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Résistance au colonialisme: La position réitérée du Grand Conseil Haudenosaunee (Iroquois) sur la gouvernance étatique coloniale…

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Rejoignez le mouvement pour la répudiation des bulles papales colonialistes, plus nous mettrons de pression sur la hiérarchie cléricale jusqu’au Vatican et plus ces diktats papaux auront de chance à être répudiés.

— Résistance 71 ~

 

Le Grand Conseil Haudenosaunee réitère sa position sur les conseils élus (coloniaux)

 

Chef Sidney Hill, Tadodaho*, Onondaga nation

 

22 mai 2013

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2013/05/22/haudenosaunee-grand-council-reiterates-position-elected-councils

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) Tadodaho est le Grand Chef Onondaga, et grand chef de la Confédération Iroquoise, le gardien du feu de la confédération, du feu du grand conseil qui brûle à Onondaga depuis plus de 900 ans. La nation Onondaga est la gardienne du feu du conseil de la Confédération Iroquoise. Elle est au centre de la “longue maison des nations” gardée à l’Est par la nation Mohawk et à l’Ouest par la nation Seneca.
Rappel:
Les chefs n’ont aucun pouvoir et ne sont que les représentants des décisions des conseils de clans de chaque nation, de véritables représentants de décisions populaires prise de manière unanime et non pas à la majorité. La règle de la majorité impose la division politique sur laquelle pousse la tyrannie. Seule l’unanimité des décisions et une chefferie sans pouvoir possèdent une validité unificatrice…

Nous avons énormément à apprendre des nations autochtones des Amériques, d’Océanie et des sociétés traditionnelles en général. Faisons-le, unissons-nous pour vivre mieux et en paix !…

~ Résistance 71 ~

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Salutations des chefs, mères de clans, et des peuples Haudenosaunee, Confédération des Six Nationss Iroquoises, peuples de la Longue Maison.

Le Grand Conseil des Chefs de la confédération désire prendre le temps de rappeler à ses citoyens de la position Haudenosaunee en ce qui concerne les conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) dont les élections nous sont imposées et le remède que nous proposons afin de standardiser la gouvernance au sein de la confédération Haudenosaunee.

Dès le moment où les conseils élus furent imposés dans nos communautés, leur intention principale fut d’abolir la force et le caractère national de nos gouvernements traditionnels et d’assister à la mise sous franchise et à l’assimilation d’Haudenosaunee dans la fabrique nationale (et coloniale) du Canada et des Etats-Unis. Il a depuis toujours été la position de la confédération Haudenosaunee de dire que l’existence des conseils élus que ce soit au Canada ou aux Etats-Unis, se fait en dehors du cercle Wampum. Personne ni aucune nation ne peut amener dans le cercle une autre forme de gouvernance sans l’accord total du Grand Conseil (NdT: qui n’est que la représentation des décisions des peuples de la confédération)

Le cercle Wampum trace la ligne entre les conseils traditionnels et les conseils élus ; celle-ci est claire et distincte: les conseils traditionnels sont les gouvernement originaux des communautés Haudenosaunee/nations iroquoises qui s’occupent des affaires nationales, tandis que les conseils élus émanent d’un système imposé par la loi indienne au Canada (Indian Act) et la loi fédérale indienne (aux Etats-Unis) et ce pour l’administration des politiques coloniales de chaque communauté. Ces dernières années néanmoins, ces conseils élus ont commencé à commander les différents symboles, philosophies et le caractère national de la confédération Haudenosaunee, se représentant ainsi de manière fausse envers des agences externes et limitant par là-même l’importance Haudenosaunee en tant que système de gouvernance indigène originel.

Que ce soit en référence au traité Wampum Deux Rangées, aux traités, aux relations de nations à nations ou de l’implication subtile que ces conseils élus sont quelque part synonymes de la Confédération Haudenosaunee ou les conseils traditionnels ; cette ambigüité a perpétré une fausse impression et une confusion à la fois de manière externe et interne que les conseils élus seraient actuellement une partie réelle de la confédération Haudenosaunee.

Plus récemment, ces conseils élus se sont aventurés dans l’arène internationale, un domaine peuplé de nations et d’états et ce au travers d’une entité formelle appelée la Caucus Iroquois, le National Congress of American Indians (NCAI), et les United Southern and Eastern Tribes (USET). Depuis 1977, la confédération Haudenosaunee a été la pionnière de la présence indigène aux Nations-Unies et dans d’autres lieux représentatifs internationaux, menant en cela vers la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU, une présence que le Caucus Iroquois, le NCAI et l’USET s’évertuent à supplanter et se perpétuant eux-mêmes comme étant les voix légitimes de nos communautés internationalement et agissent dans l’intérêt de leurs maîtres coloniaux du Canada et des Etats-Unis.

Le Grand Conseil des Chefs sent qu’il ne peut plus rester plus longtemps à acquiescer sur ce sujet et se doit d’insister afin que l’appropriation du caractère national Haudenosaunee cesse. De plus, le Grand Conseil des Chefs doit relayer à ses voisins le fait que le Caucus Iroquois et ses conseils élus tributaires, ainsi que le NCAI et l’USET, ne représentent aucunement la confédératiion Haudenosaunee ni même ses nations membres. Tandis que le Grand Conseil des chefs pense qu’il se doit d’être ferme sur le sujet, notre conseil rappelle aux conseils coloniaux élus le remède Haudenosaunee de standardisation de la gouvernance dans nos communautees sous la Grande loi de la Paix / Kaienere’ko:wa.

En 1991, les chefs Haudenosaunee ont dressé les grandes lignes de leurs prérequis pour commencer un dialogue pertinent sur le comment nous pourrions tous vivre en suivant la principes de Kaianere’ko:wa sous la Longue Maison Haudenosaunee. A ce moment là, les chefs Haudenosaunee ont demandé aux conseils élus de respecter et de reconnaître leur autorité sur huit zones politiques dont ils ont la jurisdiction historique. Bien que nous comprenons qu’à ce moment précis de l’histoire, les Etats-Unis et le Canada ne reconnaissent que la légitimité des conseils élus, nous pensons que ceci ne changera jamais tant que nos peuples acceptent de plein gré l’imposition coloniale. Le Grand Conseil des Chefs demeure ferme et intransigeant sur la nécessité de démontrer la bonne foi et est prêt à commencer le travail nécessaire pour aider à décoloniser les structures politiuques ce chacune de nos communautés.

Ceci représente bien des défis à cause de l’impact personnel que ceci a sur les individus qui ont une connexion sentimentale profonde avec Haudenosaunee et qui veulent l’exprimer de manière à pouvoir aider. Ce qui n’est pas bien compris est qu’en représentant Haudenosaunee au sein des constructions fictives coloniales, cela pousse plus avant l’agenda colonial du Canada et des Etats-Unis. Les systèmes électoraux sont des entités étrangères qui ont colonisés la culture par la malversation et l’appropriation frauduleuse ; plaçant nos enseignements, nos lois et nos symboles au sein de la construction coloniale du système de conseil de bande électoral transformant la décolonisation en une apparence de revitalisation et de transformation culturelles totalement dénuée de sens.

Kaianere’ko:wa est fondée sur l’inclusivité, la coexistence pacitifque et la force par l’unification, liées par des lois qui assurent un processus de prise de décisions consensuel et démocratique (NdT: chefferie sans pouvoir, ne représentant que les peuples, décisions prises à l’unanimité d’après les désirs du peuple exprimés en conseils de clans dans une société matriarcale où les conseils de femmes ont autant de poids que le conseils des hommes et où les femmes sont les détentrices et gardiennes de la terre ancestrale-Wampum 44-). Le Grand Conseil des Chefs ne prend aucun jugement sur le caractère moral ou la sincérité de ceux qui servent actuellement de conseillers (coloniaux), mais nous les encourageons de ramener leurs dons, leur savoir-faire et leur dédication dans le canoë et de revenir à l’ombre du grand arbre de la paix. Liés ensemble par les bons liens de la paix et du pouvoir, nous pouvons être plus forts que jamais.

Da•ne’thoh,

Chief Sidney Hill, Tadodaho, Onondaga Indian Nation

Corporatocratie

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Mohawk Nation News

 

25 mars 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/03/25/corporatocracy/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les pères fondateurs des Etats-Unis allèrent à Albany en 1754 afin d’y apprendre plus à notre contact au sujet de la Confédération et de l’union des 6 nations iroquoises. Ceci devint connu comme “le plan d’unification d’Alnany”. Les seigneurs britanniques le court-circuitèrent à cause du pouvoir du conseil des femmes et du conseil des hommes. Les Britanniques possédaient leurs femmes et ils ne voulaient pas que celles-ci en apprennent trop à ce sujet (NdT: l’éternel conflit matriarcat-patriarcat, la société étatique étant la société patriarcale par excellence…).

La révolution américaine fut initiée pour diviser et conquérir la Confédération Iroquoise, pour couper l’arbre de la paix qui se tenait depuis plus de 3000 ans à Onondaga, le plus gros arbre d’Onowaregeh (Île de la Grande Tortue). En 1779, 13 800 colons furent envoyés pour l’abattre.

Une prétendue démocratie fut créée basée sur la structure de la Grande Paix (Kaiane’reko:wa). Le sénat prit alors la place du conseil des femmes. La chambre basse (parlement) celle du conseil des hommes. Le président, un seigneur hiérarchique, fut placé au dessus de tout ce processus pour le rendre incertain et sujet à dispute.

Puis fut mis en place le système majoritaire à 51%, qui est totalement à l’opposé du processus de prise de décision consensuel de la Grande Paix. (NdT: débats populaire publics, décisions prises à l’unanimité, représentéee ensuite par les chefs de clans et de nations qui se réunissent en conseil et qui ne sont que des portes-parole sous surveillance et n’ont aucun pouvoir décisionnel hors du consensus de l’unanimité au préalable atteint par le peuple suivant Kaiane’reko:wa). Puis les banquiers furent mis en place pour contrôler toutes les transactions. Ils commencèrent à vendre la fantaisie saugrenue que les gens pouvaient “posséder” la terre d’Ongwe’hon:weh. Le problème de l’installation coloniale commença, nous y faisons toujours face aujourd’hui.

