’envahisseur ne puisse pas bénéficier de bases arrières dans un pays proche.

Cette stratégie est aussi source de quiproquos. La Russie ne cherche pas à disposer d’une zone d’influence en Europe comme l’avait fait Union soviétique de l’Ukrainien Léonid Brejnev. Elle n’a pas non plus de visée impérialistes comme la Russie tsariste. Elle cherche uniquement à ce qu’aucune grande armée ne s’approche pas d’elle. Une attitude que les Kremlinologues les mieux informés qualifient à tort de « paranoïaque », alors qu’elle est mûrement réfléchie.

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Symbole ?.. Les volontaires tchétchènes écrasent les nazis
ukrainiens… au cri d' »Allah Akbar ! »

L’ART OPÉRATIF

Alors que les films de guerre hollywoodiens mettent en scène des initiatives héroïques de quelques hommes faisant basculer le sort d’une bataille, les films de guerre russe ne parlent que de héros qui se sacrifient pour retarder l’avancée ennemie et permettre à la population de se replier. Les Russes n’éprouvent aucune honte à fuir si cela peut éviter un bain de sang.

Cette différence a conduit les militaires slaves à imaginer l’« art opératif », à mi-chemin entre la stratégie et la tactique. Il ne s’agit ni de penser le déploiement des armées, ni la conduite d’une bataille, mais ce qui pourrait être fait pour retarder l’armée ennemie et prévenir la bataille. Les armées occidentales ont elles aussi tenté d’imaginer un « art opératif », mais elles n’y sont pas parvenues parce qu’elles n’en ont aucun besoin.

Au plan militaire, la guerre en Ukraine peut être résumée ainsi : l’objectif, fixé publiquement par le président Vladimir Poutine, était « de désarmer et de dénazifier » l’Ukraine. Sa mise en œuvre par son état-major a d’abord consisté à semer la confusion chez les adversaires, puis à réaliser l’objectif une fois l’armée ukrainienne désorganisée.

L’état-major russe a attaqué par toutes les frontières possibles ; depuis la Crimée, depuis Rostov, depuis Belgorod, depuis Koursk et depuis la Biélorussie. De la sorte, les armées ukrainiennes ne savaient où elles devaient se concentrer. Dans cet apparent désordre, les armées russes ont détruit les défenses aériennes ukrainiennes et foncé sur la centrale nucléaire de Zaporijjia, dont elles ont récupéré les réserves illégales d’uranium et de plutonium, et sur plusieurs laboratoires militaires où elles ont détruit des containers de virus et autres armes biologiques [5]. Elles ont détruit les chemins de fer lorsque les Occidentaux se sont proposé d’envoyer des armes sur le front. Puis elles ont combattu le régiment bandériste Azov dans son fief de Marioupol. Enfin, elles nettoient les parties des oblasts de Donetsk et Lougansk qui étaient occupées par les Ukrainiens.

Pendant ce temps, les Occidentaux ont cru que les Russes voulaient prendre Kiev et arrêter le président Volodymyr Zelensky, qui n’ont jamais fait partie de leurs cibles, puis qu’ils allaient occuper l’ensemble du pays, ce qu’ils ne veulent surtout pas. Il y a donc eu méprise sur la Blitzkieg. Les États-Unis croyaient qu’ils devaient prévenir une chute rapide du régime, tandis qu’ils auraient dû défendre les réserves de Zaporijjia. Puis ils ont cru qu’ils devaient protéger Odessa et Lviv, tandis que Marioupol tombait. L’« art opératif » des Russes s’est exercé en atteignant les objectifs annoncés en un temps record tandis que les Occidentaux se félicitaient d’empêcher la prise d’objectifs imaginaires.

Les Occidentaux en général sont tellement nombrilistes qu’ils n’ont pas été capables de penser comme leurs adversaires. Le Pentagone s’est d’autant plus facilement trompé que la plupart des officiers ignoraient le travail des Straussiens : la structuration des bandéristes, leurs liens avec les éléments d’extrême droite de nombreuses armées occidentales (l’ordre secret Centuria [6]), et leurs programmes secrets d’armement [7].

Notes :

[1] L’auteur de cet article, Thierry Meyssan, est l’auteur de L’Effroyable imposture, le livre qui révéla les mensonges du 11-Septembre. [NdlR].

[2] “Colin Powell Speech at the UN Security Council”, by Colin L. Powell, Voltaire Network.

[3] « Plus d’un million d’Irakiens tués sous l’occupation US », par Dahr Jamail, Michael Schwartz, Joshua Holland, Luke Baker, Maki al-Nazzal, Réseau Voltaire, 9 février 2010.

[4Les Armées Secrètes de l’OTAN, Danielle Ganser, Demi-Lune (2007).

[5] « Les programmes militaires secrets ukrainiens », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 31 mai 2022.

[6] « L’alliance du MI6, de la CIA et des bandéristes », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 avril 2022.

[7] Ibid. « Les programmes militaires secrets ukrainiens ».

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

ukr_neonazis4

Fuck_NATO

GDC_Ukraine

Guerre en Ukraine : L’empire anglo-américain derrière le masque du fascisme + un général canadien capturé à Marioupol (VT et Réseau Voltaire)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 4 mai 2022 by Résistance 71

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La Russie lutte contre le fascisme et le visage derrière le masque de Hitler est américain

Ian Greenhalgh

2 mai 2022

Url de l’article original :
https://www.veteranstoday.com/2022/05/02/russia-takes-on-fascism-and-the-face-behind-the-hitler-mask-is-american/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Les nazis ne furent rien de plus qu’une excroissance de la véritable superpuissance fasciste : les Etats-Unis d’Amérique. Hitler et les nazis furent emmenés au pouvoir par les machination financières des familles banquières et entrepreneuriales américaines. Rappelez-vous de la définition correcte de Mussolini concernant le fascisme comme étant la dictature des entreprises et demandez-vous quelle nation est la propriété et est gérée par ses entreprises ?

La machine de guerre nazie fut créée par les entreprises américaines, par exemple la Standard Oil des Rockefeller a fourni non seulement de grosses quantités de carburant via l’Espagne neutre jusqu’à au moins 1942, mais aussi cette technologie critique de l’hydrogénisation afin de transformer le charbon de Silésie en carburant liquide pour les panzers.

Les finances passèrent très largement de Wall Street et de banques telle celle de Prescott Bush (NdT : le père de Bush I et grand-père de Bush II) la Bank of America aux industriels allemands tels que Fritz Thyssen, ce qui montrait de l’extérieur que les nazis étaient financés par les industriels allemands. Le soi-disant miracle économique de Hitler ne s’est jamais produit, ce fut une illusion, créée par l’influence de vastes injections d’argent en provenance de la haute finance américaine. (NdT : lire à ce sujet notre traduction du remarquable ouvrage de l’historien Antony Sutton “Wall Street et la montée de Hitler”)

En ayant tout ceci présent à l’esprit au sujet des nazis, percevez-vous comment l’OTAN* est aussi un organe fasciste des Etats-Unis créée pour être utilisée afin de dominer et de contrôler l’Europe ?

Je discutais de la guerre en Ukraine avec mon père hier et nous en sommes venus à la conclusion que Poutine a été pris au piège de lancer une attaque contre l’Ukraine en pensant que les Ukrainiens ne voudraient pas vraiment se battre contre leurs frères russes et que tout cela sera fini en quelques jours : envoyer les troupes pour obtenir ce que les négociations n’ont pas pu faire ; les Russes considéraient vraiment cela comme une “opération militaire spéciale” plutôt qu’une guerre, mais ils se sont rapidement retrouvés confrontés à une véritable guerre.

