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« Hezbollah, son histoire de l’intérieur » (version PDF de larges extraits du livre de Naïm Qassem)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 5 décembre 2017 by Résistance 71

Résistance 71

 

5 décembre 2017

 

Jo de JBL1960 nous a fait un superbe pdf de notre traduction partielle de l’ouvrage de Naïm Qassem, SG adjoint du Hezbollah (version arabe 2004, version anglais 2005, version française 2008), « Hezbollah, son histoire de l’intérieur ».

Nous conseillons à nos lecteurs de se procurer ce livre et de le lire en entier dans la langue de leur choix, car il est à notre sens sans doute le meilleur livre publié à ce jour, pour comprendre l’histoire complexe et ses implications géopolitiques dans le Moyen-Orient de l’après première (chute de ’empire ottoman et déclaration Balfour) et seconde guerres mondiales (résolution ONU 1947, création de l’état d’Israël en 1948, Nakba, guerres israélo-arabes et civile libanaise…), au travers de la genèse d’un groupe de résistance à l’occupation sioniste, devenu parti politique influent et hautement respecté au-delà des frontières, pour son honnêteté et son intégrité.

L’ouvrage remet en perspective l’idée que nous avons été souvent amenés à nous faire au sujet du Hezbollah, idée bien entendu et comme il se doit, façonnée par la propagande impérialiste occidentale qui diabolise toute résistance à la pensée et action politico-économique dominante du moment.

Il est temps de rétablir un équilibre des connaissances pour que plus de personnes sachent de quoi il retourne lorsqu’on va leur vendre la nouvelle guerre à venir contre l’Iran et ses alliés, dont le Hezbollah fait partie. Ce processus est déjà … en marche…

Cette traduction fait partie de notre démarche de prise de conscience et de travail pour que toujours plus d’occidentaux se débarrassent des chaînes principalement idéologiques du colonialisme et de la suprématie de la civilisation occidentale écrasant le reste du monde, afin de se tenir debout, main dans la main avec tous les peuples autochtones des continents pour établir à terme la société de l’union dans la complémentarité, abandonnant l’antagonisme induit et se fondant dans la société des sociétés des associations libres. Les membres du Hezbollah, Libanais, musulmans et politiquement conscients, sont partie intégrante de la résistance des peuples autochtones au colonialisme exacerbé de la marchandise en mouvement. Le comprendre, c’est déjà agir…

Version PDF de notre traduction partielle:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

Ne vous laissez pas enfumer sur la guerre qui se prépare… Pour avoir un avis informé: « Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur » de Naïm Qassem 3/3

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 novembre 2017 by Résistance 71

Partie la plus longue des trois mais aussi sans soute la plus intéressante par l’ampleur de ce qui y est abordé et la volonté d’œuvrer en symbiose dans la complémentarité.
Cette partie est la plus longue mais nous n’avons pas voulu couper sa dynamique et l’avons laissé telle quelle, nous nous excusons de sa longueur mais avons voulu éviter un saucissonnage qui aurait diminué son impact à notre sens.
Au vu de ce qui se prépare au Moyen-Orient, à lire et diffuser sans modération. Jo nous prépare un PDF des trois parties que nous publierons très bientôt.

~ Résistance 71 ~

 

Hezbollah son histoire de l’intérieur 3/3

 

Naïm Qassem*

 

Traduction de larges extraits de la version anglaise (2005) par Résistance 71

Une version française de ce livre existe sous le titre: “Hezbollah, la voie, l’expérience, l’avenir”, publiée aux éditions Al Bouraq en septembre 2008 (376 pages)

(*) L’auteur de l’ouvrage Sheikh Naïm Qassem est le secrétaire général adjoint du Hezbollah (“Parti de Dieu”) depuis 1991, né au Liban en 1953, il possède une éducation universitaire et religieuse. Il fut professeur de chimie pendant plusieurs années en université. Il est l’auteur de plusieurs livres sur des sujets d’ordre politique et religieux. Mr Qassem est considéré comme l’historien du Hezbollah. 

1ère partie

2ème partie

3ème partie

La version intégrée en PDF réalisée par Jo:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

III. Marqueurs importants dans l’histoire du Hezbollah

De l’invasion au premier retrait israélien

L’objectif principal d’Israël lors de son invasion du Liban en 1982 était d’annihiler la structure militaire de l’OLP, un fait qui fut pensé comme la garantie de mettre fin à toute activité de résistance et ainsi d’amener la sécurité sur la frontière nord de la Palestine occupée. Les Libanais n’étaient pas perçus comme une grande menace et leur force ne venant qu’en appoint de celle de l’OLP…

Un motif d’invasion devait être créé qui devait faire passer l’assaut pour une réaction à une action palestinienne et non pas comme une agression ouverte. Un ténu prétexte fut choisi: le 3 juillet 1982, Schlomo Argov, l’ambassadeur d’Israël en GB fut l’objet d’une attaque à main armée devant l’hôtel Dorchester de Londres. Il fut sévèrement blessé mais ne décéda pas de ses blessures. Le 4 juillet, Israël annonçait que cette attaque constituait une atteinte au cessez-le-feu avec l’OLP de 1981. Sur cette base, Israël lança ses raids aériens sur des cibles palestiniennes à Beyrouth, auxquels l’OLP répondit par des tirs de roquettes et d’e mortiers sur les zones nord de la Palestine occupée.

Le 6 juillet 1982, Israël envahissait le Liban par voie de terre au cours de son “Opération Paix en Galilée”, dont le but officiel était d’établir une zone tampon entre les habitants du nord de la Galilée et les soi-disantes “attaques terroristes” en provenance du Liban. Informant le président américain Ronald Reagan de ses intentions, le premier ministre israélien Menahem Begin ordonna l’attaque de l’armée israélienne pour chasser les Palestiniens d’une bande frontalière de 40km de large de la frontière internationalement reconnue, ce jusque les banlieues de la zone d’Aouali près de la ville de Sidon au sud-Liban.

[…] Dans une réaction à l’hostilité envers les Palestiniens qui s’empara de certains citoyens du sud-Liban, les envahisseurs furent accueillis par des cris de joie et des jets de poignées de riz. […]

La limite d’invasion d’Israël (jusqu’à la rivière Aouali) ne fut pas respectée. Les envahisseurs rencontrant peu de résistance, continuèrent vers Beyrouth, atteignant ses pourtours à la ville de Khaldeh, ce fut là qu’ils rencontrèrent la résistance.

[…] Beyrouth vécu une dure période de bombardements. Les points névralgiques furent mis sous siège, le ravitaillement devint de plus en plus rare, beaucoup de gens furent déplacés, tués ou blessés, beaucoup de bâtiments furent détruits ensevelissant leurs occupants. Un accord israélo-palestinien fut atteint sous les auspices des Américains, accord qui prévoyait le départ des Palestiniens de Beyrouth avec à leur tête Yasser Arafat. […] Une force multinationale menée par les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l’Italie arriva à Beyrouth le 12 août 1982… Yasser Arafat partit le 30 août.

Le 14 septembre Bachir al-Gemayel fut assassiné par une bombe placée dans les bureaux du mouvement phalangiste chrétien. L’armée israélienne entra dans Beyrouth, prenant les camps palestiniens de Sabra et Chatila après les avoir mis sous siège. Les Israéliens coordonnèrent l’entrée dans les camps des Forces Libanaises (milice armée chrétienne) le 16 septembre. Un horrible massacre s’en suivit où 1500 Palestiniens et Libanais trouvèrent une mort affreuse.

Amine al-Gemayel fut élu président du Liban le 23 septembre 1982 succédant ainsi à son frère. Les forces israéliennes se retirèrent de Beyrouth le 28 septembre.

[…]

[En 1983], sur un autre front, les forces multinationales qui avaient grandement assisté Israël pour la mise en place des conditions israéliennes à l’accord passé, furent attaquées le 23 octobre 1983, lorsque le camp des US Marines et celui des parachutistes français furent victimes d’une attaque à la bombe. L’Organisation du Djihad Islamique revendiqua les attaques qui causèrent la mort de 241 Américains et de 58 Français. Les forces multinationales sortirent du Liban le 31 avril 1984.

[…]

La lettre ouverte

Les deux années et demie que prirent la fondation du Hezbollah furent suffisantes pour former une opération de djihad efficace représenté par la Résistance Islamique, forçant un retrait partiel d’Israël du Liban en 1985.

[…] Ainsi le parti déclara ses visions idéologiques, du djihad, politiques et sociales, ainsi que procéda au lancement de ses mouvements politiques lorsqu’il émit sa “Lettre Ouverte”, le jour de la commémoration de l’assassinat du Sheikh Ragheb Harb. La lettre fut publiquement lue par le porte-parole officiel du parti al-Sayyed Ibrahim Amine al-Sayyed le 16 février 1985.

Avec cette déclaration, le Hezbollah entrait dans une nouvelle phase, faisant glisser le parti du secret de la résistance armée libre de toute interaction politique ou d’interactions médiatiques, vers le travail politique public. [..] Ceci est une expression de la vision et de la directive du parti disant qu’aucun mouvement de djihad ne peut se séparer du travail politique complémentaire qui se construit sur les fruits de la résistance et rapproche les objectifs.

[…]

Amal et le Hezbollah

Travaillant d’un front commun, les partisans d’Amal et ceux du Hezbollah interagirent comme une famille, le partage de l’expérience devenant le pain beurré entre ces frères de la même maison et du même village. […] Puis vinrent les divergences, d’opinion d’abord, au sujet de la résolution 425 de l’ONU, qui fut critiquée par le Hezbollah pour son ambigüité autour des mesures de sécurité avec Israël et pour la reconnaissance d’Israël comme nation. Ajouté à cela vint le bris de confiance entre les deux partis résultant de l’interprétation de problèmes variés et importants de politique libanaise, un conflit qui s’envenima, menant à une série de confrontations tragiques, une page noire de notre histoire. Les deux partis payèrent cher pour finir par outrepasser ces incidents qui durèrent deux ans et demi et n’amenèrent que peine et souffrance. Le point culminant fut la dangereuse situation du 5 avril 1988 au point de contrôle de Harouf, érigé par Amal pour désarmer les membres du Hezbollah de part la conviction atteinte par Amal que le Hezbollah avait dépassé les limites. Suivant des escarmouches à Nabatieh et Ghazieh, le conflit prit de plus grandes proportions et le haut commandement du Hezbollah refusa l’escalade et ordonna l’arrêt des combats, quitte à ce que cela ne mène au désarmement du Hezbollah dans tout le sud-Liban. Le parti faisait confiance au réseau de communication ouvert par les membres du clergé et les politiciens du sud-Liban. Le résultat fut le désarmement du Hezbollah, la voie des négociations n’ayant rien donné.

Bientôt les clashes se répandirent jusqu’à Beyrouth. D’intenses combats eurent lieu qui virent le retrait des forces d’Amal de Beyrouth sud et le réinstallement du contrôle du Hezbollah dans cette zone.

[…] Le premier cessez-le-feu entre Amal et le Hezbollah en février 1989 ne fut pas effectif. Les guerres d’Iqlim s’ensuivirent en juillet 1990, qui virent un siège dur et serré des forces des combattants du parti pendant plus de 100 jours. Des efforts politiques intenses menés par le ministre des affaires étrangère syrien Farouk al-Shara et son homologue iranien Ali Akbar Wilayati menèrent à des réunions auxquelles participèrent le leader du mouvement Amal, Nabi Berri et le SG du Hezbollah Soubhi al-Toufaïli. Ces efforts furent récompensés par l’accord Hezbollah-Amal du 9 novembre 1990, qui focalisait sur l’arrêt de l’hostilité entre les deux partis, ainsi qu’un programme de réconciliation ; et le retour du Hezbollah dans le sud-Liban. L’accord mit fin au conflit et développa une relation de compréhension mutuelle, de coopération et de coordination. L’armée libanaise planifia de devenir la gardienne de la sécurité au sud-Liban de façon à ce qu’un parti indépendant ne puisse plus avoir total contrôle de cette zone. Le déploiement des troupes libanaises commença en février 1991.

[…]

Harmonie entre le gouvernement libanais et la Résistance

Avec une capacité croissante d’infliger la douleur à l’occupant israélien, une capacité qui est graduellement retournée dans le sud-Liban après l’accord Amal-Hezbollah, la pression des demandes internationales pour le désarmement du Hezbollah et l’arrêt de la résistance, augmenta. Des membres clef du gouvernement libanais étaient de l’avis que le Hezbollah devait succomber à la décision politique du gouvernement libanais. […] La notion fut donc que le gouvernement s’immisce  directement dans l’administration des opérations de résistance, ou du moins d’en avoir connaissance ainsi que de leur planification et de leur niveau d’intensté. […] Le Hezbollah avait une vision différente. Le parti considéra que lorsque la résistance tombe dans la sphère d’influence et de volonté du gouvernement, elle perd sa capacité de parvenir à la libération et se retrouve au sein d’une sphère de limites inadéquates… Ainsi le gouvernement serait responsable devant la communauté internationale de l’exécution de décisions qui pourraient être prises de manière biaisée en faveur d’Israël, un fait qui rendrait caduque la capacité de la résistance à manœuvrer, voire même lui ôterait sa capacité.

D’un autre côté, un mouvement de résistance qui est libre de toutes obligations politiques peut opérer sans aucune restriction, sans responsabiliser le gouvernement pour ses actions. Ceci peut assister la résistance à capitaliser pour la cause de la libération et soutenir la politique naturelle de communication du gouvernement, dont l’objectif était de demander et d’attirer l’attention de la communauté internationale sur le danger même qui a mené à la résistance en première instance. De la sorte, la finalité de l’approche du gouvernement libanais était qu’il n’y avait pas de solution si ce n’est pour Israël de se retirer de manière inconditionnelle du Liban.

[…

Quoi qu’il en soit, le gouvernement libanais ne fut pas capable de capitaliser sur les résultats de la Résistance étant donné l’attitude condescendante d’Israël par sa simple présence, Israël étant un pays tout à fait préparé à s’engager dans d’horribles actions simplement pour renforcer ses conditions, c’est un pays qui bafoue toutes les lois internationales et tous les accords régionaux tout en bénéficiant du total soutien biaisé des Etats-Unis et la reconnaissance inconditionnelle de ses activités.

Pour éviter des conflits entre la Résistance et le gouvernement, le Hezbollah proposa de travailler sur une double voie: celui de la résistance et de la libération sans subjuguation par les réseaux de négociation et de l’autre, la voie politique suivie par le gouvernement le long de la ligne de l’application de la résolution 425 de l’ONU appelant pour un retrait d’israël du Liban. Le parti insista pour qu’un tel appel au retrait devait systématiquement mentionner le fait qu’il devait être “inconditionnel”. […]

L’agression de juillet 1993

L’ennemi lança un autre grand assaut sur le Liban au matin du 25 juillet 1993. Celui-ci dura pendant 7 jours complets et se termina la nuit du 31 juillet 1993. Cette opération fut étiquetée “Opération Responsabilité” ; elle avait deux objectifs comme stipulé par le premier ministre Shimon Perès:

  1. Attaquer ceux qui nous attaquent directement, spécifiquement le Hezbollah et
  2. Alerter la population du Liban et les gouvernements concernés de la nécessité de mettre un terme aux activités du Hezbollah

Le chef d’état-major israélien Ehud Barak avertit alors le gouvernement libanais qu’il devait désarmer le Hezbollah ou regarder Israël le faire. Clairement, les objectifs de l’agression étaient de:

  1. Désarmer le Hezbollah et le rendre inopérant au moyen d’une sévère offensive visant l’infrastructure du parti
  2. Briser la relation du parti avec le peuple en lui donnant une raison d’exercer une pression publique, construisant ainsi un cordon de sécurité isolant autour de lui
  3. Exercer une pression sur le gouvernement libanais, le forçant à prendre les mesures nécessaires pour nuire à l’activité de la résistance

Israël utilisa son aviation, ses troupes maritimes et terrestres durant cette mission d’agression, ciblant le sud-Liban, la plaine de la Bekaa et sa partie occidentale, le camp palestinien d’al-Bared au nord et la zone de Nameh près de Beyrouth. Les sources de l’ONU ont inventorié quelques 1224 raids aériens et les tirs de quelques 28 000 obus. […]

En représailles, des roquettes furent tirées vers les colonies israéliennes du nord de la Palestine “un déluge de feu”, comme le qualifia l’AFP le 25 juillet 1993 “qui dura plus de 10 heures sans discontinuer”.

[…]

Le 31 juillet 1993 à 18:00 entrait en vigueur “l’accord de juillet” qui mit fin aux combats.

L’agression d’Israël eut pour résultat la mort de 140 civils libanais, incluant 13 membres de la Résistance. 500 personnes furent blessées et environ 200 000 habitants de plus de 120 villes et villages des zones concernées furent déplacés. Des milliers d’habitations complètement ou partiellement détruites. Mais la Résistance et le Liban sortirent victorieux, l’ennemi fut incapable de remplir ses objectifs fixés.

[…]

L’agression d’avril 1996

Le sommet de Sharm el Sheikh en Egypte du 13 mars 1996 fut réuni afin de soutenir Israël, ce sous la bannière de “Faiseurs de Paix”, sous l’égide des Etats-Unis. La proclamation finale du sommet contenant l’objectif “d’interdire aux ennemis de la paix de détruire les véritables chances de paix.”

[…]  L’agression d’Israël commença le 11 avril 1996. […] Ce fut la tristement célèbre “Opération Raisins de la Colère”. elle fut plus dure que celle de juillet 1993, car elle couvrait une plus grande zone géographique, l’opération durant 16 jours. Elle fut notoire pour les 4 massacres qui eurent lieu: Suhmor le second jour, l’ambulance d’al-Masouri le troisième jour, les hauts de Nabatieh le septième jour et la massacre de Qana le même jour qui vit la mort de 118 civils et 127 blessés. Au total, 250 civils décédèrent durant l’agression d’Israël d’avril 1996, incluant 4 membres de la résistance. Des centaines de milliers de personnes furent déplacées du sud-Liban. La destruction fut extensive et toucha plus de 7000 foyers.

Mais la Résistance combattit pied à pied d’une manière qui frappa l’ennemi de stupeur. Des roquettes de Katioucha furent quotidiennement tirées et forts de leur expérience passée, les combattants se préparèrent bien mieux contre les raids aériens. Israël fut incapable de frapper directement les membres du Hezbollah et ne put pas non plus empêcher les tirs de roquettes. […] Contrairement à ce que pensait l’envahisseur, les tirs intenses d’artillerie et les raids aériens n’empêchèrent en rien les tirs de roquettes en représailles et ce jusqu’à l’avènement d’un cessez-le-feu.

L’agression d’Israël avait pour objectifs de:

  1. Piloner le Hezbollah et mettre fin aux opérations de résistance et empêcher le tir des roquettes Katioucha sur les colonies israéliennes.
  2. Exercer une pression sur le gouvernement libanais pour qu’il prenne la décision de faire cesser la résistance.
  3. Des déplacements concentrés de la population et déranger la paix des villages afin de monter la population contre la résistance.
  4. Remplir le besoin impératif pour Shimon Perès de remporter une victoire militaire qui faisait tant défaut, ce qui l’assisterait dans sa campagne politique pour être premier ministre.
  5. Incapaciter le Liban et refuser à la Syrie l’avantage de partager le pouvoir avec le Liban, disconnectant ainsi les chemins du Liban et de la Syrie.
  6. Capitaliser sur les résultats de cette agression pour faire un amendement à l’accord de juillet de façon à faire cesser la résistance au sein de la zone occupée.

Israël était certain de son succès. Les opérations militaires furent préparées durant le sommet de Sharm el Sheikh. L’escalade dans l’horreur au moyen des massacres, l’augmentation des personnes déplacées et la pari sur l’incapacité du parti d’endurer le conflit, donna à l’armée israélienne des indicateurs de succès.

L’activité militaire dynamique du Hezbollah fut cette dois accompagnée d’un effort politique efficace. Apparaître dans les médias locaux et internationaux devenait nécessaire pour montrer la réalité des évènements et la responsabilité du parti. Le parti fut donc présent sur la scène médiatique et pris par à des discussions avec des puissances politiques diverses.

[…] Ceci se termina par l’accord du 27 avril 1996. Celui- nomma un comité de supervision de cinq personnes. Il fut négocié l’arrêt des bombardements israéliens sur les civils en échange de l’arrêt des tirs de roquettes sur les colonies de Galilée. L’Iran joua un grand rôle dans ces négociations de Damas, celle-ci et la résistance réussirent à faire inclure la France dans le comité de surveillance sur la mise en place de l’accord sur le terrain. Le comité rassemblait la Syrie, la France, le Liban, les USA et Israël, un corps de 5 membres équilibré. Le plus gros succès fut l’extrême soutien pour la résistance venant à la fois des mulsulmans et des chrétiens.