Toute prise de décision avec Kaianere’ko:wa est faite au travers du système des clans. Dans la version entrepreneuriale américaine, le système de clan a été remplacé par le système des partis politiques, un système de “clans” tout à fait artificiel. Nous, Ongwe’honweh, recevons nos clans de nos mères (matrilinéarité) et ne pouvons pas nous reproduire au sein du même clan. Le système artificiel de parti peut-être changé à volonté.
L’empire britannique est le tout dernier empire demeurant sur cette planète. Il existe au Canada, aux Etats-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Israël. Il est temps pour cet empire de s’effondrer. La démocratie monarchique que le Canada prétend suivre est comme le système américain avec sa présidence hiérarchique. Tout cela n’est qu’un cirque.

Le véritable pouvoir de prise de décision dans l’entreprise Canada se situe avec son comité directeur du Privy Council, le conseil privé (de la reine). Ces gens supervisent les opérations quotidiennes des fonctionnaires de la corporation: le premier ministre, le chef de l’opposition, le ministre des finances etc…

Dekanawida (NdT: Le faiseur de paix qui apporta Kaianere’ko:wa à la confédération iroquoise au XIIème siècle) décrivit le va t’en guerre comme “l’homme qui mange les humains”. Ils adorent le désordre et détestent la paix. Leurs esprits sont tordus au point de susctiter la peur chez tous. Dans la parodie de démocratie adoptée, les souhaits du peuple n’ont aucune importance. Les comités d’entreprise et d’actionnaires prennent les décisions pour les gouvernements et leurs entités. Le vote est un geste symbolique complètement contrôlé par les oligarques.

Dekanawida a aussi dit que tous les gens s’aimeront les uns les autres et vivront en paix par la vertu, la rectitude, la santé et le pouvoir (du peuple). La rectitude est la justice pratiquée entre personnes et nations. La Santé est la force et la justesse de l’esprit et du corps de façon à ce que la paix arrive lorsque les esprits et les corps sont sains. Le pouvoir veut dire l’autorité de la loi (naturelle et de la terre) et de la coutume soutenues par une force suffisante jugée nécessaire par le peuple.

La Grande Paix renvoie les oligarques devant le miroir pour constater leur malfaisance. Dekanawida a dit qu’ils devront rectifier toute la souffrance qu’ils ont causée. Il conseilla de ne jamais aller contre les forces de la Nature, ce qui est le fondement même de la Grande Paix/ Kaiane’roko:wa.

Steve Winwood capture le sentiment de notre dilemne actuel: “Come down off your throne and leave your body alone. Somebody must change. You are the reason I’ve been waiting all these years. Somebody holds the key. I’m near the end, and just ain’t got the time. And I’m wasted and I can’t find my way home”. [Can’t find my way back home].

Kaianere’ko:wa, Grande Loi de la Paix ou Constitution e la Confédération Iroquoise, en français, fichier .pdf ici

 

1754 Albany Plan.

 

Read. Decolonize Ono’ware:geh.

Résistance au colonialisme au Canada: Les « indiens » gouvernementaux et leurs agents mis en demeure par la société traditionnelle…

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Nous l’avons dit et le répéterons sans cesse: Là réside la solution immédiate contre l’empire: lui retirer son territoire volé, usurpé. Un empire sans terre est à terre ! Dans le même mouvement pour éviter tout antagonisme totalement inutile, les ex-colons s’allient de nouveau (Guswenta mis en place en 1701) de nations à nations égalitairement avec les natifs de l’endroit et continuent leur vie ENSEMBLE et unis. Ceci est valable pour tout le continent des Amériques, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

— Résistance 71 —

 

Kayoni (Wampum) 85

 

Mohawk Nation News

 

31 Janvier 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/01/31/kayoni-85/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La monnaie est une escroquerie basée sur l’air du temps. La terre Ongwe’hon:weh (native) et le seul bien véritable. Cette objection à la tentative frauduleuse du Conseil Mohawk de Kahnawake Inc. (CMK Inc.) d’usurper la terre Kanion’ke:haka (Mohawk) connue sous le nom de “Seigneurie du Sault St Louis”, fut déposée le 29 Janvier 2015.

Cinq personnes ont rencontré Mike Delisle du CMK Inc. pour affirmer Kaianereh’ko:wa (Grande Loi de la Paix) et Teio’hateh (Guswentah ou Wampum Deux Rangées). Nous avons officiellement fait objection à la tentative de déracinement, de destruction de tous les intérêts Kanion’ke:haka (Mohawk) dans le processus de vente de la bande de terre connue sous le vocable de la “Seigneurie” à l’entreprise commerciale “Canada”. Teio’ha:teh (Guswentah / Wampum Deux Rangées) est le passeport des colons pour vivre ici en paix avec nous sur notre terre.

Ainsi:

  1. La grande Loi de la Paix afirme que notre terre et notre ligne de descendance sont investies dans les femmes qui en sont les dépositrices et les héritières/gardiennes.
  2. Le CMK Inc. est composé d’INDIENS (NdT: la mise sous majuscule ici dénote le fait que l’entité est une entité commerciale, entrepreneuriale) et non pas d’Ongwe’hon:weh (NdT: natifs d’Amérique du nord). Ils agissent pour la COURONNE (NdT: idem, ajoutons ici que la “COURONNE” représente la City de Londres et la Banque d’Angleterre) et ses membres sont supervisé par le Privy Council (NdT: conseil privé de la reine mais en fait de la COURONNE). Christine Deorn du CMK Inc. qui dirige les communications avec le Privy Council était absente volontairement. Leur mission consiste à nous retirer nous et nos intérêts de la terre en vendant celle-ci pour de l’argent. Ceux qui acceptent un processus directif étranger se sont aliénés. Le CMK Inc. n’a aucune autorité pour discuter de la terre avec nos oppresseurs. Ils ont renoncé à leur droit de naissance Ongwe’hon:weh, leur nom, leur clan, leur voix et leur droit de vivre parmi nous. Leurs actions sont des actes d’espionnage, de complot et de complicité de génocide.
  3. Le modèle de génocide des Etats-Unis est de retirer tous nos liens qui nous lient entre nous et à notre terre. Kahnawake est voué à devenir invivable avec le passage d’oléoducs, d’autoroutes, de canaux et de voies de chemin de fer pour transporter les ressources volées à l’Ouest.
  4. Notre terre appartient aux visages enfouis dessous. Kahnawake fait partie du vaste territoire non cédé d’Ono’ware:geh (L’Île de la Grande Tortue / Amérique du Nord). Le parlement, la reine, les corporations, les banquiers et leurs suiveurs sont tous des étrangers.
  5. De petites réunions privées se tiennent afin de faire représenter frauduleusement le consentement de la majorité. De telles réunions, telle celle qui s’est tenue le 2 Décembre 2014 au Golden Agers et où 26 personnes étaient censées finaliser l’assassinat de plus de 100 millions d’Ongwe’hon:weh et le vol de centaines de milliers de milliards de dollars de nos fonds fiduciaires. Ces gens gagnent quand Kanion’ke:haka met un prix sur notre terre. Ceci permet à Obama d’échanger Ono’ware:geh contre la dette des banquiers envers la Chine.
    Lisez: : Obama: Ongwe’hon:weh land to pay debt to China. Nous ne devons rien à la Chine. Toute interférence avec notre titre doit répondre aux 49 familles (NdT: du conseil des 49 chefs du Grand Conseil de la Confédération Iroquoise), à nos amis et nos alliés à travers Ono’ware:geh. Le résumé d’une page du CMK Inc. à ses maîtres au nom de tout le peuple Kanion’ke:haka est une fraude et totalement illégal.
  6. Si le CMK Inc. continue ses tricheries et trahisons, le feu continuera de brûler. Seule une réunion publique dûment arrangée avec le peuple peut gérer toutes les menaces (NdT: Ce qui se rapproche chez nous à un “referendum”, mais qui est prévu sous forme de conseil populaire dans le Wampum 93 de Kaianere’ko:wa…)
  7. Haudenosaunee (Confédération des 6 Nations) et nos amis et alliés ne peuvent établir de relations politiques qu’au travers des voies diplomatiques prescrites par Teio’ha:teh (Guswentah/Wampum Deux Rangées)
  8. Nous demandons les informations suivantes:
    a) Les noms exacts et adresses de tous les communiquants avec le CMK Inc. des Affaires Indiennes (gouvernement canadien) et ceux qui gèrent la situation au niveau du Privy Council et qui dirigent ce génocide.
    b) Pourquoi les discussions sont-elles limitées à la monétisation, mise à prix et aux paiements pour notre Terre-Mère et notre déplacement et retrait frauduleux de notre intérêt sur toute notre terre. Tout ceci constitue une complicité de génocide.

9.Kayoni #85 wa’ton: Nen’nen kat’ke ne ti’honon’wen’tsateh tsi’ni’yoreh tsi wahon’wati’senni kwa’toha yahon’wa’tih’sateh, sotsi ya’te’honton’tats ne aha’tiriwa’yenah ne Kaia’nereh:kowa, tohka tih’ken kana’kerasera en’honteh’riyo tsini’yoreh akwe’kon en’honni’heyeh, tsi’na’hoten roti’yen’takwe tahnon ne ra’honon’wentsa, akwe’kon Wisk Nihon’onwen’tsakeh raho’na’wen enwaton.

[Voir la traduction du Wampum 85 qui est au sujet de la guerre contre une nation étrangère, ici.]

C’est pourquoi Kaianere’ko:wa et Teio’ha:teh affirment que:

[10] La jurisdiction de notre territoire appartient à Rotino’shonni (peuple iroquois) ; l’imposition ou l’usurpation sont des trahisons, sont frauduleuses, inconstitutionnelles et punissables de mort. [Tehon’watisokwa:riteh]

11]Rotino’shonni possède la jurisdiction de Kahnawake et des terres appelées “Seigneurie du Vault St Louis” et au-delà.

[12] Le bris de l’accord Teio’ha’teh de 1701 avec le peuple Iroquois constitue un acte de génocide (Article 3 de la convention sur le crime et les punitions pour génocide)

Envoyez vos objections à: Mohawk Council of Kahnawake Inc.

