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Un an de Gilets Jaunes… Réflexion stratégique pour le week-end du 16-17 novembre 2019

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Essai stratégique sur le week-end parisien des 16 et 17 novembre 2019

 

Des Gilets Jaunes parmi tant d’autres

 

Novembre 2019

 

Source: 

https://paris-luttes.info/nouvel-article-no-10749-10749?lang=fr

 

Quelques pistes de réflexion pour le week-end du 16 et 17 novembre : ne pas retomber encore une fois dans l’immobilisme qui a gagné le mouvement des Gilets jaunes depuis plusieurs mois. Comment dépasser les dispositifs de répression massifs qui seront présents ? Propositions et stratégies.

Les arrêtés préfectoraux sont de nouveau à jour depuis le samedi 9 novembre, les interdictions de manifestations seront sûrement renouvelées dans les périmètres de l’Ouest parisien. Nous sommes face à deux problèmes : la mobilisation des forces de répression et ce qui en découle : contrôles « préventifs », nombreuses interpellations, encadrement du cortège… L’autre problème est celui de la jonction des groupes en un véritable cortège.

Le 21 septembre dernier, plusieurs poches de manifestants ont réussi à atteindre les Champs de manière plus ou moins prononcée, sans réussir à se regrouper en une masse importante. La stratégie ultra-agressive de la préfecture ne nous permet plus de rester dans un lieu statique en attendant l’agrégation de petits groupes pour former un véritable cortège. La mobilité permanente des manifestants se traduit de plus en plus par la fuite face à la machine policière ; phénomène accentué par la variabilité du nombre de manifestants dans la rue.

Le samedi 16 novembre sur Paris, si nous voulons arracher petit à petit les quartiers riches aux dominants, nous devrons prendre en considération la forme que prendra l’occupation policière, c’est-à-dire celle d’un espace bunkerisé. Nous ne pouvons pas les déloger en les attaquant de front, mais seulement en les dispersant.

Partons du principe que la nécessité de retrouver les Champs est devenue une logique défensive. Depuis le nouveau préfet et sa tactique « post-16 mars », il ne faut plus chercher à fortifier ou à défendre une base fixe, ne plus attendre d’être encerclés pour riposter. Face au quadrillage des lieux les plus stratégiques, notre technique doit se baser sur le harcèlement, le découragement, la distraction des forces de l’ordre. Depuis, chaque lieu de rendez-vous annoncé se trouve être totalement maîtrisé par les flics : c’est pourquoi un point de rassemblement dans un secteur non centralisateur serait à notre avantage. Nous devons nous élancer à partir de lieux non interdits afin de concentrer un maximum de force. Pour avoir l’avantage, il faut dès le début de la matinée pouvoir, avec le nombre, décrocher les policiers de leurs fonctions de contrôle statique et les amener au plus vite à leur devoir de maintien de l’ordre actif dans les quartiers interdits. Lorsque l’effet de masse prendra, la stratégie n’est que pratique et se développera selon les circonstances.

Développons au maximum des réflexions sur les contournements possibles de l’occupation policière. Réfléchissons à réduire l’implication des voltigeurs, forcer les compagnies de CRS à ne faire que des allers-retours, avoir comme objectif : la désorganisation. Utilisons les départs de feu pour scinder la vague policière, amenons les camions à eau en première ligne pour rendre difficile l’incursion des unités mobiles dans nos rangs. Nous connaîtrons des moments de faiblesse, de panique dus aux armes de la police et à la dispersion des groupes. Il nous faut trouver le moyen de se regrouper malgré les poursuites incessantes de la police. Pour entretenir le flux et le reflux des manifestants, il faudrait selon l’ampleur des manifestations, proposer d’autres secteurs de rassemblements dans le début de soirée. Ce qui nous permettrait d’alimenter notre motivation à tenir la rue, et voir dans la journée de samedi plusieurs phases, plusieurs batailles. Pour ne pas se sentir écrasé et permettre une prolongation de l’effort. La multiplicité des moments que recouvrira cette journée générera le refus de partir. Pour ne pas se sentir essoufflé et sans horizon au fil de la journée !