Ceci est un piège qui a été tendu par l’OTAN et en réalité, les Russes se retrouveraient en train de se battre contre un grand nombre de mercenaires étrangers et des troupes de l’OTAN sous le couvert de mercenaires et de conseillers militaires ; des forces spéciales américaines ont été capturées au Donbass par exemple, des entreprises mercenaires polonaises ont été vues près de Kiev, le front des personnels de l’OTAN.

L’OTAN n’a pas fait qu’envoyer un grand nombre de personnels, elle a aussi très largement fourni des armes du dernier cri, comme par exemple les missiles anti-chars Javelin américains ou NLAW britanniques. Le plus souvent, les hommes qui utilisent ces armes contre les blindés russes ne sont as ukrainien, mais des spécialistes étrangers et des membres de forces spéciales commandos. Depuis 8 ans, les Ukrainiens ont été entraînés par l’OTAN et spécifiquement par les Britanniques, qui sont les leaders dans le monde pour l’envoi de conseillers militaires pour entraîner des troupes de pays lointains sur l7art et la manière d’utiliser l’armement britannique fourni.

Dans tous les sens possibles, la guerre en Ukraine est une guerre par procuration entre l’OTAN et la Russie, cela permet à l’OTAN de tester ses armes et de raffiner ses tactiques, ses techniques et son armement contre les Russes, tout en apprenant en même temps les tactiques de terrain russes, leurs méthodes et leur armement. Ceci est aussi particulièrement lucratif, pensez qu’un seul missile anti-char NLAW coûte 20 000 GBP ; la GB en fourni par milliers, ce qui crée des revenus de dizaines de millions, de bons bénéfices pour tous les actionnaires des grands fabricants d’armes comme Thales et BAE Systems.

NdT : l’actuel ministre de la défense du gouvernement Biden, Lloyd Austin n’est autre que l’ex-CEO de Raytheon Technologies (1922), un des fabricants d’armes, missiles and Co yankee… Elle est pas belle la vie ? Carnet de commandes plein ! Et que ceux qui crient au “conflit d’intérêts” soient marquées à jamais de la marque de l’infamie “conspi”.

Dans le même temps, l’Europe demeure toujours autant dépendante du gaz et du pétrole russes et elle est toujours fournie par la Russie. Bien que de manière plus discrète qu’avant la guerre. La Pologne par exemple, reçoit toujours gaz et pétrole russes, mais au lieu de l’acheter directement à la Russie, elle passe par l’Allemagne, qui l’achète à la Russie et le fournit à la Pologne. (NdT : pas gratuitement bien entendu…)

Donc quand le patron de l’OTAN Inc. Jens Stoltenberg dit que cette guerre va durer des années, il dit la vérité parce que c’est l’intention de l’OTAN, de meuler et de finalement affaiblir fatalement les forces armées russes en Ukraine afin d’amener l’effondrement du régime Poutine, un bis-repetita de la guerre en Afghanistan et de la stratégie US des années 80 lorsque les USA combattirent l’URSS dans cette guerre par procuration en Afghanistan, mais cette fois-ci au lieu d’utiliser des moudjahidines armés de missiles Stinger pour abattre les aéronefs russes dans les montagnes afghanes, ce sont des troupes européennes armées de missiles anti-chars javelin tirant sur les blindés russes dans les plaines ukrainiennes.

Poutine se retrouve piégé de la même manière que ses prédécesseurs marxistes. La guerre en Afghanistan a commencé à détruire l’URSS de l’intérieur lorsque les cercueils des soldats russes ont commencé à s’empiler et que les mères des jeunes conscrits commencèrent à se retourner contre le régime en place et c’est comme ça que Poutine sera attaqué et fragilisé, en retournant le peuple russe contre lui par le travail de sape opéré par le nombre de morts et de blessés au fur et à mesure que la guerre durera.

(*) O.T.A.N pour Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

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Arrestation d’un général canadien à Marioupol

Réseau Voltaire

3 mai 2022

Url de l’article orignal : https://www.voltairenet.org/article216727.html

Les forces armées russes ont arrêté le général canadien Trevor Kadier à Marioupol, dans la nuit du 2 au 3 mai 2022. Il a été transféré à Moscou où il sera jugé.

Le général Trevor Kadier n’était apparemment pas en mission du gouvernement canadien, mais était le responsable du biolaboratoire n°1, où 18 personnes travaillaient sous ses ordres.

The National Pulse a révélé qu’Hunter Biden, le fils du président états-unien Joe Biden, et Christopher Heinz, le beau-fils de John Kerry, avaient organisé, via leur société Rosemont Capital, une sous-traitance de laboratoires de recherche militaires ukrainiens pour le compte de la Defense Threat Reduction Agency (DTRA), une agence du Pentagone.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a révélé que les États-Unis entretiennent ainsi 336 laboratoires de recherche sur des armes biologiques et chimiques à l’étranger.

Le Conseil de sécurité a tenu une réunion à ce sujet, le 11 mars 2022.

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Guerre d’Ukraine : récapitulatif et mode d’emploi…

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La carte à venir de l’Ukraine…

Récapitulatif rapide pour ceux qui n’ont pas suivi ce qui se passe en Ukraine mais qui veulent comprendre la situation

Par Gonzalo Lira

Source : Twitter

Traduction : lecridespeuples.fr

Url de l’article:
https://lecridespeuples.fr/2022/04/28/ukraine-apres-deux-mois-de-guerre-un-recapitulatif-de-la-situation/

Le 24 février, les Russes ont envahi par le sud, le sud-est, l’est et le nord, dans une campagne éclair. Les Russes ont lancé 190 000 soldats dans l’offensive, contre 250 000 soldats ukrainiens.

Les forces russes ont placé 30 000 soldats près de Kiev, loin d’être suffisants pour prendre la ville, mais suffisants pour immobiliser quelque 100 000 défenseurs des forces armées ukrainiennes. Les forces russes ont également lancé plusieurs axes d’attaque, avec des renforts en attente (dont une célèbre colonne de chars de 40 km de long), pour voir où leur présence pourrait être requise.

Le blitz russe sur plusieurs axes a permis d’éviter un blitzkrieg ukrainien imminent. Les forces armées ukrainiennes étaient sur le point d’envahir le Donbass. C’était la motivation immédiate de l’invasion russe : les devancer et déjouer l’invasion imminente de l’Ukraine, ce qu’elle a fait.

En outre, en attaquant par le nord et le sud, les Russes ont perturbé la chaîne d’approvisionnement en armes de l’OTAN. Si les forces russes n’avaient attaqué qu’à l’est pour empêcher l’invasion du Donbass par les forces armées ukrainiennes, il y aurait eu un couloir ouvert pour le réapprovisionnement depuis l’ouest. Menacer Kiev a empêché cela.

L’armée principale ukrainienne est donc restée bloquée dans l’est de l’Ukraine, tandis que le reste des forces ukrainiennes était isolé et bloqué, sans possibilité de ravitaillement facile depuis l’ouest. Les forces russes ont ensuite frappé les liens de commandement/contrôle et de réapprovisionnement des forces armées ukrainiennes, les isolant et immobilisant davantage.

Les Russes ont bientôt contrôlé nominalement un territoire de la taille du Royaume-Uni en Ukraine, mais ce contrôle était ténu. Le sud de l’Ukraine était plus complètement sous l’emprise de la Russie. Autour de Kherson, l’armée ukrainienne s’est simplement dispersée. Marioupol est devenu un champ de bataille majeur, tout comme le Donbass proprement dit.

Ce que les Russes voulaient initialement était :

  • court-circuiter l’invasion imminente du Donbass, ce qu’ils ont fait.
  • forcer la main au régime de Zelensky pour qu’il négocie un règlement politique, ce qu’ils n’ont pas réussi à faire.

