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Guerre impérialiste en Syrie : De l’eau dans le gaz entre la Syrie et la Russie sur fond d’alliance turco-israélienne ?..

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 3 mars 2020 by Résistance 71

L’information de VT que nous avons traduite ci-dessous est intéressante et donne un point de vue bien différent de ce qu’on nous ressasse dans les merdias de base, mais Duff et VT laissent à notre sens deux point vitaux hors de l’équation pour des raisons que nous ignorons:

1- La Turquie fait partie de l’OTAN, c’est à dire qu’il est impossible que celle-ci ne puisse agir seule et/ou dans l’ignorance ou la passivité du commandement intégré de cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord. Tout le monde en croque à des degrés divers ce qui nous amène au pourquoi et le second point ignoré ici par Duff et VT ? De plus la Turquie a, depuis le début de la guerre par procuration en Syrie, toujours été le soutien logistique et la base arrière des mercenaires de Daesh et a facilité leurs déplacements en Syrie et ailleurs, confirmant bien en cela que Daesh est bien une opération Gladio 2.0 de l’OTAN terroriste. Il s’agit d’une agression mafieuse internationale en bande organisée, ni plus ni moins…

2- La guerre du gaz… La guerre de Syrie n’est pas une guerre de “religion”, tout ça n’est que fadaise et poudre aux yeux, Duff croit-il vraiment ce qu’il écrit ? Mais il s’agit d’une guerre du gaz et ce depuis le départ, nous en avons parlé depuis bien des années maintenant (2015 pour être précis), voir notre dossier “Syrie et la guerre du gaz”… Depuis le refus par Assad du gazoduc qatari en 2010, le Qatar étant la propriété d’Exxon-Mobil, (intérêts Rockefeller) qui possède aussi de grosses parts de la plus très saoudienne ARAMCO. Les états ne sont que les façades des corporations. Nous sommes en pleine guerre entre Exxon-Mobil, Royal Dutch Shell, BP, Aramco et leurs subsides régionaux et internationaux contre Rosneft, Lukoil, Iran Oil, ceci constitue le point phare de la guerre géostratégique pour L’Eurasie. Tout le reste n’est que poudre aux yeux… que VT, sciemment ou non, entretient… Et ceci nous ramène à notre article de republication du 27 février sur “L’origine abiotique profonde du pétrole et des hydrocarbures”… Il n’y a pas de hasard.

~ Résistance 71 ~

 


Arme nucléaire tactique au Yémen…

 

La Syrie considère expulser la Russie et renvoyer ses troupes chez elles, pourquoi ?…

 

Gordon Duff

 

1er mars 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/03/01/intel-drop-erdogans-kosher-express-kills-2200-syrian-troops-destroys-100-tanks-and-humiliates-putin/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Introduction: C’est une guerre non pas politique mais de religion ciblant la chrétienté. En tête de liste et ce depuis le départ, ont été les communautés chrétiennes du Moyen-Orient. La Turquie déteste la Syrie pour ses libertés religieuses. Elle déteste les Kurdes pour la même raison, ils autorisent le christianisme et Erdogan, 100% franc-maçaon et Frère Musulman est associé avec les likoudistes qui ont saisi le pouvoir en Israël afin de construire une coalition qui détruira éventeullement, la Russie, le dernier grand bastion de la chrétienté qui n’est pas contrôlé par l’état profond, lisez…

La Russie autorise maintenant les avions F-16 turcs de survoler Idlib et d’attaquer les troupes syriennes. Le gratin du renseignement syrien est profondément perturbé par ce qui paraît être la soumission totale russe à Ankara et Tel Aviv. La Russie a aussi refusé de permettre à la Syrie d’utiliser son système anti-aérien S300. Quelque chose ne tourne vrament pas rond et une analyse des médias russes montre un soutien à la Turquie contre la Syrie et une vaste censure de ce qui se passe en Syrie.

Poutine s’est couché à 100%

En février 2016, des spécialistes nucléaires israéliens sont venus sur la base aérienne turque d’Incirlik. Là ils rencontrèrent un groupe de pilotes saoudiens et turcs sélectionnés. Il est aussi dit que des officiers d’armement nucléaire de l’armée de l’air des Etats-Unis étaient aussi présents.

Avec les israéliens vinrent des équipes techniques de modification des F-16 pour le transport d’armes nucléaires. Rappelons-nous que les Etats-Unis possèdent plus de 80 têtes nucléaires sur cette base.

Lorsque l’opération fut terminée en avril 2018, l’Arabie Saoudite et la Turquie avaient des avions à capacité nucléaire et des équipages entrainés. Avaient-ils aussi des armes nucléaires ? Ceci est maintenant totalement confirmé.

Une autre confirmation, pas une seule sortie aérienne n’a été conduite par ces pilotes entrainés, du moins pas au dessus de la Syrie. Mais au dessus du Yémen ?

Aujourd’hui, les drones turcs et israéliens ont bombardé l’aéroport de Hama, qui est bien profond en territoire syrien, une base qui abrite aussi des éléments de l’armée russe. La Syrie a abattu 6 drones seulement aujourd’hui, mais 20 de plus sont délivrés par Israël pour utiliser contre la Syrie et la Russie, guidés par les satellites américains sous un accord de partenariat de défense entre Tel Aviv et Washington.

Voilà pourquoi Washington et Moscou sont si près de la guerre nucléaire, ce qui représente la seule vérité colportée par les médias américains sur le sujet. Israël est totalement engagée à Idlib et au-delà contre la Syrie et les forces russes ainsi que l’Iran et ce n’est pas la première fois. Ceci fait partie d’un vaste plan de déstabilisation qui implique la Serbie et le Caucase, les intérêts russes et de l’Azerbaïdjan dans le bassin de la Mer Caspienne.