Frank Zappa nous décrit la pub du CMK Inc.:
“The mystery man came over and he said, I’m out of sight. He said for a nominal service charge I could reach nirvana tonight. If I was ready, willing and able to pay him his regular fee, he would drop all the rest of his pressing affairs and devote his attention to me. And I said, look here, brother, who you jiving with that cosmik debris.”

Lire (excellent). Bob Rae on trillion dollar exchange.

Lire. Harper’s new terror bill.

Lire. Canada loses Bank of Canada law suit [Galati]

La Grande Loi de la Paix ou Constitution de la Confédération Iroquoise (XIIème siècle) ~ 1ère partie: Wampum 1-54 ~

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, documentaire, philosophie, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 26 janvier 2015 by Résistance 71

La Constitution de la Confédération Iroquoise

 

Kaianerekowa (Gayanashagowa) ou la Grande Loi de la Paix

 

Traduction Résistance 71 

 

Introduction

1ère partie: wampums 1-54

2ème partie: wampums 55-78

3ème partie: wampums 79-117

 

  1. Je suis Decanavidah et je plante l’arbre de la Grande Paix avec les chefs de la confédération des cinq nations. Je le plante sur votre territoire, Adodaroh et la nation Onondaga, sur votre territoire, à vous les gardiens du feu.

J’appelle l’arbre le Grand Pin Blanc. A l’ombre de cet arbre de la Grande Paix, nous étalons le contenu blanc et douceureux de la fleur de chardon sur lequel vous pourrez vous assoir, Adodaroh et vos cousins chefs.
Nous vous plaçons sur ces séants, parsemés des graines blanches de la fleur du chardon, là, sous les rameaux grandissants de l’Arbre de la Paix. De là, assis, vous pourrez contempler le feu du conseil de la confédération des cinq nations où toutes les affaires des cinq nations seront traitées, devant vous, Adodaroh et vos cousins chefs, et ce par les chefs de la confédération des cinq nations.

 

  1. Des racines ont poussé de l’Arbre de la Grande Paix, une vers le Nord, une vers l’Est, une vers le Sud et une vers l’Ouest. Le nom de ces racines est: Les Grandes Racines Blanches et leur nature est la paix et la force.
    Tout homme de toute nation hors des cinq nations qui obéirait aux lois de la Grande Paix et ferait connaître ses dispositions aux chefs de la confédération, pourra alors remonter les racines de l’arbre et si son esprit est pur et s’il promet d’obéir aux souhaits du conseil de la confédération, alors il pourra être autorisé à venir se protéger sous le Grand Pin Blanc.
    Nous plaçons un aigle en son sommet, qui est capable de voir au loin. S’il voit le mal dans le lointain ou tout danger menaçant de s’approcher, il préviendra immédiatement les gens de la confédération.

 

  1. J’ai moi-même ainsi que les autres chefs de la confédération, placé ma confiance en vous Adodaroh et les cousins chefs Onondaga, pour que vous preniez soin de feu du conseil des cinq nations et que vous le protégiez.
    Quand quelque chose doit-être décidé et que le conseil de la confédération n’est pas en session, un messager devra être dépêché soit vers Adodaroh, soit vers Hononwirehtonh ou Skanawatih, gardiens du feu ou vers leurs chefs de guerre avec un descriptif complet de l’affaire à être débattue. Ensuite Adodaroh appelera ses cousins chefs pour se rassembler et décider si l’affaire requiert l’attention du conseil de la confédération. Si c’est le cas, Adodaroh devra envoyer des messagers pour demander que tous les chefs de la confédération se rassemblent sous l’Arbre aux Longues Feuilles.
    Lorsque les chefs se rassemblent, le feu devra être allumé, mais pas avec du bois de marronnier et Adodaroh ouvrira le conseil de manière formelle.
    Ensuite, Adodaroh et ses cousins chefs, gardiens du feu, annonceront le sujet de la discussion. La fumée du feu du conseil doit monter dans le ciel sans discontinuer de façon à ce que les autres nations, qui peuvent être alliées, puissent voir le feu du conseil de la Grande Paix. Adodaroh et ses cousins chefs sont en charge de maintenir le feu du conseil.

 

  1. Vous, Adodaroh et les treize chefs cousins, devrez pieusement maintenir l’endroit au plus propre autour du feu du conseil et vous ne devrez pas permettre à la saleté ou à la poussière de s’y accumuler. Je dépose pour vous ici une longue aile comme balai. Comme outil contre les créatures au sol, je dépose un bâton afin que vous puissiez les écarter du feu du conseil. Si vous échouez à les chasser, alors appelez à votre aide le reste des chefs unifiés.

 

  1. Le conseil de la nation Mohawk sera divisé en trois parties comme suit: Tekarihoken, Ayonhwhatah et Shadekariwade sont la première partie ; Sharenhowaneh, Deyoenhhgwhen et Oghrenhrehgowah sont la seconde partie ; Dehennakhrineh, Aghstawenserenhtah et Shoskoharowaneh sont la troisième. La troisième partie ne doit faire qu’écouter la discussion entre les première et seconde parties et si une erreur est commise ou si le processus est irrégulier et faussé, elle doit le mentionner ; lorsque l’affaire est traitée régulièrement par les deux parties, elle doit confirmer la décision de celles-ci et renvoyer l’affaire aux chefs Seneca pour leur décision. Quand les chefs Seneca ont décidé en accord avec les chefs Mohawk, l’affaire ou la question sera alors renvoyée devant les chefs Cayuga et Oneida du côté opposé de la maison.

 

  1. Moi, Decanawidah, nomme les chefs Mohawk à la tête de la confédération des cinq nations iroquoises. La chefferie Mohawk est la fondation de la Grande Paix et ainsi il devient une offense à la Grande Loi de la Paix de passer des mesures au conseil de la confédération après que les chefs Mohawk aient protesté contre.
    Aucune réunion du conseil de la confédération ne pourra être légitime sans que les chefs Mohawk ne soient présents.

 

  1. A chaque fois que les chefs de la confédération doivent se rassembler pour tenir conseil, les chefs Onondaga doivent ouvrir les débats en exprimant leur gratitude envers leurs cousins chefs et leur souhaiter la bienvenue et ils doivent s’adresser et remercier la terre où les Hommes vivent, les ruisseaux, les étangs, les sources et les lacs, remercier le maïs et les fruits, les herbes médicinales et les arbres, remercier les arbres de la forêt pour leur utilité, les animaux qui nous apportent la nourriture et nous fournissent leurs fourrures pour nous habiller, remercier les vents dominants et les vents mineurs, les orages, le soleil, ce puissant guerrier, la lune, remercier les messagers du créateur qui révèlent ses souhaits et au Grand Créateur qui habite les cieux, qui donne toutes choses utiles aux hommes, qui est la source de vie et le pourvoyeur de santé.
    Alors, les chefs Onondaga déclareront ouvert le conseil. Le conseil ne doit pas se tenir après la nuit tombée.

 

  1. Les gardiens du feu devront formellement ouvrir et fermer tous les conseils des chefs de la confédération et ils devront réviser tous les sujets qui auront été débattus par les deux côtés et rendre leur décision.
    Chaque chef Onondaga (ou son adjoint) doit être présent à chaque réunion du conseil de la confédération et doit être d’accord avec la majorité sans désaccord flagrant de façon à ce qu’une décision unanime puisse être rendue.
    Si Adodaroh ou un de ses cousins chefs sont absents du conseil confédéral, un autre gardien du feu peut ouvrir et clore les débats du conseil, mais les gardiens du feu présents ne doivent pas prendre de décisions sauf si le sujet débattu est de petite importance.

 

  1. Toutes les affaires du conseil de la confédération des cinq nations doivent être conduites par les deux corps combinés des chefs de la confédération. En premier lieu, la question à étudier sera passée aux chefs Mohawk et Seneca, puis cela sera discuté et passé aux chefs Oneida et Cayuga. Leurs décisions seront alors transmises aux chefs Onondaga, les gardiens du feu pour décision finale.
    Le même processus devra être suivi lorsqu’une question est menée devant le conseil par un individu ou un chef de guerre.

 

  1. Dans tous les cas de figures, la procédure doit être comme suit: Lorsque les chefs Mohawk et Seneca ont pris une décision unanime sur une question donnée, ils rapportent leur décision aux chefs Cayuga et Oneida qui devront délibérer sur la question et rapporter une décision unanime aux chefs Mohawk. Les chefs Mohawk rapporteront alors les positions sur l’affaire aux gardiens du feu, qui prendront une décision la plus juste en cas de désaccord entre les deux corps, ou confirmer la décision des deux corps si elle est identique. Les gardiens du feu doivent alors rapporter leur décision aux chefs Mohawk, qui en feront l’annonce en session ouverte du conseil.

 

  1. Si, à cause d’une mauvaise compréhension ou par obstination de la part des gardiens du feu, ils rendent une décision différente de celle des deux corps, ces deux corps devront reconsidérer l’affaire et si leurs décisions sont conjointement les mêmes qu’auparavant, ils devront les rapporter aux gardiens du feu qui seront alors obligés de valider leur position commune.

 

  1. Lorsqu’une affaire se présente devant les chefs Onondaga (gardiens du feu) pour discussion et prise de décision, Adodaroh devra introduire le sujet à ses camarades chefs qui devront alors en discuter au sein de leurs deux corps. Chaque chef Onondaga sauf Hononwiretonh devra délibérer et il ne devra que seulement écouter. Quand une décision unanime aura été atteinte par les deux corps de chefs des gardiens du feu, Adodaroh devra notifier Hononwitretonh du fait qu’il devra la confirmer. Il devra refuser de confirmer une décision si elle n’a pas été prise unanimement par les deux côtés des gardiens du feu.

 

  1. Aucun chef ne devra poser une question au corps des chefs de la confédération lorsqu’il est en train de discuter une affaire, une question ou une proposition. Il ne peut délibérer qu’à voix basse avec le corps séparé de la chefferie dont il est membre.

 

  1. Lorsque le conseil des chefs des cinq nations se réunit, il devra appointer un porte-parole pour la journée. Le porte-parole devra être un chef Mohawk, Onondaga ou Seneca.
    Le jour suivant, le conseil devra nommer un autre porte-parole, le premier porte-parole pourra être reconduit si personne ne s’y oppose, mais le tour de porte-parole ne devrait pas être étendu au delà d’une journée.

