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Nouvel Ordre Mondial: du rififi chez les roitelets du Golfe… Un scenario primé à Cannes ?…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 5 juin 2017 by Résistance 71

Alors, l’hôpital qui se fout de la charité ou mise en scène de cinéma ? Nous l’avons dit auparavant, le Qatar est “propriété” d’Exxon-Mobil (intérêts Rockefeller), Tillerson, l’ex-CEO d’Exxon est le ministre des AE de Trump. Exxon-Mobil siège comme partenaires et actionnaires avec les aurtres “cavaliers du pétrole” au comité directeur d’ARAMCO, la compagnie pétrolière saoudienne. Rien ne se fait dans le Golfe sans le feu vert d’Exxon-Mobil et de la Royal Dutch-Shell c’est à dire des Rockefeller et des Rothschild. Le temps est-il venu pour l’empire de faire tomber les Al-Thani du Qatar et le reste des roitelets dégénérés et sanguinaires du Golfe par effet domino ? Est-ce une manœuvre concertée de protection de l’Arabie Saoudite ?…  Ou l’impensable: l’Arabie a t’elle déclaré la guerre à… Exxon-Mobil ? A suivre, car tout cela est plus que suspicieux vu les intérêts en jeu…

~ Résistance 71 ~

L’Arabie Saoudite et ses alliés rompent avec le Qatar à cause de son “soutien au terrorisme”

Al Manar

5 juin 2017

url de l’article original en français:

http://french.almanar.com.lb/432925 

Ryad, Le Caire, Abou Dhabi et Manama ont rompu ce lundi avec le Qatar, accusé de soutenir le « terrorisme », quinze jours après un voyage de Donald Trump en Arabie Saoudite.

Le Qatar, qui se targue de jouer un rôle régional et d’avoir été choisi pour organiser le Mondial-2022 de football, a également été exclu de la coalition militaire arabe qui mène une offensive continuelle contre le peuple yéménite.

Doha n’a pas immédiatement réagi à ces mesures. De Sydney, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a pressé les pays du Golfe de rester unis.

Il s’agit de la crise la plus grave depuis la création en 1981 du Conseil de coopération du Golfe (CCG: Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar). Trois de ces pays (Arabie, Emirats, Bahreïn), ainsi que l’Egypte, ont tour à tour annoncé lundi à l’aube la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu’ils accusent de « soutien au terrorisme », y compris Al-Qaïda, le groupe Daech (EI) et la confrérie des Frères musulmans.

L’agence officielle saoudienne SPA a annoncé que Ryad rompait ses relations diplomatiques et fermait ses frontières terrestres, aériennes et maritimes avec le Qatar pour « protéger sa sécurité nationale des dangers du terrorisme et de l’extrémisme ».

« L’Arabie saoudite a pris cette mesure décisive en raison des sérieux abus des autorités de Doha tout au long des dernières années (…) pour inciter à la désobéissance et nuire à sa souveraineté », a déclaré un responsable saoudien.

« Le Qatar accueille divers groupes terroristes pour déstabiliser la région, comme la confrérie des Frères musulmans, Daech et Al-Qaïda », a-t-il accusé.

Selon lui, Doha soutient aussi « les activités de groupes terroristes soutenus par l’Iran dans la province de Qatif (est) », où se concentre la minorité chiite du royaume saoudien, ainsi qu’à Bahreïn, où une protestation populaire est violemment réprimée par les autorités.

Redorer le blason

L’Arabie Saoudite, premier parrain des groupes terroristes wahhabites salafistes tels que Daech et al-Qaïda, tente de sortir de l’embarras depuis la multiplication des appels de l’Occident à la sanctionner et à cesser toute coopération avec elle, pour son fort soutien  au terrorisme mondial.

Un terrorisme qui frappe désormais les pays arabes et européens à la fois.

Riyad semble donc exploiter le différend avec le Qatar pour imputer exclusivement à ce pays la responsabilité de soutenir les groupes terroristes, dans le but de redorer son blason devant la communauté internationale.

 Doha dénonce une campagne

Le Qatar a accusé ses voisins du Golfe de chercher à le mettre sous tutelle et dénoncé comme « injustifiée » la rupture des relations diplomatiques.

Ces mesures sont « injustifiées » et « sans fondement », a réagi le ministère des Affaires étrangères du Qatar dans un communiqué.