Kiev n’avait aucune intention de négocier un cessez-le-feu en raison des ordres qui lui ont été donnés par Washington : « Combattez la Russie jusqu’au dernier ukrainien ! » De plus, les milices néo-nazies qui entouraient Zelensky l’ont menacé s’il négociait et se rendait, car elles sont terrifiées par les Russes.

Zelensky a donc lancé une campagne massive de relations publiques et de propagande, principalement pour motiver les forces armées ukrainiennes à se battre jusqu’à la mort. Des mythes ont été créés (Fantôme de Kiev), des faux drapeaux ont été réalisés (Boutcha, Kramatorsk) et des fictions médiatiques ont été diffusées sans relâche.

Les Russes ont continué à négocier et à essayer de NE PAS détruire les infrastructures ukrainiennes. En fait, au début, ils essayaient même de minimiser les pertes des forces ukrainiennes. Les preuves en sont accablantes : l’armée russe n’a pas touché les infrastructures civiles telles que l’eau, l’électricité, le téléphone, les transports. Les Russes n’ont [initialement] pas touché les casernes, les centres de commandement, les bâtiments gouvernementaux, etc., des forces ukrainiennes.

La priorité initiale des Russes était un *règlement négocié*. Mais fin mars, ils ont compris que c’était impossible.

C’est pourquoi les forces russes se sont retirées de Kiev. Il était inutile de maintenir des hommes près de la ville alors qu’ils ne faisaient plus ce qu’ils étaient censés faire : exercer une pression politique sur le régime de Zelensky pour qu’il négocie. Ce retrait a été revendiqué comme une « victoire » dans la « bataille de Kiev » (à mourir de rire) !

À partir de la fin mars, les Russes se sont retirés et ont consolidé leur contrôle sur la zone qu’ils avaient capturée, cédant aux forces armées ukrainiennes des zones qu’il était inutile ou potentiellement trop coûteux de contrôler. La machine de propagande ukrainienne a qualifié toutes ces retraites de « victoires ».

Il y avait encore une lueur d’espoir que la guerre puisse se terminer par un règlement négocié, mais elle s’est éteinte début avril. Après les pourparlers d’Istanbul du 30 mars, la partie ukrainienne a accepté avec précaution certains compromis, mais dans la semaine qui a suivi, elle a publiquement désavoué ces concessions.

C’est alors que les Russes ont compris que le régime de Zelensky était incapable de conclure un accord : ses maîtres à Washington, Victoria Nuland et Anthony Blinken en particulier, ne permettront pas de paix. Ils veulent que cette guerre draine la Russie. C’est une guerre classique par procuration et l’Ukraine en paiera le prix.

Autre chose que les Russes ont compris : les sanctions. Elles ont fait mal, mais la Russie a rebondi avec une rapidité remarquable. Elles n’ont pas vraiment fait mal à la Russie. Mais le vol par l’Occident des 300 milliards de dollars de réserves de change de la Russie a fait mal, très mal. Les Russes ont réalisé qu’ils étaient en guerre totale avec l’Occident et que, puisque leurs réserves étrangères étaient perdues à jamais (probablement pour être pillées par des politiciens occidentaux corrompus), les Russes n’avaient plus rien à perdre. En volant ses réserves, l’Occident a perdu tout pouvoir sur la Russie.

Cela a scellé le sort de l’Ukraine : les Russes n’ont désormais aucune raison de renoncer à ce qu’ils ont conquis. Cela leur a coûté trop cher en termes d’hommes et de trésor. Et ils savent qu’ils ne peuvent pas négocier un cessez-le-feu. Le régime de Zelensky le romprait simplement plus tard.

Ce qui signifie ceci : les Russes ont l’intention de conquérir et d’annexer définitivement tout le sud et l’est de l’Ukraine [ou du moins d’en faire de Nouvelles Républiques indépendantes alliées]. C’est pourquoi leur stratégie sur le champ de bataille a radicalement changé : ils procèdent désormais à un lent et méthodique démantèlement et à la destruction des forces armées ukrainiennes.

Au cours des 30 premiers jours, la guerre n’était que vitesse, feintes, capture nominale de vastes étendues de territoire ukrainien, dans le but de faire pression sur le régime de Zelensky en vue d’un règlement négocié. Mais la rupture financière et politique totale de l’Occident avec la Russie signifie qu’elle n’a rien à perdre. Et elle a beaucoup à gagner : le Donbass est riche en minéraux, les terres agricoles réellement productives de l’Ukraine se trouvent à l’est et au sud, Kharkov est une grande ville industrielle, la mer d’Azov recèle d’innombrables réserves de gaz naturel.

Et en plus, les populations de ces régions sont majoritairement pro-russes. Pourquoi les Russes renonceraient-ils maintenant à ce prix durement gagné ?

Et ils *ont* gagné, ne vous y trompez pas. Demandez à n’importe quel militaire qui n’est pas un porc du système, il vous le dira : il n’y a aucun moyen pour les forces ukrainiennes de reprendre leur pays. Ils n’ont pas de blindés, pas de défense aérienne, pas de carburant, pas de communications. C’est fini.

La grande tragédie est que tant de MILLIERS de jeunes hommes vont mourir, et mourir INUTILEMENT, afin de repousser l’inévitable. Ces braves garçons auront combattu si vaillamment, et seront morts si jeunes, si cruellement, à cause du régime Zelensky malfaisant.

C’est la dure vérité.

Et au final, voici la carte qui restera, une image amère de l’avenir de l’Ukraine. La Russie va déverser des milliards sur ces territoires nouvellement acquis, qui vont prospérer et s’épanouir. Mais l’État croupion de l’Ukraine sera laissé pauvre, détruit et oublié.

Une véritable tragédie.

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Notre dossier « Guerre en Ukraine »

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Pourriture systémique…

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… dégénérescence politique

Guerre en Ukraine : Le grand chaudron de la tambouille OTANesque impliquant les habituels barbouzes et mercenaires pour un racket et chaos en bande organisée

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre ukraine, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 28 avril 2022 by Résistance 71

Asov_nazi

Guerre secrète : Comment la barbouzerie sous-traitante de l’OTAN a assisté et assiste encore la guerre en Ukraine ?

“Les Etats-Unis forment et entraînent une insurrection”

Nauman Sadiq, VT Islamabad*

23 avril 2022

url de l’article original :
https://www.veteranstoday.com/2022/04/23/covert-warfare-how-natos-defense-contractors-assisted-ukraine-in-war/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Les forces spéciales britanniques ont entraîné les troupes ukrainiennes à Kiev depuis le début du mois, ont dit des commandants ukrainiens au journal The Times à la mi-avril.

Le capitaine Youri Myronenko, dont le bataillon est stationné à Obolon dans la banlieue nord de Kiev à dit au média que les formateurs militaires sont venus instruire de nouvelles recrues ou des soldats revenant dans l’armée, à utiliser les NLAW, missiles anti-chars britanniques qui furent livrés à l’Ukraine en février alors que commençait l’invasion russe.

D’anciens militaires britanniques, des fusiliers marins et des forces commandos sont aussi en Ukraine et y travaillent avec des sous-traitants (mercenaires) et des volontaires, mais les officiers ukrainiens sont d’accord pour dire que leur entrainement ce mois-ci fut conduit par des soldats britanniques en service actif.

Les forces d’élite britanniques du SAS sont présentes en Ukraine depuis le début de la guerre, tout comme le sont les forces spéciales américaines Delta”, a twitté le 9 avril le journaliste français Georges Malbrunot pour le journal Le Figaro, citant des sources du renseignement. Le journaliste a vendu la mèche le jour même où le premier ministre britannique Boris Johnson fit sa visite surprise à Kiev. Le PM britannique était entouré de gardes appartenant au SAS britannique.