[…]

La Brigade Libanaise de Résistance à l’Occupation (BLRO)

Un nombre important de figures politiques demanda pourquoi l’activité de résistance incombait seulement au Hezbollah, demandant ainsi au parti de prendre la responsabilité de l’initiative d’une mesure pratique qui pourrait attirer d’autres volontaires pour participer à la résistance.

[…] Ainsi, le parti prit une mesure extraordinaire pour arranger la participation des jeunes gens qui désiraient résister à l’occupation mais qui n’étaient pas fermement croyants dans la culture et l’idéologie du parti, bien qu’ils croyaient fondamentalement en la grande qualification du Hezbollah pour mener l’activité de résistance. […] Il fut plus tard précisé le cadre d’un modèle de participation au cours d’une conférence de presse le 3 novembre 1997 et qui présenta “La Brigade Libanaise de Résistance à l’Occupation” ~ BLRO ~ celle-ci incluait les jeunes Libanais aspirant à combattre Israël quelque soit leur confession religieuse, politique ou autre affiliation, les seules conditions imposées étant d’avoir un dossier immaculé concernant leur sécurité afin de prévenir toute infiltration par Israël et d’avoir une capacité physique adéquate pour l’entraînement et le combat.

Dès la déclaration annonce de la formation de la brigade, les centres d’appel téléphoniques affrétés à cette tâche commencèrent à crouler sous les appels, ce qui signalait un vif intérêt pour une telle initiative. Néanmoins, un état d’alerte important fut maintenu par la peur des incursions et infiltrations possibles d’Israël.

Une analyse de la constitution politico-sociale de la Brigade révéla ce qui suit:

  1. 75% des combattants de la Brigade avaient plus de 25 ans, ce qui indiquait la clarté de leur décision et le fermeté de leur conviction ainsi que leur maturité mentale et physique.
  2. 59% d’entre eux possédaient un diplôme de l’enseignement secondaire ou au-dessus. La majorité était des étudiants, un fait directement lié aux préoccupations prévalantes dans ce segment précis de la société.
  3. 51% étaient d’anciens partisans et 6,8% l’étaient toujours lors de leur demande de participation à la Brigade. Le reste n’avaient eu aucune expérience politique préalable. Les pourcentages indiquaient le niveau de confiance donné par ces individus au parti au travers de cette volonté de prendre part au djihad du Hezbollah.
  4. 38% étaient des musulmans sunnites, 25% étaient chiites, 20% Druzes et 17% étaient chrétiens. Il est devenu apparent par la plus grande participation des musulmans toutes sectes confondues, que leur situation les avait préparés pour une animosité envers Israël, nonobstant l’importance du pourcentage chrétien, spécifiquement étant données les circonstances au Liban et les divergences de convictions sociétales ainsi que des intérêts des aspirations des groupes.

Après toutes les préparations nécessaires, la première opération de la Brigade fut lancée le 14 mars 1998. Jusqu’au 15 novembre 1999, il y eu plus de 175 opérations enregistrées par la Brigade.

Certains proposèrent d’inclure les combattants de la Brigade dans les opérations les plus dangereuses assurant aux participants une fin en martyre afin de donner au Hezbollah une preuve tangible des capacités de la Brigade. Mais le parti refusa cette logique, car le Hezbollah ne voulait pas utiliser les combattants de la Brigade à des fins politiques ou de buzz médiatique. Ces combattants entreprenaient un devoir national et le Hezbollah était responsable, devant Dieu, de s’assurer de leur sécurité et de leur donner toutes les circonstances favorables possibles. […] La formation de la Brigade représenta une coopération sur une affaire bien particulière. Ce fut une expérience pionnière que de rassembler sous une bannière spécifique lorsqu’il ne fut pas possible de faire se rejoindre tous les constituants dans une même vision mais que la région avait besoin d’une force pour lutter contre un occupant dont l’expulsion demande la collaboration de toutes les parties impliquées. Il fut toujours requis de rechercher un fond commun, qui serait une source d’unité et de rassemblement et où le travail collectif de coopération fut aussi une grande source de force.

[…]

La victoire

Si on avait demandé au leadership du Hezbollah aux premiers jours de la Résistance ou même quelques années plus tard, s’i y avait une possibilité de voir en réalité se réaliser la libération du Liban-sud et de la Bekaa occidentale de l’occupation israélienne par les moyens limités de la lutte des moudjahidines, la réponse aurait été simplement celle-ci: “Nous accomplissons notre devoir et nous en remettons à Dieu. Si nous devons réussir à secouer l’existence de cet ennemi et retourner cette occupation en piège mortel pour lui, ceci sera une grande réussite. Néanmoins, la victoire est affectée par bien des facteurs et où réside en son sommet la volonté et le nivellement de Dieu. Nous l’espérons, mais réalisons totalement que sa possibilité et son succès sont dans les mains de Dieu tout puissant.

[…] Deux ans avant la libération, les sionistes essayèrent par le moyen de différents intermédiaires et médiateurs, américains, européens et internationaux et par différentes tactiques d’intimidation, d’exécuter un retrait du Liban précédé d’un accord politique. Leurs tentatives échouèrent, car ils étaient en faible position et la société israélienne était fatiguée de voir à la télévision ses soldats se faire tuer au Liban durant des opérations de la Résistance. Ehud Barak annonça donc son désir de se retirer du Liban en juillet 2000 pour remplir une promesse électorale, laissant dans le vague tous les détails de l’affaire et signalant à plusieurs reprises qu’un retrait serait conditionnel à la réussite de la conclusion d’un accord avec le Liban sur des questions de sécurité.

Se désespérant d’atteindre tout accord que ce soit avec le Liban, Barak prit alors la décision d’évacuer soudainement, évitant ainsi à ses soldats en déroute le canardage par les combattants du Hezbollah, car telle était la situation après que les collaborateurs se soient enfuis de Jezzine. Cette débâcle eut lieu le 24 mai 2000, marquant ainsi la plus grande victoire de notre histoire sur Israël depuis le début de l’occupation 50 ans plus tôt., une libération qui fut réussie par les plus faibles des nations, par une résistance qui opère avec de très modestes moyens et non pas aux mains d’une puissante armée possédant un énorme arsenal.

La victoire, dans sa séquence de réussite et ses détails, a outrepassé les attentes du parti, car les possibles scenarios de retrait d’Israël étaient limités à trois:

  1. Retrait des forces israéliennes de la majorité des villes et villages occupés, laissant le groupe des Lahdistes dans ces zones comme “Garde Nationale”.
  2. Retrait des Israéliens des villages chiites, laissant des collaborateurs dans les autres zones…
  3. Les Israéliens laissent des Lahdistes au sein d’une zone frontalière occupée plus restreinte que celle actuellement occupée, ce qui demandera moins de participants…

Mais ce qui s’est en fait passé fut complètement en dehors de toute attente à savoir, l’évacuation des zones occupées par Israël en une nuit, surprenant complètement ses propres collaborateurs. Lorsqu’ils entrèrent dans les positions lahdistes, les combattants du Hezbollah y trouvèrent des repas préparés, prêts à être mangés, laissés intouchés par les conspirateurs lahdistes se sauvant après avoir soudainement découvert le retrait d’Israël. Les combattants capturèrent de l’armement abandonné, qui fut plus tard donné à l’armée libanaise et saisirent un grand nombre de documents et de fichiers informatiques contenant les noms des informateurs, leurs services etc… D’importantes données militaires secrètes furent aussi saisies.

[…] Cette victoire tira sa plus grande valeur de l’image immaculée de la Résistance. La libération ne fut aucunement marquée, défigurée par des abus ou assassinats des collaborateurs lahdistes, ni par l’achèvement des blessés et des détenus. Il n’y eut pas un seul incident de vengeance parmi les citoyens contre les collabos qu’ils durent subir et ce en parfait contraste avec tout ce que l’on peut voir dans ce qui suit une révolution ou une lutte armée qui réussissent. Pas un seul incident avec les familles des collabos ne fut enregistré. Ceci fut quelque chose qui stupéfia les observateurs. Les standards moraux des partisans du Hezbollah et le niveau de discipline démontré par ses combattants du djihad furent de très très haut calibre.

[…] La valeur de cette grande victoire réside également dans la perception qui fut inculquée par ce parti islamique, qui malgré les difficultés, est demeuré sur sa trajectoire sans jamais dévier, qui a tendu la main à tous et qui n’a pas utilisé de coup politique ni de blasphème ni d’aliénation contre quelque individu que ce soit, démontrant ainsi une volonté sans faille de coopérer sur les objectifs de la libération ; ceci fut exemplaire considérant l’utilisation de moyens limités en confrontant une force puissante et très bien équipée telle que l’armée israélienne. Ceci mélangea une croyance en Dieu, une confiance en la victoire, la faim de tomber en martyre et la préparation au sacrifice. Ce fut la combinaison de tous ces facteurs qui fit la victoire.

[…] Cette victoire est venue prouver que l’arsenal militaire du monde arabe ne représente en rien la solution à la menace du projet israélien, que les négociations ne réussissent aucun gain tangible pour les Palestiniens et leur cause ainsi que pour les autres territoires arabes occupés ; et que le soutien international et la visible appréhension au sujet d’Israël ne sont que des épouvantails plantés là pour atteindre et défaire nos esprits et notre moral. Nous sommes en fait bien capables de changer cette formule du tout au tout si nous analysons la source de nos forces et si nous capitalisons sur celles-ci tout en analysant les faiblesses de l’ennemi et travaillons pour les confronter.

La résolution 425 de l’ONU n’a pas été appliquée

Ainsi, un nouveau chapitre de la confrontation avec Israël commença. Les Etats-Unis travaillèrent d’arrache-pied avec l’ONU et les nations européennes pour faire le portrait de la fuite d’Israël du Liban comme étant une mise en application de la résolution 425 du Conseil de Sécurité de l’ONU datant de novembre 1978, un fait qui devrait obliger le Liban à déployer son armée jusqu’à la frontière sud du pays afin d’éviter de nouvelles attaques d’israël. De la sorte, les mesures de sécurité requises par Israël auraient été remplies sans avoir à conclure aucun accord et en utilisant le prétexte de mettre en application la résolution 425 (NdT: 22 ans après !…).

Le Liban refusa cette logique étant maintenant dans une situation bien plus favorable. Le retrait d’Israël intervenant après une très longue période d’occupation, ce retrait n’étant aussi que l’application d’un droit du Liban. Il  ne survint que grâce à la résistance à l’occupation, ce n’était en aucun cas une initiative gratuite d’Israël et non pas une mise en application de la résolution 425, Israël fut expulsé du sud-Liban par la résistance. De plus le retrait ne couvrait pas toutes les zones requises dans la mesure où la zone libanaise des fermes de Shebaa et un bon nombre de zones frontalières demeuraient toujours sous occupation. De plus, l’altération des frontières internationales en les remplaçant avec la soi-disante “ligne bleue” dessinée par l’envoyé de l’ONU Terry Larsen, était inacceptable pour le Liban, car cette Ligne Bleue, qui laisse les fermes de Shebaa à Israël n’est rien d’autre qu’une ligne de démarcation de zone d’évacuation et non pas une alternative aux frontières internationalement reconnues. Le Liban tint bon sur ce point et sur d’autres litiges frontaliers.

[…]

La première grande surprise pour les Etats-Unis, Israël et leurs suiveurs fut de constater la non-existence d’une quelconque rivalité ou discorde entre les musulmans et les chrétiens dans la zone libérée, une zone qui commençait à vivre une de ses meilleures époques, où aucun citoyen ne fut blessé, importuné et où aucun chaos ne vint troubler l’ordre et la sécurité pour tous.

[…]

Le déploiement de l’armée au sud-Liban

[…] De fait, le gouvernement libanais a rempli ses responsabilités dans ce contexte et cela ne devrait pas appartenir à la sphère de la résistance malgré sa présence partout dans la zone, La Résistance ne pouvait pas être un substitut pour le gouvernement et ne se posa du reste jamais de la sorte. De plus, la Résistance refuse tout manque de devoir et de responsabilité pour le gouvernement.

Lorsque l’objectif est de sécuriser une frontière contre l’agression israélienne, ceci représente essentiellement un rôle pour l’armée, celle-ci étant la palissade et la protectrice des limites nationales, il est néanmoins de notoriété publique que l’armée libanaise est bien plus faible que l’armée israélienne et que toute décision par Israël de ré-envahir le Liban ne verrait lui opposer qu’une faible force et aurait peu d’effet sur un invasion de grande envergure.

[…] Il fut dit que le péril de l’agression sioniste persiste, surtout quand les probabilités de gains pour Israël sont grandes. En fait, pour parler franc, qui est capable d’arrêter ou même d’écorner la voracité d’Israël et ses pratiques criminelles ?…

L’expérience a clairement démontré que la résolution 425 de l’ONU, les efforts diplomatiques et les promesses des Etats-Unis, n’ont en rien libéré le Liban de 22 ans d’occupation. Le Liban fut libéré par moyen de résistance et par le grand soutien public à la résistance. Alors que nous sommes en possession de tels moyens pour rendre Israël inefficace et inopérant, pourquoi les devrions-nous nous en passer ? De quoi avons nous peur en les maintenant en place ? Et surtout, qui pourrait garantir une dissuasion à l’agression d’Israël si nous les abandonnions ?

[…]

Juger les collabos

[…] La résistance a pris la décision de ne pas régler ses comptes avec les collaborateurs à l’occupation après la libération. Elle considérait que leur jugement et leur punition était la responsabilité du système judiciaire libanais. Ainsi, il n’y eut point de tribunaux révolutionnaires et il n’y eut pas de vengeance ni de lynchages. La mise en accusation des traîtres se devaient d’être le fait du gouvernement libanais, mais des 1550 verdicts de justice délivrés par des tribunaux militaires jusqu’en novembre 2000 et couvrait les interrogatoires et procès de 2159 individus, les sentences furent des plus légères allant de 1 à 10 ans de prison, la vaste majorité des collabos étant condamnés à une peine de l’ordre de deux ans d’emprisonnement.

Le Hezbollah fut mécontent de ces verdicts et demanda des peines plus sévères afin de décourager à l’avenir toute collaboration avec Israël.

[…]

IV. La cause palestinienne

Note de R71: Ce segment fait 34 pages en anglais, est à lire en entier dans quelque version que ce soit. Qassem résume parfaitement ici en ces quelques pages, ce que bien d’autres auteurs n’ont pas pu faire en 300 pages ou plus…

Le projet sioniste et les étapes de la fondation

L’histoire moderne du XXème siècle n’a pas été témoin d’une situation comparable à celle des Palestiniens. Des sionistes du monde entier s’en vinrent en Palestine pour occuper la terre et forcer à l’exode la majorité de sa population existante, le tout sous le gardiennage de la “communauté internationale”. L’occupation sioniste de la Palestine devint un droit affirmé international, tandis que les demandes de ré-instauration de plein droit des Palestiniens sur leur terre étaient perçues comme une agression inacceptable. Le Conseil de Sécurité de l’ONU a agi seulement en faveur et en soutien de cette vision déformée. Il est incorrect de dénommer et de classer cette cause comme simplement une dispute ou une rivalité, car c’est un grand crime contre l’humanité.

La première conférence mondiale sioniste s’est tenue du 19 au 31 août 1897 à Bâle, en Suisse, sous le directorat de Theodore Herzl. La conférence appelait à une “patrie pour les juifs en Palestine”.

[…] Quelques uns cherchèrent des explications dans la Torah promettant que le “peuple élu de Dieu” devra contrôler la Palestine, tandis que d’autres considéraient que la présence des juifs dans une endroit géographique spécifique serait la solution à la souffrance à laquelle ils ont été soumis dans un grand nombre de pays européens et russe. […] De la sorte, le projet sioniste fut établi avec un fort point de focalisation sur le fanatisme religieux et le préjudice sémite, utilisant des méthodes les plus draconiennes pour parvenir à leurs objectifs.

Il ne fut donc pas étrange que la voracité pour l’occupation de la terre de Palestine augmente de jour en jour, d’abord avec les saisies de terres et de villages, suivies par une guerre de gangsters menée contre les Palestiniens (menée sous les auspices de la Grande-Bretagne durant le mandat britannique sur la Palestine, plus tard culminant avec la déclaration d’un état juif sur une terre palestinienne occupée en 1948. Subséquemment, toute la Palestine fut occupée ainsi que certaines parties des pays voisins comme l’Egypte, la Syrie et la Jordanie), occupées en 1967. L’entité sioniste continua son expansion territoriale et

ses affirmations légales, car la fondation de base du mouvement sioniste raciste est le mouvement d’expansion, un objectif soutenu par des fondements religieux tirés de la Torah. D7après celle-ci la Palestine est un héritage du peuple d’Israël dont les vies ne se stabiliseront pas sauf au travers de l’expulsion des habitants originels de la Palestine.

[…]

Les Britanniques reconnurent la création de l’entité sioniste, s’assurant que la Palestine demeurait dans le cadre de leur mandat colonial ainsi que le stipulait les accords Sykes-Picot de 1916 entre la France et la Grande-Bretagne, les deux vainqueurs de la 1ère guerre mondiale. Le gouvernement britannique émit ensuite la déclaration de Balfour le 2 novembre 1917, une lettre écrite par le ministre britannique des affaires étrangères d’alors, Arthur James Balfour et adressée à Lord Rothschild.

[…]

Le soutien américain à Israël

[…] Le soutien des Etats-Unis à Israël est exprimé au travers de la mise à disposition de ces circonstances qui servent à exercer une agression sur le peuple palestinien afin de dessiner les contours géographiques et politiques d’Israël, de s’assurer que les Palestiniens acquiescent et de sécuriser une signature palestinienne qui ne servirait qu’à légitimer Israël et à minimiser ses peurs existentielles.

[…] Nous en sommes parvenus à ces conclusions:

  1. La création d’une entité sioniste sur la terre de Palestine représente une agression manifeste sur le paisible peuple palestinien et remplace une population par une autre, dispersant de ce fait, les véritables propriétaires aux quatre vents et les places en confrontation directe avec un groupe international d’extorqueurs. Ceci n’est pas un conflit frontalier entre deux pays voisins. C’est le déracinement d’une nation et d’un peuple, la substitution de l’un par l’autre.
  2. Les justifications historico-religieuses qui remontent à plus de 3000 ans et la rationalisation nationaliste parlant d’un désir de création d’un état juif ne légitiment en rien la création de celui-ci en Palestine, car les changements qui se sont produits dans l’histoire sont des faits du passé et chaque nation de ce monde possède une histoire qui est différente de la présente. La paix dans le monde ne pourra se réaliser que si les nations et les populations manifestent, expriment leur existence et réaffirment la liberté et l’indépendance de leurs peuples.
  3. Le soutien absolu pour la création d’une telle entité sioniste fut accordé d’abord par la Grande-Bretagne puis par les super-puissances, les Etats-Unis et l’URSS, ainsi que la France (qui a partagé la récompense issue de la 1ère guerre mondiale avec la Grande-Bretagne…). Si ce n’était pour cette conspiration internationale qui a persisté soit individuellement ou au travers de l’ONU, Israël n’aurait jamais pu survivre.
  4. Le plan israélien a continué d’être exprimé par son expansion militaire et l’imposition forcée de ses conditions jusqu’à ce que l’occupation atteigne des parties des pays arabes voisins comme la Syrie, l’Egypte, la Jordanie et le Liban. Les résolutions internationales ne représentaient que des interludes durant lesquelles Israël réorganisait sa stratégie d’occupation en préparation d’une nouvelle extension de son hégémonie…

Si on se base sur les conclusions énoncées, la discussion ne s’arrête donc pas aux frontières d’Israël, mais se transcende pour inclure le projet qui pèse sur la vie de toutes les nations arabes, un plan qui avance vite et dangereusement. A chaque phase, de nouvelles terres sont arrachées et une nouvelle réalité est créée, faisant pauser le complot sans l’arrêter pour autant. Le moyen de l’arrêter est de le refuser en résistant, par la confrontation directe ou l’intifada, le refus, l’auto-défense et la persévérance.

[…]

Le ciblage des civils israéliens

Frapper la sécurité d’Israël affecte quoiqu’il en soit les civils israéliens, ce qui posent deux problèmes: celui de questionner la pureté des actions légitimes de résistance et celui d’avoir des répercussions dans la sphère internationale pour le soutien de la cause palestinienne. Une vision plus compréhensive changerait sans aucun doute l’impression colportée, car l’armée israélienne est engagée dans le processus de tuer à la fois les combattants de la résistance et des civils, que ce soit chez eux dans leurs maisons, sur leurs lieux de travail et en utilisant tous les moyens possibles pour y parvenir, des raids aériens aux tirs de tireurs embusqués en passant par des attentats à la bombe. Ceci est considéré comme une méthode efficace pour handicaper les actions de la résistance. Les colons israéliens sont armés et leur acompte des meurtres de civils palestiniens sous la bannière de “l’auto-défense” ou des représailles est demeuré pour le moins ignoré. Les Palestiniens doivent faire face à un très haut degré de racisme dans les territoires occupés.