– Avoir plusieurs étapes dans la journée de samedi.

– Une phase le matin, l’après-midi, le soir. 

– Se donner des moments de répit, pour résister jusqu’à tard.

Encore une semaine pour réenvisager nos tactiques, du moins prendre en compte une diversification de nos modes d’action en fonction des différentes situations. Une semaine pour ramener le plus de monde possible !

Des Gilets jaunes parmi tant d’autres

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4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 


Vive la Commune !

Des anarchistes aux Gilets Jaunes… Retour aux lois scélérates, entretien avec l’avocat Raphaël Kempf (vidéo)

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Résistance 71

 

6 octobre 2019

 

Excellent entretien de l’avocat des Gilets Jaunes (entre autre) Raphaël Kempf avec la journaliste Aude Lancelin pour Quartier Libre (vidéo ci-dessous), une des toutes dernières de cette profession qui pose encore des questions pertinentes mais surtout, surtout, qui laisse parler ses interlocuteurs sans les couper et sans réduire le débat à une bouillie inculte pré-digérée pour public infantilisé et dépolitisé de la société marchande.

Kempf, dans son dernier livre « Ennemis d’État, les lois scélérates des anarchistes aux terroristes » (La Fabrique, 2019) fait un juste parallèle entre ces lois anti-anarchistes de 1893 et 1894 et la dérive liberticide prise par les gouvernements français successifs depuis au moins Sarkozy. Sachons que la dernière de ces lois scélérates du 28 juillet 1894, interdisant tout prosélytisme anarchiste, ne fut officiellement abrogée qu’en décembre 1992, dans le second septennat de Mitterrand.

Il est grand temps de nous organiser pour mettre un terme à la dictature en marche qui se durcit semaine après semaine et ce n’est pas le dernier évènement sanglant récent de la préfecture de police de Paris qui va nous faire sortir de l’engrenage totalitaire pris depuis déjà un bon moment, c’est l’évidence même. Gageons que quelques projets de lois liberticides sont même déjà sous le coude, prêts à être passés par la fine équipe de clampins inutiles siégeant dans cette parodie, cette insulte, au concept même de démocratie, qu’est l’Assemblée Nationale, nid de parasites à la solde des intérêts particuliers du plus petit nombre.

Plus que jamais il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! Qu’on se le dise !

A voir et à diffuser sans modération…

 

 

La 4ème de couverture du livre de R. Kempf:

« Le 9 décembre 1893, l’anarchiste Auguste Vaillant lance une bombe dans la Chambre des députés en pleine séance parlementaire, faisant quelques blessés légers. Deux jours plus tard, la même Chambre vote à la hâte la première des « lois scélérates » réprimant la presse et les opinions anarchistes, dont certaines dispositions – le délit d’apologie par exemple – sont promises à un long avenir. On doit à La Revue blanche d’avoir mené la bataille contre les lois scélérates de 1893-1894 en rassemblant dans une brochure éponyme les plumes de Francis de Pressensé (fondateur de la Ligue des droits de l’homme), d’Émile Pouget et d’un jeune juriste, Léon Blum.
Lecteur averti de ces textes, Raphaël Kempf revient sur l’élaboration et l’application de ces lois d’exception et nous en livre la formule : votées dans l’émotion, elles donnent un pouvoir extraordinaire à l’État, à la police et au ministère public pour réprimer des adversaires politiques, avant de cibler peu à peu tous les citoyens. De la loi « contre les menées anarchistes » au XIXe siècle, aux lois « anticasseurs » et « antiterroristes » d’aujourd’hui, ce sont là autant d’indices des scélératesses législatives. »

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Entrevoir une solution et sortir de la dictature marchande:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

 

 

 

 

Gilets Jaunes: Jérôme Rodrigues va entrer en grève de la faim contre l’état (RT)

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Pour l’un d’entre nous (qui y était), cela a une réminiscence directe avec la grève de la faim publique entreprise par le Gen Chamlong Srimuang à Bangkok en mai 1992, contre le pouvoir putschiste du Gen Premier Ministre Suchinda. Chamlong demandait la démission du PM Suchinda qui refusait de quitter le pouvoir après le putsch. Des dizaines de milliers de manifestants s’étaient rassemblés à Bangkok pour le soutenir durant des semaines avant et durant sa grève de la faim.