Le journaliste français expérimenté qui est revenu d’Ukraine après y être arrivé avec des combattants volontaires a dit à la chaîne CNews que les Américains étaient directement en charge de la guerre sur le terrain. “J’ai eu la surprise, ainsi que les volontaires, de découvrir qu’afin de rentrer dans l’armée ukrainienne, et bien ce sont les Américains qui prennent les décisions et qui gèrent,” a dit Malbrunot.

Il ajouta que lui et les volontaires furent “presque arrêtés” par les Américains, qui affirmèrent être en contrôle, le journaliste révéla qu’ils furent tous alors forcés de signer un contrat jusqu’à la fin de la guerre. “Et qui est en charge ? Les Américains, je l’ai vu de mes propres yeux.” a dit le journaliste français ajoutant “Je pensais être dans les brigades internationales et je me retrouvais face au Pentagone”.

En plus des forces du SAS britannique, des forces spéciales américaines et des agents de la CIA sous couvert, il y a quelques 6824 mercenaires étrangers en provenance de 63 pays différents qui sont venus en Ukraine pour combattre du côté du gouvernement Zelensky, a révélé le ministère de la défense russe la semaine dernière. De ces mercenaires, 1035 ont été “éliminés” tandis que plusieurs milliers demeurent. Quelques 400 combattants étrangers sont sous le siège des forces russe et de la RPD dans le complexe industriel d’Azovstal de Marioupol, avec des forces ultra-nationalistes et neo-nazies qui ont refusé de se rendre.

Le plus grand groupe de ces combattants étrangers au nombre de 1717 est arrivé de la Pologne ; environ 1500 combattants sont venus des Etats-Unis, du Canada et de Roumanie. 300 Britanniques, 300 Georgiens et 193 combattant venus de la zone turque de contrôle en Syrie. Ces chiffres furent annoncés le 17 avril par le porte-parle du ministère de la défense le Major General Igor Konachenkov. D’après le général, 1035 mercenaires étrangers ont été tués par les forces russes, 912 se sont enfuis d’Ukraine, laissant 4877 de ces mercenaires actifs dans les villes de Kiev, Kharkov, Odessa, Nikolaiev et Marioupol.

La plus grande force armée secrète que le monde ait jamais connue est celle créée par le Pentagone cette dernière décennie. Cette armée secrète comporte maintenant quelques 60 000 membres, la plupart y travaillant sous de fausses identités et en profil bas, le tout fait partie d’un programme appelé ‘Signature Reduction” (NdT : Une “signature reduction” en anglais veut dire une anonymitée accrue, rendre quelque chose ou des personnes plus indétectables). Un nombre substantiel de ces contractants de la défense a assisté les forces ukrainiennes et ses milices néo-nazies alliées depuis plus de 8 ans, dans cette guerre par procuration contre la Russie, ce depuis le coup d’état de Maïdan en 2014, renversant le gouvernement de Viktor Yanoukovitch.

La force, plus de 10 fois supérieure aux éléments clandestins de la CIA, remplit des taches domestiques et à l’étranger à la fois en uniforme militaire ou en civil, a rapporté le magazine Newsweek en mai dernier.

Ce glissement sans précédent a placé un plus grand nombre de soldats, de civils et de sous-traitants dans des conditions de travail sous de fausses identités, à la fois à cause du résultat de la croissance des forces spéciales secrètes mais aussi à cause d’une réponse intentionnelle aux défis de voyager et d’opérer dans un monde de plus en plus transparent. (NdT: ce qui est ici une erreur de jugement à notre sens. En effet, si le monde est de plus en plus “transparent” pour les quidams de base qui ont de plus en plus de mal à vivre sans être tracés, répertoriés, surveillées, réprimés, intimidés pour un oui ou pour un non etc… Il n’en va pas de même pour toute la barbouzerie et finance transnationales qui peuvent tout faire, partout en toute impunité, car protégées par la “raison d’état” ou la “sécurité nationale” ou la prévalence d’intérêts privés privilégiés… La surveillance est omniprésente pour les citoyens, l’opacité est omniprésente et entretenue pour les sbires et bras armés du Nouvel Ordre Mondial… Ceci est une réalité quotidienne qui se vérifie partout dans le monde occidental…)

-[]- Les opérations de guerre secrètes qui sont montées par l’armée secrète du Pentagone dans des zones de conflits à travers le monde ne sont pas juste un secteur peu connu de l’armée américaine, mais aussi une pratique totalement dérégulée. Personne ne connait la taille exacte de ce programme et l’explosion de la “signature reduction” n’a jamais été examinée pour son impact sur la politique militaire et sa culture. Le Congrès des Etats-Unis n’a jamais mis en place d’audit sur le sujet. Et pourtant, l’armée qui développe ce gigantesque projet et cette force clandestine sans précédent, défie les lois des Etats-Unis, de la Convention de Genève (NdT : qui n’a bien sûr cours que dans le canton de Genève…), le code d’éthique militaire (NdT : comme si cela pouvait exister…) et la base même de toute responsabilité. -[]-

L’effort de “Signature Reduction” engage quelques 130 entreprises privées pour administrer ce nouveau monde clandestin. Aussi des douzaines d’organisations gouvernementales secrètes et très peu connues soutiennent ce programme, établissant des contrats classés secrets et supervisant des opérations totalement cachées du public. Ensemble, ces entreprises cumulent plus de 900 millions de dollars annuellement pour le service de cette force clandestine (NdT : on peut dire un Super Gladio de l’OTAN, un Gladio 2.0 à la puissance 10…)

Les forces d’opérations spéciales constituent plus de la moitié de la totalité de la force de Signature Reduction, des guerriers de l’ombre qui chassent des “terroristes” dans les zones de guerre du Pakistan à l’Afrique occidentale, mais qui travaille aussi de plus en plus dans des points chauds non reconnus, incluant derrière les “lignes ennemies” dans des endroits comme la Corée du Nord, l’Ukraine et l’Iran. Des spécialistes du renseignement, de la collecte de l’information, des agents du contre-espionnage, mêmes des linguistes, constituent le second plus vaste élément : des milliers d’entre eux sont déployés à tous moments avec des degrés divers de couverture pour protéger leurs véritables identités.

Depuis le tristement célèbre massacre de la place Nisour de Baghdad en 2007, le sous-traitant privé mercenaire Blackwater, rebaptisé Academi en 2011 et devenant une succursale du Constellis Group suite à une fusion avec Triple Canopy en 2014, a construit un véritable empire en ce domaine. En 2013, la succursale d’Academi, International Development Solutions (IDS), a reçu environ 92 millions de dollars en contrat de sécurité pour le ministère des affaires étrangères américain.

Après avoir vendu Blackwater à un groupe d’investisseurs en 2010, Erik Prince, ancien Navy SEALs et fondateur de l’entreprise mercenaire Blackwater, a fondé une autre entreprise de sécurité privée le Frontier Services Group, enregistrée au Hong Kong Stock Exchange, qui conseille et fournit des solutions logistiques et aériennes aux oligarques chinois pour la sécurité de leurs projets d’affaires très lucratifs en Afrique.

De plus, à côté du conseil et de l’assistance de la pétro-monarchie des EAU dans le renforcement de son état policier, Erik Prince a aussi fourni des armes et un avion modifié au chef de guerre de l’Est Libyen et ancien barbouze de la CIA, Khalifa Haftar, soutenu par l’Egypte et les EAU, dans sa campagne militaire avortée contre le gouvernement de Tripoli entre avril 2019 et juin 2020.