Elles ont été prises « en coordination avec l’Egypte » et ont un « objectif clair: placer l’Etat (du Qatar) sous tutelle, ce qui marque une violation de sa

souveraineté » et est « totalement inacceptable », a-t-il ajouté.

Exprimant « son profond regret et sa surprise », le ministère qatari a dénoncé « une campagne hostile, fondée sur des mensonges (…) témoignant d’une

préméditation à nuire à l’Etat » du Qatar.

Le Qatar, membre du Conseil de coopération du Golfe (CCG), « respecte la souveraineté des autres Etats, n’interfère pas dans les affaires d’autrui,

comme il lutte contre le terrorisme et l’extrémisme », a ajouté le ministère des Affaires étrangères.

Le Qatar « entreprendra les mesures nécessaires pour mettre en échec les tentatives d’affecter sa population et son économie », a-t-il précisé.  Le ministère se réfère aux incidences attendues de la fermeture des frontières terrestres et maritimes, et de l’espace aérien par ses trois voisins.

La coalition militaire arabe, intervenant depuis plus de deux ans au Yémen sous commandement saoudien, a aussi décidé d’exclure le Qatar de cette alliance.

Dans un communiqué, la coalition indique que le Qatar soutient « le terrorisme », citant notamment Al-Qaïda et l’EI, bien implantés au Yémen, mais aussi les combattants pro-iraniens Houthis !

Au Caire, l’Egypte a également annoncé la rupture de ses liens avec le Qatar.  Le Caire a « décidé de mettre fin à ses relations diplomatiques avec l’Etat du Qatar qui insiste à adopter un comportement hostile vis-à-vis de l’Egypte », a indiqué le ministère des Affaires étrangères égyptien. Le communiqué annonce aussi la fermeture des frontières « aériennes et maritimes » avec le Qatar.

Bahreïn et les Emirats arabes unis ont aussi rompu tout rapport avec Doha.

Les diplomates du Qatar ont 48 heures pour quitter leurs postes dans le Golfe.  Ces développements sont intervenus alors que les autorités qataries ont affirmé la semaine dernière avoir été victime de « hackers » ayant publié sur le site internet de l’agence de presse officielle QNA de « faux propos attribués à l’émir cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani ».

Ces propos controversés rompaient avec le consensus régional sur plusieurs sujets sensibles, notamment l’Iran, vu comme un allié stratégique alors qu’il vient d’être accusé par l’Arabie saoudite d’être « le fer de lance du terrorisme ».

Ils contenaient aussi des commentaires négatifs sur les relations entre l’administration de Donald Trump et le Qatar, pourtant un proche allié des Etats-Unis.

La visite du président Trump à Ryad, son premier déplacement à l’étranger, avait été couronnée par la signature d’un accord sur « une vision stratégique » pour renforcer les relations économiques et de défense entre le royaume saoudien et les Etats-Unis.

La dernière crise ouverte dans le Golfe remonte à 2014 lorsque trois pays du CCG (Arabie, Bahreïn et Emirats) avaient rappelé leur ambassadeur à Doha pour protester contre le soutien présumé du Qatar aux Frères musulmans.

Guerre coloniale impérialiste en Syrie: Le Qatar (c’est à dire Exxon-Mobil) décide des zones de guerres…

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Ceci est une fois de plus à connecter avec nos articles sur la Syrie et la guerre du gaz entre Exxon-Mobil/Aramco et Gazprom/NIOC, la NIOC étant la National Iranian Oil Company, gérant aussi le gaz naturel en tant qu’hydrocarbure.

Nous le disons et le répèterons sans cesse: le plus grand fléau de l’humanité est le colonialisme occidental et ceux qui pensent vivre dans un « monde post-colonial » comme la propagande étatique le martèle sans cesse, vivent dans cette bulle idéologique créée par les états coloniaux pour faire marcher leurs peuples comme un seul homme.

Analyse très pertinente ci-dessous de Nasser Charara pour Al Akhbar (Liban)

— Résistance 71 —

 

En Syrie le gaz qatari décide des zones de guerre

 

Nasser Charara pour Al Akhbar (Liban)

Repris par Sahar TV (Iran)

 

3 Décembre 2015

 

url de l’article en français:

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i11399-syrie_le_gaz_qatari_décide_des_zones_de_combat_!_par_nasser_charara

 

Selon toute vraisemblance, le dossier du gaz est « l’arrière plan » essentiel de la guerre contre la Syrie et plus particulièrement de la guerre qui frappe la région de Homs.

