Archive pour grande paix montréal 1701

Un peu d’histoire de France… de Nouvelle-France… du Québec… du Canada… vue par les opprimés autochtones: La paix de Montréal 1701…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 24 avril 2014 by Résistance 71

L’histoire qui n’est pas dans les bouquins d’école, ni en France, ni au Québec, ni au Canada, une histoire vue de l’autre bout de la lorgnette chère à Howard Zinn. Une histoire que nous devons connaître, parce que si nous ne sommes pas responsables de ce qu’on fait nos ancêtres à titre individuel, il y a néanmoins une notion très à la « mode » ces temps-ci: celle du devoir de mémoire collectif. C’est à nous Français, Québecois, Canadiens (et Américains) de comprendre cette histoire et de corriger les torts et les crimes commis. Le Canada, les Etats-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont toujours aujourd’hui en 2014 des colonies, des pseudo-nations où règnent toujours la loi coloniale et nous devons y mettre fin pour que le monde reparte enfin du bon pied. Il est dit ci-dessous: « Kaiareneko:wa est la grande médecine qui vient de l’esprit même de l’humanité pour créer la paix et l’entre aide mutuelle. » La solution existe, du moins en Amérique du Nord, elle a été appliquée (brièvement) en 1701 comme expliqué dans cet article que nous avons traduit. Elle avait été appliquée auparavant avec les Hollandais, premiers « signataires » européens du Guswentha fin XVIIème siècle. Il suffit de l’adapter au monde moderne.

Nous demeurons de plus en plus persuadés que la salut de l’humanité passe par la prise de position d’une portion des peuples occidentaux émancipés de l’idéologie coloniale hégémonique, se tenant debout, côte à côte dans la lutte des peuples autochtones pour un retour à la souveraineté originelle. Ce sera la fin de l’empire et le monde renaîtra.

— Résistance 71 —

 

La Grande Paix de Montréal de 1701

 

Mohawk Nation News

 

28 Juin 2012

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2012/06/28/1701-great-peace-of-montreal/#comment-2733

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La Grande Paix de Montréal fut établie le 25 Juin 1701. C’est le traité qui a établi le droit des envahisseurs de vivre ici. L’histoire canadienne l’omet complètement.

Les Français demandèrent la paix pour mettre fin à leur guerre de 92 ans avec nous, appelées guerres franco-indiennes.

Ce traité légitima leur présence sur l’Île de la Grande Tortue (NdT: l’Amérique du Nord). Tous les immigrants acceptèrent de vivre en accordance avec kaianereko:wa ou la Loi de la Grande Paix et au travers de Guswentha ou le traité wampum deux rangées. Ils resteraient dans leur bateau, figurativement parlant, sans interférer avec nous, pour vivre en paix perpétuelle tout en ne pouvant jamais posséder aucun de nos territoires.

Nos jeunes frères furent d’accord de devenir un avec le monde naturel. Kaiareneko:wa est la grande médecine qui vient de l’esprit même de l’humanité pour créer la paix et l’entre aide mutuelle.

Ceci est le seul tenant légal par lequel quiconque autre que Ongwehonwe (NdT: les habitants originels de l’Île de la Grande Tortue) peut vivre ici,

De l’Arctique au Golfe du Mexique, de l’Atlantique au Pacifique, les nations indigènes prirent part dans des cérémonies solennelles de ratification.

En Juillet 1701, nous avons amené les ceintures wampum chez les Anglais à Albany, ceux-ci avaient repris la colonie des Hollandais qui fondèrent la Nouvelle Amsterdam en 1684. Ils furent d’accord sur les mêmes termes. De là, le traité de Nanfan de 1701 donna aux Anglais la permission de vivre avec nous en paix.

En 1710, cinq chefs iroquois de chaque nation Haudenosaunee (iroquoise) allèrent en Europe pour la première et la seule fois. Un chef mourut durant le voyage. Ils prirent les ceintures Wampum pour expliquer et ratifier le traité Guswentha avec les monarques. Les 13 lignes de sang royales y participèrent, Teeyeeneenhogarow, Sagaweathquatiethtow, Honeeyeathtawnorow et Etowohkoam furent appelés les “quatre rois indiens”.

Les têtes de la hiérarchie européenne transformèrent la visite en un grand cirque. Ces personnes ne voulaient pas la paix, seulement la guerre. Ordo ab Chao.

En tant que société patriarcale, ils ne pouvaient pas concevoir l’exercice du pouvoir féminin. Sans cela, la paix ne pouvait pas être adoptée.

La révolution américaine fut le premier faux-drapeau. Elle fut engagée pour détruire la grande Loi de la Paix, la constitution de la paix pour la transformer en constitution de la guerre américaine. En 1779 (NdT: 3 ans après “l’indépendance” donc…), les Américains envoyèrent 13 000 soldats à Onondaga, la capitale de la confédération iroquoise, pour essayer de détruire la paix à tout jamais. Ils ne purent jamais éteindre le feu du peuple.

Les Anglais firent relâche avec leurs navires au Québec et prirent une année sabbatique afin que les Américains puissent essayer d’en finir avec nous.

Selon la loi internationale, quand un tel traité est brisé, tout redevient comme au jour d’avant la ratification du traité. Dans ce cas présent, au 24 Juin 1701. Nous n’avons JAMAIS donné ou rendu quoi que ce soit. Ils ont renié leur chance de vivre en paix. Ce ne sont que des squatters.

Une fois que leur hiérarchie aura cessé d’exister et qu’ils auront donné leurs droits à leurs femmes, ils pourront alors tracer leur chemin vers l’arbre de la paix et établir la paix avec nous.

Les Mohawks n’ont pas été à Onondaga depuis 1779. Nous avons dû quitter nos communautés pour sauver notre peuple et maintenir la paix. Le Canada nous met en prison ici pour continuer leur illusion de liberté, que cette guerre était réelle. Ce ne fut que du théâtre. Les Mohawks retourneront à Onondaga pour redresser l’arbre de la paix.

C’est à ce moment que nos traîtres devront retourner à un bon esprit avec nous. Les femmes donneront trois avertissements aux leaders errant. S’ils ne tiennent pas compte de ces avertissements, le chef de guerre lâchera le wampum noir. Ils pourront le rattraper avant qu’il ne touche le sol et se racheter. S’il touche le sol, les guerriers les frapperont sur la tête avec leur massue de guerre pour retirer leurs esprits errant.