Utilisant les bons tuyaux et aides de sa sœur Betsy Devos qui a travaillé comme ministre de l’éducation dans le gouvernement Trump, Erik Prince a même fait une offre à Trump pour sous-traiter la guerre en Afghanistan à des contractants mercenaires conseillant et assistant les forces afghanes après le retrait des troupes américaines. Mais Trump eut un accord de paix avec les Taliban en février 2020 puis perdit les élections avant qu’il ne puisse considérer cette proposition bizarre.

Bien que les sous-traitants militaires du Pentagone soient connus pour avoir entrainé et conseillé plusieurs brigades neo-nazies intégrées aux forces ukrainiennes contre la région du Donbass depuis 2014, Erik Prince, ainsi que des exécutifs de grandes entreprises de sécurité privées fournissant des mercenaires pour le ministère de la défense américain, a personnellement visité Kiev début février suivant la mise en place de troupes russes à proximité et a rencontré des officiels de la sécurité du gouvernement Zelensky, d’après des sources informées.

Avant de s’embarquer pour cette visite clandestine à Kiev, Erik Prince a consulté le ministre de la défense Lloyd Austin et la directrice nationale du renseignement Avril Haines avec laquelle EP a une longue relation remontant au début des années 90 après qu’elle eut acheté un bar à Fell’s Point, Baltimore, suite à sa saisie lors d’une descente de police anti-narcotique. Elle en fit une librairie-café exotique offrant des “lectures érotiques” entre autres passes-temps licencieux.

Dans ses rencontres avec les hauts-placés des agences de la sécurité nationale américaine, Erik Prince a obtenu une “promesse de gentleman”, sans aucune preuve documentée dû au fait de l’aspect “faustien” du pacte, que lui et ses associés ne seraient en rien rendus légalement responsables pour tout le sale boulot effectué dans la guerre par procuration en Ukraine.

En fait, les sous-traitants militaires mercenaires en coordination étroite et en consultation permanente avec les opérateurs clandestins de la CIA, des forces spéciales et des agences de renseignement occidentales, ne font pas qu’entrainer les forces de sécurité ukrainiennes largement constituées de conscrits et de milices neo-nazies alliées pour l’utilisation des plus de 60 000 armes anti-chars et 25 000 missiles anti-aériens portables fournis collectivement comme assistance à l’Ukraine par les nations de l’OTAN, mais ils dirigent toute la stratégie de défense de l’Ukraine en prenant une part active dans les opérations de combat dans quelques unes des plus âpres batailles contre les forces russes à Marioupol, Kharkov et dans la région orientale du Donbass en Ukraine.

Dans un scoop explosif, The Times a rapporté le 4 mars que des sous-traitants de la défense recrutaient des anciens combattants pour des opérations secrètes en Ukraine, payés 2000 US$ par jour : “Le boulot n’est pas sans risque mais, à près de 60 000 US$ par mois, la paie est bonne. Les appliquants doivent avoir au moins 5 ans d’expérience militaire en Europe de l’Est, être bons en opération de reconnaissance, être capables de conduire des opérations de sauvetage avec très peu de soutien et connaître le type d’armement de l’ère soviétique.

Les médias russes ont dit le mois dernier que les agences de sécurité des Etats-Unis avaient lancé un vaste programme de recrutement pour envoyer des mercenaires en Ukraine, incluant des mercenaires entrainés d’Academi, ex-Blackwater, de Cubic et de la Dyn Corporation.

Le porte-parole du ministère de la défense russe Igor Konachenkov a averti que les mercenaires capturés en Ukraine ne seront pas considérés comme des prisonniers de guerre et qu’au mieux, ils seront soumis à des charges d’actions criminelles et traduits en justice.

Dans un entretien avec Dana Bash de CNN le 3 avril, le SG de l’OTAN Jens Stoltenberg a dit que “Les alliés de l’OTAN ont soutenu l’Ukraine des années durant”, ajoutant que l’aide militaire “a été élevée depuis plusieurs semaines suite à l’invasion.” Il a clarifié que “Les alliés de l’OTAN comme les Etats-Unis, mais aussi la Grande-Bretagne et le Canada et quelques autres, ont entrainé les troupes ukrainiennes depuis des années…

D’après les estimations de Stoltenberg “des dizaines de milliers de troupes ukrainiennes” ont reçu ce type d’entrainement et “sont maintenant au front combattant les forces d’invasion russes.” Le SG donne crédit à l’OTAN pour le fait “que les forces armées ukrainiennes sont plus importantes, mieux équipées, mieux entrainées et mieux dirigées qu’auparavant.

En plus d’un programme de la CIA existant depuis bien longtemps visant à cultiver une insurrection anti-russe en Ukraine, le Department of National Defense du Canada a révélé le 26 février, deux jours après le début de l’opération russe en Ukraine, que l’armée canadienne avait formé environ “33 000 personnels militaires et de la sécurité ukrainiens à toute une série de techniques et de tactiques de niveau avancé.” Tandis que le Royaume-Uni, vis l’Operation Orbital, a entraîné 22 000 combattants ukrainiens, comme remarqué par le bien informé SG de l’OTAN.

Un autre scoop explosif rapporté par Zach Dorfman le 16 mars : “Dans le programme d’entrainement basé en Ukraine, la CIA et ses paramilitaires ont enseigné aux Ukrainiens des techniques de tireur embusqué (sniper), comme faire fonctionner les missiles anti-chars américains “javelin” et autre équipement, ainsi que comment échapper au traçage électronique numérique que les Russes utilisent pour donner des coordonnées très précises à leur artillerie sur l’endroit où se trouvent très précisément les troupes ukrainiennes. L’utilisation aussi des outils de communication secrète et comment demeurer indétectable en zone de guerre tout en attirant aussi les forces russes hors de leurs positions.”

Quand les paramilitaires de la CIA sont arrivés en Ukraine orientale après la première incursion russe de 2014. Ils avaient deux objectifs. D’abord on leur ordonna de déterminer comment l’agence de renseignement pouvait le mieux aider les personnels d’opérations spéciales ukrainiennes à combattre les forces russes et leurs alliés séparatistes, qui avaient déclenché une guerre d’usure contre les troupes ukrainiennes dans la région du Donbass. La seconde partie de la mission était de tester les Ukrainiens eux-même dans l’adversité,” d’après d’anciens agents.”

A côté du programme clandestin de la CIA pour entrainer l’armée ukrainienne essentiellement constituée de conscrits et de milices neo-nazies et le programme des forces spéciales américaines pour entrainer les forces de sécurité ukrainiennes au Yavoriv Combat Training Center en Ukraine occidentale près de la frontière polonaise, ce centre même qui fut touché par un barrage de 30 missiles russes tuant au moins 35 mercenaires le 13 mars dernier, Dorfman affirme dans un rapport du mois de janvier que la CIA avait aussi un programme d’entrainement secret pour entrainer les forces spéciales ukrainiennes dans un centre militaire non spécifié dans le sud des Etats-Unis.

La CIA supervise un programme d’entrainement secret intensif aux Etats-Unis pour l’élite des forces spéciales ukrainiennes et autres personnels du renseignement, d’après cinq anciens fonctionnaires du renseignement et de la sécurité nationale familiers avec l’initiative. Le programme, qui a débuté en 2015, est basé dans un endroit tenu secret dans le sud des Etats-Unis.

“Alors que le programme secret, géré par des paramilitaires (mercenaires) travaillant pour la Ground Branch de la CIA, maintenant officiellement connus comme Ground Department, fut mis en place par le gouvernement Obama après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, le programme s’étendit sous le gouvernement Trump. Le gouvernement Biden l’a encore agrandi.”