Le quotidien Al-Akhbar a obtenudes informations en provenance de sources sûres qui se résument à dire qu’il existe un plan qatari, approuvé par l’administration US, dont l’objectif est la mise en place d’un nouveau gazoduc destiné au transport du gaz qatari vers l’Europe ; la Turquie et Israël étant parties prenantes.De plus en plus, tout porte à croire que le gaz est le vrai fond du problème de la guerre contre la Syrie.

C’est à partir de fuites émanant d’un géant pétrolier occidental que le quotidien Al-Akhbar a obtenu des informations, fiables, donnant les détails d’un projet qatari, soutenu par les États-Unis, et concernant la construction d’un nouveau gazoduc qui transporterait le gaz du Qatar vers l’Europe via la région syrienne de Homs. Cette ville et sa région sont donc le « nœud » ou le « cœur géographique » de ce projet qui, du même coup, offrirait des avantages stratégiques à la Turquie et à Israël dans l’équation du commerce gazier mondial.Ce nouveau gazoduc devrait emprunter une « voie terrestre » qui démarre du Qatar, traverse le territoire saoudien, puis le territoire jordanien évitant ainsi le territoire irakien, pour arriver en territoire syrien et plus précisément à Homs. À partir de Homs le gazoduc devrait bifurquer dans trois directions : Lattaquié sur la côte syrienne, Tripoli au nord du Liban, Turquie. Le but principal de ce projet est d’acheminer le gaz qatari et israélien vers le continent européen pour le distribuer à toute l’Europe, avec un triple objectif.

  • Le premier : casser le monopole gazier russe en Europe.
  • Le second : libérer la Turquie de sa dépendance du gaz iranien.
  • Le troisième : donner à Israël une chance d’exporter son gaz vers l’Europe par voie terrestre et au moindre coût.

Pourquoi Homs ? Globalement, les objectifs cités plus haut ne pourraient être atteints si l’itinéraire du gazoduc rêvé ne passait pas par la région de Homs destinée à être « le carrefour principal du projet », parce que le gaz qatari ne dispose pas d’alternative pour rejoindre l’Europe, sinon que de recourir à de gros porteurs par voie maritime ; ce qui serait plus long, d’un coût plus élevé, et non sans danger pour certaines zones du parcours.  Selon les informations issues de cette même compagnie pétrolière occidentale, le Qatar envisage aussi d’acheter mille cargos pour développer sa flotte maritime de transport du gaz avec l’ambition de s’impliquer dans un projet américain beaucoup plus vaste destiné à revoir l’équation du commerce gazier mondial. À la clé, deux modifications significatives. La première est fonction des découvertes de gaz en mer Méditerranée par Israël. La seconde est fonction de l’éventuelle exploitation des événements en Syrie, après création d’une situation politique qui permettrait de faire de Homs le carrefour principal de l’exportation du gaz qatari et israélien vers l’Europe.

Toujours selon ces mêmes sources, les zones du territoire syrien où les bandes armées de la dite « opposition syrienne » bénéficient du soutien US, qatari et turc – c’est-à-dire, le nord, Homs, et les envions de Damas – se superposent à celles du trajet que devrait suivre le gazoduc dans sa route vers la Turquie et Tripoli, si jamais elles finissaient par tomber sous le contrôle des forces de l’opposition inféodée aux trois parties.

En effet, la comparaison de la carte des zones de combat avec celle du tracé du gazoduc qatari démontre bien la relation entre l’activisme armé et l’objectif de contrôler, coûte que coûte, ces zones syriennes.Une fois arrivé en Syrie, le gazoduc devrait suivre deux lignes. La première irait des environs de Damas pour arriver à une trentaine de Kms de deux carrefours qui seraient An-Nabk et Al-Kussayr, puis de Homs il se dirigerait vers Tripoli et Lattaquié via Talbisseh et Al-Rastan. La deuxième ligne devrait parcourir le nord de la Syrie en allant de Homs vers Maarat al-Nu’man puis Idlib, avant de rejoindre la Turquie. Autant de villes syriennes que l’opposition armée cherche effectivement  à contrôler. Les mêmes sources affirment que de leur point de vue, Robert Ford [Ambassadeur des USA en congé de la Syrie, NdT] et Frederick Hoff [Le chargé du dossier gaz au Levant] sont tous deux membres de la « Cellule de crise syrienne aux USA » et se partagent les rôles.