 

  1. Aucune personne ou nation étrangère intéressées dans l’affaire, la question ou la proposition débattue ne peuvent avoir la parole dans le conseil de la confédération, sauf pour répondre à une question que leur poserait le porte-parole des chefs.

 

  1. Si des conditions se présentent dans le futur demandant un additif ou un changement de cette loi, le cas devra être considéré méticuleusement et si une nouvelle direction semble nécessaire ou serait d’un quelconque bénéfice, la proposition de changement devra être mise aux voix et si adoptée devra être intitulée: “Ajout au cadre de la loi”.

 

Droits, devoirs et qualifications des chefs

 

  1. Un certain nombre de rangées de coquillages colorées (wampum), chacun d’une longueur de deux envergures de bras doivent être données aux familles des femmes dont provient le titre de chef. Le droit de maintenir le titre sera héréditaire dans la famille des femmes possédant légalement les wampums et ceux-ci seront les preuves et symboles que les femmes de la famille ont le droit de propriété du titre de chef pour l’avenir. Ceci est sujet à certaines conditions mentionnées ci-après.

 

  1. Si un chef de la confédération néglige ou refuse de siéger dans un conseil de la confédération, les autres chefs de la nation dont il est membre devront faire la requête à leur chef de guerre qu’il demande aux femmes qui ont nommées ce chef coupable de défection à siéger, de requérir la présence du dit chef au conseil. S’il refuse, les femmes gardiennes du titre devront immédiatement sélectionner un autre candidat pour le titre.

 

Aucun chef ne recevra plus d’une requête pour assister au conseil de la confédération.

 

  1. Si, à quelque moment que ce soit, il devient manifeste qu’un chef de la confédération n’a pas ou plus en tête le bien-être du peuple ou désobéit aux règles de la Grande Loi de la Paix, les hommes ou les femmes de la confédération, ou les deux conjointement, devront venir au conseil et faire vilipender le chef errant par son chef de guerre. Si la plainte du peuple au travers du chef de guerre n’est pas prise en considération la première fois, elle devra être répétée encore une fois, ensuite si le cas n’est toujours pas pris en compre par le chef, une troisème plainte et un avertissement devront être donnés. Si le chef incriminé refuse d’entendre raison, l’affaire devra aller devant le conseil des chefs de guerre. Les chefs de guerre devront alors démunir le chef errant de son titre en ordonnant aux femmes en charge du titre de le faire. Lorsque le chef est répudié, les femmes devront notifier le conseil des chefs au travers de leur chef de guerre et les chefs de la confédération devront entériner l’acte. Les femmes sélectionneront alors un autre de leurs fils comme candidat et les chefs devront l’élire. Celui qui sera choisi devra être intronisé suivant l’étiquette de la cérémonie appropriée.

Lorsqu’un chef est répudié, son chef de guerre devra s’adresser à lui en ces termes:

“Ainsi toi, ————–, tu as ignoré les avertissements des femmes de ta famille. Tu as jeté les avertissements par dessus tes épaules pour t’en débarrasser.

Regarde la resplendissance du soleil et dans sa pleine lumière, je te retire ton titre et enlève les emblèmes sacrés de ton titre de chef. J’enlève de ton front les bois de cerf qui furent le symbole de ta position et la preuve de ta noblesse. Je te destitue maintenant et rend les bois aux femmes dont ils sont l’héritage.”

Le chef de guerre s’adressera alors aux femmes du chef destitué et dira:

“Mères, j’ai maintenant destitué votre chef, je vous rend donc l’emblème du titre de chef et vous en reprenez donc possession.”

S’adressant de nouveau au chef destitué il dira:

“Comme je viens à l’instant de te destituer et de te décharger de tes responsabilités, tu n’es maintenant plus un chef. Tu devras continuer ton chemin seul, le reste du peuple de la confédération ne te suivra pas, car nous ne reconnaissons pas la mentalité qui t’habite. Comme le créateur n’a rien à faire avec l’erreur, il ne viendra donc pas te sauver du précipice de destruction auquel tu t’es toi-même condamné. Tu ne pourras jamais plus être rétabli dans la position que tu as occupée auparavant.”

Ensuite, le chef de guerre devra s’adresser aux chefs de la nation à laquelle appartient le chef destitué et dire:

 

“Vous savez, vous les chefs, que j’ai maintenant retiré les bois de cerf du front de ————, le symbole de sa position et la preuve de sa grandeur.”

 

Les chefs de la confédération n’auront alors plus d’autre choix que de reconnaître la mise au ban du chef qui a offensé.

 

  1. Si un chef de la confédération des cinq nations devait commettre un meurtre, les autres chefs devront se rassembler à l’endroit où gît le corps et se préparer à répudier le chef criminel. S’il est impossible de se rencontrer sur la scène du crime, les chefs devront alors discuter de l’affaire lors de la réunion suivante du conseil de leur nation et requérir que leur chef de guerre répudie le chef coupable du crime et de mettre un terme à la transmission du titre par les femmes de sa famille et de faire transférer la lignée du titre dans une famille sœur.

 

Le chef de guerre devra s’adresser au chef coupable de meurtre en ces termes:

 

“Ainsi toi, ————- tu as tué ———– (nom de la victime) de tes propres mains ! Tu as commis une grave faute aux yeux du créateur. Regarde la resplendissance du soleil et dans sa lumière, je retire de ton front les bois de cerf, symboles de ta position et preuve de ta noblesse d’esprit. Je te desitute donc et te chasse et tu dois maintenant partir immédiatement du territoire des cinq nations et ne plus jamais y revenir. Nous, de la confédération des cinq nations, retirons de plus aux femmes de ta famille la lignée de la chefferie dont elles sont les gardiennes, parce que le titre très ancien de chef n’a jamais eu pour intention de s’unir avec l’effusion de sang. Par conséquent, cela ne peut plus être leur héritage par le mal que tu as fait, elles perdent cet héritage à tout jamais.”

 

Le chef de guerre devra alors donner le titre à une famille sœur et s’adresser à elle de cette façon:

 

“Nos mères, ————-, écoutez attentivement tandis que je m’adresse à vous d’une affaire de la plus haute importance. Je vous transmet dorénavant un titre très ancien de chef, car une grande calamité est tombée sur lui aux mains de la famille d’un ancien chef. Nous avons toute confiance que vous, nos mères, le garderez toujours et mettrez toujours en garde vos chefs de leur responsabilités et de leurs devoirs pour qu’ils conseillent leur peuple de toujours vivre dans l’amour, la paix et l’harmonie et qu’une grande calamité ne survienne plus jamais.”

 

  1. Certains défauts physiques peuvent rendre un chef de la confédération incapable de siéger au conseil de celle-ci. De tels défauts peuvent inclure l’extrême jeunesse, l’idiotie, la cécité, la surdité, la stupidité et l’impotence. Lorsqu’un chef de la confédération est affecté d’une de ces conditions, un adjoint devra être dépêché par ses sponsors afin qu’il agissse pour lui, mais en cas de nécessité extrême, le chef handicapé peut exercer ses droits.

 

  1. Si un chef de la confédération désire résilier son titre, il devra le notifier aux chefs de la nation de laquelle il est membre. Si ses collègues chefs refusent sa démission, il ne pourra pas quitter ses fonctions.

Un chef qui se propose de démissionner peut recommander un successeur, recommandation qui sera reçue par les autres chefs, mais à moins que les femmes détenant le titre ne soient d’accord, le candidat nominé ne devra pas être accepté.

 

  1. Tout chef de la confédération des cinq nations peut faire faire des ceintures wampum de quelque taille ou longueur que ce soit comme promesses ou mises en archive de sujets d’importance nationale ou internationale.

Lorsqu’il est nécessaire d’envoyer une ceinture wampum par un chef de guerre ou un autre messager comme preuve d’une requête de participation, le messager devra réciter le contenu de la ceinture au récipient du message. La personne devra répéter le message et rendre la ceinture et s’il y a eu requête de comparaître, il devra commencer les préparatifs de son voyage

Chaque personne membre de la confédération des cinq nations peut utiliser une ceinture wampum pour archiver une promesse, un contrat ou un accord et le protocole d’échange deviendra officiel pour les deux parties.

 

  1. Les chefs de la confédération des cinq nations seront tout le temps les guides (mentors) du peuple. L’épaisseur de leur épiderme devra être de sept envergures de bras, ce qui veut dire qu’ils devront être imperméables à la colère, aux provocations et à la critique. Leurs cœurs devront être remplis de paix et de bonne volonté et leurs esprits emplis du désir profond du bien-être de leurs peuples et de celui de la confédération. Avec une infinie patience œuvreront-ils à leurs devoirs et leur fermeté devra être tempérée par leur tendresse envers leur peuple. La colère et la fureur ne pourront pas entrer dans leurs esprits et tous leurs mots et actions devront être emprunts de calme délibération.

 

25. Si un chef de la confédération essaie d’établir quelque autorité que ce soit indépendemment de la jurisdiction de la confédération de la Grande Paix, qui est les cinq nations, il devra être mis en garde trois fois en conseil ouvert, la première fois par les femmes de la famille de son titre, la seconde fois par les hommes de la famille et finalement par les chefs de la nation de la confédération à laquelle il appartient. Si le chef offensant est toujours obtu, il devra être démis de ses fonctions par le chef de guerre de sa nation pour avoir refusé de se conformer aux lois de la Grande Paix. Sa nation devra alors installer à sa place le candidat nominé par les femmes détentrices du titre dans sa famille.

 

  1. Il sera du devoir des chefs de la confédération que de temps en temps et comme l’occasion le dicte, d’agir comme des guides spirituels pour leurs peuples et leur rappeler les mots et désirs de leur créateur. Ils devront dire:

“Écoutez de façon à ce que la paix puisse continuer dans le futur!” Écoutez toujours les mots du grand créateur car il a parlé: “Peuple uni, ne laissez pas le mal entrer dans vos esprits. Le Grand Créateur a parlé et la cause de la Paix ne pourra pas vieillir. La cause de la Paix ne pourra jamais mourir si vous vous rappelez le Grand Créateur.”