Israel et la Turquie opèrent aussi contre les Kurdes

Ce qui est maintenant en train de se dévoiler, est la vulnérabilité russe à une attaque massive combinée israélo-turque sur la Syrie, mettant au grand jour la capacité logistique sous-développée russe et les énormes erreurs qu’ont commises Moscou et ses conseillers géopolitiques, qui ont permis à Israël et à la Turquie de développer une capacité militaire combinée qui maintenant port ombrage et menace la région entière.

Le partenariat militaire total entre la Turquie et Israël a commencé en 2008 lorsque tous deux se joignirent pour combattre la Russie dans la guerre de l’Ossétie du sud. Avec l’aide américaine, incluant celle de Bush (fils) et de ses conseillers du renseignement servant de conseillers, on me l’a même demandé, prirent ainsi racines le conflit actuel.

Dès lors, Israël et la Turquie ont commencé à s’entrainer alors même qu’Erdogan raillait publiquement Israël. Israël commença à construire la force drone de la Turquie et à lui fournir du renseignement, essentiellement glâné au travers de sa coopération avec la NSA américaine et le NRO (National Reconnaissance Office). En retour, Israël pouvait utiliser les bases aériennes turques et l’espace aérien du pays pour s’entrainer à attaquer l’Iran. A ce stade, vers la mi-2009, Israël et la Turquie avaient développé un plan conjoint pour décapiter l’Iran en utilisant les bases aériennes d’Azerbaïdjan. Tout ceci est détaillé dans les articles que nous republions ci-dessous datant d’entre 2010 et 2018. [NdR71 : voir sur l’article orignal]

Israël et la Turquie sont activement impliquées en Ukraine, contrôlant la politique contre la Crimée et le Donbass, travaillant avec le Google Idea Groups et utilisant leurs taupes infiltrées dans la presse en Russie pour tout blâmer sur George Soros et Hillary Clinton.

Ils ont collectivement inventé le “RussiaGate”, qui fut mis en place et accepté au travers de l’association développée par la CIA dans les années 70 entre Robert Mueller et William Barr, mis au grand jour dans le livre de Gene “Chip” Tatum “La mule”.

Aujourd’hui, des “techniciens” israéliens et des officiers et sous-officiers de l’armée israélienne arrivent en masse à Hatay, l’ancienne province syrienne, qui fut autrefois le lieu de la grande ville chrétienne D’Antioche et maintenant la base logistique du soutien de l’EIIL/Daesh et d’Al Nosra par la Turquie et QG de leur guerre sur la Syrie et la Russie.

Et oui, il s’agit d’Israël et de la Turquie mettant à bas la Syrie tandis que Poutine ne peut rien faire, entouré par l’OTAN (NdT: dont la Turquie fait partie ne l’oublions pas, elle est en cela le bras armé de l’OTAN qui ne pipe mot et qui si elle était attaquée en retour, invoquerait un acte d’agression d’un membre de l’OTAN, mettant en branle tout le système d’assistance à un membre en difficulté…) empêché dans les airs lorsque la Turquie ferma son espace aérien et terrifié en même temps que celle-ci ne ferme le passage du détroit du Bosphore. Maintenant les Etats-Unis ont demandé à la Russie de garder au sol tous ses avions en Syrie, autre humiliation pour la Russie, qui a été incapable d’arrêter Israël et la Turquie de balayer l’armée syrienne en utilisant des drones israéliens et ayant maintenant abattu deux avions de combat syriens (russes ?) utilisant des missiles de défense antiaérienne de fabrication israélienne, similaires à ceux qui sont maintenant fournis à l’Inde.

[une republication d’anciens articles de VT suit cette mise au point actuelle de la situation en Syrie]

 

Guerre impérialiste en Syrie… Fin de la guerre propagandiste vendue par l’occident ?

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 30 décembre 2018 by Résistance 71

La guerre en Syrie telle qu’elle nous à été vendue par les médias est terminée

 

Stratégika 51

 

28 décembre 2018

 

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article10754

 

Le rétablissement des relations diplomatiques entre les Émirats Arabes Unis et la Syrie a coïncidé avec un remaniement ministériel en Arabie Saoudite où Adel Al-Jubayr, ministre des Affaires étrangères a été relégué au rang de Secrétaire d’État. Al-Jubayr fut le responsable saoudien ayant multiplié le plus grand nombre de déclarations hostiles à la Syrie.

Le retour de la Syrie au sein de la Ligue Arabe de laquelle elle a été exclue au début de la guerre en Syrie n’est plus qu’une question de formes.

La Ligue Arabe est entièrement sous l’influence de Ryad depuis le début de ce que certains ont baptisé le Printemps Arabe.

Cela veut dire qu’il y a eu des contacts entre les pays du Golfe et Damas et qu’ils ont trouvé moins un terrain d’entente qu’une preoccupation commune : la Turquie.

Damas est en train d’envoyer des renforts vers Manbij tout en appelant les populations kurdes à se retourner contre les forces étrangères et à contrer l’envahisseur turc. Cette tentative de récupération vise avant tout à saper la politique de Paris et de Londres.

En parallèle, Ankara renforce ses unités militaires et le président turc Tayep Recep Erdogan jure que l’Armée turque ira mettre un pied sur la rive orientale de l’Euphrate et que les jours de la kermesse autonomiste kurde sont comptés.

Ankara est en brouille avec Ryad et ses alliés du Golfe, maintient des troupes au Qatar, émirat en conflit avec Ryad sur fond de rivalité régionale. Du coup, l’hostilité avec Damas en est atténuée d’autant plus que les syriens crient à qui veut les entendre que leur pays a subi l’ingérence du Qatar, pays pour qui sous-traitent la France et le Royaume-Uni.