Le premier organise les activités de l’opposition armée anti-syrienne sur le terrain, de manière à ce qu’elles répondent aux exigences de la mise en place du gazoduc qatari, dont le tracé a été préalablement concocté par le second. De plus, Robert Ford a reçu une nouvelle charge consistant à mettre en place un mini-gouvernement syrien, à l’étranger, ayant des ramifications au sein des groupes et organisations armées sévissant dans le nord de la Syrie, à Damas et à Homs dans le but de réussir la partition de la Syrie selon une carte superposable à celle des deux lignes du gazoduc, celle allant vers la Turquie, et celle allant vers Tripoli au Liban ; tout en ménageant d’autres régions pour le « régime ».

Avantages pour la Turquie Ce projet de gazoduc procure à la Turquie de multiples avantages stratégiques et économiques.

  • Un : elle deviendrait un passage vital pour l’Europe qui pourrait ainsi diversifier ses sources de gaz pour ne plus dépendre que du gaz russe ; ce que les USA encouragent vivement.
  • Deux : elle pourrait réaliser son vœu d’entrer dans le club européen.
  • Trois : elle serait soulagée de ne plus dépendre quasi-totalement du gaz iranien ; ce qui ajouterait à sa valeur géostratégique.
  • Quatre : elle réduirait sa facture énergétique exorbitante et toucherait, en plus de tout le reste, les dividendes payés par le Qatar et Israël pour le droit de passage de leur gazoduc à destination de l’Europe.Avantages pour Israël.

Du même coup, Israël serait candidate à devenir à son tour un « Émirat gazier majeur » en l’espace de cinq ans environ, du fait  de son exploitation du gaz  des deux champs « Leviathan » et « Tamar » partagés avec le Liban. Selon des études françaises, les capacités de ces gisements dépassent celles de « North Dome-South Pars » commun au Qatar et à l’Iran, et considéré comme le plus grand champ gazier du monde… Israël et le Qatar ont donc besoin d’emprunter la route de Homs vers l’Europe, parce que les alternatives sont très coûteuses, d’autant plus que le « Canal de Suez » n’est pas adapté à recevoir les gros cargos de pétrole et de gaz prévus à cet effet.Avantages pour le Liban ?

Il n’est pas inintéressant de noter la remarquable transformation positive de l’attitude de Doha à l’égard du Premier ministre libanais Najib Mikati, lors de sa dernière visite au Qatar. Non seulement le boycott diplomatique et économique est levé, mais l’ouverture est totale. On ne menace plus d’expulser les libanais travaillant sur le territoire qatari. On propose la mise en place de projets de développement pour soutenir et renforcer la stabilité économique du pays. Encore mieux, on se propose d’offrir une assistance financière au port de Tripoli, lequel est destiné à suppléer au port syrien de Lattaquié en cas de nécessité. Il n’est pas inintéressant, non plus, de noter que la raffinerie de Tripoli ne fonctionne plus depuis des années, mais qu’existent toujours des réservoirs de stockage de pétrole, non de gaz.

Mais il est parfaitement possible de réhabiliter le port et d’y amener les installations nécessaires à la liquéfaction et au stockage du gaz. En même temps, ce serait l’une des options d’expédition du gaz qatari vers l’Europe !

Et la Russie dans tout ça ? Toujours selon les mêmes sources, la Russie aurait informé le Liban qu’elle ne sera pas d’accord avec ce dernier projet d’exploitation du gaz méditerranéen avant d’obtenir des garanties de l’Occident lui attestant qu’il ne chercherait pas à changer le « régime » en Syrie ; exigence qui ne serait nullement incompatible avec la poursuite des travaux de prospection gazière par des sociétés russes dans le secteur. Ceci, parce que ces sociétés ne doivent pas s’absenter au moment du boom gazier méditerranéen ; sans oublier que l’Iran, l’Irak, et la Syrie ont un projet commun partant de leurs propres territoires. Il consiste tout simplement à ce qu’un gazoduc iranien, traverse l’Irak pour arriver à Homs, avant de bifurquer vers Lattaquié et Tripoli…

Nasser Charara13 novembre 2012Article original : Al-Akhbar [Liban]