Tous les chefs de la confédération devront parler de la sorte afin de promouvoir la paix.

 

  1. Tous les chefs des cinq nations doivent être honnêtes en toute chose. Ils ne doivent rien cacher, ne doivent pas médire, mais doivent être des hommes possédant des qualités honorables qui en font de véritables Royaneh (chefs). Il sera dit que ce sera une grande faute que de mener un chef vers des affaires triviales, car les gens doivent toujours tenir leurs chefs en grande estime par le respect de leurs personnes et de leur position.

 

  1. Quand un candidat à la chefferie doit être instauré, il devra fournir quatre ceintures wampum d’une longueur d’un bras, liées ensemble à chaque extrémité. Ceci constituera la preuve de son serment aux chefs de la confédération, qu’il vivra en accord avec la constitution de la Grande paix et exercera la justice et l’équilibre en toute chose.

Lorsque le serment est donné, le porte-parole du conseil doit tenir les wampums dans ses mains et s’adresser au côté opposé du feu du conseil et devra commencer son discours en disant:

“Maintenant regardez-le. Il est maintenant un chef de la confédération. Regardez sa splendeur.” Un discours peut s’en suivre. A l’issue, il enverra les wampums du côté opposé et ils devront recevoir la preuve de son serment. Alors seulement le côté opposé pourra dire:

“Nous te ceignons maintenant du symbole de la chefferie avec les bois de cerf. Tu seras maintenant un mentor du peuple de la confédération des cinq nations. L’épaisseur de ta peau devra être de sept longueurs de bras, ce qui veut dire que tu seras immunisé contre la colère, les provocations et la critique. Ton cœur sera empli de paix et de bonne volonté et ton esprit empli du profond désir du bien-être de ton peuple et de celui de la confédération. Armé d’une patience sans fin, tu rempliras tes devoirs et ta fermeté sera tempérée par la tendresse que tu éprouveras envers ton peuple. Ni la colère ni la fureur ne pourront pénétrer ton esprit et tous tes mots et actions seront emprunts de calme délibération. Dans toutes tes délibérations au sein de conseil de la confédération, dans tes efforts de législateur, dans tous tes actes officiels, l’intérêt particulier sera bani à tout jamais. Ne jettes pas par dessus ton épaule les avertissement de tes neveux et nièces s’ils devaient te vilipender pour toute erreur ou mauvaise action que tu pourrais commettre, mais toujours retourne vers la loi de la Grande Paix qui est juste et bonne. Regarde, observe et écoute avec à l’esprit le bien-être du peuple et ais toujours à l’esprit non pas seulement le présent mais aussi les générations futures, même ceux qui ont les visages toujours sous la surface de la terre, les non-nés de la génération future.”

 

  1. Lorsqu’un titre de chef va être attribué, le candidat à la chefferie devra fournir la viande de chevreuil cuite, le pain et la soupe de maïs, toutes autres choses nécessaires ainsi que le travail à fournir pour la fête de la remise du titre.

 

  1. Les chefs de la confédération peuvent accorder le titre de chef à un candidat à partir du moment où la Grande Loi est récitée, s’il y a un candidat, car la Grande Loi établit toutes les règles.

 

  1. Si un chef de la confédération devient sérieusement malade et est dans un état critique proche de la mort, les femmes gardiennes de son titre devront aller dans son logis, y prendre les bois de cerf emblème de sa position et les placer à ses côtés. Si le créateur l’épargne et s’il se lève de son lit de maladie, il pourra se lever en portant ses bois au front.

 

Les mots suivants devront être employés lorsque les bois de cerf sont temporairement enlevés à un chef:

 

“Maintenant camarade chef, le temps est venu de t’approcher dans ta maladie. Nous enlevons pour un temps les bois de cerf de ton front, nous enlevons (temporairement) l’emblème de ta chefferie. La Grande Loi a décrété qu’aucun chef ne devra finir sa vie avec les bois sur son front. Nous les mettons de ce fait de côté dans cette pièce même. Si le créateur t’épargne et que tu guéris de ta maladie, alors pourras-tu te lever de ce lit en portant tes bois au front comme auparavant et tu pourras continuer tes devoirs de chef de la confédération et tu pourras de nouveau travailler pour le bien du peuple de la confédération.”

 

  1. Si un chef de la confédération venait à mourir lorsque le conseil est en session, celui-ci devra être ajourné pendant 10 jours. Aucun conseil de la confédération ne pourra se réunir dans cet intervalle de 10 jours suivant le décès d’un des chefs. Si les trois frères (les Mohawk, les Onondaga et les Seneca) devaient perdre un de leurs chefs par décès, les jeunes frères (oneida et Cayuga) devront venir voir les chefs survivants des trois frères le dixième jour pour les consoler. La consolation, condoléances devra consister en la lecture des contenus des treize rangées du wampum d’Ayonhwhatah. A la fin de ce rite, un successeur devra être nommé par les femmes détentrices du titre du chef défunt. Si les femmes ne sont pas encore prêtes à nommer un chef devant les autres chefs, alors le porte-parole devra dire: “Venez, sortons.” Tous devront quitter l’endroit de la réunion.. L’instauration devra alors attendre juqu’à ce que les femmes soient prêtes. Le porte-parole devra mener le monde hors de l’endroit en disant: “Partons jusqu’à l’orée de la forêt et couchons-nous sur le ventre dans l’attente.”

Lorsque les femmes ont choisi un successeur parmi leurs fils, les chefs de la confédération se rassembleront en deux endroits, les jeunes frères dans un endroit, les vieux frères dans un autre. Les chefs qui devront présenter les condoléances aux chefs en deuil devront choisir l’un d’entre eux pour chanter l’hymne de la pacification alors qu’ils se déplacent vers les chefs accablés. Le chanteur devra ouvrir le chemin et les chefs et les gens du peuple devront suivre. Lorsqu’ils atteignent les chefs en deuil, ils devront chérir et féliciter le candidat chef et devront effectuer le rite de l’intronisation du titre de chef.

 

  1. Quand un chef de la Confédération meurt, les membres survivants de sa famille doivent immédiatement envoyer un messager, un membre d’un autre clan, vers les chefs dans une autre localité. Lorsque le coureur arrive à distance de voix de la localité, il devra émettre un son (hululement) triste: “Kwa-ah, Kwa-ah, Kwa-ah!” Le cri devra être répété trois fois et encore et encore par intervales aussi longtemps que la distance le requiert. Lorsque le coureur arrive au camp, les gens devront se rassembler et on devra lui demander la nature de son triste message. Il devra alors dire. “réfléchissons”, puis il devra leur annoncer la mort du chef. Il devra leur donner une ceinture wampum de coquillages et dire “Voici le témoignage, vous avez entendu le message.” Il pourra ensuite retourner à la maison.

 

Cela devient alors le devoir des chefs de la localité d’envoyer des coureurs messagers vers les autres localités et chaque autre localité devra envoyer d’autres messagers jusqu’à ce que tous les autres chefs soient avertis. Les coureurs devront voyager jour et nuit.

 

  1. Si un chef meurt et qu’il n’y a pas de candidat qualifié pour prendre sa place au sein de la famille des femmes tenantes du titre, les chefs de la nation devront remettre le titre aux mains d’une famille sœur du clan jusqu’à ce que la famille originale puisse produire un candidat, le titre sera alors restauré à son légataire de droit.

Aucun titre de chef ne peut-être emporté dans la tombe. Les chefs de la confédération peuvent déposséder un chef décédé de son titre même au seuil de la tombe.

 

Election des chefs de pin

 

  1. Si un homme quelconque de la nation assiste de part ses capacités uniques ou montre un grand intérêt dans les affaires de la nation, s’il prouve qu’il est sage, honnête et qu’on peut lui porter confiance, les chefs de la Confédération pourront l’élire pour un siège avec eux et il pourra siéger au conseil de la Confédération. Il sera proclamé “Pin éclos pour la nation” et sera investi de cette manière lors de l’assemblée suivante pour l’installation des chefs. S’il devait faire quoi que ce soit contraire à la Grande Loi de la Paix, il ne pourra pas être démis de ses fonctions, personne n’a le droit de le faire, mais à partir de ce moment, tout le monde devra devenir sourd au son de sa voix et à ses conseils. S’il devait démissionner de son siège et de son titre, personne ne peut l’en empêcher. Un chef de pin n’a aucune autorité pour se nommer un successeur et son titre n’est pas non plus héréditaire.

 

Noms, devoirs et droits des chefs de guerre

 

  1. Les noms de titre des chefs de guerre de la Confédération devront être:

Ayonwaehs, chef de guerre sous le chef Takarihoken (Mohawk); Kahonwahdironh chef de guerre sous le chef Odatshedeh (Oneida); Ayendes chef de guerre sous le chef Adodarhoh (Onondaga); Wenehns chef de guerre sous le chef Dekaenyonh (Cayuga); Shoneradowaneh, chef de guerre sous le chef Skanyadariyo (Sénéca).

Les femmes héritières de chaque titre de chef devront être les héritières des titres de chefs de guerre de leur chef respectif. Les chefs de guerre devront être sélectionnés parmi les fils éligibles des familles féminines détenant les titres de la chefferie.

 

  1. Il n’y aura qu’un seul chef de guerre pour chaque nation et leurs devoirs seront de porter des messages pour leurs chefs et de prendre les armes de la guerre en cas d’urgence. Ils ne devront pas participer au déroulement des affaires du conseil de la confédération, mais devront en suivre la progression et en cas d’une action erronée par un chef, ils devront recevoir les plaintes des gens et donner les avertissements faits par les femmes à l’intéressé. Les personnes qui désirent faire passer des messages aux chefs de la Confédération siégeant en conseil, devront le faire au travers du chef de guerre de leur nation. Cela ne devra jamais être approprié pour lui de présenter des affaires, des questions ou des propositions de tierces personnes devant le conseil de la confédération.

 

  1. Lorsqu’un chef de guerre meurt, un autre devra être mis en place suivant la même procédure que celle réinstallant un chef.

 

  1. Si un chef de guerre agit contrairememt aux instructions reçues ou contre les provisions de la Grande Loi de la Paix, le faisant en sa qualité, il devra être déposé par les femmes ainsi que par les hommes de sa famille. Les femmes seules, les hommes seuls ou les deux conjointement pourront agir dans ce cas. Les femmes détentrices du titre devront alors choisir un autre candidat pour la position.