La crise se termina dans un bain de sang (plus de 1000 personnes toujours comptées “disparues” depuis les évènements) qui vit l’armée thaïlandaise ordonnée de tirer dans la foule, ce qui amena la chute du gouvernement dont le PM fut publiquement admonesté (les deux protagonistes en fait le furent) par le roi Bhumipol après quelques jours de quasi guerre civile, des images qui firent le tour du monde .

Il est important que Jérôme reçoive tout le soutien populaire et logistique nécessaire des Gilets Jaunes. La France n’est pas (encore) une dictature militaire comme l’était la Thaïlande des années 1990 (bien plus soft aujourd’hui, même si elle en est toujours une…) et il ne doit pas engager seul le bras de fer avec le pouvoir coercitif, qui s’enfonce pas à pas dans l’illégalité, comme le démontre une fois de plus le fiasco étatique sur la procédure de Jérôme.

Cet évènement a le potentiel générateur du grand souffle du changement tant attendu, car l’issue finale n’est pas seulement que justice soit rendue à Jérôme (peut-on y croire ?… vraiment ?… l’état corrompu bouffant au râtelier et aux ordres de ses maîtres de la finance transnationale…) , mais que le système soit remplacé par la conscience politique incarnée dans une société des sociétés. Soutien inconditionnel à Jérôme !

Hoka Hey !

~ Résistance 71 ~

 

 

Jérôme Rodrigues annonce une grève de la faim contre l’État

 

RT France

 

2 juillet 2019

 

url de l’article original:

https://francais.rt.com/france/63540-si-je-dois-mourir-je-mourrai-gilet-jaune-jerome-rodrigues-annonce-greve-faim-contre-etat

 

“Si je dois mourir, je mourrai.” (J. Rodrigues)

 

Alors que la justice a ordonné au ministère de l’Intérieur et à la préfecture de transmettre le dossier d’enquête administrative de l’IGPN sur les circonstances la blessure de Jérôme Rodrigues, ce dernier les accuse de ne pas appliquer la décision.

Jérôme Rodrigues, l’une des figures les plus médiatiques des Gilets jaunes, gravement blessé à l’œil le 26 janvier lors de l’acte 11 du mouvement à Paris, a annoncé sur son compte Twitter le 1er juillet qu’il allait démarrer une grève de la faim «devant» le ministère de l’Intérieur à partir de «vendredi matin», soit le 5 juillet. 

«Une décision de justice a été rendue, l’Etat français est dans l’obligation de me fournir l’enquête administrative [je n’ai] rien reçu à ce jour», a-t-il notamment dénoncé.

Le Gilet jaune originaire de Tremblay-en-France accuse le ministère de l’Intérieur de ne pas lui transmettre le dossier d’enquête administrative menée par l’inspection générale de la police nationale (IGPN) à la suite de sa blessure, attribuée à un tir des forces de l’ordre.

En juin, le tribunal administratif de Paris avait en effet enjoint au ministre de l’Intérieur et au préfet de police de lui communiquer «sans délai» les actes de «l’enquête administrative et de l’enquête menée par l’inspection générale de la police nationale concernant les blessures qu’il a subies», d’après la retranscription du jugement donnée par Le Parisien. Depuis, les sollicitations seraient, selon ses dires, restées lettre morte. Jérôme Rodrigues et son avocat Arié Alimi s’en sont d’ailleurs plaints à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

«Si un juge demande que j’aille en prison, j’y vais ce soir moi !», fustige le Gilet jaune contacté par RT France. Pour lui, l’Etat français ne «respecte pas la loi». «Si je dois mourir, je mourrai», déclare-t-il déterminé.