Si vous croyez que c’est compliqué, patientez un peu. Ce n’est que le début : le retrait et la diminution de l’organisation Daech ont débuté avec le déclenchement du conflit ouvert entre Ryad et Doha. Cette brouille qui a failli se transformer en conflit armé a également impacté Al-Qaïda en Syrie mais également sa branche soeur au Yémen.

Remarquez aussi que le Royaume-Uni a lancé l’organisation des casques blancs, la Turquie parraine une douzaine de puissants groupes politiques armés dont un se prévalant représenter le gouvernement de la province rebelle d’Idleb tandis que la France louvoie entre les groupuscules kurdes et le Front Ennosra (un ultime avatar de la franchise Al-Qaïda).

En termes moins châtiés, ces pays, tous de vénérables membres de l’Alliance Atlantique et se prévalant d’appartenir au monde faussement libéral soutiennent tous le terrorisme en Syrie.

Le président américain Donald Trump a débarqué sur une base militaire US en Irak pour débusquer ses adversaires internes. Les réactions des politiques irakiens ne trompent personnes. Le clientélisme de la classe politique irakienne, l’une des plus corrompues au monde, fait partie des rouages de la corruption de la faune de parasites tournant autour du complexe militaro-industriel US et donc l’État profond américain dans ce qu’il a de plus caricatural.

Personne n’avait trouvé à redire lorsque Obama, Hillary Clinton ou Cameron mettaient les pieds en Irak et pour cause. Le régime fantôche irakien est une création des néoconservateurs les plus rétrogrades. Trump n’est pas du tout le type avec qui ils peuvent faire des affaires.

Trump a affirmé que les forces US stationnés en Irak allaient continuer à intervenir en Syrie. Une façon de dégonfler les rumeurs d’une fronde organisée par les soutiens de Jim Mattis et ses partisans. L’information est confirmée par des fuites savamment distillés par les grands titres de la presse néocon (devenue subitement démocrate ! )

La déclaration du retrait des forces US de l’est de l’Euphrate mais pas d’Al-Tanf ou du moins pas encore aurait du inciter les israéliens à moins de retenue car cela signifie que Washington se désengage partiellement de la Syrie sans les conditions requises, à savoir un retrait des forces pro-iraniennes de Syrie. De ce fait, Israël aurait pu se sentir libéré des entraves US et aurait pu agir. Ce qu’il a tenté de faire, en envoyant une vingtaine de bombes et de missiles sur des sites militaires syriens situés au Sud-Ouest de Damas et qui recevaient la nuit du raid manqué, la visite d’une délégation de haut rang du Hezbollah libanais. Les israéliens ont tente d’utiliser deux avions de ligne à la fois comme bouclier et comme leurre. Une tactique fort reprehensible et contraire aux principes de la guerre. Les israéliens espéraient que la Syrie abatte un avion de ligne chinois pour crier à l’État paria et en même temps brouiller Damas avec Beijing.

Pari manqué. Les syriens n’ont pas été autorisés par les russes à utiliser leur batteries de missiles S-300 car ils avaient flairé le piège. La DCA syrienne a intercepté 12 des 19 GBU et les missiles Air-Sol israéliens lancés à partir de l’espace aérien libanais. Une batterie de S-200 syrienne positionnée au Golan a détecter l’évasion des dizaines de F-16 israéliens et leur a tiré dessus : des missiles S-200 ont pénétré dans l’espace aérien israélien.

Le dôme ABM s’est déclenché et cela a été le prétexte de crier à l’agression.

Dans cet imbroglio fort complexe et que personne n’arrive vraiment à analyser sans parti pris, quelle est l’utilité pour la France de se ruiner et d’aller s’embourber dans un conflit où personne n’est près à en sortir indemne ? 

Réponse claire : les lobbies pro-Israël en France. Ces derniers considèrent désormais la France comme leur dernière chance et une alternative. Ce qui est en soi un aveu d’échec.

Il n’y a aucune chance qu’une solution militaire s’impose en Syrie.

Le pari sur un État kurde indépendant à cheval entre la Turquie et la Syrie et l’Irak est perdu d’avance. Non seulement aucun pays de la région n’accepte cette éventualité mais cela risque de fédérer des États rivaux en guerre autour d’une menace existentielle commune.

Les deux pays qui en sortent déjà perdants sur tous les plans sont les deux pions que sont la France et le Royaume-Uni. D’abord vis à vis de leur propres populations, lesquelles découvrent effarées que leurs gouvernements sont devenus dignes de la dernière république bananière.

Les vieux démons de la Turquie se sont réveillés et Ankara poursuit, décomplexé, une politique étrangère néo-ottomane spécifique aggressive, résolue et répondant par dessus tout à ses propres intérêts stratégiques. Sa présence au sein de l’OTAN n’est plus que symbolique pour les turcs : Washington a besoin de l’importance stratégique de la Turquie comme un État pivot aux confluences de l’Occident et de l’Orient, à la jonction de l’Europe et l’Asie et du Nord et du Sud.

La guerre en Syrie telle qu’elle nous été vendue par les médias est terminée.

Ironie du sort, la Syrie est désignée comme un pays « frère » par les Émirats Arabes Unis. Lorsqu’on sait ce qu’ont dépensé les Émirats Arabes Unis pour abattre le régime syrien il y a de quoi suspecter la présence d’un couteau derrière le sourire.