 

  1. Lorsque les chefs de la confédération prennent l’opportunité d’envoyer un messager pour le conseil, ils devront emballer quelque chose que ce soit qu’ils veulent envoyer et donner des instructions au messager de se rappeler de sa course, de ne pas en dévier, d’aller avec confiance vers sa destination et de délivrer son message en accord avec chaque instruction.

 

  1. Si le message porté par le coureur est l’avertissement d’une invasion, il devra crier “Kwa-ah, Kwa-ah!” deux fois et répéter ces cris à courts intervales, puis encore à interval plus long.

 

Si un être humain est retrouvé mort, celui qui le trouve ne doit pas toucher son corps et retourner immédiatement à la maison en criant à intervales courts: “Koo-weh!”

 

Clans et consanguinité

 

  1. Parmi les cinq nations et leur postérité il devra y avoir les clans originaux suivants: Ours, Anguille. Bécasse, Castor, Faucon, Tortue, Daim, Héron et Loup. Ces clans, répartis au travers de leurs nations respectives, seront les seuls propriétaires et détenteurs de la terre du pays et en ceux-ci est-elle investie par droit de naissance.

 

  1. Les gens du peuple des Cinq Nations appartenant à un certain clan devront reconnaître chaque autre membre de ce clan, quelque soit la nation, comme membre de leur famille. C’est pourquoi les hommes et les femmes appartenant à un même clan ne peuvent pas se marier entr’eux.

 

  1. La ligne de descendance des personnes appartenant aux Cinq Nations se fera par la ligne féminine. Les femmes seront considérées comme les progénitrices de la nation. Elles devront posséder le territoire et la terre. Hommes et femmes devront suivre le statut de la mère.

 

  1. Les héritiers des femmes détentrices des titres de chef dans la confédération devront être appelés Rotiyaneh (Chefs) pour le temps à venir.

 

  1. Les femmes des quarante-huit (maintenant cinquante) familles de Rotiyaneh seront les héritières des noms autorisés pour le temps à venir. Quand un enfant des Cinq Nations a reçu un nom autorisé durant le festival de la mi-hiver ou durant le festival du maïs mûr, un des cousins de l’enfant devra être nommé porte-parole. Il devra alors annoncer à la cousinerie opposée les noms du père et de la mère de l’enfant avec le clan de la mère. Puis le porte-parole devra prononcer le nom de l’enfant deux fois. L’oncle de celui-ci devra alors le prendre dans ses bras et devra marcher en long et en large en chantant: “Ma tête est solide, je suis de la Confédération.” Alors qu’il chante, la cousinerie opposée devra répondre en chantant: “Hyenh, Hyenh, Hyenh, Hyenh”, jusqu’à la fin de la chanson.

 

  1. S’il n’y a plus de femmes héritières d’un titre de chef de la confédération, le droit de conservation du titre devra être donné par les chefs de la confédération à une famille sœur, qu’ils devront élire et cette famille devra tenir le nom et le transmettre à leurs héritières femmes, mais ils ne devront pas nommer un de leurs fils comme candidat à un titre de chef jusqu’à ce que tous les hommes éligibles de l’ancienne famille ne soient plus ou soient devenus inéligibles pour la fonction.

 

  1. Si tous les héritiers pour un titre de chef sont éteints ainsi que toutes les familles du clan, alors le titre devra être donné par les chefs de la confédération à une famille d’un clan frère qu’ils devront élire.

 

  1. Si une des femmes héritières du titre de chef devait suspendre volontairement un titre ou refuser de le décerner, ou si de telles héritières abandonnent, oublient ou méprisent leur héritage, alors ces femmes devront être considérées comme enterrées et leurs familles éteintes. Le titre devra alors être retourné à une famille ou clan sœur dès la demande et la plainte reçues. Les chefs de la confédération devront élire la famille ou le clan qui devra retenir le titre pour le futur.

 

  1. Les femmes détentrices du titre de chef par héritage devront élire deux femmes de leur famile comme cuisinières pour le chef lorsque les gens devront se rassembler dans sa maison pour traiter d’affaires courantes ou tout autre but.

Il n’est ni bien ni honorable pour un chef de la confédération de laisser les gens qu’il a convoqué avoir faim.

 

  1. Lorsqu’un chef tient une réunion dans sa maison, son épouse, si elle le désire, peut préparer le repas pour la réunion des chefs qui se rassemblent avec lui. Ceci est un droit honorable qu’elle peut exercer à sa seule discrétion.

 

  1. Les femmes héritières du titre de chef devront, si cela est nécessaire, corriger et admonester les tenants de leurs titres. Seulement celles qui sont en audience du conseil peuvent procéder de la sorte et celles qui ne participent pas ne devront faire aucune objection sur ce qui a été dit, ni ne devront faire quoi que ce soit pour entraver une action.

 

  1. Quand les femmes détentrices du titre de chef sélectionnent un de leurs fils comme candidat, elles devront choisir quelqu’un de confiance, de bon caractère, aux honnêtes dispositions, quelqu’un qui gère ses propres affaires, soutient sa propre famille s’il en a une et qui a prouvé être un homme de confiance pour sa nation.

 

  1. Lorsqu’un titre de chef devient vacant pour cause de mort ou autre cause, les femmes du clan détentrices du titre devront tenir un conseil et devront choisir quelqu’un parmi leurs propres fils pour remplir la fonction vacante. Un tel candidat ne devra pas être le père d’un chef de la confédération. Si le choix est unanime, le nom est alors référé aux hommes de la famille du clan. S’ils désapprouvent, ce sera leur devoir de sélectionner un candidat approprié. Si les femmes et les hommes ne peuvent pas décider lequel des deux candidats nommer, alors l’affaire devra passer dans les mains des chefs de la confédération au sein de ce clan. Ils décideront quel candidat devra être nommé. Si les femmes et les hommes sont d’accord sur le nom d’un candidat, son nom devra être référé aux clans frères pour confirmation. Si les clans confirment le choix, ils devront référer de leur action à leurs chefs de confédération qui ratifieront le choix et le présenteront à leurs cousins chefs, et si les chefs cousins confirment le nom du candidat, alors celui-ci sera intronisé par la cérémonie qui convient afin de lui conférer le titre de chef.

 

A suivre…

Introduction à la Grande Loi de la Paix ou Constitution de la Confédération Iroquoise (XIIème siècle) traduite intégralement par Résistance 71

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“En leur cœur même, les états européens et leur progéniture coloniale personnifient toujours les mêmes impulsions destructrices et irrespectueuses qu’il y a 500 ans… Au moment du premier contact avec les Européens, la très vaste majorité des sociétés natives américaines étaient parvenues à la véritable civilisation: Elles n’abusaient pas de la planète, elles promeuvaient la responsabilité commune, elles pratiquaient l’égalité des sexes dans les relations quotidiennes et elles respectaient la liberté individuelle.” …

“La tradition indigène du continent américain voit le gouvernement comme étant le pouvoir collectif des membres individuels de la nation, il n’y a pas de séparation entre la société et le pouvoir. Le leadership s’exerce en persuadant les individus d’immerger leur pouvoir auto-gestionnaire dans l’intérêt du bien commun. Par contraste, dans la tradition européenne, le pouvoir est abandonné aux représentants d’une majorité politique, dont les décisions sur ce qu’ils pensent être bon pour l’intérêt général sont ensuite imposées aux citoyens.”

 

~ Professeur Taiaiake Alfred, université de Victoria, Canada ~

 

Introduction à Kaianere’ko:wa ou la Grande Loi de la Paix de la Confédération des 6 nations iroquoises

 

Résistance 71

 

22 Janvier 2015

 

1ère partie

2ème partie

3ème partie

 

Comme nous l’avions annoncé en 2014, nous avons fini la traduction complète en français de Kaianere’ko:wa ou la “Grande Loi de la Paix”, charte fondatrice de la confédération de la ligue des cinq puis six nations iroquoises. Nous n’affirmons pas que les 117 wampums ou “articles” de la Grande Loi n’ont jamais été traduits en français, mais une chose est certaine, on ne trouve pas de traduction complète de Kaianere’ko:wa à la disposition de tout à chacun. En cela notre travail est unique et nous pensons avoir comblé un vide historique non seulement pour les habitants natifs ou colons de l’Amérique du Nord parlant le français, mais aussi pour tous ceux qui sont intéressés historiquement ou politiquement à ce qu’amène et propose un tel texte.

Nous tenons ici à dire que nous avons offert notre traduction à la confédération iroquoise à toute fin éducatrice utile, via les “Mères de Clans” de la nation Mohawk.

Kaianere’ko:wa, prononcez Ga-y-a-né-ré-go-oua, est le fruit de la réflexion d’une personne en provenance de la nation Huron nommé Dekanawida (prononcez Dé-ga-na-oui-da en langue iroquoise), qui proposa un schéma de fonctionnement politique et de paix durable pour les nations alors en guerre quasi perpétuelle. Il marcha à travers les bois et rencontra un homme de la nation Kanion’ke:haka (prononcez Ga-ni-on-gué-ha-ga), “peuple du silex” plus connu aujourd’hui sous le nom de nation Mohawk, du nom de Hiawatha (prononcez: Hi-a-oua-ta) qu’il convainquît du bien fondé de sa proposition. Aidé d’Hiawatha, Dekanawida s’en fût proposer Kaianere’ko:wa à la nation Mohawk qui fut la première à l’accepter. Ensemble, ils persuadèrent les quatre autres nations de langue iroquoise: Oneida, Cayuga, Onondaga et Sénéca à former la Ligue des Nations Iroquoises.