Comment les Palestiniens devraient-ils réagir pour se défendre ? Il n’y a pas d’alternative à une activité de résistance qui cible en tout premier lieu l’armée israélienne ; mais lorsque ces membres de l’armée s’aliènent et cherchent refuge dans des villages et des villes se protégeant derrière un bouclier humain et lorsque les colons israéliens continuent d’assassiner et d’agresser, transformant ainsi la population civile israélienne en une forme d’armée, alors la cible devient la société de militants.

[…] L’opinion des nations du monde et de la “communauté internationale” ne peut pas s’accommoder de la justesse de la cause palestinienne, de la sorte la question de sa légitimité ne peut pas être ternie. L’opinion est plutôt fondée sur l’idée qu’Israël est opprimée et qu’elle peut répliquer comme bon lui semble. On demande aux Palestiniens de supporter l’injustice et on les punit lorsqu’ils entreprennent des actions défensives. La bannière de la protection des civils n’est dressée que devant les visages palestiniens, ce qui démontre le biais international de mettre en accusation et sous siège tout succès palestinien.

De l’autre côté, les Israéliens ne sont en aucun cas soumis à autant de pression. On leur laisse libre-court du choix des méthodes et des mesures à prendre et ce indépendamment de l’aspect criminel de celles-ci.

[…] L’histoire sioniste regorge de violations des droits humains les plus fondamentaux. Citons en simples exemples toutes ces images de massacres. d’occupation, d’expulsions et d’agressions vues au travers des médias. L’annexion de la Palestine est jonchée de ces massacres de populations civiles comme à Deir Yassin (1948) et Haïfa (1938 et 1948), Kfar Kassem, Khan Younès (1956), Jérusalem (1938), Samiramis (1947), al-Ramlah (1948).

Toutes les cibles furent des civils, hommes, femmes, enfants, et tous ces massacres faisaient partie du plan de domination sioniste établi pour les territoires avant 1948. Les gangs d’assassins sionistes ont perpétré ces massacres en bénéficiant de la couverture et du gardiennage du gouvernement britannique. L’armée israélienne plus tard, mit en place ces actions ouvertement sous un plan organisé ciblant les civils en utilisant le prétexte de la protection pour les colons s’installant. Ceci n’est que la preuve que le projet sioniste, dans toute sa puissance, est incapable de parvenir à ses objectifs sauf au moyen de massacres. Bien des gouvernements israéliens qui se sont succédés ont suivi exactement le même chemin, tandis que la communauté internationale se murait dans un silence assourdissant, ne faisant rien pour condamner ou même empêcher de tels crimes.

Focaliser sur le ciblage de la sécurité d’Israël touche là où cela fait mal et flotte sur un chemin incomparable avec les massacres initiés par les sionistes, car c’est un acte d’auto-défense, une réaction à une agression. Les voix qui s’élèvent pour condamner les Palestiniens ne sont qu’une forme suspicieuse de soutien à l’agression sioniste, car lorsque cette condamnation n’est adressée qu’aux Palestiniens, ceci ne sert qu’à donner une couverture politique nécessaire à l’occupation expansionniste.

Dans le contexte du ciblage de la sécurité d’Israël, des résultats rapides ne sont pas de mise. Une pierre se désintègre longtemps après avoir été soumise à l’érosion de gouttes d’eau.

Une telle menace continue à la sécurité d’Israël l’affaiblit et disperse ses pouvoirs, révélant aux nations du monde la difficulté de son existence.

[..] Malgré un favoritisme de plus d’un siècle en faveur d’Israël, de possibles changements sur la scène internationale doivent être pris en considération. Tous les empires qui ont régné dans l’histoire ont un jour cessé d’exister et la chute de l’URSS n’est qu’un signe contemporain de l’ordre universel qui dicte la montée et la prospérité des nations puis leur déclin et leur effondrement.

[…]

La responsabilité des Arabes et des musulmans

Les Arabes et les musulmans sont responsables de fournir à Jérusalem et au reste de la Palestine soutien et assistance. Ceci est vrai à la fois à cause du commandement religieux de défendre le sanctifié et de refuser son occupation et son oppression et donc de réfuter l’établissement agressif israélien et ses aspirations expansionnistes.

Ce qui est requis est la consécration de la lutte palestinienne comme une cause centrale de la nation entière de l’Islam, mobilisant et amassant ainsi le potentiel financier, médiatique, culturel, politique et militaire pour le succès de cet objectif.

[…]

V. Problèmes et positions

La participation dans les institutions de l’État

La participation parlementaire du Hezbollah ne fut pas un choix clair pour la faction à une époque, cette décision fut sujette à un intense et profond débat interne. […] Les débats se concentrèrent sur ces problèmes particuliers:

  1. Quelle est la légitimité réelle de prendre sièges dans un parlement fondé sur un système politique confessionnel qui ne représente pas la vision du Hezbollah d’un système idéal ?
  2. Là où le problème de la légitimité est impliqué, est-ce qu’une participation serait vue comme une forme d’acquiescement à la réalité du sytème politique, incluant la responsabilité d’adopter et de défendre un tel système et d7abandonner la vision islamique ?
  3. Quels sont les coût et bénéfices d’une telle participation ? Y a t’il certains inconvénients ou avantages qui pourraient être considérés comme contre-balançant des bénéfices clairs et certains ?
  4. Est-ce qu’une participation mènerait à la réorganisation des priorités de telle façon que cela résulterait en l’abandon de la cause de la résistance en faveur de la prise de position dans le jeu interne de la politique ?

[Note de R71: s’ensuivent ici 3 pages de résumé des discussions sur ces points précis démontrant le haut niveau de perception politique et d’engagement des membres des conseils du Hezbollah, qui jamais ne perdent le sens de leurs objectifs. Nous continuerons avec leurs conclusions mais en disant toutefois que le vote se fit à la majorité, ce qui est logique dans le contexte politique du système embrassé, mais qui constitue malgré tout une division du groupe. Le meilleur système étant celui de la décision consensuelle prise à l’unanimité. Un vote de la base serait également un plus. Quoi qu’il en soit, cela ne semble pas avoir affecté outre-mesure la cohésion politique du Hezbollah, sans aucun doute par que le parti n’est pas infiltré par la fange impérialiste et est capable de maintenir son intégrité morale et politique au delà des quelques divergences qui peuvent parfois survenir…]

[…]

La délégation ne put pas répondre sur le premier point de la légitimité, car cela tombait dans le domaine du juriste-théologien et fut donc un problème de discussion pour les représentants religieux.

[…]

Basé sur le résultat des discussions, le vote de la délégation fut de 10 voix sur 12 en faveur d’une participation parlementaire non seulement par intérêt mais aussi par nécessité. Ceci fut harmonieux avec la vision du Hezbollah du convoyage des préoccupations du peuple et de ses intérêts jusqu’au plus haut niveau politique national, sans être en conflit avec la priorité donnée pour le djihad de libération. Ceci servit aussi à comprendre un bon nombre de bons résultats politiques, de fournir une nouvelle expérience à une faction islamique naissante et de marquer un grand pas en avant dans le domaine de l’interaction avec les autres. Mais une telle participation ne pouvait pas être séparée de la particularité du domaine politique libanais et de la nature des élections en son sein ou du niveau admissible de la liberté de choix. Tout ceci pourrait être bien différent dans un autre pays. En tous les cas, la discussion fut centrée sur la participation dans les élections parlementaires libanaises du point de vue de la croyance en l’Islam et les résultats des discussions furent positifs.

Après la présentation des résultats des discussions de la délégation, la question de la légitimité fut soulevée et un conseil éclairé fut requis du juriste-théologien, l’Imam Ali Khamenei, qui fut très encourageant et accorda sa permission. Le problème de la participation fut donc résolu et le projet entra dans sa phase de plan d’action pour le parti. Le 3 juillet 1992, le SG du parti Sayyed Hassan Nasrallah tint une conférence de presse où il annonça la décision du Hezbollah de participer aux élections législatives qui devaient prendre place le 23 août 1992.

Les résultats

[…] Le Hezbollah présenta un programme politique et social compréhensif divergent des autres programmes standards qui focalisaient sur la publicité des candidats, leurs personnalités et réputations sans se concentrer sur un programme politique particulier. Avec son programme, le Hezbollah choisît la voie de privilégier la diffusion du programme plus que des personnes le représentant. Ceci fut une étape qui a peut-être laissée une empreinte indélébile dans la vie politique libanaise.

Le Hezbollah réussît à obtenir une représentation variée au niveau régional où il était présent: dans la Bekaa, le sud-Liban, Beyrouth et ses banlieues sud. Le parti a établi une coalition d’allégeance à la résistance comprenant 12 membres à l’assemblée nationale: 8 de la secte chiite (NDT: le mot “secte” est directement traduit par nos soins de l’anglais “sect” figurant dans l’édition anglaise du livre, nous aimerions savoir quel mot est employé dans l’arabe du texte original et comment il se traduirait…), 2 de la sectes sunnites, 1 catholique et 1 chrétien maronite. Ceci représentait un nouveau modèle pour un mouvement islamique: une coalition de parlementaires appartenant à une variété de sectes (sic), une exubérante inter-relation de pouvoir dont la vision coïncide avec celle du Hezbollah jusqu’à un certain point, mais qui n’ont rien à voir avec le mode de pratique religieux et de comportement requis pour être membre du Hezbollah, tout cela en se conformant à la vision guidante du parti.

Une évaluation des participations dans les trois élections législatives de 1992, 1996 et 2000, démontre que l’analyse présentée ci-dessus est tout à fait conforme à la réalité. Les parlementaires du Hezbollah se sont fondus dans la fabrique libanaise, ce qui leur a permis d’établir de bons contacts avec des groupes politiques variés en un temps record. Il sont entrés en politique de l’intérieur et ont révélé l’autre face du parti.

[…]

L’entrée au gouvernement exécutif

[…] Une position ministérielle n’est pas un succès sans responsabilités, mais porte des répercussions qui affectent la direction générale. On doit d’abord et avant tout prêter attention et analyser avant de se lancer dans cette voie de façon à ce que les choix soient rationnels et bénéfiques.

Ceux qui soutiennent la participation dans le gouvernement exécutif de la nation ont leurs raisons et justifications:

  1. Le parcours politique qui mène à la participation parlementaire possède un continuum représenté par l’entrée au gouvernement, sans laquelle il n’y aurait pas de performance et le parti ne pourrait pas capitaliser sur ses efforts.
  2. La structure politique libanaise permet l’entrée dans n’importe lequel des gouvernements successifs, sans rapport avec leur performance ou leur direction générale, car la participation est un effort de compromis et de faire concorder des intérêts […]
  3. La participation pourrait représenter un modèle pratique pour les ministres du parti qui pourrait ensuite être suivi par d’autres, enrichissant ainsi l’expérience gouvernementale. De plus, ces membres du gouvernement auraient à dire sur les décisions exécutives affectant la nation dans sa totalité.
  4. Un ministre fournirait des services d’ordres régional et individuel qui mèneraient à plus de soutien au parti au niveau public et social. La présence d’un membre du parti au niveau ministériel serait bénéfique au vu des possibilités disponibles et rendrait l’échange de services @ossible avec d’autres ministres.

[…]

La position du Hezbollah depuis 1992 et toujours aujourd’hui, a été celle de l’abstention à toute participation dans tous gouvernements successifs qui ont été formés soit par le premier ministre Rafiq al-Hariri, Salim al-Hoss ou plus récemment al-Hariri encore.

[…] Le parti demeure en accord avec sa vision générale et son analyse.

[…]

Fonctions et services

La décision de participer dans des élections législatives voulait aussi dire une acceptation naturelle au fait de participer dans des élections municipales, car celles-ci représentent la racine du service public à rendre au niveau des plus petites entités, que ce soit le village ou l’individu. […] Mais d’autres fonctions ayant rapport à l’éducation, à l’administration etc ne sont pas problématiques per se et c’est le droit de chaque citoyen de demander et d’assumer ces positions sur la base du mérite.

Là réside le problème. L’emploi au Liban est sujet à un système prédisposé d’allocation et de favoritisme qui n’est en rien fondé sur les qualification d’une personne ou ses mérites. Le sectarisme entre dans la formule pour attribuer certaines positions à une secte (NdT: mot employé dans le texte anglais) plutôt qu’à une autre, prenant en considération la nécessité de parvenir au ratio désiré de musulmans et de chrétiens impliqués en rendant le score moyen acceptable différent pour chaque secte. Ceci empêche les gens qualifiés de parvenir aux positions qu’ils méritent et encombre les administrations publiques avec du personnel incompétent. Les personnes sélectionnées pour les services publiques et leur administration bénéficient d’une combinaison particulière de favoritisme et de sectarisme, ou sont récompensés par des positions pour lesquelles personne n’est autorisé à entrer en compétition pour le poste.

[…] Le système qui devrait être en place est un système où seulement quelques positions spécifiques sont sujets à la vision gouvernementale, tandis que les autres fonctions du service publique sont laissées au public et attribuées au mérite.. Ceci construit le chemin de la vraie réforme qui se tient fermement sur les épaules de ceux qui sont qualifiés.

[…]

L’implication dans la vie législative est complémentaire des rôles variés du Hezbollah. L’expérience prouve cette affirmation. Les parlementaires du Hezbollah furent efficaces dans leurs entreprises politiques, tandis que la résistance poursuivait sa mission de djihad également avec succès et efficacité. Le travail devint donc bien complémentaire dans le cadre de l’action du parti, qui honora ses croyances religieuses, son djihad, sa politique, sa culture et plus.

Il serait erroné pour le Hezbollah de suivre une approche sur une voie unique et de négliger les autres fonctions pratiques, il perdrait alors sa particularité islamique qui se traduit par une bonne compréhension de la direction à suivre. Il y a une bien grande différence entre refuser de participer à quelque chose et ne pas en être capable. […]

L’Islam et le sectarisme

Le dialogue islamo-chrétien

[…] La notion d’appréhension chrétienne des musulmans et le sentiment musulman de ne pas être traité équitablement dû à la politique du sectarisme maronite sont tous deux responsables de bien des guerres qui endeuillèrent le Liban, la dernière étant celle de 1975, guerre civile qui dura 15 ans. Le dialogue politique et religieux est de première importance. Le dialogue religieux est nécessaire au niveau général, car la discussion des croyances théologiques est une zone sensitive à explorer, un terrain chargé d’a priori barricadé derrière des convictions fixes. Il est donc très important que le dialogue prédomine et que se noue une relation politique basée sur le respect et un traitement équitable de tous les citoyens, dans le but d’une coexistence pacifique, le dialogue étant le fondement vital ; ceci menant à la notion que le Liban est pour tous et non pas pour une faction ou une autre menant encore à une nouvelle division.

Les relations du Hezbollah ne furent pas consacrées qu’à une seule aile du christianisme, mais aussi avec tous les autres leaders locaux des différentes églises: orthodoxe, catholique, arménienne, assyrienne et autres. Le Hezbollah a cherché à s’associer avec toutes les branches représentées. Il est inapproprié de considérer que tous les chrétiens ont le même mode de pensée et une approche unique de la politique.

Les requis sont pour un dialogue politique qui transcende ces obstacles religieux non résolus et pour aller de l’avant vers un objectif commun de nation unifiée devant être la base de tous les programmes et plans de coopération entre les parties concernées.

Cette approche ne fut pas sans problèmes, car le sectarisme est rapide à embrouiller tout ce qui a trait à la religion, transformant vite les choses en intolérance tribale qui sont en fait aussi loin qu’on puisse imaginer de la religion.

[…] Malgré tout cela, il faut transcender les obstacles sectaires en faveur de la coopération, sur la recherche de ce qui nous rassemble et non pas ce qui nous divise, ce qui rassemble les avis et ne les aliène pas. Il est important de le faire, voire plus important quand des signes de fatigue se font sentir.

[…]

Sectarisme contre dévotion

Les mandats français et britannique sur les terres arabes [NdT: après la chute de l’empire Ottoman] ont mené à une partition de la région en de plus petits états qui n’ont rien de naturel ni géographiquement, ni ethniquement, ni même en terme linguistique. Les coutumes, familles et traditions de la zone se recoupent. La partition de la région fut faite selon un plan que les deux puissances coloniales avait prévu afin de préserver leur dominion et les intérêts de ceux qui collaborèrent avec eux. Le Liban fut directement mis sous la responsabilité française à cause de la particularité chrétienne du pays.

Le Liban devint indépendant en 1943 et forma une nation incluant de nombreuses sectes (sic) religieuses, dix-huit en tout. Un régime sectaire fut mis en place dans lequel le pouvoir fut distribué parmi les différentes ailes soit par décision législative, soit par pratique commune. S’ensuivit alors une guerre civile qui dura 15 ans. Cette guerre fut conduite au nom du sectarisme islamo-chrétien, développant une appréhension chrétienne dans des environnements à prédominance musulmane, le besoin de préserver des gains/privilèges acquis et un sentiment musulman d’iniquité. Il s’ensuivit l’accord de Taïf qui se traduisit par la mise en place d’une constitution régulant les précédentes normes et les transformant en lois constitutionnelles comme ce fut le cas par exemple avec une distribution du pouvoir parmi la troïka de trois sectes. […] Néanmoins, l’essence de ce régime demeura sectaire et son fonctionnement était toujours sujet à un équilibre entre les sectes.

C’est dans ce contexte que fut formé le Hezbollah en 1982, comme un parti politique adoptant l’islam comme son fondement et sa doctrine, voyant la religion comme un énoncé de lois divines englobant toutes les missions célestes.

[…] De la même manière que le saint Coran fait la distinction entre l’affiliation à l’Islam (par naissance) et la croyance [Qassem cite ici un extrait de la Sourate 106, verset 14] , nous pouvons dire que l’affiliation est acquise par la naissance tandis que la croyance est volontaire et fondée sur le libre arbitre. L’appel de la croyance permet à l’individu de croire et de suivre volontairement les règles de dévotion.

Le sectarisme en revanche, représente l’association avec une secte particulière généralement par naissance et qui incite à devenir partial envers elle par le simple fait d’y appartenir. Ceci est similaire au fanatisme familial, tribal, régional, la différence résidant dans le titre et le nombre de personnes impliquées. Dû au fait du régime sectaire du Liban, beaucoup des aspects des mouvements politiques ont été affectés par l’adhérence confessionnelle. Ainsi la fierté d’appartenance au groupe musulman ne veut plus dire suivre les principes de la doctrine. Il en va de même pour les chrétiens ou plutôt pour tous les sous-ensembles des mondes musulman et chrétien du Liban.

[…]

Le Hezbollah n’est ni un parti sectaire, ni le parti d’une secte particulière. C’est un parti musulman fondé sur le système et l’ordre établis par le prophète (QLPSAL), et sa famille de disciples, portant une vision compréhensive et regroupant dans ses rangs tous ceux qui croient dans son idéologie et sa discipline et ce indépendamment de leur affiliation sectaire de naissance.

Certains peuvent appeler à suivre le Christianisme, qui peut représenter une manifestation de missions en rivalité avec celles de l’Islam. Les gens une fois de plus, tombent victime du sectarisme, rendant ainsi caduque la distinction entre religion et sectarisme. Ceci est une situation difficile et inacceptable, car le Christianisme appelle pour l’adoration et l’obéissance à Dieu Tout Puissant et à suivre les 10 commandements. Le Christianisme est donc un appel ouvert à tous pour éviter le mal et les mauvaises actions, pour établir une éducation éthique et pour s’abstenir des plaisirs vains de la vie terrestre en attente de la récompense dans l’au-delà.

Ceci ne contredit en rien l’appel de l’Islam pour la révérence à Dieu, la bonne morale et la droiture dans la vie. Mais les implications additionnelles de l’Islam dérivent de sa compréhension au niveau de l’ordre social. En tant que tel, le système islamique est en accord avec le Christianisme sur bien des aspects en regard de la ligne de conduite de l’individu, Néanmoins, il existe une distinction en termes d’étendue et de compréhension des deux religions, comme il peut être déduit du message divin islamique.

Ainsi, il n’y a aucune raison de restreindre le domaine de notre adhésion à la religion ou de refuser la diversité et l’échange, car la direction islamique n’est en rien dirigée à contredire le Christianisme, mais plutôt de le compléter.

[…] Les succès du Hezbollah dans le domaine de la résistance contre l’occupation israélienne, la mise en place de services sociaux et de préservation des intérêts publics au travers d’une implication interne dans la vie politique du pays ne sont que les fruits d’une telle foi. Ces succès ne doivent pas être mesurés sur quelques slogans religieux qui furent émis par quelques groupes et auxquels manquèrent une telle signification et un tel niveau d’éthique religieuse. Lorsque les Forces Libanaises (NdT: milices chrétiennes qui perpétrèrent le sale boulot des sionistes au cours des massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila…] érigèrent la croix en tant que slogan et focalisèrent sur la dimension sectaire du message afin de rallier plus de supporteurs, ils n’exprimaient en rien l’implication religieuse à laquelle le Christianisme appelle.