Ils sont entrés dans l’illégalité

«Ils sont entrés dans l’illégalité», a déclaré de son côté à RT France l’avocat de Jérôme Rodrigues Arié Alimi, qui dit n’avoir «jamais vu ça» dans sa carrière. Ce dernier assure s’être vu opposer un refus ferme par la Place Beauvau, une information que RT France n’a pas été en mesure de vérifier auprès de l’institution.

Quoi qu’il en soit, l’avocat de Jérôme Rodrigues a prévu de saisir le tribunal administratif, ce qu’il ne peut pas faire avant au moins trois mois, s’il n’obtient pas les informations qu’il réclame au ministère de l’Intérieur.

Cette procédure administrative est distincte des demandes que pourrait faire la justice dans le cadre de l’information judiciaire ouverte le 13 février sur cette affaire et menée par deux juges d’instructions pour «violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique avec arme».

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Notre « dossier Gilets Jaunes »

 

 

 

Gilets Jaunes 1er mai 2019: La véritable victoire du jour est celle sur le syndicalisme foie jaune !..

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Le syndicalisme est enfin mort !

 

Guerre de Classe

 

Mai 2019

 

url de l’article: 

http://guerredeclasse.fr/2019/05/02/le-syndicalisme-est-enfin-mort/

 

“En même temps, et tout à fait en dehors de l’asservissement général qu’implique le régime du salariat, les ouvriers ne doivent pas s’exagérer le résultat final de cette lutte quotidienne. Ils ne doivent pas oublier qu’ils luttent contre les effets et non contre les causes de ces effets, qu’ils ne peuvent que retenir le mouvement descendant, mais non en changer la direction, qu’ils n’appliquent que des palliatifs, mais sans guérir le mal. Ils ne doivent donc pas se laisser absorber exclusivement par les escarmouches inévitables que font naître sans cesse les empiétements ininterrompus du capital ou les variations du marché. Il faut qu’ils comprennent que le régime actuel, avec toutes les misères dont il les accable, engendre en même temps les conditions matérielles et les formes sociales nécessaires pour la transformation économique de la société. Au lieu du mot d’ordre conservateur: “Un salaire équitable pour une journée de travail équitable”, ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire: “Abolition du salariat”.”
~ Karl Marx – Salaire prix et profit – 1865 ~

Le 1er mai, en tant que fête de l’aliénation salariale, c’est toujours et comme d’habitude la pitoyable parade carnavalesque du fétichisme de la marchandise et de ses clowns syndicaux…

Toutefois, ce 1er mai 2019 fut plus qu’un simple défilé grotesque du folklore habituel car il s’inscrivait en prolongation du vaste mouvement des Gilets Jaunes. Soulèvement social incendiaire et réfractaire qui dès son origine fut clairement affirmé comme anti-politique et anti-syndical…Maintenant, en ce qui concerne les gilets jaunes – comme en témoigne l’éviction instantanée du larbin Martinez – la rupture d’avec les syndicats est définitivement consommée et l’intuition de départ est confirmée ! Il n’y aura plus d’espace disponible pour les imposteurs syndicaux… Ce qui compte désormais c’est l’auto-mouvement de conscience de la masse asservie…Comme l’a rappelé Macron lui-même, en tant que parfait symbole de tout le cynisme étatique marchand, le 1er mai est une fête célébrant l’amour du travail et ses valeurs…… Elle vise à encenser et valoriser la merde qu’est le salariat afin de toujours plus nous enfermer dans l’amour répandu de la servitude volontaire… 

Le Salariat c’est pire que l’esclavage ! Loin d’être notre émancipation il est au contraire la privation absolue de notre véritable vie humaine. Il est la condition même de l’existence du capital en tant que les prolétaires participent à sa valorisation par la plus-value extorquée !