La Syrie est détruite mais son régime politique et son idéologie sont toujours debout. Son retour dans la ligue arabe signifie la fin de la guerre. Le président Bashar Al-Assad cherche maintenant à retablir l’autorité de l’État sur Idleb et au Nord-Est tout en revendiquant le Golan. Il lui faudra aussi faire preuve de pragmatisme politique et débloquer le système syrien, afin de neutraliser toute nouvelle contestation interne susceptible d’être exploitée par ses ennemis. La nécessité d’une nouvelle constitution garantissant une plus grande ouverture politique, un dialogue politique inclusif ainsi que les principes d’un État de droit garantissant les libertés individuelles et politiques. C’est le seul gage de sortie de crise.

Les États-Unis s’en sortent plutôt bien cette fois mais en se retrouvant dans une situation de guerre civile jusqu’ici circonscrite au sein de l’État profond. Les USA abandonnent les guerres asymétriques et reviennent au modèle de confrontation symétrique en s’opposant à la Russie et à la Chine, deux puissances qualifiées officiellement aux États-Unis de « puissances révisionnistes » car contestant le leadership US ou le concept du nouveau siècle américain.

La Russie a réussi ce que l’ex-Union Soviétique a toujours rêvé. Elle est est revenue de très loin. Moscou joue désormais un rôle de premier plan au Moyen-Orient mais se heurte à la résurrection de la rivalité symétrique US dans ses marches occidentales, septentrionales (Arctique) et méridionales. Moscou le sait et perçoit la menace directe pesant sur son existence en tant que puissance militaire de premier ordre. D’où son rapprochement stratégique et assez spectaculaire dans tous les domaines avec la Chine de Xi Jinping. Une propagande outrancière pourrait considérer cette super alliance entre le pays disposant du plus grand arsenal nucléaire avec le pays le plus peuplé et en même temps la fabrique du monde comme un autre avatar plus puissant de l’empire Mongol eurasien. En fait nous avons assisté en 2018 à l’émergence d’une très grande concentration de puissance militaire et économique entre la mer de Chine et les grandes plaines européennes à l’ouest de la Russie. Cela préfigure l’état du rapport de forces d’ici 2039.

Israël est en crise. Sa stratégie régionale et extra-régionale a aggravé sa posture stratégique. Son obsession à anéantir les régimes qui lui sont hostiles par des puissances tierces s’est retourné à son détriment. En 1995, Israël n’était entouré par aucune puissance susceptible de lui tenir tête ou le menacer. En 2018, il est parvenu à se créer de formidables adversaires à deux pas de Tibériade et à quelques encablures de l’emplacement antique d’Armageddon. En dépit de l’immense soutien qu’il reçoit des pays occidentaux et de son arsenal fort impressionnant, L’avenir d’Israël n’a jamais paru aussi sombre et sans perspectives.

Au final, c’est la Chine qui va rafler la mise : La reconstruction de la Syrie. Un marché faramineux de 500 milliards de dollars !

Entrefilet sur la guerre du gaz… Gazprom augmente sa production au premier semestre 2018 (RT)

Posted in actualité, écologie & climat, économie, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 4 juillet 2018 by Résistance 71

Petit entrefilet d’information sur RT qui, mine de rien, a son importance mais passe sous le radar de l’info occidentale . La guerre du gaz fait rage depuis des années, la destruction de la Syrie et celle à venir de l’Iran par l’empire (du moins est-ce le projet…) est directement liée au contrôle de la production et de l’acheminement du gaz vers l’Europe pour torpiller les intérêts russes (et iraniens) ainsi que de contrôler parmi les plus grosses réserves mondiales. 

Nous rappelons qu’en 2009, Bachar al-Assad a refusé le passage d’un gazoduc devant passer du Qatar à la Turquie via l’Irak et la Syrie. Moins de 2 ans plus tard, la guerre (du gaz) par procuration commençait en Syrie. Le Qatar est la “propriété” d’Exxon-Mobil (Rockefeller) qui possède aussi environ 30% de parts d’ARAMCO en Arabie Saoudite, la Royal-Dutch Shell (Rothschild) en étant un autre gros actionnaire. L’ex-PDG d’Exxon-Mobil fut choisi par Trump comme ministre des affaires étrangères… Coïncidence ?

Le gaz naturel, qui comme le pétrole, est d’origine abiotique et non pas “fossile”/biotique, et donc quasiment inépuisable à l’échelle humaine, est le gros enjeu de contrôle spéculatif et géopolitique dans cette région du monde.

Pour en revenir à Gazprom, il est aussi prévu que Poutine y aille “pantouffler” en tant que CEO après sa carrière politique, surtout pour assurer que l’entreprise reste bien dans le giron russe et ne parte pas en sucette pompée par l’empire…

Les vieux gaziers sont sur le pont… tandis que l’enfumage des opinions publiques continue.

~ Résistance 71 ~

 

 

Gazprom augmente sa production de gaz pour assurer sa position de leader en Europe

 

RT

 

3 juillet 2018

 

url de l’article:

https://www.rt.com/business/431579-gazprom-natural-gas-exports-europe/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le plus gros producteur de gaz naturel russe Gazprom est en train de pousser sa production afin d’augmenter ses exportations vers l’étranger et de continuer à être incontestablement le plus gros fournisseur en gaz de l’Europe.

Gazprom a augmenté sa production de 8,7% dans la première moitié de 2018, en comparaison de la même période en 2017, pour une production de 253 milliards de m3. L’exportation vers l’Europe a augmenté de 5,8% à 101 milliards m3, ce qui représente un record pour l’entreprise.

Jusqu’à juin de cette année, les exportations de Gazprom vers l’Allemagne ont augmenté de 12,4% et de 50% vers l’Autriche et près de 70% vers les Pays-Bas. Pour la France 13% d’augmentation et 50% vers la Croatie. Les exportations vers la Pologne ont augmenté de 6,9%.