Le comportement religieux, politique et social adopté par le Hezbollah a offert une riche expérience depuis maintenant plus de 20 ans, ce qui a contribué à une nouvelle signification autant qu’influence sur la vie libanaise au travers de sa présentation comme modèle qui est applicable aux alentours, du moins dans certains de ses aspects. En cela, la dévotion religieuse peut transcender le piège sectaire et demeurer une voie suggérée parallèle aux autres. Laissons la concurrence ne s’appliquer qu’aux principes fondamentaux comme celui de notre perspective sur l’univers, ou sur l’Homme et la vie. Ne la laissons pas être un fanatisme contrant d’autres fanatismes sectaires prédominants.

[…]

L’occident, et particulièrement les Etats-Unis, tentent d’accuser les mouvements islamiques (NdT: faisons quand même la remarque ici qu’il y a une grande différence entre les mots “islamique” et “islamiste”, nous sommes sûrs que nos lecteurs sont au-delà de cette confusion volontairement induite par la propagande occidentale…) de fondamentalisme. d’extrémisme et de terrorisme. Ceci a pour but de tracer le chemin afin de prendre le contrôle idéologique du monde islamique. Cet objectif est mené de façon à être facilitateur de la domination politique, économique et militaire. C’est de cette graine que sont nés les attributs de “modéré” et d’”extrémiste”. Les Etats-Unis et l’occident généralement étiquettent quelques régimes comme étant “modérés” pour le simple fait qu’ils s’affublent de slogans islamiques et donnent leur accord pour exister dans un cadre de subordination extrême à l’hégémonie [coloniale occidentale].

De plus, les mouvements islamiques sont considérés extrémistes simplement parce que leur vision et intérêts sont en conflit avec l’hégémonie internationale. Des définitions claires sont maintenant requises pour classifier ces deux types de mouvements et de régimes.

[…]

Ainsi, étiqueter des mouvements de résistance qui luttent contre l’occupation au Liban et en Palestine comme “extrémistes” [NdT: Qassem fait ici essentiellement référence au Hezbollah et au Hamas] simplement parce qu’ils combattent l’occupation coloniale d’Israël, n’est qu’un point de vue politique et non pas la description de la nature essentielle de tels mouvements. Une telle description politique n’a absolument aucune importance car elle tombe dans le domaine du conflit d’intérêts et des divergences de valeurs. C’est ce à quoi nous ont habitué les régimes impérialistes, faisons une pause ici pour considérer ceci: qui a nommé ces régimes comme les gardiens, les arbitres ayant un droit d’attribuer aux gens, aux mouvements et aux régimes des certificats de bonne et de mauvaise conduites politique et idéologique ? Ont-ils un quelconque droit de parler de modération et d’extrémisme alors qu’eux-mêmes se retrouvent accusés de colonialisme, d’impérialisme et de subjuguation des peuples ?…

Le Hezbollah a fait de grands pas en avant en termes de libérer de grandes parties du Liban occupé. Le parti a bénéficié d’un énorme soutien populaire et du soutien d’estime des autorités politiques, des personnalités religieuses et des pouvoirs factieux. Le Hezbollah se réfréna de tout acte de vengeance durant les phases victorieuses de la libération et ce malgré le pouvoir et la position dont bénéficiait le parti. Et pourtant, ce parti n’a pas pu échapper aux campagnes de dénigrement et de calomnies choisies par les politiques israélo-américaines: ces étiquettes d’”extrémisme” et de “terrorisme”, manquant singulièrement des plus simples et logiques preuves. Mais là encore, tout ceci n’est vu que par la lorgnette d’Israël et des Etats-Unis et cela n’est bénéfique qu’à l’approche hégémonique et impérialiste. Ce n’est qu’une autre tentative d’imposer ces politiques planifiées de l’extérieur pour le Liban et la région.

La défense de manière générale des mouvements islamiques ne les exempte pas de l’obligation leur incombant de revoir et d’analyser leurs actions en fonction des objectifs visés ainsi que leur approche, d’évaluer leur expérience au niveau des gens et des régimes de leurs pays. Une ouverture d’esprit et un dialogue suffisants devraient être possibles parmi ces mouvements afin que ces excellentes expériences puissent filtrer. Un dialogue doit être mené non pas sur toile de fond d’assimilation et d’accommodation mais plutôt dans un esprit d’amélioration, de correction des erreurs identifiées et  de faire avancer le succès afin d’atteindre les aspirations contemporaines.

Une difficulté se pose lorsqu’on établit un tel dialogue. Beaucoup de mouvements islamiques se lient à des restrictions et particularités fanatiques qui promeuvent la division et le zèle sectaire, gelant ainsi toute coopération possible. Pourtant, il est requis de ces mouvements qu’ils fassent au moins les plus petits pas dans la direction du dialogue ; ils devraient utiliser toute fenêtre d’opportunité possible pour établir une coopération effective et constructive, car ceci reflètera positivement sur la nation de l’Islam qui aspire à la vision islamique. Notre nation devrait reconnaître nos véritables ennemis plutôt que d’affronter des ennemis illusoires fabriqués qui sont créés pour représenter d’autres mouvements islamiques. Tomber dans le panneau d’une telle confusion induite ne fait que bénéficier à l’ennemi qui se gave de nos différences et conflits internes et d’un extrémisme intolérable.

Il est évident que la connaissance entre les mouvements islamiques est très faible, même quand ces mouvements sont en fait très semblables, il est possible même qu’aucune connaissance de l’autre n’existe ou est limitée à une communication superficielle et éphémère.

[…]

Étendre l’expérience du Hezbollah

Certains ont avancé l’idée d’étendre l’expérience du Hezbollah du Liban aux autres pays en établissant des branches du parti au sein d’un cadre centralisé. Le conseil examina cette idée et après une courte délibération, la refusa pour les raisons principales suivantes:

  1. La responsabilité de prendre une telle action et de mettre en place ses mécanismes incombent à la population de chaque pays. […]
  2. D’autres mouvements islamiques et partis existent peut-être déjà dans ces pays, ce qui pourrait être sensible avec la venue d’un nouveau parti à l’administration étrangère. […]
  3. Les personnes qui établiraient ce parti se verrait en phase de développement et leur niveau de performance et de popularité ne représenteraient pas les succès réalisés au Liban suite à une longue histoire de luttes et de travail acharné. De la sorte, il se peut qu’une fausse impression sit donnée das le nouveau pays. […]

Note de R71: Il est cependant à noter que dû aux circonstances régionales depuis 2010-2011, il y a eu la création d’un Hezbollah en Irak. Mais il est peu probable que la relation soit intime entre les deux partis pour des raisons de sécurité.

Unité de coordination et unité pratique

Réussir à unifier les sunnites et les chiites dans les différents pays, à tous les niveaux est un des buts fondamentaux du Hezbollah.

[…] Ainsi une force unie de musulmans doit se réunir face aux menaces et aux défis. Une telle cause et objectifs communs peuvent être spécifiés, tout comme les mécanismes pratiques de coopération peuvent être tirés en accord avec le degré de capacité de chacun des côtés, des niveaux de conviction et des caractéristiques particulières. La coopération devrait ouvrir de nouveaux horizons qui n’étaient pas évidents auparavant et devrait créer une environnement cordial pour ses ailes variées.

[…]

Puisque la Palestine et Jérusalem représentent la cause la plus noble et la plus valide, son soutien étant incontestablement légitime, il est de notre devoir de rassembler toutes nos capacités et nos ailes divergentes afin de soutenir cette cause par tous les moyens possibles. C’est ici que l’importance de l’unité est vitale. Elle appelle en partie à la coordination des efforts et des potentiels au travers de réunions et de discussions pour définir les méthodes de soutien, la composition d’un point de vue uni et l’identification des idées essentielles. Prenant en considération les circonstances ayant trait aux participants, leurs potentiels, l’étendue de leur intérêt et de leurs priorités est d’importance. Cette “unité de coordination” demande un contact direct entre les diverses branches, que ce soit de manière continue ou intermittente. Une autre forme d’unité s’exprime dans l’expression de la position politique, une étape personnelle ou subjective dérivée des convictions et des priorités sans coordination avec les autres, mais alignés sur quoi que ce soit qui sert la cause palestinienne. Voilà ce que nous appelons “Union pratique”.

Le Hezbollah a lancé son activité de confrontation de terrain contre Israël par la Résistance Islamique construite autour de la priorité et du principe d’expulser l’occupation israélienne. bien des succès réalisés au Liban ont eu des répercussions sur la réalité palestinienne. Le Hezbollah a aussi exprimé sa croyance en la libération de toutes les parties de Palestine et a entrepris des mesures politiques, opérationnelles et de mobilisation vers ce but, rencontrant ainsi l’Intifada au sein de ce cadre d’unité pratique.

[…]

Il est apparent que le cercle de l’unité est très large… L’unité est parfois limitée au théorique, mais elle peut aussi accumuler des résultats pratiques très utiles. Les bénéfices de l’unité sont incommensurables, il n’y a donc pas besoin de perdre du temps à interpréter ses dimensions.. Il n’y a pas d’excuses pour quelque côté que ce soit d’assumer la charge des affaires d’une nation de manière unilatérale, ni de s’isoler du cours des choses, car chaque côté aura à un moment donné, parfois critique, besoin des autres et pourrait bien à ce moment là ne pas les trouver.

Quoi qu’il en soit, cela n’empêche pas de conduire un dialogue calme, posé et constructif pour travailler à accorder ces différences culturelles, pratiques, théoriques et politiques. De plus, tout dialogue devrait être restreint à ne procurer que des bénéfices et non pas continuellement évoquer les points de désaccord sensibles. Il devrait être orienté sur des sujets qui sont considérés comme prioritaires et qui pourraient amener des opinions différentes à se rapprocher ou les modifier. Le dialogue doit aussi être mené entre des individus qui l’acceptent et ce indépendamment d’où il peut mener. Qu’il mène à des solutions ou qu’il élargisse plus avant les différences, il ne dit pas cesser de représenter une continuité de coopération et de communication, sans devenir un tableau de marque de futilité.

Nous ne devons jamais avoir peur du dialogue ni de ses résultats. Nous devons être courageux pour le suivre jusqu’au bout en prenant en considération ce qui a été énoncé ci-dessus afin de briser la rigidité malsaine de “toujours avoir raison”, ainsi débridant nos esprits pour une perception plus large des choix ouverts légitimes.

[…]

VI. Relations régionales et internationales

Les relations avec l’Iran

Sous la conduite de l’Iman Khomeini, la révolution islamique en Iran du 11 février 1979 fut comme l’onde de choc d’un tremblement de terre à travers toute la région, affectant la carte des alliances et l’extension de l’hégémonie tout comme les intérêts des puissances extérieures. La stature de l’Iran bascula d’avoir été la base militaire américaine dans la région sous le régime du Shah Palavi ; une source de préoccupation pour l’URSS, le gendarme de la zone du Golfe persique et l’épée sur la gorge des Arabes qui étaient là afin de protéger l’entité sioniste du temps du Shah, à celle d’un régime islamique rejetant l’hégémonie américaine, soutenant les droits du peuple palestinien, aspirant à la coopération avec ses voisins arabes tout en étant différent de l’Orient et de l’Occident par la personnalité et les particularités politiques et idéologiques de son guide et leader, l’Imam Khomeini.

Pendant les premiers jours de la révolution et après la victoire, l’ambassade d’Israël à Téhéran ferma pour devenir plus tard l’ambassade de Palestine. Des groupes d’étudiants investirent l’ambassade américaine y découvrant ses plans et son rôle de renseignement secret, neutralisant ainsi sa capacité d’exploiter la nation.

Au Liban, des érudits religieux et des groupes islamiques détectèrent une source d’espoir et soutirent l’état iranien naissant. A sa création (en 1982), le Hezbollah vit la possibilité de réussir ses buts et aspirations grâce au soutien et aux encouragements exprimés par la République Islamique d’Iran (RII). Ceci se manifesta par l’envoi d’une délégation de Gardiens de la Révolution Islamique au Liban dans le sillage de l’invasion israélienne, ayant pour mission d’entraîner et de recruter la jeunesse libanaise qui voulait combattre Israël.

La relation entre l’Iran et le Hezbollah fut forgée par les efforts du parti d’utiliser cette expérience novatrice dans la région et de recruter un champion pour la cause de confronter l’occupation israélienne.

[…]

L’Iran représente une parlante manifestation de l’applicabilité de l’Islam, une qui devrait être observée et contemplée par tous les musulmans.

[…] Lorsque le Hezbollah a libéré le sud-Liban et la Bekaa occidentale avec l’aide effective de l’Iran, il est parvenu à réaliser ses buts déclarés pour lesquels bien des martyres contribuèrent par leur sacrifice.. Par cela, l’Iran a réalisé sa vision de rejeter l’occupation et de soutenir les combattants pour la liberté. Ceci furent des gains engrangés à la fis pour le Hezbollah mais aussi pour le Liban et l’iran. Il y eut aussi des récompenses par ricochet pour la Syrie et la Palestine et son Intifada et pour chaque personne qui croit en la résistance et en la libération.

[…] C’est ainsi que tous les paris sur l’échec de la relation Iran-Hezbollah ont échoué. Le parti n’est en rien connecté aux évènements qui se déroulent en Iran, ce sont des affaires intérieures qui ne regardent que le peuple iranien. De plus, le Hezbollah n’est pas un protégé ni même un courant politique en Iran. Plus encore, la relation entre le Hezbollah et l’Iran ne veut pas dire en quelque circonstance que ce soit que leur expérience est similaire ou que les Iraniens partagent un dénominateur commun. Au lieu de cela, elle est une véritable coopération fondée sur des convictions communes et sur les requis de cette relation qui se veut candide, transparente et déclarée. Cette relation a permis de grandes réalisations pour le Liban.

La campagne de dénigrement et de calomnie lancée par les médias occidentaux et spécifiquement américains, dirigés par Israël et les cercles hégémoniques contre la relation Iran-Hezbollah, n’est que partie d’une politique coloniale visant à démanteler les forces de terrain variées, de les diviser pour mieux conquérir.

[…]

La relation avec la Syrie

Feu le président syrien Hafez al-Assad a mis en place une perspective idéologique, historique, et stratégique pour le conflit contre Israël. En collaboration avec l’URSS, il travailla à construire une armée pour contre-balancer la croissance militaire d’Israël dans la région. Ce fut lui qui, en 1973, poussa l’Egypte à entrer dans la guerre d’octobre. durant toutes les années Assad (père), la Syrie adopta une attitude de contrôle de la puissance d’Israël et de blocage de ses projets., faisant la promotion de la solidarité arabe pour faire face à toute sorte de pressions et en soutenant la résistance contre l’occupation et la coopération entre alliés.

La Syrie se tourna vers le Liban pour en faire une force sur laquelle compter.

[…]

La relation entre le Hezbollah et la Syrie était initialement restreinte à une coordination sur des questions de sécurité, facilitant le mouvement des activistes et de leurs armes et gérant tout problème d’urgence, cette relation n’impliquait pas de coopération sur le plan politique. D’un autre côté, la Syrie se comportait avec le parti comme avec un membre d’une résistance armée et non pas comme un parti ayant aussi vocation politique. Le manque de dialogue politique se fit sentir.

[…] Ce fut dans ce contexte que les forces armées syriennes entrèrent dans Beyrouth le 24 février 1987 avec pour but de mettre fin au conflit inter-factions qui faisait rage dans la ville. C’est ainsi que les forces syriennes entrèrent dans un bâtiment de la rue Fathalla occupé par des membres du Hezbollah, une fusillade s’ensuivît qui se termina par un massacre où 27 membres du parti trouvèrent le martyre. Une impasse s’en suivit. Pourtant le Hezbollah restreignit ses membres de représailles contre les Syriens. Quelque soit l’amplitude de l’évènement, le but fut d’adopter une approche pragmatique visant à éliminer les causes et les raisons de toute tension et de la méfiance. Une normalisation de la relation s’ensuivit.

Les batailles de 1988 entre le Hezbollah et Amal firent que le Syrie prit la décision d’infiltrer les banlieues sud de Beyrouth sous le prétexte de séparer les belligérants et de rétablir la sécurité. A ce sujet, le président al-Assad assura le Hezbollah que le déploiement des forces syriennes dans les banlieues sud n’avait que la sécurité comme raison et qu’il n’y avait aucune intention partiale.

[…] Les relations avec la Syrie s’améliorèrent dramatiquement dès la fin des combats avec Amal. Dans de nombreux entretiens et communiqués, la Syrie remercia le Hezbollah et lui fit par de son appréciation quant à sa lutte et son djihad et déclara son soutien sans condition à la résistance. […]

Les Etats-Unis et Israël espéraient un changement d’attitude avec l’arrivée au pouvoir de Bachar al-Assad en Syrie après la mort de son père, mais le nouveau président continua de poursuivre la même politique et accentua son intérêt à la fois pour les résistances au  Liban et en Palestine, considérant que toutes deux étaient fondées sur le droit. Il défendit leur argument face à la discrimination sioniste dans les forums importants et par ses déclarations.

[…] Par sa présence et son exercice d’autorité, la Syrie mit fin à la guerre civile au Liban et travailla à rétablir ses institutions, soutint l’armée libanaise, soutint résolument la résistance et mit fin à cet état de fait voulant que des groupes pouvaient acquérir du pouvoir au Liban en s’alliant avec Israël. La présence syrienne au Liban fut un paravent contre le contrôle d’Israël et une protection contre son influence néfaste, elle ne fut pas seulement un pivot dans le conflit syro-israélien.

Ce n’est qu’un fait naturel que les vues du Hezbollah soient en accord avec celles de la Syrie, car personne n’est en sécurité des ambitions d’Israël, celles qui s’étirent bien au-delà de la Palestine et sur toute la région [NdT: Qassem fait ici référence au projet sioniste du “Grand Israël allant du Nil a l’Euphrate”]. Le Hezbollah n’a jamais caché que sa relation avec la Syrie est fondée sur le calcul des intérêts de la Résistance, la Syrie étant le seul pays arabe qui a soutenu la Résistance à l’occupant sans jamais fléchir et qui a aidé au succès de la grande libération du Liban.

[…] Nous ne considérons pas notre relation avec la Syrie comme étant obligatoire ou accidentelle, mais plutôt comme une pierre angulaire pour faire face aux obligations régionales majeures. La relation avec la Syrie a jusqu’ici prouvé son utilité et sa nécessité. [NdT: le Hezbollah paie sa dette envers la Syrie depuis 2012 en aidant l’armée arabe syrienne à combattre et vaincre les mercenaires de l’empire que sont les assassins de l’EIIL/Daesh]

La relation avec les autres régimes arabes

Les difficultés auxquelles doivent faire face les régimes arabes n’émanent pas de la demande ou tension populaire, mais du fardeau onéreux d’un système international dominé par un pôle unique qui vise à redessiner la carte régionale en rapport avec ses propres intérêts et aux demandes et desiderata d’Israël. Aucun régime arabe n’est exempté de ce scénario et d’en devenir la proie, tous font face à de dures et douloureuses obligations et tous sont transformés en outils exécutifs, entrant en conflit avec leurs propres peuples.

L’hégémonie américaine ne garantit l’autorité que des leaders qui obéissent aux intérêts des Etats-Unis et étant donné sa forte position internationale, les Etats-Unis sont capables de faire admettre quelque accusation que ce soit à toute entité de leur choix, lançant des slogans suffisamment attractifs pour mettre en œuvre une série de procédures visant à renverser des régimes politiques, que ces régimes soient coupables ou non des accusations proférées contre eux.

Les régimes arabes doivent adopter une série de changements pour se réconcilier avec leurs peuples. Ceci est un pré-requis pour faire face au défi lancé de l’étranger. […] Un tel changement demande de l’impartialité, de l’équité dans le traitement et une sensibilité aux besoins des gens.

[…] Ainsi le parti invite tout le monde à adopter la priorité absolue de la résistance. Quiconque fait sien le slogan de libérer les régimes arabes comme un pré-requis pour libérer la Palestine est sur une voie erronée et ne fait que compliquer la tâche de la libération. Il est évident que la cause politique la plus haute dans la région est celle de la libération de la Palestine ; c’est celle-ci qui libèrera les régimes arabes et leurs peuples, les libérant de ce cauchemar qui assombrit et mine toutes les politiques adoptées pour notre région.

Note de R71: N. Qassem et le Hezbollah ont bien compris ce que les anarchistes ont aussi compris depuis plus de 150 ans à savoir que la priorité est la révolution sociale, que c’est celle-ci qui empêchera la reproduction du modèle de la division fondé sur l’antagonisme et non pas l’inverse. La Commune de Paris de 1871 et la révolution sociale espagnole de 1936-39 ont échoué pour l’avoir oublié…

Les relations avec les Etats-Unis

A la fin de la première guerre mondiale et suite à la chute de l’empire ottoman, le monde arabe et islamique fut divisé en de plus petites entités partagées entre les nations victorieuses à la tête desquelles se trouvaient la France et la Grande-Bretagne. La région du Moyen-Orient fut donc catégorisée comme un supplément politique et économique de ces grandes puissances.