Dès 2015, comme partie de l’extension de ses efforts anti-russes, les paramilitaires du Ground Branch de la CIA ont aussi “commencé à voyager sur le front en Ukraine de l’Est”, pour conseiller et assister les forces de sécurité ukrainiennes et leurs alliés des forces neo-nazies. Le programme de la CIA de plusieurs semaines, basé aux Etats-Unis, incluait “l’entrainement aux armes, techniques de camouflage, navigation terrestre, tactiques, renseignement et autres.

Une personne très familière avec le programme l’a dit de manière plus directe. “Les Etats-Unis entrainent une insurrection”, a dit un ancien de la CIA, ajoutant que le programme a enseigné aux Ukrainiens “comment tuer les Russes”.

Il y a plusieurs décennies, la CIA avait donné un minimum d’entrainement aux unités du renseignement ukrainien pour essayer de façonner un allié en Kiev pour les Etats-Unis et pour saboter l’influence russe, mais la coopération a considérablement augmenté avec l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 suivant le coup d’état de la place Maïdan de Kiev, qui avait renversé le gouvernement du président ukrainien Viktor Yanoukovitch, a confié un ancien agent de la CIA à Dorfman.

(*) Nauman Sadiq est un géo-politologue et analyste en sécurité nationale basé à Islamabad au Pakistan. Il se spécialise dans l’analyse des guerres asymétriques du Moyen-Orient et d’ailleurs. Il est un expert en analyse du néo-colonialisme, du complexe militaro-industriel et de l’impérialisme pétrolier. Il participe activement à la recherche analytique de VT.

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Voici ce qu’écrivait le 1er février 2022, Manlio Dinucci dans “Il Manifesto” à propos de la CIA et de Blackwater/Academi en Ukraine, 3 semaines donc AVANT l’opération militaire russe commencée le 24 février :

Blackwater est dans le Donbass avec le bataillon Azov

L’entretien téléphonique entre le président Biden et le président ukrainien Zelensky « ne s’est pas bien passé », titre CNN : alors que « Biden a prévenu que l’invasion russe est pratiquement sûre en février, quand le terrain gelé rend possible le passage des chars d’assaut », Zelensky « a demandé à Biden de baisser le ton, soutenant que la menace russe est encore ambigüe ». Pendant que le président ukrainien lui-même prend une attitude plus prudente, les forces armées ukrainiennes s’amassent dans le Donbass au bord de l’aire de Donetsk et de Lugansk habitée par des populations russes. Selon des informations provenant de la Mission de surveillance spéciale de l’OSCE en Ukraine, occultées par nos médias mainstream qui ne parlent que du déploiement russe, il y a là des unités de l’Armée et de la Garde nationale ukrainiennes d’environ 150 000 soldats. Ils sont armés et entraînés, donc de fait commandés, par des conseillers militaires et instructeurs des USA et de l’Otan.

De 1991 à 2014, selon le Service de recherche du Congrès US, les États-Unis ont fourni à l’Ukraine une assistance militaire de 4 milliards de dollars, auxquels se sont ajoutés plus de 2,5 milliards après 2014, et plus d’un milliard fourni par le Fonds fiduciaire de l’Otan auquel participe aussi l’Italie. Cela n’est qu’une partie des investissements militaires faits par les plus grandes puissances de l’Otan en Ukraine. La Grande-Bretagne, par exemple, a conclu avec Kiev divers accords militaires, investissant notamment 1,7 milliards de livres sterling dans la potentialisation des capacités navales de l’Ukraine : ce programme prévoit l’armement de navires ukrainiens avec des missiles britanniques, la production conjointe de 8 unités lance-missiles rapides, la construction de bases navales sur la Mer Noire et aussi sur la Mer d’Azov entre l’Ukraine et la Russie. Dans ce cadre, la dépense militaire ukrainienne, qui en 2014 équivalait à 3 % du PIB est passée à 6 % en 2022, correspondant à plus de 11 milliards de dollars.

Aux investissements militaires du bloc USA-Otan en Ukraine s’ajoute celui de 10 milliards de dollars prévu par le plan qu’est en train de réaliser Erik Prince, fondateur de la compagnie militaire privée états-unienne Blackwater —à présent rebaptisée Academi— qui a fourni des mercenaires à la CIA, au Pentagone et au département d’État pour des opérations secrètes (dont des tortures et des assassinats), en gagnant des milliards de dollars. Le plan d’Erik Prince, révélé par une enquête de la revue Time [1], consiste à créer en Ukraine une armée privée à travers un partenariat entre la compagnie Lancaster 6, par laquelle Prince a fourni des mercenaires au Moyen-Orient et en Afrique, et le principal bureau de renseignements ukrainien contrôlé par la CIA. On ne sait pas, évidemment, quelles seraient les missions de l’armée privée créée en Ukraine par le fondateur de Blackwater, sûrement avec des financements de la CIA. On peut en tous cas prévoir que, depuis la base en Ukraine, il conduirait des opérations secrètes en Europe, en Russie et dans d’autres régions.

Sur un tel fond se trouve particulièrement alarmante la dénonciation, par le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, indiquant que dans la région de Donetsk se trouvent « des compagnies militaires privées US qui préparent une provocation avec emploi de substances chimiques inconnues ». Ce pourrait être l’étincelle qui provoque la détonation d’une guerre au cœur de l’Europe : une attaque chimique contre des civils ukrainiens dans le Donbass, immédiatement attribuée aux Russes de Donetsk et de Lugansk, qui seraient attaqués par les forces ukrainiennes prépondérantes déjà déployées dans la région, afin d’obliger la Russie à intervenir militairement pour leur défense. En première ligne, prêt à massacrer des Russes du Donbass, il y a le bataillon Azov, promu régiment de forces spéciales, entraîné et armé par les USA et l’Otan, qui s’est distingué par sa férocité dans les attaques contre les populations russes d’Ukraine. L’Azov, qui recrute des néo-nazis de toute l’Europe sous la bannière calquée sur celle des SS Das Reich, est commandé par son fondateur Andrey Biletsky [2], promu colonel. Ce n’est pas qu’une unité militaire, mais un mouvement idéologique et politique, dont Biletsky est le chef charismatique en particulier pour l’organisation de jeunesse qui est éduquée dans la haine des Russes avec son livre Les paroles du Führer blanc.

Source : Réseau Voltaire

otan_terro
Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord
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= Association de malfaiteurs 

Guerre russo-ukrainienne sur toile de fond OTANesque, le point sur les neo-nazis et les objectifs de l’empire avec Pepe Escobar

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Ukraine_neo-nazis
Ukraine et nazisme… une longue histoire…

A lire et diffuser sans aucune modération (Résistance 71)

Pour que le nazisme soit de nouveau grand ?*

Pepe Escobar

26 mars 2022

Source :
https://www.veteranstoday.com/2022/03/26/escobar-make-nazism-great-again/

(*) NdT : le titre d’Escobar peut surprendre, mais il fait là un jeu de mot, une allusion directe au MAGA de Trump (Make America Great Again), le titre de l’article en anglais est : “Make Nazism Great Again ?” Ce type de phrase punch est souvent difficile à traduire sans perdre l’accroche, car ce sont des phrases faites pour accrocher psychologiquement les masses dans un contexte culturel donné, ici en l’occurence par effet miroir ironique. Nous tenions à faire cette précision car en aucun cas Pepe Escobar fait-il ici une quelconque éloge du nazisme, bien au contraire. Tout le monde ne comprend pas l’ironie ni la sagacité, surtout en ces temps de pensée unique binaire, en 2D, moulée pour une masse rendue ignorante au fil des années de propagande étatico-marchande abrutissante. Lisez plutôt…

La cible suprême est un changement de régime en Russie et l’Ukraine n’est juste qu’un pion sur l’échiquier, pire même, juste de la chair à canon…

Tous les yeux sont sur Marioupol. Plus de 70% des zones résidentielles sont sous contrôle des forces de Donetsk et russes alors que les fusiliers marins russes, le 107eme bataillon de Donetsk et les forces spéciales “Spetsnatz” tchétchènes emmenées par leur chef charismatique Adam Delimkhanov, sont entrés dans l’usine Azovstal, le QG du bataillon néo-nazi Azov.