Plus tôt, le patron de Gazprom Alexseï Miller a dit que les exportations vers l’Europe pourraient atteindre un record à 200 milliards m3 cette année. D’après lui, le facteur le plus important de la croissance est la reprise de l’activité économique en Europe et à long terme, le déclin de la production européenne de gaz naturel.

Miller a aussi noté que les stocks de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) en provenance des Etats-Unis ne pourront jamais se subtsituer au gaz russe pour l’Europe. “Les Etats-Unis ne pourront jamais rattrapper leur retard de production et dépasser la Russie dans la perspective de fournir le marché européen de GNL. La raison de cela est double: le prix et l’instabilité de production américains, qui sont des facteurs cruciaux pour les consommateurs/clients et Gazprom est un leader en ces deux domaines”, a t’il dit.

La part de marché russe sur le marché du gaz européen a augmenté de 34% l’an dernier d’après Gazprom. L’Europe a aussi importé 24% de son gaz de Norvège dont 13% en GNL et 11% de l’Algérie.

 

Guerre impérialiste en Syrie, guerre du gaz, guerre coloniale… (Dean Henderson)

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Voir notre dossier sur la guerre du gaz en Syrie et au Moyen-Orient

Lecture complémentaire pour ne pas oublier (ou apprendre) que cette affaire pétrolière est une vaste escroquerie qui commence par l’enfumage total sur l’origine réelle du pétrole et de tout hydrocarbure plus lourd que le méthane:

Théorie Russo Ukrainienne de l’Origine Profonde Abiotique du Pétrole

 


Les 4 cavaliers de l’apocalypse pétrolière

 

Le jeu des Rothschild avec le pétrole syrien

 

26 avril 2018

 

Dean Henderson

 

url de l’article:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/04/25/rothschilds-syria-oil-play/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En février 2013, gardé par ses très bien payés mercenaires de l’EIIL/Daesh, l’entreprise du New Jersey Genie Energy reçût un droit d’exploration pétrolière sur les plateaux du Golan du sud-syrien, plateaux occupés par Israël.

le 31 octobre 2011, alors que le cartel banquier de la City de Londres lançait sa guerre par procuration contre le président syrien élu Bachar al-Assad, Genie Energy fut éjectée de son entreprise parente IDT Telecom.

Genie  reçu son permis de forer dans le Golan du gouvernement israélien en claire violation de l’annexe de la 4ème convention de Genève. L’entreprise opère sur le Golan par le truchement de sa succursale israélienne Afek Israel Oil & Gas.

Le président de Genie Oil, Efraïm Eitam, fut instrumental dans l’accomplissement de ce braquage du pétrole du Golan. Il est général dans la FDI et diplômé du London’s Royal College of Defence Studies.

Eitam a dit une fois: “Nous ne pouvons pas rester avec tous ces Arabes et nous ne pouvons pas abandonner la terre parce qu’on a déjà vu ce qu’ils y font. Certains pourront rester sous certaines conditions, mais la plupart devront partir.

Les patrons d’Eitam eux-mêmes sont une clique de barbares plus qu’intéressante.

Le comité de conseil stratégique de Genie Energy inclut le propriétaire de la Royal Dutch/Shell, Lord Jacob Rothschild, l’ancien VP des Etats-Unis Dick Cheney, le PDG de Newscorp (Fox News & Wall Street Journal) Rupert Murdoch, l’ancien ministre du trésor et des finances des Etats-Unis Lawrence Summers, l’ancien ministre de l’énergie Bill Richardson, l’ancien patron de la CIA et membre de Dyncorp (NdT: entreprise de mercenariat) James Woosley et l’ancienne sénatrice pour la Louisiane Mary Landrien.

Ils sont aussi tous des investisseurs et actionnaires de Genie Energy.

Un document fuité de la CIA datant de 1983 révèle le plan des Rothschild pour la Syrie. Le document, écrit par l’officier de la CIA Graham Fuller, argumente que l’occident devrait “être plus musclé contre la Syrie” en renversant le président [d’alors] Haffez al Assad, le remplaçant par une marionnette des banquiers coupant ainsi la route d’approvisionnement en armes depuis l’URSS. 

Ceci ferait la route pour un oléoduc/gazoduc contrôlé par la City de Londres qui prendrait sa source du Qatar (NdT: lui-même propriété littérale d’Exxon-Mobil / Rockefeller). Exxon-Mobil possède une très grosse part de Qatar Gas, dont le champ gazier offshore du North Pars contient plus de gaz naturel que tout autre champ gazier au monde. (NdT: champ gazier partagé entre le Qatar et l’Iran, c’est pourquoi un changement de régime s’étant avéré impossible, une guerre contre l’Iran est forcément de mise pour l’empire et il s’y emploie non-stop depuis un bon moment…) Ceci explique pourquoi le maintenant ex-ministre des affaires étrangères américain et longtemps CEO d’Exxon-Mobil, Rex Tillerson, penche vers le Qatar dans la dispute qui l’anime envers l’Arabie Saoudite.

Cet oléoduc/gazoduc doit passer au nord au travers du Bahreïn, de l’Arabie Saoudite et de la Jordanie avant de traverser en Syrie et d’entrer en Turquie sur la route de l’Europe. Un tel volume de gaz aiderait les banquiers à mettre fin à la main mise russe sur les imports de gaz de l’Europe.

La Russie, l’Iran, l’Irak et la Syrie font quant à eux, la promotion d’une route bien différente qui aurait son origine dans le champ gazier voisin du South Pars du Golfe Persique, propriété de l’Iran. Le gazoduc passerait par le nord à travers l’Iran, puis à travers l’Irak et la Syrie et le port de Homs d’où le gaz serait soit transporter dans un gazoduc sous-marin à travers la Méditerranée ou transporté en Europe par vaisseaux gaziers.

