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Gilets Jaunes 7ème round… Petit Bilan Positif

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On lâche rien !…

Mise à Jour: voir en commentaire la vidéo du SECOND APPEL DE COMMERCY (Meuse) pour qui vive enfin la Commune des communes !

Les Gilets Jaunes ont dénoncé la couverture médiatique partiale par les “médias dominants”

 

Press TV France

 

30 décembre 2018

 

url de l’article:

https://www.presstv.com/DetailFr/2018/12/30/584346/France-Gilets-jaunes-effondrement-politique-Emmanuel-Macron-manifestations

L’acte 7 des « Gilets jaunes » a de nouveau réuni à la veille du Nouvel an, des manifestants partout en France, ce samedi 29 décembre, en province plus qu’à Paris. Mais cette fois-ci, ils ont manifesté devant les sièges de grandes chaînes de télévision françaises. Des centaines de manifestants -certains scandant « journalistes collabos ! » – se sont massés devant le siège du réseau de télévision BFM et celui de France Télévisions.

Certains manifestants ont lancé des pierres et d’autres objets au cours d’escarmouches avec la police antiémeute qui a tiré des gaz lacrymogènes. Certains membres du vaste mouvement des « Gilets jaunes » accusent les principaux médias français de favoriser le gouvernement d’Emmanuel Macron et les grandes entreprises dans ce conflit. Les manifestants reprochent aussi aux « médias traditionnels » de minimiser l’ampleur des manifestations depuis le début du mouvement le 17 novembre. La « Macronie » est-elle sur le point d’amputer la France de l’un des principaux piliers de la démocratie, à savoir la liberté d’expression?

Au total, 57 personnes ont été interpellées dont 33 placées en garde à vue à travers toute la France, d’après la préfecture de police. Ce samedi, la police a eu recours à une nouvelle arme pour réprimer les manifestants, à savoir le lanceur de balle de défense (LBD) et ce, dans plusieurs régions. Selon cette information, un jeune homme a été blessé par LBD à la tête à Nantes. Les témoins présents sur place affirment que la victime serait «entre la vie et la mort». Des images des lieux ont été postées sur les réseaux sociaux avec des commentaires indiquant que l’homme était inconscient suite à un tir de flash-ball.

Un autre flash-ball a aussi touché un manifestant à Toulouse. Selon un membre de l’équipe médicale sur place cité par France 3 Occitanie, l’individu a eu un œil crevé. Enfin, un blessé par lanceur de balle de défense a été rapporté ce samedi à Paris. Un homme a montré face à la caméra les conséquences d’un tir de flash-ball sur sa jambe qui lui a laissé un important hématome.

Depuis le début du mouvement en novembre, 10 personnes ont été tuées sur des points de blocage et plus de 1.500 manifestants ont été blessés, dont une cinquantaine gravement.

Face à la taxe sur les prix du carburant, de nombreux Français sont descendus dans les rues depuis le 17 novembre 2018. À en croire les médias français largement contrôlés par le pouvoir, les mobilisations des « Gilets jaunes » ont régulièrement dégénéré en affrontements et pourtant les Gilets jaunes qui revendiquent désormais être la « voix des sans voix » en France ont constamment dénoncer la violence.

48 enquêtes de la « police des polices »

Les violences policières face aux Gilets jaunes a poussé l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) à ouvrir vendredi, 48 enquêtes sur de possibles infractions commises contre les manifestants. 

De nombreux manifestants ont dit avoir subi des violences de la part de membres de forces de l’ordre lors des manifestations, parfois accompagnées d’affrontements et de pillages, de ces dernières semaines. Mêmes les syndicats de journalistes ont dénoncé mi-décembre des « dérapages inadmissibles » des forces de l’ordre contre des reporters et des photographes. Plusieurs journalistes ont été blessés, certains expliquant avoir été frappés par des membres des forces de l’ordre ou avoir reçu des tirs de flash-ball. 

Pas de prime de Noël

Au septième samedi des protestations qu’il dit plus faible que les six autres samedi, le gouvernement Macron semble être tenté de revenir sur l’une des mesures annoncées en faveur des protestataires. Près d’une centaine d’aides-soignants contractuels de l’hôpital de Flers, dans l’Orne, a découvert dans un courrier, juste avant Noël, que leur prime de sujétion a été supprimée, rapporte vendredi 28 décembre France Bleu Normandie. C’est une prime mensuelle de 120 à 140 euros pour compenser certaines conditions de travail.

« Les Gilets jaunes se mettent dans la rue pour leur pouvoir d’achat et là, les aides-soignants vont perdre 120 à 140 euros de pouvoir d’achat », explique Dominic Gallet, délégué CFTC. Le directeur a envoyé des courriers à tous les contractuels dont le contrat se terminait. Cette contre-mesure prise en catimini pourrait-elle interpréter comme un retour au passé, à savoir à l’avant l’éclatement du mouvement? Pas si sûr. Le mouvement se pose désormais en porte-voix d’une véritable opposition qui, au-delà des clivages politiques est devenu un contre-pouvoir. 