Un dernier ultimatum fut lancé au bataillon Azov : rendez-vous avant minuit ou prenez un aller simple pour l’enfer dans le style pas de prisonniers.

Ceci implique un grand changement sur le champ de bataille ukrainien : Marioupol est sur le point d’être dé-nazifiée avec leur contingent Azov longuement retranché dans la ville et prenant les civils comme otages et boucliers humains et qui était leur force combattante la plus endurcie.

Dans le même temps, des échos de l’empire du mensonge ont vendu la mèche. Il n’y a aucun plan, aucune intention à Washington pour faciliter un processus de paix en Ukraine, ce qui explique les tactiques incessantes du comédien Zelensky pour faire caler un tel processus. La cible principale est un changement de régime en Russie et pour ce faire, une Totalen Krieg contre la Russie et tout ce qui est russe est autorisé. L’Ukraine n’est juste qu’un pion dans ce jeu, pire même, de la chair à canon.

Ceci veut aussi dire que les 14 000 morts du Donbas ces 8 dernières années doivent être directement attribuées aux Exceptionnalistes de l’empire. Quant aux neo-nazis ukrainiens de toute tendance, ils sont tout aussi denrée périssable que les “rebelles modérés” de Syrie, qu’ils soient liés à Al Qaïda ou Daesh. Ceux qui éventuellement survivront pourront toujours rejoindre l’entreprise neo-nazie Inc. sponsorisée par la CIA, seconde mouture de la Jihad Inc. des années 1980 en Afghanistan. Ils seront proprement “Kalibrés”.

Svoboda_SecteurDroit

Un bref résumé sur les neo-nazis

Seuls maintenant les zombies au sein de l’OTANistan, et ils sont légions, ne savent rien de Maïdan 2014. Pourtant peu de monde sait que ce fut le ministre de l’intérieur ukrainien d’alors Arsen Avakov, un ancien gouverneur de Kharkov, qui donna le feu vert pour qu’un groupement paramilitaire de 12 000 membres se matérialise depuis la Secte 82 des supporteurs hooligans du club de football du Dynamo de Kiev. Ceci fut la naissance du bataillon Azov, en mai 2014, mené par Andryi Biletsky, alias “le Führer blanc” et ex-leader du gang neo-nazi ukrainien des Patriotes d’Ukraine.

Ensemble avec l’agent des services “Stay Behind” (Gladio) de l’OTAN Dmitro Yarosh, Biletsky fonda le parti politique du Pravy Sector ou “Secteur Droit”, financé par le parrain de la mafia ukrainienne et milliardaire oligarque juif Ihor Kolomoïsky (plus tard aussi le bienfaiteur de la meta-conversion d’un Zelensky de piètre comédien à président médiocre).

Le parti du Pravy Sektor était un parti anti-UE enragé, allez dire ça à Ursula von der Lugen et politiquement obsédé à lier l’Europe centrale et les états baltes en une nouvelle coalition Intermarium. De manière cruciale, le Pravy Sektor et autres gangs nazis furent soigneusement entraînés par des instructeurs de l’OTAN.

Biletsky et Yarosh sont bien entendu des disciples du notoire collabo nazi de l’ère de la seconde guerre mondiale, Stepan Bandera, pour qui les Ukrainiens purs sont proto-germaniques ou scandinaves et les Slaves sont des “Untermenschen”, des sous-hommes. Azov a fini par absorber pratiquement tous les groupes neo-nazis d’Ukraine et ils furent envoyés pour combattre dans le Donbass, faisant avec leurs acolytes, plus d’argent que les soldats de l’armée régulière ukrainienne. Biletsky et un autre leader neo-nazi,  Oleh Petrenko, furent élus à la Rada (parlement ukrainien). Le Führer blanc resta seul tandis que Petrenko décida de soutenir le président d’alors Porochenko. Rapidement, le bataillon Azov fut intégré comme “régiment Azov” dans la garde nationale ukrainienne.

Ils partirent dans une frénésie de recrutement de mercenaires, avec des gens venant d’Europe occidentale, de Scandinavie et même d’Amérique du Sud.

Ceci était totalement interdit par les accords de Minsk garantis par la France et l’Allemagne (maintenant de facto défunts). Azov mit en place des camps d’entrainement pour adolescents et arrivèrent bientôt à 10 000 membres. Erik “Blackwater” Prince, en 2020, signa un contrat avec le gouvernement ukrainien et l’armée, qui permettrait à son entreprise qui a changé de nom en “Academi”, de superviser Azov.

Ce ne fut personne d’autre que la sinistre distributrice de beignets de Maïdan, Vicky “Enculons l’UE” Nuland, qui suggéra à Zelensky, tous deux soit dit au passage, juifs ukrainiens, de nommer l’auto-reconnu nazi Yarosh comme conseiller au chef des armées ukrainiennes, le général Valerii Zalouzhnyi. La cible : organiser un Blitzkrieg sur le Donbass et la Crimée, la même Blitzkrieg que le SVR, le service de renseignement extérieur russe, a conclu serait lancée le 22 février 2022, ce qui accéléra le processus de lancement de l’Opération Z par les forces russes.

Tout ce qui est mentionné ci-dessus n’est qu’un bref résumé et montre qu’en Ukraine, il n’y a absolument aucune différence entre les neo-nazis blancs et les basanés d’AQ et de Daesh/EIIL, de la même manière que les neo-nazis sont justes aussi “chrétiens” que les djihadistes “takfiris, salafistes” sont “musulmans”.

Quand Poutine a dénoncé une clique de neo-nazis à Kiev, le comédien Zelensky a répliqué que c’était impossible parce qu’il était juif. Ceci est un non sens total. Zelensky et son patron Kolomoïsky, en tous points pratiques, sont des nazis-sionistes.

Alors même que des branches du gouvernement des Etats-Unis admettaient que des neo-nazis étaient incrustés dans l’appareil d’état de Kiev, la machine exceptionaliste a simplement fait disparaître du radar médiatique les bombardements à l’artillerie lourde pendant 8 ans du Donbass. Ces milliers de victimes civiles n’ont jamais existé. Les medias de masse américains ont même osé leur soutien et des reportages biaisés sur les neo-nazis d’Azov et de Aïdar. Alors un narratif neo-orwellien fut gravé dans la pierre : Il n’y a pas de nazis en Ukraine. La succursale de la CIA, la NED, a même commencé à effacer les archives au sujet de l’entrainement de membres du bataillon Aïdar. Récemment, une chaîne d’information des plus médiocres a fait la promotion ouverte d’une vidéo d’un commandant armé d’Azov entrainé par l’OTAN, vue complète avec toute son iconographie nazie.

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Ah la belle famille !…

Pourquoi est-ce que la “dénazification” a un sens

L’idéologie du Banderastan remonte lorsque cette partie de l’Ukraine était en fait contrôlée par l’empire austro-hongrois, l’empire russe et la Pologne. Stepan Bandera est né en Autriche-Hongrie en 1909, près d’Ivano-Frankovsk, ce qui était alors le royaume autonome de Galicie.

La première guerre mondiale a démantelé les empires européens en de plus petites entités fréquemment non-viables. En Ukraine occidentale, une intersection impériale, ceci mena inévitablement à une prolifération d’idéologies extrêmement intolérantes.