Les syndicats ont toujours oeuvré à la botte de l’Etat et ils sont d’ailleurs financés par lui… Ils sont donc parfaitement intégrés à son appareillage. Et si toutefois nous avons tendance à l’oublier, à chaque fois qu’un mouvement social radical a eu lieu dans l’histoire, les syndicats étaient là pour le neutraliser… Le syndicalisme a toujours dévoyé la lutte de classe radicale afin de l’encaserner dans la lutte réformiste, et la défense réformiste du prolétariat permet au capital de se moderniser…Nous ne voulons pas fêter le travail, nous voulons l’abolir ! Nous ne voulons pas plus d’argent, nous voulons l’abolir ! L’argent est un poison qui anéantit la vie… Il est le substrat de toutes les horreurs qui se répandent sur le monde… L’activité humaine devra un jour se trouver libérée du salariat.

Après bientôt 26 semaines consécutives de mobilisation, qu’ont obtenu les Gilets Jaunes ? Rien ! Rien à part des humiliations, du mépris, des mutilations et une répression toujours plus violente de la part de l’Etat…

Nous vivons actuellement une crise généralisée du mode de production capitaliste, qui interdit toute possibilité d’aménagement des conditions de la servitude volontaire…

Les Gilets jaunes n’obtiendront rien sur le terrain des réaménagements de l’économie politique… et c’est tant mieux ! Tant mieux, pour la simple et bonne raison qu’une prolongation de ce monde marchand infernal serait le pire des futurs envisageables…

Nous, prolétaires, esclaves du salariat, devons comprendre à travers toutes les luttes de classes passées que ce que l’humanité piétinée et asservie doit combattre, ce ne sont pas tel ou tel parti politique et leurs idées ; ce qu’elle doit exiger, ce ne sont pas une meilleure gestion ou répartition des impôts, pas plus qu’un mode de représentation démocratique direct ou indirect… Il n’existe pas d’Etat qui soit humain, et il conviendra bien lors de la revanche finale de l’abolir, ainsi que toutes les catégories aliénatoires de l’économie politique qui en découlent et sont les agents actifs de notre servitude maintenue !

Nous savons pertinemment que les souverains, les hommes d’Etat, ont de tout temps subi les conditions économiques mais que ce ne sont jamais eux qui leur ont fait la loi !
La seule chose qui compte désormais pour l’avenir du mouvement social, c’est d’aller toujours plus loin dans une absolue récusation de tous les terrains aliénés qui voudraient nous reconduire d’une manière ou d’une autre sur le terrain de l’économie politique ! 

La politique est morte, le crétinisme médiatique est mort… aujourd’hui le syndicalisme est enterré !

Vive la révolution sociale, pour une vie humaine émancipée de la pourriture marchande !

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Sept textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”

~ Friedrich Nietzsche ~

 

 

Gilets Jaunes et affaire « fake News » du gouvernement sur « l’attaque » de l’hôpital de la Pitié…

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Résistance 71

 

3 mai 2019

 

Castaner « le boucher » en 1er fusible ?…

 

 


Témoignages sur l’intox de « l’attaque » de
l’hôpital Pitié-Salpêtrière

 


L’État ment.. c’est sa fonction essentielle
…pour que rien ne change !

Gilets Jaunes: Réflexions sur la violence politique et l’injonction du compromis avec le pouvoir…

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Pour une violence sans but : « les gilets jaunes exigent sans savoir quoi » ou l’injonction à faire un compromis avec le pouvoir

 

Paris Luttes-Info

 

6 avril 2019

 

url de l’article:

https://paris-luttes.info/pour-une-violence-sans-but-les-11931?lang=fr

 

Il ne s’agit pas de disqualifier l’action politique orientée vers un but, la révolution qui propose des revendications concrètes, mais de penser autrement la violence : la violence n’est jamais orientée vers un but.

Un mouvement si complexe – et tel qu’on ne peut pas si simplement dire « ils veulent le RIC » ou « ils veulent une VIe République » – nous impose de ne plus penser la violence par rapport à son but : la violence exprime un dégout (du capitalisme pourrait-on dire ?), elle ne propose rien.

L’idée selon laquelle le « mouvement des gilets jaunes » — toujours pensé comme une entité ordonnée et unique — avait au début des « revendications légitimes », qui se sont ensuite dissoutes dans une « violence gratuite » est devenue une constante répétée inlassablement dans les médias, et par leurs spectateurs.