Dans ses “Akwesasne Notes News Series” (1995), Bruce E. Johansen nous dit ceci: “Utilisant une combinaison de sources documentaires, de données sur les éclipses solaires et l’histoire orale iroquoise, les chercheurs Mann et Fields ont évalué que le corps politique légal de la Confédération des Nations Iroquoises fut adopté par la nation Sénéca (la dernière à l’avoir ratifié), le 31 Août 1142. Le conseil de ratification de la Grande Loi se réunît alors sur un site appelé Gonandaga et qui est maintenant un terrain de sport dans la ville de Victor, dans l’état de New York aux Etats-Unis.” La confédération prît alors de nom d’Haudenosaunee (prononcez: Hô-dé-no-chau-ni) ou “peuples de la longue maison”, utilisant la symbolique de la longue maison traditionnelle iroquoise où plusieurs familles vivaient sous le même toit, le feu, l’âtre en son centre étant la nation Onondaga, où le feu du grand conseil brûle en permanence depuis plus de 900 ans maintenant et d’Ouest en Est: la nation Sénéca (gardienne de la porte occidentale des territoires Haudenosaunee), la nation Oneida, puis la nation Cayuga et enfin la nation Mohawk (gardienne de la porte orientale des territoires Haudenosaunee). Une 6ème nation: Tuscaroa, fut adoptée par la confédération bien plus tard en 1722 (après la Grande Paix de Montréal avec les Français de 1701).

Depuis le XIIème siècle, les nations iroquoises suivent Kaianere’ko:wa et ne sont plus jamais entrées en guerre l’une contre l’autre, même lorsque les Français et les Anglais parvinrent à s’allouer des alliances différentes parmi les nations iroquoises (seule la nation Mohawk demeura liée aux Britanniques, tant il lui fut très difficile de pardonner aux Français leur première rencontre qui vit alors Samuel de Champlain et ses hommes ouvrir le feu sans raison, si ce n’est celle d’impressionner les “sauvages”, sur des Mohawks venus à leur rencontre tuant d’entrée de jeu plusieurs personnes dont un chef…), les nations iroquoises bien que soutenant des parties opposées de la belligérence, ne se combattirent jamais et en cela ne faillirent jamais à la Grande Loi de la Paix.

Originellement, Kaianere’ko:wa fut récité en tant que tradition orale et chaque article (il y en a 117 en tout) fut consigné dans un wampum ou “ceinture” de nacre de coquillages colorée différent, représentant de manière codifiée la teneur de l’article. Régulièrement (tous les cinq ans dans l’ère moderne), un des chefs du grand conseil récite l’histoire de la création de Kaianere’ko:wa et récite les 117 wampums afin de toujours rafraîchir mémoire et tradition. Le récitant récite trois jours durant jusqu’à quasi-épuisement chaque jour.

Kaianere’ko:wa ou grande Loi de la Paix est une charte confédérale expliquant le fonctionnement non hiérarchique et non-coercitif de la société. Kaianere’ko:wa est un témoignage particulier toujours vivant et actuel sur le bienfondé des résultats de recherche d’anthropologues politiques comme Pierre Clastres et Marshall Sahlins, que nous avons cité, traduit et publié abondamment sur ce blog, démontrant l’existence intrinsèque pour et par elle-même, des sociétés dites “primitives”, pré-étatiques pour les structuralistes ou pré-capitalistes pour les marxistes, fonctionnant de manière non politiquement divisée, avec une chefferie n’ayant aucun pouvoir, où la démocratie participative est absolue, les décisions étant prise à l’unanimité et où les rapports de production si chers aux marxistes sont inexistants pour la simple et bonne raison que ces sociétés fonctionnent volontairement en sous-production et refusent l’exploitation du grand nombre par le plus petit nombre.

La charte confédérative est fondée sur le droit naturel et la triologie de concepts fondateurs: Paix, Pouvoir et Droiture.

Chaque décision prise unanimement et dont les chefs de clans, de nations et de la confédération ne sont que les portes-parole des peuples décisionnaires, est prise en fonction de ces seuls trois critères directeurs :

  • Paix: notre décision collective maintiendra t’elle la paix, évitera t’elle les conflits ? Comment résoudre un conflit émergent ?
  • Pouvoir: Les chefs ne décident pas, ils rendent compte. Seul le peuple a le pouvoir et les chefs ne font que rapporter la décision prise collectivement et en accord avec les “Mères de clans” et les conseils de femmes dans une société régit matrilinéairement.
  • Droiture: Notre décision est-elle cohérente avec la préservation de notre Terre-Mère et que penseront nos descendants non-nés de la 7ème génération de la décision que nous prenons aujourd’hui ? Pourront-ils nous la reprocher sachant que notre devoir est de préserver la paix et notre Terre-Mère.

A cet effet, Kaianere’ko:wa est divisée en plusieurs segments regroupant plusieurs wampums. Vu la longueur du document (40 pages en français), nous le publierons en 3 parties. Ces parties sont arbitrairement désignées par nos soins et ne correspondent en aucun cas à une scission établie du document. Notre traduction a tenu compte de la forme de langage employée, nous n’avons malheureusement pas pu traduire directement depuis la langue originelle iroquoise, mais de l’anglais (nous avons néanmoins en notre possession le texte intégral en langue iroquoise) . Notre traduction n’offre aucun commentaire ou interprétation de quelque nature que ce soit, juste le texte tel qu’en lui-même.

Voici comment nous le publierons:

  • 1ère partie: Wampum 1-Wampum 54 qui couvrent:
    Dekanawida et les chefs plantant l’arbre de la paix, l’arbre de paix et ses racines, les gardiens du feu, les conseils, les procédures de paroles durant les réunions de conseils, les Mères de Clans possédant le pouvoir de nomination des chefs, la révocation d’un chef, la remise dans le chemin d’un chef errant, la démission d’un chef, les qualités morales des chefs, les chefs comme enseignants et guides spirituels, un chef démit de ses fonctions temporairement, mort d’un chef et son remplacement, les noms des cinq chefs de guerre, quand un chef ou chef de guerre agit contre la Grande Loi, l’envoi des messagers, les clans, titres de clans, la matrilinéarité, les femmes détentrices des titres de chefs et de la terre, remplacement des mères de clans, devoirs des mères de clans, méthode pour les mères de clans pour rectifier un chef errant, les mères de clans et la sélection d’un nouveau chef
  • 2ème partie: Wampum 55- Wampum 78 qui couvrent:
    les symboles, les territoires, trahison, abandon des droits, que faire en cas de grande calamité, lecture de la Grande Loi, l’installations des rites, méthodologie d’enterrement des armes de guerre, l’adoption, émigration, la propriété et la possession, les langues, adoption temporaire d’une autre nation, réfugié étranger cherchant une résidence permanente, adoption temporaire, révocation d’adoption, nations encouragées à rejoindre la Grande Paix
  • 3ème partie: Wampum 79-Wampum 117 qui couvrent:
    la guerre, la société des guerriers, le choix du chef de guerre de la confédération, nations vaincues, relation symbolique, la paix, la Grande Loi de la Paix et les autres nations, les chefs et la guerre, la wampum noir, la société des guerriers et une nation traîtresse, les droits des peuples, referendums, les conseils de femmes égaux des conseils des hommes, les feux de conseils des nations indépendantes et souveraines, les cérémonies, les festivals de remerciements, les chansons d’installation et de paix, protection de l’habitation, les funérailles et les cérémonies de condoléances, les 10 jours de deuil.

Le but ultime de Kaianere’ko:wa est de respecter autrui selon le principe fondamental de loi naturelle qui veut qu’on ne fasse pas à autrui ce qu’on ne voudrait pas qu’on nous fasse. Il faut donc respecter autrui, respecter les autres nations, gérer le relationnel d’égal à égal, sans condescendance ni arrogance (cherchez l’erreur côté occidental…). L’ordre naturel des choses est la paix et l’harmonie, la complémentarité, la coopération et l’entre aide mutuelle pour le renfort d’une bien meilleure (sur)vie.

Kaianere’ko:wa ne peut fonctionner en tant que telle que dans une société clanique de lignée matrilinéaire. Néanmoins, bien des aspects abordés par ce texte fondateur de l’humanité (n’oublions pas que Benjamin Franklin et Thomas Jefferson entre autres, furent de grands admirateurs de la confédération iroquoise et de son système politique), pourraient être adaptés dans le cadre notamment d’une charte confédérationnelle liant volontairement un réseau de communes libres et émancipées. Certains outils politiques existent depuis 900 ans, permettant de fonctionner de manière non-étatique, non-coercitive et en s’assurant que le pouvoir n’établisse pas d’organe séparé impliquant une division politique de la société, il serait certainement intelligent de comprendre et d’adapter de telles possibilités à la vie et aux sociétés modernes.

Notre travail de traduction est dédié à la confédération iroquoise, en lutte contre le terrorisme d’état colonial depuis le XVIème siècle, aux nations en lutte pour leur souveraineté sur le continent des Amériques, en lutte contre le terrorisme d’état européen depuis 1492, à tous les peuples colonisés de la planète et à tous ceux qui désirent divulguer en francophonie, la parole de la paix, du pouvoir du peuple et de la droiture.

Ske:nen (paix)

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Kaianere’ko:wa, La Grande Loi de la Paix (XIIème siècle)

1ère partie

2ème partie

3ème partie

Résistance politique: Conseils coloniaux (collabos) et loi d’apartheid pour diviser les sociétés natives plus avant…

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Voir la note en bas d’article…

 

Suceurs d’âme

 

Mohawk Nation News

 

3 Janvier 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/01/04/sucker-for-love/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le musée national d’Ottawa retire sa grande exposition sur Ongwe’hon:weh (NdT: premiers peuples et nations). Le nouveau thème de l’existence du Canada est fondé sur une fiction commerciale corporatrice. L‘éducation donnée à notre sujet représente une page dans un livre d’histoire. Nous sommes maintenant obligés de nous vendre en étant des INDIENS corporatifs assujettis au système entrepreneurial ou alors nous serons emballés et mis au placard avec le reste de l’exposition originelle. La politique du CANADA corporatif envers Ongwe’hon:weh et son développement commercial est: pas de travail sauf pour les agent INDIENS du gouvernement, vol de notre économie, mener nos commerces à la faillite en harcelant nos clients, en nous affamant pour nous soumettre et un peuple en voie de disparition n’a ni besoin ni de droit sur les terres et les ressources. Ceci correspond à leur projet commercial.