Les idéologues du Banderastan profitèrent de l’arrivée des nazis en 1941 pour essayer de proclamer un territoire indépendant. Mais Berlin non seulement bloqua le projet, mais envoya bon nombre des supporteurs dans les camps de concentration. Mais en 1944, les nazis changèrent de tactique : ils libérèrent le Banderastan et manipulèrent les membres dans une haine anti-russe, créant ainsi une force déstabilisante au sein de l’Ukraine membre de l’URSS.

Ainsi le nazisme n’est pas exactement la même chose que les fanatiques du Banderastan : ce sont en fait des idéologies concurrentes. Ce qu’il s’est passé depuis Maïdan est que la CIA a gardé un œil d’aigle sur l’incitation à la haine du Russe par n’importe quel groupe qu’elle pourrait instrumentaliser. L’Ukraine n’est pas un cas de “nationalisme blanc” pour le dire gentiment, mais de nationalisme ukrainien anti-russe, et dans la pratique, manifesté par toutes sortes de saluts nazis et de symboles nazis. Donc, quand Poutine et le leadership russe se réfèrent au nazisme ukrainien, ils n’ont pas raison à 100% conceptuellement, mais cela touche une corde sensible chez tous les Russes.

Les Russes rejettent et détestent viscéralement le nazisme (NdT : 27 millions de mort entre 1941 et 1945, ça cause quand même non ?… Si vous voulez avoir un aperçu de ce que fut la guerre à l’Est et comment se comportèrent les nazis en terres slaves, regardez cet époustouflant film biélorusse de guerre qui en dit suffisamment long : “Come and See” / “Viens et regarde”  d’Elim Klimov, 1985. La guerre dans toute son horreur non hollywoodienne, un film qui vous marquera à vie…), considérant que virtuellement chaque famille russe a eu au moins un des ses anciens tué lors de la Grande Guerre Patriotique. De la perspective de la psychologie de temps de guerre, cela a du sens de parler “d’ukro-nazisme” ou, plus directement, d’une campagne de “dénazification” de l’Ukraine.

A quel point les anglo-saxons aimèrent les nazis

Le gouvernement américain se faisant pom-pom girl des neo-nazis d’Ukraine ne serait être une nouveauté considérant comment il a soutenu Hitler avec l’Angleterre en 1933 pour des raisons d’équilibre des pouvoirs. (NdT: et aussi  les porte-feuilles de la haute finance et des industriels en plus du fait que ces mêmes personnes étaient eugénistes, suprémacistes et financèrent aussi les efforts eugénistes allemands du Kaiser Wilhem Institute… cf les recherches de l’historien Anthony C. Sutton sur le sujet) En 1933, Roosevelt prêta à Hitler 1 milliard de dollars or tandis que l’Angleterre lui prêta 2 milliards de dollars or. Pour avoir cette somme en monnaie de singe courante, multipliez par 200. Les Anglo-américains voulaient construire l’Allemagne comme un rempart contre la Russie. En 1941, Roosevelt écrivit à Hitler que s’il envahissait la Russie, les Etats-Unis se rangeraient du côté de la Russie et dans le même temps écrivit à Staline pour lui dire que si la Russie envahissait l’Allemagne les Etats-Unis se tiendraient aux côtés des Allemands. Belle impression d’équilibre des pouvoirs.

Les Britanniques étaient très préoccupés de la montée en puissance de la Russie sous Staline tout en observant que l’Allemagne était à genoux avec 50% de chômage en 1933, si on comptait les Allemands itinérants non-enregistrés.

Même Lloyd George avait eu des doutes sur le traité de Versailles qui affaiblissait grandement l’Allemagne après sa défaite de la premiere guerre mondiale. Le but de cette guerre, du point de vue de Lloyd George, était de détruire ensemble l’Allemagne et la Russie. L’Allemagne menaçait la puissance britannique avec son Kaiser voulant construire une flotte rivale sur les océans tandis que le tsar de Russie était trop proche de l’Inde pour que l’empire britannique se sente détendu. Pour un moment Britannia gagna et continua de dominer les vagues.

Puis, construire l’Allemagne pour combattre la Russie devint une priorité avec celle de réécrire l’histoire. La réunification austro-allemande (Anschluss) et le contrôle des Sudètes par l’Allemagne par exemple furent tout à fait approuvés par l’Angleterre.

Mais vint le problème de la Pologne. Quand l’Allemagne envahit la Pologne, la France et la Grande-Bretagne restèrent sur la touche. Ceci plaça l’Allemagne à la frontière russe et divisa la Pologne. C’était exactement ce que la France et l’Angleterre voulaient. La GB et la France avaient promis à la Pologne qu’ils envahiraient l’Allemagne depuis l’Ouest alors que la Pologne la combattait à l’Est

En fin de compte, les Polonais furent trahis. Churchill félicitant même l’Allemagne d’avoir envahi la Pologne. Hitler fut averti par le renseignement britannique que l’Angleterre et la France n’envahiraient pas la Pologne en tant que partie de leur plan pour une guerre germano-russe. Hitler fut soutenu financièrement par les services britanniques depuis les années 1920 après ses mots très favorables à l’Angleterre dans son ouvrage “Mein Kampf”. Les services britanniques encouragèrent de facto Hitler à envahir la Russie.

Avance rapide jusqu’en 2022 et nous y revoilà, nouvelle farce, avec les Anglo-américains “encourageant” l’Allemagne sous un très faible Scholz de se réarmer avec 100 milliards d’euros (que les Allemands n’ont pas…) et de remettre le couvert pour une thèse revampée d’une force européenne qui plus tard entrerait en guerre avec la Russie.

Allusion à l’hystérie russophobe des médias anglo-américains au sujet d’un partenariat stratégique entre la Russie et la Chine. La peur viscérale mortelle anglo-américaine de Mackinder/Mahan/Spykman/Kissinger/Brzezinski en 1 : La Russie et la Chine en tant que concurrents jumeaux s’emparent de la masse territoriale de l’Eurasie et donc règnent sur le monde avec des Etats-Unis relégués à un statut insulaire inconséquent…

L’Angleterre, la France et plus tard les Américains l’ont empêché lorsque l’Allemagne tenta de faire la même chose, de contrôler l’Eurasie côte à côte avec le Japon, de la Manche au Pacifique. Le jeu a totalement changé depuis.

Donc l’Ukraine, avec ses pathétique gangs de neo-nazis, est juste un pion sacrifiable dans une poussée désespérée de stopper quelque chose qui est au-delà de l’anathème, du point de vue de Washington : une nouvelle route de la soie germano-russo-chinoise totalement pacifique.

La russophobie, qui est massivement implantée dans l’ADN géopolitique occidental, n’est jamais vraiment partie. Entretenue par les Britanniques depuis la Grande Catherine, puis avec le Grand Jeu. Par les Français depuis Napoléon. Par les Allemands, parce que l’Armée Rouge libéra Berlin. Par les Américains parce que Staline leur força la main sur la nouvelle cartographie de l’Europe et encore et toujours avec et depuis la guerre froide.

Nous sommes juste au tout début de la poussée finale de l’empire moribond de tenter d’arrêter le flot de l’histoire. Ils se font dépasser en tout, ils sont déjà battu par la meilleure puissance militaire au monde, et ils seront mis échec et mat. De manière existentielle, ils ne sont en rien équipés pour tuer l’ours et ça leur fait mal. A un niveau cosmique.

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Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

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Deux communiqués sur la guerre en Ukraine à diffuser sans modération :

zelensky
Les nazis sionards sont à Kiev…

Zelenskyetles nazis