Notez que l’expression « revendications légitimes » est toujours elliptique : les médias se contentent d’évoquer une légitimité, sans jamais préciser, même allusivement, le contenu de ces revendications — joli tour de passe-passe qui dispense ces médias de s’interroger sur le fond politique du mouvement, pour ne critiquer plus que sa forme.

Autrement dit, il faut se méfier de tous ceux qui utilisent l’expression « revendications légitimes » : il s’agit souvent, mais pas toujours, de disqualifier le mouvement, d’éviter toute pensée proprement politique. 

Raphaël Enthoven est un maître dans l’art : ses maximes occultent d’autant plus la nécessité politique du mouvement qu’elles sont toujours formulées dans une langue intellectuelle et bourgeoise.

La critique médiatique de la « violence gratuite » repose sur le présupposé que toute action est orientée vers un but représentable a priori, vers des revendications concrètes, et la légitimité de cette action est dès lors mesurée et jugée, non à sa cause, mais à son but. On analyse toujours la violence par rapport à son but, par rapport à ses revendications (au même titre que les désirs sexuels seraient orientés vers la reproduction). 

Conception occidentale, que partage une partie de la gauche, notamment la gauche léniniste : l’avant-garde révolutionnaire qu’envisage Lénine serait avant-garde en cela qu’elle s’autoriserait a priori une représentation claire des buts à atteindre par la révolution, faisant de la révolution un moyen ordonné à ces buts.

Essayons de penser une violence sans but, c’est-à-dire non une violence gratuite, parce qu’il y a des nécessités révolutionnaires qui relèvent de l’invivable, mais une violence qui ne « propose » pas, qui ne travestit pas son urgence dans le langage du droit, c’est-à-dire dans le langage du pouvoir. La violence ne propose pas, elle exprime : une colère, un dégoût, une détestation…

Cela ne disqualifie ni ne contredit pas ceux, à l’extrême gauche, qui proposent des modèles de gouvernement ; il ne s’agit pas de dire que les violents n’ont pas de revendications concrètes — certains en ont — il s’agit de dire que la violence n’est pas orientée vers ces revendications. 

Autrement dit, l’acte politique qui menace de destituer le pouvoir est l’acte sans but, qu’on appellera violence.

C’est à cette violence que s’intéresse le philosophe contemporain Giorgio Agamben, qui, dans la fin du Karman et dans Moyens sans fin (après une analyse historique du primat métaphysique et occidental accordé à l’action, ordonnée à un but) développe une éthique du « geste ». 

Pensé à la manière du geste du danseur, dont la signification n’est pas à trouver du côté d’un quelconque but (moins la danse classique que la danse contemporaine, du coup), le geste politique est un moyen sans fin. 

Il y a peut être quelque chose du geste dans la grève générale prolétarienne, que Walter Benjamin, dans Critique de la violence, oppose à la grève qui s’exerce dans le cadre du droit — et qui, en tant qu’elle s’exerce dans un cadre, est déjà l’acceptation d’un ordre des choses où cette grève aurait sa place, lui confisquant toute possibilité de contester cet ordre. Le véritable geste gréviste ne pourra être qu’une grève qui déborde le droit qu’on lui a accordé. 

Note de R71: ce qu’on peut appeler la “grève générale illimitée et expropriatrice”, où les travailleurs reprennent possession des entreprises pour organiser eux-mêmes n’ont pas la merde marchande, mais la production et la distribution selon les besoins de tous.

Il en est de même pour la manifestation : il y a la manifestation autorisée, institutionnalisée, avec son parcours, ses revendications ; et la manifestation sauvage, l’émeute. Le geste se joue hors de toute autorisation, il est toujours sauvage, là où toute revendication est déjà de l’ordre de l’acceptation du monde dans lequel on est. 

Ainsi, de nombreux collectifs de 68 affirmaient qu’il ne fallait pas revendiquer quoi que ce soit : « soyez réalistes, demandez l’impossible ». Ce geste pur, refus des règles du pouvoir, est toujours insupportable pour les autorités. C’est sa puissance destituante. 