[…] Après la seconde guerre mondiale, le monde fut divisé entre deux pôles d’influence internationale: les Etats-Unis menant l’occident capitaliste et l’URSS menant le camp “socialiste” voulant implanter l’idéologie communiste (marxiste). […] Le plafond des prérogative américaines lorsque les USA interagissent avec d’autres états fut tiré sur la base de sécuriser les intérêts nationaux américains et ceux de leurs contribuables sans tenir aucun compte des affaires humaines, morales, politiques ou religieuses qui pourraient être bafouées dans le but de remplir cette mission, et ceci même lorsque des milliers voire des centaines de milliers de vie sont le prix à payer, comme ce fut le cas à Hiroshima et Nagasaki.

Quant aux bannières culturelles de la liberté, de la démocratie, de l’égalité, des droits de l’Homme et de la loi de suprématie, ces slogans internes sont le plus souvent utilisés pour extorquer soit les états, ou les organisations ou les individus. Ils sont utilisés véhémentement lorsque les intérêt américains sont en jeu ou ne sont que des outils de pression employés sur ceux qui contrôlent des ressources naturelles et humaines convoitées par les Etats-Unis. Elles peuvent aussi être totalement ignorées après que les régimes se soient soumis à la volonté hégémonique US.

[…]

Depuis sa création en 1982, le Hezbollah a observé les positions et politiques étrangères américaines contemporaines comme étant ultimmement axées sur le soutien de l’existence et des fondations de l’entité sioniste d’Israël., lui fournissant des justifications pour son pouvoir financier, politique et militaire et accordant une haute considération à ses requis à moyen et long termes pour parvenir à ses fins. Ceci a bien entendu été couplé avec une hostilité américaine envers tous les mouvements qui dénoncent et/ou résistent à l’occupation d’Israël et ses répercussions.

Les Etats-Unis ont catégorisé la Résistance islamique du Liban comme une forme de terrorisme, ce qui est le mot commun employé par cette entité pour se référer à toute contradiction envers sa politique. Ils ont essayé en maintes occasions de dresser l’opinion publique libanaise contre le parti ; ils ont aussi fomenter la discorde au Liban dans une tentative de faire frapper la Résistance. Ils ont activement soutenu deux grandes invasions et agressions israéliennes, celle de juillet 1993 et celle d’avril 1996, ces deux tentatives visant le démantèlement de la structure de la Résistance. Ils ont exercé une pression, une ingérence sur les autorités libanaises pour que celles-ci prennent des mesures contre la Résistance et ont lancé une grande campagne de propagande et de menaces à tous les niveaux afin d’handicaper la Résistance dans sa confrontation légitime avec Israël et au mieux de mettre un terme à l’existence du parti, supprimant ainsi le Hezbollah de la vie libanaise. L’action américaine se focalisa ensuite pour sécuriser Israël a une période durant laquelle de grandes parties du Liban demeuraient sous occupation sioniste. Essentiellement, les Etats-Unis visait à assurer que la zone occupée du Liban constitue la marge de manœuvre politique vitale pour toutes garanties de sécurité ou accords politiques à être signés avec la Syrie et le Liban.

[…] De ces faits, la position du Hezbollah est extrêmement claire: Le parti est particulièrement au courant des motivations des Etats-Unis dans la région, de leurs intentions permanentes qui ne sont pas fonction de conditions changeantes et qui ne sont sujettes à aucune modification. […] Ainsi, une rencontre entre le parti et l’administration américaine n’apporterait absolument rien de nouveau dans la compréhension l’un de l’autre et cela ne changerait en rien la position de l’un ou l’autre côté.

[…] Le Hezbollah a refusé à plusieurs reprises déjà de rencontrer les Américains et ce pour plusieurs raisons, en voici les principales:

  1. Lorsqu’un parti qui a sacrifié et lutté pour des droits parfaitement légitimes rencontre ceux qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour soutenir l’agression contre les dits droits et contre les peuples de la région, spécifiquement ceux du Liban et de Palestine, une telle rencontre ne pourrait être que l’équivalent de donner à l’agresseur, en l’occurrence les Etats-Unis, un certificat de bonne conduite.
  2. […] Par essence, les Etats-Unis sont partiaux en faveur d’Israël. Le Hezbollah ne veut donc pas rendre un service aux Etats-Unis en succombant à leur approche de l’affaire.
  3. Le Hezbollah n’a rien à dire de plus que ce qu’il a déjà déclaré publiquement en maintes occasions, le parti a et suit une position claire et bien définie. De plus, le parti ne s’attend aucunement à un changement de position de la part de sa contre-partie. La rencontre n’aurait alors non seulement aucune signification, mais elle génèrerait une certaine confusion vis à vis du public. Cette démarche est totalement futile en vue de la clarté apparente de la situation.

Comme les Etats-Unis portent la responsabilité de leur politique étrangère, il est ici essentiel de distinguer entre leur administration et affiliés d’un côté et les citoyens américains de l’autre. Le Hezbollah n’émet aucune réserve quant à rencontrer des citoyens américains non fonctionnaires de leur gouvernement dans la sphère publique et le ferait volontiers pour dialoguer, pour faire des déclarations aux médias ou pour tout autre but ne remplissant pas les intérêts et l’agenda politique du gouvernement des Etats-Unis.

Même si le Hezbollah a considéré que le gouvernement américain maintenait une politique injuste envers lui et soutenait sans partage l’agression et l’occupation d’Israël sur le Liban et ailleurs dans la région, la position du parti a toujours été, sur un plan politique, d’exposer et de dénoncer les erreurs politiques des Etats-Unis au Moyen-Orient.

Après les évènements du 11 septembre 2001, le Hezbollah a fait publier le communiqué suivant dénonçant les attaques: [Note de R71: Ce communiqué fut publié le 17 septembre 2001 par voie de presse]

Est-ce que l’administration américaine planifie vraiment de riposter à la perpétration des récentes attaques et d’attaquer ceux qui l’ont commises et leurs sponsors ou veulent-ils prendre avantage de ces évènements tragiques pour étendre plus avant leur hégémonie sur le monde et poursuivre toujours plus de politiques injustes, ce qui a causé la dégénérescence à ce niveau de haine parmi les peuples du monde et beaucoup de leurs gouvernements ? Nous sommes désolés de l’assassinat de personnes innocentes dans quelque partie du monde que ce soit et pour nos compatriotes libanais, qui sont victimes des massacres sionistes à Cana et autres endroits, ce que l’administration américaine a refusé de condamner lors d’une réunion du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, ils connaissent eux aussi la douleur et l’effroi de ceux qui perdent des êtres chers dans des évènements tragiques.

Bien que les gouvernements américains successifs aient vu et reconnu le très large soutien populaire dont bénéficie le Hezbollah au Liban, ainsi que sa claire position focalisant sur la résistance à l’occupation, ils ont toujours insisté et continué à le diffamer comme étant un groupe terroriste. Ceci ne fait que révéler la partialité totale des Etats-Unis envers l’agression israélienne, les massacres, la destruction de foyers et la terreur infligée aux populations civiles en Palestine occupée.

Les relations avec l’Europe Occidentale

[…] La France n’a pas soutenu les plans d’Aoun de 1990 et s’en vint à comprendre à quel point les Etats-Unis avaient maîtrisé les règles du jeu politique, en évinçant tout autre état et forgeant les relations régionales sur la base d’intérêts communs avec certains pays. La France accepta de jouer le rôle de sous-fifre à la traîne de la politique dominante des Etats-Unis. Ce rôle a prouvé avoir été complètement inefficace. [NdT: ceci fut écrit en 2004, imaginez aujourd’hui… La France a perdu tout crédit au Liban et au Moyen-Orient, conformément à la volonté de ses maîtres yankees…]

Les Britanniques en revanche, choisirent de devenir l’addition parfaite à la politique US tout en tentant de mettre en avant quelques différences théoriques. […] Quoi qu’il en soit, les Etats-Unis ont saisi le trône de leader du monde.

Quant au reste de l’Europe, les choix furent fait par l’UE qui prend toutes les décisions politiques en ce qui concerne le Moyen-Orient. La présence directe de l’UE fut faible et sans influence dans la région.

La relation du Hezbollah avec l’UE fut possible car il n’y eut aucun cas d’agression directe de son côté.

[…]

La communication avec l’opinion publique

S’adresser au public international est bénéfique quelque soit les obstacles inhérents pour convaincre. Il y a deux difficultés majeures dans ce contexte:

  1. Le très grand nombre d’assomptions erronées au sujet de l’Islam et des musulmans, qui sont devenues des clichés dictant l’opinion internationale.
  2. Le rôle des médias compatissant avec les sionistes et dirigés par des agences des puissances hégémoniques, a bien servi son objectif, celui de disperser de la désinformation et de la confusion dans les esprits, ce qui aide à formater l’opinion publique au moyen de scénarios captivants et d’images technologiques persuasives.

[…] Il est de notre devoir de choisir du mieux de nos capacités les moyens de rester dans la course à l’information avec les puissances hégémoniques. Les images en direct diffusées par la résistance au travers de ses vidéos de terrain de ses opérations de djihad et leur diffusion sur des chaînes de télévision (NdT: comme Press TV et Al Manar), ont eu leur effet sur l’audience et sur les ennemis, donnant à notre public quelque chose à soutenir et diffusant la peur dans les rangs de nos ennemis israéliens. Ces enregistrements ont montré à une audience internationale notre détermination quant à nos vues et positions politiques ainsi que le désir de tomber en martyres pour la liberté de notre terre.

[…]

VII. Le futur du Hezbollah

[…] Le Hezbollah a réussi à établir une présence distinguée par ses opérations atypiques et asymétriques de djihad à un moment où la vie politique au Liban était moribonde à cause de ces longues années de désaccords et de conflit.

[…] La Résistance a émergé en tant que réaction à l’occupation israélienne, qui a commencé en Palestine et s’est étendue à d’autres régions arabes. C’est pourquoi, aussi longtemps que persistera l’occupation israélienne, la résistance elle aussi persistera, car la résistance émane d’une croyance fondamentale en l’élimination de l’occupation et elle n’est en aucun cas une condition temporaire ou aléatoire.

[…] N’oublions jamais notre responsabilité de soutenir le peuple palestinien, l’association entre la cause palestinienne et nos réalités quotidiennes et comment le problème de la question palestinienne affecte le Liban ainsi que toute la région moyen-orientale.

[…] N’oublions pas non plus que les Etats-Unis sont capables de semer ruine et destruction dans la région, d’extorquer les ressources naturelles et d’attaquer ses régimes, partis et peuples. Mais ceci ne constitue que le pouvoir de l’occupant, du colonisateur et non pas un pouvoir stable et durable, encore moins éternel. D’un autre côté, notre capacité à intégrer le potentiel et à résister est permanente et exponentielle. Notre droit légitime est en lui-même une grande source de pouvoir et de puissance et notre logique est bonne. Nous sommes totalement résolus à continuer sur ce chemin.

Libérons nos esprits de l’impression que notre ennemi est insurmontable, car il y a un point de faiblesse dans tout ennemi et il est de notre devoir de déterminer ce point et d’y concentrer nos efforts. Faisons notre devoir de continuer chaque effort pour qu’il soit un jalon de la préservation de notre indépendance et de nos principes. Commençons tous par comprendre que la victoire commence de l’intérieur.

“Et nous avons désiré de montrer notre faveur à ceux qui sont opprimés sur terre, d’en faire des exemples et d’en faire les héritiers.” (Sourate 28, al-Qasas, verset 5)

FIN

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Résistance dans la complémentarité:

Manifeste de la societe des societes

Nouvelle guerre de l’empire au Moyen-Orient: L’Iran explique comment ça va se danser à Macron et aux autres…

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Pour les Gardiens de la Révolution Iranienne, pas question de désarmer le Hezbollah

“Macron est jeune et inexpérimenté”

 

Al Manar

 

24 novembre 2017

 

Source: http://french.almanar.com.lb/666576

 

Le chef des Gardiens de la Révolution iranienne (CGRI) a rejeté jeudi l’option d’un désarmement de l’organisation Hezbollah, soutenue par Téhéran et basée au Liban, ainsi que l’idée d’entamer des négociations sur son programme de missiles balistiques.

« Le Hezbollah doit être armé pour lutter contre l’ennemi de la nation libanaise qu’est Israël. Naturellement, ils (combattants du Hezbollah) devraient avoir les meilleures armes pour protéger la sécurité du Liban. Cette question n’est pas négociable « , a déclaré Ali Jaafari aux médias iraniens, cité par Reuters.

Le chef militaire a également salué le succès de l’axe de la résistance dans la région, saluant un « front de résistance » de Téhéran à Beyrouth et appelant Riyad à éviter de rentrer en confrontation avec celui-ci.

« Nous traitons directement de l’arrogance mondiale (Etats Unis) et Israël, pas avec leurs émissaires (…) c’est pourquoi nous ne voulons pas avoir de confrontation directe avec l’Arabie Saoudite », a-t-il déclaré.

« Tous les maillons du front de la résistance auront le même destin. Ces maillons sont plus qu’unis. Si Israël attaque un maillon, tous les autres maillons iront à son secours » , a indiqué aussi le chef du CGRI, cité par PressTV.

M.Jaafari a affirmé que son pays défendrait toutes les nations opprimées où qu’elles se trouvent et que dans les autres pays comme le Yémen, nos soutiens sont différents et nos aides se font à la demande du gouvernement du pays en question. Là-bas, au Yémen, le pouvoir est aux mains d’Ansarullah et nos aides se limitent à un soutien d’ordre moral et à des conseils.

Macron est « jeune et inexpérimenté »

Jaafari a en outre fustigé l’idée selon laquelle l’Iran devrait cesser ses essais de missiles, faisant allusion aux récentes déclarations du président français Emmanuel Macron qui avait souhaité que Téhéran clarifie « sa politique balistique qui apparaît comme non maîtrisée. »

« L’Iran ne négociera pas son programme défensif… il n’y aura pas de discussions à ce sujet », a-t-il ajouté, qualifiant le président français de « jeune et inexpérimenté. »

Sur un autre plan, Jaafari a également déclaré que l’Iran jouera un rôle actif dans la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu en Syrie.

= = =

De Press TV, 23 Novembre 2017:

Le chef du CGRI a annoncé ce jeudi que la lutte contre Daech, cette grande menace pour l’islam, allait se poursuivre.

Le général de division Mohammad Ali Jafari, le commandement en chef du Corps des gardiens de la Révolutions islamique (CGRI), a déclaré aujourd’hui, jeudi 23 novembre dans une conférence de presse : « La victoire sur Daech n’est pas la fin à 100 % de Daech mais plutôt la fin de son règne et ce sont là deux choses différentes. […] Daech est présent de manière souterraine au sein de différents groupuscules dans divers pays comme l’Afghanistan et il constitue une menace pour l’islam. C’est pour cette raison même que nous mettons au menu de nos travaux la lutte contre ses complots. »

Le chef du CGRI a ajouté : « Nous avons une bonne préparation pour faire face à ces menaces et l’efficacité du front de la résistance a été prouvée sur le terrain. »

Jafari a affirmé que la RII défendrait toutes les nations opprimées où qu’elles se trouvent et que « dans les autres pays comme le Yémen, nos soutiens sont différents et nos aides se font à la demande du gouvernement du pays en question. Là-bas, au Yémen, le pouvoir est aux mains d’Ansarallah et nos aides se limitent à un soutien d’ordre moral et à des conseils ».

« Tous les maillons du front de la résistance auront le même destin. Ces maillons sont plus qu’unis. Si Israël attaque un maillon, tous les autres maillons iront à son secours », a indiqué aussi le chef du CGRI.

En réponse à la question du journaliste de Fars News concernant les récentes déclarations des Occidentaux sur la capacité balistique de l’Iran, Jafari a affirmé : « Vouloir engager des négociations sur la capacité balistique, nous mettons ça sur le compte de l’inexpérience et de la jeunesse du président français. Il comprendra lui-même très vite que ses efforts sont vains. »

« Le propre du Hezbollah est d’être équipé et armé devant l’ennemi juré de la nation libanaise qu’est Israël. Parce qu’il faut rappeler que la première cible des Israéliens, c’est bien le Liban. Et il est normal que le Hezbollah soit équipé des meilleures armes pour assurer la sécurité [des Libanais] et c’est un sujet qui ne prête même pas à discussion. Toute la nation libanaise, mis à part quelques petits groupuscules marginaux, défend le principe que le Hezbollah soit armé », a enfin expliqué le commandant en chef du Corps des gardiens de la Révolution islamique.

[Source: http://www.presstv.com/DetailFr/2017/11/23/543223/CGRI-insiste-sur-le-maintien-de-la-lutte-cDaech ]

Ne vous laissez pas enfumer sur la guerre qui se prépare… Pour avoir un avis informé: « Le Hezbollah, son histoire de l’intérieur » de Naïm Qassem 2/3

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Hezbollah son histoire de l’intérieur 2/3

 

Naïm Qassem*

 

Traduction de larges extraits de la version anglaise (2005) par Résistance 71

 

Une version française de ce livre existe sous le titre: “Hezbollah, la voie, l’expérience, l’avenir”, publiée aux éditions Al Bouraq en septembre 2008 (376 pages)

 

(*) L’auteur de l’ouvrage Sheikh Naïm Qassem est le secrétaire général adjoint du Hezbollah (“Parti de Dieu”) depuis 1991, né au Liban en 1953, il possède une éducation universitaire et religieuse. Il fut professeur de chimie pendant plusieurs années en université. Il est l’auteur de plusieurs livres sur des sujets d’ordre politique et religieux. Mr Qassem est considéré comme l’historien du Hezbollah. 

 

1ère partie

2ème partie

3ème partie

La version intégrée en PDF réalisée par Jo:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

 

II. Organisation et travail public

[…] Il y eut un besoin de répondre à la question qui pose la direction générale à adopter: Est-ce que le parti devait juste être appelé “Hezbollah” (Parti de Dieu) ou “Nation (Oumma) du Hezbollah”? (Nation du Parti de Dieu)

Un danger inhérent à la structure des partis politiques est que cela restreint la taille du parti à ses membres, menant ainsi à l’exclusion des “autres”. Quelque soit la taille et la capacité de l’organisation, un parti est toujours limité en termes de rang et de fonctions. Ce fait pourrait facilement se traduire en un renoncement à un potentiel humain et une montée de l’esprit partisan, un esprit qui dénigre les non-membres et les individus dont les buts ne sont pas alignés sur les objectifs du parti.

D’un autre côté, le concept de la nation ou de corps politique repose sur une plateforme qui reconnaît tout le monde, quelque soit les allégeances, obligations ou préparation à la participation, mais qui ne manque pas d’obstacles quant à sa réalisation. La direction à suivre est donnée dans un contexte général et en des occasions particulières, auxquels la nation réagit et répond. Mais dans une société diversifiée comme l’est le Liban, une telle direction ne répond pas au défi de rassembler le potentiel de la nation et d’organiser son rôle et ses capacités, sa variété d’opinions, ses obligations individuelles, ses différences de niveaux intellectuels et son expérience pratique, son processus de décision et ses liens inter-factions.

Ainsi, une structure hiérarchique pyramidale fut finalement adoptée comme formule organisationnelle du Parti et fut agencée avec des lignes de conduite excluant les désavantages des deux propositions mentionnées ci-dessus. L’organisation prit ainsi cette forme:

  1. Le statut de membre a été conféré à ceux qui ont adopté les objectifs du parti dans leur totalité et se sont engagés à suivre les directives organisationnelles. […]
  2. Il ne fut distribué aucun signe de reconnaissance d’appartenance au parti, car les affiliés n’étaient pas les seuls individus contribuant aux objectifs du parti. La définition de l’affiliation au parti ne fut pas liée à l’obtention d’une “carte”.
  3. Les individus furent requis d’observer et d’accepter leurs fonctions au sein du parti, la plus importante étant celle de la résistance. […]
  4. Un large processus de recrutement fut lancé dans les districts et les villages, rassemblant tous ceux désirant rejoindre le parti. La gestion hiérarchique de ces recrues fut fondée sur la démographie et la distribution géographique. La participation, fonction des circonstances individuelles et de la disponibilité de temps. Tous les affiliés prirent part à l’entraînement militaire et culturel, aux fonctions de combat et de sécurité ainsi que des fonctions générales requises.
  5. Des sociétés de femmes furent créées et des rôles spécifiques distribués dans les mosquées et les districts. L’objectif était de parvenir à un recrutement culturel et sociétal afin de sécuriser la participation dans les activités et l’appel général du parti.
  6. Le recrutement de la jeunesse fut canalisé au travers du financement des Scouts de l’Iman al-Mahdi qui faisait participer aux activités du parti dans les grandes lignes et dans des activités en harmonie avec les besoins de la jeune génération.
  7. Des organisations gérées totalement indépendamment dans les domaines culturel, éducationnel, de la santé, des médias, de l’agriculture, de la construction et autres domaines, furent créées, ce qui était en plein accord avec les objectifs et la vision du parti.
  8. Le recrutement culturel ciblant les étudiants et les écoles secondaires ainsi que les professeurs d’université fut aussi activé. […]
  9. Une coopération continuelle avec les membres du clergé, les associations et les organisations variées était requise et devait être en harmonie avec les objectifs généraux du Hezbollah.
  10. Tous ceux qui participaient aux manifestations, rallies, activités et préoccupations du Hezbollah tout autant que ceux qui soutenaient l’idéologie du parti étaient (et sont) considérés comme soutiens du parti.