Les INDIENS corporatifs s’intègrent et s’assimilent pour leur propre profit, tandis que les vrais professionnels Ongwe’hon:weh sont chassés de nos communautés. Nous sommes trahis pour ce chèque gouvernemental. Ils nous font abandonner nos langues, notre culture et notre identité même (NdT: cela s’appelle ethnocide depuis les recherches de l’anthropologue français Robert Jaulin), tout en tenant les armes qui sont retournées contre nous.

Des archives à jour de lignes de sang nous catégorisent en “pur sang”, “moitié” (métis) et “quart” de sang, afin de diviser et de déchirer nos communautés.
La législation sur le quota sanguin est apartheid(*). Les INDIENS corporatifs facilitent la politique de haine raciale, suivant en cela une tradition comme celle des “judenrats” (collaborateurs) d’Hitler. Nous condamnons ceux qui prennent cette identité étrangère volontairement. Ceux qui le font sous la contrainte devraient se rappeler ce que dit notre Kaianere:kowa (NdT: Grande Loi de la Paix autrement appelé constitution de la Confédération Iroquoise, que nous publierons très bientôt puisque nous l’avons entièrement traduite, ses 117 wampums, en français…).

Les INDIENS corporatistes recrutés pour conduire cet agenda oligarchique montrent du doigt les penseurs indépendants. Ils nous crachent une rhétorique pro-Ongwe’hon:weh comme par exemple: “Nous sommes contre ce que le Canada essaie de faire à nos peuples” ?!? et en même temps ils sont l’avant-garde des troupes assassines de l’État. On nous étiquette comme “subversifs” sans aucune procédure légale. Les INDIENS corporatistes sont partie intégrante du serpent albino qui nous enserre jusqu’à ce que nous ne puissions plus respirer (NdT: allusion ici à une prophécie iroquoise ancestrale expliquant comment la nation serra étouffée par un “serpent blanc”, qu’elle s’enfuira dans les collines pour se regrouper et réfléchir et vaincra le serpent avec l’aide d’étrangers venant se ranger à ses côtés…), essayant de voler nos vies, respiration après respiration.

Les maîtres étudient les traîtres très attentivement, ce qui les motive, leurs peurs et leurs hontes. Ils sont bien payés pour ce qu’ils font. Dans le monde naturel, la loi karmique est primordiale. Vous récolterez ce que vous avez semé (NdT: Un dicton anarchiste dit: “Qui sème la misère récolte la colère”…). Leurs maîtres leur disent: “continuez de parler du coin de la bouche (mentir)” et “continuez à vous jouer de ces idiots”. C’est une relation de maquereau à pute. Les traîtres parmi nous ne peuvent pas survivre. Leurs actions révèleront qui ils sont. La loi naturele prévaudra. Tout comme dans la forêt, si un ours en trahit un autre, il n’en restera qu’un.

La vie du collabo est emplie de peur, elle est vulnérable, condamnée, incertaine, paranoïaque et imméritante. Quelqu’un va me balancer ! Les agents conseillers et les agent en chef alimentent le flot d’information jusqu’à la salle de commandement du bureau des affaires indiennes de l’entreprise Canada Inc.

“I stand up next to a mountain and I chop it down with the edge of my hand. And I pick up all the pieces, make an island, might even raise a little sand. Cause i’m a voo-doo child.” ~ Jimi Hendrix ~

(*) Note du traducteur:

Ceci fait référence à la législation sur le “quota sanguin” utilisé pour savoir qui peut être “légalement” natif / Ongwe’hon:weh et demeurer sur le territoire. Cette législation est soutenue par l’Assemblée des Premières Nations qui est le comité national canadien des Indiens gouvernementaux, des traîtres comme expliqué dans cet article, aux yeux de toutes les sociétés traditionnelles des nations originelles.

Récemment le Conseil Mohawk de Kahnawake (CMK), territoire Mohawk au sud-ouest de Montréal a mis en application cette législation pour faire expulser de la communauté toutes les familles comprenant des non-Mohawk en accord avec la législation endorsée par le gouvernement. Le CMK n’est pas le représentant légal de la communauté Mohawk de Kahnawake, il est élu selon les lois coloniales et est de ce fait un administrateur colonial au sein d’une communauté qui demeure indépendante et hors grille de contrôle, en théorie du moins. La pratique est bien différente.

Les seuls représentants légaux des nations sont constitués des conseils de femmes, d’anciens, de chefs des clans et des nations. Le gouvernement colonial refuse de discuter avec les institutions traditionnelles et a forcé par la loi sur les Indiens de 1867 et de 1924, la constitution de conseils de représentants élus. Ils ont créé de représentants corrompus pour qu’ils disent et signent ce que veut le gouvernement colonial ne rendant de compte qu’à la “Couronne”, c’est à dire à la City de Londres et sa banque d’Angleterre.

Cette mesure va à l’encontre totale de la société traditionnelle iroquoise en général et Mohawk en particulier. Cette mesure d’apartheid, ourdie des bureaux des affaires indiennes d’Ottawa, est une mesure de division et de discorde visant à déstabiliser les communautés. Kaianere’ko:wa, la Grande Loi de la Paix est très explicite sur les procédures de résidence et d’adoption par les clans. De fait, traditionnellement et historiquement, toute personne adoptée par un clan est membre a part entière de ce clan et de la nation dont il dépend et il est interdit de mentionner l’origine de cette ou ces personne(s) de façon a ne pas justement réveiller les vieux démons du racisme.

Il a été historiquement confirmé par des historiens comme Howard Zinn entre autres, qu’un grand nombre d’esclaves en fuites aux XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles ont été recueillis et adoptés par des clans de différentes tribus de nations indiennes. Beaucoup d’entre eux refusèrent de retourner à la “civilisation” après l’abolition de l’esclavage, c’est tout dire.

La société traditionnelle amérindienne est très permissive et prône à l’adoption et à l’intégration de personnes d’origine étrangère. Une législation raciste sur le “quota sanguin” ne peut émaner que des cerveaux malades de colons en mal de perpétuer la division qu’ils maintiennent en permanence dans leur propre société pour ainsi en imposer le modèle pervers aux autres civilisations qui n’en ont cure. Le colonialisme et sa doctrine se chargent de l’imposer par la force.

Racisme et arrogance vont la main dans la main. Quoi de plus arrogant que l’occident colonial ? Y a t’il un occident non-colonial ?

Résistance au colonialisme et au projet génocidaire du Canada

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Menace interne

 

Mohawk Nation News

 

1er janvier 2015

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2015/01/01/menace-from-within/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’armée envoie une force éclaireuse dans la bataille, celle-ci est le plus souvent sacrifiée. Les conseils de bandes et les organisations incorporées INDIENNES nationale, provinciale et territoriale sont les mercenaires sous contrat de l’entreprise CANADA Inc, qui facilitent directement le génocide de notre peuple. Ils signent de manière illégale la vente de nos territoires, droits, possessions, violant dans le processus notre souveraineté. Ils nous mettent dans la ligne de mire pour l’inévitable assaut militaire à venir. Nous devons nous en occuper si nous voulons survivre.

Ces INDIENS entrepreneuriaux/corporatistes voulant s’intégrer, ont fait un choix délibéré de coopérer avec notre ennemi (NdT: l’État colonial) pour s’enrichir en volant notre voix (décisionnaire) afin de mieux voler nos moyens de subsistances. Ils s’arment des stratégies et des armes de l’envahisseur étranger afin d’aider à en finir avec “la solution finale au problème indien”. Le Canada et les Etats-Unis veulent le controle total d’Onoware:geh (Île de la Grande Tortue, dénomination native de l’Amérique du Nord). Nous sommes à leur merci. Ces régimes marionnettes des conseils de bandes (NdT: conseils de tribus aus USA) les aident à commettre leur crime haineux de livrer nos peuples à une puissance étrangère. Ces agents impériaux nous ont piégé pour l’assassinat final appelé (çà ne s’invente pas) “Projet termination” sous leur agent en chef, Stephen Harper de l’entreprise militaire appelée CANADA.

CANADA Inc. a récemment annoncé son plan de nous annihiler et de nous enlever nous et nos façons de vivre inhérentes, de la face d’Onoware:geh. Ces INDIENS corporatistes vont verser notre sang tout comme Ollie Wilson d’Onondaga (NdT: une des nations de la confédération iroquoise), qui essaya de diriger les troupes de l’état de New York lorsqu’elles nous ont attaqué le 18 Mai 1997.
Guswentha (wampum deux rangées), fondé sur le monde naturel ne permet pas aux traîtres de retourner dans le canoë une fois qu’ils l’ont quitté. Les INDIENS corporatifs sont des serviteurs d’une armée étrangère. Ils ne sont plus Ongwehon:we, le peuple naturel originel qui vit selon la loi de la terre. Quand ces criminels seront amenés devant nous, ils savent que le mot “désolé” et que le pardon n’existent pas pour le crime de génocide selon Kaianere:kowa. Ils seront mis en accusation d’avoir commis des crimes contre l’humanité, d’abord en ne respectant pas notre souveraineté en signant des “accords” afin de militariser nos communautés, de secrètement vendre nos ressources et de voler notre mode de vie et nos vies. Ce faisant, essayant de compléter le génocide planifié.

Chaque wampum (article) de la Loi de la Grande Paix est bafoué. Qu’ils se tiennent devant nous ou pas, il y a une punition pour le crime de génocide, l’ “assassinat délibéré d’une race ou d’un groupe culturel.

Les agents de la corporation sont coupables de conspiration pour haute trahison. Lorsque leur utilité envers leurs maîtres sera finie, ils seront jetés comme des vieilles chaussettes. Ces INDIENS “des alentours du fort” leur ont donné un faux accès au vrai peuple naturel et ses visages à venir. Pour arrêter la tricherie, la ligne de front imposée par le CANADA et toutes attaques subséquentes seront résistées avec la plus grande véhémence. Sans ses collabos INDIENS l’entreprise CANADA va s’effondrer.

Comme le chante si bien (le regretté) Joe Cocker: “If you disrespect anybody that you run into, how in the world do you think anybody’s s’posed to respect you. .. You goin’ out the world backwards, like you did when you first come here.”
“Si vous manquez de respect à chaque personne que vous rencontrez, comment voulez-vous que quiconque soit supposé vous respecter… Vous allez dans le monde à reculons, comme vous le faisiez lorsque vous êtes arrivés ici en premier lieu.”