Le mouvement des « Gilets jaunes » est devenu une « véritable opposition »

« Le mouvement des Gilets jaunes en France est devenu un véritable contre-pouvoir pour les autorités du pays. Les manifestants des Gilets jaunes sont représentés dans tout le pays et forment un organe politique indépendant », a déclaré à Sputnik Christophe Chalençon, un porte-parole des Gilets jaunes.

« Le mouvement des Gilets jaunes construit son propre organe politique. Ses représentants se rassemblent partout en France autour d’une table. Nous formons donc un contre-pouvoir. Telle est la réalité. Ce que [le président français Emmanuel] Macron a prétendu et qu’il n’a pas pu faire, c’est de créer une  »politique horizontale », avec les représentants du peuple. Nous allons y arriver et c’est une véritable force d’opposition », a déclaré Chalençon en allusion au concept de RIC, référendum d’initiative citoyenne, devenu la principale revendication des manifestants. Chalençon estime que le président français devrait au plus tôt possible changer de méthode, sinon sa formation politique imploserait :

« Je pense qu’aujourd’hui, Macron est au bord d’une implosion. Son parti politique est en train d’imploser, il y a des députés qui quittent le parti du LREM, le LREM est en train d’imploser… Nous avons un conflit de presque deux mois et nous demandons à Macron de changer de politique. S’il ne change pas l’orientation de sa politique, il tombera. »

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Assez y en a marre !

 

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Résistance politique: Gilets Jaunes et RIC… La voie du réformisme… Une fois de plus ?…

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Nous sommes d’accord dans les grandes lignes sur ce qu’a publié ci-dessous Paris-Luttes Info avant-hier. Nous travaillons sur un billet de prise de position sur le sujet du RIC, Referendum d’Initiative Citoyenne.

A suivre…

Six textes fondamentaux pour nous aider à parvenir, ensemble, à  lire, relire. comprendre et diffuser sans aucune modération pourquoi la seule solution est celle de la sortie du système qui ne comporte aucune solutions et ne peut en comporter aucune RIC ou pas:

~ Résistance 71 ~

Non à la RICupération !

 

Paris Luttes Info

 

17 décembre 2018

 

url de l’article original:

https://paris-luttes.info/non-a-la-ricuperation-11284?lang=fr

 

Aujourd’hui ce sont souvent les mêmes qui proposent le RIC et qui veulent en finir avec les occupations de rond point. C’est que derrière ces propositions, il y a des courants politiques qui agissent en sous marins dans le mouvement, pour en prendre la direction.

Une petite musique monte depuis quelques temps dans les groupes de gilets jaunes, sur Facebook comme sur les ronds points : le RIC, Référendum d’Initiative Citoyenne. En prenant de l’ampleur, cette revendication pourrait mettre en danger tout le mouvement des gilets jaunes, en offrant une porte de sortie au gouvernement, permettant même à Macron de sauver son poste.

Le figaro ne s’y est pas trompé : le RIC est une solution à la crise des gilets jaunes. Mais une solution pour qui ? Certainement pas pour celles et ceux qui galèrent à finir le mois et qui, sur les ronds points, dans les manifs, crient leur colère depuis des semaines.

Pour les non-initiés, un résumé en deux phrases. Avec le RIC, si suffisamment de personne signent une pétition, alors il y a un référendum à l’échelle locale ou nationale, sur un sujet. Cela peut même aller dans ses versions plus radicales, jusqu’à la révocation d’un élu.

Une porte de sortie sans débourser un centime

S’engager à mettre en place un tel dispositif est clairement une aubaine pour Macron. Cela lui permettrait de ne pas débourser un sou de plus que les 100 balles et un mars qu’il nous a lâché dans sa « grande générosité »… Et d’en finir ainsi avec ce mouvement ! C’est là ou les ennuis commencent.

Exit Macron démission ?

La fin du mouvement, c’est donc le maintien de Macron au pouvoir. Avec, la possibilité, une fois votée la réforme constitutionnelle, de proposer une pétition pour un référendum… On s’arrête. Alors, ça veut dire que l’une des toutes premières demande des gilets jaunes passe sous le tapis, comme ça ?

Qu’il faudrait repasser par la case attente, puis pétition, puis référendum, pour en arriver là ou on est aujourd’hui, et alors que sa démission ne serait même pas suffisante ? Cherchez l’erreur.

Les référendums sont le terrain des politiciens.