[…] Le choix fut fait de devenir le “Hezbollah” ou “Parti de Dieu”, qui couvre et inclut tous les segments de la nation comme détaillé ci-dessus et observe une totale promptitude à procéder à des amendements de politique interne lorsque le besoin d’un agrandissement d’échelle ou de stature se fait se fait sentir.

Le Conseil et le cadre organisationnel

Le choix a été en faveur du groupe et non pas du leadership individuel, le titre de ceci fut choisi comme étant al-Choura, le Conseil. Le nombre de membres délégués élus différaient d’un conseil à l7autre et il n’y eut initialement pas de tête individuelle ni de secrétariat général. A partir de 1985 se fit sentir le besoin d’une apparence politique officielle manifestant l’expression de la position du parti.

[…] En mai 1991, le Conseil a élu al-Sayyed Abbas al-Moussaoui comme secrétaire général, qui devint martyre le 16 février 1992. Le Conseil a alors élu son successeur en la personne de Sayyed Hassan Nasrallah. Son élection eut lieu à la mi-mai 1993. Il a été réélu depuis.

[…] De l’organisation générale initiale, des amendements furent mis en place afin de se conformer aux demandes fonctionnelles du Hezbollah. Cinq comités ou assemblées de conseil furent finalement créées: l’assemblée du djihad, l’assemblée politique, l’assemblée exécutive, l’assemblée parlementaire et l’assemblée judiciaire. Chaque assemblée se vit confier son leadership à un membre du conseil.

[…] Le Conseil est considéré être au sommet de la pyramide des objectifs stratégiques, en charge de créer la vision générale et la politique afférente, de superviser les stratégies des fonctions du parti et de prendre les décisions politiques. Le secrétaire général (SG) est en charge des responsabilités de supervision et de guidage administratif, de la coordination entre les membres du Conseil et les variés chefs d’assemblées ainsi que d’assumer la position politique du parti du manière officielle.

Attirer de nouveaux membres

Pour certains, une implication directe avec le parti et son cadre d’action était un obstacle, car pas tous ceux qui croyaient en la rectitude et la justesse de la résistance du Hezbollah pouvaient se conformer à son idéologie islamique. Similairement, ceux qui croient dans le mouvement politique du parti ne peuvent pas tous être d’accord avec le système de croyance et de réglementations de l’Islam, ou peuvent être intéressés tout en gardant une marge personnelle qui pourrait entrer en conflit avec les buts du parti et les requis pour être membre. De plus, la capacité du parti à accommoder les individus et à leur assigner des fonctions particulières n’est peut-être pas en ligne avec les perceptions individuelles des personnes de ce qui est approprié pour leurs carrières ou leurs chemins personnels.

Ainsi, le leadership a spécifiquement demandé aux assemblées de discuter des modes d’attraction de nouveaux membres de ses groupes spéciaux. Les suggestions suivantes furent faites:

  1. La création d’un nouveau cadre pour le parti afin de réduire les spécifications et les objectifs adoptés par le Hezbollah. […]
  2. La création de groupes indépendants et de cercles sympathisants ou la participation à leur création. Ces groupes doivent se conformer à certains objectifs du parti et observer un certain nombre de spécifications et de lignes de conduite. Dans le principe, il n’y a aucune objection à ce concept car il résulte d’un accord commun tacite. […]
  3. Membre périphérique: lorsqu’il n’y a pas conformité avec le minimum requis par la parti, il y a toujours une possibilité d’indépendance complète et de prise en compte des caractéristiques individuelles. […]

La différence entre les gens est une condition humaine des plus naturelle, liée à la culture, l’éducation, les inclinations et pôles d’Intérêt et de la sorte ne peut pas être géré au sein d’un cadre unique et unificateur. La responsabilité du choix est laissée aux individus en accord avec leurs propres convictions. Le parti fut lancé avec des objectifs particuliers soutenus par des mécanismes organisationnels afin de fonctionner adéquatement. Ceux qui sont d’accord et sont en harmonie avec ces objectifs sont sur la voie de l’affiliation comme membre, tandis que ceux qui ne le sont pas demeurent à une certaine distance du parti tout comme le parti accommode ou exclut des postulants sur la base de règles individuelles ou de groupe. Tel est le mode de vie. […] Les objectifs demeurent le point important et l’affiliation suit sur ce principe.

La résistance islamique

Les débuts

L’invasion du Liban par Israël en 1982 fut le 6ème conflit israélo-arabe:

  1. L’occupation par Israël des territoires de la Palestine en 1948 couvrant 20 770 des 27 027 Km2 que comprend la terre palestinienne. Ces terres sont appelées depuis “Les territoires occupés”.
  2. L’agression du trio France, Grande-Bretagne et Israël sur l’Egypte en 1956
  3. L’agression israélienne de 1967 occupant ce qu’il restait des territoires palestiniens (appelés maintenant “Les territoires de 1967” en plus de l’occupation et de l’annexion du Sinaï égyptien, des plateaux du Golan syrien et de la vallée Arabah jordanienne.
  4. La guerre d’octobre 1973 de l’Egypte et de la Syrie contre Israël fut marquée par la réclamation de territoires perdus par ces deux pays.
  5. L’agression israélienne de 1978 résultant par l’occupation par Israël de larges portions de territoires au sud-Liban et menant à la création d’une “zone de sécurité” dans laquelle demeurèrent un certains nombre de collaborateurs libanais emmenés par Saad Haddad.

Cinq guerres furent initiées par les sionistes tandis qu’une le fut par les Arabes. Ces guerres ont eu pour effet d’agrandir le contrôle géographique d’Israël, incluant des terres au-delà de la Palestine, dans les pays arabes voisins d’Egypte, du Liban, de la Syrie et de la Jordanie. La puissance militaire israélienne, soutenue par les moyens politiques internationaux, menés par les Etats-Unis, a créé suffisamment de pression pour imposer des concessions et légitimer le fait accompli (NdT: en français dans le texte original) de l’occupation des dits territoires.

Les sionistes considéraient que l’invasion du Liban handicaperait les structures de la résistance militaire palestinienne et aliénerait les combattants palestiniens au Liban, brisant ainsi leur capacité future de continuer leur quête pour la réclamation de leur terre.

[…]

Mais, alors que la Palestine est une terre musulmane et arabe occupée et qu’il est du devoir de chaque musulman de travailler pour sa libération et étant donné que d’autres zones de la terre arabe sont similairement occupées (incluant le Liban), zones auxquelles le devoir islamique de libération est aussi applicable, le juriste-théologien, l’Imam Kohmeini, a déclaré: “Israël est une glande cancéreuse.” Ansi le Hezbollah s’est dressé contre cette cible et a lancé des opérations de résistance islamique contre Israël avec les moyens humains limités dont il disposait. Ceci fut une étape sur le chemin vers un mouvement de résistance plus complet et intégrateur qui ne compromet pas la terre et qui refuse l’exploitation des faiblesses du monde arabe et de la Palestine par l’ennemi.

La priorité fut donc donnée à la confrontation, ce qui demanda l’emploi de toutes les ressources possibles pour remplir cet objectif. Les camps d’entraînement mis en place dans la Bekaa et supervisés par le corps des GRI iranien constituèrent la ressource première des combattants de la résistance ou “moudjahidines” de la “Résistance Islamique”. Ces camps furent une source d’inspiration culturelle, spirituelle, comportementale renforçant les qualités nécessaires au Djihad, ce qui étaient de fait les caractéristiques des membres du CGRI. Beaucoup de membres du Hezbollah participèrent à ces entrainements indépendamment de leurs fonctions au sein du parti, car l’entraînement est un pré-requis pour être accepter comme membre à part entière. L’ancien SG du parti, tombé en martyre, al-Sayyed Abbas al-Moussaoui, fut parmi les premiers à participer à l’entraînement qu’il termina vers la fin de 1982.

A cette époque, la capitale du Liban et ses proches banlieues, ainsi que le sud, l’ouest de la Bekaa et des parties du Mont Liban, étaient sous le joug de l’occupation israélienne. Les combattants de la résistance œuvrèrent dans des cercles secrets sans aucune apparence politique ou médiatique. S’activa en parallèle un mouvement de recrutement général qui se tint sans aucun cadre organisationnel formalisé.

Les combattants de la résistance accumulèrent très rapidement une grande expérience militaire. A ce moment furent créés des points de focalisation sur des tâches spéciales comme l’ingénierie, l’artillerie et autres spécificités dans le domaine militaire.

Jeunesse et efficacité

Le travail de résistance ne fut pas limité à ceux qui se dédièrent spécifiquement à celui-ci, mais s’étendit à l’enrôlement général de volontaires […] Les participants menaient leur vie quotidienne normalement, sur les lieux de travail, à l’université, dans le secteur privé. Il y eut un grand nombre de jeunes hommes attiré par ce volontariat et nous ne fûmes jamais à court de volontaires membres ou affiliés.

[…] Un développement militaire notoire fut celui associé à la précision du ciblage. Les unités d’ingénieurs et d’artillerie firent d’énormes progrès dans ce domaine, les rendant capables de frapper au cœur même de l’ennemi. Tout cela grâce à une meilleure maîtrise de l’environnement géographique, de la technique de mise à feu des roquettes Katiouchas, d’une meilleure compréhension des point faibles des véhicules blindés ennemis tant dans leurs formes les plus classiques qu’avec les chars à haute technologie Merkava qui devinrent très rapidement, les cercueils de leurs équipages [Note: un contrat de vente de chars Merkava à la Turquie fut annulé après la démonstration de l’efficacité des combattants du Hezbollah contre ces unités blindées israéliennes. L’opération servit à démontrer l’incapacité des chars Merkava à résister aux attaques de ceux qui comprennent son mode de confrontation…], d’une maîtrise dans la préparation des bombes sous leurs formes variées, le développement de l’expertise dans le placement de ces bombes sur le terrain des opérations, du développement d’une véritable expertise dans la reconnaissance du terrain permettant aux combattants de la résistance de s’infiltrer efficacement et d’atteindre les postes militaires ennemis avec précision, de la mise en place de technique de surveillance 24/24 de jour et de nuit des positions ennemies et de l’emploi des tactiques de pièges, des opérations de martyre et autres stratégies avancées.

De tels niveaux de performance militaire ne peuvent pas être vus en isolation de la croyance des combattants en leur cause, de la culture, du courage et de l’intrépidité de ces combattants, de leur volonté de tomber en martyre. Ceci est la véritable essence du succès de la résistance islamique.

[…] Il n’y a aucun cas de défaillance ni de désertion. […] La personnalité individuelle est le cœur même de la configuration de la résistance. C’est pour cette raison que le dossier de chaque postulant est étudié en détail avant que d’accorder le statut de membre de la Résistance. Sont analysées sa croyance individuelle en le Hezbollah, sa volonté et motivation à toujours développer plus avant sa conviction, ses capacités culturelles et militaires et la non-existence de quelque question ou doute que ce soit concernant la sécurité du postulant et de son entourage. L’individu est personnellement suivi au travers de sa formation afin de déterminer son plus fort potentiel pour le parti.

Les méthodes de combat et d’opération militaires

Le secret fut et est la clef du succès sur le champ de bataille du djihad. Surprendre l’ennemi permet les meilleurs résultats sur celui-ci tout en minimisant les pertes humaines dans les rangs de la résistance. L’ennemi œuvrait (et œuvre toujours) au moyen d’espions et d’agents de terrain pour découvrir des cibles, bénéficiant également de la reconnaissance aérienne et de moyens de surveillance militaire variés afin de détecter toute préparation d’attaque (NdT: comme la reconnaissance par satellites). Ainsi le secret devint de première importance afin de rendre ces opérations de surveillance futiles. Un groupe très restreint étaient au courant des opérations. Seuls ceux directement impliqués dans la préparation et la réalisation de ces opérations faisaient partie de ce cercle. De plus les participants du Hezbollah à ces opérations étaient choisis avec grande précision. Ainsi, l’ennemi fut incapable de découvrir quelle opération allait les frapper avant qu’elle n’ait lieu. C’est ce qui a rendu les opérations de la résistance si efficaces et imprévisibles.

L’équipement de combat était facilement transporté et caché. Il n’y avait pas besoin de chars ou d’artillerie lourde qui auraient pu facilement être ciblés par les forces aériennes ennemies, ceci n’était pas non plus en harmonie avec le plan sélectionné par la résistance en fonction de son armement.

La résistance, même lorsqu’elle fut à court d’armes et de munitions, a toujours combattu avec ce qu’elle avait sous la main. La sagesse employée dans la gestion des rares ressources militaires ont mené à la tactique de n’utiliser l’armement qu’en des lieux et temps bien déterminés. La sagesse tactique ne fut pas moins importante que les ressources militaires.

Des procédures pratiques furent mises en place pour construire un mouvement de résistance complètement différent d’une organisation militaire plus formelle. Habituellement, la résistance agissait au sein de cercles secrets, et ce même sur le champ de bataille. Ceci permettait plus de flexibilité et aussi permettait aux membres de continuer une vie normale dans les villes et villages d’où ils venaient, que ceux-ci soient proches ou éloignés de la ligne de combat. […] Les camps d’entraînement tombèrent aussi sous cette méthodologie et devinrent ainsi plus mobiles et mieux camouflés afin d’éviter les bombardements par l’aviation israélienne qui volait continuellement dans le ciel libanais.

[…] La résistance n’avait pas besoin de postes militaires fixes sauf dans quelques terrains montagneux ou zones forestières. Il y eut un besoin de poste afin de lancer des opérations, mais ceux-ci ne furent jamais établis près des zones de combat.

Ainsi, il n’était aucunement attendu que la résistance occupe quelque terre libérée que ce soit, comme ce fut le cas à la libération des postes de Sujud, Aramta et Dabshe, qui virent le déploiement du drapeau du Hezbollah et la brève présence des combattants de la résistance sur les lieux avant que l’aviation israélienne ne vienne intensément bombarder les places. Une opération de la résistance était considérée réussie si les occupants des positions ennemies étaient tués, blessés ou contraints d’évacuer et non pas nécessairement une opération qui reprenait pour l’occuper la position ennemie.

Il n’était pas non plus attendu de la résistance qu’elle concentre ses ressources humaines et militaires sur la ligne de front pour s’engager dans une guerre classique avec l’ennemi, ceci revenait à une armée régulière ayant le nombre suffisant. Le travail de la résistance était essentiellement “frapper et décrocher”, laissant l’ennemi surpris, choqué, en désarroi et sans aucune cible pour répliquer.

Une telle intensité, diversité et extension des opérations a aidé à remplir plusieurs objectifs capitaux:

  1. Confusion de l’ennemi et obliger son commandement à maintenir un état d’alerte permanent, menant éventuellement à l’extrême fatigue physique et mentale des troupes et un déclin en puissance et en efficacité.
  2. Extension du sentiment de panique au sein des troupes ennemies, la peur de la mort persistait après chaque attaque réussie de la résistance ou chaque attaque potentielle. Ceci a servi à secouer le moral de l’ennemi et à directement affecter le rendement des troupes ennemies.
  3. L’interdiction pour l’ennemi d’étendre ses objectifs expansionnistes étant donné l’intense pression exercée sur les zones déjà occupées.
  4. La libération de la terre comme objectif final et ultime, ceci s’est produit par étapes et au travers de bien des confrontations. [note: retrait progressif des forces israéliennes zone par zone jusqu’à la grande victoire en cinq décennies que représente l’évacuation par Israël du sud-Liban et de la Bekaa occidentale le 24 mai 2000…]

Le choix du temps et de l’endroit pour chaque opération était de la plus haute importance pour le succès, mais la stratégie principale était aussi celle des opérations constantes (selon les circonstances de terrain), évitant ainsi toute ouverture de feu inutile et inefficace, tout en travaillant totalement indépendamment de tout développement se tenant sur la scène politique. Un tel plan opérationnel a aidé de manière la plus importante au succès des opérations militaires de terrain et ceci a eu des répercussions inévitables sur le front politique.

Entre libération et négociation

La Résistance a toujours défini ses opérations de djihad comme visant à la libération de la terre et n’ayant aucune incidence politique. Les opérations de libération de la terre sont planifiées et exécutées sur le terrain sans recours à quelque développement politique que ce soit ou à la volatilité de politiciens. Les opérations politiques quant à elles, appellent à un effort d’amélioration des conditions de la négociation politique avec l’ennemi, qu’on lui offre des périodes de grâce, de rémission et qu’on relie les opérations de terrain avec la nature et le cours des négociations en cours.

[…] Ainsi, le Hezbollah ne vit pas de conséquence positive à la négociation politique… La solution pratique, légitime et objective est donc représentée par les opérations de résistance qui forcent, en effet clair et direct, un retrait de l’ennemi et la reconsidération tout à la fois de son agenda politique et de ses méthodes. Il n’est pas possible d’isoler tout mouvement de djihad de ses répercussions politiques et la sagesse nous demande de faire quelques pas pratiques à la suite d’un important changement politique.

[…] Il n’y a aucune restitution de terres suite à des négociations et l’occupation ne peut pas soutenir la pression de la résistance. La dépendance et la subordination aux régimes politiques enferme l’activité de résistance dans une zone d’obligations et de systèmes de requis ; ceci compromet la liberté et l’efficacité qui caractérisent habituellement de telles activités. […]

La sphère cible

Les ressources disponibles au mouvement de la résistance sont, par défaut, plus faibles que les moyens de l’envahisseur occupant. […] La résistance a identifié que la sécurité est le point faible et décisif de l’ennemi israélien. Les opérations de terrain se sont donc concentrées à lui infliger le plus grand nombre de pertes et la topographie libanaise bien particulière, a permis d’y parvenir.

Lorsque l’ennemi persista à outrepasser les limites du combat au moyen de bombardements incessants de cibles civiles au Liban, la Résistance s’est résolue à diriger les tirs de ses roquettes Katiouchas sur les colonies du nord d’Israël. La formule de blesser l’ennemi seulement au travers de ses pertes militaires ne fut pas suffisante pour empêcher l’armée israélienne de cibler les civils libanais. Ainsi, le bombardement direct de zones civiles israéliennes fut une réaction, en réciproque de la tactique initiée par l’armée israélienne. Ces mesures ont permis d’aboutir aux accords du juillet 1993 et d’avril 1996 ; accords qui établirent que toutes les zones civiles devenaient des zones neutres. Un fait qui n’est approprié et harmonieux qu’avec les objectifs de la Résistance.

[..] De plus, la résistance considère futile de cibler des Israéliens à travers le monde. La confrontation avec l’ennemi dans les zones occupées est la seule action valide et légitime, ceci amène beaucoup de soutien au mouvement. Limiter la sphère cible aux territoires occupés sert à parvenir au bris de la sécurité ennemie, de sa stabilité et de son sentiment auto-protecteur. Ceci a un effet cumulatif et n’a pas de conséquences néfastes ou d’effets secondaires sur la résistance. Cette vision des choses n’est en aucun cas séparée de l’aspect de la doctrine déterminant les règles et les lignes de conduite de la confrontation.

[…] L’objectif est de toujours maintenir le tempo et la fréquence des opérations de terrain au niveau requis approprié.

L’activité de résistance est un effort cumulatif qui ne peut pas se réaliser au travers d’un nombre limité de coups, car c’est la persistance d’une telle activité qui porte les fruits du futur.

[…] Les opérations martyres ont émergées comme une approche adoptée par la résistance. Malgré le fait que seulement 12 opérations au véhicule piégé ne furent enregistrées, ces opérations dangereuses de résistance où la possibilité de devenir martyre sont très hautes, ont été d’une valeur incommensurable.