Même avant 1983. les agences de renseignement occidentales avaient soutenu la confrérie des Frères Musulmans syrienne dans une guerre clandestine pour virer Assad père du pouvoir. (https://hendersonlefthook.wordpress.com/2014/11/25/the-muslim-brotherhood-subsidiary/)

En 1982, les frères musulmans avaient pris le contrôle de la ville de Hama avant que d’être bombardés et forcés à se soumettre, par l’aviation d’Assad. Être membre de la confrérie est passible de la peine de mort en Syrie parce que le parti Baath au pouvoir insiste sur l’unité tandis que les frères musulmans ont toujours travaillé avec ses “frères” franc-maçons de Londres afin de semer la division et la discorde au sein des nationalismes arabes.

Avec Genie Oil qui fore sur les plateaux occupés du Golan et la course à la construction de ce gazoduc contrôlé par la City de Londres s’étant intensifiée, on peut être certain que malgré l’avantage de terrain regagné par Assad et ses alliés russes, iraniens et du Hezbollah, Rothschild et ses mignons vont trouver toujours plus de prétextes pour maintenir un président Trump fatigué de la guerre à continuer de guerroyer pour l’empire en Syrie.

C’est en fait au peuple américain de soutenir la volonté du président de se retirer de Syrie et hurlant haut et fort qu’il est temps pour les Etats-Unis de quitter la Syrie mais aussi de sous le joug des banksters de la City de Londres.

Guerre du gaz au MO: gaz sioniste en Arabie Saoudite ?

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La guerre du gaz… toujours la guerre du gaz au MO, cela fait plusieurs années que nous le disons. Le fil conducteur du chaos impérialiste occidental dans la région
~ Résistance 71 ~

 

Le gaz israélien en Arabie Saoudite ?

 

Al Manar

 

22 février 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/789505 

 

L’Égypte se transformera bientôt en un portail permettant l’exportation du gaz israélien vers les pays arabes, dont l’Arabie saoudite.

Le quotidien Rai al-Youm a évoqué le récent accord gazier scellé entre l’Égypte et ‘Israël’, ajoutant que cet accord permettrait à l’entité sioniste d’exporter le gaz vers les pays arabes, notamment l’Arabie saoudite.

Et d’ajouter: « Quand le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié de “journée historique” le jour où Israël et l’Égypte ont scellé un accord gazier, cela voulait dire que la normalisation des relations économiques entre Israël et les pays arabes venait de prendre une nouvelle dimension. L’Égypte se transformera-t-elle en un portail permettant les exportations gazières d’Israël vers l’Arabie saoudite ? Ceux qui ont constaté les signes d’une joie profonde sur le visage de Netanyahu, lorsqu’il faisait part de la conclusion d’un contrat gazier avec l’Égypte, savent bel et bien que ce contrat de 15 milliards de dollars revêt une importance toute particulière pour Israël. Ce document permet à Israël d’exporter 64 milliards de mètres cubes de gaz naturel vers l’Égypte, qui est un pays arabe de poids. L’importance toute particulière de cet accord a été bien saisie par le Premier ministre israélien. En réalité, Netanyahu n’a pas exagéré en qualifiant de “journée historique” le jour de la conclusion du contrat, car cet événement permettra à Tel-Aviv d’empocher des milliards de dollars, d’autant plus que cet accord est de nature politique plutôt qu’économique et rendra largement le terrain propice à une normalisation entre ‘Israël’ et l’Égypte.

Par ailleurs, ledit accord servira de portail via lequel le ‘gaz israélien’ sera vendu non seulement à l’Égypte, mais en plus à d’autres pays arabes, dont et surtout l’Arabie saoudite. La preuve : aucun détail n’a été rendu public.

Reste à savoir pourquoi l’Égypte doit avoir besoin d’importer du gaz alors qu’elle possède, elle-même, de riches gisements d’hydrocarbure.

En Égypte, le delta du Nil abrite plusieurs vastes gisements gaziers. En 2015, un gisement gazier a été découvert, dans cette région, par le groupe énergétique italien ENI, qui a annoncé, à ce moment, que l’extraction du gaz, à partir de ce gisement, pourrait atteindre un milliard de mètres cubes au mois de juin. Les seuls gisements gaziers du delta permettent à l’Égypte de subvenir à ses besoins intérieurs et elle pourrait acheter du gaz à Chypre, à l’Algérie, à la Grèce, à l’Iran et à la Libye, si nécessaire. Étant donné que les autorités égyptiennes cherchent toujours à tirer le maximum de profit des accords d’achat de gaz, il serait plutôt dans leur intérêt d’acheter du gaz auprès des pays arabo-musulmans qui sont en mesure de vendre leur gaz à un prix plus abordable.

En effet, l’accord conclu entre ‘Israël’ et l’Égypte n’est pas uniquement destiné à la vente de ‘gaz israélien’ au Caire, mais aidera ‘Israël’ à vendre son gaz naturel à plusieurs pays, car Tel-Aviv fait face à plusieurs problèmes économiques et politiques qui l’empêchent d’exporter son gaz en Europe. Il faudrait au moins huit ans et sept milliards de dollars pour construire un réseau de gazoducs destiné à transférer le gaz israélien vers l’Europe alors que ce transfert pourrait facilement avoir lieu pour un demi-milliard de dollars, grâce à un portail qui s’appelle l’Égypte. Cela dit, il est très probable que l’Égypte vendra le gaz israélien à d’autres pays, dont et surtout l’Arabie saoudite. À ce propos, le gouvernement égyptien a préféré rester silencieux, disant qu’il n’était pas en mesure de s’exprimer au sujet des accords signés par le secteur privé.