Au contraire, les manifestations pacifistes et autorisées, avec leurs parcours et leurs revendications, sont toujours supportables, toujours confortables pour ceux qui exercent un pouvoir, par exemple un gouvernement. 

Pas de négociation avec le pouvoir. 

L’acte politique, par opposition au vote, c’est quand des gens s’invitent et font effraction dans un jeu institutionnel déterminé par le pouvoir.

C’est peut-être ça l’anarchisme : refuser les règles du jeu, ne rien attendre du pouvoir, renoncer à l’idée que le pouvoir va octroyer quoi que ce soit, se l’octroyer.

Grèves, blocages, manifs sauvages.

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble en minimisant la violence, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes : La dissidence gagne les forces de répression….

Posted in actualité, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 avril 2019 by Résistance 71


Tout le pouvoir aux Ronds-Points !…

 

Gilets Jaunes: Ces rapports de policiers qui ruinent les versions officielles de leur hiérarchie

 

Investig’action

 

1er avril 2019

 

Source: https://www.investigaction.net/fr/ces-rapports-de-policiers-qui-ruinent-les-versions-officielles-de-leur-hierarchie/

 

Signe alarmant pour le pouvoir, les policiers de base n’hésitent plus à contredire les versions officielles présentées par les autorités et à faire fuiter leurs rapports dans les médias.

On se souvient de la blessure à l’œil de Jérôme Rodrigues lors de l’acte 11 du 26 janvier. La version officielle voulait qu’il ait été touché par les éclats d’une grenade de désencerclement et non par un tir tendu de LBD 40… jusqu’à ce qu’un policier reconnaisse dans son rapport avoir bien fait usage de son lanceur de balle de défense sur le lieu et dans le créneau horaire correspondant à la blessure du « Gilet jaune ».

Lors de « l’accident » survenu à Geneviève Legay lors de l’acte 19 du 23 mars, c’est encore un rapport de police, mystérieusement parvenu à Mediapart, qui a saccagé la version officielle défendue par le président de la République et le procureur de Nice, contraignant ce dernier à revenir sur ses déclarations précédentes :

« Ce dont on est sûr à la vue des images, pixels par pixels, c’est qu’elle n’a pas été touchée par les forces de police, par un bouclier ou par un homme » Jean-Michel Prêtre, procureur de Nice, le 25 mars.

« Les blessures de Madame Legay résultent de l’action d’un fonctionnaire de police » Jean-Michel Prêtre, le 29 mars dans une interview à Nice matin.


S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Un mal-être policier de plus en plus criant et ouvertement exprimé

Cette pagaille dans les déclarations officielles des autorités ne témoigne pas d’un amateurisme approximatif de celles-ci, mais plus gravement d’un mal-être de plus en plus profond chez certains éléments des forces de l’ordre devant les consignes qu’on leur demande d’appliquer. Au point de faire fuiter leurs rapports dans les médias.

Sans même parler des suicides – plus de vingt depuis le début 2019 – qui reflètent un malaise encore plus profond dans les rangs policiers, on rappellera aussi les actes d’insubordination sur les lieux de manifestations – comme ce CRS frappant son supérieur hiérarchique à Toulouse en plein acte 15 – et on notera les témoignages concordantsrapportant les propos de policiers de base excédés par les ordres reçus après la « bavure » dont fut victime Geneviève Legay :

« Les mecs qui nous ont mis les menottes avaient honte ! Les gendarmes étaient dépités, et nous ont dit :“C’est Souchi… on peut rien dire, mais faites le nécessaire, vous avez son nom.” Tous les flics avec qui on a parlé en GAV [garde à vue] nous ont supplié de faire quelque chose contre Rabbah Souchi : “On peut rien dire mais vous, vous pouvez” » (un street-medic de Nice le 23 mars).


Liberté = Émancipation !…

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Il n’y a pas de solutions au sein du système, et ne saurait y en avoir, il est plus que grand temps d’en sortir de manière posée et construite.
Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

Résistance 71

 


Vive la Commune !