[…]

Nomenclature islamique

Le nom “Hezbollah” ou “Parti de Dieu” provient du Coran: “Le parti d’Allah, ce sont eux les victorieux.” [Sourate 5, verset 56]

[…]

La Résistance et le travail public

Le délai entre la création d parti et ses interactions politiques est lié à ces raisons:

  1. La période de fondation s’est concentrée sur le développement militaire car l’objectif principal était la résistance à l’occupation israélienne.
  2. Le secret fut la caractéristique principale de la période fondatrice. Le travail de résistance demande qu’une bonne partie de travail soit réalisée dans le secret pour des raisons de sécurité évidentes. Le secret était une nécessité absolue dans la mesure où l’espace aérien libanais était ouvert à l’aviation israélienne. Le travail politique demande une représentation publique, le temps n’était pas venu…
  3. Depuis 1975, le Liban est le domaine de circonstances compliquées générées par une guerre civile qui mena à des conflits internes importants. Ceci fut associé à l’expulsion de l’OLP du Liban. […]
  4. La préoccupation initiale de la préservation coûte que coûte de la Résistance demanda une attention sans équivoque de tous les instants, celle-ci força à repousser l’implication politique du parti. […] Une fois que la résistance fut sortie de son enfance et qu’elle eut prouvé sa valeur et pesait de sa présence, de telles préoccupations furent diluées. Ainsi vint le temps de poser une définition du Hezbollah qui peut se lire comme suit: “Le Hezbollah est un mouvement de djihad ayant pour mission principale d’entreprendre le djihad contre l’occupant israélien. Un effort politique sage et intelligent pourrait et devrait être un soutien important pour un tel mouvement.”
  5. La stabilisation de l’identité et de l’individualité du parti fut une grande préoccupation, ainsi que de clarifier ses objectifs théologiques et pratiques, résolvant quelques préoccupations internes, comme les pensées du parti concernant le gouvernement libanais, spécifiquement après l’accord de Taïf et aussi de définir sa politique générale quant à son approche des relations envers les différents pouvoirs politiques en place.
  6. Ce n’est pas un secret que ce parti naissant absorbait les expériences de ses membres, ce qui fut d’un grand bénéfice au cours de l’année de fondation. Puis le parti grandit et ses plans et méthodes se cristallisèrent, ses positions sur certaines préoccupations devenant plus claires et déterminées.
  7. Au niveau de sa relation avec le peuple, l’action décisive du parti fut celle qui amena à la décision de participer aux élections législatives du Liban. […]

[…]

Services sociaux

Le Hezbollah est tout particulièrement attentif au travail social. Aucun aspect de l’aide aux pauvres ne fut négligé alors que le parti travaillait a réaliser une responsabilité sociale commune, répondant ainsi au besoin urgent d’introduire des programmes bénéfiques. Ce travail est simplement considéré comme un devoir du parti et a consisté en des efforts de levées de fonds et de les rendre disponibles aux ressources des services sociaux. Le parti a travaillé au mieux de ses capacité, coopérant avec les institutions publiques officielles pour répondre aux besoins sociétaux. […]

De plus, le Hezbollah a créé l’association Jihad al-Binaa (construction et développement), servant l’effort de reconstruction après les bombardements de 1985 […]  Chaque maison endommagée par les raids israéliens depuis 1991 a été restaurée par cette institution, ce qui porte un total de 17 212 maisons, magasins et structures d’utilité publique, réparés.

Entre 1988 et 1991, la parti a travaillé à enlever toute l’accumulation d’ordures ménagères et de débris dans les banlieues sud de Beyrouth, où vivent plus de 500 000 habitants. Une moyenne de 65 tonnes de détritus par jour furent retirées, ce qui résolut un problème grandement négligé par le gouvernement. Aune compensation financière ne fut demandée aux habitants et ce service a continué à être fourni gratuitement aux résidents depuis, comme part de ses efforts humanitaires.

Avec 110 citernes d’eau potable distribuées dans la banlieue sud de Beyrouth, la parti donne ainsi de l’eau potable dans des zones qui ne sont pas fournies par les services publics. 300 000 litres d’eau atteignent ainsi quelques 15000 familles quotidiennement. Ce service est fourni gratuitement à ces familles depuis 1990 jusqu’à ce jour.

Le Hezbollah est aussi concerné par les activités agricoles allant d’études de terrain à la prévision de crédit agricole en passant par la distribution de tracteurs, la fertilisation des sols, le transfert de connaissance pour l’apiculture et autres productions et le conseil de centres pilotes de développement.

[…] Pour la santé, le parti a créé L’Organisation Islamique de la Santé (OIS) qui gère 9 centres de santé, 16 cliniques fixes et 3 mobiles desservant 51 villages. Ces centres fournissent une assistance médicale gratuite, des médicaments aux personnes résidentes et à 88 écoles. Ils mettent en place des campagnes régulières contre la tabagie et la prévention de maladies. L’OIS a aussi dix antennes pour la protection civile.

Le parti fut attentif à l’éducation pour ceux dans le besoin et a fourni un support éducatif pour plus de 16 000 élèves tout en payant l’éducation de plus de 6000 étudiants. Des bourses d’études allant de 25 à 100% furent données à plus de 8000 élèves.

L’Institution pour les Blessés prend en compte plus de 3000 blessés dont plus de 2000 combattants de la résistance. La prise en charge est totale. Elle consiste en assistance médicale, pension, rééducation des handicapés. […]

Les occidentaux ont suspecté que le travail social du Hezbollah était essentiellement un outil de recrutement, alors même que ceci fut une conséquence naturelle des activités sociales du parti. Ils ont aussi suspecté que les gens qui se rassemblent autour du parti le font afin de bénéficier de ces services. Bien que ces services ont indéniablement un grand effet sur le peuple, l’essence pour la participation à de tels programmes réside ultimement en la croyance à la voie sur laquelle on s’engage. Le travail social sert à enrichir la confiance des soutiens dans la viabilité du parti, de sa cause et de son chemin, alors qu’il coopère, collabore et joint ses forces pour le bien commun afin de demeurer fort et tenace dans ses rôles de résistance et de représentation politique.

A suivre…

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: L’empire utilise ses proies saoudo-sionistes pour sa prochaine étape… guerre contre le Liban et l’Iran

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 novembre 2017 by Résistance 71

L’oligarchie impérialiste veut sa 3ème guerre mondiale non thermonucléaire pour faire perdurer le système oppresseur étatico-capitaliste. Elle la tient peut-être avec un conflit qu’elle ourdit entre l’Arabie Saoudite et l’Iran par Liban (Hezbollah) interposé et avec l’intervention de l’entité sioniste. L’épisode Daesh en Irak et en Syrie se termine, aussitôt surgit le nouveau chaos piloté de l’intérieur par la même clique oligarque. Quand les peuples comprendront-ils qu’il n’y a pas de solutions au sein du système et que l’heure arrive pour eux de reprendre les rênes de l’affaire pour l’avènement de la société des sociétés.
~ Résistance 71 ~

 

Après le Yémen, l’Arabie Saoudite risque de s’enliser dans un nouveau conflit

 

Press TV

 

4 novembre 2017

 

url de l’article en français:

http://www.presstv.com/DetailFr/2017/11/05/541048/Harirdmission-le-pari-perdu-WashingtonRiyad

 

La démission du Premier ministre libanais est un pari israélo-américain à haut risque. Le scénario est le suivant : Riyad devra financer la guerre israélienne contre le Hezbollah et partant contre le Liban. Quasi ruinée par la guerre au Yémen, l’Arabie de Ben Salmane où est menée en ce moment une purge anti-Ben Salmane sans précédent, va s’endetter davantage et pour quel résultat? Raï al-Youm apporte les éléments d’une réponse.

L’analyste Abdelbari Atwan, rédacteur en chef de Raï al-Youm, a analysé dans un article la démission de Saad Hariri de son poste de Premier ministre du Liban. Il y voit un pari saoudo-américain dont les répercussions ne sont pas précises.

« L’analyste exclut toute menace de mort contre Saad Hariri (venue de la part du Hezbollah, NDLR) comme ce dernier l’a laissé entrendre pour expliquer sa démission. Il ne semble pas que la vie de Hariri soit en danger, car le Hezbollah qui aurait pu « procéder à son assassinat », selon l’allégation de Hariri lui-même, le soutenait et c’était en fait avec l’aval de ce mouvement de la Résistance que le président Michel Aoun l’avait désigné à ce poste, explique Atwan.

La démission de Hariri se fait, poursuit Atwan, dans le cadre d’un plan saoudo-américain visant le Hezbollah, alors que Riyad se trouve empêtré au Yémen. Et n’oublions pas qu’Ansarallah a infligé d’importants dégâts à l’Arabie saoudite, visant par ses missiles balistiques les frontières méridionales saoudiennes aussi bien que le cœur même de sa capitale Riyad. Le plus récent cas en est  l’attaque balistique d’Ansarallah sur l’aéroport du roi Khaled à Riyad.

Le rédacteur en chef de Raï al-Youm rappelle que le « ton agressif », avec lequel Saad Hariri s’est adressé à l’Iran, était « sans précédent »; les « propos particulièrement virulents de Hariri ont complété ceux de Thamer al-Sabhan, ministre conseiller saoudien pour les affaires du golfe Persique qui a traité le gouvernement libanais de tous les nom pour s’être tenu aux côtés du Hezbollah dans sa guerre contre le terrorisme.

Pour Atwan, l’Arabie saoudite qui n’a pas de frontières avec le Liban ne pourrait « s’attaquer à ce pays » sans passer par l’intermédiaire d’Israël :

« La déclaration de guerre contre le Hezbollah ne pourrait être lancée qu’en coordination totale avec Israël. L’Arabie saoudite n’est absolument pas en mesure de mener des guerres combinées, à la fois, contre le Yémen, contre le Liban, voire contre l’Iran d’autant plus qu’elle ne partage pas de frontières communes avec le Liban. En plus, ses alliés sont beaucoup plus faibles pour pouvoir vaincre un Hezbollah sorti largement renforcé de sa guerre contre le terrorisme en Syrie. Ceci étant dit, cette possible guerre, si elle venait à éclater, serait loin de surprendre Nasrallah. Après tout, chef politique et commandent militaire qu’il est, Nasrallah est prêt à faire face à tout complot saoudo-américain. En ce sens, ce pari Washington/Riyad à l’issu bien incertain, risque d’avoir des effets inverses. Hariri a parlé d’un « mal qui retournerait contre l’Iran », les réalités sur le terrain prouve le contraire : Israël a bien prouvé qu’il n’est jamais un allié sur qui on peut compter.

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Israël et l’Arabie Saoudite ont infiltré des équipes d’assassins au Liban pour se débarrasser du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah

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Top priorité: des équipes israéliennes sont infiltrées au Liban pour y assassiner Hassan Nasrallah le chef spirituel du Hezbollah

Le signal de transfert d’info a été intercepté par une puissance mondiale importante et directement passé à VT pour diffusion à 3H08 fuseau Est…

Gordon Duff

19 mai 2017

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2017/05/19/breaking-israeli-teams-in-lebanon-to-murder-nasrallah-spiritual-head-of-hezbollah/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Des interceptions de signaux de transmission en provenance de sections d’assassins saoudo-israéliennes font état de leur mouvement vers le Liban. Leur cible est Hassan Nastallah, le leader du parti politique libanais du Hezbollah.

Le Hezbollah a en ce moment environ 20 000 combattants en Syrie soutenant la guerre contre l’EIIL et Al Qaïda soutenus par les Etats-Unis.

Ces derniers mois, des échanges de menaces se sont déroulés entre Nasrallah et le ministre de la défense likoudiste (extrême-droite) israélien Avigdor Liberman. Les plans d’invasion du Liban cette année par Israël ont été perturbés lorsque Nasrallah a informé Liberman que le Hezbollah, utilisant des systèmes de missiles iraniens ultra-performants, était prêt à frapper et à détruire des infrastructures militaires clef en Israël incluant, mais ne se limitant pas aux, les facilités nucléaires et de guerre chimique d’Israël.

Plus d’information à venir…

 

Guerre impérialiste en Syrie: les enjeux de la guerre par proxy de l’occident colonialiste au Moyen-Orient…

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“La résistance contre l’occupation israélienne, qui est un danger à la fois présent et futur, reçoit une priorité ultime étant donnés les effets anticipés d’une telle occupation sur le Liban et dans toute la région…”
~ Naïm Qassem, second objectif fondamental édicté à la création du Hezbollah ~

“Israël n’est pas le projet, c’est un outil exécutif dans le projet de l’hégémonie américano occidental dans notre région, il assume un rôle exécutif au service de ce projet.  C’est pour cela qu’ils le défendent partout dans toutes les instances, – dont le Conseil de sécurité, où le veto est interdit-, en lui fournissant l’aide financière, militaire et économique et sont prêts à combattre à ses côtés le cas échéant.”
~ S. Hassan Nasrallah (2015) ~

 

Le Hezbollah livre une bataille existentielle en Syrie

 

Tony Cartalucci

 

27 juin 2016

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2016/06/hezbollah-wages-existential-battle-in.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le leader du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a annoncé ses intentions de renforcer les positions en Syrie, particulièrement à Alep. Al-Manar dans son article « S. Nasrallah: Hezbollah Will Reinforce Troops in Aleppo to Achieve Major Victory, » rapporte que:

Le SG du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a confirmé vendredi que le parti allait envoyer plus de troupes en Syrie, à Alep où se déroule une bataille majeure afin de battre le projet terroriste takfiriste soutenu par l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis.

Nasrallah ajoute que les Etats-Unis et leurs alliés régionaux préparaient d’inonder la Syrie avec des milliers de terroristes mercenaires supplémentaires afin de saisir la vielle d’Alep. Il a aussi fait remarquer comment le soi-disant “cesser-le-feu” était utilisé par des factions variées soutenues par les USA et l’Arabie pour mieux se retrancher et se préparer à la prochaine phase de combat.

Nasrallah avait prévenu le monde en 2007 de la catastrophe à venir en Syrie

En 2007, Nasrallah avait donné un entretien au journaliste Prix Pullitzer Seymour Hersh dans son article: « The Redirection: Is the Administration’s new policy benefitting our enemies in the war on terrorism? »

Dans celui-ci, Nasrallah avait déclaré ce qui suit tout en discutant au sujet de la guerre civile en cours en Irak, des années avant ce qui s’est produit en Syrie n’arrive (NdT: les évènement de Syrie se sont déclenchés en mars 2011):

Nasrallah a dit qu’il croyait que l’Amérique voulait également procéder à une partition du Liban et de la Syrie. En Syrie, avait-il dit, le résultat serait de pousser le pays dans ‘un chaos et des batailles internes comme en Irak’. Pour le Liban, ‘il y aura un état sunite, un état alawite, un état chrétien et un état druze’, mais avait-il dit ‘je ne sais pas s’il y aura un état chi’ite’.

Il pensait que des tentatives seraient effectuées pour faire partir les chi’ites du Liban et de la Syrie et aussi loin que du sud de l’Irak, ce qui pourait expliquer pourquoi l’auto-proclamé “État Islamique” opère de manière si propice à la fois en Syrie et en Irak, servant d’outil d’influence non pas seulement de la Syrie, mais de toute la région sur un plan géopolitique.

L’article de Hersch en 2007 révèlait aussi un autre aspect important de la politique étrangère américaine si évident à ce moment là et maintenant si prophétique à posteriori. L’article déclara que “pour réduire l’influence de l’Iran qui est chi’ite de manière prédominante, le gouvernement Bush avait décidé de reconfigurer ses priorités au Moyen-Orient. Au Liban, le gouvernement US a collaboré avec l’Arabie Saoudite sunnite dans des opérations clandestines visant à affaiblir le Hezbollah, l’organisation chi’ite soutenue par l’Iran. Les Etats-Unis ont aussi pris part à des actions clandestines visant l’Iran et son allié de la région, la Syrie. Un des effets secondaires de cette entreprise a été la poussée et le soutien de groupes extrémistes sunnites épousant une vision militante de l’Islam, hostiles aux Etats-Unis et sympathisant d’Al Qaïda.

Ainsi, la recherche de Hersh et ses entretiens révélèrent essentiellement que déjà en 2007, les Etats-Unis travaillaient avec leurs alliés régionaux comme l’Arabie pour pousser et armer des groupes terroristes et leurs réseaux politiques, incluant la confrérie des Frères Musulmans (NdT: qui a été recupérée par les services de renseignement britanniques dans les années 1920 et qui œuvrent comme agents impérialistes depuis lors…), en préparation de la destruction et de la division de la région, ceci incluant la Syrie et le Liban.

Le combat de la Syrie est le combat du Liban et donc le combat du Hezbollah

Les maisons de change prominentes de Washington, les blablateurs déguisés du journalisme comme ceux du Daily Beast, ont insisté que le combat du Hezbollah en Syrie est un divorce de l’objectif supposé de l’organisation qui serait comme le proclame de manière si simpliste le Daily Beast, de “combattre Israël”. Das son article « Hezbollah Fighters Are Fed Up With Fighting Syria’s War, » et dans un style si typique du journalisme occidental, le Daily Beast défère à une poignée d’histoires anonymes et anecdotiques pour renforcer ce qui serait autrement une assertion sans fondement aucun pour promouvoir ce qui est finalement un narratif factuellement écorné.

Le but de l’existence du Hezbollah n’est pas de “combattre Israël”. Il est de protéger la nation du Liban et la population chi’ite de toutes menaces (NdT: lors de la dernière guerre d’invasion d’Israël au Liban-Sud, en 2006 le Hezbollah a protégé et logistiquement aidé la population chrétienne, il existe toujours une forte alliance politique entre le Hezbollah et le mouvement politique chrétien de l’ex-général Aoun). L’article de Hersh en 2007 a révélé qu’en plus de la protection des populations chi’ites, même l’ancien agent de la CIA ayant opéré au Liban Robert Baer avait admis que le rôle très important que le Hezbollah avait aussi joué en protégeant les minorités à travers la région, incluant les chrétiens, lorsque la guerre par procuration de Washington menée par Al Qaïda commença.

Comme le but réel et effectif du Hezbollah est la défense du Liban, il n’est donc pas difficile de voir ni de comprendre pourquoi il s’est investi si lourdement dans la guerre faisant rage dans le pays voisin qu’est la Syrie.

La belligérence du régime actuel d’Israël n’est qu’une des nombreuses menaces planant sur le futur du Liban. L’expansion de groupes extrémistes comme Al Nosra (NdT: Al Qaïda en Syrie, créé et armé par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar et Israël…) et Al Qaïda, en passant par l’État Islamique (NdT: ou EIIL/EI/Daesh aux sponsors identiques), alimentés par les Etats-Unis, l’Arabie, la Turquie, le Qatar, la Jordanie en argent, armes et soutien politique, en est une autre. Ceci constitue une menace essentielle non seulement pour la Syrie, mais aussi pour ses voisins incluant le Liban.

Le Liban en fait, a servi comme un des plusieurs conduits au travers duquel les combattants de la guerre par procuration menée par les Etats-Unis sont transportés en nombre important ainsi que leur logistique. Ceci a mené à des combats au Liban entre des groupes extrémistes et à la fois des membres des milices du Hezbollah et des factions de l’armée libanaise qui tentaient d’interdire le flot d’hommes et de matériel.

Mais l’impact actuel de la guerre en Syrie sur le Liban n’est qu’une menace à laquelle la nation et ses défenseurs doivent faire face. L’autre est la perspective de l’effondrement du gouvernement syrien et que les groupes terroristes soutenus et montés en puissance par l’occident et ses alliés régionaux ne prévalent et ensuite s’étendent partout.

La Libye est un avertissement aux voisins de la Syrie: “Vous êtes les prochaines sur la liste”…

Comme on l’a vu en Libye, l’effondrement induit par l’occident d’un gouvernement et le changement de régime qui a suivi n’est que la première étape d’ambitions bien plus grandes de l’occident. La Libye fut ensuite utilisée comme tremplin pour envoyer des combattants et des armes dans d’autres nations ciblées par Washington et marquées du sceau de “changement de régime”. Ceci incluait la Syrie elle-même.

Les observateurs attentifs du conflit syrien pourront se rappeler qu’à la fin de 2011 et au début de 2012, la Libye contribua à un nombre signifiant de combattants et d’armes pour le conflit en Syrie, armes et personnels entrant en Syrie via le pays de l’OTAN: la Turquie, avec l’assistance du gouvernement des USA et en préparation de l’invasion de la plus grande ville de Syrie: Alep.

En novembre 2011, le Telegraph dans leur article: « Leading Libyan Islamist met Free Syrian Army opposition group, » rapportait:

Abdul Hakim Belhaj, chef du conseil militaire de Tripoli et ex-leader du Groupe Combattant Islamique Libyen (GCIL) a rencontré les chefs de l’Armée Syrienne Libre (ASL) à Istanboul et à la frontière turco-syrienne, a dit le responsable militaire travaillant avec Mr Belhaj. Mustapha Abdoul Jalil, le président libyen intérimaire, l’a envoyé là-bas.” Il doit être noté que le leader terroriste Belhaj, soutenu par les Etats-Unis a apparemment joué un rôle essentiel dans la présence de l’EIIL en Libye.

Dans un autre article du Telegraph: « Libya’s new rulers offer weapons to Syrian rebels, » il est admis:

Les rebelles syriens ont eu des négociations secrètes avec les nouvelles autorités libyennes vendredi, le but étant de sécuriser plus d’armes et d’argent pour leur insurrection contre le régime du président Al-Assad, a appris le Daily Telegraph

A cette réunion, qui a eu lieu à Istanboul et qui comprenait des officiels du gouvernement turc, les Syriens ont requis l’assistance des représentants libyens et des armes et des volontaires leur furent offerts. Il y a quelque chose de planifé pour envoyer des armes et même des combattant libyens en Syrie, a déclaré une source libyenne, parlant sous condition d’anonymat. Il y a une intervention militaire en route, dans quelques semaines vous verrez.