Mais le groupe égyptien Delphinus ne pouvait nullement signer un tel méga-contrat avec ‘Israël’ sans le feu vert du Caire. »

« Il semblait inimaginable que des pays comme la Jordanie et l’Égypte, qui étaient par le passé des critiques farouches d’’Israël’, achèteraient un jour du gaz volé aux Palestiniens par les Israéliens, versant ainsi des milliards de dollars à Tel-Aviv, des dollars qui risquent d’être utilisés pour armer les militaires israéliens au détriment des pays arabo-islamiques », a conclu Rai al-Youm.

Source: PressTV

Agression yankee en Syrie: Pourquoi la Russie n’a t’elle pas riposté

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 8 avril 2017 by Résistance 71

A lire sur le sujet:

« La guerre en Syrie après un nouveau faux-drapeau ? »

« Après Trump, Poutine se rendra t’il à l’empire ? »

 

Pourquoi la Russie n’a pas riposté aux frappes américaines en Syrie

 

Izvestia & Sputnik News

 

7 avril 2017

 

url de l’article:

https://fr.sputniknews.com/presse/201704071030791679-syrie-russie-usa-frappes/

 

L’utilisation de systèmes antiaériens russes par l’armée syrienne en réponse à la frappe américaine aurait pu provoquer un conflit nucléaire, qu’on n’a réussi à éviter que grâce au sang-froid du commandant en chef russe, estime Sergueï Soudakov, membre de l’Académie des sciences militaires de Russie.

Qui plus est, les systèmes antiaériens russes sont contrôlés uniquement par la Russie et assurent la défense de ses propres sites militaires, souligne l’expert militaire Vladislav Chouryguine.

Une guerre « chaude »

« Tout le monde s’interroge tout d’abord pourquoi les systèmes antiaériens russes n’ont pas abattu tous ces missiles. Les gens pensent qu’il aurait fallu le faire afin de prévenir cette agression. Mais si nous avions détruit ces engins, nous aurions pu ne pas nous réveiller ce matin à cause du conflit nucléaire. Nous aurions pu faire face à un affrontement de deux Etats nucléaires sur le territoire d’un pays tiers », souligne Sergueï Soudakov.

Les systèmes antiaériens russes sont contrôlés uniquement par la Russie et assurent la défense de ses propres sites militaires. Tout ce qui peut être dit d’autre n’est qu’une campagne médiatique sans aucun lien avec la réalité, explique Chouryguine.

« La Syrie est de temps en temps bombardée par Israël et la Turquie, mais nous ne faisons que défendre notre aérodrome et nos sites. A mon avis, il s’agit d’une décision politique de ne pas abattre ces missiles, car cela aurait pu provoquer un conflit russo-américain au niveau des forces antiaériennes », poursuit-il.

Selon lui, Donald Trump s’est dangereusement rapproché d’une « guerre chaude »:

« Sans le sang-froid du commandant en chef russe, on aurait ordonné la destruction de ces Tomahawks. Ce qui aurait signifié le début d’une guerre ».

Les États-Unis ont annoncé leur intention de frapper via des canaux diplomatiques. La Russie a également prévenu les Syriens qui ont évacué les soldats et le matériel de la base, poursuit-il.

« Cela ne témoigne pas de la force de nos positions et même tous ces accomplissement laissent un arrière-goût amer », estime-t-il.

Attaques et parallèles

Il y a une semaine, une base syrienne accueillant des forces aériennes russes a subi une frappe de l’armée de l’air israélienne. Il existe des parallèles entre ces deux attaques. On n’y fait pas vraiment attention mais elles sont assez considérables, affirme Viktor Olegovitch, directeur de recherche du Centre de la politique actuelle.

« Israël est l’allié-clé des USA au Moyen-Orient et sa position sur le problème syrien est proche de celle des Américains. Ses frappes rappellent en partie ce que nous avons constaté aujourd’hui. On peut les considérer comme un certain entraînement voire un test de réaction, mais la Russie a décidé de laisser sa réaction pour l’avenir. Et sa riposte sera sans doute appropriée », explique l’expert.

Si les frappes américaines contre les forces syriennes dans la province de Deir-ez-Zor en septembre 2016 ont tiré un trait sur les accords en faveur du règlement de la crise syrienne obtenus en Suisse, l’attaque d’aujourd’hui détruit l’espoir que Moscou avait d’une normalisation de ses relations avec Washington, indique-t-il.

Selon lui, certains changements de personnel avant l’agression actuelle contre la Syrie — par exemple la destitution de Michael Flynn qui avait une position modérée sur la Syrie — « montrent l’incapacité de Trump de résister à l’establishment américain »: le président a remplacé les membres principaux de son administration qui étaient indésirables aux yeux des leaders des partis démocrate et républicain, et lance actuellement des initiatives satisfaisantes pour l’establishment et les services secrets.

Un faux pas

« Trump a besoin d’entreprendre des initiatives dans le domaine de la politique étrangère pour faire respecter sa politique intérieure. Mais ce pas a été tout à fait erroné. Il ne s’agit pas de sa décision, mais de la décision de ces conseillers, d’une erreur grave. On ne compte plus les cas où les Etats-Unis ont lancé des ingérences et détruit la souveraineté d’autres pays. Mais ce que nous constatons aujourd’hui est une agression d’un autre genre qui vise un allié de deux adversaires assez sérieux: la Russie et l’Iran », conclut-il.

Cet acte d’agression américaine repousse la possibilité de négociations à part entière même dans le cadre du sommet du G20, dans la cadre duquel Vladimir Poutine devrait s’entretenir avec Donald Trump: au lieu de normaliser les relations avec la Russie Trump les a rayées d’un trait et les deux pays ne peuvent même pas devenir « meilleurs ennemis ».