Qui a les moyens de faire des campagnes électorales ? Qui peut débourser des millions pour tout cela ? A une heure ou l’argent n’a jamais été aussi important dans le processus de réunions des suffrages, ou ce sont des milliardaires qui gagnent les élections, qui peut croire qu’une campagne électorale est le lieu ou les exploités, les galériens vont se faire entendre ? Ceux qui sont à leur place en revanche, dans un processus comme celui-ci, sont les partis classiques. D’ailleurs, dans les pays ou des formes de ce dispositif existe déjà, ils sont utilisés par ces partis. Et pour quoi faire, tiens ? On va être carré, impartiaux et prendre deux exemples venant de bords politiques opposés.

Deux exemples d’utilisations.

2009. L’extrême droite suisse et son parti l’UDC, longtemps dirigé par le milliardaire Christophe Blocher, a conduite une campagne de plusieurs mois contre la construction de nouveaux minarets en suisse. Il s’agissait d’un symbole, d’un prétexte pour s’en prendre aux musulmans, en mettant sur le devant de la scène un faux problème, celui des minarets : au moment du vote, il n’y avait que 4 minarets dans toute la Suisse, construits entre 1963 et 2008 ! Mais la campagne aura été l’occasion d’un déferlement d’attaques racistes. Elle s’est soldée par une victoire de l’extrême droite. En résumé, via ce dispositif, l’extrême droite a obtenue pour son parti une tribune, mis en scène un problème bidon pour diviser.

2017. Un syndicat de gauche italien, la CGIL, a fait campagne contre le Job act de Matteo Renzi, un équivalent encore pire par certains aspects, de la loi travail en France. Elle a obtenu les 500 000 signatures nécessaires, mais… a échoué devant la Cour constitutionnelle, qui a refusé d’accepter de retoquer l’ensemble de la loi. Selon la cour, la proposition de la CGIL aurait été « mal formulée »(!). En réalité, une abrogation totale de la loi, qui aurait provoqué la réintégration de millions de personnes licenciées, était inconcevable par le pouvoir. La CGIL a fait un recours… Qui a l’heure actuelle n’a pas abouti. Résultat : un référendum ne concernant qu’une partie de la loi. Et devant le succès de la campagne, le référendum n’a pas eu lieu, car ces dispositifs ont été supprimés avant. En résumé, le dispositif n’a pas permis d’abolir la loi contre les travailleurs car la cour constitutionnelle l’en a empêché. Mais la mobilisation a fait retirer certaines mesures sans même aller voter.

Bilan comparé.

Le bilan général de ces deux exemple, c’est que ce dispositif est avant tout un bon moyen pour créer de l’agitation sur de faux problèmes de société. En revanche, quand il s’agit de ce qui compte vraiment, nos conditions sociale, de vies, de travail et donc qui met en jeu les profits des riches capitalistes, alors plus question de laisser passer ! C’est qu’au final, on est en plein dans la politique politicienne avec ces dispositifs. Et que ce n’est pas notre domaine. C’est logique, qui d’autres que les politicards ont intérêt à nous dire que la solution est dans les urnes, alors que nous sommes de plus en plus nombreux à nous abstenir, et avec raison !

Souvenons nous des derniers référendums en France :

Au niveau national, le référendum contre la constitution européenne a produit une majorité de non. Le pouvoir n’en a rien eu a faire et a promulgué la constitution quand même.

Au niveau local, le projet d’aéroport de notre dame des landes, qui impactait toute la Bretagne, à été calibré pour que les gens répondent oui : la zone du référendum a été limitée a la Loire Atlantique par calcul. Résultat : le oui l’a emporté. Et si l’aéroport a été annulé, c’est grâce à la lutte, a la base.

L’aspiration à faire dégager les élus et a prendre le contrôle de nos vies est juste.

Ce qui fait que le RIC marche, c’est qu’il s’appuie sur une défiance légitime contre les politiciens. Mais ce qui fait que nous sommes en position de force pour les pousser à dégager, pour en finir avec les conditions d’existence pourries qu’on subit, c’est notre présence sur les rond points, sur le terrain de la lutte. C’est ici qu’il s’agit de s’organiser pour se faire entendre, en organisant par exemple des assemblées sur les rond points.

Isolés, comme dans un isoloir, chacun chez soi, on est faibles. C’est ensemble qu’on est fort, dans le mouvement. C’est aussi ici que tout le monde discute, qu’on échange, qu’on réfléchit pour agir.

Pour reprendre la métaphore des Amérindiens : ne quittons pas le sentier de la guerre, ne signons pas les accords pourris que les politiciens trahiront !

Notre boussole est claire : refusons tout ce qui affaiblit le mouvement. Aujourd’hui ce sont souvent les mêmes qui proposent le RIC et qui veulent en finir avec les occupations de rond point. C’est que derrière ces propositions, il y a des courants politiques qui agissent en sous marins dans le mouvement, pour en prendre la direction. Ne laissons personne récupérer cette révolte sociale. Continuons jusqu’à la victoire.

 


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