Plus tard ce mois là, quelques 600 terroristes libyens seront rapportés être entrés en Syrie pour commencer des opérations de combat et par la suite, CNN dont le journaliste Ivan Watson qui accompagna les terroristes à travers la frontière turco-syrienne et dans la ville d’Alep, révéla qu’en fait des combattants étrangers se trouvaient parmi les militants, surtout des Libyens. Il fut admis que:

Dans le même temps, des résidents du village où les Faucons Syriens établissaient leur QG affirmaient qu’il y avait là des combattants de plusieurs pays d’Afrique du Nord servant dans les brigades combattantes. Un combattant volontaire libyen a aussi dit à CNN qu’il a l’intention d’aller en Syrie via la Turquie dans les jours qui venaient afin d’ajouter une “section” de combattants libyens au mouvement armé.

CNN ajouta également:

“Mercredi, l’équipe de CNN a rencontré un combattant libyen qui était entré en Syrie via la Turquie avec quatre autres Libyens. Le combattant portait une tenue complète militaire camouflée et portait un fusil d’assaut Kalashnikov. Il a dit que plus de combattants libyens étaient en route.

Parmi les combattants étrangers, certains d’entre eux sont clairement attirés là-bas car percevant ce combat comme un “djihad”. Ceci est donc un aimant à dhihadistes qui voient cela comme un combat pour les musulmans sunnites.”

Avec ceci à l’esprit, on ne peut qu’imaginer à quel point serait les ramifications de ces groupes terroristes avec la Syrie devenant un autre havre d’entraînement, de logistique et de trafic d’armes et de combattants, alors que l’occident ferait glisser sa guerre par procuration vers le Liban, l’Iran et même le sud de la Russie (Caucase) et la Chine occidentale.

Le Liban, sans le gouvernement et la force militaire syriens et avec l’Iran combattant une guerre par procuration qui traverserait inévitablement ses frontières si la Syrie tombait, n’a aucune chance contre les mercenaires de la guerre par procuration soutenus par le sponsorship multinational du terrorisme mené par les Etats-Unis. La bataille pour la Syrie est la bataille du Liban. Elle est aussi la bataille de l’Iran, et celle de la Russie et même de la Chine. Ces nations ne soutiennent ni ne défendent le gouvernement syrien juste parce qu’ils en sont les alliés. Elles le font en connaissance de cause sachant que le conflit s’étendra s’il n’y est pas mis fin en Syrie dès maintenant.

C’est précisément pour cela que ni la Russie, ni l’Iran, ni le Liban et à moindre mesure ni la Chine, ne peuvent se permettre d’abandonner la Syrie.

Ceci est aussi pourquoi les “assurances” en provenance des Etats-Unis disant que si “un changement de régime” se faisait en Syrie, le conflit prendrait fin, ne peuvent pas et ne doivent pas être crues.

“Le changement de régime” n’a pas mis fin au conflit en Libye, ni au rôle de la Libye dans le soutien de plus vastes conflits au-delà de ses frontières. Cela ne sera pas le cas en Syrie non plus. Ceci ne fera que mener au prochain conflit qui sera bien plus important.

Le Hezbollah ne combat pas “pour Assad” en Syrie. Le Hezbollah se bat pour le Liban et la stabilité de la région entière de laquelle le futur du Liban dépend directement.

Résistance stratégique à l’empire: Nouvelle donne au Moyen-Orient…

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La mutation de la résistance libanaise

 

Amal Saad

 

24 février 2015

 

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article15219

 

L’intervention du Hezbollah en Syrie a été critiquée par beaucoup dans le monde arabe comme un signe « qu’il a abandonné la résistance pour lutter contre d’autres musulmans. » Son attaque efficace et récente à Chebaa contre un convoi militaire israélien, cependant, sert comme un rappel que le mouvement n’a pas détourné son attention d’Israël et qu’il est capable de lutter sur plusieurs fronts à la fois.

Le fait que le Hezbollah conserve en priorité son activité de résistance, tout engagé qu’il puisse être dans plusieurs théâtres militaires dans la région, indique qu’il a transcendé son origine, sa mission de résister à Israël.

Faire face à Israël est maintenant un des rôles, parmi d’autres, assumé par le Hezbollah dans la période qui a suivi les bouleversements régionaux et marqué le début de la montée du takfiri-djihadisme. Dépassant son rôle d’organisation de la résistance, le Hezbollah assume maintenant la responsabilité de garder les frontières du Liban, de faciliter la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste, ainsi que de mener des opérations de contre-insurrection en Syrie et en Irak.

La résistance ne se limite plus à expulser les occupants sionistes et à empêcher toute nouvelle agression israélienne, mais aussi à présent de préserver le cadre politico-territorial et l’environnement stratégique dont elle a besoin pour poursuivre ses missions. La déstabilisation de ces deux sphères par les takfiris-djihadistes a contraint le Hezbollah à se transformer en un mouvement post-résistance.

Le préfixe « post » ici ne signifie pas la fin de la résistance, ou ce qui vient après, mais doit être compris de la même manière que la notion de « post » dans postcolonial, peut être interprétée comme « la persistance du colonialisme, quoique par de différentes ou nouvelles relations concernant le pouvoir ».

La résistance, loin d’être terminée, s’est maintenant transformé en une armée de résistance transnationale dont la direction et la mission restent attachées à sa raison d’être qui est de résister à Israël, mais qui est également engagée dans la protection de « l’épine dorsale » de la Résistance, comme l’explique Nasrallah. À cette fin, le Hezbollah a cherché à extraire les territoires syriens, libanais et irakiens du contrôle djihadiste.

En substance, le Hezbollah est confronté à une insurrection transnationale qui cherche à étendre son proto-état. Tout comme le mouvement avait créé son modèle « hybride » de guérilla en 2006 en fusionnant les méthodes conventionnelles et non conventionnelles de combat, il a créé à présent un nouveau modèle de contre-insurrection dans lequel sa propre armée de résistance, irrégulière et hybride, cherche à supprimer l’activité d’insurgés appartenant à une autre force irrégulière et hybride.

Bataille existentielle avec ISIS

La guerre avec ISIS et le front al-Nusra est considérée comme une bataille existentielle face à une force qui ne fait pas de compromis et qui est bien décidée à éliminer tous les chiites, et par extension, la résistance. Alors que l’idéologie takfiri n’est pas délégitimé politiquement de la même manière que l’est le sionisme, ni son droit d’exister en tant que doctrine religieuse n’est remis en question, le militantisme takfiri ou djihadiste est sans équivoque assimilé aux intérêts d’Israël. Dans son discours, le Hezbollah compare le danger posé par ISIS et al-Nusra à Israël. Nasrallah lui-même a invoqué l’oppression israélienne comme une analogie pour la perte des terres, la destruction des maisons, la capture des femmes, le meurtre des enfants et l’humiliation que les djihadistes pourraient infliger.

Dans son discours à l’occasion de la « Journée de la résistance et de la libération » l’année dernière, Nasrallah est même allé au-delà de cette analogie quand il a établi des parallèles entre la migration de masse de colons juifs en Palestine avec l’aide des puissances coloniales au XXe siècle et la mobilisation et le déploiement des jihadistes dans la région, qui, selon lui avait été facilité par les impérialistes d’aujourd’hui.

Les djihadistes ne sont pas seulement moralement et politiquement assimilés à Israël, selon cette interprétation, mais stratégiquement liés. ISIS est décrit comme le serviteur volontaire ou « involontaire » du projet américano-israélien de diviser la région et de fomenter la guerre, tandis que al-Nusra – dont la coopération militaire et dans le renseignement avec Israël a été bien documenté par l’ONU et la presse occidentale, ainsi que par les médias sionistes – est considéré comme une incarnation de l’ex-armée collaborationniste du Sud-Liban armée par Israël. C’est sur cette base que le Hezbollah considère les frappes aériennes de la coalition menées sous la conduite des États-Unis sur des cibles ISIS en Syrie et en Irak, comme rien de plus qu’une opération de « coups de griffes » conçue pour « contenir » l’organisation, plutôt que de la vaincre.

Une guerre offensive

Même si des arguments soutenus empiriquement comme ceux-ci ont permis au Hezbollah de théoriser sa guerre contre le djihadisme comme une extension de sa campagne de résistance, la nature de son intervention militaire en Syrie et en Irak l’a obligé à repenser et à développer son concept de la guerre de résistance. La résistance a maintenant été étendue pour englober les stratégies militaires qui n’étaient pas traditionnellement associées à la guérilla classique ou à la guerre de résistance – combattre des groupes qui ne sont pas considérés comme des forces d’occupation, défendre ses alliés en dehors de ses frontières nationales, en pratiquant la guerre de contre-insurrection.

Avancer en territoire ennemi ou dans un territoire contesté par un adversaire sur le sol d’un voisin qui est un allié, n’est ni typique des mouvements de résistance armés, ni d’une stratégie militaire défensive, sauf en étant vu comme un acte de légitime défense « préventive » que Nasrallah expose avec précision. Craignant une attaque jihadiste en territoire libanais, le Hezbollah a souscrit au vieil adage que « la meilleure défense est une bonne attaque » en Syrie et dans une mesure plus limitée, en Irak.

En 2013, le rôle militaire du Hezbollah en Syrie a changé de façon spectaculaire, d’une petite mission consultative à un rôle de combat direct avec un grand nombre de combattants. À partir de Qusayr, la présence militaire élargie du Hezbollah a aidé le gouvernement syrien à reprendre l’offensive dans les zones qui avaient été perdues au profit des rebelles. En fait, les attaques au sol dans Qusayr et Qalamoun ont été essentiellement menées par les forces du Hezbollah, tandis que l’armée syrienne fournissait artillerie et couverture aérienne à son principal partenaire. En outre, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), le Hezbollah est en train de prendre « l’initiative en menant l’armée [syrienne] et les forces iraniennes dans le triangle du territoire reliant Daraa, Quneitra et les provinces du sud-ouest de Damas. »

Dans d’autres secteurs tels que des quartiers de Damas, à l’Est de Ghouta et à Kassab, les forces du Hezbollah sont engagées directement dans les combats aux côtés des forces armées syriennes, améliorant ainsi les performances de ces dernières au combat. A Homs, Alep et sur le Golan, le Hezbollah a déployé des forces d’opérations spéciales pour aider, former, conseiller et organiser les forces régulières syriennes et les forces paramilitaires. Compte tenu de l’expérience de combat du mouvement dans la guerre non conventionnelle et sa formation au combat en zone urbaine, l’unité des forces spéciales du Hezbollah a de façon significative amélioré les capacités des troupes syriennes.

Les opérations extraterritoriales comme celles-ci ont généralement été l’apanage des grandes puissances plutôt que d’acteurs non étatiques, habituellement plutôt les bénéficiaires de cette aide. Telle que définie par le Commandement militaire des opérations spéciales des États-Unis, la guerre non conventionnelle, habituellement, « implique des parties externes qui aident les acteurs indigènes contre les gouvernements. Cette aide peut s’appliquer à la formation,l’organisation, le recrutement, [l’envoi de] conseillers opérationnels … » En d’autres termes, des forces d’opérations spéciales affiliées à des armées conventionnelles, étatiques, sont habituellement déployées pour aider les forces non conventionnelles, plutôt que l’inverse.

L’intervention militaire du Hezbollah en Syrie et en Irak a profondément remanié son rôle classique d’organisation de la résistance et l’a placé sur un pied d’égalité avec son mentor de longue date en Iran, les Forces al-Qods pour les opérations spéciales, elles-mêmes un partenaire actif en Syrie et en Irak.

L’axe de la Résistance

Dans la phase post-résistance, la politique de la résistance a été supplantée par la politique de l’Axe de la Résistance. L’alliance stratégique entre l’Iran, le Hezbollah, la Syrie et l’Irak est maintenant caractérisée par une unité des forces militaires et une unité des théâtres militaires contre ISIS et Israël.

En Syrie, l’intégration forcée entre l’Armée de résistance du Hezbollah, les Gardiens de la révolution (IRGC), les forces armées syriennes et des milices irakiennes, a conduit à l’émergence d’un front militaire. Quelques jours avant l’assassinat par Israël de combattants du Hezbollah et d’un commandant iranien dans le gouvernorat de Quneitra dans le Golan, Nasrallah avait menacé de riposter aux attaques israéliennes sur des cibles en Syrie comme s’il s’agissait d’attaques contre « tout l’Axe de la Résistance. »

Nasrallah a déclaré plus tard que « la fusion du sang libanais et iranien sur le sol syrien [de Quneitra], reflète l’unité de la cause et l’unité du destin des pays de l’Axe de la Résistance. » Mohammed Ali Jaafari, commandant du CGR, a fait écho à ce sentiment quand il a laissé entendre que l’attaque de représailles du Hezbollah au Chebaa, avait valeur de réponse commune : « Nous sommes un avec le Hezbollah. Partout où le sang de nos martyrs est versé sur la ligne de front, notre réponse sera unie. »

Couplés avec sa défense de la Syrie et de l’Irak contre les forces djihadistes, les représailles du Hezbollah – après l’agression israélienne sur le Golan – avec un attaque à Chebaa au Liban occupé, ont montré que les territoires de l’Axe de la Résistance constituent désormais un seul front. Nasrallah a introduit cette nouvelle doctrine de sécurité quand il a annoncé que la résistance n’était « plus préoccupée par des règles d’engagement [avec Israël]. Nous ne reconnaissons plus de séparation des arènes ou des champs de bataille ».

Cette nouvelle architecture de sécurité régionale aura des implications désastreuses pour Israël. Dans la prochaine guerre, Israël devra non seulement composer avec les opérations militaires offensives dans la Galilée et « au-delà de la Galilée », comme Nasrallah l’a récemment promis, mais aussi avec la participation éventuelle d’autres membres de l’Axe de la Résistance, en particulier l’Iran. Comme la guerre à l’échelle régionale contre les takfiris-djihadistes l’a démontré, toute agression israélienne sur la Syrie, le Liban ou l’Iran, sera considérée comme une guerre contre l’Axe Résistance dans son ensemble.

* Amal Saad est un analyste universitaire et politique libanaise. Elle est l’auteur du Hezbollah : Politique et Religion, publié par Pluto Press.

Résistance politique à l’empire: changement de donne au Moyen-Orient…

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Le type d’info ne figurant bien sûr pas dans la pressetituée occidentale…

— Résistance 71 —

 

La gifle cinglante du Hezbollah

 

IRIB

 

28 janvier 2015

 

url de l’article original:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/357289-le-hezbollah-a-asséné-une-gifle-douloureuse-à-israël

 

« le Hezbollah libanais a asséné une gifle douloureuse aux militaires sionistes », a écrit dans un article, le quotidien al-Ray al-Youm, dans un article consacré à l’opération menée par la résistance libanaise contre le convoi des militaires sionistes dans les fermes de Chebaa. « Le Hezbollah a revendiqué, rapidement, la responsabilité des attaques menée contre le convoi des véhicules militaires israéliens dans les fermes de Chebaa, précisant qu’au moins 16 militaires dont un officier ont été tués dans cette opération », précise encore ce quotidien dans son article.

Le Hezbollah a vengé ainsi le raid aérien israélien contre la province syrienne de Quneitra, au cours duquel un certain nombre de ses membres sont tombés en martyrs.  Dans son communiqué, le Hezbollah a précisé que cette opération avait été menée par la brigade des martyrs de Quneitra.  «  Les sources militaires israéliennes ont annoncé qu’un certain nombre des militaires avaient été blessés, au cours de cette opération pour ainsi minimiser les pertes dans leurs rangs, mais les expériences nous disent que le Hezbollah ne ment pas et choisit, scrupuleusement, les termes de ses communiqués.

Il est tout à évident que cette opération était  planifiée, rapidement et avait été mis à exécution, très vite et nous nous n’étonnerons pas que le Secrétaire général du Hezbollah nous en indique les détails dans son discours prévu pour vendredi ».  Et dans cet article, nous lisons : «  En guise de réaction à cette attaque, le Premier ministre israélien a eu, une fois de plus, recours au langage de menace pour dire que l’armée était prête à agir avec force et il a dit : «  Je conseille à tous ceux qui veulent nous défier, de ce qui s’est passé dans la bande de Gaza, car le Hamas a subi le plus grand coup depuis sa création ».

« les menaces creuses de Netanyahu mettent en évidence le fait qu’il quelqu’un de vaincu, car les attaques israéliennes contre la bande de Gaza ont duré  51 jours et se sont heurtés à la vaillante résistance des hommes courageux de Gaza et les chars israéliens n’ont pu progresser même pas d’une pouce à l’intérieur de Gaza. Israël a, totalement, échoué à réaliser son objectif qui consistait à en découdre avec la résistance.  Le Hezbollah est des dizaines de fois plus forts et puisant que le Hamas. Le Hezbollah possède 100.000 missiles dont le dernier de fabrication iranienne «  Fateh », est d’une portée de 200km, capable d’atteindre les points les plus lointains au Sud de la Palestine occupée ( Israël).  Donc, la leçon que Netanyahu recevra sera plus douloureuse et plus sévère que ce que son prédécesseur Ehud Olmert a reçu, lors de la guerre de 2006.

Les deux fronts du Sud du Liban et du Golan se préparent à l’offensive d’envergure d’Israël. Ce n’est pas une exagération, si nous disons que le Hezbollah et ses alliés en Iran et en Syrie ne seront, absolument, pas surpris par une offensive israélienne, d’autant plus que l’opération rapide et douloureuse  a asséné un coup dur à l’image de la structure militaire d’Israël. En cas du déclenchement de la guerre, chaque mètre carré de la Palestine occupée sera bombardé et les systèmes de Dôme de Fer ne pourront être en rien efficaces. En cas du déclenchement de la guerre, nous ne serons étonnés des agissements des forces du Hezbollah à Al-Jalil, ni de les voir sortir des tunnels qu’elles ont, déjà, creusés. Les Israéliens que le Hezbollah était impliqué dans la guerre en Syrie et n’avait pas envie d’ouvrir un autre front avec eux ».  Netanyahu s’approche de son avenir politique, mais d’une manière humiliante.

En cas de la guerre, les Israéliens ne pourront même pas trouver un aéroport sûr pour fuir vers l’Europe et les Etats-Unis. Car, si les missiles moins sophistiqués du Hamas ont fermé l’aéroport international de Ben Gourrion, que se passera-t-il avec les missiles sophistiqués du Hezbollah.  Est révolue l’époque où Israël tuait et assassinait dans se heurter à une réaction.

Ingérence impérialiste au Moyen-Orient: Israël donne la zone tampon frontalière du Golan à Al Qaïda… et se fait botter le cul !

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Le Hezbollah attaque Israël aux fermes de Chebaa

 

Réseau Voltaire

 

8 Octobre 2014

 

url de l’article:

http://www.voltairenet.org/article185539.html

 

Le 7 octobre 2014, le Hezbollah a attaqué les Forces israéliennes stationnées illégalement sur le territoire libanais aux fermes de Chebaa. Il s’agit de la première attaque de la Résistance libanaise contre l’occupant israélien depuis la guerre de 2006.

Cette opération est généralement interprétée comme un message du Hezbollah à l’État hébreu afin qu’il ne tente pas d’étendre à la frontière libano-israélienne le dispositif qu’il a mis en place à la frontière syro-israélienne. En effet, depuis le 15 septembre, les casques bleus de la FNUOD se sont retirés après que 43 de leurs soldats aient été détenus durant deux semaines par le Front Al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaïda). De facto, depuis cette date, la zone tampon instituée par les Nations unies à l’issue de la guerre de 1973 n’est plus contrôlée par la FNUOD, mais par Al-Qaïda.

L’État hébreu assure le ravitaillement des jihadistes d’Al-Qaïda et soigne ses blessés dans ses hôpitaux militaires. La télévision israélienne a montré le Premier ministre Benjamin Netanyahu venant réconforter et féliciter les jihadistes blessés.

L’intervention du Hezbollah vise à prévenir Israël qu’il ne pourra pas étendre ce dispositif et chasser identiquement les casques bleus de la FINUL au profit d’Al-Qaïda.

Bien que l’attaque du Hezbollah viole la résolution 1701, il est peu probable que l’État hébreu saisisse l’affaire au Conseil de sécurité car il prendrait le risque de devoir s’expliquer sur ses relations —ô combien illégales— avec les jihadistes d’Al-Qaïda.

Le Hezbollah est un mouvement de résistance libanais à l’impérialisme et au sionisme. Il est accusé par Israël d’être une organisation terroriste et a été classé comme tel par plusieurs États occidentaux. Cependant, Israël n’est jamais parvenu à démontrer que le Hezbollah ait commis des attentats à l’étranger. Récemment, la présidente de l’Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, dénonçait à l’Onu les accusations lancées contre le Hezbollah à propos des attentats de Buenos Aires. Actuellement, le Hezbollah participe activement aux combats contre les organisations terroristes Al-Qaïda et Daesh à la fois au Liban et en Syrie.