« Il s’agit d’un coup dur contre les relations russo-américaines, les derrières évolutions et les espérances liées au nouveau président, à une amélioration de rapports avec lui par rapport à son prédécesseur. Il s’agit également d’un coup contre le processus de paix en Syrie qui avance déjà avec des difficultés très importantes. Il est désormais également menacé », affirme Nikita Smaguine, politologue et rédacteur en chef de la revue Iran segodnia.

Il faut, selon lui, analyser la réaction future des Etats-Unis. S’il s’agit d’une initiative isolée, cela sera un problème important, mais les négociations pourraient reprendre leur cours. Si les USA veulent lancer de nouvelles frappes, ce sera un scénario tout à fait différent ayant des conséquences encore plus sérieuses.

Détourner l’attention

Cette attaque fait partie d’un autre scénario de Trump, estime Sergueï Soudakov:

« La situation à Mossoul est actuellement désastreuse: des pertes sévères, beaucoup de victimes civiles… On a donc conseillé à Trump de détourner l’attention de Mossoul à l’aide de ce bombardement ».

Nikita Smaguine est d’accord avec cette théorie de diversion:

« A mon avis ce facteur a sans doute influé sur la décision. Mais il n’est pas le seul. Il y a plusieurs facteurs. La nécessité de détourner l’attention constitue pourtant une motivation supplémentaire: il faut organiser une démonstration spectaculaire ».

Dans tous les cas cet événement fait régresser toutes les relations à leur niveau du début du XXe siècle du point de vue des standards internationaux du droit, poursuit Soudakov.

« Nous constatons le retour du gendarme qui impose sa volonté par la force », conclut-il.

Guerre impérialiste en Syrie: Nouveau cessez-le-feu… en attendant le prochain cessez-cessez-le-feu

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 30 décembre 2016 by Résistance 71

Cessez le feu signé en Syrie par les djihadistes à l’exception d’Al Nosra et de L’EIIL/Daesh

 

Réseau Voltaire

 

29 décembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article194752.html

 

Un cessez-le-feu a été conclu en Syrie, a annoncé le président russe Vladimir Poutine, en présence de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense [1]. La Russie et la Turquie s’en sont portées garants. La République islamique d’Iran qui a participé à l’élaboration de l’accord se tient discrètement en réserve.

Trois documents ont été signés par la République arabe syrienne et sept groupes rebelles représentant plus de 60 000 jihadistes :

1. Faylaq al-Sham (4 000 combattants)

2. Ahrar al-Sham (16 000 combattants)

3. Jaysh al-Islam (12 000 combattants)

4. Suvar agi-Sham (12 000 combattants)

5. Jaysh al-Mujahidin (8 000 combattants)

6. Jaysh Idlib (6 000 combattants)

7. Jabhat al-Shamiyah (3 000 combattants)

Les trois documents sont : 
 Le cessez-le-feu (excluant al-Qaïda et Daesh) sur l’ensemble du territoire à partir de ce soir, jeudi 29 décembre 2016, à minuit heure locale. 
 Les mesures visant au respect de la trêve et au déploiement des forces russes. 
 Les conditions des négociations de paix qui se tiendront à Astana (Kazakhstan). L’Iran et Égypte seront associés à ces négociations et les États-Unis pourront s’y joindre une fois le président élu Donald Trump investi (c’est-à-dire après le 20 janvier 2017). L’Arabie saoudite, l’Irak, la Jordanie, le Qatar et les Nations unies seront sollicités.

L’accord brise l’unité des jihadistes en deux groupes : d’un côté ceux qui poursuivent les objectifs de l’Otan et qui ont refusé de le signer, de l’autre ceux qui ont accepté de baisser les armes.

En parrainant cet accord avec la République islamique d’Iran, la Turquie —membre de l’Otan— a renoncé à son ambition de devenir le leader du monde sunnite et s’est éloignée des États-Unis.

La Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution a annoncé qu’elle soutenait cet accord.

Au début du mois, le Qatar s’est retiré de la guerre contre la Syrie. Il est entré au capital de Rosneft, la plus grande société au monde, et a lié sa politique énergétique à celle de la Russie.

Cet accord est en discussion depuis deux mois. Les parties qui s’y opposent —particulièrement Israël et le Royaume-Uni— ont tenté de le faire échouer en assassinant l’ambassadeur de Russie à Ankara, puis en bombardant les 28 et 29 décembre l’ambassade de Russie à Damas.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ne participent pas à ce cessez-le-feu. Washington a été accusé par le président Erdoğan de continuer à soutenir Al-Qaïda et Daesh, ce que l’ambassade US à Ankara a démenti. Cependant, le président sortant Barack Obama a signé, le 23 décembre, la loi fiscale de Défense autorisant la livraison d’armes à l’« opposition » (sic) en Syrie.

L’Arabie saoudite, qui n’a pas commenté l’accord, a annoncé venir en aide aux réfugiés syriens. Le royaume devrait distribuer de l’aide humanitaire, exclusivement à partir des mosquées qu’elle a installées dans les camps de réfugiés.

Le président Poutine a donné ordre à son ministre de la Défense de réduire la présence militaire russe en Syrie. Cependant, la Russie poursuivra son action contre le terrorisme (al-Qaïda et Daesh).

La guerre contre la Syrie a coûté la vie à au moins 300 000 Syriens. Elle a été planifiée par les États-Unis et leurs partenaires de l’Otan, et financée par les monarchies du Golfe.

 

[1] « Владимир Путин объявил о прекращении огня в Сирии широко распространенной », Сеть Вольтер, 29 декабря 2016. “Vladimir Putin announces ceasefire in Syria”, Voltaire Network, 29 December 2016.